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Quand Facebook se fait traiter de gangster numérique

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L'année 2019 sera-t-elle pour Facebook aussi terrible que celle de 2018 au cours de laquelle la société de Mark Zuckerberg a été accusée, notamment, de ne pas suffisamment protéger les données de ses membres et de laisser se diffuser des fakenews en tout genre ? En tout cas elle commence fort pour le réseau social aux quelque 2 millards de membres qui vient de se faire sévèrement épingler par les parlementaires britanniques qui enquêtaient sur la propagation des fakenews et leur impact sur le référendum du Brexit.

4350 questions, 73 témoins, 18 mois de travaux


Dans un rapport intitulé "Désinformation et fakenews", publié lundi 18 février, les membres de la Commission parlementaire sur le numérique, la culture, les médias et le sport de la Chambre des communes (DCMS)  n'y vont pas de main morte et comparent le réseau social à “un gangster numérique” qui se place “au-dessus des lois”. "Les entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des gangsters numériques dans le monde en ligne, en se considérant au-dessus des lois", indique le rapport de 108 pages qui a nécessité dix-huit mois d’enquête. La commission a auditionné pas moins de 73 témoins et a posé plus de 4 350 questions !

Le rapport préconise l'instauration d'un "code de déontologie contraignant", dont le respect serait supervisé par un régulateur indépendant, pouvant déclencher des poursuites judiciaires et infliger de lourdes sanctions financières.

"Facebook ne fait pas assez pour lutter contre la désinformation et d'autres formes de contenu nuisibles, ni pour protéger la confidentialité des données et agit de manière agressive contre d'autres entreprises qui pourraient représenter une menace commerciale pour Facebook. Ces entreprises ne sont pas juste des plateformes, ne sont pas neutre et ont responsabilité limitée pour le contenu posté", a indiqué le président de la commission, Damian Collins, qui espère que "d'ici la fin de l'année, il y ait une solide proposition de législation" pour créer ce régulateur.

Le PDG de Facebook jugé méprisant


De son côté Facebook a nié les reproches fait par la commission britannique. "Nous partageons les inquiétudes de la commission sur les fake news et l’intégrité des élections et nous sommes ravis d’avoir participé à son enquête ces dix-huit derniers mois, répondant à plus de 700 questions", a affirmé Karim Palant, responsable de la politique publique de Facebook au Royaume-Uni, rappelant que la société mobilise aujourd’hui 30 000 employés pour lutter contre la propagation de fausses informations sur ses réseaux.

Des arguments peu audibles d'autant plus que l'emblématique PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a refusé de répondre aux convocation de la commission préférant déléguer ses adjoints. Il est vrai que le jeune PDG s'était retrouvé l'an dernier en très mauvaise posture lorqu'il avait comparu devant une commission d'enquête du Congrès américain.

"En choisissant de ne pas comparaître devant le Comité et en choisissant de ne répondre personnellement à aucune de nos invitations, Mark Zuckerberg a manifesté son mépris" a souligné Damian Collins, qui estime que "la démocratie est en danger. Nous avons besoin d’un changement radical de l’équilibre des pouvoirs entre ces plateformes et le peuple".

Cerné par les scandales, Facebook résiste


Facebook n'en a en tou cas pas fini. Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la société est aussi dans le viseur des autorités en Allemagne et en France et reste empêtré dans de nombreuses affaires. Il y a eu les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 via Facebook ; le scandale de l'exploitation à des fins politiques par Cambridge Analytica de données de 50 millions d'utilisateurs à leur insu ; la récente faille de sécurité ayant conduit au piratage de millions de comptes et cette semaine l'accusation de chercher à identifier et localiser les membres dont Facebook estime qu’ils peuvent présenter une menace pour le groupe... Si on ajoute la directive droit d'auteur qui va introduire des droits voisins en faveur de la presse, Facebook est clairement sur la sellette.




Et pourtant, le réseau se porte bien. Certes, il stagne dans les pays riches mais il gagne des abonnés dans les pays émergents. Facebook n'a, en effet, gagné que 2 millions d'utilisateurs actifs quotidiens en 2018 aux Etats-Unis et au Canada, et 5 millions en Europe ; mais il en a gagné 78 millions dans la zone Asie-Pacifique, et 37 millions dans le reste du monde.

Surtout Facebook table sur les autres services qu'il possède : Instagram et son milliard d'utilisateurs ; WhatsApp qui a 1,5 milliards de membres et Messenger, 1,3 milliards.

Le datacenter s'invite dans la ville du futur

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Par Séverine Hanauer, Directrice des Ventes Data Center & Telecom chez Vertiv France

Toujours plus connectée, la ville du futur doit s'appuyer sur une infrastructure de proximité pour la gestion de ses actifs désormais intelligents, selon les principes de l'Edge Computing. Un réseau de micro-datacenters sans les inconvénients du déploiement urbain de datacenters traditionnels.

La ville du futur, ses systèmes, ses données : une criticité croissante


À concept récent, définition fluctuante. La ville du futur n'échappe bien évidemment pas à cet écueil. La présentation qu'en fait Wikipédia reste toutefois suffisamment vaste pour correspondre à ce qu'on peut en attendre dans les prochaines années. À savoir l'intégration de multiples technologies d'information et de communication et d'IoT pour gérer les actifs d'une ville : SI des services locaux, écoles, bibliothèques, transports y compris le contrôle du trafic et les futurs véhicules autonomes, hôpitaux, centrales électriques, réseaux d'eau, gestion des déchets, police et autres services communautaires.

Autant dire qu'en cas d'interruption, les perturbations, encore limitées du fait des projets encore à l'état de balbutiements, pourront être très importantes à l'avenir : désorganisation, impacts financiers & sociétaux, scandale médiatique, etc. Dès lors, les villes intelligentes sont évaluées comme hautement critiques. Une criticité du recueil, du stockage et du traitement des données, et de toutes les applications corrélées, qui implique une infrastructure sous-jacente adaptée.

Pour se prémunir des risques et répondre à la constance du besoin et à la nécessaire performance des systèmes de la ville du futur, l'hybridation de l'infrastructure s'impose avec un cloud privé ou public associé des ressources IT locales selon le principe du Edge Computing. En d'autres termes, la ville du futur accueillera en son sein des datacenters de proximité plus petits et peu contraignants pour les riverains.

Le micro-datacenter, un must have de la ville du futur


Selon IHS, 10 à 20 % des besoins totaux de calcul et de stockage seront réalisés en local d'ici 2020, en fonction du secteur concerné. C'est tout l'objectif des micro-datacenters, qui prennent la forme d'une ou plusieurs baies tout-en-un contenant l'intégralité de ce que l'on trouve habituellement dans une salle informatique : onduleur, bandeaux de prises (PDU), climatiseur, contrôle d'accès, détection incendie, sondes, système de monitoring à distance, etc.

Prêt à l'emploi, le micro-datacenter est plus simple à déployer qu'une architecture classique, et peut donc s'installer un peu partout, dans n'importe quel bâtiment de la ville intelligente. Un modèle à mille lieux de la conception traditionnelle des datacenters, dont les coûts d'investissement et d'exploitation sont en contradiction avec l'usage de l'Edge Computing et les besoins d'immédiateté auxquels il répond.

Résilience et évolutivité, les 2 maîtres-mots de la smart city


En quelques années, les technologies se sont imposées dans la plupart, si ce n'est la totalité, des activités du quotidien. À tel point que du point de vue de l'utilisateur, l'indisponibilité ou une faible performance ne sont pas envisageables. Même si dans les faits, une application qui plante sur un smartphone n'est souvent pas bien grave.

En revanche, dès que l'on évoque la gestion des actifs d'une ville toute entière, les conséquences peuvent être autrement plus épineuses voire dramatiques : un système de gestion du trafic qui tombe et c'est la ville « intelligente » toute entière qui peut rapidement se transformer en véritable chaos. L'interruption des services de la smart city n'est donc pas une option, et sa résilience relève d'une considération vitale. Il est donc essentiel de s'assurer de la solidité des systèmes de la ville connectée, ce qui souligne la nécessité d'une connectivité réseau et d'une alimentation électrique ininterrompues.

Mais en l'état actuel des choses, autant sans doute qu'à long terme, la résilience de la ville intelligente n'est pas seulement axée sur la reconstruction et le relèvement, mais aussi sur ses capacités d'adaptation aux évolutions qui ne manqueront pas de se produire quant aux habitudes d'habitat, de travail, de mobilité et plus globalement de modes de vie. Il est donc nécessaire de penser les solutions de son exploitation pour qu'elle ait la capacité de faire face à ces futurs changements, et assurer un fonctionnement continu et efficace de ses actifs connectés.

Le Toulousain Delair lance une nouvelle solution drone pour les activités agricoles et forestières

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A quelques jours du salon de l'agriculture, le Toulousain Delair, l’un des leaders mondiaux des solutions drones professionnelles, fait une annonce importante pour les agriculteurs qui, de plus en plus, utilisent des outils hight tech.

Collecte et analyse des données

Aindi Delair lance Delair Ag, une offre globale de collecte, de gestion, d’analyse et de partage des données agricoles et forestières. L'offre se compose d’un nouveau drone à aile fixe, le Delair UX11 Ag, et de la nouvelle plateforme cloud de traitement et d‘analyse des données, Delair Aerial Intelligence (delair.ai). Destinée aux professionnels de l’agriculture et des forêts, et notamment aux professionnels de l’expérimentation et fournisseurs de services agricoles, Delair Ag offre de nouvelles possibilités d’exploitation des données agricoles, que ce soit pour évaluer la bonne santé des cultures, analyser des parcelles d’expérimentation, initier un guidage automatique des machines, faire de l’agriculture de précision ou permettre une meilleure traçabilité des cultures.

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Un drone entièrement automatique

"Avec une autonomie de vol de 55 minutes, il est adapté aux opérations hors vue et permet de cartographier plus de 150 hectares en un seul vol. Avec un rendement de 30 ha couvert en 10 minutes de vol  et un coût opérationnel à partir de 0,70€ /ha, c’est la solution la plus performante de sa catégorie. Son pilotage est entièrement automatique et peut être planifié depuis une tablette", explique la société.

Intelligence artificielle

"Basée sur des algorithmes d’apprentissage automatique, la plateforme cloud de Delair traite, analyse, stocke et partage les données du drone de manière simple, rapide et sécurisée. Cette intelligence artificielle appliquée à l’imagerie drone fournit des rapports d’analyse très poussés aux utilisateurs, leur permettant d’optimiser leurs prises de décision et de prédire certains événements", explique Delair.

Security by Design : les architectes face à la sécurité des villes


Shanghai


Par Jean Marc Sanchis - Directeur Commercial et Marketing de La Barrière Automatique


La sécurité dans les villes est aujourd’hui au cœur des débats dans de nombreux pays, y compris en France. Le concept de « Security by Design » fait beaucoup parler dans les milieux où la sécurité est concernée. Ce concept fait référence à l’intégration de la sécurité en amont du processus de création d’une architecture réfléchie pour des villes où l’on souhaite que la sécurité des citoyens soit intégrée dans l’architecture. Selon ce concept, la sécurité doit être une priorité et non pas une option. Les architectes en charge de l’aménagement des villes peuvent allier l’esthétisme à la sécurité afin d’embellir les villes. En effet, les dispositifs de sécurité sont comme leur nom l’indique destinés à la sécurité des habitants des villes. Cependant, lorsque ces dispositifs ne sont pas esthétiques, l’effet inverse se produit. Cela crée de l’anxiété et un sentiment d’insécurité auprès des citoyens. Prenons par exemple les écoles aux Etats-Unis dotées de détecteurs de métaux à l’entrée qui permettent d’assurer la sécurité des élèves. Ces détecteurs ne sont ni dissimulés, ni esthétiquement beau. Cela crée un effet d’insécurité dans l’école bien que ces détecteurs soient là pour la sécurité au départ.

La discrétion : priorité pour les architectes


Face à ces défis d’esthétisme, les architectes peuvent réfléchir à l’aménagement des villes de façon différente en intégrant la sécurité dans leurs créations de manière plus discrète, en l’incorporant de manière passive. D’autant plus qu’une remise en question constante doit être effectuée en termes de sécurité dans les villes. Les réflexions autour de la sécurité doivent constamment se renouveler. En effet, de nouvelles menaces émergent ainsi de nouveaux moyens de sécurité doivent être mis en place. Ces moyens doivent-ils s’adapter à la ville et à cette volonté de discrétion ? La technologie évolue, la sécurité doit évoluer en même temps, tout comme les architectes qui doivent s’adapter à ces évolutions. Ces derniers vont certainement devoir anticiper le futur pour adapter leurs créations à un monde en constante évolution en termes de menaces et des nouvelles technologies.

Mais alors, les architectes devront-ils planifier 10 ans à l’avance pour être sûrs que la sécurité soit assurée dans les villes ? Devront-ils désormais travailler de pair avec d’autres acteurs de la sécurité ? Une chose est sûre, la sécurité reste une priorité pour les années à venir.

Lancement d'un compte twitter dédié aux énergies renouvelables

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Le Grand débat national permet à tout un chacun  de soumettre une contribution sur le site dédié. Mais le débat se fait aussi ailleurs sur internet, et notamment sur les réseaux sociaux. C'est la raison pour laquelle les acteurs des énergies renouvelables lancent Energies d’aujourd’hui, un compte twitter dédié aux énergies renouvelables.

Présenter les énergies renouvelables

"Depuis le 15 janvier, le grand débat national est lancé avec quatre thèmes centraux, dont celui de la transition énergétique. Les énergies renouvelables y ont toute leur place. Le grand débat constitue, pour les acteurs des territoires et des énergies renouvelables, une belle opportunité pour présenter les multiples atouts des énergies renouvelables et répondre aux questions de nos concitoyens", expliquent la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR – Territoire d’énergie) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER).
Chaque jour sur le compte @ener_aujourdhui , de nouveaux contenus seront publiés : infographies, chiffres clefs, témoignages de personnes bénéficiant directement des énergies renouvelables (agriculteur, particuliers, élus, salariés, entrepreneurs) et d’experts de l’énergie.

Twitter s'enflamme après les insultes antisémites contre Alain Finkielkraut



Le réseau de microblogging Twitter peut relayer fakenews, propos complotistes ou insultes. Mais il peut aussi faire montre d'une forte mobilisation contre l'antisémitisme comme le montre la société Visibrain, spécialisée dans la veille des réseaux sociaux, à l'occasion des insultes proférées par des Gilets jaunes contre le philosophe Alain Finkielkraut, samedi, lors de l'Acte XIV des manifestations.

3 000 tweets par heure

"Sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, les inégalités font l’objet de fortes mobilisations. En ligne, les internautes ont tendance à se mobiliser davantage et surtout de manière plus forte autour des sujets sensibles, tels que le racisme ou encore le harcèlement. C’est ce qui s’est passé samedi dernier, alors que des Gilets jaunes s’en sont pris verbalement à Alain Finkielkraut, l’injuriant de propos antisémite", explique la société qui a comptabiilisé près de 3 000 tweets par heure au sujet des injures d'un Gilet jaune envers Alain Finkielkraut.
"Tout est parti de ce tweet publié à 15h18 samedi 16 février, où l’on voit en images des manifestants du mouvement les Gilets Jaunes s’adresser de manière très violente au philosophe Alain Finkielkraut. Dans cette vidéo, l'expression "sale sioniste" va créer l'effet d'une bombe sur Twitter :


"Vont s’en suivre plusieurs centaines de milliers de tweets sur tout le week-end. En tout, depuis samedi 16 février, 204 350 tweets ont été publiés par 63 370 internautes, au sujet des injures envers Alain Finkielkraut."

nombre de tweets


"L'affaire ne cesse de prendre de l’ampleur sur Twitter, puisque 115 000 tweets ont été publiés sur les dernières 24 heures. En effet, les inégalités et injustices ont tendance à considérablement pousser les internautes à se mobiliser sur le réseau social. Mais lorsque l'on touche à la religion, l’emballement sur les réseaux sociaux est nettement plus important", explique Visibrain, qui souligne qu'"à titre de comparaison, la semaine dernière le scandale de la Ligue du LOL, qui pointait du doigt le cyber harcèlement, n'a généré "que" 202 000 tweets en dix jours, dont à peine 2 000 tweets sur les cinq premiers jours."

Avec 80 000 tweets publiés, l’antisémitisme est au cœur des conversations sur Twitter

"Une profonde colère et une aberration totale se ressentent parmi les centaines de milliers de messages publiés en ligne. Les termes les plus fréquemment employés à ce sujet, et ce de loin, sont toutes les expressions liées à « l’antisémitisme » (80 000 tweets publiés). Qu’ils aiment ou non le personnage et les valeurs incarnées par Alain Finkielkraut, les internautes se liguent contre la discrimination envers les personnes juives", indique Visibrain.

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Plusieurs personnalités politiques, chefs de partis, ministres et jusqu'au président de la République ont exprimé leur soolidarité au philosophe et leur condamnation des insultes.

La polémique a fait le tour du globe en seulement quelques heures

La polémique a par ailleurs dépassé les frontières françaises. "Alors que cela fait à peine 72 heures que les images où Alain Finkielkraut se fait insulter, notamment de « sale sioniste », ont été publiées en ligne, l’information a fait réagir au-delà des frontières du pays. Plusieurs pays ont également repris l’information, tels que l’Italie (5 000 tweets), les États-Unis (2 500 tweets) ou encore la Belgique (1 500 tweets)", indique Visibrain.


Vers un statut d’hébergeur à responsabilité renforcé pour les plateformes internet ?

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Par Antoine Chéron, avocat associé ACBM Avocats

Le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre de l’action et des comptes publics, chargé du numérique, Mounir MAHJOUBI et la secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène SCHIAPPA, souhaitent instaurer un arsenal législatif de lutte contre le cyber harcèlement.

En effet, face à l’essor du harcèlement en ligne et à la montée de l’antisémitisme, de plus en plus présent sur les réseaux sociaux, Mounir MAHJOUBI et Marlène SCHIAPPA proposent un plan d’action gouvernemental pour lutter contre ce fléau qui se propage sur internet.

Le cyber harcèlement est une forme particulière de harcèlement qui se déroule sur internet (réseaux sociaux, courriers électroniques, sms, chats, jeux en ligne etc.). Il consiste à humilier, propager des rumeurs, des insultes, des menaces, des paroles d’intimidation, des propos diffamatoires, des chantages, de façon répétée.

Le Ministre de l’Education nationale définit le cyber harcèlement comme étant un « acte agressif intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ».

Le harcèlement en ligne est sanctionné pénalement depuis la loi du 4 août 2014 qui a créé l’article 222-33-2-2 du Code pénal érigeant un dispositif répressif et des sanctions pénales pouvant atteindre 45 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement lorsque le harcèlement en ligne est commis sur un mineur ou lorsqu’il a causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.

Cette loi a été renforcée par la loi n°2018-703 du 3 août 2018 qui modifie l’article 222-33 du Code pénal pour ériger la notion de cyber harcèlement en meute. Ce nouveau délit a pour but de sanctionner tous les co-auteurs de l’infraction quel que soit le degré d’intervention dans la commission du harcèlement (retweets, like, message sur des forums). Les co-auteurs pourront désormais être condamnés aussi lourdement que l’auteur principal de l’infraction.

Mounir MAHJOUBI et Marlène SCHIAPPA, veulent aller encore plus loin dans la lutte contre les propos haineux en ligne. A cette fin, ils proposent un plan d‘action comportant une série de mesures législatives portant sur l’ensemble de la chaine du cyber harcèlement.

Le but est de faire disparaitre purement et simplement ces pratiques des réseaux grâce à une répression renforcée, de la prévention et de la sensibilisation et enfin une responsabilisation renforcée des plateformes de contenus en ligne.

Premièrement, le plan d’action prévoit un meilleur recensement des contenus haineux ou dégradants afin de permettre leur suppression de manière efficace et rapide et de sanctionner plus sévèrement ces comportements en ligne.
Il sera ainsi primordial de prévoir un système de recensement des éléments de preuve afin de faciliter les procédures qui découleront des infractions constatées.

Ensuite, des campagnes de prévention contre le harcèlement en ligne seront organisées afin d’informer, d’éduquer et de sensibiliser la population aux conséquences dramatiques et aux dommages irréversibles sur les victimes de cyber harcèlement.

Enfin, Mounir MAHJOUBI et Marlène SCHIAPPA, pourraient envisager de modifier le statut des plateformes en ligne qui bénéficient, en l’état actuel, du statut d’hébergeurs en ligne défini par la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique de confiance en l’économie numérique (LCEN).

Selon eux, le régime conféré par la loi LCEN rend difficile l’engagement de la responsabilité des hébergeurs en ligne. Un nouveau statut permettrait ainsi de reconnaître plus facilement leur responsabilité lorsque des contenus haineux sont laissés sur leur site ce qui renforcerait l’efficacité de la régulation des contenus sur cette plateforme.

Afin de mettre en place ce dispositif anti-harcèlement en ligne, une nouvelle loi va être présentée dès le deuxième trimestre 2019. Nous ne pouvons qu’attendre que la future loi soit aussi ambitieuse que les mesures proposées.

La ligue du LOL : une affaire de cyberharcèlement choquante, mais hélas classique



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L'article de Libération qui a déclenché toute l'affaire. Libération
Par Bérengère Stassin, Université de Lorraine


Le 8 février dernier, un article de Libération révèle qu’une trentaine de journalistes et communicants parisiens membres d’un groupe Facebook, appelé « la ligue du LOL », sont accusés de s’être adonnés à des actes de cyberharcèlement entre 2009 et 2012, en particulier sur Twitter.
Si l’objectif premier de ce groupe était de faire des blagues en privé, certains membres ont progressivement dérivé vers la cyberviolence. Retour sur une affaire malheureuse, mais malheureusement classique de cyberharcèlement.

Sexisme, homophobie, grossophobie : les ingrédients classiques de la cyberviolence

Des études, et notamment des études dédiées au monde adolescent, en France ou à l’étranger, le montrent : la cyberviolence est avant tout une violence de genre. Une violence faite d’insultes sexistes et homophobes, de menaces et de moqueries liées à l’apparence physique, de photomontages dégradants et humiliants, de diffusion non consentie de photos et vidéos intimes (revenge porn).
À cela s’ajoutent le racisme et les insultes liées aux origines ou à la religion ou encore l’usurpation d’identité. Il en est de même dans le monde adulte, comme le montrent les nombreux discours de haine qui s’immiscent à différents endroits du web.
Dans les cas de cyberviolences exercées à l’encontre de célébrités, ces dernières années, on retrouve à chaque fois le même schéma : ce sont plutôt des hommes hétérosexuels qui s’en prennent plutôt à des femmes (Zoë Quinn, Nadia Daam, Marion Seclin, Éloïse Bouton) ou à des hommes homosexuels (Bilal Hassani). Mais cela ne veut pas dire que des femmes ne participent pas à ces raids numériques et que des hommes hétérosexuels n’en sont jamais victimes.
En ce sens, la ligue du LOL n’innove en rien, si ce n’est que les propos n’émanent pas d’adolescents en pleine construction identitaire ou de trolls anonymes pour qui la cyberviolence est une forme d’exutoire, mais de journalistes et de communicants, de professionnels bénéficiant d’une certaine autorité, aimant à se revendiquer pour l’égalité et commandant désormais des articles sur les implications du mouvement #MeToo.
Le témoignage de leurs victimes est pourtant sans appel : ils se sont bien adonnés à de la discrimination, ont publié en ligne des contenus sexistes, grossophobes et homophobes, parfois de manière répétée donc harcelante.
Leur autorité et leur pouvoir les a longtemps protégés, comme ils protègent dans le monde du travail en général ceux et celles qui s’adonnent au harcèlement moral ou sexuel. Leurs jeunes victimes, débutant dans le métier et espérant intégrer un jour les médias pour lesquels ils travaillent et où ils occupent parfois des postes à responsabilité, n’ont pas osé les dénoncer :
« C’était des journalistes qui étaient dans des médias importants, dans des médias influents, dans ceux dans lesquels nous, en tant que jeunes femmes journalistes, on avait aussi envie de travailler. Et la ligue du LOL, c’étaient des gens qui avaient plus de 5 000 followers, sur les réseaux sociaux et donc qui avaient un pouvoir de nuisance, par tous les gens qu’ils rameutaient avec eux. » (Léa Lejeune)



C’était pour rire

Les différents mea culpa des harceleurs du LOL publiés ces derniers jours tentent, sous couvert de l’humour et de la bêtise, de minimiser les actes. Ainsi peut-on lire qu’il s’agissait de « titiller de manière bête », de « gamineries », d’« un grand bac à sable », d’une « cour de récré ».
Interrogé sur cette affaire par la journaliste Louise Tourret, le spécialiste de la violence scolaire Éric Debarbieux déclare :
« Cette ligne de défense de la ligue du LOL me frappe car elle est similaire à celle utilisée par des élèves. “On ne se rendait pas compte que c’était du harcèlement”, disent les membres… Mais, passé 6-7 ans, cette excuse ne tient plus ! »
Au départ, ce groupe est destiné – comme son nom l’indique – à faire des blagues et à se moquer, en privé, de certaines personnes. Alors ils tweetent « pour rire » toutes sortes de propos sur un réseau qui à cette époque n’a pas encore connu le succès et l’audience qu’il connaît aujourd’hui. Ils sont dans l’entre soi – masculin et parisien –, et « entre pairs », ils se payent la tête de ceux et de celles qui ne leur reviennent pas, sans imaginer un instant, qu’avec leurs « blagues » sexistes et homophobes, ils participent à un réel cyberharcèlement. Vincent Glad, le créateur de la ligue, a déclaré :
« J’ai créé un monstre qui m’a totalement échappé. »
Un cyberharcèlement ayant de réelles conséquences sur les victimes :
« Je vivais dans la peur, vraiment. Et il y a toujours cette tension de : Quand est-ce que ça va tomber et sous quelle forme ? » (Florence Porce).
« Pour moi, la ligue du LOL c’est des années de harcèlement, une usurpation d’identité, des attaques basses et gratuites… Clairement ça a défoncé ma confiance en moi et en mes capacités de journaliste. » (Lucile Bellan).
Un cyberharcèlement passé sous silence à l’époque mais qui refait surface une décennie plus tard, lorsque de vieux tweets et messages sont déterrés.

Fragmentation des actions et pérennité des traces numériques

Cette affaire du LOL illustre très bien les rouages du cyberharcèlement et les mécanismes selon lesquels des attaques individuelles et ponctuelles se transforment – par le fonctionnement propre au web aux réseaux sociaux – en véritable harcèlement de meute.
Des cyberviolences exercées de manière répétée constituent bien une forme de cyberharcèlement, mais un contenu « violent » posté une fois par une personne peut aussi se transformer en cyberharcèlement, et ce, par les likes, retweets, partages et commentaires dont il peut faire l’objet. Toutes ces « approbations » lui confèrent un caractère répétitif : « Liker, c’est déjà harceler », scandait le slogan de la deuxième journée de mobilisation nationale contre le harcèlement scolaire (3 novembre 2016). Chacun apporte donc sa pierre à l’édifice.
La répétition peut également venir de la pérennité des traces numériques. Les insultes, les photos intimes ou humiliantes postées à l’insu des victimes sont généralement supprimées des sites sources, mais leur copie et leur partage font qu’elles sont toujours stockées quelque part. Soumises à l’« intelligence des traces », elles peuvent ressurgir à tout moment, des mois, voire des années plus tard, entachant à nouveau l’image et la réputation de la victime, mais entachant également l’image et la réputation des agresseurs, comme en font actuellement l’expérience les harceleurs du LOL, dont certains ont été suspendus par les rédactions qui les emploient.
Insulter une fois une personne en ligne peut donc avoir des conséquences nettement plus importantes que de l’insulter une fois en face à face.

De l’école au monde du travail en passant par l’université

Cette affaire du LOL montre que la cyberviolence est un fléau qui frappe partout, à tout âge et dans tous les milieux : cyberviolence à l’école, entre élèves ou à l’encontre des enseignants, cyberviolence conjugale, cyberviolence au travail, mais aussi à l’université (fac de lettres ou de sciences, école supérieure ou IUT) où régulièrement, au sein de promotions, des « affaires » éclatent et prouvent que le harcèlement scolaire ne s’arrête pas avec l’obtention du baccalauréat.
Les révélations concernant la ligue du LOL ont permis aux langues de se délier et d’anciennes étudiantes de l’école de journalisme de Grenoble ont dénoncé l’existence d’un groupe similaire sur Facebook : l’ultim hate. Et il ne serait pas étonnant que d’autres révélations – dans le champ de la presse ou dans tout autre champ – soient faites ces prochains jours.
Cette énième affaire ne fait que réaffirmer la nécessité de renforcer les campagnes de prévention, mais surtout de développer des dispositifs éducatifs à destination des élèves. Car c’est dès le plus jeune âge qu’on lutte contre le harcèlement et les discriminations : l’éducation aux médias sociaux et à l’intelligence des traces, l’éducation à l’empathie et le développement des compétences émotionnelles, mais surtout l’éducation à l’esprit critique.
Il faut plus que jamais apprendre aux élèves à réfléchir aux contenus qu’ils consultent, publient ou relaient, mais surtout à résister à toute forme d’emprise et à dépasser certains préjugés et stéréotypes liés au genre, à l’origine, à l’apparence physique ou à la classe sociale, à dépasser et à se prémunir des discours de haine. Le droit à une scolarité sans harcèlement, consacré par l’Assemblée nationale le 13 février dernier, allait d’ailleurs en ce sens.The Conversation

Bérengère Stassin, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, membre du CREM, Université de Lorraine

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Le toulousain Sigfox ouvre son protocole radio au grand public

sigfox


Spécialiste français de l’internet des objets avec son réseau bas-débit mondial, la société toulousaine Sigfox a décidé de rendre publiques les spécifications de son protocole radio jusqu'ici jalousement gardé secret. Une décision prise ce mercredi 13 février à l’occasion de la 8e Journée mondiale de la radio.

Explosion du nombre d'objets connectés au réseau Sigfox

"En mettant la spécification dans le domaine public, tout le monde peut désormais créer son propre objet Sigfox . La publication de ces spécifications permettra des implémentations open source et offrira plus d'opportunités aux développeurs et aux fabricants d'objets connectés. Dès que tous les tests sont terminés, il suffit au fabricant d'enregistrer son objet sur le réseau Sigfox pour en bénéficier", explique la société qui dit s'attendre "à une explosion du nombre d'objets connectés à son réseau."
L'ouverture du protocole s'appliquera aux objets connectés, mais pas aux stations de base et à l'infrastructure de Sigfox, protégées par des brevets.

Présent dans 60 pays

"L'ouverture de la spécification a toujours fait partie de l'ambition de Sigfox et nous sommes ravis des milliers de nouveaux cas d'utilisation qui vont émerger. Nos partenaires du monde entier se réjouissent de participer à ce développement ", a déclaré Christophe Fourtet, co-fondateur de Sigfox.
Aujourd'hui, le réseau Sigfox est disponible dans 60 pays et couvre un milliard de personnes.

En 2019, pas de répit pour le cryptojacking, prévient ESET



ESET, éditeur européen leader en solutions de cybersécurité, publie aujourd’hui son rapport sur les tendances de cybersécurité 2019, les attaques par « cryptojacking » ne devraient montrer aucun signe de faiblesse en 2019, alors que les attaquants ciblent désormais aussi les équipements intelligents et les assistants personnels afin de bâtir des fermes de cryptominning toujours plus importantes.

Le rapport, intitulé « Vie privée et intrusion dans le Village Global », livre les prédictions d’experts ESET de haut niveau, tous aux premières loges pour analyser les menaces qui frapperont les entreprises en 2019.

Tendance 1 : la montée des cryptomineurs


Les crypto-monnaies ont occupé le devant de la scène médiatique en 2018 et le cryptojacking (le fait de détourner un équipement pour le forcer à « miner » des crypto-monnaies pour le compte du pirate) semble ne montrer aucun signe de répit, selon David Harley, chercheur en cybersécurité chez ESET :  « et nous pouvons nous attendre en outre à voir de plus en plus de logiciels de minage tenter de désinstaller d’autres logiciels concurrents sur les systèmes compromis, afin de s’approprier la plus grosse part du gâteau par rapport aux performances du système ».

Tendance 2 : l’automatisation au service des campagnes d’ingénierie sociale


Selon ESET, 2019 verra un recourt accru par les cybercriminels aux techniques d’automatisation et d’apprentissage automatique (le « Machine Learning ») afin de collecter toujours plus de données personnelles, et mener ainsi des attaques par ingénierie sociale toujours plus sophistiquées et, surtout, plus personnalisées.

Bien qu’il soit peu probable qu’ils aient accès aux données détenues par des acteurs commerciaux (comme par exemple les habitudes d’achat de clients des sites de commerce électronique), les pirates pourront tout de même avoir recours à des traqueurs web pour suivre leurs victimes de site en site, et acquérir des informations auprès de vendeurs de données pour développer leurs propres profils personnalisés.

D’après Lysa Myers, chercheur en cybersécurité senior chez ESET, « Bien que certaines opérations de phishing et autres fraudes aient clairement amélioré leur capacité à imiter des sources légitimes, beaucoup demeurent encore vraiment très amateurs et donc très simples à identifier. Mais le Machine Learning pourrait aider les pirates à les améliorer et augmenter ainsi leur efficacité ».

Tendance 3 : la protection des données personnelles sera l’alpha et l’oméga des entreprises


En 2018 la question de la protection des données à caractère personnel a occupé le devant de la scène, autant à cause de grandes affaires de fuites de données que par l’entrée en vigueur du règlement européen GDPR. Pour Stephen Cobb et Lysa Myers, tous deux chercheurs en cybersécurité seniors chez ESET, des incidents tels que celui de Cambridge Analytica pourraient pousser les internautes à chercher des alternatives aux plateformes dominantes actuelles telles Facebook.

Compte tenu de l’importance occupée désormais la question des données personnelles, ESET estime que la capacité de les protéger correctement pourra faire ou défaire les entreprises en 2019.

Tendance 4 : vers une législation globale pour la protection des données personnelles ?


A la suite de l’entrée en vigueur du GDPR, ESET s’interroge quant à l’émergence possible d’une réglementation universelle sur la protection des données personnelles, dont le GDPR ne serait en définitive que le précurseur. En particulier parce que des modèles de réglementations similaires commencent à apparaître en Californie, au Brésil et au Japon.

ESET met ainsi en garde les entreprises qui seraient tentées de ne considérer le GDPR que comme un problème purement européen, presque une anomalie. Bien au contraire, la pression pour protéger correctement les données personnelles des clients et des collaborateurs est une question globale, et cela devrait conduire à voir émerger de plus en plus de réglementations similaires à travers le monde.

Tendance 5 : les attaquants convoitent les équipements domestiques intelligents


Entre l’intérêt croissant pour les crypto-monnaies et l’adoption massive des objets intelligents connectés à Internet, il est envisageable que ces derniers deviennent les points d’entrée privilégiés des attaquants pour bâtir leurs fermes de crypto mineurs en 2019.

Nous avons déjà observé comment les criminels exploitent les objets connectés afin de lancer des attaques par déni de service distribué de grande envergure. Mais alors que de plus en plus d’équipements personnels sont connectés et intégrés à nos vies quotidiennes, en 2019 les attaquants pourront continuer à rechercher ces objets intelligents pour les aider à mettre en œuvre des attaques diverses, telles que des escroqueries, des demandes de rançon et, nous l’avons vu, du crypto-mining.

Les films et séries Netflix les plus commentées sur Twitter, selon Socialbakers



Socialbakers, leader de l’analyse des médias sociaux grâce à l’intelligence artificielle, a analysé les mentions les plus utilisées des séries et des films diffusés sur Netflix entre octobre 2018 et janvier 2019. En tête du classement : Birdbox. Le film à suspense qui décrit un monde post apocalyptique a enregistré un pic de mentions sur Twitter (plus de 1200 tweets) en décembre.
Du côté des séries, ce sont You, Bodyguard, Elite, Sex Education et The Protector qui ont été les plus commentées.



Ces résultats illustrent la forte corrélation entre la plateforme de streaming et les médias sociaux. L’intérêt pour une entreprise comme Netflix d’analyser l’impact de ses contenus sur les médias sociaux est immense puisque les utilisateurs de Netflix peuvent influencer l’avenir d’une série ou d’un film depuis leurs réseaux sociaux. 


Explosion de la fraude email en entreprises selon Proofpoint

Dans son Rapport Trimestriel Q4 2018, Proofpoint met en lumière l’évolution des systèmes sophistiqués de menaces, que ce soit à travers les emails, les réseaux sociaux ou plus largement sur internet. Conçu pour mieux combattre les menaces d'aujourd'hui et anticiper les attaques émergentes, il permet de découvrir les tendances en matière de cyberattaques.


Parmi les principales menaces du dernier trimestre 2018, Proofpoint note :

Une utilisation massive des attaques BEC contre des entreprises


  • Les chercheurs de Proofpoint ont observé une augmentation des fraudes par email de 226% au quatrième trimestre et de 476% par rapport au quatrième trimestre 2017.
  • Les chevaux de Troie bancaires restent la principale menace véhiculée par email : ils représentent 56% de toutes les charges utiles malveillantes au quatrième trimestre ; parmi celles-ci, 76% des attaques proviennent de Emotet. Egalement, les chevaux de Troie d'accès à distance représentaient 8,4 % de toutes les charges utiles malveillantes au quatrième trimestre et 5,2 % pour l'année, marquant un changement significatif par rapport aux années précédentes où ils étaient rarement utilisés.
  • Les ransomwares ont chuté à seulement 0.1% du volume total de messages malveillants.
  • Les messages malveillants qui contiennent de fausses mise à jour ou lien de téléchargement corrompus ont grimpé à plus de 230 % en 1an.
  • Les messages exploitant des URL malveillantes se sont révélés plus nombreux que les messages contenant des pièces jointes.


proofpoint

Les attaques sur le web : quand les cryptomonnaies se font miner


  • L'activité de Coinhive, ce logiciel de minage de moneros, a littéralement explosé en décembre (augmentation de 23 fois la moyenne de l'année en deux semaines). Dans l'ensemble, l'activité Coinhive a continué de croître lentement, à l'exception de ce pic.
  • Il y a eu une augmentation de 150% de menace ciblant l’humain, bien qu'il s'agisse d'une croissance plus lente que les trimestres précédents. Ce chiffre confirme l’importance des techniques d’ingénierie sociale.



Sur les réseaux sociaux, les attaques par « angler phishing » restent difficiles à détecter


  • Le phishing sur les réseaux sociaux, communément appelé ‘angler phishing a augmenté de 442 % par rapport à l'année précédente.
  • En revanche, les liens de phishing sur les réseaux sociaux diminuent à mesure que les plateformes renforcent leurs algorithmes pour contrer ce problème.
  • Le phishing reste malgré tout une technique difficile à détecter car les attaques sont causées par des interactions humaines.

Les habitudes de sécurité que chacun devrait adopter (ou abandonner) cette année

smartphone


Par Pascal Le Digol, Country Manager France de WatchGuard

2019 est déjà bien avancé, et pour beaucoup, les bonnes résolutions du réveillon sombrent déjà dans l’oubli. Mais chez WatchGuard, nous pensons qu’il n’est jamais trop tard de commencer à adopter de bonnes habitudes en matière de sécurité des informations, ou à en abandonner de mauvaises. Donc notre équipe d’analystes a compilé une liste de choses à faire et à ne pas faire qui vous aidera à rester en ligne en toute sécurité cette année.

1. Privilégiez les systèmes d’authentification forte (en deux étapes)

Les simples mots de passe offrent un faible niveau de sécurité, et ne sont souvent pas utilisés correctement. La meilleure défense est l’authentification multi facteurs. La plupart des grands sites et des services cloud proposent ce type d’authentification, donc aucune excuse de na pas les utiliser s’ils sont disponibles.

2. Utilisez un gestionnaire de mots de passe

L’authentification multi facteurs est la meilleure option, mais si un site ne la propose pas, vous devez respecter de bonnes pratiques concernant les mots de passe. Ceci dit, se souvenir d’une quantité de mots de passe aléatoires est impossible. Les gestionnaires de mots de passe sont là pour résoudre ce problème. Parfois ils sont même intégrés dans votre système d’exploitation. Utilisez-les !

3. Investissez dans un matériel ou logiciel de sécurité, quelle que soit la plate-forme que vous utilisez

Conserver un PC sans logiciel de sécurité est comme nager dans un égout avec une plaie ouverte. Si vous êtes sous Windows vous êtes probablement déjà équipé. Toutefois, les Mac ont également besoin de suites de sécurité, de même que les terminaux mobiles sous Android par exemple.

4. Faites des sauvegardes

La plupart des gens disent qu’ils les font, mais les font-ils réellement ? Si tout le monde sauvegardait ses données correctement, les ransomwares cesseraient d’exister. Si vous effectuez des sauvegardes, les avez-vous déjà testées ? Assurez-vous que les données que vous pensez avoir sauvegardées le sont réellement, sinon vous perdez votre temps.

5. Faites régulièrement les mises à jour

Pour tous les utilisateurs de PC en situation normale, mieux vaut toujours configurer le système d’exploitation afin qu’il télécharge les mises à jour automatiquement et les installe immédiatement.

6. N’envoyez pas de paiements sur la base de simples SMS ou emails

On constate un nombre croissant  d’attaques de phishing via des emails ou des messages texte demandant à leurs victimes d’effectuer des virements bancaires. Même si ces messages paraissent parfois provenir de votre patron ou d’une personne connue, ce n’est quasiment jamais le cas. Avant de procéder au paiement demandé, Il est indispensable de toujours valider de tels messages en échangeant avec le demandeur via un canal de communication différent.

7. Ne cliquez pas à tort et à travers

Vous voyez passer chaque jour un grand nombre d’emails et de posts sur les médias sociaux comportant des liens hypertexte. Certaines occasions paraissent dignes d’intérêt, mais avez-vous vraiment besoin de cliquer ? Efforcez-vous d’éviter de cliquer sur des liens provenant de communications non sollicitées. Visitez plutôt les sites concernés directement, ou si vous devez cliquer sur quelque chose, examinez d’abord le lien, et utilisez des outils pour interpréter les liens raccourcis.

8. Ne vous connectez pas sur des réseaux WiFi ouverts ou publics sans protection

Tout d’abord, équipez-vous d’un logiciel de sécurité. Et plus important encore, s’il s’agit d’un réseau ouvert, ne l’utilisez jamais sans un VPN.

9. Méfiez-vous des offres gratuites

Beaucoup d’applications et de produits que l’on trouve sur Internet sont mentionnées comme « gratuites ». Au mieux, beaucoup d’entre eux vous seront livrés avec des publicités intermittentes ou un logiciel espion. Au pire, ils seront susceptibles d’infecter votre ordinateur. Même si certaines applications ‘open source’ sont dignes d’intérêt, méfiez-vous toujours des offres gratuites.

10 Ne laissez jamais votre ordinateur ouvert en public

Même dans des environnements que vous contrôlez, installez un écran de verrouillage sur votre ordinateur, et réglez un délai d’expiration assez court (quelques minutes).

Souvenez-vous, pour les entreprises comme pour les particuliers, une bonne sécurité dépend souvent plus du respect continu de certains comportements que de n’importe quelle décision ou erreur. Si vous respectez les bonnes habitudes citées plus haut, et si vous vous les remettez en mémoire de temps en temps, votre niveau de sécurité digitale pourrait bien s’améliorer en 2018.




95 journalistes ont été tués dans le monde en 2018

presse


La Fédération internationale des journalistes (FIJ), la plus vaste organisation de journalistes au monde qui représente environ 600000 membres dans 146 pays, vent de publier ce jeudi 7 février son rapport annuel sur les journalistes et professionnels des médias tués dans l’exercice de leurs fonctions en 2018.

13 tués de plus qu'en 2017

Ce rapport intitulé « Dans l’ombre de la violence : journalistes et professionnels des médias tués en 2018 » et dont c'est la 29e édition, recense 95 cas de journalistes et professionnels des médias tués lors d’exécutions ciblées, d’attentats à la bombe ou d’échanges de tirs, soit 13 victimes de plus qu’en 2017.
tableau

Le rapport souligne que le Yémen, l’Inde, le Mexique, l’Afghanistan et la Syrie affichent les bilans les plus lourds, tandis que l’Asie du Sud devient la région la plus dangereuse pour les journalistes. Selon la FIJ, cette augmentation du nombre d’assassinats s’inscrit dans un contexte mondial de mouvements de pensée antagonistee, avec la montée du nationalisme et du populisme dans de nombreux pays, et la stigmatisation des journalistes et des médias par les responsables politiques et les ennemis de la liberté de la presse.

9 meurtres sur 10 restent impunis

Le rapport dénonce également l’impunité totale des crimes commis contre les journalistes. En effet, 9 meurtres sur 10 restent impunis, car, trop souvent, les autorités ne mènent pas d’enquête crédible sur tous ces meurtres.
« Ces chiffres alarmants nous rappellent que nous devons agir et demander des comptes aux gouvernements pour le défaut d’investigation entourant les crimes contre les journalistes. Nous avons besoin d’un outil international pour forcer les états à prendre des mesures visant à enrayer le massacre de journalistes et à traîner les assassins en justice.

Projet de convention internationale

Cet outil pourrait être notre projet de Convention internationale pour la sécurité et l’indépendance des journalistes et des autres professionnels des médias. », explique Philippe Leruth, président de la FIJ.
Le texte de Convention, piloté par la FIJ, s’attaque aux principales faiblesses du système juridique international et propose un outil propre à la situation des journalistes. À terme, cet instrument assurera une meilleure application du droit international, offrira aux journalistes un environnement de travail plus sécurisé et garantira une plus grande protection de la liberté de la presse.
« Chaque fois qu’un journaliste est tué, c’est la société tout entière qui est privée de son droit à l’information, l’un de ses droits fondamentaux. Les journalistes, qui craignent pour leur vie, sont réduits au silence par les assassins, ces prédateurs de la liberté d’expression », rappelle Anthony Bellanger, Secrétaire général de la FIJ.

Les entreprises de taille moyenne à la pointe de l’espace de travail numérique

PME


Tandis qu’elles continuent de contribuer à hauteur de plus de 1 000 milliards d’euros à l’économie européenne, les moyennes entreprises d’aujourd’hui investissent rapidement dans les technologies. Néanmoins, si l’on en croit Aruba, une société Hewlett Packard Enterprise, le numérique étant désormais érigé au rang de priorité par les entreprises de toutes tailles, les moyennes entreprises doivent s’assurer qu’elles ont mis en œuvre les compétences et la gestion de la sécurité requises pour gérer le changement, sous peine de se faire devancer par la concurrence.

Élaboré pour étudier l’adoption des technologies sur le lieu de travail par les moyennes entreprises à l’heure actuelle, et présentant les réponses données par plus de 2 700 collaborateurs évoluant à des postes de direction ou non au sein d’entreprises de taille moyenne, le rapport « The Hidden Middle » (Les acteurs invisibles des moyennes entreprises) a dévoilé un certain nombre de tendances clés :


  • Les moyennes entreprises sont les acteurs les plus actifs en matière de technologie sur le lieu de travail : presque les deux tiers (63 %) des employés de moyennes entreprises ont évalué le « choix des technologies, des applications et de l’assistance informatique » au sein de leur entreprise comme bon ou très bon, contre 53 % des employés de grandes entreprises interrogés. Les moyennes entreprises devancent également la concurrence en termes d’utilisation de technologies audiovisuelles avancées (par ex. des haut-parleurs à commande vocale), lesquelles sont proposées par une moyenne de 27 % de moyennes entreprises, contre 16 % des plus petits et 22 % des plus grands employeurs.
  • Elles mettent fortement l’accent sur le cloud : environ un quart (24 %) des employés de moyennes entreprises ont affirmé que leur entreprise avait investi dans des logiciels de stockage dans le cloud au cours des 12 derniers mois, contre 17 % des employés de grandes sociétés. Les moyennes entreprises semblent également accorder la priorité aux logiciels de cybersécurité : 39 % ont signalé avoir réalisé des investissements dans ce domaine l’année dernière, contre 31 % des grandes entreprises.
  • Elles offrent par conséquent un meilleur environnement de travail : compte tenu de leur considérable engagement en faveur des nouvelles technologies, les employés de moyennes entreprises sont nettement plus susceptibles (66 %) d’évaluer leur « environnement au travail » comme bon ou très bon que les employés de plus grandes entreprises (57 %). Ce segment d’entreprise offre également plus de flexibilité à ses employés du point de vue de l’utilisation d’appareils personnels au travail : 72 % des employés de moyennes entreprises sont autorisés à le faire, contre seulement 53 % de ceux travaillant pour de plus grands employeurs.
  • La tendance va cependant dans le sens de l’exigence d’une gestion plus rigoureuse des investissements technologiques : plus des trois quarts (77 %) des employés de moyennes entreprises ont indiqué être d’accord ou tout à fait d’accord avec l’affirmation selon laquelle « en l’absence de gestion adéquate, l’instauration de nouvelles technologies pourrait affecter le moral des employés », tandis que 78 % ont convenu que « la gestion et le contrôle des appareils connectés utilisés dans mon entreprise pourraient être améliorés ».

Une voie semée d’embûches

Les deux tiers des employés de moyennes entreprises (66 %) ont affirmé que leur entreprise courait « le risque de se voir devancer par ses concurrents » si elle ne mettait pas en œuvre de nouvelles technologies. La pression pour rester à la pointe est donc évidente, tout autant que les dangers associés.

Bien que conscients des pratiques de cybersécurité de leur société, près des trois quarts (74 %) des employés de moyennes entreprises ont affirmé avoir pris des risques avec les données de leur entreprise lors de l’année passée. En outre, moins de la moitié (48 %) d’entre eux ont affirmé que la responsabilité de la sécurité incombait à « chaque employé », contre les deux tiers (66 %) de ceux travaillant pour de plus grands employeurs.

Selon Morten Illum, VP EMEA chez Aruba : « Au moment où toutes les entreprises accordent une importance croissante à l’adoption et à l’intégration des technologies, le segment des moyennes entreprises se trouve face à une opportunité à part. Bien que rarement au cœur des conversations sur la transformation numérique (l’accent étant plutôt mis sur les problématiques d’adaptation des grandes entreprises ou sur les opportunités d’évolution des plus petites entreprises), ce sont pourtant les moyennes entreprises qui peuvent compter sur la flexibilité et la volonté de leurs employés de mieux utiliser les technologies et de mieux comprendre les opportunités offertes. Tout l’enjeu est de leur permettre d’y parvenir, mais cela s’accompagne d’un certain degré de risque en matière de sécurité. »

« La réussite du lieu de travail numérique dépend de la mise en œuvre pratique de la technologie, et cela concerne autant l’expérience utilisateur que l’infrastructure technique. Pour que les moyennes entreprises réalisent la pleine valeur de leurs investissements et éliminent les risques, il est impératif que leurs dirigeants garantissent à leurs équipes la formation et l’accompagnement nécessaires pour utiliser les nouveaux outils de façon à la fois productive et sécurisée. »

L'étude a été menée auprès de 7000 employés à travers le monde (Grande Bretagne, Allemagne, France, Espagne, Japon, Inde, Brésil...)

Les tendances tech de 2019 selon Alteryx

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 Par Raphaël Savy, Directeur Europe du Sud, Alteryx

L’IoT, la Blockchain, l’Automatisation des processus métier et l’IA seront les thématiques clés de l’année 2019. Ces tendances technologiques rythmeront les projets IT de nombreuses entreprises dans les prochains mois. L’heure n’est plus à la réflexion, mais à l’action !

L’Automatisation des processus métier : en avant toutes !


Les entreprises reconnaissent, de manière unanime, l’impact économique d’une utilisation optimale des données. Néanmoins, force est de constater que beaucoup d’entre elles ont du mal à les transformer en informations exploitables. Désormais, tirer profit des données pour faciliter la prise de décision ne peut plus être l’apanage d’une personne ou d’un département.
Il est primordial que chaque employé soit habilité, peu importe son acuité technique, afin d’accompagner et accélérer l’automatisation des processus d’entreprise. Pour cela, l’utilisation d’outils d’analyse en libre-service, grâce auxquels les collaborateurs pourront collecter des données issues de sources disparates, permettra de les exploiter et analyser, et ce, dans un environnement sans code. En 2019, on assistera à une large adoption de l’automatisation des processus métier via ces solutions en libre-service.

L’IA, une course ? Non, un sprint


Les entreprises qui ont misé sur le Machine Learning ou l’Intelligence Artificielle, même si elles n’en sont qu’à leurs débuts, ont choisi une approche à long terme, axée sur la compilation des données — souvent dans un centre d’excellence. Cette stratégie sera d’ailleurs le moteur de leur révolution autour de l’IA. Certaines d’entre elles se tournent d’ailleurs vers des éditeurs cloud, tels que Microsoft ou encore Amazon, afin de disposer d’un espace de stockage intermédiaire et qui pourra prendre en charge les différents cas d’usages.
Afin d’accompagner ces stratégies axées sur l’IA, les entreprises doivent se poser les bonnes questions : quelles sont les données disponibles ? Sont-elles accessibles ? De quelles données externes ont-elles besoin afin de se différencier de la concurrence ? Sont-elles exploitables grâce au Machine Learning ? Quelles compétences doivent avoir leurs collaborateurs ? Nécessitent-elles des outils informatiques spécifiques et si oui, comment le département concerné peut-il être impliqué ?
En 2019, il sera primordial que les entreprises puissent répondre à ces questions afin de réellement pouvoir tirer profit du potentiel de l’IA.

Gouvernance et catalogage des données seront au centre de la collaboration


« Gouvernance de données », « catalogage des données » et « lineage de données », seront encore les buzzwords de cette année et resteront au centre des préoccupations des entreprises. Les solutions de catalogue de données traditionnelles sont très lourdes d’un point de vue IT, mais les entreprises ont saisi les bénéfices d’aider l’ensemble des analystes de l’entreprise (les citizen data scientists comme les appelle Gartner) — de différents départements, régions, etc. — à travailler de concert. Cette collaboration, associant l’ensemble des utilisateurs, est essentielle pour repenser la stratégie de l’entreprise autour de la data et l’aidera à penser au-delà des données qu’elle collecte, et se tourner vers des sources tierces, susceptibles de les enrichir et donc obtenir de meilleurs résultats.



Les technologies du Big Data évoluent avec l'augmentation exponentielle de la masse de données disponibles. Il est temps pour les entreprises d'anticiper ces tendances pour avoir une meilleure compréhension des clients, une prise de décision plus rapide et bien plus encore. Il est crucial de relever ces défis qui vont devenir des avantages concurrentiels dans le marché des données.

Les médias en première ligne contre les fake news

JT
La rubrique du 20 heures de France 2


Face aux fake news et aux théories complotistes les médias sont en première ligne. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour France Info et Le Figaro sur les fake news, publié la semaine dernière, les deux tiers des Français pensent ainsi que la presse (64 %) et surtout les radios (69 %) ne véhiculent pas (ou rarement) de fake news. Les chaînes de télévision en continu, souvent pointées du doigt sur ce thème, sont nettement moins bien considérées (-10 points), mais elles bénéficient elles aussi d'un crédit majoritaire dans l'opinion, 54 % de Français estimant qu'elles ne véhiculent que rarement des fake news. 9 Français sur 10 (86 %) à l'inverse pensent que les particuliers sur les réseaux sociaux et les blogs en véhiculent souvent. «Les fake news apportent aux médias traditionnels une belle revanche sur les réseaux sociaux», estime Gaël Sliman, président d'Odoxa.

Il est vrai que de nombreux médias ont mis en place des outils et des équipes pour lutter contre les fake news. Au sein de la presse nationale, on a Les Décodeurs pour Le Monde, CheckNews chez Libération. La presse régionale, par son lien de proximité avec ses territoires, n'est pas en reste. La Dépêche va d'ailleurs multiplier les séquences de décryptage, notamment dans l'optique des européennes.

Rubriques dans les JT

Les JT de TF1 et France 2 ont lancé aussi leur rubrique de «fact-checking» (vérification de l'info). Depuis lundi, la rubrique s'intitule «Faux et usage de faux» sur France 2. Sur TF1, la rubrique intitulée «Factuel» sera proposée tous les samedis soir dans le 20 heures d'Anne-Claire Coudray.

Enfin, l'AFP a annoncé hier qu'elle renforce son opération mondiale de fact-checking via un important contrat avec Facebook qui va permettre la production d'articles en langue arabe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L'arabe s'ajoute ainsi aux productions actuelles des équipes de l'AFP en français, anglais, espagnol et portugais dans seize pays à travers le monde.

Digital 113 : le nouveau cluster régional d'Occitanie

digital113


La grande région réunissant Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon s'est construite y compris dans le domaine de l'innovation. Ainsi, DigitalPlace et FrenchSouth.digital, les clusters des deux régions avaient signé en 2015 une convention de partenariat qui a débouché par une fusion. Depuis mardi soir, ils ne forment plus qu'une seule entité : Digital113.

Le nom avait été gardé secret jusqu'à hier soir. Le nouveau logo, désigné par l'école Idem, basée dans les Pyrénées-Orientales fait référence à la formule marketing "1 + 1 = 3" et évoque aussi l'axe routier de la RN113, qui relie Montpellier à Toulouse.

400 entreprises de la région sont d'ores et déjà adhérentes à Digital 113, dont des start-up, des PME et de grands groupes partenaires. Le siège Digital 113 estbasé à Toulouse, avec un site à Montpellier.

Missions  d'accompagnement
Digital 113 vise à favoriser les synergies et développer la coopération entre les entreprises. Avec une ambition : devenir rapidement le premier cluster numérique de France.

Digital 113 agit selon 5 axes stratégiques : innovation & transformation, business & croissance, stratégie & financement, recrutement & diversité, et enfiin international.
Afin de favoriser le développement technologique, commercial et financier ainsi que d’alimenter la réflexion en idées novatrices et projets collaboratifs, le cluster propose 4 grands types d’actions : animations, projets, événements et services.

Une enquête dénonce l'inquiétante progression des thèses complotistes en France

fakenews


Une nouvelle enquête de grande ampleur réalisée par l'Ifop en décembre dernier sur le complotisme en France vient d'être dévoilée ce mercredi 6 février par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch. Les deux organismes avaient déjà mené un travail similaire l'an passé.

21% des Français d'accord avec 5 théories complotistes

enquete

"Cette nouvelle enquête met en lumière l’influence préoccupante des représentations conspirationnistes dans la société française : si deux Français sur trois sont relativement hermétiques au complotisme, 21 % des personnes interrogées se déclarent cependant « d’accord » avec 5 énoncés complotistes parmi les 10 qui leur ont été soumis", s'alarment les deux organismes.
"Les moins de 35 ans, les moins diplômés et les catégories sociales les plus défavorisées demeurent les plus perméables aux théories du complot : 28 % des 18-24 ans adhèrent à 5 théories ou plus, contre seulement 9 % des 65 ans et plus."

Les doutes sur la version officielle de l'attentat de Strasbourg

Un exemple fait particulièrement réagir : celui de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg. "Invités à se prononcer séparément sur l’attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018, seuls les deux tiers des sondés estiment que la version des autorités est conforme à la réalité. 10 % pensent qu’il s’agit d’une manipulation du gouvernement."

Les Français sont inquiets des fakenews... mais ils les relaient !

Cette enquête fait suite à un  récent sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour France Info et le Figaro consacré au regard des Français sur les Fake News et publié le 31 janvier. Le sondage montrait notamment que  trois Français sur dix reconnaissent relayer des « fake news » et ceux qui s’informent principalement via les réseaux sociaux sont presque un sur deux (45%) à le faire. Les « fake news » constituent d’ailleurs un problème important voire très important pour 9 Français sur 10 (88%) et ce problème s’accentue de façon exponentielle (+17 points en un an).

Les chiffres clés de l’enquête
  • 6 des 10 théories du complot proposées dans notre enquête étaient connues de la moitié ou plus des répondants avant l’enquête
  • 2 Français sur 3 sont relativement hermétiques au complotisme
  • 21% des personnes interrogées sont d’accord avec 5 théories du complot ou plus
  • 35% des personnes interrogées n’adhèrent à aucune théorie du complot
  • 43% des personnes interrogées sont d’accord avec l’affirmation suivante : « Le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins » (et 17% sont « tout à fait d’accord »)
  • 27% des personnes interrogées adhèrent à l’affirmation suivante : « Les Illuminati sont une organisation secrète qui cherche à manipuler la population »
  • 22% des personnes interrogées adhèrent à l’affirmation suivante : « Il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale »
  • 15% des personnes interrogées adhèrent à l’affirmation suivante : « Certaines traînées blanches crées par le passage des avions dans le ciel sont composées de produits chimiques délibérément répandues pour des raisons tenues secrètes »
  • 28% des 18-24 ans adhèrent à 5 théories ou plus, contre 9 % des 65 ans et plus
  • 27% des personnes sans diplômes adhèrent à 5 théories ou plus, contre 8 % des Bac + 2
  • Pour seulement 43% des personnes qui adhèrent à 5 théories ou plus, le fait de vivre en démocratie est « très important » (contre 57% pour la moyenne des Français)
  • 51% des personnes qui adhèrent à 5 théories ou plus pensent que certaines personnes ont des dons de voyance, contre 18% de celles qui n’adhèrent à aucune théorie
  • 10% des personnes interrogées estiment que l’attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018 est une manipulation du gouvernement

Piratage : les seniors plus informés que les jeunes !

phishing


Les clichés ont la vie dure. Entre le jeune geek qui manie toute la journée son smartphone pour poster des statuts et des photos sur Snapchat,  Instagram ou Facebook et le senior qui surfe sur internet depuis son ordinateur, on aurait tendance à penser que c’est le second qui est plus fragile face aux tentatives de piratage et notamment l’hameçonnage (phishing). Et pourtant, une enquête de Proofpoint, leader de la cybersécurité et de la mise en conformité, montre le contraire.

Etude internationale sur un milliards d'e-mails

Dans la 5e édition de leur rapport « State of The Phish », les experts de Proofpoint ont réalisé une étude issue de l’analyse de plus d’un milliard d’e-mails par jour et sont arrivés à la conclusion que les auteurs de cyberattaques ciblent les individus, et non les systèmes de défense technologiques. Selon le rapport, « les cybercriminels n’hésitent pas à tirer parti de notre curiosité naturelle, de notre tendance à vouloir aider les autres, notre intérêt pour les bonnes affaires, ainsi que de nos contraintes de temps, pour nous inciter à cliquer ».


Proofpoint


Proofpoint


Les millennials accusent un retard dans la compréhension du phishing et des logiciels de rançon

Les experts Proofpoint ont cherché à établir un lien entre le niveau de connaissances des utilisateurs finaux et les vulnérabilités des entreprises. Pour cela, ils ont interrogé 7 000 utilisateurs finaux de sept pays différents à travers des questions relativement simples portant sur le phishing, les ransomwares, le SMiShing (phishing par SMS/message texte) et le vishing (phishing vocal).
L’enquête révèle que, sans formation de sensibilisation à la cybersécurité, les utilisateurs finaux sont généralement peu familiarisés avec les termes courants de la sécurité des systèmes d’information. Mais cette analyse montre également des disparités surprenantes selon les groupes d’âge : les millennials accusent un retard dans la compréhension du phishing et des logiciels de rançon, face aux baby-boomers plus avertis.
L’étude montre que 52% des répondants âgés de plus de 54 ans ont connaissance de ce qu’est le phishing contre 40% des 18-21 ans !
Cela démontre que les entreprises ne doivent pas tenir pour acquis l’idée selon laquelle les travailleurs plus jeunes ont une compréhension innée des menaces de cybersécurité et/ou des bonnes pratiques parce qu’ils sont plus technophiles. Tous les groupes d’âge ont besoin d’être formés et sensibilisés à la cybersécurité.