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Et si on apprenait enfin à bien utiliser son smartphone pour faire des photos ?

 

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L’appareil photo n’est pas mort, il a changé de forme. Longtemps compagnon de voyage ou de moments familiaux, le boîtier numérique classique s’est effacé sans bruit devant un rival inattendu : le téléphone portable. En une décennie, les usages se sont inversés et selon les dernières données de Photutorial, plus de 92 % des photographies prises en 2025 le sont avec un smartphone, contre à peine 7 % pour les appareils dédiés.

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Autrefois emblème de la maîtrise technique, l’appareil photo grand public n’est plus que l’ombre de lui-même et les ventes s’effondrent. Mais la photographie, elle, reste.

C’est dans ce paysage transformé que s’inscrit l’ouvrage "Smart Photos" de Jo Bradford, publié aux éditions Eyrolles. Photographe de formation, militante de l’image populaire, l’autrice britannique entend répondre à un besoin clair : redonner du sens et de la méthode à ce geste devenu universel — prendre une photo avec son téléphone. La photographe entend expliquer les potentialités du nouvel outil omniprésent, souvent sous-estimé et parfois mal utilisé.

Un manuel exigeant pour un outil devenu banal

Le projet de Jo Bradford n’est ni techniciste, ni élitiste mais repose sur la conviction simple que la qualité d’une photographie ne dépend pas du matériel, mais du regard. À rebours des manuels de photographie mobile empilant astuces et effets, "Smart Photos" propose une grammaire des bons gestes. Il s’agit moins de "faire de belles images" que de comprendre pourquoi certaines fonctionnent, comment les cadrer, les éclairer, les composer.

Jo Bradford aborde ainsi les règles fondamentales de la composition, la gestion de la lumière, la dynamique des lignes, le rôle des couleurs. Elle invite à regarder avant de déclencher, à penser la scène plutôt qu’à la capturer à la volée. Pas évident… À l’appui de son propos, le livre propose des visuels inspirants, des conseils concrets et une structure accessible sans être simpliste.

Eloge de la lenteur

Le livre s’adresse à un large public : voyageurs, créateurs de contenu, journalistes, enseignants, amateurs curieux. À l’heure où chaque jour voit défiler plus de 5 milliards d’images sur nos écrans, Jo Bradford plaide pour une photographie plus lente, plus pensée, plus juste.

Elle n’ignore pas la puissance des réseaux, ni la dimension virale de l’image mobile, mais elle refuse d’y voir une fatalité et estime au contraire que le smartphone peut devenir un instrument de narration, de documentation, d’expression personnelle.

Le retour de la pellicule argentique : Kodak investit pour l'avenir

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La photographie argentique, longtemps considérée comme une relique du passé, connaît un regain d'intérêt spectaculaire en 2024. Kodak, l'emblématique entreprise américaine, a récemment annoncé des investissements significatifs pour moderniser ses infrastructures et augmenter sa production de pellicules. Cette décision intervient alors que la demande pour les films argentiques explose, portée par une nouvelle génération de passionnés et de créateurs en quête d'authenticité.

L'engouement pour l'argentique n'est pas un simple effet de mode. Il s'agit d'un véritable retour aux sources, où la qualité des couleurs, les textures uniques et le processus créatif de la photographie analogique séduisent autant les amateurs que les professionnels. Kodak, conscient de cet engouement, s'engage à produire des films aussi longtemps que la demande existera. Cette modernisation de l'usine de Rochester, où sont fabriqués les films emblématiques de Kodak, représente un investissement stratégique pour l'entreprise.

Ce phénomène n'est pas sans rappeler le renouveau des disques vinyles, qui ont également connu un regain de popularité ces dernières années. Tout comme les vinyles, les pellicules argentiques offrent une expérience sensorielle unique, une authenticité et une qualité qui manquent souvent aux supports numériques. La décision de Kodak de moderniser ses équipements s'inscrit dans une stratégie globale visant à pérenniser la fabrication de pellicules. Entre 2015 et 2019, la société avait déjà doublé sa production, confirmant son rôle central dans ce secteur en plein renouveau. En 2024, Kodak a même annoncé une pause complète de la production de films en novembre pour moderniser l'usine de Rochester. Cette décision vise à répondre à une demande croissante pour les films argentiques, un marché en plein essor que l'entreprise entend continuer à servir sur le long terme.

Cependant, cette modernisation ne se fait pas sans heurts. La hausse de la demande en films et les pénuries de produits ont conduit à une augmentation des prix des pellicules. En octobre 2022, Kodak annonçait sur son compte Twitter une embauche massive pour faire face à la demande de pellicules 35mm, qui n'a fait qu'accroître ces dernières années. Au cours des 18 derniers mois, l'entreprise a embauché plus de 300 personnes et compte en embaucher davantage dans les mois à venir. Ces récents investissements participent également à la hausse du prix des films. En mars 2023, Kodak a annoncé une nouvelle hausse des prix de presque toutes ses références avec effet immédiat.

Malgré ces défis, l'avenir de la photographie argentique semble prometteur. La stabilisation, voire la réduction des prix des films Kodak en 2024, est une nouvelle très attendue pour les photographes. Des baisses allant jusqu'à 35 % sur des films comme le Kodak Tri-X 400 ont été remarquées, ce qui pourrait inciter davantage de photographes à investir dans des films argentiques et à redécouvrir le plaisir de photographier avec des pellicules de qualité.

En conclusion, le retour de la pellicule argentique n'est pas une simple passade. Il s'agit d'un mouvement durable, porté par une nouvelle génération de passionnés et de créateurs en quête d'authenticité. Tout comme les disques vinyles, les pellicules argentiques offrent une expérience unique qui séduit de plus en plus de personnes. Kodak, en modernisant ses infrastructures et en augmentant sa production, s'engage à répondre à cette demande croissante et à pérenniser la photographie argentique dans un monde dominé par le numérique.

Un selfie avec la #Joconde : pas si superficiel !

La star du Louvre. Pixabay, FAL
Fabrice Raffin, Auteurs fondateurs The Conversation France


C’est un long cortège qui se déploie en un piétinement rituel, celui du public venu en masse au Musée du Louvre ce jeudi 14 novembre 2019 pour admirer les œuvres de Leonardo Da Vinci. Les visiteurs doivent patienter bien plus d’une demi-heure avant d’accéder, non pas aux salles d’exposition, mais à un labyrinthe de poteaux à sangles installés là pour guider la foule, la ramasser sur elle-même, la contenir. Le serpentin du public est ici retenu par un ouvreur qui gère le flux continu. Enfin, il nous laisse accéder au Saint des Saints, en fonction du nombre de sortants. Et la procession de reprendre sur le parquet usé et sonore des salles bondées, dans les crissements de pas. C’est à la queue leu leu que le public se presse devant les œuvres. Je compte : un, deux, trois, quatre secondes et au suivant.
En 2018, 10 millions de visiteurs se sont rendus au Louvre, 6 millions à la National Gallery de Londres et 4 millions à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Le tourisme de masse alimente une culture de masse et réciproquement, dans la mesure où le flot de touristes s’appuie bien souvent sur des expositions temporaires mises en scènes sous forme événementielle. « Produit d’appel » pour les institutions culturelles, ces expositions sont également un enjeu pour des villes ou des collectivités dans une concurrence féroce entre elles, selon une dynamique communicationnelle propre au musée du XXIe siècle comme le pointait Daniel Jacobi il y a déjà 20 ans.

Le musée est-il une expérience esthétique ?

Si, à la suite de nos précédents articles, nous définissons la culture par l’expérience esthétique qu’elle procure (et non par les œuvres auxquelles le public accède), à bien observer ces expositions de masse, les conditions et l’attitude du public devant les œuvres, on pourra se demander ce qui leur reste de culturel. À lire les statistiques, en 2018, 98 % des visiteurs sont satisfaits d’être venus au Louvre !
Cependant, quand on est dans les salles d’expositions on éprouve des doutes. Comment parler d’expérience esthétique lorsque les études très nombreuses chronomètrent le temps passé devant les œuvres oscille entre 4 et 20 secondes maximum ?.
Encore faut-il ajouter à cette rapidité la pression imposée à celui qui regarde dans la densité extrême du piétinement le long des cimaises. Comment pourrait se jouer en si peu de temps ce que J.C. Passeron nommait le pacte de réception iconique, lorsque celui qu’il appelait le visionneur ne fait que zapper dans la mobilité, d’un tableau à l’autre, d’une sculpture à une installation ? À bien observer les visiteurs, rares sont ceux qui s’arrêtent devant les cartels, encore moins nombreux ceux qui les lisent entièrement, quant aux visites guidées elles sont le fait d’une minorité. « C’est vrai, me dit un visiteur, qu’en dehors des tableaux connus, dans les salles, on ne sait pas trop quoi regarder, ils se ressemblent tous ».

La foule se presse à la boutique de souvenirs de l’exposition Da Vinci. Fabrice Raffin, Author provided

Dos au tableau

Peut-on encore parler d’expérience esthétique pour ces visiteurs à l’attitude apparemment désinvolte, téléphone en main, qui regardent à peine le tableau, qui souvent se tournent immédiatement pour se prendre en photo en selfie ? Peut-on apprécier quoi que ce soit en tournant le dos aux œuvres ? Que signifie dès lors pour cette partie des publics l’enjeu de leur présence au musée ? Pour échapper au jugement conventionnel des amateurs d’art, peut-être pourra-t-on suivre la réflexion d’André Gunthert, se référant à Michel de Certeau, pour qui cette attitude est le contraire de ce qu’elle paraît.
Pour lui, par le selfie, une part du public se réapproprie son expérience du musée, s’inclut dans le cadre. Plus qu’une marque de défiance, le selfie serait une marque de respect envers les œuvres. L’auteur devient alors, via les réseaux sociaux, diffuseur d’une culture dans laquelle il s’inclut, à même d’entretenir le mythe d’un artiste ou d’une œuvre. En une même référence à Michel de Certeau, on pourra analyser que les contrevenants aux règles de la bonne réception des œuvres défient l’ordre institué du monde de l’art. Une fois de plus, ceux que l’on considère comme dominés ne sont-ils pas là engagés dans des tactiques de résistance à l’imposition d’une bonne manière d’apprécier les œuvres ? L’enjeu symbolique est fort tant la culture est l’outil par excellence de domination sociale. Comme le notait déjà Olivier Donnat dans les années 1990 :
« les usages les plus fréquents du musée sont éloignés du modèle du rapport cultivé aux œuvres. »

Avant tout, une expérience urbaine

Pour une partie du public, la venue au musée n’a pas grand-chose à voir avec les œuvres elles-mêmes. Une part majeure de l’expérience du musée réside dans ce que ces expositions et leurs lieux représentent d’événementiel et de symbolique.
Ce qui s’exprime alors, c’est la dimension collective d’une expérience esthétique, mais en dehors du musée et de l’exposition. Elle se joue dans le rapport à l’architecture et à une mise en scène d’urbanité, dans le sens où vivre la ville nous disait Antoine Picon, c’est accéder à son caractère événementiel comme dimension urbaine caractéristique. Aller au Louvre, c’est se confronter à une architecture, à une scénographie urbaine spectaculaires. Dans l’accès au musée se construit un rapport au cadre bâti de la ville et plus largement à son histoire. Accéder aux grands musées est pour le touriste vivre l’essence représentée des villes, d’un pays, de Paris. Le musée est intégré à un parcours urbain, et l’exposition vient renforcer l’expérience de la ville, point d’orgue d’un séjour parfois.

Pour certains touristes, faire l’expérience de la ville est un événement en soi. Pixabay

Le Louvre, la Joconde, Da Vinci créent l’événement continu en eux-mêmes, par leur renommée autant que par la dimension artistique – d’autant plus lorsqu’un scandale comme le différend avec l’Italie au sujet du prêt des œuvres décuple la médiatisation d’une exposition. Se promener dans l’événement urbain que représente l’exposition revient pour beaucoup de touristes à vivre pleinement la ville quitte a éclipser l’enjeu artistique, qui apparaît alors bien secondaire.
« Pourquoi voir la Joconde ? Elle est normale, c’est juste un portrait. Je crois que c’est parce que tout le monde en parle », me dit cette autre jeune visiteuse, « je trouve qu’elle est banale, on s’habitue, pas magnifique quoi. »
L’expérience esthétique se joue pour une partie des publics hors musée, dans la ville donc, sur les réseaux sociaux aussi, par selfie interposé. Une autre partie du public accorde une attention diffuse aux œuvres. Ce n’est pas le moindre des paradoxes : parmi les plus virulents critiques des grandes expositions, on retrouve les apôtres de la démocratisation artistique qui revendiquent la mission de rendre accessible au plus grand nombre les œuvres majeures de l’humanité selon les termes d’André Malraux. Néanmoins, ces mêmes porteurs de la démocratisation sont parfois prompts à déplorer le caractère dégradé de la relation à l’œuvre dans le cadre des expositions-événements. Ainsi, note Daniel Jacobi, « les amateurs d’art et de patrimoine les plus experts n’ont pas de mots assez durs et sévères pour se moquer de ces visites dites « à l’américaine », superficielles et peu à même d’apprécier ou de goûter ce qui est visité ou exposé ».
Le débat n’est pas nouveau et il fut porté en son temps par M. Horkheimer, W. Benjamin et T. Adorno, ce dernier dénonçant « les œuvres perverties » dès lors qu’elles sont exposées à la masse « des yeux des oreilles aliénées ».
L’idéal démocratique achoppe ici sur une fonction majeure de toute pratique culturelle, la distinction sociale, qui rend la démocratisation culturelle si ardue malgré les efforts de médiation culturelle, les amateurs d’art étant certainement les premiers à ne pas vouloir être confondus avec les masses. D’autant plus que les « masses » en question, loin d’être homogènes, restent rétives à toute imposition de ce qui est désigné par les professionnels de la culture comme digne d’intérêt. Les publics sont ainsi toujours enclins, soit, pour le plus grand nombre, à éviter les formes culturelles légitimes, soit à les détourner, serait-ce avec selfie, soit tout simplement à inventer leurs propres pratiques.The Conversation

Fabrice Raffin, Maître de Conférence à l'Université de Picardie Jules Verne et chercheur au laboratoire Habiter le Monde, Auteurs fondateurs The Conversation France
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Comment le smartphone a révolutionné la photographie

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Par Marlène Joseph, Product & Marketing Manager EMEA chez PNY Technologies

Aujourd’hui, 94% des français sont équipés de téléphones portables. Parmi eux, ils sont 74% à posséder un smartphone[1]. 12 ans après la « révolution iPhone », l’usage des appareils numériques s’est totalement démocratisé. Parmi toutes les fonctionnalités possibles en un seul appareil, il y en a une qui a totalement chamboulé les habitudes des utilisateurs : la prise de photo et de vidéo avec son téléphone. Bien que le marché du reflex reste un marché de niche pour les appareils des gammes professionnelles, l’utilisation du portable pour la photographie a vite pris le dessus sur tous les autres appareils. La tendance est à la décroissance pour les appareils photo numériques avec une chute de l’ordre de 25% sur les livraisons de ces produits entre 2018 et 2019[2].

En 1991, Michael Jackson créait l’événement en utilisant la technique du morphing pour la première fois en dehors du circuit cinématographique, pour le clip de Black or White. Aujourd’hui, ce procédé peut être réalisé par n’importe qui grâce à bon nombre d’applications. Le XXIème siècle voit son lot de révolutions technologiques pénétrer le grand public. En quelques années, les réseaux sociaux sont devenus des repères et ont encore plus démocratisé l’image comme vecteur d’informations. Instagram, le réseau social de l’image par excellence, compte depuis juin 2018 plus d’1 milliard d’utilisateurs actifs dans le monde[3]. Et si le succès de cette application a été si fulgurant c’est bel et bien grâce aux possibilités de photos réalisées avec les smartphones. Ce nouveau moyen de capter l’image chamboule bien plus qu’on ne le croit.

La révolution de la phonéographie

Mais qu’est-ce que la phonéographie ? Elle résulte de l’intégration de la prise d’image par les téléphones mobiles. Mais sa fulgurante ascension est belle et bien due aux évolutions des réseaux sociaux et des applications. Pour satisfaire cette tendance, les fabricants de téléphones ont poussé la technique vers toujours plus de performance et de professionnalisme accessible par tous. Car il s’agit bien d’un point différenciateur pour énormément d’utilisateurs. À chaque sortie de nouveau smartphone, les attentes autour de la prise de photo et de vidéos sont scrutées.  Qu’il s’agisse d’Apple, de Samsung, Huawei ou Xiaomi, le point de différenciation se trouve bien souvent sur la capacité de leurs appareils photos intégrés.  D’ailleurs, le nouvel iPhone 11 Pro, présenté lors de la Keynote d’Apple le 10 septembre dernier révèle notamment un triple appareil photo ultra grand-angle et une qualité vidéo 4K plus vraie que nature avec des spécificités techniques impressionnantes (60 images par seconde).

Le pouvoir grandissant de l’image

Plus de 50% des utilisateurs de Snapchat ont moins de 25 ans[4]. Très populaire auprès des adolescents et des jeunes adultes, cette application démontre à elle seule le pouvoir que l’image a sur les nouvelles générations. De discussions par photos et vidéos interposées jusqu’au contenu 100% visuel, les nouvelles technologies ont encore plus exacerbé le pouvoir que l’image a sur les populations. La télévision avait déjà été pointée du doigt à la fin du XXème pour être trop intrusive, tout comme la publicité pour véhiculer une réalité qui n’existait que sur les écrans. Aujourd’hui, l’image est impossible à éviter notamment avec les smartphones. Le partage de photos et de vidéos se fait très facilement et toutes les générations sont amenées à prendre part à cette pratique. Pour preuve, Instagram (dont le modèle repose sur la publication de photos et de vidéos) figure dans le top 4 des applications les plus utilisées en France[5] avec 17 millions d’utilisateurs actifs par mois.

Un marché global de l’image mouvante

Avec la démocratisation de la photographie, de nouveaux accessoires voient le jour pour augmenter les possibilités autour de cette pratique.

Car encore une fois, si une niche reste ancrée sur la photo professionnelle avec des appareils ciblés, la grande majorité des utilisateurs n’utilise que son smartphone pour prendre des photos. Certains réussissent même à pousser l’exercice en professionnalisant leur pratique, devenant ainsi influenceurs et représentants pour des marques grand public. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir ces influenceurs passer des contrats avec des marques grâce à leurs photos prises avec smartphone. Qu’il s’agisse du bon angle ou d’un talent inné pour la photographie, le moins que l’on puisse dire c’est que la stratégie des plus grands fabricants fonctionne. Et afin de contenter ces utilisateurs, un florilège d’accessoires a fait son apparition : lentilles pour smartphone, trépieds, stabilisateurs, solutions de stockage et de charge ultra performantes…

Surtout, l’arrivée de la phonéographie permet également aux galeries et musées d’ouvrir leurs portes à une nouvelle génération d’artistes, comme vu récemment avec l’exposition Talking Pictures au Metropolitan Museum of Art (MET) de New-York.

Vers toujours plus de professionnalisme

La démocratisation du smartphone a remodelé le monde de la photographie et de la vidéo. Plus besoin d’être un professionnel pour saisir l’instant présent. Pour preuve, le 15 janvier 2009, c’est avec un tweet accompagné d’une image que l’internaute Janis Krums informe le monde entier qu’un avion a échoué dans l’Hudson River de Manhattan. 10 ans plus tard, des films sont entièrement tournés avec des smartphones avec une qualité souvent impressionnante, comme le Thriller Paranoïa, réalisé par Steven Soderbergh en 2018, ou encore le court métrage Détour, réalisé par Michel Gondry 2017. La question à se poser désormais c’est de savoir si la phonéographie est arrivée à maturité. Il serait facile de répondre par l’affirmative tant les progrès ont été stupéfiants en une décennie. Cependant, alors que certains produits étaient avant destinés à des publics très ciblés (par exemple les amateurs de sport extrême avec la GoPro), aujourd’hui les frontières sont poreuses et le grand public est à la recherche d’une offre globale et de performances techniques à la pointe.

Nous allons de plus en plus vers des écosystèmes de produits bien plus complets pour satisfaire le public : des appareils de qualité, des accessoires utiles et des capacités de stockage qui défient l’entendement, et qui sont, de plus, accessibles au grand public.

La phonéographie n’en est qu’à ses débuts. L’innovation constante des smartphones en matière de photo réduit la frontière entre le téléphone et certains appareils photo. Les smartphones sont sans cesse améliorés avec des mégapixels, capteurs, stabilisateurs et ouvertures de champs qui se rapprochent de certains appareils purement professionnels. Avec la combinaison d’appareils performants et d’écosystèmes d’accessoires pertinents, la phonéographie se professionnalise (prises de vue, support pour la création de contenus photo et vidéo de qualité) et tout cela améliore l’expérience utilisateur et amène à plus de créativité et de passion pour s’exprimer. Le proverbe « Une image vaut mille mots », attribué au philosophe chinois Confucius, illustre parfaitement le poids l’expression visuelle, au cœur de la communication actuelle.

95% des Français veulent restreindre l'accès à leurs photos sur le Web



Printofoto, 1ère plateforme d'impression photos, a voulu savoir comment les Français géraient leurs photos personnelles sur les réseaux sociaux et si l'impression papier était toujours d'actualité. Plus de 8.000 personnes interrogées, montrent que les femmes et les hommes réagissent différemment avec leurs images.

Les femmes postent plus de photos que les hommes
Sur les réseaux sociaux comme Facebook, les femmes sont plus actives que la gent masculine en ce qui concerne les photos. En effet, 71% des femmes déclarent poster des photos personnelles sur Facebook contre seulement 56% des hommes.

Pour les personnes qui ne souhaitent pas afficher leur vie personnelle sur les réseaux sociaux, la raison principale est de ne pas vouloir que ces photos puissent être visibles par n'importe qui. C'est en tous cas, ce que déclarent 76% des femmes et 77% des hommes.

En toute confidentialité !
Pour protéger le plus possible l'accès à ces images de leur vie, les Français prennent des précautions. Ainsi, 82% des femmes et 78% des hommes interrogés avouent avoir configuré les paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux afin d'en restreindre l'accès.

Mes photos visibles que par mes proches !
Une notion d'importance pour toutes les personnes qui postent leurs photos sur les réseaux sociaux, c'est la volonté de les rendre visibles uniquement à un cercle restreint. 91% des femmes et 99% des hommes aimeraient pouvoir limiter l'accès à leurs photos personnelles à des personnes triées sur le volet.

Le papier est éternel !
Même avec l'avènement du numérique et du digital, les impressions papier des photos sont encore très prisées par les Français. En effet, 88% des femmes et 72% des hommes déclarent imprimer leurs photos préférées. Les hommes sont plus de 64% à imprimer jusqu'à 30% de leur production photo (50% pour les femmes) qui de leur côté impriment en plus grande quantité : 26% entre 30 et 60% de toutes leurs prises de vues (23% pour les hommes) et 24% entre 60 et 90% de toutes leurs photos (12% pour les hommes). A noter que 1% des hommes impriment la totalité de leurs photos personnelles.

Micro-reflex mais maxi-performants

Le salon européen de la photographie Photokina, qui se tient à Cologne en Allemagne jusqu’au 26 septembre est en passe de consacrer une nouvelle race d’appareils photos numériques : les micro-reflex (ou reflex 4/3). Jusqu’ici, le marché se divisait en trois grandes catégories : les reflex à objectifs interchangeables plutôt réservés aux professionnels ou aux amateurs experts ; les bridges dotés de zoom très importants pour les amateurs éclairés ; et les compacts pour le grand public. Les micro-reflex, apparus il y a deux ans, bousculent ce classement pour répondre aux 88 % de consommateurs qui, selon Sony, aimeraient prendre de meilleures photos, mais trouvent les reflex « trop experts ». Les micro-reflex proposent donc (à partir de 500 €) la qualité d’image des reflex avec des objectifs interchangeables mais avec la compacité des bridges.
Cette prouesse se fait bien sûr au prix de quelques compromissions techniques : le miroir des reflex n’est pas présent tout comme la visée optique remplacée par une visée électronique sur l’écran.
En revanche, ces appareils développent de nouvelles fonctionnalités, notamment en ce qui concerne la vidéo. Enregistrer une vidéo en haute définition est un jeu d’enfant pour ces micro-reflex, qui peuvent pratiquement remplacer un caméscope. Leur prise en main est simplifiée et certains intègrent même un guide et des conseils de prises de vue.
Les appareils tentent aussi de se distinguer avec des fonctionnalités originales comme Sony et ses NEX (1), les plus petits micro-reflex (écran orientable à la verticale, photo 3D, panorama). Fuji a misé sur un appareil au look très rétro mais à l’intérieur au top avec son X100 (2). Panasonic mise pour son GH2 sur un écran orientable et tactile et un objectif 3D. Même Samsung que l’on n’attendait p as là vient de sortir son son NX100.

140 millions d’appareils

L’idée des constructeurs qui tous proposent des appareils de ce type est de relancer le marché de la photo qui stagne en Europe. En revanche au niveau mondial, le marché est à la hausse, tiré par la Chine. Selon l’institut d’études GfK, il devrait se vendre plus de 140 millions d’appareils photos numériques cette année.

Le bon "reflex" de la photo numérique


Guide numérique 2008 - La photo numérique arrive en cette fin d'année à un tournant. Les Français sont désormais massivement équipés en appareils photo numériques (APN). Tant et si bien que le marché des APN accuse une baisse de -4,6 % sur les neuf premiers mois de l'année selon l'institut GfK. En contrepartie, ce vaste marché de la photo numérique - 5 millions d'appareils par an - évolue avec une montée en gamme. Les Français ont envie d'aller plus loin dans leur façon de faire des photos. Un engouement qui profite aux appareils reflex à objectif interchangeables. GfK chiffre à +20 % en volume et +25 % en valeur la vente de tels appareils. Les constructeurs l'ont bien compris, qui tous ont sorti des modèles grand public de leurs reflex jusqu'à présent réservés aux photographes professionnels. Pour ce Noël 2008, les rayons vont donc accueillir des modèles plus compacts, plus légers, souvent fournis en pack avec un ou deux objectifs, permettant la visée sur l'écran LCD arrière comme un compact et, surtout, plus abordables. Ainsi Pentax mise gros sur son K-m. Pour 475 €, on obtient un reflex de 10,2 Megapixels, pesant 525 grammes avec un objectif 18-55 mm. Chez Canon, l'EOS450D, appareil similaire s'affiche à 570€ et chez Nikon, le D60 dans un pack similaire s'emporte à 470€. Sony, Fuji, Olympus disposent aussi de beaux modèles. Cette baisse des prix sur les reflex permet de faire de belles affaires du côté des compacts, notamment ceux qui permettent de filmer en HD comme le Samsung NV100HD (300€). Et pour ceux qui hésitent entre compact et reflex, pourquoi ne pas tenter les bridges ? À mi-chemin, entre 250 et 750€, ils offrent la compacité, les réglages tout automatique et des amplitudes de zoom stabilisés du grand-angle au téléobjectif.

L'A380 comme vous ne l'avez jamais vu


Le moins que l'on puisse dire est que pour la livraison de son A380, Airbus ne fait pas les choses à moitié. Ainsi, l'avionneur a créé un site web special entièrement dédié à la livraison de son appareil vedette : www.a380delivery.com. Après Singapore airlines, ce site a mis à l'honneur la compagnie australienne Quantas qui a reçu fin septembre dernier son premier appareil.

De nombreuses photos et pas moins de 16 vidéos constituant un vrai feuilleton ont été mises en ligne sur le site web d'Airbus. Mais le plus spectaculaire reste pour l'internaute la possibilité de découvrir un A380 comme il ne l'a jamais vu. En effet, le site propose des photos panoramiques sphériques époustouflantes réalisées par un photographe toulousain, Benjamin Ziegler. On peut ainsi découvrir l'extérieur de l'A380 de Quantas, la cabine de première classe, celle de la classe affaire, celles des deux classes économiques et le cockpit. On navigue dans ces photos prises à 360° en utilisant la souris de son ordinateur.

Infographiste 3D et photographe freelance, Benjamin Ziegler s'est fait, entre autres, une spécialité de ces photos panoramiques sphériques. Ce n'est pas la première fois qu'il saisit l'intérieur d'un Airbus puisqu'il a déjà traité la cabine d'un A320 et celle d'un A340. La méthode s'applique aussi parfaitement aux paysages (Corse, Ariège, etc.).

"Pour réaliser ces photos panoramiques sphériques, il n'y a pas d'appareil photo miracle, même s'il en existe qui coûtent très cher", s'amuse Benjamin Ziegler. Le Toulousain utilise donc un reflex classique. "Je prends une dizaine de photos sous divers angles puis je les assemble par informatique", explique le photographe. "Finalement, ce n'est pas la prise de vue qui demande le plus de temps mais le traitement", explique Benjamin Ziegler, qui s'intéresse à ce type de photos depuis 7 à 8 ans. Pour le travail sur l'A380 de Quantas, i laura fallu 4 à 5 jours de travail.



> Le site de Benjamin Ziegler : www.bziegler.com

> Le site d'Airbus pour la livraison de l'A380 : www.a380delivery.com

> L'A380 de Quantas sous toutes ses coutures : www.a380delivery.com/qantas/panos/tour/tour/index.html

Guide numérique : la photo numérique a conquis pros et amateurs

S'il est bien un domaine high tech qui concerne la quasi-totalité des Français, c'est bien celui de la photo numérique qui a conquis, en quelques années, les pros comme les amateurs. En 2007, selon l'étude GfK-Sipec, 5 millions d'appareils photo numérique (APN) ont été vendus et 60 % des foyers sont désormais équipés. Facilité d'emploi, capacité dépassant largement celle des pellicules 24x36, partage avec ses proches par internet, impression des photos à domicile, le numérique dans la photo n'a que des avantages et peut-être un inconvénient : l'embarras du choix ! Trois familles se présentent.

> Les compacts. Les prix vont de 150 à 700€. Un capteur de 5 à 6 millions de pixels est suffisant pour des tirages 20x30cm. Le zoom optique varie de 3x à 4x. La focale courante est 38-114 mm mais certains appareils notamment chez Panasonic ou Ricoh proposent un grand-angle. Beaucoup ont un stabilisateur qu'il faut préférer optique. L'écran de visualisation (2 à 2,8'') est de qualité souvent variable. Un critère à bien regarder surtout que les viseurs sont de plus en plus rares. Vérifier enfin quels accessoires sont ou non livrés.

> Les brigdes. Situés entre les compacts et les reflex, on les a souvent donnés pour mort mais ils ont trouvé un public d'amateurs éclairés, séduits par leurs superzooms. (jusqu'à 12x). Préférer les bridges avec zoom grand angle. Vérifier la sensibilité (1 600 iso suffisent), le poids et les accessoires livrés.

> Les reflex. Jadis réservés aux pros, les reflex se démocratisent et les grands constructeurs, Canon, Nikon ont à leur catalogue des premiers prix aux qualités réelles. Des qualités qui augmentent à mesure que les prix baissent : 750 € en 2007 contre 830 € en 2006. pour des appareils très évolutifs avec une vaste gamme d'optique (qui gonfle la facture). À vérifier le mode rafale, le poids de l'appareil qui peut atteindre 1 kilo, la présence d'un système anti-poussières et d'une connexion USB 2.0. Et pour tous les APN, penser à la carte mémoire…


Un téléphone mobile pour appareil photo ?

Les téléphones portables étant devenus de plus en plus des photophones, la question se pose de savoir s'ils peuvent réellement remplacer un appareil photo numérique classique. Pour certains modèles avec des capteurs entre 1,3 et 3,2 millions de pixels, un zoom, un flash et parfois un autofocus la réponse est oui, même s'ils n'égalent pas un appareil classique. Les constucteurs y travaillent, comme LG avec son Viewty ou Samsung avec son G800 aux capteurs de 5 millions de pixels !