Lancement, en décembre dernier, depuis la frégate USS Santa Barbara d’un drone LUCAS (Low-cost Unmanned Combat Attack System – Système d’attaque de combat sans pilote à faible coût), la version américaine issue de la rétro-ingénierie du drone d’attaque à usage unique iranien Shahed. Les États-Unis tentent de combler leur retard en matière de drones de combat. Cpl. Kayla Mc Guire Par Elizabeth Sheppard Sellam , Université de Tours Les États-Unis, pionniers de la guerre des drones, voient leur avance remise en cause par l’essor de drones bon marché et produits en masse. La « guerre de saturation » en cours en Iran change les rapports de force : le nombre et l’adaptabilité deviennent aussi importants que la possession de systèmes technologiques très avancés et très coûteux. Washington accuse un retard stratégique plus que technologique et peine à adapter son modèle militaire. Les États-Unis on...
Elle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.