Fuites de données en cascade, attaques de plus en plus discrètes et industrialisation du cybercrime : la France apparaît comme l’un des pays les plus exposés au monde. Derrière la multiplication des incidents touchant l’État comme les entreprises, se dessine une menace durable, à la fois criminelle et géopolitique, à laquelle les pouvoirs publics tentent d’apporter une réponse. L’incident de sécurité chez France Titres, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), survenu le 15 mars dernier, avec lequel 11,7 millions de comptes se sont trouvés exposés, est-il l’incident de trop ? En tout cas, il intervient après de nombreuses intrusions et fuites de données concernant des services publics dont on aurait pu penser qu’ils étaient beaucoup mieux protégés que les bases de données d’entreprises privées. Ce nouvel épisode montre en tout cas combien la France est une cible de choix pour les cyberpirates de tout poil. Car l’ANTS s’inscrit dans une série d’incidents réce...
De la même façon que les réseaux sociaux sur internet avaient joué un rôle important dans le mouvement de contestation de la ré-élection de Mahmoud Ahmadinejad en Iran, ils constituent une caisse de résonnance aussi inédite que puissante dans la révolte populaire qui secoue aujourd’hui la Tunisie. Face au régime, la génération Facebook est devenue le fer de lance de la mobilisation et de l’information, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Si le président Ben Ali a toujours sûr censurer la presse et jeter une chappe de plomb sur l’information, il apparaît débordé face à un mouvement très déterminé. La jeunesse tunisienne rends compte heure par heure de la situation.
Des photos sont postées sur Twitter (mot-clé #sidibouzid ou #tunis) , Posterous ou sur Facebook, des vidéos sont téléchargées sur YouTube. Souvent courts et de mauvaise qualité car provenant de téléphones portable, ces films témoignent en tout cas de la réalité des manifestations, de la répression, des blessés soignés dans les hôpitaux. Sur le portail www.nawaat.org, où un dossier multimédia complet est consacré à Sidi Bouzid (la ville d’où est parit la révolte), les analyses côtoient les témoignages et les appels à la mobilisation. Les billets sont sans équivoque : «Indignez-vous», «Pourquoi je ne crois pas Ben Ali», «Ne laissez pas Ben Ali fuir!» A la question de savoir quelle doit être la sortie de crise, un sondage sur le site est sans équivoque : la révolte à 45% ; la désobéissance civile à 27%.
Des photos sont postées sur Twitter (mot-clé #sidibouzid ou #tunis) , Posterous ou sur Facebook, des vidéos sont téléchargées sur YouTube. Souvent courts et de mauvaise qualité car provenant de téléphones portable, ces films témoignent en tout cas de la réalité des manifestations, de la répression, des blessés soignés dans les hôpitaux. Sur le portail www.nawaat.org, où un dossier multimédia complet est consacré à Sidi Bouzid (la ville d’où est parit la révolte), les analyses côtoient les témoignages et les appels à la mobilisation. Les billets sont sans équivoque : «Indignez-vous», «Pourquoi je ne crois pas Ben Ali», «Ne laissez pas Ben Ali fuir!» A la question de savoir quelle doit être la sortie de crise, un sondage sur le site est sans équivoque : la révolte à 45% ; la désobéissance civile à 27%.
