L’utilisation du modèle d’intelligence artificielle Claude lors des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran marque une nouvelle étape dans l’intégration des algorithmes à la conduite des opérations militaires. Entre accélération décisionnelle, tensions politiques à Washington et interrogation sur la responsabilité pénale des chefs militaires, l’IA s’impose désormais comme un véritable acteur du champ de bataille contemporain. L’intelligence artificielle n’est plus cantonnée aux laboratoires. Elle s’insère désormais dans la chaîne opérationnelle militaire. Les frappes menées contre l’Iran dans le cadre de l’opération Epic Fury , coordonnée entre les États-Unis et Israël, en constituent une illustration concrète. Selon plusieurs sources américaines, le modèle Claude, développé par Anthropic, aurait été mobilisé par le Commandement central américain pour des tâches d’analyse du renseignement, de hiérarchisation de cibles et de simulation de scénarios. Dans un confli...
Barack Obama a annoncé mardi 16 janvier que la peine de Chelsea Manning serait commuée. Condamnée à 35 ans de prison par une cour martiale, après avoir fait fuiter 700 000 documents confidentiels à Wikileaks, la militaire transsexuelle était retenue dans des conditions particulièrement sévères à la prison militaire de Fort Leavenworth, comme l'a récemment relaté Vice News.
"Les documents fournis par Chelsea Manning avait notamment permis de révéler au grand public l’ampleur des victimes civiles liées à l’occupation américaine en Irak. Véritable lanceuse d’alerte, sa détention dans des conditions jugées proches de la torture par le rapporteur des Nations Unies, était un symbole de plus de la pression injuste placée sur ceux qui agissent pour l’intérêt général. Chelsea Manning sera libéré en mai prochain", rappelle dans un communiqué l'eurodéputée PRG du Sud-Ouest Virginie Rozière (groupe S&D), co-rapporteure d’un texte d’initiative consacré à la protection des lanceurs d’alerte au Parlement européen.
"La décision de Barack Obama, à trois jours de la fin de sa présidence, est une décision historique qu’il faut saluer. Le président a fait preuve d’humanisme, face à la fragilité psychologique de Chelsea Manning. Mais je veux surtout y voir une possible inflexion de l’attitude des États-Unis vis-à-vis des lanceurs d’alerte. Chelsea Manning, comme Edward Snowden, ont révélé des scandales d’ampleur mondiale et permis des avancées majeures, en ce sens ce sont des citoyens d’exception. Je souhaite vivement que l’Europe avance elle aussi sur cette question, pour jouer son rôle de leader dans la défense de la démocratie dans le monde" a déclaré Virginie Rozière, qui avait apporté son soutien aux deux lanceurs d’alerte de l'affaire LuxLeaks, ainsi qu’à Édouard Perrin, journaliste lui aussi sur le banc des prévenus lors du procès qui s'est déroulé en décembre.
