Technomedia

Numérique · médias · sciences · intelligence artificielle

Internet : une adresse pour tout le monde

A l'occasion de sa 32e réunion internationale qui s'est ouverte hier à Paris, l'Icann - l'organisme international qui supervise le fonctionnement d'internet et les noms de domaines - a créé la suprise en annonçant vouloir libéraliser les extensions génériques dès le premier trimestre 2009. Une petite révolution qui ne va pas sans poser quelques problèmes.

Concrètement, chaque ordinateur connecté à internet reçoit une adresse IP de type 123.456.789.123. Difficile de retenir un tel numéro pour se conecter à l'ordinateur qui héberge son site web préféré. D'où la mise en place de noms de domaine (www.ladepeche.fr par exemple), beaucoup plus pratiques à mémoriser. Jusqu'à présent, les 162 millions de noms de domaines dans le monde avaient des suffixes génériques (. com, .net, .org...) ou nationaux (.fr pour la France). L'Icann, qui avait ouvert la voie il y a cinq ans en proposant de nouvelles extensions (.biz, .museum...), envisage pour 2009 de permettre le dépôt de noms de domaine dont les suffixes seraient .toulouse, .amour, .ville, ou carrément un nom de famille. Les possibilités seront alors infinies... et très lucratives pour l'organisation qui percevra un droit pour chaque extension déposée.

Mais la création de ces dernières n'ira pas sans problèmes et certains acteurs d'internet présents à Paris craignent une explosion du cybersquattage. Déjà l'an passé, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a constaté une hausse de 18% des plaintes pour des litiges sur les domaines... L'Icann promet toutefois un dispositif de contrôle en quatre point pour éviter ces problèmes.
internet multilingue

L'organisation internationale a ensuite fait une annonce moins polémique et très attendue : l'avènement du multilinguisme pour ces fameux noms de domaine. C'est-à-dire la possibilité d'avoir des adresses en caratères chinois, cyrilliques ou arabes. 15 langues ont été testées. «L'internationalisation de l'internet s'accélère et l'existence de
[ces] noms de domaine est essentielle pour permettre l'accès de chacun aux contenus dans sa langue», a souligné Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique. Mais les Français devront prendre leur mal en patience, les adresses accentuées (comme ladépêche.fr) ne sont pas à l'ordre du jour...

Nereus, le scooter des mers qui marche au vent


Qui n’a jamais été agacé de voir sa bronzette estivale sur la plage troublée par le bruit infernal que font les scooters des mers, monstres de puissance tout en accélération ? Mathias Koeler, un jeune designer allemand a trouvé la solution en imaginant un scooter vert, propulsé par le vent. Le réserveoir et le moteur de ce scootere des lers d’un nouveau genre ont été remplacés par une voile de Kiet Surf. Le Nereus dont le design est particulièrement réussi est par ailleurs submersible. Les ailerons de l’engin se pilotent aux pieds et la voile se contrôle avec les mains. La voile de kite est reliée au guidon, qui la dirige selon les mêmes principes que le kite-surf traditionnel. Le designer assure que le Nereus est capable d’atteindre de hautes vitesses sur l’eau et sous l’eau. Pour l’heure, il n’existe qu’un seul prototype de cet étonnant concept.

Plus d’infos ici : www.optisch-edel.de

Ebuga : premier réseau social pour l'automobile


L'automobile, voilà bien un sujet, avec la météo, sur lequel chacun a sa petite idée, son avis. Votre avis justement, si vous le partagiez à d'autres personnes que vos proches ? Telle est l'idée du nouveau site web Ebuga.

Très web 2.0, ce site se propose de constituer le premierréseau social dédié à l'automobile. Chaque internaite qui se sera inscrit gratuitement pourra créer un groupe sur tel ou tel thème, consulter les avis sur une voiture particulière, participer à des forums, voir des vidéos, partager des photos.

Vendredi 20 juin, il y avait 3116 avis de 1968 utilisateurs, 211 groupes, 128 événements, 5307 informations, 24922 photos, 3322 vidéos et 2844 essais.

Le site, encore en version béta, est accessible ici : www.ebuga.fr

Découvrez le plus grand paquebot du monde


Ceux qui pensaient qu'on avait atteint la démesure sur l'eau avec le paquebot de luxe Queen Mary II - sorti des chantiers navals de l'Atlantique en 2004 pour assurer la ligne régulière Europe-Amérique du Nord pour le compte de la Cunard (filiale de Carnival Cruises) - en seront pour leurs frais. Car dans la féroce bataille que se livrent les croisiéristes, la compagnie américaine Royal Caribbean Cruise Line (RCCL) est en train de prendre une longeur d'avance avec rien moins que le plus gros paquebot du monde. Ce dernier sera en effet 50% plus gros que le Queen Mary II...

Baptisé Oasis of the Seas après un concours organisé avec le journal américain USA Today, ce paquebot géant de 220000 tonneaux qui sera mis en service le 12 décembre 2009 aura un frère nommé Allure of the Seas l'année suivante. Ces deux bateaux de luxe, actuellement en construction aux chantiers Aker Yards de Turku, en Finlande, sont issus du projet Genesis concocté par RCCL.

Outre le gigantisme, RCCL a fait preuve d'une grande imagination pour l'aménagement de l'Oasis of the Seas comme on a pu le constater mercredi, jour où la société a dévoilé plusieurs caractéristiques du paquebot. De fait celui-ci va marquer l'architecture des navires mais aussi les produits "croisière" vendus aux touristes.

"Nous voulions construite quelque chose qui aurait des caractéristiques et des options à un niveau que le monde n'avait jamais encore vu", expliquait Adam Goldstein, président de Royal Caribbean International. Car l'Oceans of the Seas sera le premier paquebot... à ciel ouvert. De la proue à la la poupe, le navire sera traversé comme par une avenue qui s'achèvera par un étonnant théâtre aquatique à ciel ouvert entouré de deux murs d'escalade !

Cette extraordinaire avenue centrale (baptisée Central Park) sera encadrée de huit "blocs" d'immeubles, hauts de 8 ponts, dont six de cabines avec balcons. Comme pour une ville flottante, RCCL a développé alors le concept de quartiers. Le navire, dont le port d'attache est Port Everglades à Fort Lauderdale, en Floride, disposera de plus de 7 thématiques par quartiers, de quoi satisfaire tous les publics.

RCCL a également dévoilé les aménagements des cabines. Il y aura 37 catégories d'hébergement différents dont les plus luxueux seront les 28 lofts duplex de 51 m².

Le voyage inaugural dans les Caraïbe est prévu pour le 12 décembre 2009. L'ouverture des réservations se fera le 3 septembre 2009.

Plus d'informations ici : www.oasisoftheseas.com

Succès pour le séminaire Apple à Toulouse

Ce jeudi 19 juin, la boutique toulousaine I-Concept a été à l'initiative d'une première dans la ville rose : la venue d'experts d'Apple pour présenter les dernières nouveautés de la firme à la pomme. Une semaine après la conférence WWDC de San Francisco au cours de laquelle Steve Jobs a, entre autres, présenté le nouvel iPhone, plusieurs séminaires gratuits ont été organisés à la fondation Bemberg.

Cette journée qui a connu un vrai succès a permis à de nombreux toulousains, professionnels des arts graphiques, de découvrir et de pratiquer plusieurs des logiciels phares d'Apple, dont l'expérience dans ce domaine est renommée depuis la création de la marque.

Aperture 2, Final Cut Studio 2, Logic Studio mai aussi l'intégration matériel/logiciel ont été évoquées en théorie et en pratique via des ateliers qui se sont déroulés tout au long de la journée.

Les Toulousains présents ont pu deviser avec les représentants d'Apple mais également avec des personnes de Canon et de Sony. Les deux constructeurs nippons ont pu présenter la gamme de reflex numériques EOS et les imprimantes Pixma dans le cadre d'un studio de prise de vue pour Canon ; la nouvelle gamme XDCam EX pour Sony.

Pour davantage d'informations, vous pouvez contacter la boutique i-Concept, rue de Metz à Toulouse.




La fête des papas high tech

Pour les papas adeptes de nouvelles technologies, la fête des pères arrive à point pour se faire offrir petits et grands gagdets. La Dépêche vous propose une sélection forcément non exhaustive...

Un appareil photo numérique pour le travail ou les loisirs. Le très compact Samsung NV24HD offre un grand-angle de 24 mm et permet de filmer en haute définition. 280€.

Emporter ses documents avec soi ? Oui mais avec la plus petite clé USB au monde. La KingMax est disponible avec les capacités de 1, 2 et 4 Go pour respectivement 9, 10 et 16€.

Le GPS reste une valeur sûre. Tomtom vient de mettre à jour son Tomtom. Au menu, la fonction Mapshare pour partager ses cartes et une ventouse enfin pratique. A partir de 189€.

Qui a dit que les imprimantes étaient beiges et laides ? Pas Samsung qui a créé une gamme « glossy » noir brillant du plus bel effet. Laser et multifonctions peuvent s'afficher. 170€.

Mobiles : la guerre du tactile

L'événement le plus attendu de la semaine high tech s'est déroulé lundi à San Francisco lors du WWDC d'Apple (le salon annuel des développeurs sur Mac). Le PDG du groupe, Steve Jobs, a dévoilé la seconde version de l'iPhone, son téléphone portable tactile à l'interface révolutionnaire qui a secoué le landernau des constructeurs de mobiles l'an passé et donné un coup d'accélérateur aux offres d'internet illimité mobile aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. L'iPhone tel que nous le connaissions jusqu'à présent souffrait de son incompatibilité avec les réseaux 3G et 3G +, bien développés en Europe, moins aux États-Unis. Avec le nouvel iPhone, l'erreur est réparée et le smartphone de la firme à la pomme peut se connecter à plus grande vitesse. L'iPhone 2 prend aussi en charge Microsoft Exchange pour les entreprises (synchronisation des contacts, du calendrier, push email…) et il est doté d'une puce GPS assistée et d'une meilleure autonomie.

Surtout, Steve Jobs a infléchi sa stratégie tarifaire pour endiguer un tassement des ventes. Finies les royalties perçues par Apple sur les abonnements (jusqu'à 30 %) et l'impossibilité pour les opérateurs de subventionner l'achat du terminal. Désormais l'iPhone sera vendu comme les autres téléphones, ce qui fait chuter son prix : la version 8 Go est disponible pour 199 $ (avec abonnement), la version 16Go pour 299$. Des tarifs quasiment divisés par deux… Avec l'iPhone (disponible le 17 juillet en France chez Orange), Apple espère toujours réitérer la success story de son baladeur iPod et envisage de vendre 45 millions d'iPhone en 2009, avec un objectif à 10 millions fin 2008. Un pari osé car la concurrence est rude, particulièrement pour ces mobiles à écran tactile qui se livrent une véritable guerre.
Google de la partie

Sur ce créneau, Apple est ainsi confronté à des poids lourds du secteur des télécoms : HTC a multiplié les modèles tactiles dont son Diamond à la belle interface TouchFlo3D. Samsung - qui a dévoilé son mobile Omnia en même temps que l'iPhone 2 - LG, Asus et bientôt Sony, Blackberry et Nokia, le n° 1 mondial, seront de la partie. Et Google, le géant de l'internet, peaufine son interface Androïd, elle aussi prévue pour fonctionner sur des écrans tactiles… Si tous les constructeurs se jettent sur ce créneau des smartphones, ces téléphones à tout faire, c'est que ce type d'appareil devrait représenter 31 % des téléphones vendus dans le monde, contre 10 % seulement en 2007.

Piratage : ce que risquent les internautes

Comment prévenir les téléchargements illégaux sur internet ? Comment mieux préserver le droit d'auteur dans un univers informatique mondialisé où la gratuité est de mise ? Tel est l'enjeu du projet de loi destiné à lutter contre le piratage sur internet qui sera finalement présenté en Conseil des ministres le 18 juin prochain avec une possible première lecture avant l'été… au Sénat plutôt qu'à l'Assemblée nationale. Un choix délibéré du gouvernement qui veut à tout prix éviter un cafouillage comme celui qui s'était produit en 2005 avec le projet de loi DADVSI sur, déjà, les droits d'auteurs sur internet et les sanctions afférentes. Car le texte, qui va mettre en musique les préconisations de la mission Olivennes présentées en novembre, est éminemment explosif.

Il prévoit une « riposte graduée » envers les internautes qui téléchargent illégalement des contenus (logiciels, fichiers audio ou vidéo). La nouvelle Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) qui doit être créée enverrait des e-mails d'avertissement. Selon un sondage Ipsos 88 % des pirates en herbe arrêteraient s'ils recevaient deux e-mails.

En cas d'échec, l'Hadopi pourrait déclencher la suspension de l'abonnement à internet pour une durée d'un mois… à un an. Une idée qui a fait bondir les députés européens, dont Michel Rocard, qui ont voté en avril dernier un amendement dénonçant cette « mesure disproportionnée » à l'heure où l'accès au net « est un droit impératif pour l'inclusion sociale. » La ministre de la Culture a assuré que le texte n'était pas « liberticide » et qu'il n'instituait pas de « filtrage généralisée des réseaux. » Cette dernière accusation étant étayée par la révélation d'une très contraignante Charte de confiance que le gouvernement voudrait voir signée par les fournisseurs d'accès…

Pour l'heure, les opposants au texte se mobilisent. La branche française de l'Internet Society (qui regroupe 150 organisations dans le monde) a demandé mardi « le retrait » d'un projet de loi rédigé dans l'intérêt de lobbies, arguant que la riposte graduée « court-circuite toutes les sécurités d'un vrai procès » et les pétitions fleurisssent contre un texte dont l'examen s'annonce houleux.

Apple lance son nouvel iPhone pour le 11 juillet

L'événement le plus attendu de la semaine hight tech vient de se dérouler à San Francisco lors du WWDC d'Apple (Worldwide Developers Conference soit un salon annuel pour l'ensemble des développeurs sur Mac.. Le PDG du groupe, Steve Jobs, a annoncé le lancement d'une seconde version de l'iPhone, son téléphone portable tactile à l'interface révolutionnaire qui a secoué le landernau des constructeurs de mobile l'an passé et développé les offres d'internet illimité mobile aux Etats-Unis, au RoyaumeUni, en France et en Allemagne.

L'iPhone tel que nous le connaissions jusqu'à présent souffrait de son incompatibilité avec les réseaux 3G et 3G+, bien développés en Europe, moins aux Etats-Unis. Avec le nouvel iPhone, l'erreur est réparé et le smartphone de la firme à la pomme peut se connecter non plus en EDGE mais en 3G.

Steve Jobs a notamment insisté sur les nouveautés apportées par le firmware 2.0 : prise en charge de Microsoft Exchange pour les entreprises (synchronisation des contacts, du calendrier, push email ...). Le patron d'Apple a ensuité détaillé le kit de développement (SDK) lié à Mac OS X qui comprend : Cocoa Touch, Media, Core Services, Core OS pour créer des applications pour l'iPhone.

Le SDK permet par exemple l'adaptation de jeux (Super Monkey Ball de Sega) ou d'applications nouvelles (eBay).

Mais surtout, jouant avec les nerfs des congressistes et des milliers d'internautes qui suivaient le WWDC sur les blogs, Steve Jobs a attendu le dernier moment pour dévoiler les caractéristiques majeures du nouvel iPhone :
- 3G (36% plus rapide que le Nokia N95 et le Treo 750)
- doté d'un GPS assisté (A-GPS)
- autonomie améliorée : 300 heures de veille, 8-10 heures en voix 2G, 5 heures en voix 3G, 7 heures en vidéo et 24 heures en audio.

Apple espère lancer son nouvel iPhone dans 70 pays cette année, avec 6 pays disponibles pour commencer : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Irlande et France. La version 8 Go est disponible pour $ 199, la version 16Go pour $ 299 - et le 16Go est en blanc. Disponible le 11 juillet.



45 millions d'iPhone en 2009 ?

Selon Gene Munster, analyste de Piper Jaffray, Apple pourrait vendre 12,9 millions d'iPhone en 2008 et jusqu'à 45 millions en 2009.

Fin mars le groupe, qui vise 10 millions de ventes pour fin 2008, en avait vendu 5,4 millions, se hissant n°2 du marché des téléphones multifonctions ("smartphones"), derrière le BlackBerry et devant les modèles de Palm.

Mais après être monté jusqu'à 26,7% du marché des "smartphones" au 4e trimestre 2007, contre 35,1% pour le Blackberry, l'iPhone a perdu du terrain, avec 19,2% au 1er trimestre 2008 alors que le BlackBerry est remonté à 44,5%, selon le cabinet IDC.

Ses autres concurrents, qui lancent des nouveaux modèles, ont eux aussi tous progressé, avec notamment Palm qui est passé de 7,9% au 4e trimestre 2007 à 13,4% au 1er trimestre 2008. Le coréen Samsung et le taïwanais HTC ont doublé leur parts, passant de 4,1% à 8,6%.

L'iPhone souffre aussi du fait que depuis un mois ses modèles actuels ne sont plus disponibles sur le site de vente en ligne du groupe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, un signe qu'Apple réduit ses stocks avant le lancement de son nouveau modèle.

Les "smartphones" devraient représenter 31% des téléphones vendus dans le monde, contre 10% en 2007, selon la firme de recherche ABI Research. Quelque 35 millions de smartphones ont trouvé preneur au 1er trimestre.

L'iPhone est sorti l'an dernier aux Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne et France, et doit être commercialisé cette année dans 48 autres pays dont l'Australie, Canada, Egypte, Italie et Inde, ainsi qu'au Japon et en Espagne où Apple vient d'annoncer des accords avec un opérateur exclusif.

Jet d'encre : la poule aux oeufs d'or

Il y a vingt ans, imprimer un document au bureau, et plus rarement chez soi, c'était obligatoirement entendre le crépitement bruyant d'une imprimante à aiguilles qui sortait un document dont la qualité d'impression laissait souventà désirer... Puis Hewlett Packard est arrivé avec son projet «Voodoo» qui s'est concrétisé en 1988 par la mise sur le marché de la première imprimante à jet d'encre. Baptisée HP Deskjet et vendue 995 dollars, cette imprimante réalisait, à raison de deux pages par minute, des tirages noir et blanc d'une qualité jamais vue jusqu'alors. Le succès de cette Deskjet révolutionnaire a été fulgurant : 1 million d'unités vendues la première annéequi ont propulsé HP à la première place mondiale. Une place que la société américaine occupe toujours aujourd'hui. En 1998, la Deskjet et ses dérivées - la couleur est arrivée en 1991 - se sont vendues à 68 millions d'exemplaires.

Et depuis le lancement de l'impression à jet d'enctre, HP n'a cessé d'innover, améliorant la vitesse d'impression, la qualité des tirages, devenus photographiques, le prix et la prise en compte de l'environnement pour la gamme 2008. Mais derrière le succès de HP, Canon, Epson ou Lexmark qui commercialisent des imprimantes ou des combinés scanner-imprimante toujours moinschers, se cache un véritable scandale : le coût des cartouches d'encre. Les quelques millilitres des cartouches valent aussi cher que les grands crus de bordeaux. Une cartouche 3 couleurs de 13 ml à 21,95€, cela fait 1688€ par litre ! Les constructeurs justifient leurs prix par les années de recherche déployés ou la sécurité et mettent en gardent contre l'utilisation de cartouches compatibles moins chères. Sur internet, les utilisateurs sont excédés par ce qu'ils considèrent être «une arnaque.» Dès lors, parallèlement au succès du jet d'encre, se sont développés des sites internet spécialement dédiés aux cartouches compatibles.

Téléphonie : le kit mains-libres ultime de Bluetrek

Les dispositions du code de la route interdisant d'utiliser son téléphone portable en conduisant ont amené les constructeurs d'électronique à proposer des solutions de kits mains-libres plus abouties que les kits filaires généralement livrés avec les appareils.

A côté des oreillettes Bluetooth, on trouve ainsi des kits sans fil très pratiques qui se fixent sur le pare-soleil du conducteur et communiquent via Bluetooth avec le mobile. Autonomes, ils peuvent également être utilisés en famille ou au bureau pour des audioconférences.

Bluetrek, une marque de ModeLabs Group, vient de sortir deux car kits : le SurfaceSound Compact et le SurfaceSound Duo, tout deux bénéficiant d'un haut parleur ultraplat de 6mm, de la technologie DSP qui filtre les nuisances sonores extérieures et assure un son clair pendant les appels en route. La nouveauté vient de ce que le modèle Duo permette de choisir entre une conversation publique ou privée dans son habitacle. En effet, le kit est livrée avec une oreillette Bluetooth qui prend place dans l'appareil. Il suffit de la retirer pour rendre privée sa conversation, sans interrompre cette dernière.

Spécificités techniques SurfaceSound Compact

(désigné par le site indépendant iLounge, lors du Macworld 2008, comme étant le meilleur kit mains-libres voiture adapté à l’iPhone.)

- Autonomie en communication : jusqu’à 15 h

- Autonomie en veille : jusqu’à 21 jours

- Equipé de la technologie DSP pour annuler l’écho et réduire les nuisances sonores

- LED rouge pour indiquer le niveau de batterie

- Chargeur USB

- Clip pour pare-soleil

- Dimensions : 140 mm (L) x 94 mm (W) x 13mm (T)

- Poids : 110g

- Haut parleur ultra plat intégrant la technologie NXT

Prix : 49,90 €.

Spécificités techniques SurfaceSound Duo

• Dimensions : 177 mm (L) x 94 mm (W) x 14 mm (T)

• Poids : 136.5g avec clip

• Portée : Jusqu’à 10 mètres

• LED rouge pour indiquer le niveau de batterie

• Chargeur USB / Clip pour pare-soleil

• Jusqu’à 22 h en communication et 24 jours en veille

• Équipé de la technologie DSP pour filtrer les échos et nuisances sonores.

• Grand haut parleur plat à technologie NXT

• 1 touche pour recomposer numéro et rejeter appel

Prix : 69.90 € et 79,90 €.

Nokia lance le premier éco-mobile

Le constructeur n°1 mondial va lancer à partir du 16 juin avec Bouygues Télécom un téléphone mobile écologique. Le Nokia 3110 Evolve qui se présente comme le premier éco-mobile jamais construit fait appel à des matériaux d'origine biologique non polluants (plus de 50% des coques).

Le packaging du mobile est composé de carton recyclé à 60% et est recyclable ; le guide d'utilisation a été réduit et est imprimé sur du papier recyclé et recyclable, 95% des composants sont conformes aux recommandations rFR. Le mobile ne contient aucun Bromine, Chlorine ou Trioxyde d’antimoine. Enfin le mobile présente un impact positif sur le réchauffement de la planète (en terme de rejet de avec une énergie totale dépensée est de 20%.

Nokia a également travaillé sur le chargeur du mobile. Celui-ci permet de réduire les gaspillages d’énergie car il n'utilise le courant électrique que durant le chargement du téléphone. Le chargeur AC-8 réduit la consommation d’énergie en mode « sans charge » si vous oubliez de le débrancher. Nokia estime que si chacun débranchait son chargeur dès que la batterie est chargée (au bout d’une heure environ), on pourrait alimenter 100 000 maisons européennes en électricité.

Disponible dès le 16 juin 2008 uniquement chez Bouygues Telecom, le Nokia 3110 Evolve sera proposé à 9 euros sur l@ boutique (www.bouyguestelecom.fr) avec un Forfait Neo ou Forfait 2 fois Plus ; les clients pourront par ailleurs souscrire à une offre Carte Bouygues Telecom.

Le téléphone ne fait heureusement pas l'impasse sur les caractéristiques d'un mobile de son temps : Appareil photo 1,3 Mpx, zoom 8x, lecteur MP3, radio FM, lectuer vidéo.

5 conseils pour « Téléphoner vert »

• Recycler son ancien mobile : Un client peut rapporter son ancien mobile dans l’un de 558 Clubs Bouygues Telecom qui se chargera du recyclage du téléphone. 129 506 téléphones l’ont été en 2007.

• Eteindre son mobile pendant la nuit.

• Débrancher le chargeur une fois le mobile rechargé.

• Réduire l’intensité de la luminosité et la durée de rétro-éclairage de son téléphone.

• Choisir de recevoir la facture Internet.

Après le 4x4, le téléphone Hummer

Dans un marché de renouvellement fortement concurrentiel, les fabriquants de téléphones portables s'associent de plus en plus à des marques connues de la mode ou de l'automobile. On a ainsi vu apparaître des mobiles Samsung-Armani ou LG-Prada ou encore Sagem-Porsche.

Cette fois-ci, c'est la marque automobile Hummer qui propose un nouvel appareil.

Inspiré du design et des finitions haut de gamme des jantes et de la calandre des célèbres 4x4, le mobile quadribrande HT-2 conçu par Modelabs offre une autonomie complète allant jusqu’à 500 heures en veille et jusqu’à 4 heures en communication. mais surtout une caractéristique encore rare : un double emplacement pour la carte SIM. Une idée qui devrait séduire les professionnels qui jonglent entre deux lignes et donc deux portables ; ou bien les particuliers désireux de réunir dans un même mobile leur ligne privée et leur ligne professionnelle.

Le Hummer HT-2 fait suite au Hummer HT-1, un mobile qui a été vendu à plus de 50000 exemplaires à travers le monde. Le HT-2 sera commercialisé dès le premier trimestre 2008 en Russie, puis à la fin du deuxième trimestre en Amérique Latine.

Plus d'infos sur www.hummermobile.com

Les caractéristiques :

Photo & Vidéo

Ecran TFT 256 000 couleurs

220 x 176 pixels / 1.9’’

Appareil photo 2 mégapixels zoom x8

Lecteur et enregistreur vidéo (MPEG4/H263)

Musique

Lecteur MP3

Mémoire interne : 8 MB

Extension carte mémoire :

Jusqu’à 2 GB (Micro SD)

Messages

SMS / MMS

Client e-mail

Formats d’images supportés :

JPG / GIF/ BMP

Formats de sons supportés :

MP3 / WAV / MIDI / AAC

Connectivité

Bluetooth™

USB 2.0

Modem intégré

Personnalisation

9 sonneries

11 fonds d’écran

Caractéristiques principales

Dimensions : 103 x 51 x 12 mm

Poids : 95 g

Autonomie en communication :

Jusqu’à 4 heures*

Autonomie en veille :

Jusqu’à 500 heures*

Batterie : Li-Ion 920 mAh

Quadribande 850/900/1800/1900 MGHz****

Caractéristiques techniques

WAP 2.0

GPRS classe 10

JAVA MIDP 2.0

DAS (W/kg): 0,868**

Outils

Répertoire : 300 contacts

Haut-parleur intégré

2 jeux intégrés

Calculatrice, horloge, alarme, calendrier, agenda

Contenu du coffret

Le mobile HT-2, la batterie, le chargeur, le kit piéton stéréo,

le manuel utilisateur, le câble data et le logiciel de synchronisation

PC (PCSynch).

Belkin sort une nouvelle sacoche pour portables

Au fur et à mesure que les ordinateurs portables prennent le dessus sur les ordinateurs fixes de bureau, les fabricants de sacoches commencent à faire des efforts pour proposer des sacs plus sexy que les traditionnels cartables noir.

Belkin vient ainsi de sortir sa nouvelle sacoche baptisée Ceylon Messenger. Fine et légère, elle dispose de plusieurs compartiments pour l'ordinateur portable et ses accessoires. Elle est compatible avec les ordinateurs portables de 15.4 pouces, écrans standards et larges et est disponible en plusieurs coloris : noir/gris clair, gris foncé/bleu clair et gris foncé/lavande.

Belkin la commercialise au prix de 49,99€.

Plus d'infos sur : www.belkin.com

Télé mobile : c'est en poche

La télévision mobile personnelle (TMP) sur téléphone (ou téléviseur) portable en France, c’est un peu l’Arlésienne de l’audiovisuel. Initialement prévue pour être lancée lors du Mondial de football en 2006, puis lors de la Coupe du Monde de rugby l’an passé ; espérée pour les JO de Pékin en août prochain, la TMP ne sera pas prête avant Noël 2008.
Un retard dû au choix de la norme de diffusion – l’Union européenne a choisi la DVB-H – comme de la définition du modèle économique toujours inconnu – télé gratuite ou payante ? Mais une étape importante vient d’être franchie, alors que tous les constructeurs peaufinent leurs produits. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a, en effet, sélectionné mardi les 13 candidats autorisés à diffuser leurs programmes sur ce nouveau canal ; sachant que trois canaux supplémentaires ont été préemptés par l’État pour Arte, France 2 et une autre chaîne dévoilée prochainement.
Répondant à un appel à candidature lancé le 6 novembre, 36 candidats ont présenté mi-janvier leur projet de chaîne pour la TMP. Pour que celle-ci connaisse un succès similaire à celui de la TNT, le CSA a misé sur la sécurité en choisissant des chaînes « à forte notoriété » et « attractives pour le téléspectateur » ; un choix qu’a déploré hier le Sirti (syndicat des radios et télés indépendantes.)
Les 11 chaînes existantes choisies représentent ensemble 48 % de l’audience nationale et plus de 70 % de l’audience nationale des chaînes privées. On retrouve parmi les groupes les mieux dotés TF1 avec TF1 et Eurosport ; Canal + avec Canal+ et sa chaîne d’information i > Télé ; M6 avec M6 et W9, NRJ avec sa chaîne NRJ12, Bolloré avec sa chaîne Direct8 et AB avec sa chaîne NT1. Lagardère, qui avait déposé six dossiers, n’obtient qu’un canal pour Virgin17 et le groupe NextRadioTV, qui avait déposé trois projets, ne décroche qu’un canal pour BFM TV. La vraie surprise vient du choix du CSA de la chaîne présentée par le cinéaste Luc Besson (EuropaCorp TV) et de la chaîne d’information sportive de France Télécom (Orange Sports TV). L’opérateur, actuellement en froid avec Canal + sur le cinéma, a d’ailleurs confirmé hier son ambition dans la télé en lançant une offre Orange Foot (6 € mensuels)… La TMP, qui bénéficiera d’un 2e appel à candidature en 2009, devrait être lancée cet hiver.


Bientôt on pourra payer avec son téléphone mobile

Les trois opérateurs mobiles Bouygues Télécom, Orange et SFR ont créé lundi l’association française du sans contact mobile (AFSCM) afin d’accélérer en France le déploiement des services sans contact dans la téléphonie mobile, au premier rang desquels le paiement. De la même façon que l’on peut franchir les portiques de métro à Paris ou Toulouse en passant simplement une carte devant une zone dédiée, le paiement sans contact consiste à approcher du terminal bancaire d’un commerçant son téléphone portable doté de la technologie NFC (near field communication). Portable et terminal communiquent alors par radiofréquence et le paiement est validé sans avoir à composer de code personnel. Ce système très courant en Asie de l’Est (20 millions d’utilisateurs au Japon) doit être opérationnel en France l’année prochaine pour de petites dépenses ; banques et opérateurs télécoms misant sur un meilleur succès que Monéo. Le « sans contact » permet aussi d’autres applications, par exemple récupérer sur son téléphone des informations proposées par des bornes ou affiches publicitaires. Ou encore remplacer les toujours trop nombreuses cartes de fidélité. L’AFSCM souhaite réunir tous les acteurs du marché.

Encyplopédies : la guerre des mots

Qui va détrôner Wikipédia, l'encyclopédie gratuite vedette sur internet ? La guerre fait rage entre les éditeurs traditionnels comme Britannica, Universalis, Larousse et les acteurs d'internet comme Citizendium et l'omniprésent Google. La vénérable maison Larousse vient de se lancer dans la bataille mardi dernier avec une initiative originale qui pourrait faire mouche. Depuis le 13 mai, en effet, le site larousse.fr propose d'une part d'accéder gratuitement aux 150 000 articles et aux 1 000 médias (photos, dessins, animations) de l'encyclopédie française ; et d'autre part affiche des contenus proposés par les internautes (après inscription). Réunis au sein d'une interface unique, ces deux types de données sont clairement identifiés et séparés.

De ce fait, Larousse porte le fer dans le talon d'Achille de Wikipédia : la fiabilité.

Certes, l'encyclopédie n° 1 mondiale aux 10 millions d'articles (658 751 en français hier) peut toujours arguer que plusieurs études attestent de sa crédibilité. La revue scientifique « Nature » en 2005 avait ainsi relevé 3,86 erreurs par article chez Wikipédia contre 2,92 pour l'encyclopédie Britannica. Et l'institut MIT de Boston a récemment démontré qu'une obscénité postée sur Wikipédia était éliminée en mois de deux minutes. Mais cela ne suffit pas.

Couacs et bidouillages

Les couacs et les bidouillages de ceux - sociétés ou hommes politiques - qui modifient à leur avantage leur fiche sur Wikipédia incitent à se méfier de l'encyclopédie vedette. Wikipédia a compris le risque et contrairement à ses débuts verrouille tout ou partie de certains articles (Nicolas Sarkozy, Israël par exemple). Un outil externe (le Wikiscanner) permet en outre de savoir qui a modifié tel ou tel article… Mais le doute sur la fiabilité subsiste.

Larry Sanger, cofondateur de Wikipédia, a quitté le navire pour lancer Citizendium. Cette encyclopédie collaborative reprend le principe de fonctionnement de Wikipédia mais chaque article proposé est soumis à un collège d'experts et surtout l'anonymat des rédacteurs est proscrit. Une démarche légèrement différente de celle de Larousse, qui n'entend pas valider les contributions qu'elle recevra pour sa section collaborative.

250 langues

Le succès de fréquentation de Wikipédia (100 millions de visiteurs par mois) a également titillé le géant Google qui a dans ses cartons lui aussi un projet d'encyclopédie baptisée Knol (inspiré du mot Knowledge, connaissance) financé par la publicité.

Si l'initiative de Larousse est louable et a d'ores et déjà rencontré le succès - son site était difficilement accessible ces jours-ci - Wikipédia conserve une réelle longueur d'avance sur tous ses concurrents. Multilingue (250 langues), gratuite, simple d'utilisation, l'encyclopédie bénéficie de l'importante communauté Open Source des logiciels libres mais est aussi le fer de lance d'une galaxie de sites et de services (dictionnaire, citations, livres, etc.) qui fait sa force.


Le papier fait de la résistance

Face au foisonnement sur internet, les encyclopédies papier traditionnelles ont mis du temps à réagir, de grès ou de force. Face à la chute vertigineuse de ses ventes (200 000 en 2006, 100 000 en 2007), Le Quid a jeté l'éponge. Pas de version papier en 2008 mais une version internet gratuite (www.quid.fr). Les encyclopédies de référence Universalis et Britannica se sont longuement interrogées sur le maintien ou non d'éditions papier, leur préférant des versions sur CD ou DVD-Rom. Mais les galettes ne permettent pas l'interactivité et la mise à jour possibles via internet. Universalis propose donc une version en ligne payante et des passerelles entre DVD et internet. Britannica a décidé de s'ouvrir gratuitement aux webmasters, journalistes et internautes. L'opération baptisée Webshare vise pour Britannica à profiter de la visibilité que peuvent avoir sur la Toile les blogeurs qui auront la possibilité de créer des liens de leur blog vers le site web de Britannica. Ce lien entre blogs et encyclopédie en ligne est également une piste explorée par Larousse. Les encyclopédies papier ont tout intérêt à investir le net car Wikipédia... fait le chemin invers. La version allemande va, en effet, publier chez Bertelsman une édition papier de Wikipédia en septembre prochain.

L'Imac a dix ans

Cette semaine, Apple a fêté le dixième anniversaire de l'iMac, son ordinateur fixe vedette. En 1998, alors que la firme à la pomme est moribonde, Apple présente le successeur du mythique Macintosh avec lequel elle espère rebondir. Le pari, audacieux, est autant esthétique que technique. Esthétique car l'iMac adopte un design tout-en-un jamais vu jusqu'alors et qui tranche avec les machines du monde PC, souvent beige. Le designer Jonathan Ive, en effet, a imaginé un drôle d'ordinateur tout en rondeur, translucide et coloré selon plusieurs ton. Un ordinateur doté d'un lecteur de CDROM mange-disque et, surtout, dépourvu de lecteur de disquettes. Une petite révolution à l'époque où nos si pratiques clefs USB étaient encore rares. Mais le pari d'Apple s'est transformé en jackpot. L'engouement du public ne s'est jamais démenti, à telle enseigne que l'iMac G3 reste à ce jour l'ordinateur qui s'est le plus vendu au monde avec 6 millions d'exemplaires. Apple a également eu le flair de faire évoluer le concept de l'iMac en adaptant son design à la mode du moment. Ainsi on a vu apparaître l'iMac G4 « tournesol » avec son écran plat flottant sur une demi-sphère ; puis l'iMac G5 aussi plat que son ancêtre était rond et qui, ultime révolution marche aussi avec Windows.

Un peu d'art dans Google

Les créateurs de mode et de design sont de plus en plus sollicités par l'industrie informatique. On l'a vu notammment dans le domaine de la téléphonie avec le Samsung Armani ou le LG Prada.

Cette fois-ci c'est le géant Google, numéro un de la recherche sur internet, qui s'est attaché les services de nombreux artistes pour personnaliser sa page de recherches iGoogle. Déjà connue pour modifier son logo en fonction des fêtes et commémorations tout au long de l'année (Premier de l'An, Noël, Pâques, Saint Valentin, etc.), la firme de Mountain View propose désormais de colorer sa célèbre page blanche avec des oeuvres originales, spécialement conçues pour Google.

Coldplay, Dolce&Gabbana, Annes Geddes ou Oscar de la Renta se sont prêtés au jeu. Et Jeff Koons, qui a récemment fait sensation en exposant au Palazzo Grassi de François Pinault à Venise, a créé pour Google un logo spécial, Doodle.

Les Français ne sont pas en reste puisque Yann Arthus Bertrand, Jean-Charles de Castelbajac, Christophe Lopez-Huici et Philippe Starck ont participé à ce projet de création de "skins."

"Nous avons fait appel à des artistes et à diverses personnalités pour offrir aux utilisateurs d’iGoogle des nouvelles options pour personnaliser leur page iGoogle. A travers l’oeuvre de ces créateurs, nous proposons aux internautes de nouveaux thèmes esthétiques et innovants, permettant aux artistes d‘exprimer leur créativité de façon originale et pour certains, de mieux se faire connaître", explique Sandrine Murcia, directrice Marketing de Google Europe du Sud.



Ce qu'ils en disent


Yann Arthus Bertrand

"Aujourd’hui qu’on le veuille ou non tout passe par Internet. C’est un outil formidable pour faire passer des messages. C’est pour cela que je m’en sers. Grâce à iGoogle, tout un chacun pourra découvrir chaque jour une photo différente de La Terre Vue du Ciel et prendre conscience, à travers des chiffres, de notre responsabilité."

Jean Charles de Castelbajac

"Google et moi partageons les mêmes envies de découverte et de transversalité créative et universelle. iGoogle-JCDC : c’est un grand projet. J’ai voulu créer un outil de jeux évolutif 24h sur 24h pour ceux qui, comme moi, sont atteints du syndrome de Peter Pan ! C’est une sorte de page lien OVNI aux couleurs pop. De la pure archéologie digitale."

Christophe Lopez-Huici

"En utilisant l'illustration traditionnelle, le web, loin de faire preuve
de classicisme, tend au contraire à faire connaître au plus grand nombre un moyen d'expression incontournable."

Philippe Starck

"Face à l’urgence des grands défis écologiques, religieux, économiques de demain, chaque centimètre carré de chaque forme de media doit être consacré à la vision, au partage et au combat."


A visiter

Pour trouver les oeuvres des artistes français, rendez-vous sur : www.google.fr/artistthemes
Pour visualiser des thèmes du monde entier, rendez-vous sur : www.google.fr/help/ig/art/gallery.html

Qu'est-ce que iGoogle ?

iGoogle, la page d’accueil personnalisée de Google, permet aux internautes de personnaliser le contenu de leur page d’accueil, en choisissant et en organisant des modules parmi des milliers de « gadgets », et accéder ainsi directement aux informations qui les intéressent. Cela va des prévisions météo aux cours de la Bourse, en passant par les derniers résultats sportifs. Il suffit pour cela d’avoir un compte Google ou une adresse Gmail.
Pour en savoir plus sur iGoogle, rendez-vous sur : www.google.fr/ig

La maison connectée aux petits soins des séniors

D'ici 2050, le nombre des 75 ans et plus pourrait être multiplié par trois, celui des 85 ans et plus par quatre. Dès lors la question de l'autonomie de ces personnes du 4e âge ou de toute personne dépendante va constituer un enjeu de société sur lequel les professionnels de santé se penchent d'ores et déjà avec un allié de plus de plus en plus présent : la technologie informatique. Lors du récent colloque Télésanté 2008, « l'habitat intelligent » a fait l'unanimité de la communauté médicale.

Peu courantes, les maisons connectées sont encore au stade du développement mais préfigurent déjà ce que pourrait être demain l'environnement des seniors. Un environnement truffé de capteurs. Par exemple l'association MEDetic conduit depuis l'an 2000 le projet Geri@tic qui devrait se concrétiser cette année en Alsace. Derrière ce nom se cache le concept d'une résidence constructible (Vill'âge) en cœur de village et dotée d'appartements high tech. Dans ces derniers des capteurs (infrarouges, mécaniques, tactiles…) reliés à un véritable réseau permettent de faire remonter des informations pour déclencher au besoin l'intervention des secours en cas de problème.

Une démarche similaire anime le centre universitaire Jean-François Champollion qui propose une formation d'ingénieurs Informatique et Systèmes d'Information pour la Santé (Isis). Aux États-Unis, des sociétés spécialisées comme 4 HomeMedia (4HM) se proposent d'équiper en capteurs tout type de résidence.

Mais après la surveillance des déplacements, la prochaine étape consiste à surveiller réellement la santé des seniors chez eux. Pour ce faire, des outils de mesure du poids, du taux de glucose, de la pression sanguine, peuvent être déployés, par exemple sur des fauteuils roulants de télémédecine ou grâce à des téléphones portables dotés de fonction de monitoring cardiaque. Les données sont collectées en temps réel sur le réseau informatique domestique, et accessibles aux proches comme aux médecins. En en cas de problème, une alerte est immédiatement émise.

Si cet « écosystème de la santé à domicile » comme le qualifie 4HM ne peut bien sûr pas répondre à toutes les pathologies, il est véritablement précurseur en télésanté et présente un avantage financier : une année de fonctionnement du système domotique est jusqu'à 60 fois moins chère qu'une année en institut médicalisé…

ADN : un business technologique... et artistique

Cantonnées jusqu’à présent à la sphère institutionnelle judiciaire ou médicale, les analyses ADN sont en passe de conquérir le grand public. Si aucune société française ni même européenne ne s’est lancée sur ce créneau, le business de l’ADN prospère, notamment aux États-Unis, où tout un chacun peut faire analyser son ADN pour partir à la recherche de maladies héréditaires (certains types de cancers, maladie d’Alzheimer, diabètes, etc.) ou d’ancêtres célèbres.
Financée par Google, la jeune start-up « 23andMe » propose ainsi aux internautes américains, pour 999 dollars, de commander des tests ADN réalisés grâce à des prélèvements de salive. Une démarche similaire anime la société islandaise « deCODE genetics » qui commercialise son « kit » 985 dollars.
Navigenetics pour sa part propose une analyse plus fine à 2 500 dollars et même un abonnement annuel à 250 dollars « pour vous aider à comprendre ce que vos gênes ont à vous dire sur votre santé future », selon le slogan de l’entreprise. Enfin, le site spécialisé dans la généalogie Ancestry réalise des tests sur certains chromosomes, facturés de 149 à 199 dollars.
Certains millionnaires décident toutefois de pousser plus loin les analyses en faisant déchiffrer l’intégralité de leur génome. Knome, une société là encore américaine, doit prochainement livrer le génome intégral de son premier client, Dan Stoicescu, un milliardaire roumain vivant en Suisse, qui a dépensé 233 000 euros pour connaître son patrimoine génétique. Un tarif élevé mais qui devrait baisser jusqu’à 1 000 dollars environ si l’on en croit le prix Nobel James Watson.
Hormis la généalogie et la santé, le séquençage de l’ADN permet des applications dans d’autres domaines, comme le commerce. Pour lutter contre la contrefaçon, rien de tel qu’une analyse ADN pour disqualifier le foie gras porteur d’un faux label AOC. L’industrie du luxe s’y intéresse aussi. Un marqueur spécial intégré dans l’encre de l’étiquette collée sur un flacon de parfum constitue une contre-preuve incontestable.
Dans un autre registre, le « taggage » à l’ADN de la cargaison d’un pétrolier permettrait de remonter facilement jusqu’à lui s’il venait à dégazer en mer…
Plus récemment, le business de l’ADN est sorti du champ technologique pour entrer dans celui de l’art. La société DNA11 propose pour 390 dollars de transformer votre ADN en un tableau abstrait forcément unique. Ou la conjugaison de l’art de la science...

Il y a 40 ans, la première transplantation cardiaque

A une époque où l'on commémore à tout va, où l'on invoque le devoir de mémoire à tout crin, un anniversaire est presque passé inaperçu alors qu'il a véritablement ouvert une nouvelle voie pour la science et la société : le 40e anniversaire de la première transplantation cardiaque réalisée en Europe.

C'est, en effet, le 27 avril 1968 que le professeur Christian Cabrol, alors âgé de 43 ans, réalisait cet exploit à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, quelque 4 mois après celle de son ami le professeur Chris Barnard au Cap en Afrique du Sud le 3 décembre 1967. Le patient du professeur Cabrol, Clovis Roblain, 66 ans, devait décéder d'une embolie au bout de 53 heures.

Cabrol et Barnard se connaissaient très bien, puisqu'ils avaient été formés tous les deux aux Etats-Unis auprès de Norman Shumway. Sous la houlette de ce pape de la greffe cardiaque, les deux jeunes chirurgiens s'étaient longuement entraînés sur... des chiens, avant de passer sur l'Homme.

Cette première transplantation cardiaque, aujourd'hui devenu un acte quasi-routinier, a ouvert la voie à d'autres prouesses comme la première transplantation cardio-pulmonaire en 1982 et la première implantation de coeur artificiel en France en 1986, toutes deux réalisées par le professeur Cabrol.

Le professeur Cabrol a longuement évoqué son parcours exceptionnel dans plusieurs ouvrages, notamment son autobiographie "Une histoire de coeur" (Editions les Belles Lettres, 1999) ou dans son plus récent livre "De tout coeur" (Editions Odile Jacob, 2006).

Député européen RPR, conseiller et maire-adjoint de Paris, Christian Cabrol est président-fondateur de l'ADICARE (Association pour la recherche, le Développement et la diffusion d'Innovations en Cardiologie) depuis 1989.


Les greffes en France : quelques chiffres

Les derniers chiffres publiés datent de 2006.

L'âge moyen des donneurs prélevés est de 49,7 ans. 58,9% sont des hommes ; 41,1% des femmes.
En 2006 pour des prélèvements sur des sujets en état de mort encéphalique, il y avait 3067 sujets recensés ; 1442 sujets ont été prélevés. La cause des décès de ces personnes sont un accident vasculaire cérébral (1665 personnes), un traumatisme (876 personnes) ou une autre cause (526 personnes).
Les causes de non-prélèvement d'organes sur ces personnes décédées sont dues à une opposition au prélèvement (pour 32%), à des antécédents médicaux (9,9%), à un obstacle médical (10,2%) ou à une autre cause (0,9%).

Au 31 décembre 2006, 240 personnes attendaient une greffe du coeur ; 33 une greffe coeur-poumon ; 131 une greffe de poumon ; 538 une greffe du foie ; 6152 une greffe de rein ; 169 une greffe de pancréas ; 13 une greffe d'intestins. Soit un total de 7276 personnes sur liste d'attente.

En 2006, il y a eu 358 greffes de coeur ; 22 greffes coeur-poumon ; 182 greffes de poumon ; 1037 greffes de foie ; 2731 greffes de rein ; 90 greffes de pancréas ; 8 greffes d'intestin. Soit un total de 4428 greffes réalisées en France.

Pour des données détaillées sur la région Midi-Pyrénées : cliquez ici

Pour la région Aquitaine : cliquez ici

Pour la région Languedoc-Roussillon : cliquez ici

Le fléau du spam

Du Viagra à un prix défiant toute concurrence ; une méthode révolutionnaire pour allonger votre pénis ou pour arrêter de fumer ; des téléphones mobiles gratuits ; une vidéothèque porno illimitée, une fortune à gagner si vous aidez la fille d'un industriel africain à accéder à ses comptes bancaires ; etc. Il y a bien peu de chance que votre boîte e-mail n'ait jamais accueilli un message non sollicité de ce genre, ce que l'on appelle le spam. Ces courriers électroniques, joliment baptisés « pourriels » au Québec, constituent un véritable fléau, une pollution numérique de grande ampleur qui se double parfois d'une intention malveillante lorsque des virus entrent en jeu. Dans un récent rapport mensuel sur l'état du spam dans le monde, l'éditeur de logiciels Symantec affirmait, en se basant sur l'analyse de 450 millions de boîtes, que 72 % du trafic généré par les e-mails était du spam. En décembre dernier, Barracuda Networks affirmait que 90 à 95 % des courriers électroniques échangés en 2007 étaient du spam. Surtout, l'étude a démontré que les spammeurs sont de plus en plus malins pour contrer les solutions antispam.

Tout récemment, les captchas ont été « crackées. » Sur beaucoup de sites, l'inscription est conditionnée par la saisie d'un enchevêtrement de caractères, ce qui permet de vérifier que l'utilisateur est bien un humain. Désormais, les spammeurs disposent de logiciels qui arrivent à lire ces captchas…

Face au spam, les grandes entreprises et les États se mobilisent. Aux États-Unis, la loi Can-Spam vise à s'attaquer aux responsables d'envoi de spam. En France, la commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) a signé une convention de partenariat avec l'association Signal Spam. Les internautes français peuvent ainsi signaler d'un clic les courriers indésirables et la Cnil peut plus facilement être saisie de plaintes contre les spammeurs.

Reste que sans une vraie concertation internationale, l'éradication du spam, dont 20 % viennent de Chine et de Corée du Sud, est bien illusoire. Surtout, après la boîte e-mail, le spam a trouvé un nouveau terrain de jeu : le téléphone mobile…

Comment s'en protéger ?

Installer un logiciel anti-spam. Spamhilator par exemple va filtrer vos e-mails au moment où vous relevez votre boîte. Les messages dont les expéditeurs ou le sujet sont inscrits dans une liste noire actualisée en permanence, sont mis de côté.

Activer l'antispam de son fournisseur d'accès à internet. Les prestataires, comme Free, proposent d'activer un filtre antispam directement sur leurs serveurs. L'opération est alors transparente et seuls les « bons » e-mails seront relevés.

Utiliser un webmail. Hotmail, Yahoo mail où Gmail ont développé des filtres antispam particulièrement performants.

Ne pas répondre à un spam. Certains spam proposent un lien pour se désinscrire. Ne surtout pas cliquer dessus car cela permet au spammeur de savoir… que vous avez bien reçu son spam.

Petit mais sxy

En annonçant le 16 octobre dernier aux États-Unis le lancement d'un nouvel ordinateur à mi-chemin entre les organiseurs ou les chers UMPC (ultra-mobile PC) et les ordinateurs portables classiques, le Taïwanais Asus ne pensait pas qu'il déclencherait une petite révolution et qu'il serait imité par tous ses concurrents dont le n° 1 mondial Hewlett-Packard.

L'Asus EEE - Easy to learn, Easy to work, Easy to play, soit facile pour apprendre, travailler, jouer - était à l'origine destiné aux jeunes adolescents ou aux seniors peu familiarisés avec l'informatique. De fait, l'EEE de base fonctionne sous Linux avec, d'emblée, quelque 40 programmes pré-installés : navigateur internet, traitement de texte, client e-mail, logiciel de messagerie instantanée, de lecture de photos ou vidéos, etc. Pesant 0,92 kg, offrant une autonomie de 3 h 15, doté d'une webcam, d'un disque flash et du Wifi, et affichant un tarif record de 299 €, ce petit PC à emporter partout a dépassé toutes les prévisions de son constructeur. En quelques semaines 500 000 exemplaires ont été vendus.

Surtout, la cible initiale s'est élargie à tous ceux qui désiraient un PC portable pas cher ou un 2e ordinateur, un poste d'appoint. Et, en France, l'offre proposée par SFR permettant, avec une clé USB 3G+ de surfer sur internet de façon illimitée de n'importe où, a fini de consacrer l'EEE comme un véritable phénomène de société.

Un phénomène auxquels tous les constructeurs se sont depuis rattachés. Pour concurrencer l'EEE, Acer, Parckard-Bell, Everex mais aussi des fabricants moins connus proposent des machines similaires. Hewlett-Packard vient même de sortir une machine. Car ce qui n'aurait pu être qu'un marché de niche est devenu un véritable segment pour l'industrie informatique. Face à la déferlante, Asus entend bien garder le leadership en améliorant sa machine. Le prochain EEE sera plus puissant embarquera WindowsXP, et disposera d'un écran plus grand, peut-être tactile. Les ordinateurs portables classiques d'entrée de gamme n'ont qu'à bien se tenir...

Télécommandes ; une pour toutes...


Un foyer français sur deux (47%) est équipé d'au moins cinq télécommandes et 88% d'entre eux en possèdent trois ou plus, selon une enquête réalisée par le cabinet Lightspeed Research pour le fabricant suisse d'électronique grand public Logitech. C'est qu'entre le téléviseur, l'enregistreur à disque dur ou le magnétoscope, le démodulateur satellite, le lecteur de DVD ou encore la box de son fourniseur d'accès à internet, les télécommandes sur la table du salon se sont multipliées comme des petits pains, tout comme le nombre de leurs fonctionnalités. Toujours selon l'enquête de Lighspeed Research, dans un foyer français sur quatre (26 %), un seul membre de la famille est en mesure de faire fonctionner ces appareils. Et près de la moitié des personnes interrogées (44,8 %) rêveraient de posséder une télécommande unique facile à utiliser. La tendance actuelle est donc d'investir dans une seule télécommande pour les remplacer toutes. Si l'idée n'est pas nouvelle, elle s'est singulièrement améliorée. Les premières zapettes «tout-en-un» se contentaient de stimuler les fonctions principales des télécommandes qu'elles remplaçaient.

Aujourd'hui, ces supertélécommandes sontde véritables petits ordinateurs avec écran couleur, parfois tactile, et la possibilité de lancer des macros. En appuyant sur un seul bouton, on allume la télé, le lecteur de DVD, le home cinéma et la lecture du film commence.

Revers de la médaille, ces télécommandes complexes sont difficiles à manier. Les constructeurs l'ont bien compris, qui prennent en main tout le fastidieux paramétrage, notamment en connectant leur supertélécommande à internet où elles vont chercher les bons codes dans d'immenses bases de données. Ces télécommandes dont le coût s'étale de 99 à 1000€ deviennent le centre de pilotage de la maison. Elles se dotent parfois de fonctions domotiques (gestion de l'éclairage, du chauffage, des volets, etc.) et informatiques (consultation d'internet), voire servent, ultime paradoxe... de télévision portative.

Le robot-télécommande de Toshiba obéit à votre voix

Pour régler le problème de la complexité des télécommandes, le Japonais Toshiba a présenté lundi dernier un robot domestique intelligent. Baptisé «ApriPoco», ce petit robot tout en rondeurs de 21cm de hauteur est à poser sur la table du salon. Doté de l'ouïe et d'une fonction de compréhension sémantiqe, il est capable de mémoriser des termes nouveaux après entraînement. Par exemple, le robot demande «Que fais-tu?» à son interlocuteur qui a préalablement appuyé sur une touche. «Je regarde Nouvelle Star», répond le propriétaire qui appuie sur le bouton permettant de passer sur M6. La prochaine fois, il suffira de dire «Regarder Nouvelle Star» et le robot zappera de lui-même. ApriPoco répond aux ordres donnés dans un rayon déterminé. Pilotable à distance via internet, ses yeux peuvent aussi servir de système de vidéosurveillance.

Tout le monde recevra-t-il la télé numérique ?


Le 31 mars 2008 marquera à coup sûr la longue histoire de la télévision. En effet, depuis hier, la diffusion analogique des programmes peut théoriquement commencer à s'éteindre pour être définitivement arrêtée le 30 novembre 2011. À cette date il en sera terminé de la réception hertzienne des six chaînes nationales ; et la télévision numérique terrestre (TNT) avec ses 18 chaînes gratuites sera reine partout en France. Vraiment partout ? Là est toute la question car le déploiement de la TNT se heurte à des zones d'ombre auxquelles, - comme la téléphonie mobile à ses débuts - le Grand Sud est pour l'heure abonné. Prudent, le législateur ne prévoit d'ailleurs qu'une couverture TNT pour 95 % de la population en 2 011…
Casse-tête pour le CSA

Car le basculement de l'analogique vers le tout numérique est plus complexe que prévu. Côté diffuseur, il faut tout d'abord que la TNT desserve tout le territoire, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui : 85 % de la population seulement est éligible. Côté consommateur, il faut disposer d'un adaptateur TNT ou d'un téléviseur déjà équipé ; ce qui concerne 45 % des foyers seulement.

À l'aune de ces chiffres, on mesure le travail qui reste à accomplir pour éviter « toute fracture numérique territoriale » selon la formule du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Le CSA et le gouvernement - Éric Besson, nouveau secrétaire d'État à l'économie numérique pourrait hériter du dossier - doivent arrêter d'ici mi-2008 les conditions du basculement de l'analogique vers le numérique et trancher pour cela entre deux options. L'une, soutenue par TDF, propose de déployer d'abord la TNT, puis, en 2010, d'effectuer le basculement de façon globale en dix-huit mois. La seconde option, soutenue par les chaînes de télé, propose d'éteindre l'analogique progressivement par grandes régions : Bretagne et Alsace en 2009, huit autres régions en 2010 et les onze dernières en 2 011.
aide à l'équipement

Autre casse-tête pour le CSA : que faire pour les Français que le basculement vers le tout numérique laisserait au bord du chemin de la télé du futur en raison de leurs faibles revenus ou de leur lieu de résidence en zone d'ombre ? La Commission européenne a autorisé la création d'un « fonds d'aide à l'équipement. » Alimenté à parts égales par l'État et le groupement d'intérêt public des éditeurs de services de télévision, ce fonds, doté de 150 millions d'euros sur une période de trois à quatre ans, aidera les ménages (selon leur revenu) à s'équiper d'un récepteur numérique. D'un récepteur… ou d'une parabole. En effet, les zones d'ombre qui seraient inaccessibles à la TNT diffusée par des émetteurs terrestres, seront vraisemblablement desservies, gratuitement et sans abonnement, par le satellite. Le Grand Sud peut donc souffler…

Recevoir la TNT

1. TNT intégrée. Le récepteur est déjà intégré à votre téléviseur, à votre enregistreur vidéo ou à votre ordinateur. Pour les télés, ce qui n'était que facultatif est devenu obligatoire le 5 mars dernier : les télés sans décodeurs ne peuvent plus être vendues en France.

2. Un décodeur externe. Si vous possédez déjà une télé, vous pouvez y brancher un récepteur externe. Certains possèdent deux tuners pour regarder une chaîne et en enregistrer une autre. Vous pouvez également brancher un tuner TNT (clé ou boîtier USB) sur votre ordinateur.
3. Par l'ADSL. Si vous êtes abonnés à internet via les offres triple-play de Free, Neuf, Orange, etc. Les chaînes de la TNT sont incluses dans le bouquet de chaînes.

4. Par le satellite. Il faut avoir une parabole pointée vers le satellite Astra à 19.2°Est et acheter un décodeur dédié (250€).