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Numérique : la maison connectée d'Orange à Toulouse


Dans les années 80, la domotique, c'est-à-dire l'informatique implantée au coeur de la maison, devait révolutionner notre façon de vivre, piloter le chauffage, surveiller l'habitation à distance avec des caméras, etc. Le concept prometteur a fait florès ; faute d'absence de standards et en raison de coût très élevés.
Aujourd'hui, la domotique se veut plus modeste et plus accessible. De nombreux constructeurs informatiques comme DLink ou Logitech proposent des kits de vidéosurveillance ou de téléalerte ; des établissements bancaires et d'assurances proposent des dispositifs d'alerte pour les seniors ; et les opérateurs de télécoms imaginent autour de leurs box un environnement numérique intelligent.
C'est notamment le cas d'Orange. L'opérateur a imaginé ce que pourrait être la maison de demain et a conçu un container dédié qui parcourt la France jusqu'au 23 juillet, faisant étape dans 20 villes dont la Ville Rose. L'opérateur invite ainsi les Toulousains à découvrir cette "Maison connectée" (Vendredi 15 et samedi 16 juillet, parking Carrefour Portet s/Garonne- entrée 2 ; de 10 heures à 19 heures, entrée libre et gratuite) et se propose de "les accompagner dans l’adoption des nouveaux usages autour de la TV, de la musique, du jeu et de la téléphonie."

"Cet espace éphémère est organisé autour de 4 pôles de démonstration thématiques qui présentent l’univers numérique d’Orange à travers les écrans TV, mobile, ordinateur et tablette", explique l'opérateur.
> Un pôle TV pour des soirées télé sur-mesure avec le film ou le programme de son choix : où on veut et quand on veut avec la TV à la demande, la VoD, le contrôle du direct et le partage de ses photos et vidéos.
> Un pôle musique pour accéder à tous ses morceaux préférés en un clic, où que l’on soit, avec Deezer Premium.
> Un pôle Voix, pour découvrir tout le confort d’écoute de la téléphonie HD et faire l’expérience inédite du mobile 3D.
> Et enfin, un pôle Jeux, pour profiter en famille des derniers jeux vidéos en réseau, sur ordinateur ou sur mobile : des jeux ludo-éducatifs, des jeux de détente pour les parents, des jeux multi-joueurs pour s’amuser entre amis.
"A la fin de leur parcours, des coachs équipés de tablettes tactiles pourront mettre virtuellement en scène le projet de maison connectée des visiteurs à partir de leur propre équipement existant. Un dossier présentant des conseils pratiques et astuces pourra leur être remis pour clarifier d’éventuels problèmes d’installation et de connexion.", explique Orange qui présentera par ailleurs en avant-première le premier mobile 3D, le LG Optimus 3D.

Plus d'infos sur www.orange-innovation.tv mot clé : « maison connectée »



Internet : la région à l'heure de la fibre

Alors qu'il y avait fin mars en France seulement 138 000 abonnés à internet par fibre optique selon le dernier observatoire de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) publié hier, cette technologie d'avenir, qui offre des débits cent fois supérieurs à l'ADSL et des usages multiples (cf. infographie), devrait enfin décoller.
« Avec Lyon et Marseille, Toulouse est l'une des villes les plus dynamiques puisqu'elle est passée de 2 500 à 5 000 abonnés en un an. 76 % des immeubles de plus de 12 logements sont fibrés et on atteindra 80 % d'ici la fin de l'année. En 2012, nous allons déployer la fibre dans les derniers quartiers », indique Patrick Bonnefoi, directeur du projet fibre chez Orange qui rappelle que son groupe va investir 2 milliards d'euros sur cinq ans au niveau national.
Concrètement, l'Arcep a divisé la France en deux zones : très denses (148 villes dont Toulouse, Bordeaux, Montpellier) et moins denses. Dans cette dernière, l'on trouve les petites communes rurales (qui seront éventuellement couvertes en fibre optique par l'État via le Grand emprunt) et les villes moyennes. Dans ces dernières, afin d'éviter que chaque opérateur ne construise son propre réseau, il y aura une mutualisation et l'État a fait un appel à manifestation d'intention d'investissement. Orange a répondu à cet appel et envisage de fibrer 3 600 communes sur le plan national. En Midi-Pyrénées, hors Toulouse, ce sont 13 villes qui devraient ainsi être prochainement raccordées à partir de l'année prochaine. Toutes les villes-préfectures de la région sont concernées ainsi que Millau, Albi, Pamiers, Lourdes, Muret. En 2012, Orange envisage de poursuivre son déploiement dans trois villes de la ceinture toulousaine (Blagnac, Colomiers, Tournefeuille) ainsi qu'à Montauban. Ces villes vont pouvoir profiter du confort de connexion et de rapidité de la fibre ; et expérimenter de nouveaux usages, notamment ce qui concerne la télévision et les vidéos haute définition en 3D, mais aussi le partage de fichiers.

La santé du futur se prépare à Castres


Organisée par Castres-Mazamet Technopole, le centre e-Santé et l'association la Mêlée, qui fédère quelque 450 acteurs du numérique en Midi-Pyrénées, la 5e université d'été de la e-santé va se dérouler à Castres du 6 au 8 juillet prochains. La e-santé ? Ce sont les technologies de l'information et de la communication (TIC) appliquées au domaine médical dans toutes ses composantes. De la collecte de données médicales au domicile des personnes âgées, à l'informatisation des dossiers médicaux ; en passant par la télémédecine ou les outils pour aider au maintien à domicile, etc. Les débouchés ne manquent pas et partout dans le monde, entreprises et chercheurs planchent sur ce marché qui a représenté plus de 50 milliards d'euros en 2010. Les entrepreneurs pourront d'ailleurs confronter leurs expériences lors de rendez-vous d'affaires organisés sur place. « Nous nous ouvrons d'ailleurs cette année plus largement sur l'Europe avec des représentants venant de Catalogne, d'Aragon, de Belgique ou du Luxembourg », expliquait, hier à Toulouse, Caroline Lapelerie, directrice générale de Castres-Mazamet Technopole. L'édition 2011 de l'Université s'articulera autour de trois thèmes : la dépendance des personnes âgées (dont le financement est au cœur de l'actualité), le développement de la e-santé et enfin les réalisations et les projets en Midi-Pyrénées et en Europe. Ces derniers pourront être récompensés par des trophées uniques en France, qui salueront des initiatives en terme d'usage ; de recherche et d'enseignement supérieur ; et de technologies. Un atelier sur le Mediator et la façon dont les TIC peuvent contribuer à la formation des médecins sera également organisé.
S'adressant aux entreprises du secteur des technologies et de la santé, professionnels de santé, associations de patients et d'aidants, élus, chercheurs, enseignants, étudiants, acteurs de la protection sociale… l'université proposera conférences, ateliers et table rondes des personnalités de premier plan comme le Pr Lareng, l'un des pionniers de la télémédecine.

Des étudiants d'Ingesup Toulouse à New York


Trois étudiants toulousains et un Valenciennois de l'école supérieure des métiers de l'informatique Ingésup de Toulouse vont s'envoler pour les États-Unis afin de participer, à New York du 8 au 14 juillet, à la finale internationale du concours de Microsoft « Imagine Cup. » Depuis 2003, ce concours mobilise des centaines de milliers d'étudiants du monde entier qui doivent concevoir un jeu vidéo ou une application Windows Phone 7 sur un thème particulier (pauvreté, santé, environnement et développement durable cette année). L'équipe toulousaine, baptisée Geekologics, a imaginé le projet « Brainergy », un jeu puzzle dans lequel le joueur doit gérer des énergies renouvelables pour venir à bout de la pollution. Médaille d'or au concours français, le jeu, qui sera commercialisé en fin d'année, espère décrocher le titre mondial à New York.

Que se passe-t-il en 60 secondes sur internet ?


Numérique : Thierry Bardy nouveau président de La Mêlée


Comme il l'avait annoncé en avril dernier lors de la nuit des réseaux, Edouard Forzy, après dix années passées à la présidence de La Mêlée, l'association qui fédère quelque 430 entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) de Midi-Pyrénées, vient de passer la main.

Le conseil d’administration de La Mêlée, élu le 23 mai lors de l’assemblée générale de l’association s’est réuni jeudi 9 juin dans les locaux de l’école d’ingénieurs Epitech pour élire un nouveau bureau et un nouveau président : Thierry Bardy.

Directeur Général d’IMS (opérateur d’infrastructure et de connectivité IP comptant parmi ses références Pierre Fabre ou encore CGX) sera entouré d’une équipe composée de neuf autres membres issus des TIC et représentants chacun une branche spécifique.

Si Edouard Forzy se retire du pilotage stratégique et de la représentation officielle de La Mêlée, il conserve le management opérationnel des activités et de l’équipe de 8 permanents.

Le nouveau bureau

- Président : Thierry Bardy
- Présidents délégués (en soutien au Président sur les Usages et le secteur IT – attributions en cours de définition) : Alix Howard (Directrice commerciale et Marketing d’Agoranet) et Stéphane Contrepois (PDG de PCKADO S.A. / vente-du-diable.com et cofondateur de La Mêlée)
- Vice-présidents : Ludovic Le Moan, (DG de SigFox Wireless et Président de la TIC Valley), Antonio Güell, (chef du service Applications et Valorisation au CNES) et Jean-Pierre Carsalade (Directeur Commercial Aéronautique chez C&S)
- Trésorier : Daniel Luciani (PDG d’ICOM)
- Trésorier adjoint : Jean-François Renac (DG de la SEM So Toulouse)
- Secrétaire : Christian De Montmagner (Rédacteur en chef du magazine InToulouse)
- Secrétaire adjoint : Robin Calot (DR de Grande Armée Conseil)


Sur la photo, de gauche à droite : Robin Calot, Edouard Forzy, Jean-François Renac, Thierry Bardy, Alix Howard, Ludovic Le Moan, Stéphane Contrepois, Jean-Pierre Carsalade et Christian De Montmagner.

Mobile : SFR baisse ses tarifs


Quoi qu'ils disent de l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile ; quels que soient leurs arguments pour assurer que le trublion d'internet ne bouleversera pas le marché, les opérateurs télécoms se préparent à l'arrivée de la société de Xavier Niel qui a promis de diviser par deux la facture mobile des français.
Ainsi, ce mardi 7 juin, SFR a dévoilé une nouvelle gamme tarifaire (disponible à partir du 15 juin) qui récompense fortement la fidélité de ses clients et qui se traduit par une réelle baisse de tarifs. Le PDG du 2e opérateur français, Franck Esser, avait d'ailleurs annoncé une petite révolution dans la relation clients la semaine dernière lors d'un Comex du groupe.
Il s'agissait alors de prendre en compte les nouvelles habitudes des consommateurs qui ne veulent plus forcément changer de mobiles, avec la création d'offres "SIM only."
"Pour la première fois sur le marché français, les clients en fin de période d’engagement verront baisser le prix de leur forfait mensuel (jusqu’à 9€) et ce, sans contrepartie. Une remise encore plus importante (jusqu’à 14€) sera accordée pour les clients se réengageant 12 mois." a indiqué SFR. "Les clients souhaitant opter pour un nouveau terminal, pourront le faire au meilleur prix, soit celui réservé jusqu’alors aux nouveaux clients.
Dans un ultime souci de clarté, toutes les offres pourront être désormais souscrites : avec ou sans terminal ; avec ou sans engagement. Enfin, toutes les offres sont éligibles au programme Multi-Packs. Ainsi, avec le système « prix éco » (sans mobile) et avec un engagement 12 mois, la baisse de la facture mobile pourra atteindre 45%."

Musique avec Spotify


Comme en réponse à Orange qui a conclu un partenariat avec Deezer, SFR s'allie avec Spotify. "SFR lancera [le 5 juillet] une édition spéciale intégrant le service de musique en ligne : Carré Spotify, avec trois formules. Les Formules Carrées Connect Spotify 2h et 3h, à partir de 21€ TTC/mois et 31€ TTC/mois ; et la Formule Carrée Web Spotify 2h, à partir de 32€ TTC/mois."
Cette offre de musique sur mobile intervient au lendemain de l'offensive d'Apple sur la musique avec son offre iCloud.

Apple veut encore révolutionner la musique


Steve Jobs, l'emblématique patron d'Apple, va-t-il à nouveau révolutionner la musique ? En tout cas c'est le pari qu'a fait hier à San Francisco le créateur de l'iPod et de son écosystème iTunes, devenue en quelques années la première plateforme légale au monde de vente de musique numérisée avec 15 milliards de chansons vendues.
Ce lundi soir, le PDG a certes dévoilé plusieurs nouveautés (intégration poussée de Twitter, système d'exploitation OS X Lion ou iOS5 pour iPhone notamment) mais il a surtout donné corps à iCloud. Cloud (nuage en anglais) pour matérialiser ce que l'on appelle l'informatique « dans les nuages » c'est-à-dire que les fichiers dont nous avons besoin ne sont plus stockés sur notre ordinateur mais sur des serveurs accessibles via internet de n'importe où dans le monde. C'est cette fonctionnalité que iCloud va appliquer à la musique achetée, aux vidéos, aux photos et aux autres fichiers. Toute notre production numérique pourra ainsi être consultée de n'importe où, y compris depuis son mobile… Le nouveau service iCloud, gratuit pour certaines fonctions et à 25 $ par an pour avoir ses propres musiques en ligne, sera mis en service d'ici la rentrée.

Deezer fait peau neuve

Le nouveau site de Deezer sera « cinq fois plus rapide » et permettra à l'utilisateur d'écouter en direct la musique de ses amis sur Facebook. Les catalogues resteront libres d'accès mais l'écoute gratuite sera limitée à cinq heures par mois. Avec ce nouveau dispositif, Deezer veut « accélérer la conversion des utilisateurs les plus actifs vers des offres payantes ».

Téléphonie. Cancer : le grand soupçon



Des experts réunis par l'Organisation mondiale de la Santé ont estimé mardi que l'utilisation des téléphones portables pouvait être cancérogène. Après de nombreuses études controversées, cette décision, que tempèrent les opérateurs, devrait modifier notre rapport au mobile.

L'utilisation d'un téléphone portable peut être cancérogène pour l'homme. La conclusion des experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), réunis mardi à Lyon sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), n'est certes pas une surprise, mais elle officialise, pour la première fois, le risque que l'on entrevoyait dans les très nombreuses études sur le sujet - souvent controversées - menées ces dernières années, notamment l'étude internationale Interphone. Ce sont d'ailleurs les résultats épidémiologiques de ces études sur les champs électromagnétiques de radiofréquence qui ont conduit les experts du CIRC à classifier l'ensemble des ondes radio comme « peut-être cancérogènes pour l'homme » (catégorie 2B). Jusqu'à présent, le classement se situait un cran en dessous. « Les preuves, qui continuent à s'accumuler, sont assez fortes pour justifier » le changement de classification, a indiqué Jonathan Samet, président du groupe d'experts. Les ondes sont ainsi rangées au même niveau que la laine de verre et les vapeurs d'essence et donc susceptibles d'avoir une influence sur le développement de cancers du gliome et du neurinome de l'acoustique. Pour les autres types de cancers, le CIRC a indiqué ne pas pouvoir se prononcer.
Les experts du CIRC, qui ont distingué les ondes des téléphones mobiles de celles émises par les antennes, préconisent « que des recherches complémentaires soient menées sur l'utilisation intensive, sur le long terme, des téléphones portables. » Car la décision de l'OMS ne va pas éteindre la polémique sur la dangerosité des ondes. D'une part, toutes les études menées jusqu'ici n'ont pas le recul nécessaire pour l'analyse scientifique incontestable d'une technologie encore jeune ; et d'autre part, la technologie des téléphones évolue sans cesse, ce qui rend d'autant plus complexes les études…
En tout cas, cette nouvelle classification impulsée au niveau mondial va sans doute modifier notre façon d'utiliser nos mobiles en y appliquant un sage principe de précaution, réclamé depuis longtemps par les associations écologistes, notamment pour les plus jeunes.
« Il est important de prendre des mesures pragmatiques afin de réduire l'exposition [aux ondes] » estime ainsi Christopher Wild, directeur du CIRC. Privilégier la communication par SMS ou utiliser un kit mains libres, qui éloigne l'appareil du cerveau pour les appels, sont deux attitudes qui permettent d'abaisser l'exposition de 10 fois selon les experts.
En France, plusieurs initiatives de sensibilisation ont d'ailleurs été menées ces dernières années, et notamment à la suite du Grenelle des ondes de mai 2009. Mardi, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a d'ailleurs rappelé qu'elle a mis en place un groupe de travail permanent « Radiofréquences et santé », un programme de recherche doté de 2M€ par an et un comité de dialogue dont la première réunion aura lieu le 15 juin prochain.

Les opérateurs tempèrent
La décision de l'OMS est bien sûr un coup dur pour les opérateurs, qui tentent toutefois de tempérer. La Fédération Française des Télécoms a pris acte « que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classifié l'ensemble des ondes radio comme peut-être cancérogènes pour l'homme (catégorie 2B). En choisissant 2B, catégorie qui concerne 266 autres agents dont le café et les légumes vinaigrés, le CIRC indique que le lien entre cancer et ondes radio n'est pas démontré en l'état des données scientifiques acquises », analyse la FFT. « Les ondes radio n'ont aujourd'hui pas la même classification que, par exemple, l'alcool, le tabac et l'amiante (catégorie 1 : cancérogène), ni que, par exemple, le trichloréthylène et les fumées des moteurs diesel (catégorie 2A : probablement cancérogène). »
Les opérateurs de téléphonie mobile rappellent qu'ils appliquent, depuis plusieurs années, l'approche de précaution de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES). « Par exemple en incluant un kit oreillette dans chaque coffret de téléphone mobile ou en informant les utilisateurs sur les précautions d'usage. »
Mais les opérateurs, qui ont diffusé leur dépliant sur la santé à plus de 30 millions d'exemplaires, devront sans nul doute affiner leur communication auprès de leurs clients.

Faut-il interdire le portable aux adolescents ?
Plus que toute autre population parmi les 64,92 millions de lignes mobiles ouvertes en France, les adolescents constituent un public à part. Difficile, à l'heure de l'internet mobile et des réseaux sociaux, d'imaginer interdire aux moins de 15 ans le téléphone portable, comme le préconise Michèle Rivasi (lire par ailleurs), mais l'impact des ondes sur leurs jeunes cerveaux encore en formation mérite plus encore que pour les adultes d'appliquer le principe de précaution.
Dès 2008, l'Association française des opérateurs mobiles (AFOM, aujourd'hui intégrée à la Fédération française des télécoms) en partenariat avec le programme « Internet sans crainte » de la Délégation aux Usages de l'Internet a diffusé une plaquette « Mon mobile et moi » afin de sensibiliser les adolescents à une utilisation responsable de leur téléphone mobile.
Cette plaquette, que l'on retrouve sur le site internet www.internetsanscrainte.fr à la rubrique « s'informer », est aussi un outil précieux pour les parents s'ils choisissent d'équiper leurs enfants. Parmi les conseils « santé », les deux organismes préconisent plusieurs attitudes. équiper les enfants de moins de 12 ans de téléphone portable est déconseillé. Il est recommandé de choisir un appareil avec le Débit d'Absorption Spécifique (DAS) le plus bas possible (de préférence inférieur à 0,7 W/kg). Le DAS, qui mesure le niveau de radiofréquences absorbées par le corps, est obligatoirement mentionné sur les étiquettes des mobiles en magasin ou sur catalogue. éloigner le mobile de la tête, ne pas le porter dans sa poche près des parties génitales, ne pas dormir avec son téléphone sur son chevet… sont autant de conseils à suivre.

Expert : « Mieux vaut tard que jamais »

Quelle est votre réaction sur la décision de l'Organisation mondiale de la Santé de classer « possibles cancérogènes » les rayonnements des champs électromagnétiques de radiofréquence ?
Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Ecologie Les Verts. - J'ai envie de dire mieux vaut tard que jamais. Cela fait plusieurs années qu'il existe des études menées dans différents pays. Il y a également l'étude Interphone, lancée en 1999 et financée notamment par l'Union européenne et les opérateurs, qui a conclu qu'il y avait un risque accru pour les gros utilisateurs. Enfin, une toute récente étude israélienne et chinoise a montré les risques sur les glandes salivaires. La décision de l'OMS, qui reconnaît enfin le risque cancérogène du téléphone mobile, est importante et doit rapidement être suivie d'effets, en particulier auprès des enfants et adolescents.

Comme ils ont récemment interdit les phtalates et les parabènes, les parlementaires doivent-ils légiférer sur les ondes ?
Les États membres de l'Union européenne doivent se saisir de ce problème et prendre des mesures car le téléphone mobile n'est pas un objet banal. Il faut d'une part abaisser la puissance des antennes. Sur ce point il y a urgence. Il faut diminuer les seuils actuels (de 41 m/V, 58 m/V et 61m/V à 0,6m/V) et multiplier les petites antennes. Les opérateurs ne veulent pas le faire parce que cela coûtera cher. À cet égard, la décision de l'OMS donne des arguments aux collectivités pour empêcher l'installation de ces grosses antennes près des écoles. Ensuite, il faut mieux informer les utilisateurs comme les vendeurs de téléphones portables, par exemple sur le Débit d'absorption spécifique (DAS) qui doit être le plus bas possible.

Faut-il aller jusqu'à une interdiction du téléphone portable pour les adolescents ?
Oui. On interdit bien l'alcool et plein d'autres choses. Pourquoi pas les mobiles aux moins de 15 ans ? Il faut aussi interdire la publicité qui cible les plus jeunes.

Le CSA interdit aux chaînes de télé de citer Facebook et Twitter

Depuis l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn annoncée très tôt sur le site de micro-blogging Twitter, ce dernier a joué un rôle capital pour suivre heure par heure, via le hashtag #DSK, le développement de l'affaire. Ainsi, les journalistes français présents à New York ont pu rendre compte en direct sur Twitter des débats de l'audience du tribunal américain au moment où celui-ci se prononçait sur la libération sous caution de Dominique Strauss-Kahn.
La plupart des chaînes de télé et les radios ont cité Twitter comme l'une des sources de leurs informations même s'il eut été plus juste de considérer Twitter comme un outil utilisé par leurs propres journalistes. Tous ? Non, Laurence Haïm, correspondante de Canal+ et de I>télé, s'est vue interdire d'utiliser Twitter pour réserver ses informations en exclusivité pour son employeur. Une décision surprenante puisque tous les journalistes français utilisaient Twitter...
Mais le comble du ridicule a été atteint vendredi par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui... interdit aux chaînes d'inviter leurs téléspectateurs à se rendre sur leurs comptes Twitter et Facebook ; considérant que mentionner ces deux termes revient à faire la publicité de marques !
La décision a été prise avant l'affaire DSK, mais le hasard du calendrier fait que le CSA apparaît en complet décalage avec une réalité médiatique et d'usage tant pour les consommateurs que pour les producteurs d'informations. Pour un organisme qui ambitionne de réguler tout ou partie de l'internet français, le CSA vient de perdre une belle occasion de se taire.

L'analyse du Conseil
"Le Conseil a été saisi par une chaîne de télévision de la conformité à la réglementation en matière de publicité des renvois aux pages consacrées à ses émissions sur des sites de réseaux sociaux. Il considère que le renvoi des téléspectateurs ou des auditeurs à la page de l’émission sur les réseaux sociaux sans les citer présente un caractère informatif, alors que le renvoi vers ces pages en nommant les réseaux sociaux concernés revêt un caractère publicitaire qui contrevient aux dispositions de l’article 9 du décret du 27 mars 1992 prohibant la publicité clandestine.

Le tour d'Europe de Lenovo fait étape à Toulouse


Lenovo, quatrième fabricant mondial d'ordinateurs (l'entreprise chinoise a racheté en 2005 la division micro-informatique d'IBM), s'est lancé dans un tour d'Europe avec le "Lenovo Truck", un long semi-remorque de 56 m², aménagé comme une boutique high-tech pour présenter aux professionnels et aux revendeurs de la marque toute la gamme d'ordinateurs récemment rafrâchie de fond en comble (25 machines) et les dernières innovations concoctées par le fabricant. Ce lundi 23 mai, le camion Lenovo a fait étape à Toulouse, près de la cité de l'espace. Le périple du "Lenovo Truck" va se poursuivre pour visiter d'autres pays européens (Danemark, Norvège, Suède, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique et Royaume-Uni).
"Cela permet à tous ceux qui viennent nous rendre visite de découvrir les produits, de les tester ; et de notre côté, nous recueillons leurs impressions pour améliorer nos produits", explique Patrick Lebeau, chef de produit chez Lenovo France. Et c'est vrai que la relation entre Lenovo et ses clients reste très forte, particulièrement sur la gamme des ordinateurs portables ThinkPad. Clavier rétroéclairé ici, renforcement des dispositifs d'assistance et de sauvegarde là, double dispositif de pointage ailleurs, etc. "Le bruit de la frappe au clavier, la protection des disques durs, l'adaptation des micros à la visioconférence, les chassis légers et robustes sont autant d'éléments sur lesquels nous travaillons beaucoup", précise Patrick Lebeau. Cette réputation d'ergonomie et de robustesse est d'ailleurs reconnue dans le monde entier... et dans l'espace : "Nous sommes les seuls à avoir fourni des ordinateurs portables pour les missions spatiales, notamment de la NASA", rappelle Patrick Lebeau. L'étape toulousaine à la cité de l'espace était donc un joli clin d'oeil à cette spécificité.

Internet : 50 M€ pour le très haut débit en Midi-Pyrénées

Depuis plusieurs années, la région Midi-Pyrénées investit dans le numérique que ce soit dans les réseaux, les services, ou l’accès et l’accompagnement. Cela a d'ores et déjà donné de nombreuses initiatives, soutenues par l'Agence régionale pour la société de l'information en Midi-Pyrénées (Ardesi) comme le réseau Cyber-base, créé en 2002 (51 espaces d'accès public avec 110 animateurs) et dont le succès ne se dément pas, la formation à distance avec le réseau Pyramide ou le soutien au réseau régional de télémédecine. Mais aussi la mise en réseau à haut débit de 460 établissements, le plan Ordi'Lib (un ordinateur portable subventionné pour les lycéens de seconde) ou les environnements numériques de travail (ENT) qui auront d’ici 2012 près de 500 000 utilisateurs.
Lors de l'assemblée plénière du 19 mai, le conseil régional a décidé d'aller plus loin en adoptant un plan pour le très haut débit. "La Région va investir 50 M€ sur 10 ans pour favoriser le déploiement du très haut débit – au minimum 10 Mb – sur les territoires de Midi-Pyrénées délaissés par les opérateurs privés", indique la Région.
"Le plan prévoit que la Région interviendra jusqu’à 20% de l’investissement public dans les programmes de développement du très haut débit portés par les conseils généraux, les intercommunalités rurales et les communes de moins de 15 000 habitants. Dans les communes d’au moins 1500 habitants, la Région encouragera notamment le raccordement en fibre optique des foyers, des zones d’activités et des services publics."
Un investissement très important donc, qui devrait augmenter encore un pleu plus le nombre d'internautes dans la région. Pour rappel, il y a 71% d'internautes en Midi-Pyrénées, dont 97% chez les 12-17 ans et 94% chez les 18-24 ans, selon le dernier diagnostic de la société de l'information en région réalisé en janvier par l'Ardesi.

Avertisseurs de radars interdits : la riposte s'organise

En annonçant, mercredi au terme d'un comité interministériel de la sécurité routière, l'interdiction prochaine des avertisseurs de radars, le gouvernement s'est attiré les foudres des quelque 4,7 millions d'automobilistes qui ont recours à ce type d'appareil.
Pour rappel, il ne s'agit bien sûr pas des détecteurs de radars, qui eux sont illégaux, mais des appareils qui embarquent un GPS avec la liste des radars fixes et des zones potentielles de contrôles mobiles. Ces appareils (Coyote, Inforad, Wikango), dont certains ont noué des partenariats avec des constructeurs de GPS ont également créé des communautés d'utilisateurs qui peuvent s'échanger des informations, souvent après paiement d'un abonnement. Ainsi, lorsqu'un automobiliste croise un contrôle radar sur la route, il lui suffit d'appuyer sur le bouton dédié de son appareil pour alerter sa communauté. "C'est l'appel de phare du XXIe siècle", proclamait d'ailleurs Coyote. Alors que les associations de victimes de la route, comme la Ligue contre la violence routière, réclamaient depuis des mois une interdiction pure et simple de ces appareils vus comme des outils pour contourner la loi, les constructeurs ont élargi leur communication en faisant de leurs avertisseurs des aides à la conduite à même de signaler accidents ou bouchons...
Le plus curieux dans la décision du gouvernement est que le principe de la communauté n'est pas foncièrement remis en cause puisque les GPS et les smartphones (comme l'Iphone) qui disposent des applications communautaires ne seront pas interdits. Certains voient là une faille discriminatoire à même d'être exploitée devant la justice.
En attendant, Coyote, Inforad et Wikango ont dénoncé ce jeudi une décision "faite dans la précipitation, sans concertation" et ils ont annoncé "le lancement d’une campagne, qui sera relayée par leurs utilisateurs" avant d'appeler "à la mobilisation le mercredi 18 mai à 13 heures, partout en France et dans les grandes villes, à Lille, à Bordeaux, à Lyon, à Marseille et à Paris. Les utilisateurs seront avertis par message via leurs appareils."
Les constructeurs d'avertisseurs ont scellé jeudi 12 mai une union sacré pour défendre leur activité. Coyote, Inforad et Wikango viennent de créer l’A.F.F.T.A.C, Association Française des Fournisseurs et utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite. Son objet : promouvoir et défendre l’ensemble des technologies embarquées permettant l’aide à la conduite et un usage serein et sécurisé de la route.
« Nous souhaitons aujourd’hui que le Gouvernement comprenne notre rôle et revienne sur sa décision d’interdiction des avertisseurs. Nous sommes déjà 4 millions 700 000 français à le souhaiter »

Paris sportifs en ligne : les secrets d'un bookmaker

Depuis avril 2010, les jeux en ligne (paris sportifs et poker) sont autorisés en France et l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a agréé une vigtaine d'opérateurs dont le PMU et la Française des jeux qui dominent le secteur.
En 2010, le montant des mises effectuées par quelque 30 millions de joueurs français s'est élevé à 26,3 milliards d'euros. Un montant qui devrait être dépassé en 2011 avec l'arrivée de nouveaux jeux. Si le volume des paris sportifs en ligne a connu une baisse de 26 % au premier trimestre 2011 par rapport au 4e trimestre 2010, selon les chiffres de l'Arjel, parier sur internet reste un loisir toujours très prisé par les Français... à condition d'en connaître les ficelles.
Le livre de Quentin Toulemonde, "Les paris sportifs en ligne - Comprendre, jouer, gagner" (Editions Amphora, 24,90 euros) devrait largement y contribuer. In-play Trader chez Unibet, bookmaker basé à Londres, l’auteur, diplômé de l'École Polytechnique, des Ponts et Chaussées et de la London School of Economics, transmet le fruit de centaines d’heures de pratique du bookmaking au niveau professionnel. Animateur d'un blog spécialisé sur le sujet http://osportsbetting.wordpress.com, Quentin Toulemonde répond à toutes les questions que l'on se pose.
Qu’est-ce qu’un bookmaker ? Comment la législation française fonctionne-t-elle, et en quoi est-elle différente du reste de l’Europe ? Tous les bookmakers se valent-ils ? De quelle manière un bookmaker fixe-t-il ses cotes ? Quels sont les différents paris auxquels je peux participer ? Comment être certain de déposer mon argent en toute sécurité ? Quelles sont les méthodes qui vont me permettre de gagner ? Quelles sont celles que je dois éviter ? Dois-je accorder toute ma confiance aux pronostics des consultants sportifs ? Quels sont les risques inhérents à une pratique non maîtrisée des paris sportifs ?
Et pour passer de la théorie à la pratique, rien de plus simple, rendez-vous sur ladepeche.fr qui a pour partenaire BetClic et Zeturf.

Trois fois plus de smartphones qu'il y a deux ans

Médiamétrie publie la 3ème vague de résultats d'audience des sites, portails et applications consultés à partir d'un téléphone mobile en France.
Au premier trimestre 2011, 16,1 millions de personnes se sont connectées à l'internet mobile au cours du dernier mois, en progression de 27% par rapport à 1 an plus tôt. Ce sont désormais 37% des utilisateurs de téléphone mobile qui se connectent à des sites, portails ou applications mobiles. Cette pratique est en partie portée par la poursuite de l'augmentation du nombre de smartphones : près d'1 utilisateur de téléphone mobile sur 3 (31,4%) en possède un, soit 3 fois plus qu'il y a 2 ans. Au 1er trimestre 2011, 94,1% des mobinautes ont ainsi consulté au moins un site ou un portail mobile à partir de leur téléphone, et 48,5% des mobinautes ont consulté au moins une application mobile à partir de leur smartphone.

Mon entreprise en ligne pour aider les PME à se mettre au net



Comment aider les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) à être présentes sur internet, à bénéficier du développemet exponentiel du cybercommerce, à avoir une vitrine sur la toile ? Cette question devient de plus en plus cruciale à l'heure où le rapport McKinsey, en mars dernier, a démontré combien l'économie numérique prenait du poids dans le PIB de la France.

Pour toutes ces raisons, Google, SFR et Oxatis viennent de lancerune initiative commune, soutenue par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, pour aider les PME françaises à faire leurs premiers pas sur Internet : Mon Entreprise En Ligne. Accessible depuis le site www.meel.fr, "elle permettra en effet à toute PME ou TPE de créer gratuitement un site web, qui lui servira de vitrine sur internet."

"Oxatis a mis toute son expertise dans le développement de la plate-forme et des outils de création de sites, tandis que SFR apporte un service de conseil et d’aide à la prise en main des technologies web au travers de son service SFR Pro 1001. Enfin, Google propose ses outils de génération de trafic et d’optimisation de visibilité (AdWords, Adresses, Analytics...) et offre aux entrepreneurs qui s’inscriront sur www.meel.fr une première campagne de publicité Google AdWords pour une valeur de 100 euros", expliquent les promoteurs de cette initiative très souple.

En effet, "aucune obligation de souscription ni aucun engagement de durée ne sont exigés des entrepreneurs qui l’utiliseront ; toutes les informations des sites qu’ils créeront leur appartiennent intégralement ; et le nom de domaine, l’hébergement et l’outil de création du site sont offerts la première année, puis proposés ensuite pour cinq euros par mois (HT)."

Mon Entreprise En Ligne sera présentée aux entrepreneurs dans le cadre d’une tournée en bus dans onze villes de France tout au long du mois de mai, en partenariat avec les CCI locales. Après Rouen le 9 mai, le bus se déplacera à Lille le 11 mai, à Strasbourg le 12 mai, à Lyon les 16 et 17 mai, à Marseille le 18 mai, à Nice le 19 mai, à Montpellier le 23 mai, à Toulouse le 24 mai, à Bordeaux le 25 mai, à Nantes le 26 mai, et à Rennes le 27 mai.

1er mai : muguet virtuel

À quelques jours du 1er mai, plus d'un million de Français s'apprête à remplacer le traditionnel brin de muguet par un brin de muguet… virtuel. Dromadaire.com, le numéro 1 mondial de l'e-card, est au rendez-vous et propose cette année une collection de plusieurs dizaines de cartes virtuelles. www.dromadaire.com / w/p/34_premier-mai/1/

Appels surtaxés : chers services publics



Deux ans après la loi Chatel qui devait encadrer les numéros de téléphone surtaxés, des abus semblent encore en vigueur, notamment dans les services publics. Comme d'autres parlementaires, la députée PS de Gironde Michèle Delaunay monte au créneau.

Appeler un centre hospitalier, sa caisse primaire d'assurance maladie ou encore Pôle emploi et se retrouver avec une facture de téléphone alourdie de plusieurs dizaines d'euros. Telle est la conséquence de la surtaxe appliquée par les numéros courts ou spéciaux. Une surtaxe qui, si elle peut se comprendre pour des sociétés privées, semble bien incompatible avec la notion de service public. C'est pour dénoncer cette situation que la députée PS de Gironde Michèle Delaunay, vient d'interpeller par écrit la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde. Mme Delaunay a d'ailleurs réalisé quelques calculs édifiants : joindre un malade hospitalisé au CHU de Bordeaux coûte 0,15 € par minute ; le numéro court de la CPAM est facturé 0,06 € par minute « à partir d'un bip sonore mais avant tout contact avec un conseiller ». A comparer au tarif de 0,028€ par minute en heures pleines facturé par France Télécom et on aura tôt fait de mesurer un écart de prix qui confine au scandale.
Michèle Delaunay rappelle d'ailleurs que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), dénonçait en février dernier cette situation. « Dans la très grande majorité des cas, la surtaxation des communications vers les centres d'appels administratifs tels que ceux des caisses des allocations familiales, de l'assurance maladie ou de l'assurance vieillesse n'est pas justifiée », estimait le gendarme des télécoms, qui invitait « les administrations à poursuivre leurs travaux afin que dans des délais raisonnables les usagers puissent bénéficier de la disparition des surtaxes. »
Face aux tarifs exorbitants pratiqués, entre autres, par les services d'assistance des fournisseurs d'accès à internet, le gouvernement était intervenu en 2008 ; ce qui avait débouché sur la loi Chatel, qui devait signer la fin des numéros surtaxés, dont le chiffre d'affaires annuel est de quelque 2 milliards d'euros. Deux ans plus tard, on en est encore loin. La situation s'est certes améliorée, mais il reste de nombreux abus contre lesquels plusieurs parlementaires se mobilisent comme Mme Delaunay ou le sénateur PS de l'Aude Roland Courteau qui en a fait son cheval de bataille.

UFC-Que Choisir : "La situation s'améliore mais il reste des abus"
'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a été l'une des premières à mener bataille contre les numéros surtaxés, qu'ils concernent des services publics ou commerciaux. Deux ans après la loi Chatel, « la situation s'est améliorée », estime Cyril Brosset, journaliste à Que Choisir, qui a réalisé une enquête sur le sujet en janvier dernier. « Pour les appels vers les administrations, ce n'est pas encore parfait, mais la situation s'est améliorée. Il y a toujours des numéros surtaxés qui perdurent mais ils sont moins chers qu'auparavant. En tout cas, l'UFC reçoit moins de courriers de réclamation qu'avant », explique Cyril Brosset. Du côté du privé, en revanche, il reste encore des efforts à faire. « Pour tout ce qui concerne les appels vers les hotlines des fournisseurs d'accès à internet, il y a eu des améliorations mais ce n'est pas parfait. Par contre, il y a encore beaucoup de banques, de magasins qui ne respectent pas la loi, notamment en ce qui concerne la possibilité pour les clients de porter réclamation et de suivre une commande. Si les numéros surtaxés très chers comme les 0892 sont moins utilisés, il y a toujours beaucoup de 0810, 0820, etc. Enfin, on constate qu'il y a des sociétés qui contournent la loi. Elles disposent d'un numéro non surtaxé, mais elles ne communiquent absolument pas dessus. »

"Des pratiques illégitimes"
Michèle Delaunay est députée PS et conseillère générale de Gironde. Elle vient d'adresser une question écrite à Christine Lagarde « sur l'utilisation de numéros d'appel surtaxés dans les services publics. »
Comment vous êtes-vous intéressée aux numéros surtaxés ?
Tout simplement par mon activité professionnelle. Je suis dans le civil médecin hospitalier et j'ai découvert au cours de ma pratique que les gens qui appelaient leurs proches malades hospitalisés pour les réconforter ou passer un peu de temps avec eux au téléphone lorsqu'ils attendent des résultats d'examens, voyaient leurs appels surtaxés. Pire, la plupart d'entre eux ne le savent pas. La surtaxe appliquée à ces appels est parfaitement illégitime, et particulièrement pour ces publics fragilisés. Ces pratiques sont d'autant plus scandaleuses qu'elles ne touchent pas que le CHU de Bordeaux mais concernent aussi d'autres services publics. Le numéro court de Pôle emploi par exemple est aussi concerné alors que chacun comprend bien que les chômeurs n'ont pas forcément les moyens. L'Arcep a émis des recommandations pour éviter cela, mais ces situations perdurent et sont très divergentes d'un service public à l'autre. Numéro surtaxé à l'hôpital d'un côté, appels normaux vers les parloirs des prisons de l'autre. Il n'y a aucune logique mais de grandes inégalités.
Plusieurs parlementaires sont montés au créneau. Faut-il une nouvelle loi pour compléter la loi Chatel de 2008 ?
Effectivement. Aujourd'hui, en interpellant la ministre de l'Économie et des Finances, je veux attirer l'attention sur ce sujet qui concerne des milliers de nos concitoyens. La loi Chatel a permis des avancées mais on est très loin des ambitions de départ qui étaient de supprimer les numéros surtaxés et leurs abus. Ils doivent être mieux réglementés.

Classement : ladepeche.fr sur la 2e marche du podium

Le site internet de La Dépêche du Midi, ladepeche.fr, vient de se hisser sur le podium des meilleurs sites d’informations français, selon un classement réalisé par Marc Mentré, spécialiste des médias et animateur du blog MediaTrend. Ladepeche.fr arrive ainsi à la 2e place des sites de la presse quotidienne régionale (PQR), derrière celui de Ouest-France, et devant ceux du Télégramme de Brest, de Sud-Ouest, de la Voix du Nord et de Midi Libre. Dans le classement des 60 sites web d’informations en France, ladepeche.fr se classe à la 18e place ; et si on élargit l’échelle au niveau mondial, ladepeche.fr est à la 21e place des sites d’infos en français.

Ce classement a été réalisé à partir des statistiques fournies par Alexa. Cette filiale du cybercommerçant Amazon réalise un classement pour tous les sites du web mondial (appelé trafic rank), en fonction du nombre de visiteurs uniques et du nombre de pages vues par chaque visiteur. Grâce à la confiance et la fidélité de ses « Dépêchenautes », ladepeche.fr, qui compte 4 millions de visiteurs par mois, va poursuivre son développement dans les mois à venir avec de nouveaux services.

Qui sont les utilisateurs de Wikipedia ?


C'est ce qu'a voulu savoir la fondation Wikimedia, qui pilote la célèbre encyclopédie. "Au tout début de l’année 2011, le laboratoire M@rsouin de TELECOM Bretagne a mené une grande étude sur les utilisateurs (lecteurs et contributeurs) de Wikipédia. Cette enquête a été réalisée dans le cadre du projet ANR CCCP-Prosodie (cccp-prosodie.org) et en partenariat avec Wikimédia France, qui a notamment participé à l’élaboration des questionnaires, afin que cette enquête puisse poser aux lecteurs et contributeurs des questions adaptées à leur expérience d’utilisation de Wikipédia", explique Wikimeedia France. L'enquête est encore en cours mais les premiers résultats viennent d'être rendus publics.

Un homme jeune et éduqué

Le Wikipedien est essentiellement un homme (30,8% de femmes et 68,3% d’hommes). Il est plus jeune que la moyenne des internautes et vraisemblablement plus éduqué. "Ils sont aussi beaucoup plus nombreux que les internautes à avoir une « profession » où la recherche d’information tient une place importante : lycéens et étudiants (on retrouve l’effet âge), mais aussi les cadres, avec une grosse sous-représentation des ouvriers et des employés", observe Wikimedia France.
Le Wikipedien est avant tout un lecteur. "La « règle » des 80-20 (80% d’utilisateurs et 20% de contributeurs) semble à peu près respectée dans Wikipédia aussi", explique la fondation.
"Wikipédia est utilisé, avant tout, comme source d’information pour la culture générale, encore plus que pour le travail", explique Wikimedia, qui concède que la grande majorité des utilisateurs ignore le fonctionnement collaboratif du site. "Seul un tiers des répondants est capable d’en comprendre la signification."
Parmi les 20% qui contribuent en écrivant ou modifiant des articles, l'enquête a dévoilé "deux grands types de contributeurs : ceux qui ont fait un ou deux essais, et qui ne sont pas allés plus loin, et les contributeurs « réguliers », un peu plus de 300 se considérant même comme des « gros » contributeur."Même si les jeunes restent majoritaires, les contributeurs sont plus âgés, et plutôt en emploi qu’étudiants ou scolaires. Et ces personnes sont, encore plus que pour les lecteurs, des « manipulateurs d’information »" explique Wikimedia qui note que les contributeurs sont à 86% des hommes.

La totalité de l'enquête est à consulter sur le blog de Wikimedia France ici .

Orange rend le numérique accessible aux handicapés


France Télécom Orange sera au Salon Autonomic Sud les 21 et 22 avril 2011 au Parc des Expos de Toulouse. L’occasion pour l'opérateur historique de présenter son engagement en faveur d'une meilleure accessibilité des personnes handicapées à l'univers numérique d'une part ; et de dévoiler les outils développés par ses chercheurs pour améliorer la vie quotidienne de ces personnes.
Stéphane Richard, PDG du groupe, en a d’ailleurs fait l'un des chapitres de son plan de management "Conquête 2015." "L’accessibilité numérique est une priorité inscrite dans le projet d’entreprise Conquête 2015 et vise à favoriser l’accès à ses offres pour tous ainsi que son réseau de distribution en relation avec la nouvelle signature du Groupe : la vie change avec Orange", explique l'opérateur, qui participe au Club Grande entreprises « accessibilité » que pilote la délégation Ministérielle à l’Accessibilité, aux instances de normalisation françaises et internationales…
"Enfin, depuis 2004, la Mission Insertion Handicap (MIH) définit les grands axes de la politique de l'emploi en faveur des personnes handicapées et veille à la mise en oeuvre des engagements du groupe", poursuit Orange.

Commander son PC avec un clignement d'oeil

A Toulouse, l'opérateur sera sur le « Village emploi » pour toute personne souhaitant présenter une candidature ou obtenir des informations sur l’emploi des personnes handicapées ; et sur le stand E41 pour présenter toutes ses solutions handicap (fixes, mobiles, internet et offres convergentes), notamment des terminaux avec assistance vocale, des mobiles avec télé-assistance. Ou encore l'incroyable système B-Link, qui permet la commande d’un PC à partir d’un mouvement des paupières ou d’un mouvement de la tête.
L'accessibilité peut aussi concerner tout simplement les sites internet. "Depuis 2005, le Groupe s’est engagé dans un vaste chantier de mise en accessibilité de ses sites web pour arriver progressivement au niveau accessibilité AA du WAI (critère du « web accessibility initiative ») permettant d’avoir des sites globalement accessibles par tous. Fin 2010, 70% des sites principaux ont obtenu le label AA sans point bloquant."

Le web des libraires

La librairie indépendante française a décidé de se fédérer autour d'un portail www.1001libraires.com.Chaque libraire peut bâtir son site et les internautes bénéficient de services exclusifs (géolocalisation, conseils personnalisés, retrait d'achat en 2 heures, etc.). 1001libraires est aussi une plate-forme de vente de livres numériques.

Et maintenant, le diagnostic internet pour les logements


Voilà une initiative originale et intelligente de la société Arobiz qui rebondit sur la question écrite du sénateur centriste de l'Eure, Hervé Maurey : proposer, à l'instar de ce qui se fait pour l'énergie, un diagnostic internet des logements.
Dans une question écrite, le sénateur attire, en effet, l'attention du secrétaire d'État chargé du logement "sur les informations attendues par les acquéreurs de logement en termes d'accès aux technologies de l'information et de la communication (TICs)." Remarquant que les futurs propriétaires disposent déjà d'un "certain nombre de diagnostics relatifs à l'amiante, aux termites, aux risques naturels et technologiques, à la qualité de l'installation électrique ou de gaz, à la performance énergétique du bâtiment etc.", Hervé Maurey propose d'aler plus loin.
"A l'heure où les technologies de l'information et de la communication occupent une place toujours plus essentielle dans le quotidien de nos concitoyens, tant pour leur sécurité que leur qualité de vie, les acquéreurs ne sont, à ce jour, pas en droit d'attendre d'information sur le raccordement de leur logement aux réseaux Internet. Il en résulte qu'après acquisition d'un bien immobilier, ses nouveaux occupants peuvent découvrir qu'ils sont privés des services les plus élémentaires de communications électroniques." Se retrouver en bout de loigne ADSL avec de très faibles débit ou encore dans un logement où le mobile ne c apte pas son opérateur sont des situations courantes.
Le sénateur demande donc au ministre "de renforcer l'information des acquéreurs en ce domaine."
En attendant la réponse, le Cercle des diagnostiqueurs, un service d'Arobiz, a imaginé ce que pourrait être une étiquette "diagnostic internet", similaire à celle de la performance énergétique. Cette étiquette décline toutes les possibilités de connexions, allant de A (fibre optique avec un débit supérieur à 50 Mbps) à G (pas d'installation). Le débit de 512 kbps que rencontrent encore nombre d'internautes de la région en zone rurale mais également certains urbains, est classé F.
"Le diagnostic internet est réalisé en même temps que vos diagnostics immobiliers obligatoires (amiante, plomb, électricité...). Ce service est, à ce jour, proposé exclusivement par les opérateurs membres du Cercle des diagnostiqueurs", indique Arobiz. La liste complète est à consulter ici.

Deux projets régionaux primés par SFR Jeunes talents


L'opérateur télécom SFR organise depuis plusieurs années maintenant un concours dédié à l'innovation SFR Jeunes Talents.

Cette année, deux des huit lauréats du concours SFR Jeunes Talents Entrepreneuriat Social 2011 sont issus de la région : Agriaide porté par Mathieu Konya d’Angoulême, et Wriha porté par Mauricio Ortiz de Toulouse. 20 finalistes avaient été présélectionnés pour venir soutenir leurs projets devant un jury de professionnels le 28 mars dernier à L'Appart, l'espace numérique de SFR à Paris.

"Le choix s'est avéré être difficile compte tenu de la qualité, l'originalité et la diversité des projets. La force de conviction des entrepreneurs a joué un rôle majeur : charisme, connaissance de sujet, ouverture d'esprit", expliquent les organisateurs. "Les lauréats ont maintenant pris leur place à La Ruche et bénéficient de l'accompagnement de leur Mentor Bruno Humbert."

Le projet Agriaide
Il est porté par Mathieu Konya, 23 ans, d'Angoulême. "Lutter contre la précarisation du monde agricole et favoriser la diversification des activités des agriculteurs en utilisant leurs propres ressources, à savoir le matériel agricole. L’idée est de créer une plateforme web où chacun (particulier et collectivité) peut louer le matériel et les services des agriculteurs."

Le projet Wriha
Il est porté par Mauricio Ortiz, 29 ans, de Toulouse. "Mettre au point un dispositif médical permettant d’améliorer la motricité des membres supérieurs chez les enfants handicapés à travers l’accès à des dispositifs médicaux sûrs et adaptés, qui transforment la thérapie en acte d’apprentissage ludique."

Toutes les informations sur : http://entrepreneurs.sfrjeunestalents.fr/social