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Start-up : comment un conte de fées n’est pas un compte de faits



Daniel Benchimol Président fondateur du cluster numérique DigitalPlace et fondateur du Groupe Eurogiciel (devenu Scalian) exprime son point de vue sur les pitchs lors des levées de fonds. 

Je me suis toujours demandé comment un patron de startup non doté d’une éloquence naturelle pourrait s’en sortir en pitchant devant des investisseurs, business angels ou fonds d’investissement. De plus, le pitch doit en 1 mn ou en 10 mn suivant le contexte donner envie d’aller plus loin, d’en savoir plus sur le projet et d’organiser une réunion de travail.

L’éloquence est l'art de bien parler, l'aptitude à s'exprimer avec aisance, la capacité d'émouvoir et de persuader et ce n’est pas la qualité la plus commune de tous les présentateurs que j’ai pu rencontrer. Pour autant, ne sommes-nous pas influencés par la forme de la présentation plus que par le contenu ? Ne passons nous pas à côté de beaux projets parce que la présentation n’a pas été à la hauteur ? C’est sûr, que la capacité à mobiliser son auditoire augmente fortement sa probabilité de réussite. Ce charisme commercial à ‘’vendre’’ son projet est une qualité fort appréciable quand on cherche des investisseurs. La méthode est souvent la même : un storytelling.

Le storytelling, c’est cet art de raconter une histoire, un conte de faits, emporter l’auditeur avec soi dans la réussite du projet, un rêve éveillé qui montre la lumière au bout de l’histoire. Mais, à contrario, est-ce qu’un grand comédien, entrainé par les préparateurs au pitch, ne va pas nous amener dans des situations à risque inconsidéré ? C’est bien sûr arrivé, croire à la belle histoire, celle qui va changer le monde ou tout au moins créer une licorne (entreprise valorisée plus d’un milliard de $) génère des levées de fonds hors limites et souvent cette capacité d’entrainement ne se limite pas à la première levée de fonds. Elle génère une volonté contagieuse d’être dans le bon coup. Et puis, ceux qui ont accompagné le projet depuis le début, ne veulent pas rester en rade et retardent le point de non-retour.

Quelques exemples fracassants récents comme WebVan 800 M$ ou PayByTouch 340 M$ ; ces 2 ont eu une durée de vie de 5 ans ! Alors, c’est facile pour moi de parler des histoires qu’on a crues grâce à un bon storytelling et qui ont été un flop plutôt que celles qu’on a laissé passer à cause d’une mauvaise présentation. Sachant que le DoBigFaster (DBF) est assez le leitmotiv outre atlantique quand on voit la valorisation d’Uber alors cette dernière perd 3 Milliards de $ en 2016. Aller vite, très vite même si on perd beaucoup d’argent.

Alors, mon conseil avant de se lancer dans l’arène de la levée de fonds, attendre si possible le MVP  mais aussi attendre d’avoir un vrai chiffre d’affaires avec de vrais clients.

A défaut de talent d’orateur inné, il faut que les startuppers soient habités par leur projet car, comme le dit Voltaire : « La nature rend les hommes éloquents dans les grands intérêts et dans les grandes passions ».

Transition vers le Cloud : des bénéfices qui dépassent l'avantage financier




Par Olivier Bouquin, Sales Consultant Manager, France et Europe du Sud, Tableau

Le Cloud permet aux entreprises de réaliser des économies considérables. Mais son apport va bien au-delà de l'aspect financier.
Le Cloud est l'une des technologies transformationnelles ayant le plus fait parler d'elle. Les entreprises, qui parfois connaissent mal les possibilités de sécuriser les données, ne cachent pas leur appréhension à l'idée de confier la gestion de leurs infrastructures internes à un tiers. Pourtant, les entreprises sont de plus ne plus nombreuses à adopter le Cloud comme lieu de stockage fiable de leurs données. Pour les petites structures comme pour les plus grandes, il sert à gérer tout ou partie des infrastructures et des logiciels.
Les raisons de cet engouement sont-elles uniquement liées au coût ? Certes, en hébergeant leurs données sur le Cloud, les entreprises ne paient que pour les ressources utilisées et sont délestées des coûts liés aux différents équipements de stockage et de traitement de l'information. Mais il serait trompeur de s'arrêter à cette unique raison. Les entreprises se tournent vers le Cloud pour trois motifs principaux, d'ordre stratégique : la rapidité de déploiement, la flexibilité et le caractère évolutif du Cloud, et le fait qu'il représente une solution d'avenir.

Une mise en place rapide 

L'installation complète d'une technologie, telle qu'une solution de CRM, nécessite que l'entreprise constitue deux équipes. La première sera chargée d'étudier toutes les solutions de déploiement possibles, puis d'acquérir le matériel requis. La seconde équipe prendra le relais pour déployer et gérer la solution choisie. Tout au long de son évolution, l'entreprise devra assurer un suivi fréquent et régulier de la croissance des systèmes installés. Grâce à cette organisation, les entreprises peuvent implanter rapidement, en quelques clics de souris, différents services hébergés sur le Cloud : une plate-forme CRM, un entrepôt de données, ou encore une plate-forme analytique.
Elles n'ont pas besoin de passer du temps à configurer le matériel, à maintenir ses systèmes, ou à mettre à niveau ses serveurs physiques. Cela veut dire qu'en très peu de temps, avec très peu de ressources, les entreprises peuvent de façon extrêmement rapide disposer d'une infrastructure haut de gamme, hautement sécurisée, toujours accessible. De même, elles peuvent mettre en œuvre leurs stratégies impliquant une haute disponibilité, gratuitement et avec une grande facilité.

Des outils flexibles et évolutifs 

La vie d'une entreprise est jalonnée d'imprévus, ce qui rend plus complexe la gestion des infrastructures, et révèle l'utilité d'équipes dédiées à l'évaluation des besoins en outils collaboratifs. En simplifiant les processus, le Cloud diminue significativement les commandes de machines supplémentaires, qui peuvent s'avérer lentes et difficiles. L'entreprise est ainsi plus à même de gérer les imprévus en temps réel, ainsi que les pics soudains que peut atteindre la demande. Elle peut augmenter ou réduire instantanément les capacités de ses infrastructures en les adaptant à l'évolution de ses besoins.

Grâce à la grande flexibilité du Cloud sur d'autres aspects de l'évolution de l'entreprise, elle a le choix entre plusieurs options pour le service de données, les modes de stockage et les systèmes d'exploitation, évitant ainsi l'achat et le déploiement de solutions dans ses locaux, et peut changer de services en quelques clics.

L'avenir est dans les nuages

Le Cloud héberge de plus en plus de solutions technologiques traditionnelles (CRM, automatisation du marketing et analyse des données). Il s'apprête désormais à accueillir les technologies du futur.

Nous assistons tous les jours à l'émergence d'une nouvelle solution, d'un nouveau service de données, d'un nouvel outil d'analyse, d'une nouvelle solution de stockage hébergés sur le Cloud et accessible dans tous les endroits connectés du globe.
Au fil du temps, les entreprises combineront de moins en moins leurs solutions existantes, reposant sur des machines peu évolutives, abritées derrière leurs pare-feux, avec les nouvelles technologies développées dans le Cloud.

Le déploiement d'infrastructures et de logiciels dans le Cloud permettra aux entreprises d'être mieux armées pour intégrer les innovations technologiques. Leurs collaborateurs pourront ainsi relever tous les défis qui se proposeront à eux. Avec en prime une sécurité maximale des données et un accès garanti où qu'ils soient, depuis n'importe quel poste de travail ou terminal mobile.

Numérique : le Digiworld summit décrypte atouts et handicaps de l'Europe



La 39e édition du Digiworld summit s’est achevée ce jeudi soir à Montpellier après trois jours de conférences, de débats, d’ateliers, de rencontres qui ont vu défiler quelque 120 experts venus du monde entier et plus d’un millier de participants. Organisée par l’Idate, un think tank basé à Montpellier spécialisé dans l’analyse de la transformation numérique qui fêtait ses 40 ans, cette édition – pour la première fois parrainée par le président de la République, Emmanuel Macron – a été consacrée aux investissements du futur dans le secteur numérique et a décrypté les atouts et les faiblesses de l’Europe.

Des atouts : un savoir-faire incontestable et historique, une capacité de création et d’innovation que l’on retrouve d’ailleurs en France dans le label French Tech. Les handicaps : l’incapacité à faire émerger un poids lourd d’internet face aux géants du net (les Gafa américains comme les Batx chinois) et de s’imposer face aux Etats-Unis ou à la Chine dans plusieurs secteurs clés comme l’intelligence artificielle.

Il y a pourtant urgence à investir, notamment dans les réseaux à haut débit, que ce soit la fibre, la 4G ou la 5G. Cette dernière sera bientôt là d’ici fin 2018, début 2019 avec un fort développement en Asie, qui va entraîner un bouleversement des usages. Et notamment ceux avancés dans le nouveau rapport de prospective 2020-2025 de l’Idate, qui détaille  trois technologies clés : l’internet des objets, l’intelligence artificielle et les robots .

Olivier Huart, PDG de TDF a joliment résumé combien les réseaux et les contenus qui circulent dans les tuyaux sont liés, en utilisant la métaphore… du sandwich. « Il faut de plus en plus de pain, de toutes sortes » a-t-il expliqué. Mais comment inciter les opérateurs à investir des sommes si importantes en Europe où le morcellement du secteur et la réglementation peuvent être des freins ?

Régulation pro-investissements

Des pistes existent comme l’a indiqué Sébastien Soriano, patron de l’ARCEP, le gendarme des télécoms (qui présidait cette année le BEREC, l’organisme regroupant tous les régulateurs d’Europe). « Il faut une grande opération de réconciliation entre opérateurs et régulateurs », estime-t-il en évoquant les bienfaits d’une « régulation pro-investissements ». Celle-ci ne sacrifie en rien l’intérêt général, mais ménage des facilités pour les opérateurs. Sébastien Soriano a ainsi indiqué qu’il y aurait bientôt la création de « bacs à sable réglementaires pour libérer l’innovation. »

L’innovation des telcos, Pierre Louette, directeur général adjoint d’Orange, y croit dur comme fer, au point d’intituler sa présentation « Making telcos great again », clin œil à Emmanuel Macron. L’opérateur historique français veut se mesurer aux Gafa dont la valorisation boursière représente deux fois celle du CAC 40 ! Pour cela il mise sur la diversification, par exemple dans la banque avec Orange Bank ou dans les enceintes connectées.

Le big bang des données

Au fil des conférences et des tables rondes, le Digiworld a aussi montré combien le trait d’union entre réseaux et contenus reste les données.   « 90% des données dans le monde ont été produites ces deux dernières années », expliquait Carlos Lopez-Blanco, PDG de Telefonica. « Ceux qui contrôlent les données seront les maîtres du monde » a renchéri de son côté Jacques Attali, président de Positiv Planet. Mais l’ancien sherpa de François Mitterrand, qui a depuis longtemps théorisé l’homme nomade, reste confiant sur le domaine clé du numérique pour les années à venir  « la bataille de l’intelligence artificielle n’est pas perdue » pour les Européens, estime-t-il, soulignant combien l’éducation, et particulièrement l’éducation des filles, est capitale.

Fracture numérique

A la capacité d’innovation des telcos et d’une régulation pro-investissement doit aussi répondre une volonté politique tant à l’échelle européenne que nationale. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, était là pour la formaliser.

Après avoir rendu visite à la French Tech Montpellier et rencontré les start-up qui exposaient leurs produits, le ministre a conclu le Digiworld summit en livrant les pistes d’action d’un gouvernement dont l’action est majoritairement appréciée par les acteurs du secteur. Mounir Mahjoubi, qui a annoncé « un plan de simplification administrative pour les start-up »,  a assuré que « le numérique, c’est autant les start-up, la transformation numérique de l’Etat que l’inclusion de ceux qui n’y ont pas accès ».  Connecter la France et tous les Français, sans laisser personne au bord du chemin de la 4G et de l’usage des nouvelles technologies, voilà bien une ambition de lutte contre la fracture numérique que pourrait porter tout au long de son quinquennat Emmanuel Macron, président-geek s’il en est.

La Haute-Garonne entre au Conseil d'administration d'Opendata France



Lors de l'Assemblée Générale d'Open Data France qui s'est réunie mardi 14 novembre à Toulouse, le Conseil départemental représenté par Annie Vieu, vice-présidente chargée de l'innovation et du numérique et Présidente du syndicat mixte Haute-Garonne Numérique, a intégré le Conseil d'administration de l'association.

Le Conseil départemental a impulsé dès décembre 2015 l'ouverture de données publiques au sein de la collectivité avec l'ouverture d'un portail Open Data contenant une cinquantaine de jeux de données publiques. Ce travail se poursuit aujourd'hui avec une nouvelle approche expérimentale d'accompagnement de collectivités pilotes qui souhaitent s'engager dans ce type de démarche.

"L'association Open data France constitue une cellule d'appui reconnue au niveau national qui apporte une expertise importante pour répondre aux enjeux de libération de données et de leur réutilisation. Cet engagement doit nous permettre de renforcer notre ambition tant sur le plan du développement des usages numériques que de la transparence de notre action" a déclaré Annie Vieu.

L’association Opendata France a été créée le 9 octobre 2013 à Toulouse. Elle a pour but de regrouper et soutenir les collectivités engagées activement dans une démarche d’ouverture des données publiques et de favoriser toutes les démarches entreprises par ces collectivités dans le but de la promotion de l’open data. Elle compte parmi ses Membres associés Etalab, l’association LiberTIC, la  Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et le Groupement français de l’Industrie de l’Information (GFII). Elle est présidée par Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole.

loRdi : la Région Occitanie équipe les lycéens et apprentis

Pour la première fois cette année, la Région Occitanie remet loRdi, un ordinateur portable personnel destiné aux lycéens et apprentis en première année de formation ainsi qu'aux élèves des Ecoles régionales de la 2ème chance d'Occitanie. La campagne de distribution qui vient de démarrer concernera au total près de 60 000 jeunes sur l'ensemble du territoire.

« Les objectifs que nous nous étions fixés pour cette 1ère campagne de distribution de loRdi sont atteints. La quasi-totalité des lycéens et apprentis concernés seront équipés d'un ordinateur et, pour la grande majorité d'entre eux, gratuitement. loRdi, c'est un outil efficace pour réduire la fracture numérique et un gain de pouvoir d'achat pour les familles ! Par ailleurs, le succès de la labellisation « Lycée numérique » prouve que nos établissements souhaitent être partie prenante de la révolution digitale et développer des usages pédagogiques innovants à partir de loRdi. La moitié a obtenu le label dès cette rentrée. Nous allons renforcer cette dynamique en accompagnant l'implication des établissements pour atteindre d'ici 2021 l'objectif de 100% de lycées labellisés », a déclaré la présidente de région Carole Delga.

Startup Launcher Camp de l’IoT Valley : 50 h non-stop pour créer une start-up



L'IoT Valley organise vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 décembre 2017, la 2ème édition de son Startup Launcher Camp, autour du thème du bâtiment connecté. Ouvert aux étudiants, porteurs de projets et demandeurs d’emploi, ce rendez-vous de 50 heures non-stop a vocation à créer et fédérer des équipes pour faire émerger des pépites et de nouveaux projets IoT.

Aujourd’hui, plus de 90% des données d’un bâtiment ne sont pas exploitées, or le « Smart Building » représente le marché le plus porteur de l’Internet des Objets. Pour les équipes de l’IoT Valley, la thème du bâtiment connecté s’est imposé comme évidence pour cette nouvelle édition.
Dans le cadre du Startup Launcher Camp, les participants, tous volontaires, constitueront des équipes aux profils complémentaires pour créer des startup et développer des projets IoT en lien avec le bâtiment connecté. Les profils des candidtas recherchés ? Disigners, développeurs, électroniciens, commerciaux, et aussi des profils non techniques ...

Les projets sur lesquels les équipes plancheront durant 2j/2 et 24h/24, émaneront aussi bien des participants que de partenaires grands comptes de l’IoT Valley, en prises directes avec des problématiques.

Nombre de place limité. Inscriptions et information sur https://www.iot-valley.fr/startup-launcher-camp

Le retour de l'Intelligence Artificielle, ou le syndrome du poisson rouge ?



Par Robert Bentz, Directeur Adjoint FWA

Le poisson rouge se caractérise par une capacité mémorielle extrêmement limitée. Cela implique que « tout est nouveau pour lui ». Nous vivons cela actuellement dans l'air de l'Intelligence Artificielle que nous découvrons avec enthousiasme mais également inquiétude.
Si l'Intelligence Artificielle n'est pas un concept novateur, pourquoi autant d'interrogations, que s'est-il passé ? Très globalement « rien » de particulier, nous avons eu un enflammement des esprits dans les années 80 avec des outils, des techniques, l'association avec les sciences humaines, et des progrès dans les matériels, qui nous laissaient espérer des applications toujours plus performantes et répondant aux nouveaux besoins utilisateurs. Et puis plus rien, car trop d'espoirs déçus.
Globalement le marketing de l'IA a placé trop d'espoirs dans un ensemble de techniques, méthodes et bonnes volontés, qui n'ont pas été au rendez vous en termes de visibilité. Par exemple dans les unités de services militaires , le nucléaire et globalement les entités à forte technologie et à moyens économiques suffisants, les avancées ont été importantes, mais trop peu visibles (ou montrables).

Alors pourquoi autant d'engouement, aujourd'hui ?

Parce qu'entre temps les équipes de recherche et de développement ont continué à développer des solutions et des idées. L'ingénierie cognitive, l'analyse linguistique, la reconnaissance visuelle, les technologies et les calculateurs embarqués ont fait des progrès (énormes sur les trois décennies d'oubli de l'IA).
Des applications très visibles comme la voiture autonome, les robots assistants deviennent des réalités tangibles et accessibles.
Les constructeurs automobiles européens traditionnels ne sont pas totalement déconnectés, ils sont capables de faire presque aussi bien techniquement que les nord-américains, avec des moyens beaucoup plus modestes. Mais sans réelle envie d'abandonner la construction traditionnelle.
Et comme toujours, le sujet technologique de l'IA, suscite des convoitises ou des peurs.
IBM, qui ne croyait pas en l'IA dans les années 80, se pose aujourd'hui en leader du sujet. Xerox qui par ses recherches a largement contribué à l'évolution des technologies et en particulier de l'IA, n'est plus là, car trop occupé à gérer son virage vers le service.
Les japonais nous ont fait réellement très peur avec leurs calculateurs 5e génération dans les années 80 (MITI). Et l'on recommence avec les Chinois et AI-Maths qui a été présenté à la presse le 7 juin 2017. Peurs incontrôlées ou organisées, tout devient questions d'affolement dès que l'on pose la question d'l'IA. Un autre exemple frappant, celui de Facebook qui a été dénoncé par ses deux systèmes intelligents qui se sont mis à échanger entre eux dans un langage que nous ne comprenons pas. A bien y regarder il s'agit d'un non-événement. Les technophiles se sont bien amusés mais sans intérêt pour la science.
Reflet de la mode, notre président vient de nommer Cédric Villani (député, mathématicien et lauréat de la médaille Fields en 2010), « chargé de mission sur l'intelligence artificielle, en vue de construire une stratégie nationale ». C'est bien, mais c'est simplement dans la vague médiatique en cours. Que générera cette mission ? Je ne sais pas. Mais par expérience je ne fonde que peu d'espoir sur la mission d'une personne.
Alors oui l'Intelligence Artificielle existe depuis longtemps et progresse régulièrement. Il faut identifier les propositions, les projets intéressants, les équipes capables, élargir le cercle à l'Europe pour gagner en puissance, et donner les moyens humains et matériels pour que les projets se réalisent.
Une part seulement des projets seront des réussites totales ou partielles, mais ils peuvent donner une impulsion réelle à l'émergence (enfin) de projets réussis.
Alors analysons l'histoire et son évolution, et en organisation mature, prenons les bonnes décisions pour faire évoluer notre société. Nous sommes capables de faire mieux que les poissons rouges.

Le paiement sur Facebook Messenger arrive en France



Les services financiers sont en plreine ébullition en ce mois de novembre puisqu'après le lancement d'Orange Bank, la banque 100% numérique de l'opérateur histirique lancée le 2 novembre, Messenger, la messagerie de Facebook, va ouvrir en France un nouveau service : l'échange d'argent entre amis.

La messagerie instantanée de Facebook permet désormais de virer des euros depuis la France direcement dans le fil d'une conversation. "Sur Messenger, vous savez toujours à qui vous vous adressez puisque nous utilisons l’identité réelle des personnes. Et nous sommes allés encore plus loin pour les paiements : toutes les informations liées à la carte de crédit sont cryptées et protégées à un niveau comparable aux standards du secteur bancaire, les activités de paiements sont supervisées par notre équipe de spécialistes antifraude et, dans le cas peu probable où détecterions une activité frauduleuse sur un compte, nous aidons l’utilisateur à le sécuriser à nouveau", explique le service.

"De plus, les paiements sur Messenger s’effectuant via les cartes de crédits, votre banque peut vous aider comme c’est le cas avec tout autre achat effectué via ce moyen de paiement."

Un assistant intelligent : "M"

Enfin, comme beaucoup de services, Facebook a mis en place un assistant virtuel faisant appel à l'intelligence artificielle. Baptisé M, il suggérera des actionds enrapport avec les conversations de Messenger.

"M détectera lorsque vous parlez d’argent avec un ami et vous proposera d’utiliser Paiements dans Messenger. Il pourra également vous proposer d’envoyer des stickers, partager votre localisation, lancer un sondage, passer en mode voix ou vidéo, ou souhaiter un bon anniversaire. Bien sûr, comme toujours dans Messenger, c’est vous qui décidez et vous pouvez désactiver M", ptrécise le service.

Les ventes en ligne de produits de grande consommation dépasseront les ventes en magasin d'ici cinq ans



Le rapport de Nielsen “What's Next in E-Commerce” met en évidence les dernières tendances en matière de consommation en ligne de produits de grande consommation et souligne le renforcement de la croissance des canaux en ligne et de leur utilisation à travers le monde. D'après le rapport, tandis que les produits de grande consommation ont historiquement toujours été à la traîne par rapport aux autres secteurs tels que l'électronique ou les voyages en termes de e-commerce, cette tendance devrait changer dans les années à venir.

Les distributeurs et les fabricants apportent des solutions pour pallier à différents freins au développement du e-commerce (infrastructures, logistique d'approvisionnement et de transport jusqu'au “dernier kilomètre”, fraudes des cartes bancaires...), si bien que le e-commerce des produits de grande consommation va bénéficier d'une croissance exponentielle. Ce développement est également fortement soutenu par la demande croissante des consommateurs en attente de praticité, partout et à tout moment.

Tandis que la croissance mondiale des ventes de produits de grande consommation se situe actuellement autour de +4% par an, l'ensemble du e-commerce devrait progresser de +20% soit 2,1 milliards de dollars supplémentaires d'ici 2020.1

« Le secteur des produits de grande consommation est relativement stable à l'échelle mondiale, mais nous voyons maintenant des signes de renforcement de la croissance, tirés surtout par le e-commerce », observe Prashant Singh, Head of E-Commerce, Growth M[1]arkets, Nielsen. « La source de croissance du secteur se déplace vers le digital, il sera donc de plus en plus essentiel pour les distributeurs et les marques d'en comprendre les leviers essentiels afin de leur permettre de développer une stratégie complète et performante ».

Le rapport de Nielsen met en avant quatre facteurs-clés qui ont un impact significatif sur le développement du e-commerce dans le monde :

  • Le e-commerce se développe rapidement mais les facteurs de croissance ne sont pas les mêmes partout dans le monde. La connexion aux réseaux mobiles et l'accès à des téléphones à un prix abordable jouent un rôle clé dans l'évolution du comportement du consommateur, et dans une large mesure, l'adoption généralisée des smartphones est un premier indicateur d'un potentiel de croissance pour le e-commerce. Cependant, le développement des smartphones n'est pas suffisant pour stimuler la pénétration du commerce électronique. Des facteurs culturels et des spécificités de marché peuvent également influencer les comportements du consommateur, en ligne et hors ligne. 
  • Les moteurs et les freins sont similaires, à une exception près. Le moteur n°1 à travers la plupart des pays pour l'achat en ligne est la commodité, à l'exception des Etats-Unis où les consommateurs sont davantages motivés par les bonnes affaires. Inversement, il y a trois considérations clés lors de l'étude des obstacles au e-commerce. D'abord, le désir d'examiner et de toucher un article avant de l'acheter, de l'alimentation au prêt-à-porter. Ensuite, le manque de confiance sur la fraîcheur du produit et enfin, la qualité. Les distributeurs doivent contourner ces obstacles pour accroître la fidélité de leurs e-consommateurs. 
  • La capacité se développer sur les courses alimentaires sera la clé pour réussir dans le e-commerce. Le panier alimentaire est le Saint Graal pour les distributeurs, cependant, ces produits restent souvent absents des ventes en ligne. 
  • Courtiser le consommateur omnicanal. La commodité, le rapport qualité-prix, l'assortiment et l'expérience client sont les critères les plus déterminants dans la décision d'achat en ligne. Afin de développer une stratégie de e-commerce gagnante, les distributeurs doivent se surpasser sur chacune de ces quatre problématiques. 

« Le secteur du commerce connaît aujourd'hui un virage décisif. Déplacer l'équilibre en convertissant des paniers en magasin à forte marge vers des ventes en ligne actuellement à faible marge, nécessite courage, conviction et insight. Pour les distributeurs qui veulent prendre ce risque calculé, la récompense est là pour se faire une belle place dans les prochaines années, puisque la croissance passe de plus en plus par le digital », commente Prashant Singh.

Drive : le modèle Français

En France, sur la première moitié de l'année 2017, les catégories alimentaires ont dépassé pour la première fois les produits de grande consommation non alimentaires en termes de contribution aux ventes totales du e-commerce. Cette particularité s'explique par la préférence des consommateurs français pour le service du click & collect afin de leur permettre d'inspecter certains de leurs achats. De nombreux distributeurs se sont adaptés pour tirer parti de ce modèle, avec un nombre de points en vente qui a considérablement augmenté en France au cours des six dernières années.

« Le click & collect a joué en France le rôle de moteur de la croissance des ventes en ligne de produits alimentaires, en apportant une réponse à la problématique du dernier kilomètre et de la vérification des produits par le consommateur, tout en freinant cependant la pénétration des pure-players du e-commerce » explique Vincent Cornu, Directeur des services à la distribution chez Nielsen France.

« L'avenir du commerce digital pour les produits de grande consommation implique plusieurs défis. Tout d'abord, le drive doit attirer de nouveaux consommateurs en-dehors de la clientèle d'aujourd'hui très familiale. Pour cela, il faut travailler l'offre mais aussi proposer des points de retraits toujours plus près des lieux de vie », poursuit Vincent Cornu. En ce sens, les premières initiatives de “drive piétons” en centre-ville sont à suivre de près. « Le modèle du drive click & collect pourrait aussi s'enrichir de nouveaux services au point de retrait comme des casiers, ou encore de possibilité de commander et/ou de retirer des plats préparés par exemple. »

« Par ailleurs, les pure-players très forts sur certaines catégories (beauté, bébé, alimentation chiens et chats) manquent souvent de légitimité et de savoir-faire sur l'alimentaire. Ils devront continuer à travailler les filières d'achat locales et répondre au problème du dernier kilomètre. Pour cela, on peut envisager des accords entre pure-players et enseignes de drive pour l'installation de casiers dans les points de retrait », conclut Vincent Cornu.

Cybersécurité : Cap'Tronic publie un guide pour les PME



Produit par CAP'TRONIC et soutenu par la Direction Générale des Entreprises (DGE), l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et l'Institut de Recherche Technologique (IRT) Nanoelec, le guide « PME : Comment maîtriser la cybersécurité de vos objets et systèmes connectés » a pour objectif de présenter les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour assurer la cybersécurité des produits et systèmes connectés. Il est accessible gratuitement en ligne.

Grâce à la collaboration et aux témoignages d'une quinzaine de structures référentes, ce guide permettra aux entreprises de structurer leur démarche « cybersécurité » en se posant les bonnes questions. Elles pourront comprendre toutes les dimensions à considérer en matière de sécurité, avoir un panorama des solutions existantes et des différents référentiels normatifs et juridiques, et enfin, s'informer sur les partenaires utiles.

Il fournit plus particulièrement les clés de la stratégie à adopter sur les questions suivantes :

  • Garantie de confidentialité : comment garantir le caractère confidentiel (voire privé) des données émanant de ces objets et transitant sur les réseaux de communication ?
  • Garantie d'authenticité : pour le récepteur des données, comment être sûr de la non modification des données depuis l'appareil émetteur ?
  • Garantie d'intégrité : comment garantir qu'un appareil reste dans une configuration contrôlée tout au long de son cycle de vie ?
  • Comment communiquer sur les garanties offertes par ces systèmes pour obtenir la confiance des clients & utilisateurs ?


Pour télécharger le guide : http://www.captronic.fr/Sortie-du-guide-Cybersecurite-des-produits-connectes-a-destination-des-PME.html

En complément de ce guide, CAP'TRONIC propose un programme de formations courtes de 2 à 3 jours, traitant de la cybersécurité des systèmes embarqués et des objets connectés, adaptées aux PME, Start-up et ETI, à Paris, Lyon/Villefontaine, Marseille/Gardanne, Toulouse, Nantes et Rennes. Programme complet : http://www.captronic.fr/+-Cybersecurite-+.html

Start-up : les nommés des Digiworld Awards 2017 dévoilés



Montpellier accueille du 14 au 16 novembre prochains la 39e édition du DigiWorld Summit, LE grand rendez-vous des acteurs des télécoms et du numérique. A cette occzasion, IDATE DigiWorld, en partenariat avec Business France et la French Tech, organise la troisième édition des DigiWorld Awards, qui récompensent des startups du numérique créées par des Français à l’étranger.

"Lancé en 2015, ce prix se veut différent des nombreux autres qui distinguent nos pépites aux divers stades de leur développement. En mettant l’accent sur ces entrepreneurs français qui ont choisi de créer leur start-up dans un autre pays, nous souhaitons tout autant les faire connaître que donner un signal fort sur l’immense valeur que représentent ces talents pour l’avenir du numérique national", expliquent les organisateurs.

Ce mardi 31 octobre les différents nommés ont été dévoilés. Les lauréats seront distingués et récompensés par Orange, Ericsson et par la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée. Parmi l’ensemble des candidatures reçues, le jury a procédé à une sélection basée sur différents critères (avoir été créée hors de France par au moins un Français, exercer leur activité principale dans le domaine du numérique, démontrer leur potentiel de croissance dans leur domaine et à l’international).

Pour les Digiworld Awards son nommés : Geomatrix, Mobeewave Technology, Otter Techs, Productive Mobile, Scalefast.

Le Lauréat coup de cœur du jury sera sélectionné parmi les startups tournées vers l’international issues de l’écosystème de la Région Occitanie : IoTerop, PredictServices, Catspad.

Internet des objets : des lave-vaisselles sécurisés ? Bientôt une nécessité



Par Houssem Ben Abderrahman, responsable Grands Comptes chez Flexera Software

Il y a quelques mois, une alerte de sécurité a été émise concernant... un lave-vaisselle. Cet appareil commercial contenait en effet une vulnérabilité Directory Traversal critique qui aurait pu permettre aux pirates d'exploiter et d'accéder à des informations sensibles.

Pire, aucun patch n'était disponible pour cette faille, mettant ainsi en évidence un risque craint par de nombreux professionnels de la sécurité : celui que des fabricants traditionnels cherchant à lancer leurs produits en premier ne soient pas en mesure de protéger ces appareils intelligents et connectés.

À l'heure où la sécurité passe encore souvent au second plan, les fabricants de produits grand public doivent aujourd'hui s'assurer d'avoir un plan de gestion des correctifs pour parer à l'éventualité d'une vulnérabilité.

Combler le fossé avec les fabricants

Pour beaucoup, la découverte d'une faille dans un lave-vaisselle est un exemple de plus d'un manquement au niveau de la sécurité des consommateurs. Pourtant, cela n'a rien d'une surprise... Les constructeurs du monde entier rivalisent afin d'intégrer les toutes dernières innovations à leurs produits, notamment pour en faire des appareils « intelligents ».  L'essor de l'Internet des Objets (IdO) les pousse en dehors de leur zone de confort, en particulier pour ce qui est du développement et de la sécurité des logiciels.

Face à la prolifération des produits connectés à Internet, les fabricants doivent dorénavant mettre davantage l'accent sur la sécurité lors de la phase de développement.  Cela implique de tester minutieusement le code, d'assurer une maintenance en continu, de mapper soigneusement les logiciels intégrés et de se tenir informé de leurs potentielles vulnérabilités. Il leur faut également d'amples ressources pour réagir rapidement et efficacement le cas échéant.

Dans le cas de ce lave-vaisselle, il n'existait aucun patch connu. Ce genre de problèmes doit donc être géré au cours de la phase de développement. Heureusement, de nouvelles technologies sont disponibles pour permettre aux constructeurs de déployer des mises à jour forcées vers les clients (afin de réduire les vulnérabilités et les risques potentiels). Cependant, il leur faudra malgré tout mettre en place des stratégies de gestion des vulnérabilités, c'est indispensable !

Beaucoup de fabricants n'ont tout simplement aucune idée des défis concrets liés à l'IdO : aucun appareil connecté à Internet n'est sécurisé à 100 %, et le risque de piratage ne peut jamais être écarté.  Il est donc essentiel de mettre en place une stratégie de gestion des vulnérabilités.

La sécurité doit être une priorité absolue

La sécurité des applications doit être la priorité des fabricants d'équipements :  avec l'essor de l'IdO, les pirates lancent chaque jour des attaques plus sophistiquées.

Beaucoup de conseils ciblent les entreprises ou les consommateurs de dispositifs connectés. Cependant, si ces appareils ne sont pas sécurisés, il n'y a pas grand-chose à faire. La responsabilité est celle des fabricants, qui doivent fournir des applications sécurisées ; faire en sorte qu'elles ne puissent pas être piratées ; et être en mesure de déployer rapidement des mises à jour et des patches de leurs logiciels et firmwares.

La notion de sécurité doit donc être une considération omniprésente. Il est important que ces processus soient stables, sécurisés, et fonctionnent même au sein des écosystèmes IdO les plus étendus, là où les logiciels font partie d'une chaîne d'approvisionnement plus vaste, ou dans les cas où ils seraient proposés aux côtés d'applications d'autres éditeurs.

Les logiciels open source

Les logiciels open source sont fréquemment utilisés par quasiment tous les développeurs et dans pratiquement toutes les solutions IdO. Malgré leur omniprésence, ces composants ne font généralement l'objet d'aucune gestion, ce qui signifie que les développeurs sont incapables de suivre et de maîtriser les vulnérabilités au niveau de leur code.  L'analyse en continu du code source leur permettra de conserver l'ensemble de ces composants tiers et open source à jour, et de réagir en cas de vulnérabilité.

Une fois ces logiciels déployés, les applications devront être rendues virtuellement inviolables afin qu'il soit extrêmement dur pour les pirates d'accéder au code ou d'en faire quoi que ce soit. En outre, des technologies de sécurisées et matures de gestion des licences devront être appliquées afin que seuls les utilisateurs autorisés ne puissent y accéder.

Enfin, des processus et technologies de mise à jour stables et évolutifs devraient être mis en place dès le premier jour afin que les fabricants puissent mettre à jour les logiciels ou firmwares des appareils sur le terrain si un patch devenait nécessaire, ou en cas de piratage.

Trois conseils pour l'IdO (Internet des objets)

Les fabricants de dispositifs IdO devront suivre les trois conseils suivants pour assurer la sécurité de leurs applications dans le monde de l'IdO :


  1. Scanner le code base à la recherche d'OSS et de composants tiers potentiellement criblés de vulnérabilités ;
  2. Protéger leurs applications du piratage à l'aide de systèmes de gestion des licences et des applications inviolables ;
  3. Se tenir prêt à l'aide d'une solution de mise à jour automatisée et continue des logiciels et firmwares, et réagir rapidement lorsqu'une vulnérabilité nécessite d'être corrigée ou en cas de piratage.



Pour conclure, Les dispositifs IdO sont de toute évidence de plus en plus intelligents. Mais comme souvent, l'innovation vient avec son lot de risques.  Les fabricants et les organisations doivent donc continuer à se partager la tâche et prendre les précautions nécessaires pour que leurs appareils ne deviennent pas une proie facile pour les criminels.

Lanceurs d'alerte : le Parlement européen adopte le rapport de Virginie Rozière



La défense des lanceurs d'alertes, ces personnes qui dénoncent des crimes graves et qui, ce faisant, peuvent subir des représailles de leur employeur, vient de franchir un pas décisif ce mardi 24 octobre avec l'adoption par le Parlement européen du rapport de l'eurodéputée PRG du Sud-Ouest Virginie Rozière.

Le 2 octobre dernier, les eurodéputés de la commission des affaires juridiques du Parlement européen avaient déjà adopté ce rapport relatif à la protection de ces lanceurs d’alerte par 17 voix pour, 1 contre et 5 abstentions. Aujourd'hui, c'est le Parlement européen qui vient d'adopter le rapport, ce qui était loin d'être gagné puisque la droite (PPE) y était défavorable. Il a été adopté par 399 voix, 101 contre et 166 abstentions.

"Les députés socialistes et radicaux de gauche se félicitent d’avoir mis en échec la droite européenne. Sa tentative de bâillonner la démocratie en interdisant les révélations à la presse a été rejetée par une majorité de député. En la matière, il est toujours intéressant de remarquer le grand écart de la droite européenne : respecter une minute de silence en hommage à Daphne Caruana Galizia, la journaliste assassinée à Malte et ensuite s’abstenir de voter un rapport qui propose de renforcer la protection des journalistes et de leur source. Un exercice de contorsion dont seul le PPE a le secret", a commenté l'eurodéputée.

"Ce texte offre une base de travail ambitieuse. Le parlement a été à la hauteur du défi qui lui était adressé. L’appel  des députés européens vient s’ajouter aux demandes de la société civile. À présent la balle est dans le camp de la Commission" a déclaré Virginie Rozière, dénonçant une droite européenne qui, selon elle "s’est entêtée à favoriser l’opacité au détriment de l’intérêt général".

Des avancées importantes

Le rapport de Virginie Rozière comprend plusieurs avancées importantes :


  • > Il établit une définition large pour protéger les lanceurs d’alerte qui agissent dans le plus grand nombre de domaines possibles : fiscalité, lutte contre la corruption, santé publique, environnement ...
  • > Il reconnaît au lanceur d’alerte un rôle indispensable pour le journalisme d’investigation et une presse indépendante ainsi que la nécessité de garantir la confidentialité des sources ;
  • > Il sanctionne les représailles potentielles dans l’environnement professionnel et il prévoit une aide judiciaire et financière en cas de procès.
  • > Il demande la mise en place d’autorités nationales et d’une agence européenne indépendante pour recueillir les informations et conseiller les lanceurs d’alerte.


A l'issue du vote Virginie Rozière et Pascal Durand, vice-président du Groupe Verts-ALE, négociateur sur le dossier et porte-parole du Groupe Verts/ALE sur les questions de transparence et de démocratie, se sont félicités de l'adoption du rapport.

Mon Petit Coin Vert invente la box de jardinage clé en main



Après les box consacrées à la mode (comme La Box Homme), au vin ou aux recettes, pourquoi pas une box consacrée aux jardinage, l'une des grandes passions des Français ? C'est ce que s'est dit un jeune couple Lillois, incubé à EuraTechnologies. Depuis début octobre, il propose des box de jardinage pour citadins sur https://www.monpetitcoinvert.com.

L'offre imaginée par Robin et Floriane est simple : les clients renseignent les caractéristiques de leur espace de culture et reçoivent chaque saison une box de jardinage avec des semences biologiques potagères adaptées.

« L’idée de Mon Petit Coin Vert c’est avant tout de rendre le jardinage plus simple pour les citadins. Nous enlevons la contrainte du choix des semences, des pots, du déplacement, tout en apportant un accompagnement professionnel en plus » explique Robin Morvan, co-fondateur de Mon Petit Coin Vert.


L’IoT, une priorité stratégique pour les entreprises ?



Par Antoine Hemon-Laurens, consultant en produits mobiles chez Quadient

Cela fait plusieurs années que les experts en Technology et Marketing parlent de l’IoT comme étant la prochaine grande révolution de l’internet. Des solutions comme la domotique ou les « beacons » ne semblent pourtant pas avoir tenu toutes leurs promesses originelles. Toutefois, avec l’apparition plus récente de nouveaux objets comme Google Home, les montres connectées, les boutons Amazon Dash ou encore Amazon Alexa les choses semblent maintenant vouloir bouger. De nombreuses startups dans le domaine de l’IoT comme Seebo.com proposent des solutions et des plateformes afin d’accélérer l’innovation, de réduire les coûts et les délais de réalisation des projets dit IoT. Par ailleurs, les infrastructures se mettent en place en France et en Europe avec un investissement significatif dans l’internet rapide pour tous et la 5G qui nous est promise pour 2019.

Quelles sont les raisons pour lesquelles l’IoT (Internet of Things ou Internet des Objects) mobilise tant de ressources internes et le budget des entreprises ?

L’IoT fait part intégrant d’un écosystème technologique plus vaste et en pleine évolution. L’Intelligence Artificielle (IA), par exemple, se nourrit de volume important de données afin de pouvoir offrir des résultats performants. La Blockchain permet de sécuriser les échanges entre personnes sans l’intervention d’un tiers de confiance. Le « big data » est source d’informations permettant de recommander ou d’anticiper des événements futurs.

La nécessité qu’ont les entreprises à investir dans ces nouvelles technologies est motivé par l’impact qu’a la transformation digitale dans presque tous les secteurs d’activités. Pour les banques par exemple, McKenzie parle de plus de 12,000 Fintechs dont l’objectif est d’apporter des solutions en concurrence directe avec les acteurs traditionnels du secteur. La même chose existe dans l’assurance avec les Insurtechs qui pour certaines anticipent un changement de « business model » où les assurés paieraient pour anticiper et prévenir leurs risques plutôt que pour les dédommager. Dans le transport, les technologies embarquées comme la conduite assistée ou autonome semblent devenir des facteurs que les clients plébiscitent lors de l’achat de voitures.

Les entreprises sont donc poussées à investir dans de nouveaux services et produits qui leur permettent de garder l’avantage par rapport aux nouveaux entrants. En comparaison avec les startups, celles-ci peuvent s’appuyer sur une base clients importante ou sur leurs opérations en place. Elles peuvent donc construire de nouvelles offres sur la base de données qu’elles collectent. Plus l’entreprise est riche en données et plus elle est en capacité de fournir et recommander des services pertinents et différenciants par rapport à la concurrence. Encore faut-il collecter des informations pertinentes.  C’est là que l’IoT peut aider.

En simplifiant les interactions avec les personnes ou l’enivrement direct, l’IoT est un outil qui permet de fournir un service et/ou d’acquérir des volumes importants de données. Les entreprises peuvent ainsi construire des bases de données qui sont la source de nouveaux services et produits. Elles peuvent utiliser ces données pour automatiser certains processus et personnaliser leurs offres. A titre d’exemple une assurance qui collecte des informations sur la santé de ses assurés par le biais d’une montre connectée peut offrir des contrats d’assurance décès avec un prix optimisé. L’assurance utilisera la base de données de tous ses clients pour comparer les risques et proposer un prix personnalisé en adéquation avec style de vie détecté pour chacun d’entre eux. Des startups comme Play Consulting (https://www.play-consult.co.uk/) créent des solutions pour le compte d’entreprises qui utilisent l’IoT, les smartphones et la gamification afin d’influencer le comportement des gens, collecter des informations de santé et optimiser ses contrats de santé.

Plus que de créer de nouveaux services connectés, l’enjeu pour les entreprises est donc de créer des solutions qui permettent l’acquisition massive de données comme des images, des données comportementales ou de géolocalisation, etc. afin de garder un avantage concurrentiel. L’IoT est une solution qui répond à ces nouveaux besoins.

L’adoption de ces solutions par les entreprises ou les consommateurs est certes plus lente que prévu mais les enjeux autour des données et l’IoT sont suffisamment importants pour devenir une priorité stratégique à court et moyen terme.

Qui sont les femmes françaises les plus influentes dans les médias et sur Twitter ?



L’Argus de la presse dévoile ce vendredi 20 octobre les résultats de ses baromètres autour des femmes françaises les plus citées dans les médias traditionnels et sur Twitter au cours du 3e trimestre 2017 dans trois catégories : politique, direction de grandes entreprises et chaînes TV.



Politique



Chez les politiques, c'est la ministre de la Santé Agnès Buzyn qui arrive en tête des médias traditionnels. La ministre a été particulièrement présente lors de la crise du Lévothyrox ou lors du débat sur la vaccination. La ministre s’affiche à la tête des femmes politiques les plus citées dans les médias traditionnels avec 11 995 citations. Elle est suivie par ses colllègues Elisabeth Borne et Françoise Nyssen.

Sur Twitter, c'est la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui a rédigé la réforme du Code du Travail, qui arrive en tête avec 142 884 occurences.


Entreprises



Dans le domaine de l'entreprise, c'est la patronne de France Télévisions Delphine Ernotte qui arrrive en tête avec 1 717 citations dans les médias traditionnels. Entre l'éviction du 20 heures de David Pujadas, le lancement de la chaîne de TV FranceTVInfo et ses critiques des chaînes détenues par Vincent Bolloré, elle a été au coeur de l'actualité. Suivent Nathalie Balla, dirigeante de la Redoute et Anne-Gabrielle Heilbronner, secrétaire générale de Publicis.

Sur Twitter, c'est également Delphine Ernotte qui arrive en tête avec 8 615 occurrences.



Journalistes



Chez les journalistes de télévision, c'est Anne-Sophie Lapix qui arrive en tête des médias traditionnels avec 3 936 citations. La journaliste a fait l'actu en remplaçant David Pujadas au 20 heures de France 2. Suivent Claire Chazal, bien reconvertie sur France 5, et Ruth Elkrief, intervieweuse en chef de BFM TV.

Sur Twitter, c'est la patronne d'Envoyé Spécial et Cash Investigation Elise Lucet qui arrive en tête avec 58 570 citations, suivie par l'animatrice Laurence Boccolini et Ruth Elkrief.

Pour les professionnels de santé, l'informatique doit être une solution, pas une contrainte



Par Olivier Camuset, Ingénieur Avant-Ventes pour Ascom France SA, filiale d'Ascom fournisseur international de solutions de communication axées sur les TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) dans le secteur de la santé.

Le milieu hospitalier, en pleine mutation technologique.

Promulguée en 2016, la loi sur la modernisation du système de santé (dite « Loi Santé » ou encore « Loi Touraine »), modifie le paysage hospitalier français, en particulier avec la constitution des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), ce qui aura un impact majeur avec des projets numériques structurants, visant à mutualiser les ressources technologiques et administratives.

Cette mutation du milieu médical a un impact positif sur le parcours de soins et améliore durablement la qualité de la prise en charge des patients. En effet, avec un objectif de décloisonner les différentes composantes de l'écosystème hospitalier à un niveau territorial, cette loi pousse l'utilisation de l'identifiant patient (IPP) pour l'ensemble des applicatifs au sein d'un GHT.

Dès lors que l'on sera en mesure de répondre à cette première problématique, l'utilisation des outils informatiques par les professionnels de santé n'en sera que plus facilitée, tandis que les données saisies pourront être partagées tout en respectant les règles d'identitovigilance.

Il reste néanmoins deux freins à l'adoption généralisée et fluide des nouveaux outils : les supports de saisie et la réactivité face aux imprévus en temps réel.

Des appareils mobiles et portés au lit du patient ?

Il faut rappeler que dans la majorité des établissements de santé informatisés, les appareils de saisies sont statiques, encombrants et/ou issus de l'industrie. Ils ne rentrent ni dans les box d'urgence ni dans chambres des patients au sein même de l'hôpital. Le besoin réel serait pourtant plutôt à l'opposé, puisque que les soignants ont besoin d'appareils mobiles, portés sur eux, avec une ergonomie pensée en fonction des contraintes du milieu : service 24/7, pas d'indisponibilités dues au temps de chargement, accès dans les ascenseurs, sous-sols, résistants à l'eau, aux chocs et désinfectables...

En modifiant ces outils pour répondre aux besoins des soignants, il sera alors possible de supprimer la barrière physique entre le patient et son dossier, ce qui permettra de réduire les inégalités d'accès aux soins en rapprochant les patients situés dans des déserts médicaux ou polypathologiques de l'ensemble des spécialistes en capacité de les aider.

Les alertes, une banalité à l'hôpital

Dans l'industrie, l'informatique s'est très bien implantée. Il faut dire que la sémantique du mot s'y adapte parfaitement : information et automatique ! Soit l'équilibre idéal, pour rendre prévisibles des anomalies de machines et systématiser les réactions inhérentes.

À l'inverse, à l'hôpital, une alerte de santé est, et restera courante. Comme le soulève l'INCERM, les parcours patients associés aux prises en charge viennent à être individualisés. Les réactions aux évènements non planifiés devront l'être également.

Entre les mécanismes d'alertes systématiques et la consultation des dossiers patients qui nécessite une action volontaire, il reste un vide important. Cette brique de connexion qui permettra de hiérarchiser les alarmes, de notifier, sans harceler les professionnels de santé connectés, sera un élément indispensable à cette transition.

À ce titre, les protocoles basés sur l'ensemble des données médicales doivent être définis de manière évolutive par des référents soignants ayant une expérience réelle du terrain. Là, encore plus que dans d'autres secteurs, l'amélioration continue ne doit pas être freinée par la rigidité des outils.

Cette transition vers des systèmes d'alerte évolués et mobiles est un enjeu vital pour améliorer la qualité des soins. Un enjeu par exemple illustré par :

-L'étude « Top 10 Health Technology Hazards lists » menée par l'ECRI Institute, qui place en 3ème position les erreurs liées à la transmission des alarmes de ventilation et portant préjudice à la santé des patients. Une interconnexion réelle et un report d'alarmes pourraient remédier à cette solution.

-De la même façon, les infections nosocomiales en particulier celles associées à des BMR, sont un risque pour les professionnels de santé. Des protocoles ont été mis en place dans les établissements ces dernières années pour permettre leur détection. À la réception d'un résultat de laboratoire ou d'une déclaration de suspicion, il serait possible d'alerter instantanément les soignants approchant la chambre d'un patient identifié réduisant ainsi le risque de contamination de manière significative.

En parallèle, la visibilité donnée sur les actions réalisées permettra de prouver la qualité des soins réalisés et d'alerter en cas de surcharges des équipes soignantes, de plus, en fonction d'évènements sanitaires, des ajustements d'affectation instantanés pourront être faits.

La gestion des flux qui transitent dans les différents services est une condition nécessaire à l'hôpital dans sa mutation digitale. Des appareils réactifs, adaptés et mobiles permettront d'améliorer la qualité des soins et de protéger nos soignants, ce qui induit une diminution des coûts de prise en charge due un gain d'efficacité.

L'opportunité de replacer les outils numériques comme alliés du système de santé est donc bien là : il suffit de la saisir.

Label Villes Internet : déjà 70 collectivités récompensées en Occitanie



Les zones blanches ou les difficultés de déploiement du très haut débit dans la région n'empêchent pas les initiatives et le dynamisme numérique. La preuve avec le label Villes Internet. Cette distinction portée depuis 1998 par l'association Villes Internet, reconnue par l’État et une vingtaine de partenaires publics et privés, offre une graduation de une à cinq arobases, remis chaque année à environ 200 territoires, villes et villages des régions de l'hexagone et d'outre-mer.

La phase de participation aux labels Villes Internet 2018 est toujours en cours. Elle se clôt le 30 octobre 2017, avant la réunion du jury qui aura lieu en décembre. D'ores et déjà, la région Occitanie a déjà vu 70 de ses collectivités récompensées ; la Nouvelle-Aquitaine affiche 89 collectivités.

Le dynamisme de l'Occitanie
"La région Occitanie se démarque par une dynamique numérique importante, comme en témoignent certaines initiatives exemplaires en termes de services publics numériques mises en œuvre par les collectivités de la région ayant déjà participé, à une ou plusieurs reprises, au Label Territoires, Villes et Villages Internet", explique l'association, qui confirme là l'importance du secteur numérique dans l'économie régionale, le second derrière celui de l'aéronautique.

Parmi les exemples rermarquables de la promotion 2018, on trouve "le site Internet de la commune de Castanet-Tolosan (@@@@ 2017 – Haute-Garonne) qui propose dans son onglet intitulé "La Mairie" un accès à tous les contacts des services administratifs de la ville, ou encore la ville de Frontignan (@@@ 2017 – Hérault 34) a intégré une carte interactive sur le site web de la ville où afin de faciliter la localisation des équipements et des services municipaux", liste l'association, qui cite également Narbonne. "Dans le cadre des élections [la commune] fait recours à une application de centralisation de saisies de résultats électoraux, Syvotes, permettant de suivre en temps réel les dépouillements des bulletins dans les bureaux de vote de la ville et avoir la tendance après le dépouillement des 2 premiers sacs.

20 ans de label
La promotion 2018 sera aussi particulière puisqu'elle marquera les 20 asn du label. "cette longévité traduit le fait que l’internet citoyen s’est progressivement érigé comme enjeu fondamental, grâce à la mobilisation d’un réseau d’acteurs toujours plus dense, structuré par Villes Internet", assure l'association. "Les 19 années d’existence des labels Villes Internet prouvent que les collectivités, de toutes tailles et toutes natures, ont réalisé l’importance de construire une véritable politique publique numérique sur leur territoire, et voient dans le Label national Villes Internet un moyen de les accompagner dans leur transition, numérique, et de voir leurs efforts récompensés."

Pour découvrir les collectivités lauréates, un atlas est disponible en cliquant ici.

Parution du Vocabulaire des techniques de l'information et de la communication



Hashtag, cloud, email, millenials, start-up, crowdfunding, bigdata, opendata etc. Le domaine numérique regorge de termes anglo-saxons que l'on peut pourtant remplacer par des termes bien français.

La Délégation générale à la langue française et aux langues de France vient ainsi de publier, avec le soutien du secrétariat d'État à l'industrie, au numérique et à l'innovation, un vocabulaire des techniques de l'information et de la communication, mise à jour de l'édition de 2009.

« Enfant du numérique », « données ouvertes », « mégadonnées », « système d'exploitation » : 850 termes et définitions représentatifs de l'essor et de l'évolution d'un secteur d'activité dont le vocabulaire, très anglicisé, n'est pas toujours compréhensible par tous.

La langue française offre des termes clairs et compréhensibles pour rester en phase avec les avancées scientifiques, même les plus complexes. Destinés notamment aux professionnels, administrations, traducteurs ainsi qu'aux médias, ces termes et leurs définitions permettent à la fois de rendre accessibles au plus large public des notions et des réalités nouvelles issues de la recherche et de transmettre le savoir dans notre langue.

Toute l'année, pour garder notre langue vivante et apte à nommer les innovations techniques et scientifiques, des groupes d'experts travaillent dans les ministères sur les vocabulaires spécialisés. Ils proposent à la Commission d'enrichissement de la langue française des termes nouveaux et des définitions qui, une fois validés par l'Académie française, paraissent au Journal Officiel. Tous les termes sont consultables sur le site FranceTerme développé par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.

Cette publication est disponible à télécharger ici.

Cyberattaques : les mobiles nouvelles cibles ?



L’avènement des terminaux mobiles et le développement de la 4G ont transformé la façon d’utiliser Internet. En réponse, les pirates informatique développent désormais des logiciels malveillants qui ciblent spécifiquement les mobiles et tablettes. Le point sur la situation avec Malwarebytes, entreprise spécialisée qui propose des solutions pour les particuliers et les entreprises contre les menaces telles que les malwares, les ransonwares et autres qui échappent aux solutions antivirus traditionnelles.


Pourquoi attaquer un mobile ?
Il existe principalement 3 raisons de vouloir s’attaquer à un terminal mobile :

  • Un point d’entrée sur le réseau : Lorsqu’ils sont connectés à un réseau, les mobiles représentent un point d’entrée au même titre qu’un ordinateur et va permettre aux pirates de s’y propager.
  •  Récupérer des données personnelles : Les mobiles actuels ne sont plus de simples téléphones mais de véritables petit ordinateurs de poche, reliés à des comptes (iCloud, Goolge account…) qui hébergent des données personnelles (dont des mots de pass ou des cartes de crédit).
  • La fraude au forfait : Cette technique appellée « phreaking » consiste à utiliser frauduleusement le forfait (téléphone et données) d’un utilisateur, sans avoir besoin de détenir physiquement le terminal. Comme cela existe avec les cartes bancaires, le pirate réalise une copie de la carte SIM sans que l’utilisateur ne s’en rende compte…si ce n’est au moment où il reçoit sa facture.


Comment un mobile peut-il être attaqué ?
Les méthodes de propagation des malwares ne sont pas si différentes de celles existant déjà pour les ordinateurs traditionnels.

  • Par mail : la majorité des personnes qui possèdent un smartphone y consultent leurs e-mails. Par conséquent, il s’agit d’une porte d’entrée aussi efficace qu’elle peut l’être sur un ordinateurs. Une pièce jointe ouverte, ou un lien cliqué et le mobile se retrouve infectée.
  • Par SMS : ces attaques procèdent de la même manière que par email, à la différence qu’elles sont adaptées à l’univers mobile.
  • Par une application : Là encore, les pirates ont adapté les stratégies déjà utilisées sur les ordinateurs et glissent des éléments malveillants dans les packages.
  • Via le numéro de téléphone : L’utilisateur reçoit un appel provenant d’un numéro visible. En le rappelant, il va déclencher le processus d’infection

Comment se protéger ?
Comme c’est le cas sur les ordinateurs, il est possible de prendre queles mesures simples pour protéger son mobile contre ce type d’attaques :

  • Vérifier la source des applications et les commentaires associés avant de les installer. L’installation de nouvelles applications ne devrait se faire qu’à partir de sources connues et, si l’on autorise les sources inconnues l’activation de l’autorisation ne doit être que temporaire.
  • Faire attention aux liens figurants dans les SMS. Il est capital de ne pas ouvrir aveuglément des URL particulièrement lorsque la personne ou le numéro sont inconnus.
  • Adopter un comportement raisonnalbe sur les réseaux Wifi ouverts. L'utilisation de pratiques sécurisées lorsque l’on est connecté à un Hotspot Wifi gratuit permet de protéger ses données. Il est préférable d’éviter toute connexion à un site sécurisé.
  • Ne pas tomber dans les pièges typiques d'ingénierie sociale, comme par exemple les mises à jour lancées par le navigateur, les mises à jour Flash, les pop-ups qui annoncent de fausses infections…
  • Agir en cas de perte ou de vol. La plupart des smrtphones offrent la possibilités d’être désactivés et vidés à distance ce qui permet d’éviter un vol de données.
  • Verrouiller le périphérique à l'aide d'un mot de passe ou d'un code PIN. Effectivment, la façon la plus simple de pirater un mobile reste d’y avoir un accès direct.

Naïo Technologies obtient le Pass French Tech



La start-up toulousaine de robotique agricole Naïo Technologies vient d’obtenir le label Pass French Tech et poursuit son développement à l’international.
Oz, Dino, Bob, Ted : Naïo Technologies a conçu une gamme complète de robots permettant aux agriculteurs et maraîchers de faciliter le travail sur leurs exploitations grâce à un désherbage mécanique autonome. La start-up commercialise ses robots en France métropolitaine et en Europe, notamment, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Belgique, en Angleterre et en Irlande. Et depuis peu en Martinique et en Nouvelle-Zélande. Avec ses nouveaux robots, Naïo Technologies vise à conquérir dans les trois ans à venir de nouveaux segments de marchés et de nouvelles zones géographiques.
Enfin, la start-up toulousaine va organiser la seconde édition de son Forum International de Robotique Agricole (FIRA) les 29 et 30 novembre prochains au Quai des Savoirs, à Toulouse. Le but de cet événement unique sera bien sûr de présenter la gamme de robots de Naïo Technologies, mais aussi rassembler les acteurs internationaux de la robotique agricole pour réfléchir à une agriculture plus autonome.


Le Pass French Tech, c'est quoi ?
Le Pass French Tech est un programme national d’accompagnement lancé en 2014 à destination des entreprises en hyper-croissance, pépites de la French Tech. Les acteurs majeurs du soutien au développement des entreprises - La French Tech, Bpifrance, DGE, Business France, Coface, Inpi, AFPC et AFIC – se mobilisent et se coordonnent avec les 13 Métropoles French Tech pour offrir de manière unique, prioritaire et accélérée des services premiums spécifiques aux problématiques d’hyper-croissance de ces entreprises.
Depuis sa création, le Pass French Tech a été accordé à une douzaine d’entreprises
toulousaines.
La 4ème promotion 2017-2018 est actuellement en cours. La prochaine vague de labellisation aura lieu en Décembre. Les entreprises souhaitant déposer leur dossier de candidature sont invitées à l’envoyer avant le 31 Octobre 2017.
Lien dossier : http://www.digitalplace.fr/index.php/fr/pass-french-tech

Lanceurs d'alerte : le rapport de Virginie Rozière adopté en commission au Parlement européen



Un pas important vient d'être franchi dans le dossier de la protection des lanceurs d'alertes, ces personnes qui dénoncent des crimes graves et qui, ce faisant, peuvent subir des représailles de leur employeur, qui peuvent aller de mesures disciplinaires jusqu’au licenciement et à des poursuites judiciaires. Ce lundi 2 octobre, les eurodéputés de la commission des affaires juridiques du Parlement européen ont adopté le rapport de l'eurodéputée (PRG) du Sud-Ouest Virginie Rozière relatif à la protection de ces lanceurs d’alerte par 17 voix pour, 1 contre et 5 abstentions.

Ce rapport demande que la Commission européenne propose rapidement une législation horizontale.

Un définition des lanceurs d’alerte claire

"La définition des lanceurs d’alerte qu’il propose devrait permettre de couvrir un large éventail de situations : dès lors qu'une personne révèle une information d'intérêt général, elle devrait être protégée", estime Virginie Rozière, rapporteure. "Il faut également qu'un lanceur d'alerte bénéficie des moyens efficaces pour lancer l'alerte. C’est pourquoi, au-delà de procédures de signalement claires établies au sein de l’entreprise, un lanceur d’alerte doit pouvoir révéler directement une information à la presse ou à la société civile, particulièrement lorsqu’il s’agit d’atteintes nuisibles à la santé, l’environnement ou lorsque ces informations éclairent le débat public. Cette possibilité, soutenue par une majorité de députés de la commission JURI a malheureusement été combattue par les députés conservateurs", déplore Mme Rozière.

Parmi les autres mesures proposées, "un tiers impartial devrait pouvoir conseiller les lanceurs d’alerte tout en vérifiant la véracité des informations révélées. C’est pourquoi les députés demandent la création d’un organisme européen indépendant chargé de coordonner le traitement des alertes entre les États membres."

Opposition de la droite

Virginie Rozière s'est félicité de l'adoption du rapport mais regrette néanmoins que le parti populaire européen (PPE, droite) se soit opposé à plusieurs avancées clés du texte. "Il est tout-à-fait regrettable que le PPE ne soutiennent pas la possibilité pour les lanceurs d’alerte de pouvoir contacter la presse. Dans certaines situations, le concours de la société civile et de l’opinion publique est indispensable pour protéger l’intérêt général et faire bouger les lignes. Avec de telles résistances, si une affaire de type Luxleaks venait à  éclater demain, les lanceurs d’alerte seraient toujours trainés devant les tribunaux avec les mêmes résultats."

"Depuis notre proposition de directive européenne sur les lanceurs d’alerte de mai 2016 montrant qu’il était juridiquement possible d’établir un statut européen, les choses ont progressé", estime de son côté Pascal Durand, vice-président du Groupe Verts-ALE, négociateur sur le dossier et porte-parole du Groupe Verts/ALE sur les questions de transparence et de démocratie. "Notre Parlement s’est saisi du sujet et la Commission européenne a promis un texte législatif pour début 2018. Nous l’invitons donc à accélérer le pas et à se baser sur le rapport adopté aujourd’hui pour garantir une protection juridique à tous les lanceurs d’alerte, quelle que soit la manière dont ils ont obtenu les informations et les ont divulguées."

Le rapport définitif sera voté en séance plénière lors de la session du 23 au 26 octobre.

RGPD : la protection des données, mais à quel prix ?



Par Marc Désenfant, Directeur général d’ACTITO France


Sur les lèvres de tous les marketeurs depuis maintenant plusieurs mois, le RGPD – Règlement Général sur la Protection des Données – entrera officiellement en vigueur le 25 mai 2018. Bien plus qu’un simple hashtag à la mode, ce règlement va impacter les services marketing de l’ensemble des entreprises en Europe, qui vont devoir faire face à de nouveaux défis de taille.

À la lecture du règlement, qui tend à homogénéiser autour d’un même texte les pratiques de collecte et de traitement des données des consommateurs au sein de l’Union Européenne, un premier constat s’impose : les changements à prévoir au sein des services marketing concernés ne seront pas révolutionnaires. Il s’agit davantage d’une version plus intégrée, mieux approfondie, de principes et préceptes existants. Avec néanmoins une nouvelle arme fatale : des sanctions sévères en cas d’infraction et une amende maximale portée à 20 millions d’euros ou 4% du CA mondial annuel, le montant le plus important étant retenu. Si l’on transpose l’amende infligée par la CNIL à Facebook, celle-ci passerait de 15 000 euros à 1 milliard : plus du tout la même histoire !

Le consentement, pour mieux collecter

Bien que le principe de consentement du consommateur soit un prérequis évident pour certains, le nouveau règlement exige que les modalités autour de son obtention soient renforcées et clarifiées.

Les entreprises ont, comme auparavant, l’obligation de demander au consommateur l’autorisation de collecter et d’utiliser ses données personnelles afin que leur traitement soit validé. Toutefois, pour obtenir cette autorisation, elles ne peuvent désormais plus pré-cocher les cases prévues à cet effet. De même, elles doivent noter que les autorisations obtenues ne sont plus irrévocables : le consommateur peut demander la suppression de ses données quand il le souhaite et où qu’elles aient été transmises. Il bénéficie également d’un droit d’opposition à l’utilisation de ses données à des fins de marketing direct, et d’un droit d’opposition au profilage selon les informations qu’elles contiennent.

Afin d’encadrer le traitement de ces données, les entreprises devront, par ailleurs, intégrer à leur effectif un Data Protection Officer (DPO) qui sera le garant de sa conformité.

La transparence, pour mieux fidéliser

Si le consommateur décide d’accepter que ses données personnelles soient collectées et utilisées, encore faut-il qu’il sache à quelle fin ! Aussi les organisations devront-elles expliquer clairement et simplement – le règlement met particulièrement l’accent sur ce point – aux institutions comme aux consommateurs l’utilisation qui sera faite des données.

Ce précepte va de paire avec la notion de privacy by design : les marketeurs doivent, dès lors qu’ils établissent une campagne de marketing ou les bases d’un traitement, penser à mettre en œuvre l’ensemble des principes du règlement, mais aussi fournir de la documentation prouvant que ces principes ont bien été pris en compte à chaque étape du projet… par chacune des parties concernées.

La sécurité, pour mieux protéger 

Les sous-traitants voient leur responsabilité s’accroître, afin que les normes soient respectées et que la sécurité des données soit assurée. Tous ont l’obligation de communiquer aux consommateurs les failles et le vol éventuel de leurs données.

De même, le RGPD interdit la transmission des données personnelles des citoyens européens hors Union européenne vers les pays où la protection des données est jugée insuffisante par la Commission européenne [Sont reconnus « adéquats » l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, ainsi que Andorre, l’Argentine, le Canada, les Iles Féroé, l’Ile de Man, Guernesey, Jersey, l’Israël, l’Uruguay et la Suisse.]. Par exemple, les entreprises européennes ne peuvent pas impunément utiliser les services de sociétés américaines. Charge aux marketeurs de s’équiper des outils développés pour leur permettre d’apporter un niveau de protection suffisant : règles internes d'entreprise (BCR), Clauses Contractuelles Types et adhésion aux principes du « Privacy Shield ».

Aujourd’hui seul garant d’un respect des données européennes outre-Atlantique, le Privacy Shield est néanmoins fortement contesté et pourrait, à l’instar de son prédécesseur le Safe Harbor, être finalement abandonné. Dans ce cas, les prestataires « Privacy Shield Compliants » risquent de mettre leurs clients européens dans une position inconfortable face à la CNIL. Si le Privacy Shield est maintenu, les audits de sous-traitants américains requis par le RGPD seront difficilement réalisables, et particulièrement couteux.

Le ciblage, pour mieux toucher

À l’instar des services bancaires et de téléphonie mobile, les entreprises doivent désormais permettre la portabilité et la récupération des données et les transmettre en cas de demande aux instances souhaitées. Mais surtout, le RGPD fait la part belle à l’ennemi antinomique du big data, la data minimization, qui préfère la qualité à la quantité. Plutôt que de collecter le maximum d’informations, afin d’en extraire ensuite une donnée potentiellement intéressante, il s’agit de ne collecter que les informations les plus pertinentes : la data n’est plus big, elle est smart.

En filigrane de ce nouveau règlement, un appel au retour aux sources. Le terme data vient du latin dare : « donner en main propre ». Les consommateurs et les clients, en acceptant de donner « en main propre » leurs données personnelles à une entreprise, expriment la confiance qu’ils lui accordent. Il est donc essentiel, pour ne pas rompre ce lien de confiance, que les consommateurs sachent que l’entreprise fait le nécessaire pour protéger ces données, et qu’elle collabore avec des sous-traitants à même d’en assurer la sécurité.

Entre simple formalisation de pratiques courantes et réel bouleversement des habitudes, la data privacy ‘version 2018’ imposée aux marketeurs n’aura qu’un seul but : protéger les citoyens européens et respecter – enfin – leurs souhaits.