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Apprendre à écrire : peut-on remplacer papier et crayon par tablette et stylet ?

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Le geste associé au tracé d'une lettre en favorise la reconnaissance en situation de lecture.Shutterstock


Denis Alamargot, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) et Marie-France Morin, Université de Sherbrooke

Avec la généralisation des technologies numériques et l’utilisation massive des ordinateurs, la tentation est grande d’abandonner l’écriture à la main au profit du clavier. Toutefois, les recherches menées en psychologie cognitive et en neurosciences cognitives montrent que l’écriture manuscrite est une ressource et un outil cognitif, qui facilite les apprentissages, contrairement au clavier.

Ainsi, chez des élèves de maternelle, le geste d’écriture (ou geste graphomoteur) qui est progressivement associé, avec la pratique, à la réalisation du tracé d’une lettre donnée, devient un indice en mémoire, au même titre que la forme, le nom et le son de cette lettre. Il améliore sa reconnaissance en situation de lecture.

Cet effet facilitateur de la graphomotricité n’a pu être retrouvé à ce jour avec le clavier car celui-ci n’exige qu’un seul et même geste, quelle que soit la lettre – soit un simple appuie sur une touche.

De même, il a été montré que le recours au clavier pour rédiger des textes impactait fortement les performances en rédaction d’élèves, dans la cinquième ou la sixième année de leur scolarité, dès lors qu’ils n’avaient pas bénéficié d’une formation approfondie à la dactylographie. Le clavier les place en situation de surcharge cognitive.

Qualité et vitesse d’écriture

Si les recherches s’accordent sur la nécessité de conserver l’écriture manuscrite, notamment à l’école, il ne s’agit pas pour autant de renier les apports des technologies numériques. L’idée est alors d’utiliser les tablettes tactiles comme support d’écriture manuscrite. Le remplacement du couple papier-crayon par le couple stylet-tablette permet ainsi de conserver le geste d’écriture, tout en profitant des apports d’un environnement numérique.

Mais est-ce si évident ? En fait, non. Le problème qui se pose en premier lieu est celui d’un possible effet perturbateur de la surface de la tablette. Celle-ci est particulièrement lisse par rapport au papier. Qui a signé un jour avec un stylo à l’arrière d’une carte bancaire a très certainement éprouvé l’effet d’une très faible friction de la surface d’écriture… et il ne s’agissait ici que d’une signature dont le tracé est presque automatique. Qu’en est-il s’il s’agit d’écrire des lettres et des mots sur une telle surface lisse ?

À l’évidence, avant d’aller plus loin dans la promotion de l’écriture manuscrite sur tablette à l’école, il s’avère indispensable d’évaluer si, et en quoi, l’écriture des élèves serait perturbée lorsqu’on leur demande d’écrire sur l’écran d’une tablette avec un stylet.

Pour répondre à cette question, nous avons conduit une expérimentation pionnière dans le but d’évaluer l’effet induit par la faible friction de la surface de la tablette sur le pilotage du geste d’écriture chez des élèves encore novices (en deuxième année du primaire – 7,5 ans) et chez des élèves devenus plus experts dans le tracé des lettres (en neuvième année scolaire, soit la classe de troisième en France – 14,5 ans).

Pour ce faire, il a été demandé à tous les élèves de rappeler leur prénom ainsi que les lettres de l’alphabet en écrivant avec un stylo à bille sur du papier, et avec un stylet à mine plastique sur l’écran d’une tablette. Deux analyses complémentaires ont été menées pour apprécier les performances selon les deux conditions d’écriture.

La première analyse a consisté à évaluer la qualité graphique des lettres en termes de conformité par rapport à leurs formes académiques. La seconde analyse a consisté à extraire, depuis les informations transmises par la tablette, des indicateurs de la dynamique du geste graphomoteur, comme : la pression exercée sur le stylo/stylet pendant l’écriture d’une lettre, la durée de production des lettres, la durée des pauses d’écriture, la longueur du tracé, ou encore la vitesse de mouvement du stylo.

Programmation et régulation

Les résultats de cette étude montrent que tracer des lettres sur la tablette avec un stylet entraîne une dégradation de la qualité des lettres du prénom – qui est pourtant une suite de lettres dont l’écriture est bien assimilée par les élèves – et une augmentation de la taille des lettres, ce quel que soit le niveau scolaire.

Par ailleurs, l’écriture sur tablette avec un stylet conduit les élèves de deuxième année à faire des pauses plus longues au cours du tracé, et les élèves de neuvième année à tracer plus rapidement des lettres plus grandes, en exerçant une pression plus importante sur le stylet.

Ces résultats indiquent qu’en écrivant sur la surface lisse d’une tablette, les élèves de deuxième année éprouvent des difficultés à programmer (calculer) les différents segments composant le tracé de la lettre.

Les élèves de neuvième année, plus avancés sur le plan de la graphomotricité, rencontrent des difficultés non pas de programmation des segments mais de régulation de la trajectoire du stylet. Voilà qui les oblige à augmenter la taille des lettres et la pression exercée sur la mine, pour mieux ressentir la force exercée par le stylo sur les doigts (autrement dit, maximiser ce qui est appelé le feedback proprio-kinesthésique) et conserver un pilotage adéquat malgré la faible friction.

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Tracer des lettres sur une tablette avec un stylet entraîne une dégradation de la qualité et la vitesse d’écriture des lettres. Shutterstock

Ces premiers résultats, alertant sur les effets négatifs possibles d’un usage exclusif du couple stylet-tablette pour écrire à l’école, ont été confirmés par deux autres études qui montrent que ces perturbations du pilotage du geste sont également présentes chez des élèves de maternelle (5,5 ans), de deuxième année (7,7 ans) comme chez des adultes (21,8 ans), même si elles sont plus ou moins marquées selon la nature de la tâche d’écriture.

Pilotage visuel

S’il ne fait ainsi pas de doute que la faible friction d’une tablette perturbe le pilotage du geste d’écriture en modifiant la perception de son stylo par le scripteur, il est alors possible de s’interroger sur le recours possible à l’analyse visuelle pour adapter le pilotage du geste et réussir malgré tout à former des lettres, même si celles-ci sont dégradées.

En effet, en plus de l’utilisation du feedback proprio-kinesthésique (c’est-à-dire la sensation du crayon dans les doigts), le scripteur peut également utiliser la vision pour guider la trajectoire de la pointe du crayon. Ce mode de pilotage visuel, utilisant ce qui est appelé le feedback rétroactif visuel (où l’œil pilote le crayon), est le fait des plus jeunes scripteurs qui, encore peu expérimentés, tracent la lettre petit à petit. Ils ajustent la trajectoire de leur trait sur la base de l’analyse visuelle du tracé.

Pour évaluer dans quelle mesure écrire sur une tablette obligerait un scripteur, même expert, à revenir à un mode de pilotage visuel, nous avons proposé à des élèves de deuxième année (7,8 ans), cinquième année (11,1 ans) et à des adultes (25,4 ans) d’écrire avec un stylet des lettres et des mots, sur une tablette dont la surface était lisse ou rendue rugueuse par l’ajout d’un film plastique sur l’écran. Dans certains cas, un cache amovible empêchait de voir ce qu’écrivait la main, dans d’autres, non.

L’analyse de la qualité des lettres tracées et de la dynamique de l’écriture montre qu’en l’absence de vision et en présence d’une surface lisse, la qualité des lettres diminue, alors que la vitesse du crayon et la taille du tracé augmentent, notamment chez les plus jeunes.

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Les jeunes scripteurs tracent chaque lettre petit à petit, ajustant la trajectoire de leur trait par une analyse visuelle. Shutterstock

Ce résultat indique que les élèves, en situation habituelle de vision, compensent l’effet de la faible friction de la surface de la tablette en mobilisant plus fortement la vision pour piloter le tracé du crayon, stratégie caractéristique des scripteurs débutants.

Ces différentes études, aux résultats convergents et complémentaires, indiquent qu’à ce jour le couple tablette-stylet ne saurait se substituer de façon transparente au couple papier-crayon, et ce, quel que soit le niveau des élèves.

Au regard des résultats, il apparaît nécessaire que les écrans des tablettes soient modifiés quant à leur structure de façon à augmenter leur degré de friction, autrement dit, les rendre moins lisses, de telle sorte qu’il devienne aussi aisé et évident d’y écrire que sur une feuille de papier.

Le simple fait de positionner un film plastique plus rugueux sur l’écran de la tablette s’avère être une solution technique simple qui rend les tablettes plus propice à l’écriture. En l’état actuel, la nécessité d’adapter le pilotage de son geste – notamment en exigeant pour le jeune scripteur de recourir plus fortement à l’analyse visuelle de son tracé – pose la question d’un impact possible sur les performances à des tâches orthographiques ou rédactionnelles.

En effet, ces tâches nécessitent elles aussi un traitement d’information visuelle potentiellement concurrent. Des études complémentaires doivent être menées pour explorer ces aspects ainsi qu’étudier les effets d’entraînements qui pourraient minimiser les difficultés associées à l’écriture sur tablette.The Conversation

Denis Alamargot, Professeur des Universités, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) et Marie-France Morin, Professor / Professeure titulaire, Chercheure régulière au GRISE, Faculté d'éducation, Université de Sherbrooke Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Cybersécurité : comment lutter contre le fléau des ransomware

 

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Par WasabI, spécialiste du cloud

La crise mondiale qui a émergé suite à la pandémie de COVID-19 a impacté tous les secteurs de nos sociétés. Durant cette période, la digitalisation a permis à des secteurs entiers d'assurer la continuité de leur activité quand d'autres ont dû s'arreter du jour au lendemain.Si le numérique apparaît plus que jamais comme incontournable, tant pour le secteur privé que public, il soulève également de nombreuses questions autour de la sécurité, notament à l'heure où les données représentent une valeur inestimables pour les entreprises. Pami elle, les attaques de type ransomware. 

Wasabi, fournisseur de solution hot cloud storage, explique comment et pourquoi il est indispensable de se protéger contre ces attaques. 

L'une des plus grandes menaces de cybersécurité à laquelle sont confrontées les entreprises est le phénomène des ransomware. Il fait des ravages dans les systèmes informatiques et peut coûter des millions aux organisations pour réparer les dégâts. La forme la plus courante est la "crypto-ransomware". Celle-ci consiste à crypter des fichiers de valeur ou le contenu d'un disque entier afin d'empêcher les utilisateurs d'y accéder. Si ces données n'ont pas été sauvegardées quelque part, ou si la sauvegarde est également cryptée, l'organisation ou la personne victime se voit dans l'obligation de payer le cybercriminel, au risque de faire face à la perte de ses données.

 L'impact que représente la perte de données pour une entreprise peut être catastrophique et dans certains cas, mener à l'arrêt total de l'activité. Les conséquences des temps d'arrêt pour les entreprises victimes d'une attaque ransomware sont généralement d'ordre financier, en raison de la perte de revenus ou des temps d'inactivité des employés. En plus de les rendre inaccessibles, ces attaques peuvent également donner lieu à la divulgation des données confidentielles d'une entreprise. Mais lorsque l'attaque vise des services gouvernementaux, médicaux ou d'urgence, il ne s'agit plus seulement de coûts financiers mais de la sécurité, de la protection et de la santé des personnes qui dépendent de ces organismes.

Comment prévenir une attaque ransomware ?

Cela peut paraitre simpliste mais le meilleur moyen d'éviter de payer une rançon est de restaurer les données affectées par une cyber attaque, à partir de sauvegardes. Encore faut-il que cela soit possible. Les données sauvegardées ne sont pas à l'abri, elles aussi, d'une attaque ransomware. Cependant, un programme de conservation diligente comprenant plusieurs versions, différents points de récupération (annuel, mensuel, hebdomadaire, quotidien) et une séparation géographique entre les copies de sauvegarde, contribuent largement à réduire l'impact des attaques.

Bien entendu, le meilleur pare-feu consiste à empêcher les cybercriminels d'accéder au réseau et à surveiller les activités suspectes via des logiciels de surveillance et des systèmes de détection d'intrusions.

 Une règle empirique commune pour la sauvegarde des données est connue sous le nom de « règle 3-2-1 ». Celle-ci consiste à conserver trois copies de ses données, deux sur des supports différents et une hors site. L'option hors site est logique car la délocalisation, aussi appelée « air gapping », d'une des copies de sauvegarde, permet de mieux se prémunir contre une attaque. Malheureusement, le "air gapping" consiste généralement à conserver une copie "hors ligne" et à la mettre hors tension quelque part. Cela limite l'accès à la copie de sauvegarde et, dans certains cas, il peut falloir des jours pour la localiser et la remettre en ligne. C'est ici que le stockage cloud rentre en jeu.

Le stockage cloud permet d'accéder aux données hors site en quelques millisecondes. Cette solution, moins coûteuse que le stockage sur site, donne un accès quasi instantané aux données et ajoute un niveau de protection supplémentaire, en délocalisant la sauvegarde. C'est notamment pour cela que de nombreuses entreprises utilisent désormais le stockage cloud dans le cadre de leur stratégie de sauvegarde 3-2-1.

Dans le cas d'une attaque ransomware la meilleure défense reste encore l'attaque. Il existe aujourd'hui toute une série de produits anti logiciels malveillants et de décryptage pour protéger son système. Pourtant, l'un des moyens les plus simples de sécuriser ses données consiste à effectuer des sauvegardes régulières, idéalement en conservant au moins une copie de sauvegarde hors site. À ce titre, le cloud ne doit pas seulement être perçu par les entreprises comme une solution de stockage, mais comme un élément essentiel de leur stratégie de cybersécurité. 

 

Recrutement à distance : 3 étapes pour recruter des développeurs

 

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Aude Barral, co-founder & CCO de Codingame

Partout dans le monde, les professionnels du recrutement tech observent un accroissement important de candidatures pour leurs postes vacants. L'impact de la crise sanitaire et le ralentissement économique qui a suivi ont entraîné une mobilité accrue des développeurs sur le marché de l'emploi dans l'informatique. Avec un nombre de candidats parfois jusqu'à dix fois plus élevé qu'auparavant, les processus de recrutement doivent s'adapter à de nouvelles méthodes, notamment le recrutement à distance, qui s'opère aujourd'hui de bout en bout de la chaîne.

Trouver des développeurs à distance : le sourcing en ligne

Si près de 99 % des développeurs logiciel sont passés en “full remote” pendant la pandémie COVID-19 avec une aisance certaine (Source : Enquête CodinGame sur le Télétravail Juin 2020), les recruteurs ont quant à eux dû adapter leurs process de recrutement à une dématérialisation complète.

Actuellement, il est possible de faire preuve de créativité pour aller plus loin que la chasse de profils tech sur Linkedin. Pour sourcer des profils pertinents efficacement en ligne, il est intéressant de se tourner vers les événements de recrutement organisés à distance. Les compétitions de code et hackathons online ont l’avantage de pouvoir rassembler plusieurs milliers de participants aux quatre coins du monde sur le même lapse de temps. Les forums d’emplois virtuels, quant à eux, remplacent le dialogue candidat-recruteur en face-à-face avec des échanges par messagerie instantanée, forums de discussion et chatbots.

Certaines entreprises ont opté pour des “journées portes ouvertes en ligne”, avec vidéos de présentation de l’entreprise ou des locaux à l’appui, et échanges en mode webinar via des plates-formes de vidéo-conférence type Zoom pour les sessions de questions-réponses avec les visiteurs.

Enfin, les plates-formes de recrutement à distance avec mise en relation par matching permettent aux professionnels des ressources humaines d’entrer en contact et d’échanger avec des candidats ouverts à de nouvelles opportunités.

L’évaluation des compétences à distance : la phase de pré-sélection

Évaluer le niveau de compétences techniques d’un développeur sans le rencontrer en direct oblige bien souvent les entreprises à se doter de nouveaux outils.

Pour plus de pertinence d’évaluation des compétences métiers pour les profils tech, il est préférable de s’éloigner des tests QCM ou de l’exercice à résoudre à la maison et privilégier les tests techniques en ligne avec mise en situation professionnelle, c’est-à-dire, des sessions de qualification qui font directement programmer les développeurs pour répondre à des problématiques métiers qu’ils pourraient rencontrer demain en entreprise. Surtout qu’en ce qui concerne les logiciels d’évaluation des compétences techniques en ligne, le choix est vaste.

Sur ces logiciels c’est le savoir-faire seul qui compte. L’analyse des compétences et la correction sont automatisées, permettant d’éliminer les biais cognitifs. Ces logiciels génèrent ensuite un rapport de test facile à interpréter, qui permet de short-lister rapidement les candidats dans une procédure de recrutement à distance.

Nouveaux sur le marché, les tests techniques sous forme de jeux qui s’appuient sur la gamification permettent de séduire des candidats qui pourraient être réfractaires à un test technique classique.

L’entretien à distance : de la visio-conférence au live coding

Les entretiens en vidéo peuvent être organisés avec la plupart des plates-formes de visio-conférence disponibles sur le marché. Ils permettent de convier plusieurs participants pour des entretiens collaboratifs. Le point crucial est de conserver la rigueur d’un entretien classique : dress code, ponctualité, et surtout, une qualité de réseau irréprochable pour maximiser l’expérience candidat.

Un entretien en ligne est souvent plus complexe à mener qu’un entretien en face-à-face. La distance ne permet pas de décoder le langage corporel et il peut être difficile de capter l’énergie des candidats. Il est conseillé de préparer en amont une grille d’entretien et la liste de questions qui permettra de proposer aux candidats la même trame et de les évaluer sur les mêmes critères objectifs.

Pour aller plus loin, certaines plates-formes de recrutement de développeurs permettent de mener des entretiens techniques en format “live coding”. La fenêtre de dialogue est alors complétée par une interface web de code dynamique qui permet de proposer aux candidats de programmer directement en commentant leur processus de réflexion. Pour les mettre à l’aise dans cet exercice, il convient de leur rappeler qu’on n’attend pas d’eux un algorithme sophistiqué ou une solution optimale mais que c’est un support d’échange pour mieux comprendre leur approche du métier.

Ainsi, il est indispensable aux entreprises mais aussi à la société de façon générale de trouver non seulement les outils les plus performants sur une longue durée, mais surtout d’apprivoiser de nouveaux codes imposés par cette période si particulière et si instable.

Crise du Covid-19 et enjeux logistiques : pourquoi la pandémie permettra aux entreprises d’être plus performantes

 

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Par Franck Lheureux, Directeur Général EMEA chez Ivalua

Jusqu’à présent les entreprises concentraient leurs efforts d’optimisation sur les chaînes d’approvisionnement classiques. Face au contexte actuel, force est de constater qu’elles n’étaient pas préparées à une crise de cette ampleur. Tension sur les matières premières, fermeture des frontières, confinement et limitation de la production, pour de nombreuses entreprises, le contexte de la pandémie était tout simplement inimaginable. Celles-ci ont cependant rapidement pris conscience de ces défis et ont été nombreuses à réorganiser intégralement leurs chaînes d’approvisionnement. Une dynamique qui à mes yeux repose sur cinq critères : créer de la transparence, améliorer les liens avec les fournisseurs, optimiser la chaîne d’approvisionnement, diversifier les fournisseurs pour gagner en agilité, et suivre en permanence les risques éventuels.

Jouer la carte de la transparence

À tout moment, une entreprise doit savoir avec quels fournisseurs elle travaille sur un projet donné, et être en mesure de les visualiser de manière immédiate. Cela s’applique tout particulièrement aux fournisseurs de rang 2 et 3, dont l’importance est bien trop négligée à nos yeux. C’est justement en temps de crise que la situation devient rapidement problématique : la disparition de plusieurs partenaires d’une même région peut rapidement entraîner des problèmes d’approvisionnement et plonger tôt ou tard les entreprises, même de grande envergure, dans des difficultés économiques. La crise du Covid-19 l’illustre très nettement : en Chine, des zones tout entières, consacrées à la  high-tech, ont dû interrompre leur activité, se traduisant par des blocages de production et un allongement considérable des délais de livraison pour les clients.

Améliorer la coopération avec les fournisseurs

Les entreprises ont tout à gagner à collaborer plus étroitement avec leurs fournisseurs pour planifier les commandes, établir des prévisions et suivre les inventaires. Plus le dialogue est structuré et organisé et plus les fournisseurs pourront prévoir efficacement les demandes clients et ainsi mieux gérer leurs propres stocks de produits et sous-traitants – et donc informer plus tôt leurs mandataires d’éventuels problèmes de livraison.

Favoriser une meilleure collaboration au sein de la chaîne d’approvisionnement

Il faut en prendre acte, une utilisation pertinente des données disponibles améliore la transparence à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement, car toutes les parties concernées peuvent exploiter ces données pour optimiser leurs processus de travail. Ainsi, les entreprises peuvent évaluer leurs fournisseurs, mieux estimer les risques et, en cas de besoin, sélectionner plus rapidement de nouveaux partenaires. Et ce, à chaque étape du cycle de vie d’un produit. Une démarche bénéfique en temps de crise.

Engager une diversification des fournisseurs

Les crises telles que l’épidémie de coronavirus, ou encore le tsunami de 2011 au Japon, font ressortir les dangers d’une dépendance excessive vis-à-vis d’un seul fournisseur ou de plusieurs partenaires implantés dans une seule et même région. Les entreprises doivent diversifier les fournisseurs de certaines marchandises et prestations, tout comme un investisseur diversifie son portefeuille pour s’assurer des revenus stables.

S’assurer du suivi permanent des risques

Les entreprises auraient tout intérêt à suivre de près les risques majeurs pour leur activité, ainsi que leurs répercussions sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et donc le produit final, ou le service. Si les points 1) et 2) ont été mis en place, elles pourront s’adresser à temps à des fournisseurs de substitution et rester compétitives. Lorsqu’un système de gestion des risques est déjà en place, ce dernier doit sans cesse tenir compte de l’évolution du contexte et être complété par des informations de sources externes : données météorologiques ou encore analyses de réassureurs ou de solutions de gestion des risques pour supply chains, telles que Risk Methods par exemple.

La crise du Coronavirus a plongé l’ensemble des entreprises dans une période inédite. Nos modes de travail habituels ont été bouleversés en l’espace de quelques semaines et il est fort à parier que les changements que nous vivons actuellement deviennent la norme des prochaines années. Il convient dès lors de s’adapter et de faire évoluer ses cadres opérationnels afin de rester compétitif. Les enjeux logistiques sont dans ce sens un excellent indicateur des transformations utiles qu’il nous convient d’adopter.  

Le petit-fils du commandant Cousteau veut construire une ISS de l’océan

 

Protus

Ces derniers jours nos regards se sont tournés vers l’espace entre le lancement réussi de la mission Mars 2020 ou l’annonce par l’astronaute Thomas Pesquet de son retour sur l’ISS, la station spatiale internationale en 2021 à bord de la capsule Dragon X de Space X. Mais les horizons lointains ne sont pas que dans l’espace, ils peuvent aussi être sur la Terre, dans les profondeurs des océans qui conservent encore beaucoup de mystères. C’est pour pouvoir les percer que le petit-fils du commandant Cousteau, Fabien Cousteau, porte le projet de créer une "ISS de l’océan. "

À la tête de la Fabien Cousteau Ocean Learning Center (FCOLC), dédié à la protection et à la préservation des eaux, des zones côtières et des habitats marins via des actions concernant l’éducation, la recherche, la collaboration, et l’autonomisation, il porte un projet qui s’appelle "Proteus", avec le designer suisse Yves Béhar. "L’exploration océanique est 1 000 fois plus importante que l’exploration spatiale pour – égoïstement – notre survie, pour notre trajectoire vers le futur", explique Cousteau.

Ce projet ambitieux est comme l’héritier des idées du commandant Cousteau qui avait lancé en 1962 les habitats sous-marins "Précontinent", d’abord à basse profondeur près des côtes, puis jusqu’à 100 en 1965 avec Precontinent III.

Proteus serait une vaste base de recherche de 370 m2, capable d’accueillir 12 personnes à 19 mètres de profondeur. Grâce à cet habitat sous-marin, les scientifiques gagneraient du temps et, selon Fabien Cousteau, pourraient réaliser "30 à 40 fois plus de recherches qu’à terre."

Pour construire le projet Proteus, démarré il y a deux ans, Fabien Cousteau cherche à collecter 135 millions de dollars. Il a d’ores et déjà le soutien de plusieurs universités et de la Caribbean Research and Management of Biodiversity.

La pandémie de Covid-19 a renforcé l’hégémonie des plates-formes numériques globales


Disney Plus, le nouveau service de streaming vidéo de Disney a atteint plus de 50 millions d’abonnés début avril. Ivan Marc / Shutterstock

Par Antonios Vlassis, Université de Liège

La pandémie mondiale affecte le fonctionnement des industries culturelles et les flux mondiaux du contenu culturel numérique.

Prenant comme cas d’analyse les plates-formes numériques et leur place dans les écosystèmes de l’audiovisuel et de la musique, nous pourrions constater que même si l’univers des nouvelles plates-formes affiche des opportunités majeures – telles que des gammes de biens culturels abondantes et abordables et une accessibilité accrue des contenus sur le web – le contexte actuel amplifie des dynamiques de concentration du secteur culturel due à l’action omniprésente de certaines plates-formes en ligne (Netflix, Disney Plus, Spotify ou YouTube Music entre autres).

Ces dernières ont acquis une longueur d’avance sur leurs concurrents en matière de positionnement sur des marchés numériques en forte croissance. Par ailleurs, l’action omniprésente des plates-formes numériques américaines crée un fort contraste avec la politique étrangère de l’administration Trump qui se veut de plus en plus unilatéraliste et nationaliste.

Une vague de nouveaux abonnements

Selon le rapport trimestriel de Netflix, dans les trois premiers mois de 2020, la firme multinationale basée en Californie a cumulé 15,77 millions de nouveaux abonnés payants à travers le monde (+9,4 %) contre une prévision de 7 millions. Durant le grand confinement, la plupart des nouveaux abonnés étaient issus du marché international.

Aujourd’hui, Netflix totalise 182,9 millions d’abonnés, mais sa domination est mise à l’épreuve par Disney Plus, le nouveau service de streaming vidéo de Disney, lancé en novembre 2019 aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas.

Début avril, Disney Plus a atteint plus de 50 millions d’abonnés contre 28,6 millions d’abonnés payants le 3 février. Il est clair que Disney Plus est aussi un bénéficiaire majeur du changement de consommation culturelle et de l’augmentation des heures de streaming à domicile à la suite de la pandémie de Covid-19. Notons que Disney Plus avait initialement fixé un objectif de 60 à 90 millions d’abonnés d’ici la fin de 2024.

Répartition du nombre d’utilisateurs actifs mensuels (MAU’s) de Spotify par zone géographique au premier trimestre 2020. Communiqué de presse Spotify

De son côté, Spotify a atteint 130 millions d’abonnés payants au premier trimestre de 2020 soit une augmentation de 6 millions d’abonnés soit une hausse de 31 %, supérieur aux prévisions initiales.

En outre, le nombre total d’utilisateurs actifs mensuels (MAU) de Spotify a augmenté de 31 % pour atteindre 286 millions, cumulant ainsi trois trimestres consécutifs de croissance supérieure à 30 %. Les régions de l’Amérique latine et du reste du monde continuent de connaître la croissance la plus rapide, ces segments progressant respectivement de 36 % et 65 %.

Enfin, en avril 2020, Apple a rendu Apple Music disponible dans 52 pays supplémentaires – notamment en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes – offrant un essai du service gratuit pendant six mois.

Alors que durant la période du confinement, il n’y a pas de données concrètes sur YouTube Music, il est révélateur qu’au cours du premier trimestre de 2020, les revenus publicitaires de YouTube soient passés de 3,02 milliards dollars US à 4,03 milliards dollars US, en hausse de 25 % par rapport au même trimestre de l’année dernière.

YouTube représente ainsi plus de 10 % des revenus globaux de Google, ce qui illustre à quel point la plate-forme vidéo est devenue indispensable pour la société de San José.

Soft power et diplomatie

La diplomatie publique est un élément clé de la stratégie de ces acteurs numériques dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Alors que récemment, dans plusieurs pays, les appels à mettre en œuvre des politiques de contenu local et des mesures fiscales destinées aux acteurs numériques se multiplient, la stratégie de diplomatie publique cherche à promouvoir une image bienveillante de ces acteurs mondiaux.

Il s’agit ainsi de susciter un mouvement d’opinion favorable à leurs priorités de la part des régulateurs publics, des organismes de l’industrie numérique et des professionnels de la culture.

Dans le contexte du grand confinement, en mars 2020, Netflix a mis en place un fonds de 100 millions de dollars US pour aider à surmonter les difficultés dans les industries culturelles.

Dans les efforts de la société californienne de consolider sa place de l’acteur incontournable dans les secteurs culturels, ce fonds comprend des dons de 1 million de dollars US chacun destinés à de nombreuses associations aux États-Unis et au Canada, mais aussi à un grand nombre d’organisations publiques telles que le British Film Institute, la Commission du film italien, l’Institut brésilien du contenu audiovisuel, l’Académie mexicaine des arts et des sciences cinématographiques, l’Instituto de la Cinematografía y de las Artes Audiovisuales, l’Acción Cultural et la Film Academy en Espagne, ainsi que le Netherlands Film Fund.

Dans la même veine, Amazon Studios a fourni 1 million de dollars US à l’équipe de restauration du groupe de restaurants Jon & Vinny pour préparer et livrer des repas à des associations, dont le Motion Picture & Television Fund.

Par ailleurs, en avril 2020, Spotify a introduit une nouvelle fonction permettant aux artistes de recevoir de l’argent de la part des fans ou de faire un don à un organisme de charité. Le 25 mars, Spotify a également lancé le projet Spotify Covid-19 Music Relief. Dans ce cadre, Spotify s’est associé à des organisations, qui offrent un soulagement financier à la communauté créative à travers le monde. La contribution totale de Spotify s’élève à 10 millions de dollars US.

Capture d’écran du site Spotify Covid-19 Music Relief permettant de faire des dons. Site web

Les plates-formes visent aussi à développer une stratégie du patrimoine cinématographique. En avril 2020, Netflix a établi un nouveau partenariat avec MK2 Films, la société de vente et de distribution cinématographique basée à Paris. Il couvrira un catalogue de 50 films réalisés par François Truffaut, David Lynch, Michael Haneke, Xavier Dolan, Charlie Chaplin, etc.

À la suite de sa stratégie d’exploitation des œuvres du patrimoine cinématographique, en janvier 2020, Netflix a acquis les droits exclusifs de diffusion en streaming du catalogue complet de films de la maison d’animation japonaise, y compris les films d’animation de Hayao Miyazaki.

Concurrence imparfaite

Pour finir, malgré leur concurrence, les plates-formes en ligne globales sont reliées par une forte interdépendance stratégique bénéficiant d’avantages technologiques, d’une large base de consommateurs, d’économies d’échelle, de stratégies de diplomatie publique, d’une forte capitalisation boursière, ainsi que d’un cadre normatif fondé largement sur l’autorégulation.

Dans ce contexte, comme l’a montré la réforme récente de la directive européenne sur les services médias audiovisuels (SMA), les autorités publiques sont face à un enjeu majeur : garantir l’ouverture des marchés numériques aux contenus culturels transnationaux d’une part, et, d’autre part, impliquer les grandes plates-formes en ligne dans le financement, la visibilité et la découvrabilité des contenus culturels locaux, nationaux ou régionaux.

Cependant, à la lumière de la pandémie de Covid-19, la forte asymétrie d’accès aux données reste cruciale. Les plates-formes globales traitent d’une énorme quantité de données, qui échappe largement aux instituts de statistique culturelle, aux chercheurs et décideurs politiques.

L’accès restreint aux données sur l’offre et la consommation soulève des questions majeures en matière de transparence, de mise en place de conditions de concurrence équitable dans le marché, ainsi que de définition des politiques appropriées visant à améliorer les conditions économiques et sociales des créateurs et promouvoir la diversité des expressions culturelles dans un contexte changeant.The Conversation

Antonios Vlassis, Senior Researcher-Lecturer, Center for International Relations Studies (CEFIR)/Department of Political Science, Université de LiègeCet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Droits d'auteur : face aux géants du web, alliance entre éditeurs allemands et français

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La bataille entre les géants du web, et notamment Google, et les éditeurs de presse sur la rémunération des articles de ces derniers, vient de prendre une nouvelle tournure : une alliance forte entre Français et Allemands à l’heure où les plateformes tentent de diviser le front uni des éditeurs.

Assurer la juste rémunération  des éditeurs


Les éditeurs français et allemands viennent, en effet, de créer une nouvelle société de gestion collective pour assurer conjointement la négociation, la perception et la répartition du droit voisin crée par la directive sur le droit d’auteur. Il y a un an, la France était le premier pays à transposer cette directive européenne de 2019 sur le droit d’auteur avec la loi du 24 juillet 2019 qui accorde aux éditeurs un droit spécifique pour la reprise de leurs publications par les plateformes numériques.

«L’enjeu de ce nouveau droit est d’assurer une rémunération de la part des plateformes pour leur utilisation des publications de presse, afin que la valeur créée en ligne soit équitablement partagée avec les éditeurs», expliquent les partenaires. Afin d’assurer l’effectivité de ce droit en Europe et de créer pour les plateformes un guichet unique pour leurs utilisations de la presse en ligne, l’Alliance de la presse d’information générale, présidée par Jean-Michel Baylet, par ailleurs PDG du groupe Dépêche, et la VG Media, ont créé  ensemble cette nouvelle société de gestion collective, qui  sera ouverte à tous les éditeurs de presse européens.   

Les Européens soutiennent la directive


Pour rappel, la directive sur les droits voisins est largement soutenue par l'opinion. En 2019, avant les élections européennes, Harris interactive avait publié un sondage réalisé en France, Allemagne, Pologne, Espagne, Italie, République tchèque, Grèce et Roumanie. 80 % des Européens se déclaraient favorables à l’application, par l’Union européenne, de règles garantissant la rémunération des artistes et des créateurs de contenus dans le cadre de la diffusion de leurs œuvres sur les plateformes Internet.

Google et Carrefour permettent de faire ses courses... à la voix

GoogleHome


Face au coronavirus, la grande distribution, dont les magasins étaient fermés, a fait preuve d'innovation en développant massivement les drives et le numérique. Carrefour vient à cet égard de lancer une initiative inédite avec Google pour proposer de faire ses courses via l'assistant vocal du géant d'internet.
Carrefour est le premier distributeur au monde à s’intégrer au sein de la nouvelle expérience de courses à la voix sur l’Assistant Google, mise au point par les deux partenaires qui avaient signé un partenariat stratégique en juin 2018.

Une triple innovation

Cette intégration permet une triple innovation, explique Carrefour.
L’Assistant, auquel l’utilisateur peut dicter sa liste de courses (en disant "Ok Google, je veux faire mes courses") en utilisant des mots courants (ex : beurre, lait, fromage), est connecté à l’inventaire e-commerce de Carrefour et peut ainsi traduire cette liste en un panier de produits disponibles à la vente sur carrefour.fr ;
Ensuite, cette traduction se fait de façon personnalisée : les références précises proposées par l’Assistant dans le panier reflètent la meilleure compréhension qu’il a des préférences produits de l’utilisateur, tout en laissant à celui-ci la possibilité de supprimer, modifier ou compléter ces produits à sa guise ;
Enfin, une fois qu’il a validé son panier dans l’Assistant, le client bascule de façon fluide dans l'univers e-commerce de Carrefour pour finaliser sa commande, confirmer son créneau et son mode de livraison (drive, drive piéton ou livraison à domicile), effectuer son paiement et faire jouer ses avantages Fidélité.

Protection des données personnelles

Pour que l’expérience fonctionne et permette à l’utilisateur de se voir proposer des produits pertinents, une condition : associer son compte Google et son compte Carrefour et donc autoriser Carrefour France à partager l’historique de ses achats chez Carrefour avec Google.
"À tout moment, l’utilisateur peut retirer son consentement et dissocier ses comptes. Le partage de l'historique d’achats avec Google est alors interrompu et Google supprime les données transmises. Il en va de même automatiquement si l’expérience n’est pas utilisée pendant une période de 30 jours. Enfin, Carrefour, conformément au Règlement Général sur la Protection des Données personnelles (RGPD), met à disposition des utilisateurs un espace dédié pour l’exercice de leurs droits (ex : droit d’accès, de rectification, d’effacement, d’opposition, etc.)", précise Carrefour sur ce sujet des données personnelles auquel les Français sont très sensibles.

La voix, un nouveau canal

La commande par la voix est une tendance qui va s'accélérer. 46% des Français ont déjà utilisé un assistant vocal selon une étude CSA et Hadopi "Assistants vocaux et enceintes connectées" publiée en mai 2019. 43% des usagers recourent à la recherche vocale pour sa rapidité d’action et les Français utilisent déjà un assistant vocal (notamment sur leur smartphone) pour dicter des mails et des SMS (19%), faire des recherches (15%), interagir avec des objets connectés (8%) et acheter sur internet (4%).
Ce dernier point montre que la marge de progression est donc importante. Carrefour y croit d'autant plus qu'un de ses clients sur 10 possède une enceinte connectée et un tiers déclarent utiliser un assistant vocal sur smartphone.

Sortie de crise : la réinvention passe par le cloud

cloud



Par Laurent Dechaux, CEO France et EVP Sage Europe du Sud


Après l’arrêt brutal que nous avons connu en mars, la reprise progressive de l’activité, même fragile, inégale et étalée dans le temps, nous invite autant à l’optimisme raisonnable qu’à la vigilance. Ce qui est en jeu aujourd’hui va bien au-delà d’un simple retour de la croissance : alors que le monde économique vient de subir le choc le plus rude depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’agit de la survie pure et simple des entreprises et des structures socio-économiques sur lesquelles elles reposent.

Les défis sont immenses. Dépasser les risques qui pèsent sur nos business passera par des “transformations radicales”, pour reprendre un mot qui fait florès aussi bien dans les entreprises qu’au plus haut de l’État, en passant par les ONG et les syndicats ! Des révolutions dont nous mesurons à peine la portée et l’importance aujourd’hui.

Si nous évoluons dans un contexte où les incertitudes sont nombreuses, un premier constat s’impose : le Cloud est un atout majeur au service de la performance et de la résistance des entreprises. C’est une réalité qui devient d’autant plus flagrante dans l’urgence de la crise. Pour ne citer que deux chiffres : le Cloud améliore de 20 % la productivité d’une entreprise, comme le montre une étude publiée avant la crise par la London School of Economics. L’un des directeurs associés du Boston Consulting Group rapporte pour sa part avoir observé que la migration dans le Cloud est susceptible de réduire les coûts opérationnels de 15 à 40 %, une économie critique en cette période.


Le Cloud, accélérateur d’inspiration stratégique


Ce constat se double d’une conviction profonde : certes, le Cloud est depuis 15 ans un atout au service de la performance de l’entreprise…mais il est aussi et il sera chaque jour davantage, via le business modèle du Saas qu’il induit, un puissant levier d’auto-disruption.

Par auto-disruption, il faut comprendre la capacité à « concevoir soi-même la fin ou la fragilité de son propre modèle, quand bien même celui-ci serait encore parfaitement rentable et générateur de cash pour l'entreprise. Et d'agir en conséquence », comme le résume Sergine Dupuy présidente de Redpill et administratrice de l’Observatoire de l’ubérisation.

Pour le dire autrement, le Cloud n’est pas seulement un outil, c’est aussi et d’abord un catalyseur d’innovation, un inspirateur de nouveaux process, d’une nouvelle culture du management, d’une nouvelle vision, même. C’est un actif stratégique pour l’entreprise, dans un contexte où chaque jour des certitudes se trouvent remises en cause.

Le Cloud est transformatif, parce qu’il rend possible l’adoption d’une organisation plus « lean » et plus agile. Le Cloud est le gage d’une flexibilité accrue, avec à la clé l’accélération du time-to-market. Le Cloud casse les silos, distribue l’intelligence, facilite l’adoption d’un rythme d’innovation élevé. Il accélère aussi le passage à l’échelle, nombre de startups « digital native » montrent l’exemple : le Cloud, parce qu’il offre la possibilité de distribuer des outils sans frontière de système ou de géographie et d’adapter très rapidement la capacité de charge des services proposés, offre l’opportunité de conquérir ou reconquérir des marchés très larges, facilite l’interconnexion avec ses filiales. On dit souvent qu’une équipe de 10 personnes “dans le Cloud” peut proposer ses services dans 50 pays.


Les entreprises les plus performantes, celles qui réussissent le mieux à saisir les opportunités de leurs marchés, aussi changeants soient-ils, sont déjà celles qui placent le Cloud au cœur de leur stratégie. Cette tendance ne peut que s’accélérer aujourd’hui.

Municipales 2020 : le recours au numérique pour une campagne sans contact

Lignes de codes d'un programme informatique. Markus Spiske / Unsplash
Anaïs Theviot, Université catholique de l’Ouest


Le 12 mars dernier a lieu la première allocution télévisée du président de la République, Emmanuel Macron, au sujet du Covid-19. Il indique alors que les élections municipales seront maintenues afin « d’assurer la continuité de notre vie démocratique et de nos institutions ». Pourtant, plusieurs experts ont bien souligné le caractère non démocratique de ce maintien qui a conduit à un taux d’abstention historique de 55,34 %, soit près de 20 points de plus qu’en 2014. Et de nombreux maires ont été élus dès ce vote : c’est le cas de 30 000 communes sur 35 000, contre 7 600 en 2014, ce qui pose la question de leur légitimité alors que de nombreux recours ont été déposés devant les tribunaux administratifs.
Cet argument de la protection de la vie démocratique a aussi été avancé par le Premier ministre le 22 mai dernier pour justifier cette fois-ci le maintien du second tour avant l’été.
Après un report de plus de 100 jours suite à la pandémie, la date du second tour a finalement été fixée au 28 juin prochain. La campagne officielle débute, elle, le 15 juin et est exceptionnelle à plus d’un titre : son rythme sera plus diffus (un mois au lieu de cinq jours) et le numérique est annoncé comme le seul moyen de faire campagne dans le contexte de pandémie actuel. En effet, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a précisé le 22 mai que cette campagne devrait être menée « différemment », en essayant de « privilégier les campagnes numériques ».
A priori, le numérique semble avoir beaucoup d’atouts pour renforcer le caractère démocratique de cette campagne : pas de contrainte temporelle ou spatiale, possibilité de pénétrer dans tous les foyers connectés, lien plus direct entre candidats et électeurs via les outils du web 2.0, etc.
Mais cela permettra-t-il vraiment de redonner un nouveau souffle démocratique à ce second tour ?

Le numérique, un outil pas si nouveau en campagne électorale

Malgré la démocratisation d’Internet et la montée en puissance des réseaux sociaux, pour certains, comme le souligne le politiste Michel Offerlé, faire campagne reste toujours « serrer des mains et tenir les murs ». Les militants ont l’habitude de se retrouver pour distribuer des tracts lors des marchés, prendre le temps de discuter lors de réunions publiques ou d’appartement ou tenter de convaincre les abstentionnistes lors de porte-à-porte ciblé. Le « tout numérique » annonce-t-il alors une campagne sans campagne ?
Utiliser Internet pour faire campagne n’est pas nouveau. Depuis le début des années 2000, les candidats ont appris à apprivoiser les dispositifs numériques pour accroître leur visibilité.
À chaque scrutin, les équipes de campagnes ont désormais recours, de manière intensive, à un outil numérique qui permet de faire parler de cette innovation (et donc de leur candidat) dans les médias.
Dès 2004, la campagne pour les élections régionales est marquée par l’usage du blog politique qui vise à rendre plus personnelle la communication politique. Le candidat s’exprime alors à la première personne du singulier pour présenter son programme et les atouts de son parcours. Cette rhétorique de la proximité est depuis fortement utilisée par les candidats lorsqu’ils développent des outils en ligne. Un des objectifs des dispositifs numériques est en effet de casser les barrières entre gouvernants et gouvernés et permettre ainsi des échanges censés être plus directs par l’intermédiaire de la technique (chat, Facebook Live, etc.).
En 2007, on se souvient bien de l’usage de la plateforme Désirs d’Avenir par la candidate socialiste à l’élection présidentielle, Ségolène Royal, pour coconstruire le programme avec ses sympathisants. 135 000 contributions ont été enregistrées sur ce site et synthétisées dans “Les Cahiers d’espérance”. Il s’agit donc d’un vrai succès en matière de participation active à une plate-forme politique. Mais Désirs d’Avenir a dû faire face à de nombreuses critiques, certains lui reprochant d’entretenir une illusion de prise en compte de la parole du militant dans les processus de décision et de surfer sur la vague de la démocratie participative.
En 2012, ce sont les réseaux sociaux – Facebook et Twitter notamment – qui prennent le devant de la scène politique, avec par exemple les « live-tweets ». L’idée est de faire parler de son candidat en ligne, d’accroître sa visibilité et de rendre visible la masse militante qui est derrière lui.
En 2017, on entend beaucoup parler du succès de la chaîne YouTube de Jean‑Luc Mélenchon qui cherche à s’adresser directement à ses électeurs sans l’intermédiaire des médias.
D’un web statique, sans interactivité, n’étant qu’une reproduction en ligne des tracts papiers, on est passé à un usage stratégique et millimétré des outils numériques avec les big data. Les partis politiques français ont ainsi progressivement intégré le numérique dans leurs stratégies de communication et de mobilisation : en l’espace de dix ans, le web n’est plus seulement un outil supplémentaire de communication pour diffuser un message, il est devenu un moyen de rendre plus efficace les campagnes électorales, en ciblant certains profils d’électeurs, à l’appui de bases de données.

Le numérique n’est pas déconnecté du terrain

Les outils de cartographie du territoire (avec des logiciels tels que NationBuilder, DigitaleBox, Explain, etc.) sont souvent complémentaires des campagnes hors ligne et permettent par exemple de cibler le porte-à-porte. Cela avait était le cas en 2012 lorsque l’équipe de François Hollande avait décidé de frapper aux portes des abstentionnistes de gauche pour les convaincre de voter pour le candidat socialiste.
Militantisme en ligne et militantisme hors ligne ne s’opposent pas sur le terrain. Au contraire, il s’agit souvent via Internet de mettre en scène le militantisme « traditionnel » et de communiquer sur les actions effectuées hors ligne par les adhérents pour rendre visible la dynamique de campagne. Les réunions publiques sont ainsi filmées et diffusées sur YouTube, les tractages et boitages photographiés et partagés sur les réseaux sociaux tels que Facebook, etc.
S’il s’agit de faire uniquement campagne en ligne, le travail sur les bases de données permet toutefois de grandement personnaliser la communication par mail. Il est alors possible de choisir les thématiques envoyées à tel électeur et de s’adresser à lui directement par son prénom pour favoriser l’ouverture du mail et sa lecture.

Les limites d’une campagne en ligne : fracture générationnelle et reproduction des inégalités

Avec le numérique, il est possible d’entrer dans tous les foyers connectés sans aucun contact physique, mais encore faut-il que le site Internet de campagne ou la page Facebook du candidat soit visité par l’électeur ou que le mail qui lui est adressé soit ouvert.
Il ne suffit pas d’avoir une communication en ligne à la pointe de la technologie pour dépasser le cercle de ses sympathisants et capter de nouveaux électeurs, notamment ceux qui ne s’intéressent pas à la politique. Seuls les individus déjà intéressés par la politique vont être en capacité de se diriger vers ce contenu politique. Cela ne va toucher qu’un entre soi déjà positionné. Cette polarisation apparaît encore plus amplifiée sur les réseaux sociaux avec l’effet de la bulle filtrante.

« Illectronisme » : la fracture sociale à l’ère du numérique, le 7 septembre 2019.

On serait enfermés dans une « bulle filtrante » qui renforcerait la « balkanisation » de l’espace public. Les fameux algorithmes de Facebook ont par exemple tendance à maximiser la polarisation des opinions, au lieu de leur proposer des points de vue alternatifs, en affichant sur les fils d’actualité des utilisateurs des articles partagés par leur cercle de connaissances, donc souvent aux vues politiques similaires.
On l’a bien vu lors de l’élection présidentielle de 2017 : malgré les millions de vues de sa chaîne YouTube, le candidat Jean‑Luc Mélenchon n’est pas arrivé à passer le second tour. Visionner une vidéo ne signifie pas adhérer aux idées du candidat ni d’ailleurs se déplacer pour aller voter. Et ces vidéos, bien que visionnées des millions de fois, ne touchent qu’une partie du corps électoral. C’est d’ailleurs une des critiques formulées à la demande du ministre de l’Intérieur de faire campagne en ligne : il y aurait des oubliés du numérique…The Conversation

Anaïs Theviot, Maîtresse de conférences en science politique, Université catholique de l’Ouest
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

La vidéo à la demande, gagnante du confinement



Depuis le début de l’épidémie, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), mène un travail de veille des usages des Français sur Internet. Elle vient de publier la cinquième et dernière vague du baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement. « Réalisée une semaine après la fin de cette période exceptionnelle, [il] révèle une baisse attendue de la consommation en ligne et le retour progressif au niveau observé avant le confinement. Les taux de consommation dématérialisée des biens culturels redeviennent ainsi équivalents à ceux observés en 2019, à l’exception notable des films qui sont consommés par 52 % des internautes français, contre 47 % en 2019. »

Succès durable des plateformes de vidéos 

Netflix, Amazon Prime Vidéo, OCS, MyCanal ou encore Disney + lancé le 7 avril en France en plein confinement : les plateformes de vidéo à la demander ont connu un succès qui semble durable. « Durant ces huit semaines de confinement, les offres de vidéo à la demande par abonnement semblent avoir gagné des abonnés de manière durable pour atteindre un nouveau palier : 49 % des internautes interrogés déclarent posséder un abonnement de ce type contre 36 % il y a un an », note la Hadopi.
Le piratage est lui aussi revenu à ses niveaux d’avant d’un an auparavant : « la consommation illicite de biens culturels sur internet se situe à un niveau proche de celui observé à la même période en 2019 : 25 % contre 26 % en 2019. »

La culture, une priorité pour les Français

Au final la Hadopi estime que « la période de confinement a incontestablement favorisé la consommation culturelle sur internet, considérée par les internautes français comme la première activité indispensable à leur équilibre. A l’issue de la période de confinement, 42 % des internautes français considèrent toujours cette pratique comme indispensable, devant le sport (41 %) et les activités manuelles (40 %). »
Des résultats qui vont réconforter tous les acteurs culturels qui attendent des moyens pour pouvoir rebondir après la crise.

Facebook lance l’initiative #SoutenonsNosTPEPME

fzacebook


Le réseau social Facebook renforce ses actions et lance ce lundi 8 juin  l’initiative #SoutenonsNosTPEPME, qui vise à contribuer à la relance économique des TPE-PME françaises.

"Les TPE-PME représentent plus de 99% du tissu économique français et constituent un moteur de croissance et d’emploi partout en France. Néanmoins, selon une étude inédite menée par Ipsos pour Facebook, (La transformation numérique : une opportunité de croissance pour les TPE-PME françaises), la France demeure en 2019 à la traîne en matière de compétitivité numérique par rapport à ses voisins européens", indique Facebook dans un communiqué, qui note qu' "en Occitanie, alors que 85% des TPE-PME possèdent un site internet, seulement 15% d’entre elles font de la vente multi-canal (physique et en ligne) et 5% font de la vente en ligne uniquement."

Lever les freins à la transformation numérique dans la région
Les principaux freins à la transformation numérique dans la région, relevés par Facebook, sont le manque de temps (53%), le manque de budget ou des financements (41%) ainsi que les difficultés à en mesurer les bénéfices réels.

Les attentes en OccitanieLes attentes en Occitanie

facebook


L’initiative #SoutenonsNosTPEPME lancée vise à accélérer la transformation numérique des TPE-PME à travers quatre grandes actions :

100 formations gratuites à l’ensemble des outils numériques à leur disposition, en partenariat avec des experts français du numérique ainsi que Prestashop et Shopify ;
Un outil de diagnostic gratuit pour faire l’état des lieux de sa stratégie numérique et obtenir un plan d’action numérique personnalisé et concret
La création d’un site #SoutenonsNosTPEPME agrégeant toutes les informations et initiatives de Facebook à destination des TPE-PME depuis le début de la crise du Covid-19
La création d’une rubrique dédiée aux TPE-PME dans le chatbot lancé par le Gouvernement avec le soutien de Facebook.
En complément, Facebook initie aussi #EnsembleEnFrance, une campagne pour soutenir le tourisme et les commerces de proximité pendant les vacances d’été.

Facebook lance l'opération  #SoutenonsNosTPEPME Facebook lance l'opération #SoutenonsNosTPEPME - Facebook

Opération Facebook Shops

L'opération #SoutenonsNosTPEPME suit d'autres actions menées par Facebook durant le confinement, période au cours de laquelle le réseau social a franchit la barre des 3 milliards d’utilisateurs actifs…
Facebook avait proposé aux commerçants et aux e-commerçants de mettre en ligne leur catalogue à travers Facebook Shops et de personnaliser l’interface de leur boutique en ligne. Dans un second temps, la vente directe à l’intérieur de WhatsApp et de Messenger (propriété de Facebook) était prévue.

Multiplication des cyberattaques : comment les entreprises peuvent-elles se protéger ?

hacker


Dans le contexte de crise sanitaire où les cyberattaques se multiplient et de grands groupes français en subissent les conséquences, Robert Walters dévoile les résultats d'une enquête réalisée auprès de managers de transition experts des systèmes d'information. Pour 66% d'entre eux, les investissements financiers des entreprises sont insuffisants pour traiter les problématiques de sécurité informatique.

Selon une étude réalisée par le cabinet Robert Walters auprès de managers de transition experts en systèmes d'information, les sujets de cybersécurité explosent dans les entreprises. En effet, ils sont 77% à affirmer que ce type de problématiques est de plus en plus présent dans leurs missions de transition : les sujets d'audit, d'anticipation de crise et de réorganisation des organisations étant les principaux.

Cependant, 66% de ces managers de transition considèrent que les investissements financiers des entreprises sont insuffisants pour faire face aux problématiques de sécurité informatique. Outre le manque de compétences des ressources internes dans le traitement des risques (51%) et l'incapacité à identifier et superviser les risques (48%), les experts interrogés sont 43% à estimer que le manque de maturité des entreprises s'observe aussi dans la trop faible sensibilisation des collaborateurs à la sécurité.

Par ailleurs, alors que 58% des managers de transition affirment que les services sécurité sont généralement rattachés à la DSI, ils considèrent à 57% qu'il serait préférable qu'ils soient rattachés à la Direction générale ou à la Direction des risques/Conformité/Sûreté pour une meilleure efficacité.

« Alors que la mise en place du télétravail prolongé a rendu les entreprises vulnérables, la sécurité des systèmes d'information est au cœur des problématiques actuelles des entreprises. En effet, les attaques se multiplient et le phénomène risque de s'intensifier dans les prochains mois. Les managers de transition spécialistes de la sécurité des SI peuvent répondre à l'urgence, en mettant en place des plans d'action et en construisant un écosystème de partenaires, afin de gérer la crise et de protéger l'entreprise à plus long terme. » commente Clémence Richard, Senior Manager, Robert Walters Management de Transition.

La dimension humaine doit toujours être au cœur de la formation digitale


formation




Par Thibault Viguier, co-fondateur de L’Ecole Française

La situation actuelle contraint de nombreux organismes de formation à revoir leur copie pour l’adapter au confinement. Surtout que la période est propice à de nouveaux apprentissages. La demande pour les MOOCs, tutoriels et autres formations en ligne explosent depuis 3 semaines. Les Français cherchent à mettre leur temps libre à profit. Malheureusement, dans la précipitation, certains organismes oublient un peu vite les fondamentaux du e-learning : des cursus courts, axés sur la pratique et interactifs.

Se former partout et à tout moment

La digitalisation présente de nombreux avantages pour la formation, en période de confinement, bien sûr, mais pas seulement. Elle va permettre à chacun de choisir le moment le plus opportun pour son apprentissage. Elle offre également l’occasion à des personnes habitant des zones géographiques isolées d’accéder à des compétences qu’elles ne trouveront pas à proximité de chez elles. Toutefois, en restant le plus objectif possible, il est impossible d’affirmer qu’une formation en présentiel est meilleure qu’une en ligne et inversement. Cela dépend de nombreux paramètres, qui n’ont parfois rien à voir avec la qualité de la réponse pédagogique. Sans compter que toutes les formations ne se prêtent pas à un apprentissage à distance.


Comme un funambule en pleine confiance

La réussite d’une formation en ligne va notamment dépendre de l’apprenant lui-même. Certaines personnes sont parfaitement autonomes dans leur apprentissage et capables de s’imposer une discipline lorsqu’elles se retrouvent seules face à un écran. Mais c’est loin d’être le cas pour toutes. Certaines se sentiront, au contraire, beaucoup plus engagées si elles profitent d’un accompagnement en présentiel, qui offre un cadre structuré et donne accès à un soutien approfondi. La sensation de solitude ressentie par un stagiaire face à un apprentissage descendant et unidirectionnel peut vite générer chez ce dernier une perte de confiance. Face à une difficulté et sans possibilité de la dépasser seul, la démobilisation va progressivement remplacer l’enthousiasme des débuts et conduire à l’abandon. On peut comparer le bénéfice d’un accompagnement au filet qui se trouve sous le fil du funambule. Celui-ci ne rend pas l’acrobate meilleur, mais lui permet de traverser plus vite. C’est aussi ça le rôle d’un formateur : rassurer, aider à surmonter une difficulté et mener l’apprenant jusqu’au bout.

De la bonne adaptation de la formation au format digital

Un autre motif d’abandon bien connu dans le domaine de la formation en ligne est celui de la notion de temps perçu. Celle-ci est en lien étroit avec l’attention de l’apprenant qui sera souvent moindre devant un écran que dans une salle de cours. Si la durée perçue de la formation est trop élevée, le découragement et la lassitude peuvent vite s’installer. Beaucoup d’organismes se vantent d’avoir créé des apprentissages en ligne, qui ne sont en réalité qu’une simple vidéo d’un cours animé en présentiel : des formateurs filmés pendant plusieurs heures face caméra, en position statique, commentant leur PowerPoint. Rien de très enthousiasmant !

La formation à distance nécessite au contraire une production de contenus ad hoc, autour de formats courts et d’une mise en scène dynamique qui maintiennent l’attention. De même, la partie théorique doit être réduite pour laisser davantage de place aux exercices pratiques. Plutôt que d’apprendre des choses, le stagiaire doit apprendre à faire les choses !

Un apprentissage virtuel, mais un soutien réel

Module après module, l’apprenant s’exerce et avance graduellement dans la maitrise d’une compétence. On peut comparer une bonne formation à l’apprentissage de la lecture par un petit enfant. Au départ, ce dernier devra s’efforcer de maitriser l’alphabet, puis les syllabes, les mots et enfin les phrases. En validant une par une chacune de ces compétences, il progresse à son rythme et acquiert la confiance nécessaire à tout apprentissage. C’est exactement l’objectif que doit poursuivre une formation professionnelle. C’est pourquoi la formule idéale reste celle d’un mixte entre des contenus digitaux et de l’accompagnement. Un apprenant n’a pas nécessairement envie de se déplacer tous les soirs pour se retrouver dans une salle de classe, mais il aura besoin régulièrement d’échanges concrets avec son formateur et avec les autres stagiaires. En période de confinement, cette alternative physique n’est pas envisageable, mais elle peut être compensée par du coaching téléphonique ou via des outils de visioconférence : un palliatif indispensable pour garantir le succès des formations en ligne qui se multiplient actuellement.

IoT et 5G : l’accord parfait

5G


Christophe Boitiaux
Par Christophe Boitiaux, Directeur marketing de T-Systems France

Pour que les promesses de l'loT puissent se réaliser, un réseau fiable, pérenne et sécurisé est la condition sine qua non à l'exploitation des données à tout moment et en temps réel.

L’IoT, moteur de la transformation digitale

L’Internet des objets (IoT), véritable colonne vertébrale de la société numérique, semble plus que jamais au cœur de la transformation digitale des entreprises. Ces dernières font évoluer leurs offres et proposent de nouveaux produits et services associés à l’expansion rapide du big data et de l’intelligence artificielle (IA). En témoigne le rapport 2019 de la GSMA - association représentant près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers le monde - qui prévoit que le nombre de connexions IoT (cellulaires et non-cellulaires) triplera d'ici 2025, pour atteindre le chiffre record de 25 milliards de connexions.
L’IoT étant au cœur de la transformation numérique des industries (industrie 4.0, maintenance prédictive, véhicule autonome, smart cities, agritech, santé augmentée, smart campus, domotique…) cette véritable histoire d’amour digitale a tout d’une relation idyllique. En connectant des appareils, bâtiments, machines, véhicules et biens, du simple électroménager à des villes entières, l’IoT simplifie déjà la vie de millions de personnes et affiche des perspectives florissantes. Tant et si bien, qu’une étude du cabinet IDC chiffre les dépenses mondiales dans ce secteur à 1 200 milliards de dollars d’ici à 2022. Machina Research estime quant à lui que les revenus générés par l’IoT devraient atteindre près de 3 000 milliards de dollars en 2025 au niveau mondial. L’IoT change structurellement les business models des entreprises. Les attentes des clients évoluent, avec une forte demande de personnalisation et d’automatisation.

La 5G, moteur de compétitivité pour les entreprises

C’est pourquoi la 5G, nouvelle génération de communications mobiles, est une technologie de transmission plus à même de répondre aux besoins de chaque application IoT. Les réseaux actuels de 2G, 3G et 4G, ne sont plus à la hauteur, n’atteignant pas les besoins requis. Sachant qu’à l’horizon 2024 – selon les données du fabricant Ericsson, dans son "Mobility report" de 2018 – le marché de la mobilité devrait représenter l'équivalent de 4,5 milliards de connexions en longue portée, dont 4,1 avec la 5G, et 17,8 milliards pour les connexions courte portée, les enjeux à adresser d’ici là sont conséquents.

Les réseaux de capteurs et de "Special machines" tels que Narrow Band IoT ou LTE-M deviennent alors nécessaires car ils intègrent les capteurs directement dans l’IoT. La 5G étant un facteur clé de compétitivité, les entreprises doivent s’y préparer pour rester dans la course à l’innovation. Le fonctionnement des entreprises, quelles que soient leur taille, en sera fortement impacté à travers le manufacturing, la supply chain, les bâtiments intelligents ou encore les smart grids. Cette évolution va transformer en profondeur les organisations et leurs business models.



Les atouts sectoriels de l’IoT

L’Internet des objets génère de réels atouts pour tous les secteurs. Les applications les plus prometteuses en la matière concernent notamment les secteurs des villes et de la mobilité intelligentes mais aussi l’industrie comme l’illustre le partenariat entre le spécialiste de l’éclairage Osram et Deutsche Telekom, qui opère actuellement un réseau de campus afin de connecter sans fil des machines dans un environnement de production. Concrètement, un réseau privé distinct a été construit sur le campus de l'usine, en relais du réseau mobile accessible au public afin d’accélérer les processus automatisés de production et de logistique. Des processus innovants permettant d'assurer la maintenance prédictive des machines, ou les changements nécessaires dans le processus de production avec une grande flexibilité.

Autre application probante, Audi et la ville d’Ingolstadt se sont alliés autour de la 5G pour accélérer le développement de la voiture connectée. La 5G peut en effet jouer ici un rôle clé de facilitateur, en connectant en temps réel des feux de signalisations aux carrefours routiers, qui échangent à leur tour des données anonymes concernant les mouvements des véhicules et des autres usagers de la route via son réseau. A la clé, un trafic plus fluide et un renforcement de la sécurité, mais aussi des bénéfices concrets pour les conducteurs capables d’anticiper plus rapidement les mouvements inopinés. Dans les villes et métropoles, cela participera ainsi à un meilleur partage de l’espace urbain pour l’ensemble des usagers et aussi à un gain de temps notable en leur évitant des pertes de temps inutiles liées à la recherche d’une place de stationnement. À l’avenir, d’autres marchés de niche ou en croissance pourront bénéficier des applications de la 5G ; c’est le cas des usines du futur, du retail, des maisons connectées, du domaine des assistants vocaux ou de la réalité augmentée ou bien de l’agriculture intelligente, pour ne citer que ces illustrations. La connectivité, en s’appuyant sur la 5G, sera un élément clé pour soutenir les nouveaux cas d'utilisation et les besoins des clients en transformation digitale qui émergeront... sous réserve de la démystifier et de démêler au préalable le vrai du faux sur cette technologie !

Des illustrations concrètes du fait que l’IoT et la 5G sont des piliers stratégiques de la digitalisation des entreprises. Grâce à la combinaison de ces technologies, l’économie et la société sont mieux parés pour un futur... toujours plus connecté !