Par Olivier Arous, PDG d'OGO Security Les entreprises accélèrent leur transformation numérique. Mais la cybersécurité, elle, reste souvent pensée avec des modèles hérités d’infrastructures plus anciennes. En quelques années, les architectures informatiques des entreprises ont profondément évolué. Cloud, applications web, microservices et API sont devenus les fondations des systèmes d’information modernes. Cette transformation permet aux organisations d’innover plus rapidement, de déployer de nouveaux services et de s’adapter plus facilement aux évolutions du marché. Mais cette accélération technologique pose un défi majeur : la cybersécurité n’évolue pas toujours au même rythme que ces nouvelles architectures. Les modèles de protection restent souvent inspirés d’environnements informatiques plus centralisés et plus simples. Des architectures numériques de plus en plus complexes La transformation numérique a profondément modifié la manière dont les services numériques sont conçus et...
Elle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.