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Le top 10 des lieux où l'on vole le plus les ordinateurs

Absolute Software, spécialiste des solutions de récupération d’ordinateurs volés (plus d'informations ici : LoJack for Laptops), de protection des données et de gestion sécurisée des équipements informatiques, révèle son classement des lieux ciblés pour les vols d'ordinateurs portables. Cette liste a été établie sur la base des rapports de vols déposés par les clients auprès de l’équipe de récupération des vols d’Absolute sur une période annuelle.

Vols à l’école et au domicile en tête

Selon ce top 10, les ordinateurs sont plus susceptibles d'être volés là où les familles les utilisent le plus, à l’école ou à leur domicile. Bien évidemment, en période de fêtes ou de vacances, le risque de vol à domicile est bien plus élevé que ce que veulent bien penser les consommateurs.

« Les tendances énoncées dans cette liste peuvent surprendre certains propriétaires d'ordinateurs. Selon notre expérience, les consommateurs estiment toujours qu’ils ne seront pas victimes de vols et continuent de prendre des risques. Ils n’intègrent les questions de sécurité que lorsqu'ils sont en déplacement », commente Mark Grace, vice President of Consumer Business, Absolute Software. « Ainsi, avec l’école et le domicile en tête de liste, les propriétaires d’ordinateurs devraient être très prudents surtout en période de vacances où le risque de cambriolage est important. La solution LoJack for Laptops aide à se protéger contre les vols durant toute l’année.»

Top 10 des lieux où les vols d’ordinateurs sont les plus fréquents:
1. L’école (primaire et secondaire)
2. Le domicile
3. La voiture
4. Le bureau
5. L’université
6. L’hôtel
7. Les restaurants et cafés
8. Les magasins et centres commerciaux
9. Les transports en commun (y compris les taxis, bus, trains, etc)
10. Les aéroports (terminaux, points de contrôle de sécurité, zones de stockage et restaurants de l'aéroport)

Toulouse, ville pilote pour le paiement mobile sans contact

Monnaie courante dans de nombreux pays asiatiques comme la Corée du Sud, le paiement des petits achats avec son téléphone mobile joue l'Arlésienne depuis plusieurs années en France. Mais 2011 pourrait enfin voir le décollage de ce mode de paiement basé sur la technologie NFC (Near field communication). Le 11 janvier dernier, Éric Besson, ministre de l'Économie numérique, a en effet décidé de lancer neufs projets pilotes de déploiement de services mobiles sans contact à la suite de l'expérience Cityzi menée à Nice depuis mai 2010. À côté de Paris, Lille, Marseille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg et Caen, Toulouse fait partie des neuf villes choisies. « Nous sommes très heureux de voir que Toulouse a été retenue. C'est une ville qui offre un vrai potentiel et qui a toujours porté l'innovation technologique ; elle avait été l'une des premières à déployer la technologie 3G pour la téléphonie mobile il y a une dizaine d'années », explique à La Dépêche, Mireille Garcia, directrice régionale Midi-Pyrénées de France Télécom-Orange.

Transports, cinéma

À Toulouse, les services sans contacts qui seront mis en place concerneront les transports, essentiellement ceux de Tisséo dont les bornes de contrôle vont recevoir les équipements adéquats pour être compatibles avec les mobiles NFC. « Nous avons pour l'instant un mobile NFC, le Samsung Player One, mais d'autres modèles vont être disponibles cette année », explique Mireille Garcia, qui prévoit aussi d'autres champs d'utilisation que les transports. « Des commerçants sont intéressés, comme les cinémas. La possibilité de paiements sans contact pour de petits achats chez les commerçants va se mettre en place au fur et à mesure des partenariats avec notamment les banques. 2011 sera en tout cas une année importante pour ces services mobiles », assure Mme Garcia, précisant qu'Orange prévoit d'équiper 500 000 clients en France d'ici la fin de l'année. Selon le cabinet Juniper Research, le marché européen du paiement mobile devrait atteindre 20 milliards d'euros d'ici 2014.





Tribune libre. Google sur le marché de la mobilité : une ascension inattendue ?

Tribune de Caroline Noublanche, présidente de Prylos, spécialiste des applications mobiles pour les utilisateurs professionnels et le grand public

Il y a trois ans, en novembre 2007, Google annonçait le lancement de son système d’exploitation, Android. En janvier 2010, le géant du Web a lancé son Google Phone, le Nexus One. Aujourd’hui, à l’heure où le CES (Consumer Electronics Show) de Las Vegas se conclut et où le MWC (Mobile World Congress) 2011 s’approche, Google a-t-il réussi à s’imposer sur le marché des mobiles face à Apple et aux acteurs historiques comme RIM ou Nokia ? L’arrivée des tablettes comme la Motorola ou la Samsung semble confirmer que le géant du Web a adopté une stratégie gagnante. Son positionnement sur la TV vient-il conforter sa position pour des offres quadruple play ? Caroline Noublanche, Présidente de la société Prylos, spécialisée dans les solutions mobiles, propose un décryptage pour comprendre le positionnement de Google sur le marché de la mobilité.

Android : point sur une percée fulgurante

Après avoir bouleversé le marché de la téléphonie mobile et conquis des parts de marché considérables, l’iPhone d’Apple est désormais challengé par les smartphones ayant du « Google inside ». Numéro deux du marché derrière Nokia, le système Android a équipé un quart des smartphones vendus dans le monde (25%) au troisième trimestre 2010. 20 millions de "Google Phone" ont été achetés de juillet à septembre, contre 1,4 million un an plus tôt, soit un bond de 1.309%.[1]

Le rythme des lancements de produits Android s’est considérablement accéléré en 2010, avec 172 références de mobiles Android disponibles à l’heure actuelle contre moins de 10 l’an dernier.

Le choix de lancer un système d’exploitation avait ralenti la pénétration du marché parce qu’il requérait l’adhésion d’une tierce partie, les constructeurs de terminaux mobiles. Désormais, ce choix s’avère payant et démultiplie la présence de Google sur le marché de la mobilité, notamment celui des tablettes numériques.

Encore inexistant il y a un an, ce marché devrait représenter 55 millions de tablettes vendues en 2011 dans le monde d'après le cabinet Gartner, contre 408 millions de PC (~15%). La progression des tablettes numériques est manifeste et annonce un combat homérique.
Après un lancement en mai 2010, l’iPad est le leader du marché mais fait face à une rude concurrence. La tablette Motorola Xoom a été la star du CES de Las Vegas. Outre la tablette Xoom, la Galaxy Tab de Samsung fait également parler d’elle et ce constructeur annonce des surprises pour le MWC 2011. L’importance des tablettes chez le géant Google est réaffirmée avec l’annonce de la sortie de son nouveau système d’exploitation, Honeycomb, pour le premier trimestre 2011. Il succédera à Android 2.3 alias Gingerbread et sera une version optimisée pour les tablettes tactiles.

Les clés d’une stratégie gagnante

Tout d’abord, la politique de prix. En comparaison de l’iPhone, les terminaux Android bénéficient d’un prix très attractif dû notamment à la gratuité de l’OS pour les partenaires (Samsung, Motorola, HTC, LG, Sony Ericsson, Acer, etc.). Google peut de fait s’appuyer sur ces acteurs historiques de la téléphonie ce qui lui permet de bénéficier de produits basiques mais fondamentaux (qualité des appels, pas de problème d’antenne…).
Aujourd’hui, l’Android Marketplace compte environ 200 000 applications, dont des déclinaisons intelligentes des services Internet de Google (on n’est jamais mieux servi que par soi même). Parmi ces applications, on trouve bien sûr Gmail, Google Maps ou encore dernièrement, Google Traduction avec la synthèse vocale en français ! Ces applications contribuent indéniablement à valoriser l’approche mobile de Google.
Contrairement à l’univers Apple considéré comme un univers fermé, Android est un système d’exploitation en open source. Tandis qu’Apple attire le grand public en raison d’une ergonomie intelligente et simple d’utilisation, Android remporte l’adhésion des développeurs et des acteurs technologiques qui apprécient la possibilité d’évoluer dans un univers complètement libre.
A long terme, Android s’inscrit dans une stratégie extrêmement bien pensée. Il peut même être vu comme un cheval de Troie pour concurrencer Microsoft dans l’univers du PC. Actuellement, l’importance donnée aux solutions professionnelles de Google ou encore la campagne d’affichage sur son navigateur Chrome révèlent que Google vise en premier lieu l’univers des PCs, la chasse gardée de Microsoft (90% de part de marché). L’accent mis sur les tablettes est ainsi un moyen de challenger Microsoft sur son terrain de prédilection.

Que faut-il attendre pour la suite ? Les prochaines actions de Google dessineront-elles le marché de la mobilité en 2011 ?

Les annonces pour 2011 confirment une vision à long terme de la firme de Mountain View et une mise en perspective de ses atouts naturels.
La technologie sans contact (NFC – Near Field Communication) devient un des terrains de jeu de Google. Le smartphone Google Nexus S a été officialisé début décembre et comme annoncé, le terminal fabriqué par Samsung embarque une puce NFC afin de pouvoir notamment servir de porte-monnaie électronique pour le paiement sans contact. La technologie NFC est, pour le géant, l’avenir du paiement.
Le CES de Las Vegas a été également l’occasion de montrer la pertinence de la stratégie multiplateforme : mobile, tablette et TV… Le grand rêve de la TV connectée au Net est plus présent que jamais. Google s’y positionne via la déclinaison d’Androïd pour les TVs et via une approche boîtier connecté pour la Google TV. Un moyen en amenant le Web sur la TV d’affirmer sa suprématie sur les revenus publicitaires sur un canal qui était jusque là une chasse gardée?
Ces solutions convergentes vraiment abouties ouvrent la voie à des offres packagées et devraient intéresser les acteurs proposant des offres quadruple play, en particulier des acteurs comme Free (affinité technologique, offre infra complète difficilement comprise et doc appréciée par le client) ou encore les MVNOs (mobile virtual network operator), Darty, Virgin et bientôt La Poste.
Cela dit, la plupart des solutions Androïd souffrent de leur origine « geek » et sont encore insuffisamment abouties en terme d’expérience utilisateur. Elles laissent le choix à l’utilisateur dans une offre très (trop ?) complète mais hermétique. L’alliance avec un Free, par exemple, gagnerait à proposer du « prépackaging », segmenté pour des cibles données mais améliorant l’expérience utilisateur, pour valoriser un bijou technologique encore mal compris du grand public.
Affaire à suivre…

Caroline Noublanche
Présidente de Prylos


A propos de Prylos
Créé en 2003 par Caroline Noublanche, Prylos est le spécialiste des applications mobiles pour les utilisateurs professionnels et le grand public avec un concept innovant : rendez votre mobile vraiment intelligent (« make your phone really smart »). Prylos transforme le téléphone mobile en un véritable outil de gestion adapté à tous les publics et facilite ainsi la vie quotidienne des mobinautes, que ce soit dans le cadre professionnel ou privé. Le savoir-faire visionnaire et la fiabilité technologique de Prylos ont notamment été récompensés par Orange et Sun en 2003 et par le Prix de la Relation Client 2007.
Incubé par Paris Développement, structure de la Ville de Paris spécialisée dans les secteurs de haute technologie Prylos a obtenu en 2006 le soutien d'OSEO Anvar dans sa démarche d'innovation.
Quelques références : Adiaf de Lyon, Assad du Pays de Rennes, Casino, Daily Motion, IPSOS, Neuf Cegetel, Oxizen, Pages Jaunes, RATP, SFR, Sernam, SNCF, Ten, TNS Sofres…
20 personnes.
CA 2009 : 1,3 million d’Euros
www.prylos.com

Orange apporte internet dans les TGV

Pourquoi ne pas profiter des longs trajets en TGV pour surfer sur internet, y jouer ou y travailler ? Cette interrogation a longtemps été un casse tête pour les opérateurs, confrontés à des difficultés techniques pour maintenir une liaison de qualité dans des rames filant à plus de 300 km/h.

Mais les obstacles ont été levés et Orange a annoncé ce mardi 18 janvier la Box TGV, une solution mise au point par le consortium OCEA (Orange Business Services, Eutelsat, Alstom et Capgemini). "Lancé commercialement depuis le 1er décembre par la SNCF, le service Box TGV permet aux passagers des TGV de son réseau Est Européen de bénéficier d'une offre multimédia et Internet inédite sur le marché. Les prouesses technologiques du consortium ont permis de relever les défis de la grande vitesse, de l'environnement de haute tension et de l'intégration dans un processus de maintenance serré pour ne pas impacter le circuit de rotation des rames", explique Orange.

Des services pour les voyageurs

"Offrir Internet en voyageant à 320 km/h est un nouveau territoire que nous sommes fiers de conquérir avec la SNCF," a commenté Philippe Roger, Directeur des Grands Comptes d'Orange Business Services. "L'accès Internet proposé par Box TGV est très représentatif de l'ensemble de nos savoir-faire et de nos capacités en matière d'innovation technologique, et se place dans la logique de notre mission : faire vivre au plus grand nombre la richesse de l'expérience Internet."

Les passagers se connectent en Wifi à l'intérieur des rames (Alstom fournit les serveurs embarqués). Sur le toit de ces dernières se trouvent des antennes satellite paraboliques spécifiquement développées. Ces antennes sont en liaison avec le satellite Atlantic Bird 2 qui relaie ensuite les demandes provenant du TGV vers un Hub satellite au sol. Ce dernier est relié par fibre optique à une plate-forme d'accès à internet. Capgemini, via son secteur Telecom & Media en France, a réalisé l'application de supervision de cette solution inédite en France.

La SNCF a mis en place un site internet spécial (https://boxtgv.voyages-sncf.com/) qui présente de nombreux services pratiques pour les voyages (kiosque, ville pratique, travelmap, etc.).

La Box TGV qui sera étendue ultérieurement à d'autres lignes TGV propose deux tarifications : 4,99 euros pour une heure ou 9,99 euros pour le trajet.

Tunisie : la génération Facebook, fer de lance de la mobilisation

De la même façon que les réseaux sociaux sur internet avaient joué un rôle important dans le mouvement de contestation de la ré-élection de Mahmoud Ahmadinejad en Iran, ils constituent une caisse de résonnance aussi inédite que puissante dans la révolte populaire qui secoue aujourd’hui la Tunisie. Face au régime, la génération Facebook est devenue le fer de lance de la mobilisation et de l’information, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Si le président Ben Ali a toujours sûr censurer la presse et jeter une chappe de plomb sur l’information, il apparaît débordé face à un mouvement très déterminé. La jeunesse tunisienne rends compte heure par heure de la situation.
Des photos sont postées sur Twitter (mot-clé #sidibouzid ou #tunis) , Posterous ou sur Facebook, des vidéos sont téléchargées sur YouTube.  Souvent courts et de mauvaise qualité car provenant de téléphones portable, ces films témoignent en tout cas de la réalité des manifestations, de la répression, des blessés soignés dans les hôpitaux. Sur le portail www.nawaat.org, où un dossier  multimédia complet est consacré à Sidi Bouzid (la ville d’où est parit la révolte), les analyses côtoient les témoignages et les appels à la mobilisation. Les billets sont sans équivoque : «Indignez-vous», «Pourquoi je ne crois pas Ben Ali», «Ne laissez pas Ben Ali fuir!»  A la question de savoir quelle doit être la sortie de crise, un sondage sur le site est sans équivoque : la révolte à 45% ; la désobéissance civile à 27%.

Le blog du cargo spatial

Vers la fin du mois de février, le véhicule cargo européen ATV-2 Johannes Kepler rejoindra l'ISS pour différentes opérations (ravitaillement, rehausse de l'ISS, évacuation des déchets) qui pourront durer jusqu'à 6 mois. Le CNES a créé un blog afin de suivre les événements, avant le lancement qui est prévu le 15 février prochain, et qui sera également le 200e lancement d'Ariane depuis Kourou. www.cnes.fr/atv-cc

La nouvelle bataille de la téléphonie

Comme une réponse à Free, SFR a annoncé hier que les appels téléphoniques entre ses box internet et les mobiles seraient gratuits. Ce nouvel épisode illustre la bataille que vont se livrer les opérateurs pour conserver leurs clients et en conquérir de nouveaux.
D'aucuns y verront la réponse du berger à la bergère ; la réplique de SFR à la nouvelle box internet de Free. Hier, en effet, le 2e opérateur télécom français, a annoncé qu'il allait proposer dès le 18 janvier les appels illimités vers tous les mobiles en France à l'ensemble de ses clients internet. Sans surcoût pour les détenteurs de la nouvelle Neufbox Évolution ou avec une option à 3 € par mois pour les autres. SFR reprend donc la main face à Free dans ce qu'il faut bien appeler la nouvelle bataille de la téléphonie à laquelle se livrent tous les opérateurs en ce début d'année.
Imposée par Bruxelles, la hausse de la TVA de 5,5 % à 19,6 % sur la partie « télé » des forfaits internet et de certains abonnements mobiles a fait sauter le verrou de l'abonnement à 29,90 € mensuels - le plus bas d'Europe - redoutable maître étalon imaginé par Free en 2002 et que personne jusqu'à présent n'osait remettre en cause.
En répercutant la hausse de la TVA - à partir du 1er février pour Orange et SFR - les opérateurs se sentent libres de diversifier leurs offres en imaginant des formules basiques au tarif proche du fameux 29,90 € et des formules premium de haut de gamme plus chères comprenant du matériel dernier cri et des services à forte valeur ajoutée (vidéo à la demande, 3D, jeux en réseau, bientôt domotique, etc.). Les opérateurs avancent qu'avec davantage d'offres, ils répondront mieux aux demandes d'une clientèle dont les profils et les besoins sont très divers. Un avis que ne partage pas l'UFC Que Choisir. « Au final, la hausse de la TVA pourrait tout chambouler. Hausses de tarif, offres segmentées difficilement comparables… le risque est grand de voir le marché de l'internet fixe ressembler de plus en plus à celui, très opaque, de la téléphonie mobile », estime l'association de défense des consommateurs qui vient de créer un « kit » d'aide à la résiliation de son contrat (lire ci-dessous)…
En incluant les appels mobiles illimités dans ses box internet - une mesure dont le coût n'a pas été communiqué - SFR veut garder une longueur d'avance. Pour l'heure, Bouygues Telecom et Orange restent sur leurs offres actuelles qui comprennent une ou plusieurs heures d'appels vers tous les mobiles ou des numéros préférés. « Cela correspond aux usages de notre clientèle mais tout peut évoluer », confiait hier à La Dépêche un cadre d'Orange. L'opérateur historique, qui prépare une nouvelle Livebox, n'exclut pas de sortir une offre similaire à celles de Free et de SFR au printemps. La guerre ne fait que commencer…


« Free ne fait pas peur à SFR »

Frank Esser, PDG de SFR, 2e opérateur français, était en visite hier à Toulouse dans le cadre des « Innovation Days », un rendez-vous interne pour présenter aux collaborateurs les derniers services et les dernières innovations.

Vous venez d'annoncer que les appels illimités vers tous les mobiles en France seront inclus dans les Neufbox à partir du 18 janvier. Est-ce une réponse à Free et sa nouvelle box Révolution qui proposera cela ?
Pas du tout, c'était déjà dans les tuyaux. L'illimité est une tendance à laquelle se sont habitués nos clients, sur les communications fixe vers fixe, sur l'internet mobile des smartphones. Il manquait l'illimité entre les box et les mobiles. Ce sera désormais chose faite avec la particularité que cette offre sera disponible pour les clients de notre offre premium Évolution, comme pour ceux de l'« ancienne » box moyennant une option à 3 € TTC par mois.
On sent que 2011 sera une année très agitée entre les opérateurs au niveau des tarifs. C'est la guerre ?
C'est vrai que le marché n'a jamais été aussi dynamique et agressif que maintenant. Il y a la hausse de la TVA que nous appliquerons à partir du 1er février et pour laquelle nous avons envoyé à nos clients 12 millions de lettres explicatives ; il y a les offres premium, de nouveaux services, etc. Le tarif à 29,90 € c'est fini. Chaque mois, il y a de nouvelles offres mais notre objectif chez SFR est de rester le plus simple et le plus performant.
Free va-t-il changer la donne en arrivant dans le mobile ?
Concernant Free, on verra quand il sera effectivement opérateur mobile même si je doute qu'il y ait la place d'un 4e opérateur en France. J'ai du respect pour Free, mais je n'en ai pas peur. Créer une box est une chose ; mais il faut y ajouter la relation client, une expertise, ce que SFR sait faire et ce qui se traduit dans nos parts de marché. Dans les mois à venir, nous allons nous concentrer pour offrir un bon réseau et des services innovants.

Frank Esser : "SFR n'a pas peur de Free"

Costume sombre mais sans cravate, décontracté mais concentré, Frank Esser, PDG de SFR, arrive au siège de la délégation Sud-Ouest mardi 11 janvier à midi, dans le cadre des Innovations Days ; ces rendez-vous internes qui permettent aux collaborateurs de découvrir les nouveaux services et les innovations du groupe.
Quelques heures auparavant, SFR a lâché une petite bombe qui a fusé sur internet : l'intégration des appels mobiles dans la Neufbox (sans surcoût pour la Neufbox Evolution, avec une option de 3€ TTC par mois pour les autres). Une nouvel épisode dans la guerre que se livrent les opérateurs.

100000 Neufbox Evolution écoulées en deux mois

Lors d'une rencontre avec la presse, Frank Esser s'est défendu d'avoir voulu répondre à Free et sa nouvelle Freebox Révolution qui inclut cette fonctionnalité (avec des conditions toutefois moins souples). "C’était déjà dans les tuyaux. L’illimité est une tendance à laquelle se sont habitués nos clients, sur les communications fixe vers fixe, sur l’internet mobile des smartphones. Il manquait l’illimité entre les box et les mobiles. Ce sera désormais chose faite", assure le PDG qui s'est toutefois refusé à chiffrer le coût d'une telle mesure. Mais ne pas perdre de clients cédant aux sirènes de Free et en gagner d'autres reste un objectif capital pour le groupe, qui compte bien mettre en avant son expertise.
"Le marché n’a jamais été aussi dynamique et agressif que maintenant. Il y a la hausse de la TVA que nous appliquerons à partir du 1er février et pour laquelle nous avons envoyé à nos clients 12 millions de lettres explicatives ; il y a les offres premium, de nouveaux services, etc. Le tarif à 29,90 € c’est fini. Chaque mois, il y a de nouvelles offres mais notre objectif chez SFR est de rester le plus simple et le plus performant", explique Frank Esser, qui ne rechigne pas à lancer quelques piques à Free. "Créer une box est une chose ; mais il faut y ajouter la relation client, une expertise, ce que SFR sait faire et ce qui se traduit dans nos parts de marché", explique le PDG, heureux du succès de la nouvelle Neufbox Evolution. En deux mois, celle-ci s'est déjà écoulée à 100000 exemplaires dont un tiers auprès de nouveaux clients. L'objectif est de 500000 Neufbox Evolution sur l'année.

"Nous sommes trop taxés"

Nouveauté de ce début d'année, la hausse des forfaits internet. Imposée par Bruxelles, la hausse de la TVA de 5,5 % à 19,6 % sur la partie « télé » des forfaits internet et de certains abonnements mobiles a fait sauter le verrou de l’abonnement à 29,90 € mensuels – le plus bas d’Europe – redoutable maître étalon imaginé par Free en 2002 et que personne jusqu’à présent n’osait remettre en cause. En répercutant la hausse de la TVA les opérateurs se sentent libres de diversifier leurs offres en imaginant des formules basiques au tarif proche du fameux 29,90 € et des formules premium de haut de gamme plus chères comprenant du matériel dernier cri et des services à forte valeur ajoutée (vidéo à la demande, 3D, jeux en réseau, bientôt domotique, etc.).
Taxe audiovisuelle pour compenser l'abandon de la publicité en journée sur les chaînes de France Télévisions, taxe sur la copie privée (COSIP), TVA. N'en jetez plus. "Le secteur est trop taxé. Nous versons en taxe plus de 500 millions d'euros par an. Pourquoi les opérateurs doivent-ils compenser l'abandon de la pub sur France Télévisions ?" se désole Frank Esser.

La fibre à Toulouse en 2011

Autre chantier important et complexe abordé hier : la fibre optique, qui accuse du retard en France. "SFR a déjà beaucoup investi, de l'ordre de 500M€ et nous investirons encore 150 à 200M€ par an. On ne fait pas ça pour rien. La fibre aujourd'hui, c'est comme la 3G il y a six ans. On ne perçoit pas encore quels seront les usages mais cela peut venir très vite", assure Frank Esser.
Il est vrai que le cadre réglementaire de déploiement de la fibre est longtemps resté flou. Aujourd'hui, on y voit plus clair avec 3 grandes zones. La zone 1 concerne les parties à forte densité (grandes villes) où seuls les opérateurs interviennent pour construire le réseau. La zone 2 puis la zone 3 sont celles moyennement et peu peuplées.
Sur ces deux dernières, la construction du réseau sera co-financée par les collectivités territoriales, l'État via la Caisse des Dépôts et les opérateurs. Les zones 2 et 3 sont éligibles aux 2 milliards d'euros "infrastructures" du Grand Emprunt.
Après avoir tiré les câbles sous les trottoirs, les opérateurs doivent maintenant aller dans les immeubles. Toulouse sera couverte cette année.

Fibre, ADSL, réseau 3G dont le trafic data triple tous les ans depuis trois ans : les besoins en infrastructures sont là. "On ne sait pas quels seront les services qui marcheront dans trois ans, mais une chose est sûre : on aura toujours besoin d'un bon réseau."

La WebTV de la formation

Après 11 ans de productions audiovisuelles, 1 200 émissions et une diffusion télé régulière, l'Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) réorganise son offre de services multimédia et joue la carte de l'interactivité en lançant une Web TV dédiée à la formation professionnelle. www.webtv.afpa.fr propose quatre chaînes, plus de 300 métiers en vidéo et une médiathèque de 14 thématiques.

Le réseau des rondes

Le site Ma-Grande-Taille.com existe depuis octobre 2007. Au départ, simple blog, tenu par Corinne Masson, une femme ronde portant des vêtements en taille 52, il devient un site internet à part entière et, depuis novembre, un véritable réseau social. Les membres peuvent créer leur profil, ajouter des amis, publier des infos et participer aux forums du site.

Chez Orange, du bug dans les textos

Certains destinataires de textos de bonne année ont dû se demander si leur interlocuteur n'avait pas trop forcé sur le champagne ; car c'est jusqu'à 65 fois que certains SMS (ou MMS) ont été envoyés au même numéro ! Un bug de l'an 2011 qui a affecté les clients de l'opérateur Orange. Dès dimanche 2 janvier, ces derniers se sont plaints sur le site internet de l'opérateur car la réémission intempestive de leurs textos les a amenés à dépasser allègrement leur forfait. Silencieux dans un premier, Orange a assuré que « la cause de base de réémission de SMS ou MMS vient du non-fonctionnement du réseau d'un opérateur. » Si ce dernier n'a pas été cité par Orange, le nom de Bouygues a circulé, obligeant le 3e opérateur français de téléphonie mobile à démentir fermement. Au-delà de ce dysfonctionnement assez rare mais qui met en lumière l'engorgement que peuvent désormais connaître les réseaux mobiles, Orange a rassuré ses clients : « Quelqu'ait été le nombre de SMS envoyés ou renvoyés, nous facturerons une seule fois nos clients pour un seul envoi. »
Comme chaque année, le nombre de SMS envoyés par les clients d'Orange, de SFR et de Bouygues Telecom a pulvérisé le record précédent. Dans la nuit du réveillon et au cours du 1er janvier, 930 millions de textos ont ainsi été envoyés.
Les technophiles possesseurs d'iPhone ont connu pour leur part un autre bug : le changement d'année a empêché les alarmes de fonctionner. Apple devait corriger le problème hier, même si la panne de réveil le 1er janvier n'est finalement pas si grave.

Guide de poche France voyage

Le nouveau service gratuit offert par France-Voyage.com guide les vacanciers au jour le jour sur leur mobile de façon personnalisée. Plus de 17 000 points d'intérêts, des cartes interactives, des photos, et des informations détaillées sur le patrimoine touristique, les itinéraires de balades, ou encore les spécialités gastronomiques locales sont disponibles ; de façon automatique avec l a géolocalisation. Les iPhone et mobiles Android ont accès en plus à la réalité augmentée.

Le Data journalism

La data journalism (journalisme de données) a le vent en poupe. En France Owni.fr s'en est fait une spécialité.

Mais le spécialiste incontesté est David McCandless, qu'Owni a rencontré, et dont le site Information is beutiful fait référence. Lors du séminaire TED, il a livré la vision de son travail :

Revendre ses billets sur le net

Alors que les députés planchent en ce moment sur le sujet de la lutte contre le marché noir des billets, le site zePASS.com, toute première place de marché à avoir organisé la revente légale de billets sur Internet, fête ses 8 ans. Le site met à la disposition des particuliers une plate-forme sécurisée dédiée à leurs reventes occasionnelles (train, concerts, matchs, loisirs).

L'Assemblée en poche

Le site internet de l'Assemblée nationale vient de faire peau neuve et sollicite ses lecteurs dans une enquête pour mieux les connaître. Le site vient également de se doter d'une version mobile accessible à l'adresse www.assemblee.mobi Ce site dont l'affichage est adapté aux petits écrans de tous les smartphones permet de consulter les actualités parlementaires, les agendas de la séance publique et des commissions, le «dérouleur» de la séance publique, les comptes rendus des dernières séances...

Internet-téléphone : toujours plus cher

Les fournisseurs d'accès à internet engagent une nouvelle bataille : celle des box à tout faire sur fond de hausse des prix . Le traditionnel forfait à 30€, c'est désormais fini.
Payer plus pour en avoir plus. Tel semble être le nouveau credo des fournisseurs d'accès à internet (FAI) français tout à la fois pour conquérir ou se voler entre eux des abonnés ; et pour en finir avec le forfait ADSL à 30 € par mois. Lancé en 2002 par Free, ce dernier était devenu le maître étalon qui a fait de la France l'un des pays à l'accès internet haut débit le moins cher. Tout cela va changer. Profitant d'une modification à la hausse de la TVA (lire ci-dessous), les FAI vont tous augmenter leurs prix en janvier de 1 à 3€. Ils vont également segmenter leurs offres en proposant des forfaits « premium » à 35 € avec leurs nouvelles box.
SFR a tiré le premier le 16 novembre dernier en lançant sa NeufBox évolution. Cette nouvelle box a subi une cure de minceur, est dotée du Wifi N, dispose d'un mode « économie d'énergie », et d'un nouveau décodeur télé fabriqué par Netgem, doté d'un disque dur amovible de 200Go mais dont seuls 40 Go sont disponibles. SFR promet « une toute nouvelle expérience TV » à ses clients avec une interface de navigation très aboutie. En deux semaines, Évolution a conquis 35 000 internautes, a indiqué l'opérateur, annonçant de nouveaux services pour 2011, probablement la multi-TV.
Mais sur le front de la nouveauté, SFR s'est fait doubler par Free ce mardi (La Dépêche d'hier). Le trublion de l'internet a, en effet, dévoilé la 6e version de sa box, baptisée Révolution et designée par Starck, qui prend une sérieuse longueur d'avance sur ses concurrents. Wifi N, connectique complète, lecteur de DVD Blu-Ray, disque dur serveur de 250 Go, internet sur la télé, télécommande à gyroscope, jeux… N'en jetez plus. La nouveauté la plus percutante est sans doute l'intégration des appels de la box vers tous les mobiles sans frais supplémentaires là où la concurrence les facture en plus. Free, qui deviendra opérateur mobile en 2012, n'a donc pas attendu pour attaquer ses concurrents Orange, SFR et Bouygues.
Mais cette guerre sur la technologie, sur les services et sur la téléphonie mobile, pour séduisante qu'elle soit a deux écueils : elle freine l'engouement pour la fibre optique et, surtout, elle va peser lourd sur la facture des abonnés…

AppsFire, le guide des applis

Une fois n'est pas coutume, Appsfire.com est une start up française qui s'est d'abord lancée à l'international avant de conquérir le marché français. Fort de ses 350 000 utilisateurs essentiellement basés aux USA et en Asie, Appsfire est désormais disponible en français pour les utilisateurs d'iPhone et mobiles Android. Un vrai guide indispensable.

Tribune libre. Pourquoi l’avenir de l’Internet Mobile passe par les réseaux sociaux

Ces derniers mois, les publicités des opérateurs vantant les mérites de l’iPhone, ou de l’iPad, ont occupé les écrans. Ce mouvement de fond initié par Apple afin de développer l’usage des terminaux mobiles avec de fonctions nouvelles dépassant celles du téléphone traditionnel afin de contrôler le marché des applications mobiles (via ses « stores »).

Malgré des critiques souvent motivées par les choix discrétionnaires d’Apple sur la sélection des applications, Apple offre aux éditeurs la capacité de distribuer son offre sur un parc mondial de plus de 90 millions de terminaux.


Pourquoi Apple se lance-t-il sur le sur le marché de la publicité mobile ?

Le choix d’Apple de devenir une régie mobile avec le rachat de Quattro Wireless pouvait laisser perplexe. La volonté d’Apple de prendre pied sur le marché prometteur de la publicité sur mobile, pouvait sembler une démarche risquée, loin de son cœur de métier. Pourquoi ce choix?

Tout d’abord, si l’on en croit Apple, la qualité des créations publicitaires dans les applications n’est pour l’instant pas au niveau de ce que les utilisateurs peuvent en attendre. Nous pouvons en douter lorsque que l’on voit le succès et la qualité des publicités du magasine Wired ou du Point en France. De plus, même si Steve Job annonce avoir reversé plus d’un milliard de dollars aux développeurs depuis le lancement de l’Appstore, la plupart d’entre eux restent déçus par les revenus générés. Apple fera-t-il mieux en vendant lui-même la publicité ? En tout cas, cela permet à Steve Jobs de les faire patienter. Enfin, Apple voulait réagir au rachat de Admob par Google aux États-Unis. Loin de s’opposer, les actions de Google et d’Apple dans l’univers du mobile semblent plutôt se cordonner. Le patron de Google n’a quitté que récemment le board d’Apple. Les deux entreprises se connaissent bien et continuent à collaborer ensemble (Google reste le moteur de recherche par défaut de Safari, le navigateur d’Apple sur iPhone/iPad). L’interdépendance des deux sociétés peut laisser penser qu’elles ont un objectif commun : établir un « duopole » et se partager les principaux marchés liés à la mobilité.

Les grands perdants de cette bataille pourraient être Microsoft, Nokia ou Blackberry. Dans cette course effrénée à la commercialisation d’« iPhone killers », les constructeurs se réfugient désormais, dans les bras de Google via Android qui apparaît comme leur ultime recours. Quelles sont les options qui se présentent pour les opérateurs et les constructeurs pour échapper à ce nouveau « duopole » ?


De nouveaux acteurs pour une rupture sur le marché de l’Internet mobile ?

Seule l’arrivée de nouveaux acteurs disposant d’un important savoir faire technologique, de marques mondiales et d’une base de consommateurs installés puissante pourrait faire évoluer ce « statu quo ». Après son introduction en bourse en 2012, Facebook devra trouver des axes de développement nouveaux. Facebook pourrait tenter de développer ses propres solutions de recherche « sociale » pour concurrencer Google. Facebook pourrait aussi prendre des initiatives dans le domaine des terminaux mobiles, en rachetant des acteurs du secteur en difficulté ou en développant lui-même ses propres terminaux. Dans le même temps, le réseau social pourrait tenter de développer son propre système d’exploitation en se fondant sur l’expérience des usages mobiles que la société a accumulée (FaceBook étant de loin l’application mobile la plus utilisée au monde).

Si cette hypothèse devait se réaliser, nous pourrions connaître une nouvelle rupture dans le développement des usages de l’Internet mobile. Ces derniers ne seraient pas fondés, comme c’est le cas aujourd’hui, sur le téléchargement d’applications mobiles, mais sur à un mix intelligent entre les fonctions « sociales » et les autres fonctions de l’Internet mobile. Microsoft, actionnaire de Facebook, sera bien entendu tenté d’aider à trouver une nouvelle stratégie pour concurrencer Apple et Google. Microsoft et Facebook annonceraient-ils très prochainement le lancement d’un Facebook Phone ?

Paul Amsellem
CEO d’Appcity

A propos de Appcity
Fondé en 2010 par Paul Amsellem et Christophe Blaimont, Appcity est le premier moteur de recherche universel du marché. Précurseur sur le marché de l’Internet mobile en France, Paul Amsellem est le fondateur de Phonevalley, de la Mobile Marketing Association, de SBW Paris et désormais d’Appcity. Proposant plus de 300 000 applications pour les principaux constructeurs de smartphones, Appcity est présent en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Chine.

Free fait sa «révolution» avec sa nouvelle box

Après la nouvelle NeufBox de SFR, dévoilée le 16 novembre, Free était attendu au tournant pour le lancement de la 6e génération de sa Freebox. Et le trublion du net n’a pas déçu, ce mardi 14 décembre matin, lorsque Xavier Niel, le PDG de la maison mère Iliad (photo), a présenté son nouveau bébé baptisé Révolution. Le mot n’est pas trop fort tant la nouvelle box regorge d’innovation. La première d’entre elle est que Free s’est associé au célèbre designer Philippe Starck pour concevoir ses deux boîtiers : le modem et le décodeur TV. Le résultat est plutôt réussi. « J’ai passé ma vie à mener la bataille du design démocratique. J’ai té très honoré de travailler pour Free car c’est exactement le même esprit », confiait le designer. Pour le reste, Free entend se placer « au cœur du foyer numérique. » Compatible ADSL et fibre, le Freebox server inclut le wifi 802.11n, deux hauts parleurs pour écouter la musique, une connectique très complète et une base DECT pour connecter directement un combiné téléphonique. En attendant de bâtir son réseau de téléphonie mobile, Free permet d’ailleurs d’appeler depuis sa box tous les mobiles en illimité ! Le Freebox serveur dispose aussi d’un disque dur de 250 Go pour partager ses contenus sur tous les ordinateurs du foyer.
Côté décodeur, c’est aussi un festival avec rien moins… qu’un lecteur de DVD Blu-Ray. Mais aussi un navigateur qui permet d’apporter internet sur la télé. Une télécommande dotée d’un gyroscope et une manette pour des jeux 3D sont aussi de la partie. Free fait un sans faute pour un prix maintenu à 29,90 €/mois auquel il faut ajouter 5,99 €/mois pour bénéficier du dégroupage total.

Les Français de plus en plus connectés

Pour la 8e année consécutive, l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) publient les résultats de l'étude menée pour leur compte par le Centre de recherches et d'études des conditions de vie (CREDOC) sur la diffusion des technologies de l'information en France.

Côté équipements, l’étude 2010 confirme le niveau élevé d'équipement en téléphonie fixe et mobile avec respectivement 87% et 83% et le fort multi-équipement avec 70% de personnes disposant à la fois d'un fixe et d'un mobile. Sept Français sur dix ont accès à internet à leur domicile et plus d’un sur deux (54%) utilise désormais une " box " pour téléphoner. Pour l'accès à internet, l’ADSL demeure largement majoritaire avec 92% des accès. Mais le débit de l'internet fixe est jugé insuffisant par les utilisateurs (44% en 2010, + 8 points en un an) surtout dans les zones rurales. Quant à l'internet mobile, plus de la moitié des utilisateurs jugent le débit insuffisant, surtout dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Côté usages, internet s'est installé dans la vie quotidienne avec 53 % de la population connectée quotidiennement. L'internet mobile poursuit sa croissance : la proportion d’individus utilisant leur mobile pour consulter Internet a doublé en deux ans et s’établit à 15%, soit 7 millions de personnes. Le téléchargement d’applications est pratiqué par 9% des personnes équipés d’un mobile grâce à la diffusion des smartphones.
Par contre, près de la moitié des équipés mobiles sont confrontés à des pratiques frauduleuses (46%) notamment les spams invitant à rappeler un numéro surtaxé (35%). Enfin, parmi les points saillants de l’étude 2010, notons l'explosion des réseaux sociaux, avec plus du tiers de la population française inscrite sur un réseau social (36 % des Français contre 23 % l’année dernière), soit 7 millions de nouveaux utilisateurs. C’est la diffusion la plus rapide d’un usage jamais mesurée par cette enquête.

WikiLeaks provoque une cyberguerre

Alors que le fondateur de WikiLeaks est en prison et que son site web est menacé de fermeture partout où il est hébergé, les partisans de Julian Assange ont déclenché une cyberguerre contre les adversaires du site qui a révélé les dessous de la diplomatie américaine.

Après la guerre froide qui prit fin avec la chute du mur de Berlin ; après la guerre des étoiles chère à Ronald Reagan dans les années 80, voilà la cyberguerre. Une guerre d'un nouveau genre, bien plus complexe et redoutable, qui n'oppose plus seulement des États entre eux mais des groupes d'intérêts face à un ou des pays, une ou des organisations.
On assiste ainsi depuis deux jours à un genre particulier de cyberguerre : celle déclenchée par les partisans de WikiLeaks. Depuis que ce site internet a fourni à cinq grands quotidiens dans le monde quelque 250 000 télégrammes du Département d'État des États-Unis - dévoilant ainsi l'arrière-cuisine pas toujours reluisante de la diplomatie US - il est devenu la cible de certains États qui veulent l'empêcher de fonctionner. Que ce soit au niveau de son hébergement - WikiLeaks a dû changer plusieurs fois d'adresse - ou de son financement avec le blocage de toute transaction en sa faveur par les réseaux Visa et Mastercard.
Les partisans de WikiLeaks et de son fondateur Julian Assange, actuellement incarcéré, ont décidé de lancer une « opération riposte. » Hier ces hackers ont accru leurs cyberattaques contre Visa et Mastercard, contre le site du gouvernement suédois et celui de Sarah Palin, figure des ultraconservateurs américains, qui estimait qu'Assange avait « du sang sur les mains.»
« C'est une guerre informatique, nous voulons que l'internet reste libre et ouvert à tous », a expliqué le porte-parole d'un groupe de pirates, soulignant là un autre enjeu de cette guerre d'influence mondiale : celui de la censure sur internet. La Haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, s'est d'ailleurs dite inquiète hier des pressions exercées sur les compagnies offrant des services au site WikiLeaks. Des pressions qui « peuvent être interprétées comme une tentative de censure contre la publication d'informations, et pourraient potentiellement constituer une violation du droit à la liberté d'expression de WikiLeak.» Mais dans ce conflit, il y a peu de risques de voir apparaître des cyber casques bleus…

«Une bataille pour l'info»

Jean-Philippe Bichard est analyste chez Kaspersky Lab, et spécialiste en cybercriminalité.

A-t-on raison de parler de cyberguerre avec l'opération riposte des partisans de WikiLeaks ?
C'est exagéré. Il y a eu une première cyberguerre il y a trois ans en Estonie, un pays très numérisé, qui a vu ses réseaux de distributeurs de billets, ses réseaux électriques, d'essence victimes d'attaques informatiques massives. Dans le cas de WikiLeaks, nous sommes plutôt dans une info-guerre, une guerre de l'information, de l'influence par rapport à une forme de transparence. Internet est utilisé pour faire valoir ses arguments. Les États sous-estiment la puissance d'internet et la démultiplication que permet l'économie dématérialisée.

Justement, les États, les gouvernements ont-ils pris la mesure des risques ?
Oui, face aux attaques informatiques, de nombreux États ont mis en place des cyberforces. C'est le cas au États-Unis avec plusieurs milliers de personnes mobilisées. En France, c'est le grand secret. On a bien sûr des cybergendarmes mais ils n'ont pas de rôle en matière de défense. Pour le reste, il y a en France beaucoup de discrétion.

Quelles sont les cyber armes auxquelles on doit faire face ?
Ce sont des malwares, des logiciels malveillants qui infectent les machines pour bâtir des botnets, c'est-à-dire des réseaux de machines infectées à l'insu de leurs utilisateurs, et qui vont se réveiller pour attaquer tel site internet, tel service. Ces botnets sont gérés par des organisations criminelles d'un nouveau genre, qui vendent leurs services illégaux, notamment à des sociétés qui ont pignon sur rue, voire à des États. On est entré dans l'ère des cyber-mercenaires.

Face à ces menaces, que doivent faire les particuliers ?
Pour se protéger des attaques - il y en a une toutes les trois minutes - et éviter que son ordinateur ne soit infecté, il faut disposer d'un logiciel de sécurité anti-malware qui soit régulièrement mis à jour.


Les États-Unis et l'Europe mal protégés face aux pirates
Paradoxalement, les fuites de WikiLeaks ont permis de révéler que la Chine était en mesure de lancer des cyberattaques défensives et offensives et qu'il y avait de fortes chances pour qu'elle soit derrière les attaques de Google en janvier dernier.
Si les États ont désormais bien compris l'importance de la cybercriminalité, c'est parce qu'ils ont pris conscience de leur vulnérabilité. En février dernier, d'anciens hauts fonctionnaires américains ont simulé une cyberattaque massive sur les États-Unis, pour sensibiliser la population à cette nouvelle menace.
Le scénario catastrophe concocté par le Bipartisan Policy Center (BPC) était digne des meilleurs films d'Hollywood : réseaux de téléphonie mobile et fixe au tapis ; internet devenu si lent que toute l'économie se grippait et que les avions restaient cloués au sol ; le réseau électrique, touché lui aussi, plongeait des dizaines de millions d'Américains dans l'obscurité. Et personne ne savait d'où venait l'attaque..
En août dernier, un expert de la NSA estimait que l'invasion informatique des USA pouvait se faire en deux ans pour seulement 100 millions de dollars. Pour faire face et préparer une cyberarmée, Barack Obama a nommé un « Monsieur cybersécurité », une première. L'Union européenne, très vulnérable elle aussi, a effectué une simulation « Cyber Europe 2010 » début novembre pour mesurer la capacité de réaction des pays à éviter une paralysie d'internet. La France travaille depuis 2004 au très confidentiel Piranet, une sorte de Vigipirate du net.

Orange. Christine Albanel : « Retrouver notre fierté »

Ancienne ministre de la Culture et Toulousaine de cœur, Christine Albanel, directrice exécutive chargée de la communication interne, externe, du mécénat et de la stratégie contenus du groupe Orange-FranceTelecom, était hier à Toulouse dans le cadre des rencontres Campus organisées par le groupe de télécoms.

Quelles sont vos fonctions au sein du groupe Orange-FT ?
Depuis avril dernier, j'ai intégrée cette nouvelle équipe menée par Stéphane Richard, qui écrit un nouveau chapitre de notre histoire autour de deux axes : le retour aux fondamentaux, c'est-à-dire remettre le client au cœur des projets et avoir une ambition vers le futur, un esprit de conquête vers l'international avec une dimension sociétale et citoyenne qui est l'ADN du groupe. La communication interne que je porte va dans le même sens. Il faut que les salariés soient associés, mieux informés et retrouvent une vraie fierté de travailler dans ce grand groupe.

Certains parlent d'affichage en évoquant le nouveau contrat social. Qu'en est-il ?
Mais cet affichage correspond à une réalité, c'est la visibilité de ce que nous faisons. Des accords ont été signés, des espaces de dialogue ouverts, 10 000 embauches sur trois ans vont se faire, l'atmosphère a changé.

Orange semble avoir pris un virage à 180° dans sa stratégie de contenus. Abandonnez-vous la production ?
Ce n'est pas un virage mais une évolution. Là aussi, nous revenons aux fondamentaux. Il y a eu différentes époques. La stratégie de contenus qui avait été mise en place était sous-tendue par un modèle de double exclusivité. L'idée était qu'en proposant des contenus exclusifs, nous attirerions les abonnements. Cela a été un succès pour le cinéma et les séries télé ; un peu moins pour le sport que nous avons payé très cher au moment où il y avait les accords Canal +/TPS. Nous ne renonçons pas aux contenus, mais nous voulons nous diversifier et être plus agrégateur qu'éditeur. C'est la raison pour laquelle nous allons nouer des partenariats gagnants-gagnants, sur les jeunes, sur la presse avec notre kiosque Read & Go accessible sur les tablettes, sur la télévision 3D. Il y a beaucoup à faire pour porter de grands projets numériques et citoyens.

(Photo © François Maréchal pour Orange)

Fondation
Christine Albanel a également en charge la fondation du groupe qui mène des actions autour de la thématique «la conversation sans les mots.» (la musique, l'aide aux enfants autistes, aux déficients auditifs). Avec un volet Orange solidarité numérique, la fondation va soutenir des actions éducatives (e-learning) en Afrique ou chez nous contre la fracture numérique.

Découvrez le nouveau profil Facebook

Par petites touches, Facebook, le réseau social aux 500 millions de membres dans le monde, opère des changements dans son fonctionnement ; changements qui vont bien sûr susciter la méfiance des utilisateurs quant à l'utilisation que fait la société de leurs données privées.

Cela sera sans doute d'autant plus vrai que les changements, annoncés par le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, touchent au profil même des utilisateurs. Les nouveaux profils ont commencé à être déployés le 6 décembre et ce mardi 7 décembre, tous les utilisateurs doivent pouvoir en profiter. Revue de détail des nouveautés.

Immédiatement sous le nom figure un résumé des principales informations (statut amoureux, employeur, ville de naissance, etc.) puis une frise des dernières photos publiées ou dans lesquelles l'utilisateur apparaît. L'idée est de connaître en un instant les principales caractéristiques d'un utilisateur.

A droite de tous ces éléments, les boutons pour démarrer une discussion instantannée et pour envoyer un poke sont plus accessibles.

Le nouveau profil fait également apparaître plus lisiblement les centres d'intéret de l'utilisateur qui apparaissent, là encore sous forme de frise.

En complément des listes que l'on peut faire pour trier ses amis, le nouveau profil permet de mieux mettre en évidence les relations les plus proches (famille, amis, collègues). Les amis avec lesquels on a le plus d'interaction sont d'ailleurs placés à gauche à la verticale.

Enfin, le nouveau profil permet de repérer rapidement les points communs que l'on partage avec ses contacts.


Les recettes de Jacques Attali pour une région numérique

Pour célébrer ses dix ans d'existence au centre de congrès Diagora-Labège lundi 6 décembre, la Mêlée numérique, association qui fédère en Midi-Pyrénées quelque 400 acteurs de l'économie numérique, avait convié un hôte de marque : Jacques Attali. L'ancien sherpa de François Mitterrand, essayiste et fin observateur des évolutions technologiques de nos sociétés contemporaines, a brossé devant un auditoire de 800 personnes, ce que la "révolution numérique" célébrée par la Mêlée va changer dans les dix ans qui viennent et, surtout, comment Midi-Pyrénées pourrait se positionner sur cet échiquier aujourd'hui largement dominé par les Etats-Unis et les dragons asiatiques, notamment sur trois domaines clés (objets nomades connectés, centres serveurs et interfaces homme-machine).
Pour Jacques Attali, l'Europe, d'évidence, souffre. "Aucune entreprise européenne n'est dans les premières places du secteur numérique et, en France, seules l'Île-de-France et Grenoble (avec les nanotechnologies) tirent leur épinge du jeu. Comment dans ces conditions une région peut jouer un rôle dans le numérique ?" s'est interrogé le spécialiste, qui n'a pas manqué de citer tous les domaines dans lesquels le numérique va s'immiscer dans les années à venir. De l'éducation à la santé avec de nouveaux médicaments, de la domotique des logements aux réseaux mobiles 4G, de la géolocalisation aux vêtements high-tech, les champs du possibles sont immenses.
Pour Midi-Pyrénées, Jacques Attali a proposé "quelques recettes de base" : "il faut de l'industrie et pas que des services ; il faut de la recherche fondamentale ; et il faut de la formation supérieure. Ce triptyque est à faire sur le long terme pour bâtir en 30 ans une région numérique. Vous avez des atouts, l'aéronautique, le spatial, la géolocalisation. A Toulouse vous avez une chance : être n°1 mondial de l'aéronautique. C'est dans le voisinage de ces domaines de l'aéronautique, du spatial, de la géolocalisation, qu'il vous faut bâtir un projet avec une grande ambition, celle d'être n°1", a expliqué Jacques Attali, largement approuvé par les chefs d'entreprises présents, demandeurs eux aussi d'une ambition visionnaire pour le numérique en Midi-Pyrénées. "Vous avez vos atouts, le grand emprunt qui peut apporter des financements. Ne laissez pas passer votre chance. Vous avez une fenêtre de tir", a assuré Jacques Attali.
Philippe Rioux

La cuisine de la Mêlée
Avant d'annoncer qu'il passerait prochainement la main à la tête de l'association, Edouard Forzy, président de la Mêlée numérique, a annoncé hier la création à Toulouse d'un nouvel espace numérique : la Cantine. Situé 27, boulevard Matabiau, cet espace sera un lieu d'échange, de travail, de sensibilisation et d'apprentissage du numérique, ouvert à tous. www.lamelee.com

Eloge de la machine à café 
Jacques Attali est peut-être fan de Caméra café, la mini-série de M6 ; toujours est-il qu'il a fait ce lundi l'éloge de la machine à café. "Dans les entreprises, la chose la plus importante, c'est la machine à café", a-t-il déclaré devant une salle ravie. "Il faut des lieux de rencontres, d'échange, des endroits conviviaux, des cafétérias", assure-t-il comme autant de gages pour développer une ambiance productive.

Le palmarès du net 2010 de Yahoo!

Comme chaque année, le moteur de recherche sur internet Yahoo ! - qui est fréquenté par quelque 600 millions d'utilisateurs par mois dans le monde dont près de 17,5 millions en France - livre son classement des mots clés les plus recherchés de l'année. Véritable « observatoire du Web », cette rétrospective permet de dégager les grandes tendances dans plusieurs catégories. Sans grande surprises « le divertissement est toujours au cœur des centres d'intérêt des internautes puisque la téléréalité et le sport dominent le classement de l'année 2010 », indique Yahoo !
« Toutes rubriques confondues, le phénomène Secret Story (l'émission de téléréalité diffusée sur TF1) arrive en tête des recherches des internautes français en 2010 comme c'était déjà le cas en 2008 et 2009. » À noter également la belle performance de Plus belle la vie, le feuilleton de France 3 qui cartonne en audience. Côté sports, « depuis 2 ans également, l'Olympique de Marseille reste le club de foot le plus recherché sur le moteur de Yahoo ! France. Fait surprenant, le Paris Saint-Germain disparaît du classement malgré un contexte sulfureux cette année », analyse l'équipe française du moteur.
Carla Bruni fait une entrée remarquée derrière le roi de la pop Michaël Jackson ; Rachida Dati et Rama Yade talonnent Nicolas Sarkozy qui les a évincées du gouvernement. Enfin en 2010, Apple fait un carton avec ses iPhone et ses iPad, aux premières places du podium high-tech.