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Télé mobile : c'est en poche

La télévision mobile personnelle (TMP) sur téléphone (ou téléviseur) portable en France, c’est un peu l’Arlésienne de l’audiovisuel. Initialement prévue pour être lancée lors du Mondial de football en 2006, puis lors de la Coupe du Monde de rugby l’an passé ; espérée pour les JO de Pékin en août prochain, la TMP ne sera pas prête avant Noël 2008.
Un retard dû au choix de la norme de diffusion – l’Union européenne a choisi la DVB-H – comme de la définition du modèle économique toujours inconnu – télé gratuite ou payante ? Mais une étape importante vient d’être franchie, alors que tous les constructeurs peaufinent leurs produits. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a, en effet, sélectionné mardi les 13 candidats autorisés à diffuser leurs programmes sur ce nouveau canal ; sachant que trois canaux supplémentaires ont été préemptés par l’État pour Arte, France 2 et une autre chaîne dévoilée prochainement.
Répondant à un appel à candidature lancé le 6 novembre, 36 candidats ont présenté mi-janvier leur projet de chaîne pour la TMP. Pour que celle-ci connaisse un succès similaire à celui de la TNT, le CSA a misé sur la sécurité en choisissant des chaînes « à forte notoriété » et « attractives pour le téléspectateur » ; un choix qu’a déploré hier le Sirti (syndicat des radios et télés indépendantes.)
Les 11 chaînes existantes choisies représentent ensemble 48 % de l’audience nationale et plus de 70 % de l’audience nationale des chaînes privées. On retrouve parmi les groupes les mieux dotés TF1 avec TF1 et Eurosport ; Canal + avec Canal+ et sa chaîne d’information i > Télé ; M6 avec M6 et W9, NRJ avec sa chaîne NRJ12, Bolloré avec sa chaîne Direct8 et AB avec sa chaîne NT1. Lagardère, qui avait déposé six dossiers, n’obtient qu’un canal pour Virgin17 et le groupe NextRadioTV, qui avait déposé trois projets, ne décroche qu’un canal pour BFM TV. La vraie surprise vient du choix du CSA de la chaîne présentée par le cinéaste Luc Besson (EuropaCorp TV) et de la chaîne d’information sportive de France Télécom (Orange Sports TV). L’opérateur, actuellement en froid avec Canal + sur le cinéma, a d’ailleurs confirmé hier son ambition dans la télé en lançant une offre Orange Foot (6 € mensuels)… La TMP, qui bénéficiera d’un 2e appel à candidature en 2009, devrait être lancée cet hiver.


Bientôt on pourra payer avec son téléphone mobile

Les trois opérateurs mobiles Bouygues Télécom, Orange et SFR ont créé lundi l’association française du sans contact mobile (AFSCM) afin d’accélérer en France le déploiement des services sans contact dans la téléphonie mobile, au premier rang desquels le paiement. De la même façon que l’on peut franchir les portiques de métro à Paris ou Toulouse en passant simplement une carte devant une zone dédiée, le paiement sans contact consiste à approcher du terminal bancaire d’un commerçant son téléphone portable doté de la technologie NFC (near field communication). Portable et terminal communiquent alors par radiofréquence et le paiement est validé sans avoir à composer de code personnel. Ce système très courant en Asie de l’Est (20 millions d’utilisateurs au Japon) doit être opérationnel en France l’année prochaine pour de petites dépenses ; banques et opérateurs télécoms misant sur un meilleur succès que Monéo. Le « sans contact » permet aussi d’autres applications, par exemple récupérer sur son téléphone des informations proposées par des bornes ou affiches publicitaires. Ou encore remplacer les toujours trop nombreuses cartes de fidélité. L’AFSCM souhaite réunir tous les acteurs du marché.

Encyplopédies : la guerre des mots

Qui va détrôner Wikipédia, l'encyclopédie gratuite vedette sur internet ? La guerre fait rage entre les éditeurs traditionnels comme Britannica, Universalis, Larousse et les acteurs d'internet comme Citizendium et l'omniprésent Google. La vénérable maison Larousse vient de se lancer dans la bataille mardi dernier avec une initiative originale qui pourrait faire mouche. Depuis le 13 mai, en effet, le site larousse.fr propose d'une part d'accéder gratuitement aux 150 000 articles et aux 1 000 médias (photos, dessins, animations) de l'encyclopédie française ; et d'autre part affiche des contenus proposés par les internautes (après inscription). Réunis au sein d'une interface unique, ces deux types de données sont clairement identifiés et séparés.

De ce fait, Larousse porte le fer dans le talon d'Achille de Wikipédia : la fiabilité.

Certes, l'encyclopédie n° 1 mondiale aux 10 millions d'articles (658 751 en français hier) peut toujours arguer que plusieurs études attestent de sa crédibilité. La revue scientifique « Nature » en 2005 avait ainsi relevé 3,86 erreurs par article chez Wikipédia contre 2,92 pour l'encyclopédie Britannica. Et l'institut MIT de Boston a récemment démontré qu'une obscénité postée sur Wikipédia était éliminée en mois de deux minutes. Mais cela ne suffit pas.

Couacs et bidouillages

Les couacs et les bidouillages de ceux - sociétés ou hommes politiques - qui modifient à leur avantage leur fiche sur Wikipédia incitent à se méfier de l'encyclopédie vedette. Wikipédia a compris le risque et contrairement à ses débuts verrouille tout ou partie de certains articles (Nicolas Sarkozy, Israël par exemple). Un outil externe (le Wikiscanner) permet en outre de savoir qui a modifié tel ou tel article… Mais le doute sur la fiabilité subsiste.

Larry Sanger, cofondateur de Wikipédia, a quitté le navire pour lancer Citizendium. Cette encyclopédie collaborative reprend le principe de fonctionnement de Wikipédia mais chaque article proposé est soumis à un collège d'experts et surtout l'anonymat des rédacteurs est proscrit. Une démarche légèrement différente de celle de Larousse, qui n'entend pas valider les contributions qu'elle recevra pour sa section collaborative.

250 langues

Le succès de fréquentation de Wikipédia (100 millions de visiteurs par mois) a également titillé le géant Google qui a dans ses cartons lui aussi un projet d'encyclopédie baptisée Knol (inspiré du mot Knowledge, connaissance) financé par la publicité.

Si l'initiative de Larousse est louable et a d'ores et déjà rencontré le succès - son site était difficilement accessible ces jours-ci - Wikipédia conserve une réelle longueur d'avance sur tous ses concurrents. Multilingue (250 langues), gratuite, simple d'utilisation, l'encyclopédie bénéficie de l'importante communauté Open Source des logiciels libres mais est aussi le fer de lance d'une galaxie de sites et de services (dictionnaire, citations, livres, etc.) qui fait sa force.


Le papier fait de la résistance

Face au foisonnement sur internet, les encyclopédies papier traditionnelles ont mis du temps à réagir, de grès ou de force. Face à la chute vertigineuse de ses ventes (200 000 en 2006, 100 000 en 2007), Le Quid a jeté l'éponge. Pas de version papier en 2008 mais une version internet gratuite (www.quid.fr). Les encyclopédies de référence Universalis et Britannica se sont longuement interrogées sur le maintien ou non d'éditions papier, leur préférant des versions sur CD ou DVD-Rom. Mais les galettes ne permettent pas l'interactivité et la mise à jour possibles via internet. Universalis propose donc une version en ligne payante et des passerelles entre DVD et internet. Britannica a décidé de s'ouvrir gratuitement aux webmasters, journalistes et internautes. L'opération baptisée Webshare vise pour Britannica à profiter de la visibilité que peuvent avoir sur la Toile les blogeurs qui auront la possibilité de créer des liens de leur blog vers le site web de Britannica. Ce lien entre blogs et encyclopédie en ligne est également une piste explorée par Larousse. Les encyclopédies papier ont tout intérêt à investir le net car Wikipédia... fait le chemin invers. La version allemande va, en effet, publier chez Bertelsman une édition papier de Wikipédia en septembre prochain.

L'Imac a dix ans

Cette semaine, Apple a fêté le dixième anniversaire de l'iMac, son ordinateur fixe vedette. En 1998, alors que la firme à la pomme est moribonde, Apple présente le successeur du mythique Macintosh avec lequel elle espère rebondir. Le pari, audacieux, est autant esthétique que technique. Esthétique car l'iMac adopte un design tout-en-un jamais vu jusqu'alors et qui tranche avec les machines du monde PC, souvent beige. Le designer Jonathan Ive, en effet, a imaginé un drôle d'ordinateur tout en rondeur, translucide et coloré selon plusieurs ton. Un ordinateur doté d'un lecteur de CDROM mange-disque et, surtout, dépourvu de lecteur de disquettes. Une petite révolution à l'époque où nos si pratiques clefs USB étaient encore rares. Mais le pari d'Apple s'est transformé en jackpot. L'engouement du public ne s'est jamais démenti, à telle enseigne que l'iMac G3 reste à ce jour l'ordinateur qui s'est le plus vendu au monde avec 6 millions d'exemplaires. Apple a également eu le flair de faire évoluer le concept de l'iMac en adaptant son design à la mode du moment. Ainsi on a vu apparaître l'iMac G4 « tournesol » avec son écran plat flottant sur une demi-sphère ; puis l'iMac G5 aussi plat que son ancêtre était rond et qui, ultime révolution marche aussi avec Windows.

Un peu d'art dans Google

Les créateurs de mode et de design sont de plus en plus sollicités par l'industrie informatique. On l'a vu notammment dans le domaine de la téléphonie avec le Samsung Armani ou le LG Prada.

Cette fois-ci c'est le géant Google, numéro un de la recherche sur internet, qui s'est attaché les services de nombreux artistes pour personnaliser sa page de recherches iGoogle. Déjà connue pour modifier son logo en fonction des fêtes et commémorations tout au long de l'année (Premier de l'An, Noël, Pâques, Saint Valentin, etc.), la firme de Mountain View propose désormais de colorer sa célèbre page blanche avec des oeuvres originales, spécialement conçues pour Google.

Coldplay, Dolce&Gabbana, Annes Geddes ou Oscar de la Renta se sont prêtés au jeu. Et Jeff Koons, qui a récemment fait sensation en exposant au Palazzo Grassi de François Pinault à Venise, a créé pour Google un logo spécial, Doodle.

Les Français ne sont pas en reste puisque Yann Arthus Bertrand, Jean-Charles de Castelbajac, Christophe Lopez-Huici et Philippe Starck ont participé à ce projet de création de "skins."

"Nous avons fait appel à des artistes et à diverses personnalités pour offrir aux utilisateurs d’iGoogle des nouvelles options pour personnaliser leur page iGoogle. A travers l’oeuvre de ces créateurs, nous proposons aux internautes de nouveaux thèmes esthétiques et innovants, permettant aux artistes d‘exprimer leur créativité de façon originale et pour certains, de mieux se faire connaître", explique Sandrine Murcia, directrice Marketing de Google Europe du Sud.



Ce qu'ils en disent


Yann Arthus Bertrand

"Aujourd’hui qu’on le veuille ou non tout passe par Internet. C’est un outil formidable pour faire passer des messages. C’est pour cela que je m’en sers. Grâce à iGoogle, tout un chacun pourra découvrir chaque jour une photo différente de La Terre Vue du Ciel et prendre conscience, à travers des chiffres, de notre responsabilité."

Jean Charles de Castelbajac

"Google et moi partageons les mêmes envies de découverte et de transversalité créative et universelle. iGoogle-JCDC : c’est un grand projet. J’ai voulu créer un outil de jeux évolutif 24h sur 24h pour ceux qui, comme moi, sont atteints du syndrome de Peter Pan ! C’est une sorte de page lien OVNI aux couleurs pop. De la pure archéologie digitale."

Christophe Lopez-Huici

"En utilisant l'illustration traditionnelle, le web, loin de faire preuve
de classicisme, tend au contraire à faire connaître au plus grand nombre un moyen d'expression incontournable."

Philippe Starck

"Face à l’urgence des grands défis écologiques, religieux, économiques de demain, chaque centimètre carré de chaque forme de media doit être consacré à la vision, au partage et au combat."


A visiter

Pour trouver les oeuvres des artistes français, rendez-vous sur : www.google.fr/artistthemes
Pour visualiser des thèmes du monde entier, rendez-vous sur : www.google.fr/help/ig/art/gallery.html

Qu'est-ce que iGoogle ?

iGoogle, la page d’accueil personnalisée de Google, permet aux internautes de personnaliser le contenu de leur page d’accueil, en choisissant et en organisant des modules parmi des milliers de « gadgets », et accéder ainsi directement aux informations qui les intéressent. Cela va des prévisions météo aux cours de la Bourse, en passant par les derniers résultats sportifs. Il suffit pour cela d’avoir un compte Google ou une adresse Gmail.
Pour en savoir plus sur iGoogle, rendez-vous sur : www.google.fr/ig

La maison connectée aux petits soins des séniors

D'ici 2050, le nombre des 75 ans et plus pourrait être multiplié par trois, celui des 85 ans et plus par quatre. Dès lors la question de l'autonomie de ces personnes du 4e âge ou de toute personne dépendante va constituer un enjeu de société sur lequel les professionnels de santé se penchent d'ores et déjà avec un allié de plus de plus en plus présent : la technologie informatique. Lors du récent colloque Télésanté 2008, « l'habitat intelligent » a fait l'unanimité de la communauté médicale.

Peu courantes, les maisons connectées sont encore au stade du développement mais préfigurent déjà ce que pourrait être demain l'environnement des seniors. Un environnement truffé de capteurs. Par exemple l'association MEDetic conduit depuis l'an 2000 le projet Geri@tic qui devrait se concrétiser cette année en Alsace. Derrière ce nom se cache le concept d'une résidence constructible (Vill'âge) en cœur de village et dotée d'appartements high tech. Dans ces derniers des capteurs (infrarouges, mécaniques, tactiles…) reliés à un véritable réseau permettent de faire remonter des informations pour déclencher au besoin l'intervention des secours en cas de problème.

Une démarche similaire anime le centre universitaire Jean-François Champollion qui propose une formation d'ingénieurs Informatique et Systèmes d'Information pour la Santé (Isis). Aux États-Unis, des sociétés spécialisées comme 4 HomeMedia (4HM) se proposent d'équiper en capteurs tout type de résidence.

Mais après la surveillance des déplacements, la prochaine étape consiste à surveiller réellement la santé des seniors chez eux. Pour ce faire, des outils de mesure du poids, du taux de glucose, de la pression sanguine, peuvent être déployés, par exemple sur des fauteuils roulants de télémédecine ou grâce à des téléphones portables dotés de fonction de monitoring cardiaque. Les données sont collectées en temps réel sur le réseau informatique domestique, et accessibles aux proches comme aux médecins. En en cas de problème, une alerte est immédiatement émise.

Si cet « écosystème de la santé à domicile » comme le qualifie 4HM ne peut bien sûr pas répondre à toutes les pathologies, il est véritablement précurseur en télésanté et présente un avantage financier : une année de fonctionnement du système domotique est jusqu'à 60 fois moins chère qu'une année en institut médicalisé…

ADN : un business technologique... et artistique

Cantonnées jusqu’à présent à la sphère institutionnelle judiciaire ou médicale, les analyses ADN sont en passe de conquérir le grand public. Si aucune société française ni même européenne ne s’est lancée sur ce créneau, le business de l’ADN prospère, notamment aux États-Unis, où tout un chacun peut faire analyser son ADN pour partir à la recherche de maladies héréditaires (certains types de cancers, maladie d’Alzheimer, diabètes, etc.) ou d’ancêtres célèbres.
Financée par Google, la jeune start-up « 23andMe » propose ainsi aux internautes américains, pour 999 dollars, de commander des tests ADN réalisés grâce à des prélèvements de salive. Une démarche similaire anime la société islandaise « deCODE genetics » qui commercialise son « kit » 985 dollars.
Navigenetics pour sa part propose une analyse plus fine à 2 500 dollars et même un abonnement annuel à 250 dollars « pour vous aider à comprendre ce que vos gênes ont à vous dire sur votre santé future », selon le slogan de l’entreprise. Enfin, le site spécialisé dans la généalogie Ancestry réalise des tests sur certains chromosomes, facturés de 149 à 199 dollars.
Certains millionnaires décident toutefois de pousser plus loin les analyses en faisant déchiffrer l’intégralité de leur génome. Knome, une société là encore américaine, doit prochainement livrer le génome intégral de son premier client, Dan Stoicescu, un milliardaire roumain vivant en Suisse, qui a dépensé 233 000 euros pour connaître son patrimoine génétique. Un tarif élevé mais qui devrait baisser jusqu’à 1 000 dollars environ si l’on en croit le prix Nobel James Watson.
Hormis la généalogie et la santé, le séquençage de l’ADN permet des applications dans d’autres domaines, comme le commerce. Pour lutter contre la contrefaçon, rien de tel qu’une analyse ADN pour disqualifier le foie gras porteur d’un faux label AOC. L’industrie du luxe s’y intéresse aussi. Un marqueur spécial intégré dans l’encre de l’étiquette collée sur un flacon de parfum constitue une contre-preuve incontestable.
Dans un autre registre, le « taggage » à l’ADN de la cargaison d’un pétrolier permettrait de remonter facilement jusqu’à lui s’il venait à dégazer en mer…
Plus récemment, le business de l’ADN est sorti du champ technologique pour entrer dans celui de l’art. La société DNA11 propose pour 390 dollars de transformer votre ADN en un tableau abstrait forcément unique. Ou la conjugaison de l’art de la science...

Il y a 40 ans, la première transplantation cardiaque

A une époque où l'on commémore à tout va, où l'on invoque le devoir de mémoire à tout crin, un anniversaire est presque passé inaperçu alors qu'il a véritablement ouvert une nouvelle voie pour la science et la société : le 40e anniversaire de la première transplantation cardiaque réalisée en Europe.

C'est, en effet, le 27 avril 1968 que le professeur Christian Cabrol, alors âgé de 43 ans, réalisait cet exploit à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, quelque 4 mois après celle de son ami le professeur Chris Barnard au Cap en Afrique du Sud le 3 décembre 1967. Le patient du professeur Cabrol, Clovis Roblain, 66 ans, devait décéder d'une embolie au bout de 53 heures.

Cabrol et Barnard se connaissaient très bien, puisqu'ils avaient été formés tous les deux aux Etats-Unis auprès de Norman Shumway. Sous la houlette de ce pape de la greffe cardiaque, les deux jeunes chirurgiens s'étaient longuement entraînés sur... des chiens, avant de passer sur l'Homme.

Cette première transplantation cardiaque, aujourd'hui devenu un acte quasi-routinier, a ouvert la voie à d'autres prouesses comme la première transplantation cardio-pulmonaire en 1982 et la première implantation de coeur artificiel en France en 1986, toutes deux réalisées par le professeur Cabrol.

Le professeur Cabrol a longuement évoqué son parcours exceptionnel dans plusieurs ouvrages, notamment son autobiographie "Une histoire de coeur" (Editions les Belles Lettres, 1999) ou dans son plus récent livre "De tout coeur" (Editions Odile Jacob, 2006).

Député européen RPR, conseiller et maire-adjoint de Paris, Christian Cabrol est président-fondateur de l'ADICARE (Association pour la recherche, le Développement et la diffusion d'Innovations en Cardiologie) depuis 1989.


Les greffes en France : quelques chiffres

Les derniers chiffres publiés datent de 2006.

L'âge moyen des donneurs prélevés est de 49,7 ans. 58,9% sont des hommes ; 41,1% des femmes.
En 2006 pour des prélèvements sur des sujets en état de mort encéphalique, il y avait 3067 sujets recensés ; 1442 sujets ont été prélevés. La cause des décès de ces personnes sont un accident vasculaire cérébral (1665 personnes), un traumatisme (876 personnes) ou une autre cause (526 personnes).
Les causes de non-prélèvement d'organes sur ces personnes décédées sont dues à une opposition au prélèvement (pour 32%), à des antécédents médicaux (9,9%), à un obstacle médical (10,2%) ou à une autre cause (0,9%).

Au 31 décembre 2006, 240 personnes attendaient une greffe du coeur ; 33 une greffe coeur-poumon ; 131 une greffe de poumon ; 538 une greffe du foie ; 6152 une greffe de rein ; 169 une greffe de pancréas ; 13 une greffe d'intestins. Soit un total de 7276 personnes sur liste d'attente.

En 2006, il y a eu 358 greffes de coeur ; 22 greffes coeur-poumon ; 182 greffes de poumon ; 1037 greffes de foie ; 2731 greffes de rein ; 90 greffes de pancréas ; 8 greffes d'intestin. Soit un total de 4428 greffes réalisées en France.

Pour des données détaillées sur la région Midi-Pyrénées : cliquez ici

Pour la région Aquitaine : cliquez ici

Pour la région Languedoc-Roussillon : cliquez ici

Le fléau du spam

Du Viagra à un prix défiant toute concurrence ; une méthode révolutionnaire pour allonger votre pénis ou pour arrêter de fumer ; des téléphones mobiles gratuits ; une vidéothèque porno illimitée, une fortune à gagner si vous aidez la fille d'un industriel africain à accéder à ses comptes bancaires ; etc. Il y a bien peu de chance que votre boîte e-mail n'ait jamais accueilli un message non sollicité de ce genre, ce que l'on appelle le spam. Ces courriers électroniques, joliment baptisés « pourriels » au Québec, constituent un véritable fléau, une pollution numérique de grande ampleur qui se double parfois d'une intention malveillante lorsque des virus entrent en jeu. Dans un récent rapport mensuel sur l'état du spam dans le monde, l'éditeur de logiciels Symantec affirmait, en se basant sur l'analyse de 450 millions de boîtes, que 72 % du trafic généré par les e-mails était du spam. En décembre dernier, Barracuda Networks affirmait que 90 à 95 % des courriers électroniques échangés en 2007 étaient du spam. Surtout, l'étude a démontré que les spammeurs sont de plus en plus malins pour contrer les solutions antispam.

Tout récemment, les captchas ont été « crackées. » Sur beaucoup de sites, l'inscription est conditionnée par la saisie d'un enchevêtrement de caractères, ce qui permet de vérifier que l'utilisateur est bien un humain. Désormais, les spammeurs disposent de logiciels qui arrivent à lire ces captchas…

Face au spam, les grandes entreprises et les États se mobilisent. Aux États-Unis, la loi Can-Spam vise à s'attaquer aux responsables d'envoi de spam. En France, la commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a signé une convention de partenariat avec l'association Signal Spam. Les internautes français peuvent ainsi signaler d'un clic les courriers indésirables et la Cnil peut plus facilement être saisie de plaintes contre les spammeurs.

Reste que sans une vraie concertation internationale, l'éradication du spam, dont 20 % viennent de Chine et de Corée du Sud, est bien illusoire. Surtout, après la boîte e-mail, le spam a trouvé un nouveau terrain de jeu : le téléphone mobile…

Comment s'en protéger ?

Installer un logiciel anti-spam. Spamhilator par exemple va filtrer vos e-mails au moment où vous relevez votre boîte. Les messages dont les expéditeurs ou le sujet sont inscrits dans une liste noire actualisée en permanence, sont mis de côté.

Activer l'antispam de son fournisseur d'accès à internet. Les prestataires, comme Free, proposent d'activer un filtre antispam directement sur leurs serveurs. L'opération est alors transparente et seuls les « bons » e-mails seront relevés.

Utiliser un webmail. Hotmail, Yahoo mail où Gmail ont développé des filtres antispam particulièrement performants.

Ne pas répondre à un spam. Certains spam proposent un lien pour se désinscrire. Ne surtout pas cliquer dessus car cela permet au spammeur de savoir… que vous avez bien reçu son spam.

Petit mais sxy

En annonçant le 16 octobre dernier aux États-Unis le lancement d'un nouvel ordinateur à mi-chemin entre les organiseurs ou les chers UMPC (ultra-mobile PC) et les ordinateurs portables classiques, le Taïwanais Asus ne pensait pas qu'il déclencherait une petite révolution et qu'il serait imité par tous ses concurrents dont le n° 1 mondial Hewlett-Packard.

L'Asus EEE - Easy to learn, Easy to work, Easy to play, soit facile pour apprendre, travailler, jouer - était à l'origine destiné aux jeunes adolescents ou aux seniors peu familiarisés avec l'informatique. De fait, l'EEE de base fonctionne sous Linux avec, d'emblée, quelque 40 programmes pré-installés : navigateur internet, traitement de texte, client e-mail, logiciel de messagerie instantanée, de lecture de photos ou vidéos, etc. Pesant 0,92 kg, offrant une autonomie de 3 h 15, doté d'une webcam, d'un disque flash et du Wifi, et affichant un tarif record de 299 €, ce petit PC à emporter partout a dépassé toutes les prévisions de son constructeur. En quelques semaines 500 000 exemplaires ont été vendus.

Surtout, la cible initiale s'est élargie à tous ceux qui désiraient un PC portable pas cher ou un 2e ordinateur, un poste d'appoint. Et, en France, l'offre proposée par SFR permettant, avec une clé USB 3G+ de surfer sur internet de façon illimitée de n'importe où, a fini de consacrer l'EEE comme un véritable phénomène de société.

Un phénomène auxquels tous les constructeurs se sont depuis rattachés. Pour concurrencer l'EEE, Acer, Parckard-Bell, Everex mais aussi des fabricants moins connus proposent des machines similaires. Hewlett-Packard vient même de sortir une machine. Car ce qui n'aurait pu être qu'un marché de niche est devenu un véritable segment pour l'industrie informatique. Face à la déferlante, Asus entend bien garder le leadership en améliorant sa machine. Le prochain EEE sera plus puissant embarquera WindowsXP, et disposera d'un écran plus grand, peut-être tactile. Les ordinateurs portables classiques d'entrée de gamme n'ont qu'à bien se tenir...

Télécommandes ; une pour toutes...


Un foyer français sur deux (47%) est équipé d'au moins cinq télécommandes et 88% d'entre eux en possèdent trois ou plus, selon une enquête réalisée par le cabinet Lightspeed Research pour le fabricant suisse d'électronique grand public Logitech. C'est qu'entre le téléviseur, l'enregistreur à disque dur ou le magnétoscope, le démodulateur satellite, le lecteur de DVD ou encore la box de son fourniseur d'accès à internet, les télécommandes sur la table du salon se sont multipliées comme des petits pains, tout comme le nombre de leurs fonctionnalités. Toujours selon l'enquête de Lighspeed Research, dans un foyer français sur quatre (26 %), un seul membre de la famille est en mesure de faire fonctionner ces appareils. Et près de la moitié des personnes interrogées (44,8 %) rêveraient de posséder une télécommande unique facile à utiliser. La tendance actuelle est donc d'investir dans une seule télécommande pour les remplacer toutes. Si l'idée n'est pas nouvelle, elle s'est singulièrement améliorée. Les premières zapettes «tout-en-un» se contentaient de stimuler les fonctions principales des télécommandes qu'elles remplaçaient.

Aujourd'hui, ces supertélécommandes sontde véritables petits ordinateurs avec écran couleur, parfois tactile, et la possibilité de lancer des macros. En appuyant sur un seul bouton, on allume la télé, le lecteur de DVD, le home cinéma et la lecture du film commence.

Revers de la médaille, ces télécommandes complexes sont difficiles à manier. Les constructeurs l'ont bien compris, qui prennent en main tout le fastidieux paramétrage, notamment en connectant leur supertélécommande à internet où elles vont chercher les bons codes dans d'immenses bases de données. Ces télécommandes dont le coût s'étale de 99 à 1000€ deviennent le centre de pilotage de la maison. Elles se dotent parfois de fonctions domotiques (gestion de l'éclairage, du chauffage, des volets, etc.) et informatiques (consultation d'internet), voire servent, ultime paradoxe... de télévision portative.

Le robot-télécommande de Toshiba obéit à votre voix

Pour régler le problème de la complexité des télécommandes, le Japonais Toshiba a présenté lundi dernier un robot domestique intelligent. Baptisé «ApriPoco», ce petit robot tout en rondeurs de 21cm de hauteur est à poser sur la table du salon. Doté de l'ouïe et d'une fonction de compréhension sémantiqe, il est capable de mémoriser des termes nouveaux après entraînement. Par exemple, le robot demande «Que fais-tu?» à son interlocuteur qui a préalablement appuyé sur une touche. «Je regarde Nouvelle Star», répond le propriétaire qui appuie sur le bouton permettant de passer sur M6. La prochaine fois, il suffira de dire «Regarder Nouvelle Star» et le robot zappera de lui-même. ApriPoco répond aux ordres donnés dans un rayon déterminé. Pilotable à distance via internet, ses yeux peuvent aussi servir de système de vidéosurveillance.

Tout le monde recevra-t-il la télé numérique ?


Le 31 mars 2008 marquera à coup sûr la longue histoire de la télévision. En effet, depuis hier, la diffusion analogique des programmes peut théoriquement commencer à s'éteindre pour être définitivement arrêtée le 30 novembre 2011. À cette date il en sera terminé de la réception hertzienne des six chaînes nationales ; et la télévision numérique terrestre (TNT) avec ses 18 chaînes gratuites sera reine partout en France. Vraiment partout ? Là est toute la question car le déploiement de la TNT se heurte à des zones d'ombre auxquelles, - comme la téléphonie mobile à ses débuts - le Grand Sud est pour l'heure abonné. Prudent, le législateur ne prévoit d'ailleurs qu'une couverture TNT pour 95 % de la population en 2 011…
Casse-tête pour le CSA

Car le basculement de l'analogique vers le tout numérique est plus complexe que prévu. Côté diffuseur, il faut tout d'abord que la TNT desserve tout le territoire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui : 85 % de la population seulement est éligible. Côté consommateur, il faut disposer d'un adaptateur TNT ou d'un téléviseur déjà équipé ; ce qui concerne 45 % des foyers seulement.

À l'aune de ces chiffres, on mesure le travail qui reste à accomplir pour éviter « toute fracture numérique territoriale » selon la formule du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Le CSA et le gouvernement - Éric Besson, nouveau secrétaire d'État à l'économie numérique pourrait hériter du dossier - doivent arrêter d'ici mi-2008 les conditions du basculement de l'analogique vers le numérique et trancher pour cela entre deux options. L'une, soutenue par TDF, propose de déployer d'abord la TNT, puis, en 2010, d'effectuer le basculement de façon globale en dix-huit mois. La seconde option, soutenue par les chaînes de télé, propose d'éteindre l'analogique progressivement par grandes régions : Bretagne et Alsace en 2009, huit autres régions en 2010 et les onze dernières en 2 011.
aide à l'équipement

Autre casse-tête pour le CSA : que faire pour les Français que le basculement vers le tout numérique laisserait au bord du chemin de la télé du futur en raison de leurs faibles revenus ou de leur lieu de résidence en zone d'ombre ? La Commission européenne a autorisé la création d'un « fonds d'aide à l'équipement. » Alimenté à parts égales par l'État et le groupement d'intérêt public des éditeurs de services de télévision, ce fonds, doté de 150 millions d'euros sur une période de trois à quatre ans, aidera les ménages (selon leur revenu) à s'équiper d'un récepteur numérique. D'un récepteur… ou d'une parabole. En effet, les zones d'ombre qui seraient inaccessibles à la TNT diffusée par des émetteurs terrestres, seront vraisemblablement desservies, gratuitement et sans abonnement, par le satellite. Le Grand Sud peut donc souffler…

Recevoir la TNT

1. TNT intégrée. Le récepteur est déjà intégré à votre téléviseur, à votre enregistreur vidéo ou à votre ordinateur. Pour les télés, ce qui n'était que facultatif est devenu obligatoire le 5 mars dernier : les télés sans décodeurs ne peuvent plus être vendues en France.

2. Un décodeur externe. Si vous possédez déjà une télé, vous pouvez y brancher un récepteur externe. Certains possèdent deux tuners pour regarder une chaîne et en enregistrer une autre. Vous pouvez également brancher un tuner TNT (clé ou boîtier USB) sur votre ordinateur.
3. Par l'ADSL. Si vous êtes abonnés à internet via les offres triple-play de Free, Neuf, Orange, etc. Les chaînes de la TNT sont incluses dans le bouquet de chaînes.

4. Par le satellite. Il faut avoir une parabole pointée vers le satellite Astra à 19.2°Est et acheter un décodeur dédié (250€).

Rester toujours au courant


Appareils photos numériques, téléphones mobiles, baladeurs MP3, lecteurs de DVD ou ordinateurs portables, etc. ; jamais le besoin d'énergie en déplacement n'a été aussi important. Le secteur de l'électronique l'a bien compris, qui investit massivement pour améliorer sans cesse l'autonomie de nos gadgets. Les batteries sont ainsi passées rapidement de la technologie Nickel-Cadmium à celle du Lithion-Ion mais il reste encore du travail à faire pour oublier son ou ses chargeurs quelques jours. Tant et si bien que plusieurs constructeurs proposent aujourd'hui des batteries externes.

Ainsi Philips* vient de lancer toute une gamme baptisée « Énergie Nomade. » (1) Objectif : proposer une petite batterie (dont la taille varie entre celles du paquet de cigarettes et de la cassette VHS) qui pourra recharger, grâce à différents connecteurs, toute notre batterie d'appareils mobiles. Chez Philips, ces accus d'appoint coûtent de 17 à 150 € et offrent une autonomie jusqu'à 60 heures. APC, spécialiste américain de la batterie commercialise lui aussi une « Universal Notebook Batteries » qui offre avec ses 900 g 11 heures à son ordinateur portable ; idéal pour les grands trajets en train ou en avion. Mais ces batteries nécessitent d'être rechargées…

Pour les baroudeurs voraces d'énergie il faut s'orienter vers les chargeurs solaires (2). Lourds et encombrants il y a peu, ils se déclinent désormais en version portable et pliable. Certains embarquent une batterie comme le Solio qui offre 7 à 8 heures d'autonomie pour 80€. Dépourvus de batteries, on peut même trouver des petits panneaux photovoltaïques incrustés sur un sac à dos, un blouson, etc.

Mais le Graal, pour avoir une autonomie de plusieurs semaines, passera par les piles à combustible. La miniaturisation de ces dernières a encore du chemin à faire mais Toshiba notamment est sur la bonne voie (3). Le constructeur nippon peut assurer 5 heures d'autonomie avec une cartouche de 50 cm3 de méthanol. Pas mal. Seul hic pour une commercialisation à grande échelle : le coût mais aussi… les règles strictes du transport aérien sur les liquides embarquables…

* Philips et son bus Silent Mix Parties sont à Toulouse les 31 mars et1er avril, place de l'Europe.

Le maire de Castres et Google épinglés par les Big Brothers awards

Il y a les Césars, il y a les Oscars. Et puis il y a les… Orwell, du nom de l'auteur de « 1 984 » qui inventa le concept de Big Brother, synonyme dans le langage courant de système de surveillance des individus. Chaque année dans une quinzaine de pays sont ainsi décernés par Privacy International ces prix Big Brothers aux personnalités, États ou entreprises « s'étant distingués par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus. » En France, la cérémonie - où Nicolas Sarkozy était nominé 6 fois sur 7 l'an passé - s'est déroulée à Paris le 21 mars. Dans la catégorie « État et élus », le Conseil constitutionnel remporte le 1er prix pour avoir validé la rétention de sûreté. En 3e place, on trouve Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. Dans la catégorie « Entreprises », les drones de surveillance que Quadri-France voudrait voir survoler les banlieues reçoivent le 1er prix. Le 3e est attribué à Denis Olivennes, futur ex-PDG de la Fnac, « accusé de promouvoir la surveillance des internautes. » Si Google remporte son Big Brother « pour l'ensemble de son œuvre », le maire de Castres, Pascal Bugis, est lui épinglé dans la catégorie « Localités », « pour avoir été l'un des premiers maires à imposer un couvre-feu pour les mineurs dans certains quartiers, et d'avoir cette année institué, en avant première, un conseil pour les droits et devoir des familles. »

Les dix ans du lecteur MP3

Le baladeur MP3 a fêté ses dix ans ce mois-ci. C'est, en effet, en 1998 au salon CeBit de Hanovre que la société Saehan Information Systems lançait le MPMan F10. L'appareil coûtait la coquette somme de 250$ pour une capacité de 32 Mo soit... huit chansons ! En France, c'est avec le Diamond Rio qu'a démarré l'aventure de la musiqe MP3, un format numérique de compression musicale inventé par Thomson en 1990. Alors que l'industrie électronique ne voyait guère d'intérêt à ce type de lecteur, Apple sort en 2001 son premier iPod équipé d'un disque dur. Un coup de maître : il s'en est vendu 119 millions d'exemplaires.

Seecard, la carte universelle

Ouvrez votre portefeuille et comptez le nombre de cartes qu'il contient. Entre la carte de fidélité du supermarché ou de la parfumerie, celle de la médiathèque ou du club de gym, la carte de transport, la carte vitale, la carte d'accès à l'entreprise ou celle de la cafétéria, n'en jetez plus ! Et si nous n'avions qu'une seule et même carte remplaçant toutes les autres ? L'idée de cette carte universelle, Didier Clouté, le PDG toulousain de la société Master Media Europe, l'a eue avec son concept baptisé Seecard, qu'il peaufine dans la discrétion depuis huit années et dont le lancement national va débuter prochainement par la région Midi-Pyrénées.

« La Seecard, c'est une carte sociétale, la première carte de vie pratique qui permet d'accéder à tous les services gratuits de la vie quotidienne », s'enthousiasme Didier Clouté à la tête d'une petite équipe d'une quinzaine de passionnés. En plastique rigide et de même taille qu'une carte bancaire classique la Seecard - chaque exemplaire est unique - dispose d'un numéro de série et d'une puce d'identification à radiofréquence (RFID). Le concept s'articule ensuite autour d'un axe logiciel et d'un axe matériel.

Le premier consiste en un portail internet sur lequel tous les services Seecard sont regroupés. Muni du numéro de sa Seecard, l'on s'inscrit sur ce site web et on peut accéder à de très nombreux services personnalisables : informations locales, boîte e-mail, blog, club de rencontre, forum communautaire, jeux online, petites annonces, cartes de vœux virtuelles, vidéo à la demande prochainement, etc.

Le second axe du projet Seecard, beaucoup moins classique, utilise la puce RFID de la carte. Lorsque l'on est dans un hall de gare, d'aéroport, dans une galerie marchande ou en attendant le bus, il suffira de passer sa carte devant le lecteur d'un terminal interactif (borne, vitrine) pour retrouver sur l'écran de celui-ci le site web Seecard que l'on a personnalisé à domicile et de nouvelles informations pratiques.

Pour que le projet Seecard prenne tout son sens, il faut bien sûr multiplier les écrans. Didier Clouté et son équipe sont donc en contact avec des collectivités territoriales, des administrations, des clubs sportifs et des commerçants. Ces derniers ont un rôle clé car leur vitrine peut accueillir un écran susceptible d'intéresser les passants ; et en devenant membre du réseau Seecard, ils peuvent créditer la carte de leurs clients avec des points de fidélité baptisés Unités Médias (UM). Avec cette monnaie virtuelle, on peut ensuite payer un café sur une machine automatique, acheter tel ou tel service sur internet. Les possibilités sont vastes.

1,5 million de cartes

Aussi séduisant soit-il, le concept Seecard résistera-t-il face aux autres projets de cartes universelles ou de paiement simplifié, notamment le micropaiement par téléphone portable ? Didier Clouté, qui a roulé sa bosse dans l'import-export notamment en Asie, en est persuadé. Et c'est de Toulouse qu'il espère inonder le monde de ses Seecard. 1,5 million d'entre elles seront distribués dans les 15 prochains mois en Midi-Pyrénées.

Le cyber-espion de Sarkozy met internet en ébullition

A coté du mini-remaniement du gouvernement Fillon qui a vu l'arrivée de six nouveaux secrétaires d'Etat et la modification des attributions de plusieurs ministres, une autre annonce, plus discrète, met internet en ébullition.

Dans le cadre des ajustements post-électoraux intervenus sur la communication publique du chef de l'Etat - départ de David Martinon, suppression du porte-parolat, etc. - l'Elysée a nommé un jeune normalien HEC de 24 ans conseiller chargé de surveiller le "buzz internet" autour du président et de sa politique ; et cela afin de pouvoir riposter rapidement. De la vidéo de Nicolas Sarkozy échangeant des mots osés avec un marin-pêcheur au désormais célèbre "casse-toi pauvre con" du salon de l'agriculture, les vidéos sur le chef de l'Etat font les délices des sites d'échanges comme YouTube ou Dailymotion. Des délices qui sont au début bien souvent de polémiques qui prennent de l'ampleur.

Nicolas Princen, placé sous la houlette de Franck Louvrier, conseiller presse de Nicolas Sarkozy, sera donc chargé de surveiller ces vidéos mais aussi de traquer les fausses rumeurs et autre prises à partie qui se sont multipliés ces derners mois ; et que d'aucun attribuent au style bling bling du président et à la peopolisation de la classe poitique.

Agé de 24 ans, Nicolas Princen s'est engagé derrière Nicolas Sarkozy au moment de la campagne électorale de 2007. Il faisait notamment partie de NSTV, la web-télévision du candidat ; qui a servi de modèle à PRTV, la web-télévision de la Présidence de la République sur le site internet de l'Elysée.

Le premier buzz internet que Nicolas Princen aura à surveiller le concerne lui-même. A peine son nom connu, le jeune conseiller est devenu la tête de turc d'une partie de la blogosphère. "balance de sarkozy", "taupe de l'Elysée", "chasseur de buzz Sarkozy", "cyber-espion", "Little Brother" (en référenceà big brother), "oeil de Sarkozy", etc. Les qualificatifs ne manquent pas... et les parodies aussi.

Sur Facebook, le site de socialisation vedette où M. Princen dispos d'ailleurs d'une page, deux groupes se sont créés : "Surveille-moi tous, Nicolas Princen !" et "Nicolas Princen est sexy"

Débordées par les précédents buzz, les équipes de Nicolas Sarkozy ont donc réussi à se remettre en selle... en créant elles-même un buzz... CQFD.

Pour aller plus loin

La page Facebook de Nicolas Princen : cliquer ici

Retrouvez les parodiques vidéos ici

La télé quand vous voulez

Un rendez-vous qui s'éternise, votre voiture immobilisée dans un bouchon et vous ratez votre émission préférée que vous n'aviez pas pris soin d'enregistrer sur votre magnétoscope. Jusqu'à présent, en dehors d'une hypothétique rediffusion, il n'y avait pas de solution de rechange, jusqu'à ce que débarque le concept de « catch-up TV » soit en français télé de rattrapage ou télé à la demande. Tous les programmes d'une chaîne sont ainsi enregistrés et stockés sur des serveurs informatiques. Ils sont alors proposés à la consultation via internet selon le principe de la vidéo à la demande (VOD) déjà expérimentée par les « box » des fournisseurs d'accès à internet (Freebox, Neufbox, Livebox, etc.)

France 5 met déjà en ligne l'intégralité de ses magazines depuis mars 2006 et une partie de ses documentaires depuis juin 2007. Ils sont visibles par les internautes gratuitement huit jours à partir de leur date de diffusion. Arte propose, elle aussi gratuitement avec « Arte + 7 », quatre à quinze programmes par jour et a pour objectif d'offrir en télé de rattrapage 80 % de ses programmes.

Canal + s'est également lancé sur ce créneau ce mois-ci. Son service « Canal + à la demande » reste cependant réservé aux abonnés de Canal + Le Bouquet et nécessite l'installation d'un petit logiciel supplémentaire. Les programmes sont alors disponibles jusqu'à un mois après leur diffusion.

Alors que France Télévisions a signé un accord avec Orange pour diffuser fin mars son service « Rewind TV » auprès des abonnés TV de l'opérateur, c'est M6 qui a fait l'actualité cette semaine. En effet, la chaîne vient d'annoncer que le 19 mars prochain, elle lancera une offre de télé de rattrapage très ambitieuse. « La plupart des programmes de M6 seront accessibles sur www.m6.fr ou www.m6replay.fr une heure après leur diffusion à la télévision, et pendant sept à quinze jours », explique Valéry Gerfaud, directeur général de M6 Web.

L'offre de M6 est la plus aboutie

Environ 200 programmes seront disponibles le 19 mars : séries télé y compris américaines (Desperate Houseviwes, NCIS), fictions, divertissements (Pékin Express, Nouvelle Star), magazines (Capital, Zone Interdite). En revanche, les films de cinéma et le sport sont exclus de l'offre pour des questions de droits. L'offre de M6, gratuite financée par la publicité, est pour l'heure réservée aux possesseurs de PC avec Windows Media, mais elle sera la plus aboutie et ouvre véritablement l'ère de la télé à la carte.

Au Cebit, les puces se mettent au vert

Le plus grand salon mondial des hautes technologies, le Cebit, se tient jusqu'à demain à Hanovre, en Allemagne, avec pour la première fois une réelle prise en compte des questions écologiques. Rendre l'économie numérique plus verte est, en effet, devenu un défi majeur pour une industrie qui, sous couvert d'apporter le progrès, s'est longtemps désintéressée de l'impact environnemental de ce qu'elle fabrique. Cartes mères d'ordinateurs, boîtiers, écrans, imprimantes, téléphones portables, etc. Ces produits contiennent encore de nombreuses substances toxiques et leur recyclage reste bien aléatoire.

À côté de cette pollution « physique », le secteur électronique est également l'un de ceux qui consomment le plus d'énergie, et il dégage presque autant d'émissions de CO2 que le transport aérien. « Les ordinateurs et l'informatique sont peut-être l'industrie dont la consommation d'énergie augmente le plus vite au monde », concédait Steve Ballmer, le PDG de Microsoft, invité d'honneur du salon. Car derrière les mondes virtuels d'internet se trouvent des infrastructures techniques bien réelles : les fameux centres de données (data centers) dont certains occupent une surface égale à sept terrains de football. Ces « fermes informatiques » qui stockent et transmettent les données dont nous avons besoin 24 heures sur 24 toute l'année sont extrêmement voraces en énergie.

Pour faire prendre conscience de l'énergie consommée, rien de mieux que d'édifiantes comparaisons. Faire une simple recherche sur Google est équivalent à consommer une heure de lumière d'une ampoule à économie d'énergie ! Télécharger la version électronique d'un journal revient à consommer autant d'électricité que pour faire une lessive. Et un personnage virtuel du site Second Life consomme autant d'électricité... qu'un habitant du Brésil, bien réel lui.

Selon l'université de Stanford, les plus grandes fermes informatiques du monde font tourner chaque année 14 centrales électriques ; leurs besoins ayant doublé entre 2000 et 2005. « Dans moins d'un quart de siècle, l'internet à lui seul consommera autant d'énergie que toute l'humanité aujourd'hui », alerte Gerhard Fettweis de l'université de Dresde.

Dès lors l'avènement de « technologies vertes » est plus que jamais d'actualité et les constructeurs, petit à petit, commencent à s'y mettre.

un effet marketing pour Greenpeace

Cela passe bien sûr par une conception différente des fermes informatiques mais aussi, et c'est plus visible pour le grand public, par des matériels plus écologiques. Microsoft a ainsi présenté un logiciel permettant aux particuliers de réguler leur consommation électrique ; Fujitsu-Siemens a dévoilé un appareil ne consommant rien à l'état de veille et offre à ses clients des « bons » auprès d'un fournisseur d'électricité à base d'énergies renouvelables, etc. Mais ces efforts restent insuffisants pour Greenpeace, qui dénonce un « effet marketing. » Sur 37 produits testés par l'association écologiste, 3 seulement obtiennent la moyenne. « Les fabricants prennent de plus en plus au sérieux les impacts sur l'environnement de leurs produits, mais ils ont encore un long chemin à faire », conclut Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques de Greenpeace.

Les téléviseurs sans TNT interdits à la vente

Depuis hier, les téléviseurs qui ne sont pas équipés d'un récepteur pour la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites sont interdits à la vente. Les postes qui ne peuvent recevoir que la télévision analogique doivent donc disparaître des rayons des grandes surfaces comme des sites de cybercommerce.

Cette obligation a été fixée par l'article 19 de la loi relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur. Voté le 5 mars 2007, ce texte a été notamment conçu pour préparer l'extinction de la diffusion de la télé analogique sur tout le territoire français. Concrètement le signa l hertzien qui achemine actuellement les six grandes chaînes nationales sera progressivement coupé d'ici 2011, date à laquelle la couverture de la TNT sera de 95 % (contre 85 % aujourd'hui). Les premières zones qui seront concernées par l'arrêt du signal hertzien seront connues d'ici la fin de ce mois. Les personnes habitant dans ces zones et qui ne disposeront pas d'un décodeur TNT branché sur leur télé ou d'un poste avec récepteur TNT intégré ne pourront tout simplement plus recevoir de programmes télé.

Les professionnels de la grande distribution ont bien sûr anticipé, depuis une année, l'obligation de vendre des télés avec récepteur TNT intégré. Une tâche rendue plus aisée grâce aux constructeurs dont les gammes de produits intègrent depuis plusieurs mois déjà ces récepteurs. Toutefois, au moment de l'achat, il convient de bien vérifier que son futur écran plat dispose bel et bien d'un récepteur TNT.

Mais cette évolution majeure dans le monde de la télé sera suivie d'un nouveau chambardement le 1er décembre prochain. En effet, les téléviseurs permettant l'affichage de programmes en haute définition (étiqueté « HD Ready » ou « Full HD ») devront être vendus avec un récepteur TNT différent car haute définition (HD). Cela permettra de capter, en plus des 18 chaînes existantes, huit nouvelles chaînes de TNT en haute définition (TF1 HD, M6 HD, France 2 HD, Arte HD et Canal + HD notamment).

Le GPS des musées

La façon dont nous visitons les musées vient de faire une discrète mais essentielle révolution grâce au Louvre. Le musée mondialement connu vient, en effet, d'inaugurer ce que l'on pourrait appeler « le GPS des musées », un guide multimédia innovant qui devrait faire école.

Visiter un musée revenait jusqu'à présent à choisir entre la visite de groupe, animée parfois par un conférencier - visite forcément généraliste - ou bien la visite individuelle assistée des fameux audioguides multilingues. Pour répondre à la curiosité sans cesse croissante d'un public toujours plus nombreux, le Louvre révolutionne tout cela en prenant le meilleur des deux mondes.

Développé par la société Antenna audio avec le mécénat de la compagnie aérienne Korean Air, Vivendi et la fondation Orange, le nouveau guide est un lecteur multimédia portable robuste avec casque stéréo, construit par XP-Vision. L'écran couleur tactile offre une haute qualité d'image qui tient compte de la langue utilisée (huit dont celle des signes), de l'âge, des centres d'intérêts ou des attentes des visiteurs. Sa grande capacité de stockage (16 Go) permet au Louvre de proposer plusieurs types de visites avec 5 profils d'utilisateurs (adulte, enfant, etc.) et 15 parcours de visite (9 sont d'ores et déjà en service). Au final, chaque terminal de 228 g emporte avec une autonomie de 6 à 8 heures plus de 350 heures de commentaires, 1 000 images et des séquences multimédias. Mais au-delà de la prouesse technique, c'est bien l'aspect pédagogique et pratique du terminal qui est unique.

Se situer dans l'immense musée via des plans interactifs ; se déplacer en visualisant sur l'écran les photos des salles avec des flèches en surimpression ; écouter de la musique liée au contexte de telle ou telle œuvre ou période lorsque l'on se déplace ; découvrir les œuvres avec des photos qui mettent en avant les points essentiels et écouter les meilleurs conférenciers livrer leurs commentaires avisés.

Et le site internet monguide.louvre.fr permet de préparer ou poursuivre sa visite personnalisée.

Avec ce guide multimédia, aboutissement de deux années de travail, le Louvre montre donc l'exemple de ce que seront les musées du XXIe siècle.

Sony vainqueur de la guerre du DVD

C'est une guerre de tranchée qui va vraisemblablement s'achever dans les jours à venir. Chacun de leur côté les deux constructeurs d'électronique japonais, Sony et Toshiba, réfléchissaient, en effet, au remplaçant de nos DVD actuels : des disques de plus grosse capacité capables d'afficher des vidéos en haute définition. Faute de s'être entendus pour lancer un format commun en 2005, Toshiba, allié à Nec, promouvait le HD-DVD et Sony, soutenu par Matsushita (Panasonic) et Sharp, son disque Blu Ray. Deux formats pour faire la même chose donc, deux formats bien évidemment incompatibles entre eux. Depuis trois ans, les deux géants nippons ont déployé tous leurs talents pour séduire les studios de cinéma et les constructeurs de lecteurs.

Au centre, le consommateur compte péniblement les points, se remémorant une précédente guerre des formats : celle de la cassette vidéo qui avait vu le triomphe du VHS sur la Bétamax, pourtant de meilleure qualité.

Ce lundi, le ralliement au format Blu Ray de la chaîne de distribution américaine Wall-Mart semble avoir signé le coup de grâce du HD-DVD. Déjà en janvier, les studios Warner, premiers vendeurs de DVD aux États-Unis, avaient donné un signal fort au marché en choisissant de ne soutenir que le Blu Ray. Désormais le disque de Sony est soutenu par la majorité des studios ; Universal appuyant celui de Toshiba.

Les analystes donnent donc le HD-DVD pour mort…

Hier, Toshiba continuait à affirmer qu'« aucune décision officielle n'a encore été prise », mais selon une source proche du dossier « un retrait complet est l'une des possibilités envisagée. » Un retrait déjà anticipé en bourse où le titre Toshiba a bondi de 5,7 %.

Reste que cette guerre du DVD, si elle simplifie le choix du consommateur, laisse en suspens l'avenir réel du DVD. Chacun d'entre nous est globalement satisfait des DVD actuels, ne souhaite pas investir dans de nouveaux lecteurs coûteux et, surtout, l'explosion de la vidéo à la demande par câble ou ADSL nous incite à nous passer de disques…


Blu Ray : ce qu'il faut savoir

Pourquoi un nouveau standard de DVD ?

Sony et Toshiba ont planché en 2005 sur le successeur du DVD car les disques actuels ne permettent pas de loger des films en haute définition. Partis chacun de leur côté en 2005, les deux constructeurs japonais ont choisi de laisser le marché décider du vainqueur.

Que veut dire Blu Ray ?

Toshiba ayant choisi l'appellation HD-DVD pour DVD haute définition, Sony s'est démarqué en baptisant son format Blu Ray (rayon bleu) en référence à la couleur du laser utilisé pour lire ces disques.

Quels sont les avantages d'un disque Blu Ray par rapport à un DVD ?

De plus grande capacité qu'un DVD, un disque Blu Ray contient donc plus d'informations. On obtient ainsi une image de meilleure résolution (haute définition ou Full HD) ; un son diffusé sur 7 canaux ; des bonus plus élaborés, plus interactifs et qui peuvent provenir d'internet (si la platine y est connectée). Enfin, ce format intègre des systèmes anticopies de gestion de droits d'auteurs.

Comment lire un disque Blu Ray ?

Pour lire un film, il faut disposer d'un lecteur spécifique Blu Ray. Pour l'heure, ces lecteurs sont chers (à partir de 350 €). Ils sont compatibles avec les DVD actuels. On peut aussi lire des disques Blu Ray sur d'autres appareils comme des ordinateurs ou la console vedette de Sony, la PlayStation 3.

Dois-je acheter un lecteur maintenant ?

Pour profiter des films en haute définition des disques Blu Ray, disposer du lecteur adéquat ne suffit pas : il faut obligatoirement avoir un téléviseur ou un moniteur lui aussi haute définition (Full HD).

Quel est le prix des disques Blu Ray ?

Plus cher à produire, un disque Blu Ray est plus cher qu'un DVD actuel. Par exemple le DVD du film « 300 » se trouve à partir de 20 € quand le même en édition Blu Ray coûte 10 € de plus…


Les portables de demain sont là

Avec pour parrain Robert Redford, le congrès mondial de la téléphonie mobile a réuni cette semaine à Barcelone tous les acteurs des télécoms pour une superproduction qui marquera sans doute un tournant. En effet, d'un côté, le marché de la téléphonie mobile affiche une excellente santé : 1,1 milliard de portables vendus en 2007 dans le monde selon l'institut GfK. Mais d'un autre côté, si le marché est tiré par l'Afrique et l'Asie, en Europe, il stagne ; une situation normale compte tenu d'un taux de pénétration de 95 % ! Les constructeurs doivent donc concocter à la fois des téléphones basiques pour les marchés émergents et des appareils toujours plus sophistiqués pour inciter chacun d'entre nous au renouvellement.

C'est bien sûr dans ce segment que les constructeurs déploient toute leur énergie. Pour 2008, et après la généralisation des capteurs photos ou des lecteurs audio-vidéo, l'innovation s'articulera autour de trois faits majeurs : l'interface tactile, l'intégration de puces GPS et la montée en puissance des services mobiles connectés.

Popularisée par Apple avec son iPhone, l'interface tactile a conquis tous les constructeurs. Ces derniers ont fait un réel travail pour remplacer des menus souvent aussi complexes que peu intuitifs. HTC (avec son interface Touch Flow), LG, Sony-Ericsson, Samsung proposent ainsi de piloter leurs appareils au doigt ou au stylet, quitte à dérouter certains utilisateurs. Ceux-ci se tourneront alors vers les mobiles qui intègrent en plus un clavier. Seul Nokia fait bande à part et ne propose aucun appareil à écran tactile. Il est vrai que le n° 1 mondial (40 % de part de marché) peut se permettre d'attendre la fin de l'année pour se lancer.

Seconde tendance forte pour 2008 : l'intégration de puces GPS. Selon une étude britannique de Canalys, 60 % des utilisateurs apprécient cette fonction. Un engouement qui, espérons-le, fera baisser les prix. Un portable-GPS coûte quelque 450 € auxquels il faut ajouter l'achat de cartes et/ou un abonnement dédié plus le coût de services annexes. Mais tous les constructeurs sont prêts et même les fabricants de GPS s'immiscent dans la téléphonie comme Garmin et son nüviphone…

Enfin, la troisième grande tendance, qui s'est accélérée avec l'iPhone concerne l'internet mobile. De plus en plus, les sites web de socialisation qu'on aime chez soi, vont nous suivre sur notre mobile comme Facebook, Myspace. Idem pour la messagerie instantanée comme MSN. Et l'arrivée de Google sur les mobiles va accélérer le mouvement. Au final, les téléphones 2008 aboliront la frontière entre la téléphonie et l'ordinateur ; établissant ainsi de nouveaux usages, de nouvelles pratiques avec leurs bons et mauvais côtés.

De g. à dr. : Samsung U900, Sony X1, Nokia N96 et prototype Google Androïd.


Des vidéos en cliquant ici

La Saint-Valentin envahit le web

Régulièrement décriée, ces dernières années, comme étant devenue uniquement commerciale - ce qui n'est pas toujours faux - la fête de la Saint-Valentin se veut aussi participative si l'on en juge par la floraison de site internet qui proposent une grande interactivité.

Des idées cadeaux avec Looneo


Looneo (www.looneo.fr), site de social shopping propose des idées de cadeaux à ceux qui seraient en panne d'inspiration. "Parmi les milliers de produits high-tech ou électroménager existants, Looneo, à travers un dossier spécial Saint-Valentin, fait une sélection de cadeaux adaptés au profil de votre conjoint(e), grâce aux avis de plus de 2000 consommateurs sélectionnés", explique le site.
Lancé en avril 2007, Looneo est un réseau social d’aide à l’achat qui permet aux consommateurs de choisir facilement et rapidement les produits et services sur le high-tech et l’électroménager qui correspondent.

DestinyPass, la rencontre autrement


Marre des sites internet de rencontre ? DestinyPass (www.destinypass.com) est peut-être fait pour vous. L'idée, favoriser le contact direct. Ainsi l'internaite qui s'inscrit sur le site pourra bien sûr remplir son profil mais disposer d'un Pass, une carte à imprimer qu'il distribuera à qui bon lui semble. Vous croisez une personne qui vous plaît ? Glissez-lui votre Pass et si elle le souhaite, elle pourra visiter votre profil. Sans ce Pass qui contient un numéro spécifique, impossible d'accéder au profil. Une bonne façon d''éviter les visites non sollicitées. Trois formule d'abonnement sont proposées : 9€/mois pour 1 mois ; 7€/mois pour 3 mois et 4€/mois pour 12 mois. Le site ouvrira le 14 février 2008.

Kizoa, le diaporama de l'amour


Et si vous exprimiez vos sentiments avec des photos ? C'est ce que vous propose Kizoa (www.kizoa.com). "Glissez vos plus belles photos sur la pellicule virtuelle, placez dessus les animations spéciales Saint Valentin, insérer vos textes, des effets et des transitions. Le tour est joué, votre diaporama d’amour est prêt à être visionné", explique le site. "Pour faire partager votre magnifique création, il vous suffit simplement d’envoyer un lien e-mail à la personne qui fait battre votre coeur. Et pour tous ceux qui souhaitent dévoiler leur amour au grand jour, Kizoa offre également la possibilité d’afficher son diaporama sur son blog (MySpace, Blogger, Wordpress, Windows Live…) ou site web."

Et si on changeait de clavier ?

TMS. Trois lettres qui signifient troubles musculosquelettiques et qui constituent « la première cause de maladie professionnelle reconnue en France », selon l'institut national de recherche et de sécurité (INRS). Les TMS recouvrent plusieurs pathologies affectant le poignet (tendinites, syndrome du canal carpien…), le coude ou l'épaule. Et ceux d'entre nous qui travaillent sur un ordinateur sont particulièrement exposés tant l'ergonomie des postes de travail (écran, souris, clavier) est insuffisamment prise en compte dans les entreprises. Améliorer le confort de travail n'est pourtant pas forcément onéreux comme le démontre chaque jour Martine Pineau. Cette Toulousaine est l'une des rares en France à proposer un apprentissage de la dactylographie ergonomique, basée sur la méthode Dvorak.
Mise au point par l'Américain August Dvorak dans les années 30, cette méthode consiste en une disposition des touches du clavier différente de celles des claviers traditionnels Azerty ou Qwerty ; et spécifique à une langue donnée selon la fréquence d'emploi des lettres. Inutile d'acheter un clavier Dvorak car en installant un petit logiciel gratuit, on peut « transformer » un clavier traditionnel en clavier Dvorak version française.
La position des caractères sera certes inchangée mais ce la n'a guère d'importance car « on n'a plus besoin de regarder le clavier », s'amuse Martine Pineau. « Il faut arrêter de fétichiser le clavier car ce n'est pas le plus important. » « L'objectif de la méthode est de faire le moins de mouvements possible mais seulement les gestes nécessaires », explique la spécialiste. 20 heures de formation - contre 70 pour les méthodes traditionnelles - suffisent ainsi pour acquérir la méthode Dvorak, qui ne présente pas que des avantages sur le plan des TMS. En effet, le confort de frappe acquis permet naturellement d'être moins stressé et plus performant quant à la vitesse de frappe.
Reste que l'apprentissage de cette nouvelle méthode et la disposition particulière des caractères, rebuteront nombre d'entre nous qui préféreront changer physiquement de clavier. Mais ceux qui ont franchi le pas ne reviennent jamais en arrière…

Le succès de ladepeche.fr

Le site internet de « La Dépêche du Midi » vient de se placer au 3e rang des sites d'actualité régionale français, derrière ceux de « Ouest-France » et du « Parisien-Aujourd'hui en Fance». Et il est leader sur l'agglomération toulousaine et sur les dix départements du Grand Sud (ceux de Midi-Pyrénées, le Lot-et-Garonne et l'Aude), loin devant les autres sites régionaux, institutionnels ou commerciaux. Vous êtes, en effet, de plus en plus nombreux à vous connecter sur www.ladepeche.fr. En janvier 2008, selon l'institut de mesure XiTi, vous étiez 738 000 à avoir navigué sur nos pages pour y effectuer 1,4 million de visites (un visiteur pouvant se connecter plusieurs fois).

7,7 millions de pages vues

Et au total, ce sont 7,7 millions de pages qui ont été cliquées durant les 30 derniers jours. Une progression spectaculaire de 295 % en à peine une année ! Merci à tous pour votre fidélité et vos encouragements. La nouvelle mouture du site, mise en ligne en octobre dernier, vous a, d'évidence, séduit. Vous plébiscitez particulièrerment les actualités locales, régionales, nationales et internationales qui vous sont données 7 jours sur 7 avec un enrichissement multimédia (photos, vidéos) toujours plus complet.
Nos nouveaux services en ligne (guides sur les loisirs, les restaurants et les spectacles, trafic routier en temps réel, etc.) vous ont également conquis. Et les rubriques de petites annonces (immobilier, auto, emploi, rencontres) qui vont prochainement bénéficier d'améliorations sont également en progression. Notre objectif désormais : atteindre, avec vous, le million de visiteurs pour ladepeche.fr.
Pour cela, nous allons renforcer l'interactivité entre le journal et ses lecteurs en mettant en place de nouveaux espaces de réactions et d'expression.
Et nous allons être au rendez-vous de deux événements majeurs de 2008 : l'élection présidentielle aux États-Unis et les élections municipales et cantonales en France. Pour la première, une section spéciale « USA 2008 » a été ouverte ce jeudi. Pour les secondes, chacune des quelque 3 800 communes de la région et chacun des 184 cantons renouvelables disposent de leur fiche. Sur celle-ci vous pouvez suivre l'actualité au jour le jour, connaître les chiffres clés, le maire ou conseiller général sortant, les candidats et les programmes. Et les 9 et 16 mars, vous pourrez vivre en direct la soirée électorale.