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CES 2017 : la bataille du visible et de l'invisible



Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours…

Le CES, c'est quoi ?

Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s'adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
Le CES fête aujourd'hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l'innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d'un truc innovant et unique ; bonne chance !

Le CES, c'est qui ? 

Le CES, c'est le meilleur et c'est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c'est aussi 6 pages d'annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l'on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d'espaces plus prestigieux.
Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n'est dans les conversations, parce qu'ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s'appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l'alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l'image si maitrisée et à l'ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l'Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
Oui, le CES est le nouveau Mondial de l'Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l'exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n'a guère brillé sous les sapins de Noël.

Alors aujourd'hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s'appuient sur un écosystème de services capable d'être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d'anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l'Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d'objets connectés vus au CES devront s'intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n'est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

Quel vainqueur du CES ?  

Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l'écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d'Amazon Echo.
Il n'y a pas de doute qu'Amazon est l'une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d'expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
Il se peut qu'Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s'appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d'objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s'annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

Et la French Tech dans tout cela ?  

Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l'espace Eureka !
Mais au-delà de la présence quanti, c'est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d'observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d'entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s'engouffrent dans les failles de l'innovation sauront-elles graviter, s'intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

La Connectivité Internet des entreprises : une nécessité vitale pour garantir transparence et performance



Par Tamara Brisk, Directrice générale de WiredScore France

Dans un contexte de transformation numérique, une connexion Internet de qualité est un besoin vital pour les  entreprises. Elle est aujourd’hui le troisième critère de choix en matière d’espace de travail, après la localisation et le prix. Face à cette nouvelle donne, comment ne pas se tromper et obtenir les informations nécessaires sur la connectivité de l’immeuble convoité ?

Le défaut de connectivité : un risque de perte de chiffre d’affaires considérable
A l’ère de l’expérience client, l’entreprise n’existe plus uniquement physiquement. Elle s’est dédoublée et a déployé sa version virtuelle pour mieux répondre aux nouvelles exigences de disponibilité et d’immédiateté des nouveaux consommateurs connectés. Grâce à Internet, les deux entités, physique et virtuelle, coexistent et communiquent en permanence. Avec l’omniprésence des services en ligne destinés à faciliter notre quotidien - depuis les transports jusqu’au commerce électronique, en passant par les services financiers - la continuité des sites internet et de leurs applications en ligne est devenue une condition sine qua non de la survie de la grande majorité des entreprises. Le défaut de connectivité Internet peut parfois avoir des répercussions considérables. Selon la société Ontrack, spécialisée dans la sauvegarde de données, une heure d’interruption d’un site Internet génère des pertes financières de  6,5 millions d'Euros pour une banque en ligne, 2,6 millions pour un système d'autorisation de cartes de crédit, 110 000 Euros pour une entreprise de vente par correspondance (VPC) et 90 000 Euros pour une centrale de réservation de billets d'avion. Et il n’est là question que d’une heure.

La connectivité d’un immeuble : un élément vital de la performance des entreprises 
Une interruption prolongée de la connectivité Internet pourrait même avoir des conséquences dramatiques. Selon la même source, 93% des sociétés qui ont perdu l'accès à leur base de données pendant 10 jours ou plus, ont fait faillite dans l'année1 (. Dans ce contexte, la connectivité internet, loin d’être un service additionnel, est d’ores et déjà une infrastructure vitale pour les organisations, qu’elles soient publiques ou privées. Les nouveaux modes de travail collaboratifs - indispensables pour la productivité et la performance des organisations – sont eux aussi basés sur une connexion Internet de qualité. Des certifications extrêmement exigeantes labellisent aujourd’hui les datacenters et les infrastructures d’hébergement. Avec l’émergence du Big Data et l’utilisation de serveurs toujours plus puissants, les données clients des entreprises et l’accès à leurs services en ligne sont eux-aussi de plus en plus stratégiques. Toute entreprise est donc aujourd’hui en droit d’exiger pour sa survie des garanties de continuité, de disponibilité et de performance. Celles-ci se traduisent par le fait de pouvoir accéder au meilleur niveau de connectivité possible à un instant T, 7 jours sur 7.

Vers une certification de la connectivité Internet des immeubles de bureaux
A cet égard, au même titre que l’électricité ou le téléphone, la connectivité Internet doit donc faire l’objet de normes de certification, pour garantir aux entreprises locataires d’immeubles de bureaux, un service Internet optimal et en continu. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la connectivité Internet est devenue le troisième critère pour le choix d’un immeuble de bureau, après la localisation et le prix2. L’immobilier d’entreprise doit évoluer à son tour pour mieux répondre à ces nouveaux besoins. De grandes capitales comme New York et Londres ont déjà initié ce mouvement en certifiant la connectivité Internet d’immeubles de bureaux prestigieux, tels que l’Empire State Building ou le Shard.

L’immeuble hautement connecté : un outil d’avenir pour les entreprises et un investissement porteur pour les propriétaires
La certification permet une évaluation et une optimisation de la connectivité Internet des espaces de travail. A ce titre, elle constitue pour les professionnels de ce secteur - en pleine transformation numérique lui aussi - un investissement très porteur. D’une part, elle permet aux propriétaires - investisseurs et promoteurs - de mieux connaître leurs immeubles, grâce à un audit détaillé , et de valoriser leurs actifs. Par ailleurs, elle rend ces espaces de travail plus attractifs pour les clients entreprise, maximisant ainsi la durée de location. Idéalement, cette connectivité Internet doit être pensée et prise en compte dès la phase de développement. Grâce à cette certification, inédite en France, la connectivité Internet s’inscrit comme une ressource fondamentale qui participe à la performance et à la productivité des entreprises de notre pays !



Présentation de Tamara Brisk DG France WiredScore :
Diplômée de l'Université de Chicago et d'un MBA à la Kellogg School of Management, Tamara Brisk a travaillé dans un des plus prestigieux cabinets de conseil en stratégie, Bain & Company. Passionnée par les nouvelles technologies, Tamara rejoint la start-up Front Row à San Francisco en tant que Directrice Commerciale et membre du comité exécutif, menant d'importantes levées de fonds.
Entrepreneur en parallèle depuis 10 ans dans le secteur immobilier, Tamara rejoint WIredScore en 2016 en tant que Directrice Générale pour la France, apportant ainsi son expertise du marché immobilier français et son savoir-faire dans les nouvelles technologies.

L'Internet des Objets (obscurs) ou comment se protéger face à la menace




Sean Ginevan, Senior Director of Strategy, MobileIron
 
 
 Les entreprises découvriront le "bonheur" de l'IoT en 2017, qu'elles soient d'accord ou non.
 
Beaucoup de réfrigérateurs connectés, installés par des services commerciaux sans méfiance, saturent le réseau Wi-Fi d'un hôpital. Les médecins, qui recourent à la Voix sur Wi-Fi, ne reçoivent plus de communications, et les équipements de surveillance médicale n'envoient plus les dernières données primordiales pour l'administration des soins. Il ne s'agit plus ici d'un simple problème de connexion à Twitter, mais bien de vies réelles.
 
La vérité, c'est qu'actuellement nous ne savons absolument pas comment ces terminaux grand public ou prosumeurs sont conçus ou sécurisés. Ces réfrigérateurs intelligents, lecteurs multimédias numériques ou caméras vidéo connectées pourraient très bien être la source d'attaques par déni de service (DDoS) du type de celles perpétrées cette année. Ces cyberattaques ont provoqué des problèmes de connexion à Internet, mais elles auraient pu avoir des conséquences bien plus redoutables.
 
Que se passerait-il si la connexion réseau d'une chaîne de magasins tombait en panne suite à une attaque basée sur l'IoT ? Combien de clients, ne pouvant plus payer avec leur carte de paiement, rebrousseraient chemin ? Et combien n'y remettraient plus les pieds ? Ces attaques récurrentes sont fâcheuses et peuvent entraîner de vrais problèmes au quotidien.
 
Des centaines de milliers de personnes se sont ainsi retrouvées sans connexion ou dans l'impossibilité d'accéder au Web.
 
La tentation serait évidente dans le fait de revenir à une application informatique plus classique : se méfier purement et simplement de toutes les technologies. Nous avons connu ce scénario avec les iPhones à la fin des années 2000 mais également avec le Wi-FI à la fin des années 90. Mais les choses se compliquent avec les nouveaux dispositifs IoT, car ils pourraient vraiment apporter quelque chose de nouveau et d'essentiel. Les réfrigérateurs connectés, au premier abord inutiles, pourraient être source à la fois de revenu et de productivité dans des secteurs verticaux comme l'industrie pharmaceutique. Les caméras IP peuvent aider à la coordination des premiers intervenants urgentistes, en leur transmettant une vidéo en temps réel susceptible de donner un meilleur aperçu de la situation. Les lecteurs multimédias numériques peuvent proposer aux clients une immersion dans n'importe quel magasin du monde, en affichant les produits correspondant à leurs besoins.
 
Généralement, les collaborateurs d'une entreprise détiennent le dernier mot. Même si on leur dit « non », les individus ou les services passent outre pour arriver à leurs fins, ignorant au passage les bonnes pratiques en matière de sécurité. Au vu du nombre de dispositifs IoT, estimés d'ici 2020 à entre 50 et 200 milliards, les organisations informatiques seront rapidement dépassées. Aujourd'hui c'est un fait : aucun bureau commercial n'est doté uniquement d'un accès par Ethernet ou n'interdit les iPhones au sein de son organisation. La réponse consiste à préparer un terrain favorable à l'Internet des Objets obscurs. Voici quelques recommandations à suivre pour sécuriser son réseau d'entreprise.
 
Segmenter le réseau
Vous ne voudrez probablement pas connecter à votre infrastructure critique les nouveaux terminaux que vos utilisateurs apporteront sur le réseau ? Alors il est temps de configurer sur ce dernier d'autres SSID et VLAN. Vous avez peut-être déjà mis en place un réseau invité qui permet de se connecter à Internet tout en bloquant l'accès aux ressources de votre entreprise, et c'est un bon début. En revanche, contrairement aux invités, les dispositifs IoT pourraient également avoir besoin d'accéder à certaines de ces ressources. Les responsables informatiques peuvent décider, avec le temps, des ressources à rendre accessibles sur le réseau IoT. Au final, un réseau IoT se situera quelque part entre le réseau entièrement fiable de votre entreprise et celui que vous mettez à la disposition de vos invités.
 
Songer à recourir à une infrastructure PKI et à un contrôle NAC
Vous ne voudriez pas que les utilisateurs saisissent leurs identifiants pour mettre leur réfrigérateur en ligne, car, en cas de piratage, ce dernier pourrait passer pour l'un de vos collaborateurs sur le réseau. Ce pourrait très bien être votre PDG qui utilise ses identifiants pour authentifier son nouveau gadget sur le réseau. Si le gadget est piraté, c'est le nom de votre PDG qui apparaît sur le réseau. Le pirate informatique disposant du nom d'utilisateur et du mot de passe, le réfrigérateur peut se connecter à d'autres objets avec l'identité du PDG. L'infrastructure à clés publiques (PKI, Public Key Infrastructure) permet de s'assurer que seuls les terminaux autorisés enregistrés par l'utilisateur et considérés comme fiables par le service informatique peuvent se connecter. Le recours au contrôle des accès réseau (NAC, Network Access Control) garantit que les terminaux sont approuvés et qu'ils répondent aux exigences de sécurité minimales que vous avez définies. Les dispositifs IoT, moins fiables, sont maintenus à l'écart sur un segment de réseau distinct.
 
Bloquer les connexions Telnet
Si possible, bloquez entièrement les connexions Telnet sur votre réseau. Sinon, interdisez au moins les connexions Telnet provenant de l'extérieur. C'est à cause de connexions non sécurisées comme Telnet, combinées à des terminaux utilisant des mots de passe par défaut, que des vers informatiques tels que Mirai se propagent.
 
Considérer le lissage de trafic 
Vous pouvez arrêter l'hémorragie si certains de vos terminaux sont piratés. Le lissage de trafic, en particulier lorsqu'il s'agit de réguler les flux suspects (paquets courts, longues périodes d'activité, destinations fréquentes), peut aider à limiter les effets des attaques lancées depuis votre réseau, et à améliorer la connectivité des services essentiels.
 
Gérer ce qu'il est possible de gérer
Vous pouvez mettre en place une solution EMM ou d'autres infrastructures de sécurité pour gérer certains terminaux connectés. Si votre organisation développe les prototypes de ses propres dispositifs IoT, tournez-vous vers des plateformes telles que Windows 10 et Android qui disposent d'outils de sécurité plus avancés que les plateformes de développement destinées au grand public. Si vos terminaux ne peuvent pas être configurés sur une plateforme centralisée, voyez avec vos collaborateurs de manière à éviter les types de configurations par défaut qui ont conduit aux attaques du même type que les botnets Mirai.
 
Certes, la mise en œuvre d'infrastructures de sécurité et de bonnes pratiques nécessaires pour préparer le terrain de l'IoT en entreprise est chronophage, mais les risques que présentent les terminaux connectés à Internet donnent sincèrement à réfléchir. Ces recommandations aident à la sécurisation des futurs périphériques connectés en entreprise.

Les tarifs régionaux de TER désormais disponibles sur Voyages-sncf.com



Pour tous ceux qui utilisent régulièrement le TER pour leur travail ou leurs études, finies les files d’attente ou les sprints de dernière minute jusqu’à la gare pour récupérer ses billets au guichet ou sur les bornes.

Depuis le 18 janvier, on peut réserver ses voyages en TER directement sur Voyages-sncf.com et son appli V. en bénéficiant des tarifs TER régionaux et des tarifs TER des cartes régionales dans 8 des 11 régions françaises. Les offres TER proposées sur le site Voyages-sncf.com permettent ainsi de profiter des tarifs régionaux voire même des tarifs spéciaux dont bénéficient les détenteurs de cartes régionales.

Internet des objets : le Montpelliérain AwoX dans deux instances internationales



Le Montpélliérain AwoX, spécialiste des technologies et des objets connectés dédiés à l’univers de la maison intelligente (Smart Home), est depuis peu le seul acteur français à siéger aux conseils d’administration de deux standards (OCF et le bien connu Bluetooth), aux côtés des géants mondiaux de l’Internet des objets (IoT).

"Quelques mois après avoir intégré le Conseil d’administration de Bluetooth SIG, qui supervise le développement des normes Bluetooth, technologie d’échange sans-fil de données sur de courtes distances entre objets, AwoX a été nommé, au cours du 4ème trimestre 2016, au Conseil d’administration de l’Open Connectivity Foundation (OCF) qui promeut le standard mondial d’interopérabilité entre les objets connectés", se félicite la société.

OCF est né des efforts d’Intel, Qualcomm, Microsoft et Samsung pour la standardisation de l’IoT. OCF a ainsi agrégé en 2015 les écosystèmes UPnP (4 milliards de smartphones, téléviseurs, routeurs, etc.), dont AwoX était membre du Comité de direction, puis en 2016 l’alliance AllSeen (standard open source basé sur la technologie AllJoyn).

Grâce à sa présence dans les deux conseils d'administration, le groupe AwoX est  en mesure de mettre sur le marché des objets dotés des technologies préfigurant les futurs standards de connectivité, à l’image des premières ampoules connectées dotées de la technologie Mesh, commercialisées par AwoX depuis le second semestre 2016 et primées Innovation Award dans la catégorie Smart HOME lors du récent CES Las Vegas 2017.

« L’Internet des Objets ne pourra se développer qu’à travers un langage commun, c’est-à-dire un protocole réseau autorisant la découverte et le contrôle des objets en toute sécurité. Depuis l’origine, nous étions convaincus que les standards gagnants seraient ceux qui agrégeraient plusieurs milliards d’appareils certifiés. OCF est aujourd’hui clairement ce standard. Grâce à cette vision, AwoX est aujourd’hui la seule société française, et parmi les rares européennes, à siéger aux côtés de leader mondiaux de l’IoT. Seul pure-player du Smart Home au sein de ces instances, nous disposons d’une position unique pour une société de notre taille, nous permettant d’anticiper et de conduire les tendances technologiques de demain pour notre marché du Smart Home. », estime Alain Molinié, Président-Directeur général d’AwoX.

Primaire de la gauche : quel candidat remporte les suffrages des internautes ?



Du 7 décembre 2016 au 17 janvier 2017, Digimind, éditeur français de solutions de veille, d’e-réputation et de Social Media Intelligence, s’est intéressé aux communautés connectées des 7 candidats à la primaire et a analysé les interactions afin d’identifier les comptes et les posts suscitant le plus d’engagement.
Les résultats soulignent la prédominance de Manuel Valls sur les médias sociaux (Twitter, Facebook, blogs, forums et Instagram).

Une primaire dominée par Manuel Valls sur les médias sociaux

Avec 121 000 mentions comptabilisées sur Twitter, Facebook, Instagram, les blogs et forums, Manuel Valls est le candidat de la Primaire de la gauche qui génère le plus de conversations sur les médias sociaux. Il est en 1ère position devant Arnaud Montebourg (67 609 mentions) et Benoît Hamon (47 105 mentions).

Ce constat est observé tout au long de la campagne des Primaires de la gauche. Sur les 30 derniers jours, l’évolution des mentions des candidats sur les médias sociaux révèle la prédominance de Manuel Valls (en rose ci-dessous). 

La domination de Manuel Valls est ponctuée de 4 temps forts, hormis le récent épisode de la gifle : 
  • L’enfarinement de Manuel Valls à Strasbourg le 22 décembre, 
  • Son passage à #Lemissionpolitique le 5 janvier,
  • Le 1er débat sur TF1 le 12 janvier,
  • Le 2ème débat BFM TV le 15 janvier : l’ancien Premier Ministre comptabilise plus de 20 000 mentions sur les médias sociaux (Twitter, Facebook, blogs, forums et Instagram), loin devant Arnaud Montebourg (14 000 mentions) et Benoit Hamon (10 000 mentions). 

Ainsi, cette domination est davantage liée aux discussions des internautes sur Manuel Valls qu’à ses prises de parole et sujets de campagnes. En effet, #valls est le plus utilisé sur les médias sociaux alors que le hashtag officiel de sa campagne, #Valls2017, est relégué à la 9ème place.
En comparaison, les hashtags associés à Montebourg situent en 3ème place son hashtag de campagne (#Montebourg2047) et ceux associés à Benoît Hamon situent le hashtag officiel  #Hamon2017 en 4ème place. Les militants de Montebourg et d’hamon sont ainsi plus mobilisés sur les réseaux sociaux que ceux de Valls. 

En comparaison, les hashtags associés à Montebourg situent en 3ème place son hashtag de campagne (#Montebourg2047) et ceux associés à Benoît Hamon situent le hashtag officiel  #Hamon2017 en 4ème place. Les militants de Montebourg et d’hamon sont ainsi plus mobilisés sur les réseaux sociaux que ceux de Valls. 

L’opposition Valls-Macron : thème n°1 des conversations liées à Manuel Valls sur les médias sociaux

Sur les médias sociaux, Manuel Valls est associé à de nombreux thèmes qui ne sont pas liés à son programme. Par exemple, 28% des mentions relatives à l’ancien Premier Ministre sont liées à son opposition avec Emmanuel Macron. En effet, les internautes comparent très fréquemment Manuel Valls à Emmanuel Macron, à l’instar de certains opposants socialistes comme Anne Hidalgo. 

Le deuxième thème le plus associé à Manuel Valls reste son passage en force via le 49.3, avec 19% des mentions. Sur les médias sociaux, tout comme dans la sphère physique, son choix et sa justification “cela m’a été imposé” sont très critiqués et peu acceptés. 

Enfin, les actes et les prises de parole de Donald Trump est le troisième sujet le plus partagé et discuté sur les médias sociaux par Manuel Valls. Ces mentions concernent notamment les déclarations de Trump sur l’Europe. 


L’omniprésence des données : saurez-vous en tirer parti ?



Par Benoit Mangin, Directeur Commercial Europe du Sud, Aerohive

Les organisations orientées données se développent à un rythme fulgurant et délogent des acteurs établis dans une variété de secteurs. Ainsi, Uber, première société de taxi au monde, ne possède aucun véhicule ; Alibaba, leader de la vente au détail, n’a pas d’inventaire ; et Airbnb, leader mondial des offres d’hébergement, ne possède aucun bien immobilier. Les actifs physiques ne contribuent que de façon marginale à l’incroyable valorisation des stocks (l’équivalent de plusieurs milliards d’euros) de ces jeunes entreprises. En réalité, leurs modèles et stratégies économiques tournent autour de données qu’ils collectent, analysent et mettent au service de leurs activités.

 Bien entendu, les organisations ne peuvent pas toutes introduire des changements aussi révolutionnaires qu’Airbnb ou Uber. Mais la collecte et l’analyse structurée et stratégique de leurs données leur permettront au minimum de transformer leurs propres processus. Fort heureusement, cela n’est pas trop difficile à réaliser. Toutes les entreprises possèdent un réseau sans fil, et en seulement quelques années, c’est même devenu une part essentielle des infrastructures informatiques professionnelles. Cependant, on constate un changement notoire sur le marché : les organisations commencent à réaliser qu’elles peuvent s’en servir comme sources de données précieuses afin de comprendre comment leurs ressources sont utilisées.

 Si chaque équipement professionnel est connecté et peut être « interrogé », l’entreprise dispose alors d’un réservoir de données virtuellement illimité, générées par des processus internes, et présentant potentiellement une énorme valeur. Ainsi, en supervisant les signaux des dispositifs connectés au réseau comme les smartphones et autres accessoires connectés, elles peuvent suivre les déplacements des individus dans les différentes zones connectées.

Une telle segmentation géographique permet de procéder à une analyse plus précise de leurs faits et gestes, et renseigne même sur la raison de chaque déplacement. Ces éléments peuvent servir à des entreprises d’une variété de secteurs. Par exemple, des détaillants peuvent analyser les déplacements de leurs clients en magasin, identifier les présentoirs attirant visiblement leur intérêt, et utiliser ces renseignements pour affiner leurs stratégies. Autre exemple en université : des cartes thermiques et des données de circulation peuvent être appliquées à un campus tout entier dans le but de reconcevoir les bâtiments, les espaces publics et d’optimiser les flux de personnes, ou pour s’assurer que chaque ressource se trouve à l’endroit idéal dans un souci d’efficacité.

Ces informations peuvent ensuite être intégrées aux processus analytiques, afin d’obtenir des renseignements décisionnels d’un nouveau genre sur le comportement des clients, employés ou visiteurs. Malheureusement, les données collectées par les entreprises (qu’elles concernent la gestion des stocks, les préférences des clients ou les activités en entrepôt) restent trop souvent cloisonnées. Des départements entiers passent ainsi à côté d’informations concernant l’ensemble de l’entreprise.

La véritable valeur d’un ensemble de données ne peut être totalement exploitée qu’à l’aide de références croisées avec d’autres ensembles de données. Les fabricants peuvent par exemple analyser des données sur l’utilisation des équipements en usine en lien avec d’autres informations sur les pannes de machines. Ce faisant, ils peuvent ainsi mieux anticiper les problèmes de maintenance et protéger leur matériel.

Nous tenons là un excellent exemple de business intelligence, dont le but est essentiellement d’utiliser une variété de sous-ensembles de données en vue d’opérer des changements progressifs, et afin de rationaliser ou d’automatiser certaines fonctions. Les entreprises réalisent ainsi des économies de plus en plus importantes.

 Avec le temps, ces données peuvent être appliquées à des problèmes de plus en plus variés, comme dans le cadre de plans d’affectation de ressources, l’optimisation de la disposition physique de bâtiments ou l’acquisition de nouveaux locaux professionnels. Leurs enseignements peuvent améliorer la fourniture de services et les opérations, avec l’objectif à long terme d’accroître le chiffre d’affaires et la rentabilité.

Les entreprises disposent déjà d’un ensemble de données stockées dans leurs applications et dans leurs clouds. Il leur faut simplement une solution pour les connecter, les interroger, et profiter ainsi d’une infinité de schémas et d’enseignements.

Les réseaux sans fil intelligents permettent de collecter ces données brutes essentielles. Tout le monde connaît la valeur des données, et tout le monde dispose d’un réseau Wi-Fi. En 2017, l’association des deux permettra aux entreprises de générer de la valeur.

Pass French Tech: trois nouveaux labellisés à Toulouse



L'année 2017 commence fort pour la French Tech toulousaine avec la labellisation de trois nouvelles startups au Pass French Tech, viennent d'annoncer la Fre,ch Tech Toulouse et l'incubateur DigitalPace.

Après Ludilabel en septembre dernier, le club des entreprises en hypercroissance de la French Tech Toulouse s'agrandit avec de nouveaux lauréats : Morning Group (jeux de société), Brico Privé et MTarget.

> Créée il y a 5 ans, Morning Group édite des jeux de société et accompagne d'autres éditeurs dans la commercialisation de leurs jeux. Fondée par Tim Dumain et Valentin Famose, la startup toulousaine était au départ un site de e-commerce vendant des casse-têtes à travers toute la France, avant de devenir en quelques années une jeune entreprise innovante qui pilote toute la chaîne du jeu de société, de la conception à la commercialisation, en passant par l'édition et la logistique..

> Deuxième lauréat de ce début d'année, Brico Privé. Ce site de ventes privées spécialisé dans le bricolage, le jardinage et l'aménagement de la maison propose aux bricoleurs particuliers et professionnels, amateurs ou aguerris, des outils de marque à prix compétitifs. Travaillant avec près de 2000 marques, l'entreprise fondée en 2012 par Julien Boué est également présente en Espagne et en Italie. .

> Dernier labellisé, MTarget. L'entreprise conçoit et développe des solutions multicanales (SMS, email, message vocal...) en mode SaaS à destination des grands comptes et des TPE-PME. Grâce à la solution MarketingCible, les entreprises peuvent choisir le canal le plus adapté à leur campagne de marketing mobile et proposer à leurs clients des messages personnalisés, adaptés et interactifs. Du fait de sa forte implantation à l'international, MTarget donne aussi la possibilité aux entreprises de s'adresser à leurs clients dans le monde entier..

La prochaine vague de labellisation aura lieu au printemps. Les entreprises souhaitant déposer leur dossier peuvent le faire jusqu'au 15 mars 2017 (en cliquant ici).

Toulouse, 8e meilleure ville où vivre en 2017 selon MoveHub


MoveHub, plateforme qui aide les personnes à déménager en France ou à l'étranger, vient de publier le top 10 des villes où s'installer en 2017, en s'appuyant sur 10 critères pour chacune des villes. Les 10 facteurs étudiés sont le salaire médian, le coût de la location d'un appartement en centre-ville, le nombre d’heures d'ensoleillement, l’offre culturelle, l’offre de loisirs, le nombre de restaurants, le coût d'un repas accompagné d'une bière, le coût des transports en commun, le taux de chômage et l’indice de satisfaction de la région habitée.

L'étude place Toulouse à la 8e position. "Avec une belle offre de loisirs et de restaurants (6e place), la ville rose se retrouve dasn le top 10. Malgré des loyers plus élevés que la majorité des villes françaises (24e place), les Toulousains sont satisfaits de leur région (3e placce)", écrit le site web.

Le palmarès complet est le suivant :
#1 Bordeaux
#2 Aix-en-Provence
#3 Lyon
#4 Marseille
#5 Nice
#6 Paris
#7 Dijon
#8 Toulouse
#9 Nantes
#9 bis Clermont-Ferrand

Virginie Rozière salue la décision de Barack Obama de commuer la peine de Chelsea Manning



Barack Obama a annoncé mardi 16 janvier que la peine de Chelsea Manning serait commuée. Condamnée à 35 ans de prison par une cour martiale, après avoir fait fuiter 700 000 documents confidentiels à Wikileaks, la militaire transsexuelle était retenue dans des conditions particulièrement sévères à la prison militaire de Fort Leavenworth, comme l'a récemment relaté Vice News.

"Les documents fournis par Chelsea Manning avait notamment permis de révéler au grand public l’ampleur des victimes civiles liées à l’occupation américaine en Irak. Véritable lanceuse d’alerte, sa détention dans des conditions jugées proches de la torture par le rapporteur des Nations Unies, était un symbole de plus de la pression injuste placée sur ceux qui agissent pour l’intérêt général. Chelsea Manning sera libéré en mai prochain", rappelle dans un communiqué l'eurodéputée PRG du Sud-Ouest Virginie Rozière (groupe S&D), co-rapporteure d’un texte d’initiative consacré à la protection des lanceurs d’alerte au Parlement européen.

"La décision de Barack Obama, à trois jours de la fin de sa présidence, est une décision historique qu’il faut saluer. Le président a fait preuve d’humanisme, face à la fragilité psychologique de Chelsea Manning. Mais je veux surtout y voir une possible inflexion de l’attitude des États-Unis vis-à-vis des lanceurs d’alerte. Chelsea Manning, comme Edward Snowden, ont révélé des scandales d’ampleur mondiale et permis des avancées majeures, en ce sens ce sont des citoyens d’exception. Je souhaite vivement que l’Europe avance elle aussi sur cette question, pour jouer son rôle de leader dans la défense de la démocratie dans le monde" a déclaré Virginie Rozière, qui avait apporté son soutien aux deux lanceurs d’alerte de l'affaire LuxLeaks, ainsi qu’à Édouard Perrin, journaliste lui aussi sur le banc des prévenus lors du procès qui s'est déroulé en décembre.

L'Internet des Objets (non sécurisés) : la menace fantôme de l'année 2017




James Plouffe, Architecte en chef chez MobileIron

D'après le dernier rapport Hype Cycle for Emerging Technologies, l'IoT n'a pas encore atteint le pic des espérances exagérées (Peak of Inflated Expectations) et n'atteindre pas le plateau de productivité (Plateau of Productivity) d'ici cinq ans à dix ans minimum. Et pourtant, il fait déjà parler de lui de manière positive. Cela va d'histoires assez comiques, comme le fait d'essayer pendant 11 heures de faire bouillir l'eau du thé, à des choses plus affolantes, comme cette cyberattaque record par déni de service distribué (DDoS, Distributed Denial of Service) contre le site Web du journaliste Brian Krebs en passant par l'attaque - aussi record - contre Dyn (fournisseur d'une infrastructure de services DNS essentielle au fonctionnement d'Internet) qui s'est traduite par une panne géante de la toile sur la côte Est des États-Unis, ou encore, plus récemment, l'attaque contre les routeurs ADSL domestiques qui a privé près d'un million d'Allemands de connexion Internet. Le dénominateur commun de ces cyberattaques ? Des terminaux vulnérables connectés à Internet et dans le collimateur du botnet Mirai ou de ses variantes.

Si les publicités diffusées en fin d'année sont un indice de ce qu'ont été les cadeaux offerts à Noël, on peut  supposer  qu'un grand nombre de dispositifs connectés se sont bien retrouvés au pied du sapin.  Nous pouvons également en déduire, sans trop nous avancer, que les logiciels dont ces nouveaux gadgets sont équipés ne sont pas moins vulnérables. On parle de menace fantôme de l'Internet des Objets.

Face à tous ces appareils photo vulnérables à SQLi, à ces DVR avec mot de passe par défaut non modifiable, à ces systèmes de sécurité domestique piratables à loisir dont le firmware ne peut être mis à niveau, et à ces routeurs dont la configuration peut être modifiée sans authentification avec une connexion non chiffrée, la question est de savoir ce qui peut être fait.

Devant la menace imminente d'attaques plus importantes et catastrophiques, il serait possible de se tourner vers le néo-luddisme, et renoncer aux technologies ou nous employer activement à les détruire. Certes, la menace serait neutralisée, mais cette « solution » est tout aussi irréalisable que le pronostic est irréaliste. Nous pourrions également émettre cette hypothèse tout aussi utopique selon laquelle nous allons tout d'un coup nous surpasser en programmation, faisant disparaître comme par magie toutes ces failles. Voici donc quelques conseils concrets qui vous seront utiles quelque soit votre métier.

Si vous êtes reponsables produits ou gestionnaires de programmes : Vous pouvez vous inspirer de Benjamin Franklin : « Il vaut mieux créer un code pour prévenir plutôt que pour guérir », une position peu téméraire, mais qui constitue un excellent point de départ. Vous devez intégrer la sécurité et son cycle de vie dans la conception de vos produits. Cela peut faire peur, mais c'est en fait plus facile (et, encore mieux, plus économique) qu'il n'y paraît. Vous êtes sceptique ? Prenez en compte les excellentes recommandations de John Overbaugh de chez InfoSecure.io sur le cycle de vie du développement sécurisé (SDLC) avec un budget dérisoire. En matière de coûts, gardez ce point à l'esprit : modifier techniquement et conceptuellement un produit en dernière phase d'un projet parce que l'audit de sécurité réalisé lors de la validation de son cycle de vie n'était pas bon vous coûtera moins cher que de revoir la conception et la création d'un produit après sa commercialisation.

Si vous êtes ingénieur informatique ou développeur :  Un mauvais chiffrement est tout aussi mauvais que l'absence de chiffrement. Essayez les défis du site Cryptopals (Cryptopals Crypto Challenges). Mettez à profit ces huit exercices pour affiner votre compréhension de la cryptographie logicielle, en particulier l'identification, l'exploitation et la prévention des failles du chiffrement. Apprenez à effectuer des tests d'intrusion, car vous pouvez être sûr que la « Red Team » de quelqu'un s'attaquera à votre logiciel. Alors, autant prendre les devants. En étant conscient de la manière dont les attaques contre les applications se produisent, vous apprendrez à éviter les erreurs les plus courantes et rédigerez un code plus sécurisé.

Si vous êtes opérateur réseau/sécurité, architecte ou ingénieur :  Il faut se préoccuper des « MANRS ». Oui, c'est naturel de vouloir bien faire pendant les fêtes de fin d'année, mais les normes communément adoptées d'Internet Society en matière de sécurité du routage (MANRS, Mutually Agreed Norms for Routing Security) fournissent un cadre simple qui permet au « I » de « IoT » de se tenir bien droit tout au long de l'année. Les recommandations MANRS mettent en avant quatre actions et tout responsable de réseau se doit d'accomplir la seconde : prévenir tout trafic d'adresses IP provenant de sources usurpées. L'impact des cyberattaques DDoS qui se sont produites en 2016 aurait facilement pu être limité si le trafic issu des adresses usurpées avait été relégué en marge d'Internet. Si, en guise de bonne résolution pour la nouvelle année, vous voulez vous impliquer davantage, envisagez sérieusement de segmenter le réseau. Les dispositifs IoT vulnérables constituent des cibles parfaites et sont des tremplins vers les autres segments de votre infrastructure. Si segmenter le réseau n'est pas une mince affaire, c'est votre meilleure parade contre les dispositifs IoT faciles à pirater.

Bernard Cazeneuve salue l’innovation en région avec les entreprises de retour de Las Vegas

Crédit photo : Lydie Lecarpentier.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a accueilli, aujourd’hui à l’Hôtel de Région à Toulouse, le Premier ministre Bernard Cazeneuve, et le ministre des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet pour mettre à l’honneur les entreprises régionales présentes au CES de Las Vegas il y a quelques jours.

Ils ont notamment rencontré et échangé avec la vingtaine d’entreprises régionales réunie sur un show-room spécialement installé pour l’occasion à l’hôtel de Région de Toulouse.

« Vous vouliez faire la démonstration de l'innovation en région. Je crois aujourd'hui Monsieur le Premier ministre que c'est chose faite avec les entreprises de la région Occitanie / Pyrénées -Méditerranée présentes au CES de Las Vegas et que nous vous présentons aujourd'hui » a notamment déclaré Carole Delga lors de son allocution.

« Présenter nos jeunes pousses au Premier ministre en exercice est une première. Une fierté. Et c’est un formidable coup de projecteur pour nos entreprises » a poursuivi la présidente de région. Nous sommes une des régions les plus innovantes de France et en Europe en création, en nombre de start-ups et avec nos deux métropoles French Tech, Montpellier et Toulouse. Notre ambition est de promouvoir l’exceptionnel écosystème dont nous disposons en Occitanie / Pyrénées – Méditerranée et de renforcer sa visibilité. Ces pépites sont notre force. Elles font de nous la région des start-ups ».

Des start-up à Las Vegas au CES. Crédit photo : Sud de France


20 entreprises de la région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée ont présenté leurs projets et objets connectés au Premier ministre et à la présidente de Région.
BIMPAIR (Béziers), AXIBLE TECHNOLOGIE (Labège), CONNIT (Labège), SIGFOX (Labège), FLIPR (Labège et Perpignan), GA SMART BUILDING (Toulouse), IDEALYS (Montpellier), KYOMED (Montpellier), EDEN 3D (Montpellier), APPI (Nîmes), LUNDI MATIN (Montpellier), COVIRTUA (Tournefeuille), JUMP Groupe Bizness (Toulouse), KUZZLE (Montpellier), MATCHUPBOX (Montpellier), PIERRE FABRE ELANCYL (Toulouse), REVINAX (Montpellier), VISIOLAB (Toulouse), BEEWI (Auterive), UWINLOC (Colomiers).

Toulouse au cœur de l’innovation et des nouvelles technologies



Par Bertrand Servary, Directeur Général de NetExplorer

Championne en innovation, la région Midi-Pyrénées (nouvellement Occitanie) se classe première au rang national et 6ème au rang européen des régions les plus innovantes, avec une dépense intérieure en R&D de 4,8% du PIB (chiffresINSEE).



I.               L’aéronautique et l’IoT Valley, un dynamisme toulousain

Depuis plus de trois décennies à présent, la Ville Rose continue à imposer son leadership dans les secteurs de l’aéronautique et de l’espace. Airbus, Thales, Astrium ainsi que tous leurs partenaires publics et privés se concentrent pour la très large majorité dans le bassin toulousain.

Mais depuis quelques années, Toulouse cherche aussi à devenir le centre européen de référence en matière d’objets connectés. Cette impulsion est notamment possible grâce à la société Sigfox et à l’IoT Valley, la communauté d’entreprises créée en 2011. Depuis sa création, elle a permis la création de plus 300 emplois, et 150 nouveaux postes devraient être créés d’ici la fin de l’année 2016. L’Internet des Objets à Toulouse a un bel avenir devant lui, et permettra d’apporter un rayonnement national, voire international à la Ville Rose grâce à la création, d’ici 2018, du « Campus IoT », l’un des plus grands campus connectés au monde.


II.              La culture du travail collaboratif

Ce ne sont pas moins de 29 établissements d'enseignement supérieur et de recherche dont 4 universités, un Institut National Polytechnique, une douzaine d’écoles d’ingénieurs mais aussi 6 centres de recherche comme le CNRS, le CNES ou l’IRD qui sont regroupés à Toulouse et sa région. Il y a donc une forte concentration de matière grise dans la métropole !

Chercheurs, ingénieurs, start-ups, grands groupes, investisseurs, partenaires publics… forment des milliers d’interlocuteurs qui échangent entre eux au quotidien. Toulouse est donc bonne élève en termes d’innovation, mais est aussi championne en collaboration. Les données sont partagées avec entre une multitude d’acteurs, sur plusieurs centaines de sites distants et tout cela en temps réel. Ainsi start ups, chercheurs et multinationales travaillent conjointement grâce aux nouvelles technologies, pour en créer de nouvelles.

Rester connecté dans un monde sans fil



Par Sean Taylor, Chef de Produit chez StarTech.com

Actuellement, la recherche permanente d’appareils toujours plus petits, plus légers et plus facilement transportables domine le paysage de la haute technologie. La capacité à faire sauter les barrières afin de créer une expérience similaire en toute circonstance, que l’on soit à domicile ou sur un lieu de travail, est d’une suprême importance. Cependant, ces appareils existent souvent à travers un écosystème connecté. Par conséquent, tandis que l’on s’achemine vers un monde sans fil, le besoin de certaines connections demeure. Les solutions de connectiques reposent essentiellement sur les produits de recharge, de stockage et qui branchent les utilisateurs sur différents appareils et périphériques. Il faut ajouter les produits qui permettent d’allier performance et productivité sans remettre en cause la portabilité des appareils « grab-and-go ».

La tendance est à la mobilité

Les produits qui permettent de flexibiliser les espaces de travail, tels que les stations d’accueil universelles qui font instantanément passer tout ordinateur portable ou smartphone en poste de travail ultra-complet, sont plus nécessaires que jamais. Il en va de même pour les hommes d’affaires qui courent de réunion en réunion et dont le peu de temps de présence au bureau doit être optimisé. Si la flexibilité et le confort sont importants, les employés de demain auront également besoin des outils les plus modernes afin de composer avec cette mobilité. Ainsi, ils pourront maintenir le même niveau de productivité en déplacement qu’au bureau.

La productivité n’en pâtit pas

Pour les individus qui recherchent des technologies leur permettant d’aller toujours plus vite, la connectique haut de gamme est en train de se convertir aux technologies de pointe telles que Thunderbolt 3. Ainsi, après avoir raccordé cette station d’accueil à un ordinateur portable, on peut connecter de multiples écrans ou périphériques avec un débit exceptionnel afin d’améliorer encore la fluidité du travail.
Le bureau du futur comprendra certainement une connectique WiGig sans fil à 60GHz dont le débit atteindra jusqu’à 7 Go/s. Les analystes prévoient que WiGig tutoiera les 25 Go/s et que lorsqu’il sera intégré directement à certains produits tels que les stations d’accueil, il sera en mesure de bouleverser le marché de la connectique de bureau.

Le paradoxe de la portabilité et de la performance

Où commodité et portabilité ne remettent pas les performances en question.
À en juger d’après la nature nomade et flexible des salariés du XXIè siècle, la portabilité est un enjeu crucial. Depuis vingt ans, les appareils électroniques rapetissent, deviennent plus fins et plus légers. Cette tendance va se poursuivre à l’avenir et la portabilité va prendre une importance de plus en plus forte. La tendance qu’ont les consommateurs à se porter sur les dernières innovations des applications pour smartphones dans des domaines tels que l’édition ou la présentation pousse vers un glissement de l’industrie vers la satisfaction des besoins en matière de services de connectique. De toute évidence, les solutions simples comme les adaptateurs de voyage A/V qui utilisent les dernières nouveautés I/O, USB-C par exemple, deviennent des fondamentaux. Les salariés doivent avoir la certitude qu’ils pourront se connecter n’importe où. L’espace de travail du futur va de pair avec l’idée que les connections « difficiles-à-trouver » sont rendues faciles dès lors que les bons produits de connectiques sont mis à disposition du public. La capacité à se connecter sans problème à une station de travail entièrement équipée depuis un appareil mobile incarne réellement le potentiel de productivité du futur.
Les câbles qui connectent ces appareils aux périphériques sont également en train d’évoluer, le port USB-C  devenant de plus en plus populaire. Le USB-C, qui est un standard de connectique capable de supporter de multiples technologies comme DisplayPort ou Thunderbolt 3, sera adopté par toujours plus de fabricants, de sorte que les utilisateurs pourront se brancher n’importe où.

Demain… tous en start-up ?


Par Adrien Ledoux, CEO de JobTeaser.com

Les start-ups sont au cœur de l’attention médiatique comme de celle des étudiants et des jeunes diplômés. Si les grandes entreprises ont longtemps attiré les talents, pour les avantages qu’elles offrent et le statut social qu’elles proposent, on observe désormais plus qu’un changement de paradigme mais un véritable raz-de-marée de candidatures envoyées aux start-ups.

Pourquoi les jeunes rêvent-ils d’intégrer ces structures à l’avenir incertain ?
Ce n’est ni un pari fou, ni un effet de mode. Si les start-ups font rêver les jeunes, c’est parce qu’elles proposent un modèle proche de leur idéal professionnel. Les jeunes sont en quête de sens : ils souhaitent avoir de la visibilité et pouvoir mesurer l’impact de leurs actions pour se sentir impliqués dans la stratégie d’entreprise.
S’ils affectionnent particulièrement les start-ups, c’est parce qu’elles proposent le plus souvent des méthodes de travail agiles qui fait la part belle à l’autonomie des collaborateurs. Ces méthodes agiles et horizontales font que ces jeunes se sentent valorisés : le prestige du poste compte désormais moins que le projet qu’on leur confie. L’engouement pour les start-ups doit permettre aux RH et Dirigeants de se rassurer sur un point : le désir d’investissement des jeunes. Le job passion a pris le pas sur le job  raison.

Le « mode start-up » plus que la start-up
Ce n’est pas la récence d’une entreprise qui suffit à la définir  comme une « start-up ». Google, créée en 1998, se définit encore comme telle. Aujourd’hui, on entend par start-up : une entreprise au potentiel de croissance fort, qui innove et où la flexibilité des collaborateurs est permise, tout cela rimant avec productivité.
L’effectif de l’entreprise n’est plus un marqueur d’identité. Les licornes, ces start-ups qui se sont développées à une telle vitesse qu’elles peuvent compter jusqu’à 500 collaborateurs, pratiquent encore le « mode start-up ».
Les grandes entreprises bien installées peuvent donc adopter ces codes pour attirer les jeunes. Quant aux start-ups en forte croissance, elles ont comme principal challenge celui de faire adhérer les nouveaux collaborateurs à la culture d’entreprise pour cultiver ce mode organisationnel qui fait leur succès.

Accompagner la croissance d’une start-up : un exercice d’équilibriste
En échangeant régulièrement avec des fondateurs de start-ups, comme récemment avec Alix de Sagazan (AB Tasty), Louis Coulon (Visiotalent) et Constantin Wolfrom (Pumkin), nous tombons d’accord sur 2 points.

Le premier : la start-up a parfois une image fantasmée qu’il faut prendre soin de rétablir.
En effet, flexibilité, baby-foot dans l’open-pace et apéros hebdomadaires organisés, ne signifient pas pour autant que  tout est permis. Bien au contraire, le rythme de travail en start-up est souvent plus soutenu qu’ailleurs. Si nous faisons le pari de confier des projets à nos talents, il doit être gagnant. L’autonomie est possible que si elle est maîtrisée.
Ensuite, si de nombreuses initiatives permettent aux collaborateurs d’avoir plus de visibilité sur les lignes directrices de l’entreprise et qu’ils sont invités à participer aux prises de décision, ils n’en sont pas pour autant décideurs. Animés par la passion de leur job et la volonté d’influencer sur la stratégie d’entreprise en préconisant, par exemple, les technologies à privilégier, ils ne doivent pas l’imposer ni le décider. Le mode collaboratif a des limites.

Le second : la nécessité de définir une politique RH aux débuts de la start-up.
Les valeurs apparaissent souvent comme un outil marketing de l’entreprise or, elles en sont en réalité le fil rouge. En définissant très tôt les valeurs propres à son entreprise, à ce qu’on a envie qu’elle soit et qu’elle reste, on peut juger les candidats et les collaborateurs en fonction de critères précis. Quand on perd le sens de la cohérence de ses recrutements, on risque de freiner sa croissance.
Ensuite, il faut veiller à ne pas rater les moments d’intégration de ses arrivants : cela va plus loin qu’un bon accueil ou la remise d’un « welcome pack », cela passe par l’immersion dans les différents postes de l’entreprise afin qu’ils gardent en tête ce que l’entreprise fait et comment elle le fait.

PME et grands groupes versus start-ups ?
Aujourd’hui, pour les jeunes, ce n’est pas une hésitation, mais un projet de rejoindre une start-up. De nombreux profils issus de grands groupes rejoignent les start-ups, en quête de plus de flexibilité. La limite de la start-up réside néanmoins dans le fait que son modèle est en cours de structuration. Pour continuer d’attirer les jeunes, elles doivent les rassurer sur leur avenir, cultiver ce « mode start-up » qu’elles ont réussi à imposer et ne doivent pas négliger les avantages salariaux. Ce dernier point est en effet plus attractif dans les plus grandes organisations. Et, si elles assouplissent leurs modes de travail, définissent une culture d’entreprise et proposent des projets chargés de sens et valorisants pour leurs talents, les PME et grandes entreprises pourront aussi être appelées « start-ups ».

Etude : une personne sur dix déforme la réalité sur les réseaux sociaux



Les utilisateurs se servent des réseaux sociaux pour se mettre en valeur auprès de leurs amis, récolter un maximum de « likes » et satisfaire leur amour-propre. Cependant, dans cette quête de reconnaissance sociale, ils travestissent la vérité et enjolivent leur vie, selon une étude de Kaspersky Lab.

Des internautes en quête de reconnaissance sociale
Cette étude révèle qu’une personne sur dix déforme la réalité sur les réseaux sociaux afin d’amener davantage de visiteurs à aimer leurs publications. Cette étude indique également que, dans ce dessein, les hommes sont plus enclins que les femmes à dévoiler leur vie privée. C’est ainsi que près d’un sur dix (9 %) serait prêt à publier une photo de lui-même dénudé, contre seulement 5 % des utilisatrices, tandis que 13 % des hommes postent des photos de leurs ami(e)s dans des tenues légères.

Pour attirer l’attention et recueillir un grand nombre de likes, environ un utilisateur sur dix (12 %) prétend être à un endroit ou se livrer à une activité qui ne correspond pas exactement à la réalité. Cette proportion atteint 14 % chez les hommes, ce qui donne à penser que nombre d’entre eux se servent des réseaux sociaux comme faire-valoir plutôt que pour présenter un portrait réaliste d’eux-mêmes.

Des hommes plus enclins à divulguer des informations gênantes sur leur entourage
L’étude de Kaspersky révèle que les hommes sont sensibles au nombre de likes qu’ils reçoivent sur les réseaux sociaux et que, pour augmenter leur score, ils sont plus susceptibles que les femmes de divulguer une information gênante ou confidentielle à propos de leur collègues, de leurs ami(e)s ou de leur employeur. C’est ainsi que 14 % d’entre eux se disent prêts à le faire au sujet d’un(e) collègue (contre seulement 7 % des femmes), 13 % concernant leur employeur et 12 % un(e) ami(e) (contre 6 % des femmes).

Des femmes moins affectées que les hommes sur l’image qu’elles renvoient en ligne
Les hommes sont également davantage contrariés s’ils n’obtiennent pas le nombre de likes espérés : 24 % d’entre eux craignent que, si peu de visiteurs aiment leurs publications, leurs amis pensent qu’ils ne sont pas « populaires », contre 17 % des femmes. 29 % des hommes avouent aussi être affectés si une personne qui compte à leurs yeux n’indique pas aimer ce qu’ils postent.

Dans leur chasse aux likes, les hommes tendent à aller encore plus loin que les femmes, en publiant des choses qui les présentent, ainsi que leurs amis, dans des situations compromettantes, ce qui, selon Astrid Carolus, psychologue des médias à l’université de Würzburg, « reflète la propension supposée des hommes à être moins attachés à l’harmonie sociale et davantage disposés à prendre des risques. »

Ainsi, 15 % des hommes avouent qu’ils pourraient publier des photos d’amis en état d’ébriété (contre 8 % des femmes), 12 % une photo d’eux-mêmes en tenue légère et même 9 % dans le plus simple appareil (contre à peine 5 % des femmes).

Evgeny Chereshnev, responsable des réseaux sociaux chez Kaspersky Lab, partage cet avis mais avertit que ce comportement risqué des utilisateurs peut les mettre en danger : « Dans leur quête de reconnaissance sociale, les utilisateurs ne perçoivent plus la frontière entre ce qui peut être rendu public et ce qui relève de la vie privée. Or, il est essentiel de protéger notre vie privée, de même que celle d’autrui. L’étude de Kaspersky indique que 58 % des utilisateurs se sentent mal à l’aise et affectés lorsque leurs amis publient des photos d’eux sans leur accord. En résumé, les utilisateurs doivent davantage faire attention aux informations qu’ils divulguent sur les réseaux sociaux mais aussi installer des logiciels de sécurité sur leurs équipements afin d’assurer leur propre protection et celle de leurs proches contre les cybermenaces. »

Chiffres clés
9% des hommes seraient prêts à publier une photo d’eux-mêmes dénudés contre seulement 5% des femmes
13 % des hommes postent des photos de leurs ami(e)s dans des tenues légères.
14% des hommes sont prêts à publier des informations gênantes sur leurs collègues / patron contre seulement 7% des femmes
12% des hommes sont prêts à publier des informations gênantes sur leurs amis contre 6% des femmes
24 % des hommes craignent que, si peu de visiteurs aiment leurs publications, leurs amis pensent qu’ils ne sont pas « populaires », contre 17 % des femmes
12% des utilisateurs des réseaux sociaux mentent sur les lieux où ils se trouvent

Comment l’employé moderne se moque de son lieu de travail


Par Alain Logbo, Directeur Commercial Entreprises EMEA de LogMeIn

On n’attend plus d’un salarié travaillant depuis des bureaux internationaux qu’il voyage de ville en ville. Grâce aux technologies d’aujourd’hui, les vétérans des salons d’aéroports ont été remplacés par des employés connectés, c’est-à-dire des individus capables de travailler de n’importe où. Et ne s’agit pas juste d’eux : l’économie contemporaine est dominée par des entreprises qui ont bâti leur activité autour de ces employés.
Vers un personnel de plus en plus connecté
Selon les prévisions d’IDC, deux tiers des PDG des sociétés du classement Global 2000 auront placé la transformation numérique au cœur de leur stratégie d’entreprise d’ici la fin de l’année 2017. De fait, de plus en plus d’acteurs de la nouvelle économie se détournent des bureaux physiques et donnent la priorité à la connexion au cloud de leurs effectifs.

C’est la décision prise par Matt Mullenweg, fondateur de WordPress et CEO d’Automattic. Automattic est une entreprise entièrement orientée cloud avec 400 salariés répartis dans 40 pays. Ceux-ci sont en mesure de travailler de n’importe où dans le monde (à la maison, au café ou encore dans des bureaux partagés). Ce modèle peut paraître extrême, mais il influence la gestion des entreprises contemporaines, et de nombreux employeurs franchissent le pas à la recherche d’économies de coûts et de gains de productivité.

Les outils adaptés
Grâce aux nouvelles technologies et applications permettant aux individus de travailler à distance, il est désormais plus simple que jamais pour les employés de collaborer et de recevoir des mises à jour dans le monde entier, sans qu’aucune interaction en personne ne soit nécessaire.

En outre, confrontées à l’arrivée d’une nouvelle génération de salariés, les organisations cherchent à proposer les technologies adéquates et à s’adapter à l’évolution des méthodes de travail. D’ici 2020, les « millennials » devraient représenter plus de la moitié des employés dans les entreprises. Selon l’enquête 2016 Future Workforce Study, trois 3 sur 5 estiment d’ailleurs que l’adoption de meilleures technologies de communication, de collaboration et de travail à distance pourraient rendre les réunions en personne superflues.

Bien que rassembler des employés au sein d’un même espace physique en entreprise puisse encourager la communication et la collaboration, la plupart du temps, il suffit d’un peu de distance ou d’une cloison pour altérer leurs relations. Dans ce contexte, et étant donné qu’une simple séparation d’un étage peut avoir le même impact sur ces relations que le fait de travailler dans deux agences différentes, pourquoi ne pas donner aux collaborateurs la possibilité de travailler depuis des pays différents ?

Voici quelques conseils pour aider les employés exploitant le cloud à réussir dans un monde connecté en permanence.

Bloquez du temps
Que l’on travaille à distance ou au bureau, les réunions et les interruptions peuvent parfois s’enchaîner. Réservez du temps dans votre agenda, et assurez-vous de pouvoir gérer vos tâches ou votre charge de travail.

Réservez aussi du temps pour votre vie personnelle
Faites également de la place pour votre famille ou vos amis, voire pour vous reposer. Tout le monde a besoin de recharger les batteries ; c’est même indispensable pour éviter d’accuser le coup et de voir sa productivité chuter.

Tirer le maximum des technologies mobiles
L’avantage avec les smartphones et autres appareils intelligents, c’est que l’on peut réagir rapidement au lieu de se laisser submerger. En envoyant rapidement trois e-mails depuis votre téléphone, vous pouvez éviter l’accumulation d’e-mails et faire en sorte que tout se déroule sans accroc.

BYOC (Bring Your Own Cloud)
Aujourd’hui, les technologies mobiles d’entreprise sont plus importantes que jamais. Choisissez des outils vous facilitant la tâche, et n’hésitez pas à parler à vos clients et collègues de vos applications préférées. Ils en ignorent peut-être l’existence et pourraient vous en être reconnaissants.

Testez des alternatives aux e-mails
Essayez Slack, HipChat, CoTap, ou d’autres solutions de messagerie collaborative. Leur instantanéité vous permettra de réduire les volumes d’e-mails et d’interagir plus rapidement.

Moins de réunions et plus de conversations
Les échanges rapides dans les couloirs ou à votre box au bureau peuvent désormais avoir lieu dans le cloud. Prenez les devants : organisez de brefs dialogues ou réflexions de groupe en ligne. Vous obtiendrez alors des réponses et pourrez mettre fin à ces séances en un rien de temps.

Le cloud d’entreprise
Les organisations et les grandes entreprises disposent probablement d’une sélection d’applications et de solutions préférées. Assurez-vous de les avoir également !

Occitanie : DigitalPlace et FrenchSouth.digital fusionnent en un seul cluster du numérique



DigitalPlace et FrenchSouth.digital, les deux clusters du numérique basés à Toulouse et Montpellier ont décidé de fusionner leurs entités afin de créer un seul et unique cluster en Occitanie. Ce nouvel acteur économique permettra, à terme, de faire rayonner la filière numérique régionale à l'échelle nationale et internationale. Actuellement, cette filière regroupe en région 8400 entreprises et près de 52 500 salariés dans un secteur générateur d'emplois et en constante croissance.

Depuis plusieurs mois, Daniel Benchimol, Président de DigitalPlace, Pierre Deniset, Président de FrenchSouth.digital, des administrateurs, et les deux directeurs généraux posent les jalons de la fusion des deux clusters du numérique de la région Occitanie. Cette dernière sera soumise au vote des entreprises adhérentes lors des prochaines Assemblées Générales Extraordinaires de chaque association.

« Ce nouveau Cluster, dont le nom sera dévoilé prochainement, assoit les ambitions de l'Occitanie d'être désormais en position de leadership sur le numérique français et international », se félicite Pierre Deniset, président de FrenchSouth.digital. Pour Daniel Benchimol, son homologue en ex-région Midi-Pyrénées: « La fusion de DigitalPlace et de FrenchSouth.digital va contribuer à améliorer la visibilité des entreprises du numérique et à renforcer l'attractivité du territoire auprès des investisseurs, des entrepreneurs et des talents sur l'ensemble de l'Hexagone ».

Fort de ce dynamisme régional, le nouveau cluster maintiendra ses bureaux et ses équipes à Toulouse et Montpellier tout en étudiant l'ouverture de bureaux sur d'autres sites régionaux (Castres, Nîmes, Alès, etc...), en partenariat avec d'autres structures.

Représentant près de 400 adhérents et des dizaines de milliers de salariés, le nouveau cluster proposera une offre de services étoffée, une programmation de workshops et d'événements commune aux deux entités (l'Innovation IT Day et le Green IT Day seront déployés sur l'ensemble du territoire régional) et enrichira ainsi son accompagnement auprès des entreprises membres.

Cette fusion intervient alors que Daniel Benchimol avait publié il y a quelques mois une tribune remarquée s'inquiétant de la multiplication d'acteurs du numérique.

Big Data : les 10 tendances de l'année 2017


Par Thierry D'Hers, Vice President, Product Development, Tableau Software

Cette année, de plus en plus d'entreprises ont commencé à stocker, traiter et exploiter leurs données, quelles qu'elles soient. En 2017, les systèmes qui prennent en charge de grandes quantités de données, structurées et non structurées, vont continuer à se développer. Les plateformes permettront normalement aux personnes s'occupant des données d'assurer la gouvernance et la sécurité du Big Data, en donnant également aux utilisateurs finaux les moyens d'analyser ces données. Une fois arrivées à maturité, elles s'intégreront sans difficulté aux systèmes et aux normes informatiques des entreprises. Voici nos prédictions dans ce domaine pour l'année à venir.


1. Le Big Data devient accessible et instantané.
Il est évidemment possible de mettre en œuvre du machine learning et de réaliser des analyses de sentiments sur Hadoop, mais la première question posée généralement par les utilisateurs est : Quelle est la performance du SQL interactif ? SQL, après tout, reste le moyen dont dispose l'utilisateur métier pour utiliser les données dans Hadoop à des fins d'analyses exploratoires plus rapides ou de tableaux de bords de pilotage ré utilisables. En 2017, les possibilités pour accélérer Hadoop vont se multiplier. Ce changement a déjà commencé, comme en témoigne l'adoption de bases de données hautes performances comme Exasol ou MemSQL, de technologie de stockage comme Kudu, ou encore d'autres produits permettant l'activation d'exécution de requêtes plus rapides.

2. Le Big Data n'est plus limité à Hadoop.
Ces dernières années, nous avons vu plusieurs technologies se développer avec l'arrivée du Big Data pour couvrir le besoin de faire des analyses sur Hadoop. Mais pour les entreprises avec des environnements complexes et hétérogènes, les réponses à leurs questions sont réparties dans de multiples sources allant du simple fichier aux entrepôts de données dans le Cloud, de données structurées stockées dans Hadoop ou dans d'autres systèmes. En 2017, les clients demanderont à analyser toutes leurs données. Les plateformes agnostiques au niveau des données comme au niveau des sources de données se développeront, tandis que celles conçues spécifiquement pour Hadoop ne pourront pas être déployées pour tous les cas d'utilisation et tomberont dans l'oubli. La fin de Platf oraconstitue un premier signe de cette tendance.

3. L'exploitation des lacs de données devient un avantage pour les entreprises.
Un lac de données est similaire à un réservoir artificiel. Il est nécessaire de construire un barrage à l'extrémité du lac (créer un cluster), puis le laisser se remplir d'eau (de données). Ensuite, seulement, on pourra utiliser les données à diverses fins, comme l'analyse prédictive, le Machine Learning, la cybersécurité, etc. Jusqu'à présent, le remplissage du lac constituait une fin en soi. Ce ne sera plus le cas en 2017. Pour obtenir plus rapidement des réponses, les entreprises voudront utiliser leur lac d'une manière plus agile et reproductible. En 2017, cela évoluera au fur et à mesure de l'adoption d'Hadoop dans les entreprises.

4. Les architectures matures permettent l'abandon des frameworks globaux.
Hadoop est devenu une technologie multi usage pour faire de l'analyse ad hoc. Elle est même utilisée pour du reporting opérationnel journalier (d'habitude géré via des entrepôts de données).  En 2017, les entreprises tiendront compte de cette diversité de besoins en favorisant l'architecture adaptée à chaque cas d'usage. Elles étudieront une multitude de facteurs, tels que les profils utilisateurs, les questions, les volumes, la fréquence d'accès et plus, avant de s'engager sur une stratégie de données. Et ces stratégies elles-mêmes combineront les meilleurs outils de préparation de données en self-service, le Core Hadoop, et les plateformes d'analyse utilisées directement par les utilisateurs finaux, pour que ceux-ci puissent les reconfigurer en fonction de l'évolution de leurs besoins.

5.  C'est la variété qui entraîne les investissements dans le Big Data.
Gartner définit le Big Data en utilisant les 3 V : gros Volume, grande Vélocité, grande Variété des données. Bien que ces trois V évoluent, c'est la Variété qui s'impose comme le principal moteur des investissements dans le Big Data. Cette tendance va s'accentuer, puisque les entreprises cherchent à y intégrer davantage de sources et se concentrent sur le long terme. Des fichiers JSON sans schéma prédéfini aux types imbriqués dans d'autres bases de données (relationnelles et NoSQL) en passant par les données non plates (Avro, Parquet, XML), les formats de données se multiplient et les connecteurs natifs deviennent indispensables. En 2017, les plateformes d'analyse seront évaluées en fonction de leur capacité à fournir une connexion directe vers ces sources disparate s.

6. Spark et le Machine Learning rendent le Big Data évident.
Dans un sondage mené auprès de Data Architect, de responsables informatiques et d'analystes, près de 70% des répondants ont privilégié Apache Spark par rapport à MapReduce, qui est orienté batch et ne se prête ni aux applications interactives ni au traitement de flux en temps réel. Ces grandes capacités de traitement sur des environnements Big Data ont fait évolué ces plateformes vers des utilisations de calculs intensifs pour du Machine Learning, de l'IA, et des algorithmes de graphe. Microsoft Azure ML tout particulièrement a décollé grâce à sa facilité de mise en œuvre et son intégration avec les plateformes Microsoft existantes. L'ouverture du ML au plus grand nombre conduira à la création de plus de modèles et d'applications qui généreront des peta-octets de données. Tous les regards seront alors tournés vers les éditeurs de logiciels en mode self-service pour voir comment ils vont pouvoir rendre ces données accessibles aux utilisateurs.

7. La convergence du Cloud, du Big Data et de l'IoT permet de nouvelles opportunités pour l'analyse en self-service.
Il semble, qu'en 2017, tous les objets seront équipés de capteurs qui renverront des informations vers le « vaisseau mère ». Les données provenant de l'IoT sont souvent hétérogènes et stockées dans de multiples systèmes relationnels ou non, de cluster Hadoop à des bases de données NoSQL. Alors que les innovations en matière de stockage et de services intégrés ont accéléré le processus de capture de l'information, accéder et comprendre la donnée elle-même reste le dernier défi. La conséquence est que la demande augmente de plus en plus pour les outils analytiques qui se connectent nativement et combinent des grandes variétés de sources de données hébergées dans le Cloud.

8. La préparation des données en self-service se généralise à mesure que l'utilisateur final commence à travailler sur des environnements Big Data.
La montée en puissance des plateformes analytiques self-service a amélioré l'accessibilité de Hadoop aux utilisateurs métier. Mais ceux-ci veulent encore réduire le temps et la complexité de la préparation des données pour l'analyse. Les outils de préparation de données self-service agiles permettent non seulement aux données Hadoop d'être préparées à la source mais aussi de les rendre accessibles sous forme d'instantanés pour une exploration plus rapide et plus facile. Nous avons vu une multitude d'innovations dans cet écosystème, faite par des sociétés spécialisées dans la préparation de données pour des environnements Big Data réalisée par l'utilisateur final, comme Alteryx, Trifacta et Paxata. Ces outils réduisent les barrières à l'entrée pour ceux qui n'ont pas encore adopté Hadoop et continueront à gagner du terrain en 2017.

9. Le Big Data se développe : Hadoop vient s'ajouter au standard de l'entreprise.
Nous constatons une tendance grandissante au fait que Hadoop devient une partie centrale du paysage IT de l'entreprise. Et en 2017, nous verrons encore plus d'investissements dans les composants de sécurité et de gouvernance qui entourent les systèmes de l'entreprise. Apache Sentry fournit un système d'autorisations très fines d'accès à la donnée, basé sur les rôles et les métadonnées stockées dans un cluster Hadoop. Apache Atlas permet aux organisations d'appliquer une classification uniforme des données sur l'ensemble de leur écosystème. Apache Ranger fournit une administration centralisée de gestion de la sécurité pour Hadoop. Ces capacités passent maintenant au premier plan des technologies Big Data émergeantes, éliminant ainsi une autre barrière à l'adoption en Entrerpise.

10. L'augmentation des catalogues de métadonnées aide tout le monde à trouver les données primordiales pour l'analyse.
Pendant longtemps, les sociétés ont jeté leurs données parce qu'elles en avaient trop à traiter. Avec Hadoop, elles peuvent traiter beaucoup plus de données, mais la donnée n'est généralement pas organisée de façon à être trouvée rapidement. Les catalogues de métadonnées peuvent aider les utilisateurs à découvrir et comprendre les données pertinentes grâce aux outils d'analyse self-service. Cela aide à la fois les consommateurs de données et les administrateurs de données à réduire le temps qu'il faut pour faire confiance, trouver et requêter avec précision les données. En 2017, nous verrons une plus grande sensibilisation et une plus grande demande pour la découverte en mode self-service, qui deviendra une extension naturelle à l'analyse self-service.

Kaspersky dévoile la vie secrète des pré-ados sur Internet



De nouvelles recherches de Kaspersky Lab mettent en lumière la vie numérique complexe des enfants. L’enquête révèle que les enfants à partir de 10 ans recherche activement à cacher les sites qu’ils ont consultés et n’hésitent pas à transgresser les règles fixées par leurs parents pour régir l'utilisation d'Internet à la maison. Avec près de la moitié de ces derniers (47 %) possédant une tablette et plus de 2/3 tiers (69 %) disposant de son propre smartphone, il est inquiétant de voir que la moitié (50,9 %) estiment avoir les compétences et les connaissances pour cacher leurs activités sur Internet à leurs parents.

Alors que 52 % des enfants interrogés par Kaspersky Lab, voient leur utilisation d'Internet entourée par des règles établies par leurs parents, 16% n’ont pas de règle quant à l’utilisation d’internet, 16 % en ont mais avouent savoir les contourner et 3% n’ont jamais abordé le sujet des dangers d’internet avec leurs parents

26,9% des enfants interrogés admettent se connecter via la connections e leur amis pour contourner les règles imposées pas leurs parents. Cela les a bien entendu amenés à tomber sur :
• Des contenus vulgaires (38 %)
• Des contenus violents (23 %)
• Des contenus à caractère pornographiques (7 %)

L'étude, réalisée auprès de plus de 1 000 enfants, met en évidence une nette fracture entre les parents qui cherchent à protéger les jeunes contre les différents  contenus qu’ils peuvent rencontrés sur Internet et les menaces nuisibles, et la nature curieuse des jeunes à trouver des moyens pour faire ce qu’ils veulent en ligne



« Comme nous en sommes à la première génération native véritablement numérique, il est très facile pour les enfants d'aujourd'hui de trouver leur chemin dans les coins sombres d’Internet ou d’être exposés à tous les contenus, quel que soit leur âge », commente Tanguy de Coatpont, Directeur Général France & Afrique du Nord de Kaspersky Lab. « A dix ans, de nombreux enfants semblent mûrs et assez digne de confiance pour gérer les appareils compatibles avec Internet. Mais les parents semblent ignorer leur nature impulsive qui peut les pousser à poster en ligne quelque chose de nuisible envers un camarade alors qu’’ils se sentiraient bouleversées si cela avait été contre eux. Pour les jeunes qui explorent, expérimentent et font leurs premiers pas aujourd'hui en ligne, il est vital que les parents, jouent un rôle actif pour les encadrer, discutent avec eux des risques, des menaces et des dangers pour définir ce qui constitue un comportement sécuritaire et responsable en ligne » poursuit-il.

Kaspersky Lab invite les parents à créer un environnement où les discussions sont ouvertes avec les enfants, dès le plus jeune âge, et où les deux parties peuvent convenir ensemble ce qui est sûr. Dans le cadre de Kaspersky Total Security 2017, la fonction Kaspersky Safe Kids peut aider les familles à protéger les enfants contre les dangers en ligne, en régulant le temps passé, en gérant l'utilisation des applications, des sites Web et contenus inappropriés.

Les conseils aux parents
Parler avec les enfants de leurs expériences et préoccupations, et essayer de travailler ensemble sur certaines des activités sur le site www.webwewant.eu
Encourager la créativité des enfants en ligne, et publier des messages ensemble avant de les laisser faire seuls
Expliquer pourquoi les médias sociaux ne sont que pour les enfants âgés de 13 ans et plus, parler des droits et des responsabilités, et les préparer pour ce grand pas dans le monde en ligne
Etre « ami » avec les enfants en ligne jusqu'à être certain qu’ils sont prêts à assumer cette responsabilité. Ne pas hésiter à leur montrer la visualisation « public » de leur profil, dont le contenu prend un aspect très diffèrent de ce qu’eux-mêmes en voient
Instaurer des règles à propos de l'utilisation de leur webcam, et s’assurer qu’elles soient respectées
Les encourager  à  apprendre les nouvelles options, applications etc. à leurs parents,  surtout quand ils se rapportent à la vie privée
Un enfant fait ce que font ses parents, pas ce qu’ils disent !