Avec son collier connecté et dopé à l'intelligence artificielle, la start-up américaine Friend.com promet un compagnon émotionnel toujours disponible. Une promesse technologique qui interroge profondément notre rapport aux autres, à la solitude, à la vie privée et à la santé mentale. Dans le film « Her », le personnage de Theodore Twombly, incarné par Joaquin Phœnix tombe amoureux de Samantha ; un système d’exploitation doté d’une voix, d’une personnalité et d’une capacité d’écoute infinie. Sorti en 2013, le film de Spike Jonze décrivait un futur proche où la frontière entre relation humaine et relation artificielle devenait floue. Douze ans plus tard, ce scénario de science-fiction sert de référence implicite à une start-up bien réelle : Friend.com (ami). Un collier qui écoute tout La start-up américaine commercialise un collier connecté présenté comme un « ami » numérique. L’objet, un petit disque rond porté autour du cou, noir ou blanc, ne possède qu’un bouton lumineux. À l...
Elle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.