Par Léo-Paul Barthélémy , Université de Lorraine Certains parient sur l’issue de tel ou tel événement sportif. D’autres sur l’évolution à court terme d’un indicateur économique largement suivi. D’autres encore – parfois les mêmes – engagent des sommes importantes sur des questions nettement plus discutables d’un point de vue moral, comme la prise d’une ville en Ukraine par l’armée russe. Les sites permettant ce type de paris sont en plein essor. Un marché prédictif n’est pas tout à fait un site de paris. C’est un dispositif de spéculation collective dans lequel des participants achètent et vendent des contrats indexés sur la réalisation d’un événement futur précisément défini (« X aura lieu avant telle date », « Y gagnera l’élection », etc.). Le prix de ces contrats fluctue en fonction de l’offre et de la demande : plus un événement est jugé probable par les participants, plus le contrat associé est recherché et plus son prix augmente. À la...
A l'occasion de sa 32e réunion internationale qui s'est ouverte hier à Paris, l'Icann - l'organisme international qui supervise le fonctionnement d'internet et les noms de domaines - a créé la suprise en annonçant vouloir libéraliser les extensions génériques dès le premier trimestre 2009. Une petite révolution qui ne va pas sans poser quelques problèmes.
Concrètement, chaque ordinateur connecté à internet reçoit une adresse IP de type 123.456.789.123. Difficile de retenir un tel numéro pour se conecter à l'ordinateur qui héberge son site web préféré. D'où la mise en place de noms de domaine (www.ladepeche.fr par exemple), beaucoup plus pratiques à mémoriser. Jusqu'à présent, les 162 millions de noms de domaines dans le monde avaient des suffixes génériques (. com, .net, .org...) ou nationaux (.fr pour la France). L'Icann, qui avait ouvert la voie il y a cinq ans en proposant de nouvelles extensions (.biz, .museum...), envisage pour 2009 de permettre le dépôt de noms de domaine dont les suffixes seraient .toulouse, .amour, .ville, ou carrément un nom de famille. Les possibilités seront alors infinies... et très lucratives pour l'organisation qui percevra un droit pour chaque extension déposée.
Mais la création de ces dernières n'ira pas sans problèmes et certains acteurs d'internet présents à Paris craignent une explosion du cybersquattage. Déjà l'an passé, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a constaté une hausse de 18% des plaintes pour des litiges sur les domaines... L'Icann promet toutefois un dispositif de contrôle en quatre point pour éviter ces problèmes.
internet multilingue
L'organisation internationale a ensuite fait une annonce moins polémique et très attendue : l'avènement du multilinguisme pour ces fameux noms de domaine. C'est-à-dire la possibilité d'avoir des adresses en caratères chinois, cyrilliques ou arabes. 15 langues ont été testées. «L'internationalisation de l'internet s'accélère et l'existence de
[ces] noms de domaine est essentielle pour permettre l'accès de chacun aux contenus dans sa langue», a souligné Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique. Mais les Français devront prendre leur mal en patience, les adresses accentuées (comme ladépêche.fr) ne sont pas à l'ordre du jour...
Concrètement, chaque ordinateur connecté à internet reçoit une adresse IP de type 123.456.789.123. Difficile de retenir un tel numéro pour se conecter à l'ordinateur qui héberge son site web préféré. D'où la mise en place de noms de domaine (www.ladepeche.fr par exemple), beaucoup plus pratiques à mémoriser. Jusqu'à présent, les 162 millions de noms de domaines dans le monde avaient des suffixes génériques (. com, .net, .org...) ou nationaux (.fr pour la France). L'Icann, qui avait ouvert la voie il y a cinq ans en proposant de nouvelles extensions (.biz, .museum...), envisage pour 2009 de permettre le dépôt de noms de domaine dont les suffixes seraient .toulouse, .amour, .ville, ou carrément un nom de famille. Les possibilités seront alors infinies... et très lucratives pour l'organisation qui percevra un droit pour chaque extension déposée.
Mais la création de ces dernières n'ira pas sans problèmes et certains acteurs d'internet présents à Paris craignent une explosion du cybersquattage. Déjà l'an passé, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a constaté une hausse de 18% des plaintes pour des litiges sur les domaines... L'Icann promet toutefois un dispositif de contrôle en quatre point pour éviter ces problèmes.
internet multilingue
L'organisation internationale a ensuite fait une annonce moins polémique et très attendue : l'avènement du multilinguisme pour ces fameux noms de domaine. C'est-à-dire la possibilité d'avoir des adresses en caratères chinois, cyrilliques ou arabes. 15 langues ont été testées. «L'internationalisation de l'internet s'accélère et l'existence de
[ces] noms de domaine est essentielle pour permettre l'accès de chacun aux contenus dans sa langue», a souligné Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique. Mais les Français devront prendre leur mal en patience, les adresses accentuées (comme ladépêche.fr) ne sont pas à l'ordre du jour...