Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...
S'il est bien un domaine high tech qui concerne la quasi-totalité des Français, c'est bien celui de la photo numérique qui a conquis, en quelques années, les pros comme les amateurs. En 2007, selon l'étude GfK-Sipec, 5 millions d'appareils photo numérique (APN) ont été vendus et 60 % des foyers sont désormais équipés. Facilité d'emploi, capacité dépassant largement celle des pellicules 24x36, partage avec ses proches par internet, impression des photos à domicile, le numérique dans la photo n'a que des avantages et peut-être un inconvénient : l'embarras du choix ! Trois familles se présentent.> Les compacts. Les prix vont de 150 à 700€. Un capteur de 5 à 6 millions de pixels est suffisant pour des tirages 20x30cm. Le zoom optique varie de 3x à 4x. La focale courante est 38-114 mm mais certains appareils notamment chez Panasonic ou Ricoh proposent un grand-angle. Beaucoup ont un stabilisateur qu'il faut préférer optique. L'écran de visualisation (2 à 2,8'') est de qualité souvent variable. Un critère à bien regarder surtout que les viseurs sont de plus en plus rares. Vérifier enfin quels accessoires sont ou non livrés.
> Les brigdes. Situés entre les compacts et les reflex, on les a souvent donnés pour mort mais ils ont trouvé un public d'amateurs éclairés, séduits par leurs superzooms. (jusqu'à 12x). Préférer les bridges avec zoom grand angle. Vérifier la sensibilité (1 600 iso suffisent), le poids et les accessoires livrés.
> Les reflex. Jadis réservés aux pros, les reflex se démocratisent et les grands constructeurs, Canon, Nikon ont à leur catalogue des premiers prix aux qualités réelles. Des qualités qui augmentent à mesure que les prix baissent : 750 € en 2007 contre 830 € en 2006. pour des appareils très évolutifs avec une vaste gamme d'optique (qui gonfle la facture). À vérifier le mode rafale, le poids de l'appareil qui peut atteindre 1 kilo, la présence d'un système anti-poussières et d'une connexion USB 2.0. Et pour tous les APN, penser à la carte mémoire…
Un téléphone mobile pour appareil photo ?
Les téléphones portables étant devenus de plus en plus des photophones, la question se pose de savoir s'ils peuvent réellement remplacer un appareil photo numérique classique. Pour certains modèles avec des capteurs entre 1,3 et 3,2 millions de pixels, un zoom, un flash et parfois un autofocus la réponse est oui, même s'ils n'égalent pas un appareil classique. Les constucteurs y travaillent, comme LG avec son Viewty ou Samsung avec son G800 aux capteurs de 5 millions de pixels !