L’utilisation d’appareils mobiles pour gérer son argent, réaliser une transaction bancaire ou effectuer un paiement fait partie du quotidien de près des deux tiers des Français (63%), selon l'enquête annuelle Digital Payments Study de Visa, qui donne un panorama des habitudes de paiements digitaux des consommateurs européens.

L’édition 2017 de l’étude révèle que :

  • 53% des Français consultent régulièrement le solde de leurs comptes ou accèdent à d’autres solutions de paiement au moyen d’une application bancaire, c’est autant qu’au Royaume-Uni (53%) ou plus qu’en Allemagne (48%) 
  • Près des deux tiers (62%) des Français ont utilisé un portefeuille digital, un service de carte bancaire pré-enregistrée sur des sites Internet favoris (« card-on-file ») ou un service de paiement mobile, plaçant la France légèrement en-deçà de la moyenne européenne (68%)
  • Plus d’un tiers des consommateurs français (35%) se sentent de plus en plus en confiance pour effectuer leurs transactions à partir de leurs appareils mobiles, alors que près de la moité des Européens (48%) commencent déjà à délaisser leurs ordinateurs de bureau et leurs ordinateurs portables
  • A peu près la même proportion (30%) utilise un smartphone ou une tablette pour envoyer de l’argent à leurs proches. (45% en Europe)

 "Visa se passionne pour l’innovation et s’engage à collaborer avec une grande variété de partenaires pour offrir aux consommateurs des paiements digitaux sécurisés où qu’ils se trouvent et sur l’appareil de leurs choix. Les résultats de cette étude montrent que le marché français est dynamique mais qu’il reste encore un potentiel de développement fort dans le commerce en ligne et les applications mobiles", explique Gérard Nébouy, Regional Managing Director France de Visa.

Les millennials, tête de pont des paiements digitaux
Les « Millennials » sont les plus adeptes des paiements digitaux. En effet, 77% des Français interrogés de 18 à 34 ans s’identifient comme « utilisateurs réguliers ».

  • 82% comptent rester utilisateurs de paiements mobiles dans les trois prochaines années
  • 65% des Millennials comptent utiliser la banque en ligne, contre 53% pour la moyenne des Français
  • Près de la moitié d’entre eux (46%) utilisent déjà leurs mobiles pour transferer de l’argent à des proches, contre 30% pour la moyenne nationale.


Des inquiétudes demeurent concernant la sécurité et la confidentialité
Un des principaux moteurs de la croissance des paiements digitaux est le renforcement de la confiance dans les technologies mobiles.

  • Pour près d’un Français sur deux la protection des données personelles (49%) est importante quand il s’agit des paiements mobiles, ce qui est dans la moyenne européenne (46%)
  • En France, les inquiétudes concernant la sécurité restent dans la moyenne européenne (62% vs. 59% en Europe). En Europe, il est à noter que cet indice de confiance s’est amélioré car 65% du panel s’était déclaré inquiet en 2015 et 2016 contre 59% cette année.  où il y a eu une baisse de 65% en 2015 et 2016 à 59%


L’engouement pour les solutions biométriques se confirme
En France, la biométrie comme moyen d’authentification gagne encore en popularité :

  • 79% des consommateurs considèrent que les solutions biométriques offrent un moyen sûr d’authentification
  • Les Baby-Boomers et les Millennials sont d’accord sur ce point (80% et 79%, respectivement) 
  • Le scan des empreintes digitales et de l’iris sont perçus comme les moyens les plus sûrs d’authentification biométrique (71% et 68%, respectivement)


La famille, la banque et les institutions publiques sont les principaux cercles de confiance des Français
Si on observe une tendance accrue du partage d’informations sur les réseaux sociaux, les consommateurs français font clairement la différence lorsqu’il s’agit de partager des données personnelles telles que leurs coordonnées bancaires ou leurs cartes de paiement.

  • Les membres de la famille inspirent le plus de confiance (51%), suivis des banques (43%) et des institutions publiques (42%)
  • 80% des personnes interrogées ont exprimé leur réticence lorsqu’il s’agit de partager des données personnelles via les médias sociaux, dont deux tiers (61%) se disent mal à l’aise pour partager leurs coordonnées bancaires ou de carte de paiement sur les réseaux sociaux
  • Les trois cinquièmes des personnes interrogées sont à l’aise pour partager leurs données biométriques avec leurs banques (70%) ou avec les institutions publiques (72%)
  • Près de la moitié des Français (47%) ne souhaitent pas partager leurs données biométriques sur les réseaux sociaux, ce qui est aussi le cas en Italie (49%) et en Espagne (46%)

L’acceptation du paiement digital s’étend
Les commerçants européens installent de plus en plus de nouvelles technologies permettant le paiement par cartes et appareils mobiles NFC.

  • En Europe, les cinq catégories les plus prisées pour le paiement mobile sont les restaurants, les supermarchés, les transports, la restauration rapide, ainsi que les loisirs et divertissements.
  • Lorsqu’ils utilisent leurs appareils mobiles pour effectuer un achat, les consommateurs européens dépensent en moyenne 9 euros en magasin et 38 euros en ligne.
  • En déplacement à l’étranger, les Européens ont utilisé leurs appareils mobiles pour régler des achats dans 103 pays, montrant ainsi la confiance et le sentiment de sécurité à se servir d’un smartphone ou d’une tablette pour payer dans un autre pays.




Le GPS communautaire de Google, Waze, s’associe à Linkeo et L’Agence (l'agence de communication du Groupe La Dépêche) pour accompagner les TPE et PME dans leur stratégie de communication locale. Ces deux partenaires historiques de Google pourront désormais intégrer la solution Waze Local dans leurs offres pour encore mieux répondre aux objectifs de leurs clients.

La solution publicitaire Waze Local permet aux entreprises d’augmenter la visibilité de leurs points de vente sur l'application et de générer du trafic qualifié en magasin. C'est le "drive to store". A l'arrêt à un feu rouge par exemple, l'utilisateur de Waze voit apparaître sur l'écran de son smartphone une petite publicité contextuelle lui signalant un magasin à proximité de son véhicule et le cas échéant les promotions que celui-ci lui réserve.

Utilisée par plusieurs millions de personnes chaque jour en France et 90 millions de personnes dans le monde, l’application Waze révolutionne le quotidien des conducteurs français et crée de nouvelles opportunités en termes de communication locale.

"Waze révolutionne la communication locale en étant le seul écran connecté dans le véhicule. En nous associant avec Linkeo et L’Agence, partenaires historiques de Google, nous permettons désormais aux TPE et PME d’optimiser leur stratégie de communication locale et d’augmenter le trafic vers leurs points de vente", déclare Mathieu Gabard, Directeur TPE & PME Waze France.

"L’appli Waze s’inscrit dans une suite logique du partenariat que nous avons déjà conclu avec Google. Elle vient idéalement compléter notre offre numérique et permet aux PME et commerces de valoriser leurs enseignes sur un support innovant", explique Jean-Claude Poizat, Directeur du pôle montpelliérain de L’Agence tandis que  Marc Dubois, Directeur du pôle toulousain de L’Agence rajoute « Les annonceurs ont tout de suite été séduits par ce nouveau moyen de communication et nos premiers retours d’expérience sont très encourageants. Waze dans une logique de drive to store, c’est ‘l’efficacité du dernier kilomètre ».



Jusqu'à présent, chaque année, l'observatoire de la téléphonie mobile donnait lieu à des publicités dithyrambiques des opérateurs télécoms, se targuant d'être numéro un sur tel ou tel critère, et affichant des taux de couvertures de 95%... Des taux concernant la population et non pas le territoire, ce qui, pour des régions comme l'Occitanie où les zones grises sont nombreuses, change du tout au tout.
C'est notamment pour offrir plus de transparence mais aussi pour mettre la pression sur les quatre opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), vient de publier de nouvelles cartes beaucoup plus précises à 50 mètres près, grâce à l'emplacement des pylônes.

Sur monreseaumobile.fr, ces nouvelles cartes de couverture mobile à quatre niveaux d’évaluation, testées en Nouvelle-Aquitaine au premier semestre, sont désormais disponibles, pour la voix et les SMS, sur toute la France métropolitaine.

"Avec ces nouvelles cartes, l’Arcep entend stimuler les opérateurs pour doper encore la couverture mobile. Il s’agit de provoquer un choc de transparence, pour réorienter la concurrence que se livrent les opérateurs, afin que celle-ci porte non seulement sur les prix mais aussi sur les performances des réseaux. Ces cartes de couverture enrichies constituent aussi un point de départ : en identifiant les zones de couverture limitée, un diagnostic est posé, permettant de cibler précisément les besoins de couverture à l’avenir", explique le gendarme des télécoms.

L’Arcep adhère ensuite au vaste mouvement d'ouverture des données publiques, portée notamment par la plateforme DataFrance et kl'association OpenDataFrance. L'Arcep met ainsi à disposition ces cartes en open data, ainsi que toutes les données de monreseaumobile.fr, "afin de permettre à tout un chacun de les utiliser, d’en évaluer la fiabilité, et de créer de nouveaux comparateurs de la couverture des opérateurs mobiles."



Utiliser son smartphone pour acheter et valider son titre de transport est aujourd’hui techniquement possible. Alors que s’ouvre la Semaine Européenne de la mobilité, Wizway Solutions a interrogé les Français sur leurs attentes vis-à-vis d’un tel service. Quelles répercussions sur leur vie quotidienne et leurs habitudes de déplacement espèrent-ils ?

> 74% des possesseurs de smartphone plébiscitent ce service
Acheter tous ses titres de transport et valider son voyage avec son smartphone, est un service largement plébiscité puisque 74% des possesseurs de smartphone attendent cette innovation.
Cette forte attente est partagée par l’ensemble de la population quels que soient leurs usages digitaux.

> 2/3 des Français pensent que ce service améliorera leur quotidien
Ce service répond aux préoccupations quotidiennes des Français puisque pour 78% d’entre eux, il permettra de ne plus perdre ou oublier son titre de transport à la maison et pour 73% de gagner du temps. 62% pensent que cela fluidifiera l‘accès aux transports en commun.

> 40% des personnes interrogées estiment que ce service favorise le développement de l’usage des transports en communs
40% des Français interrogés considèrent que ce service, simplifiant l’accès au métro, bus, trains, etc., incitera à utiliser davantage les transports en commun. Ce chiffre atteint 42% pour les personnes utilisant le plus souvent leur voiture et pour les personnes résidant en dehors de l’île de France, où il facilitera l’achat des titres de transport.


Eric Heddeland, Sr Director EMEA Southern Region & Africa de Barracuda

Comme on peut l’imaginer au vu des actualités récentes, les ransomwares sont devenus un gros business pour les cyber criminels. Voici quelques chiffres qui donneront une idée de l’importance qu’ils ont pris.

  • En 2016, le rythme des infections de ransomwares s’est accru de 500% en huit mois.
  • En moyenne, une variante de ransomware infectera entre 30.000 et 35.000 systèmes en un mois, certaines variantes pouvant atteindre jusqu’à 150.000 infections.
  • 50 nouvelles variantes de ransomware ont été développées chaque mois durant les six premiers mois de 2016.
  • Durant la même période, un acteur inconnu de ransomware (individuel ou groupe) a réalisé 94 millions de $ de profit.
  • Le ransomware Cerber a généré 195.000 $ de paiements en juillet 2016.
  • Les profits réalisés par les ransomware devraient atteindre 1 milliard de $ en 2017.

La création des ransomwares est alimentée par des criminels innovants et particulièrement entreprenants. Une série de facteurs expliquent le succès grandissant de ce type de crime.
Il existe de multiples moyens d’infecter une victime, y compris des liens et des attachements dans des emails, des ‘exploits’ sur des sites web, des campagnes de médias sociaux, des applications d’entreprise infectées, et des clés USB pour des infections off line.

  • Les diffusions massives d’emails infectés sont simples et très peu onéreuses, et le risque d’arrestation est relativement faible.
  • Les offres ‘Ransomware as a Service’ (RaaS) disponibles sur le web permettent à de nouveaux entrants de démarrer facilement leur activité d’extorsion. La variante de ransomware Cerber mentionnée plus haut est la plus grosse offre RaaS au niveau mondial, et l’offre RaaS Satan est conçue pour des débutants absolus.
  • Beaucoup d’entreprises ne sont tout simplement pas prêts à perdre leurs fichiers, ou n’ont aucun moyen de remédier à une attaque de ce type. Il est souvent moins cher et plus facile de payer la rançon.

A ce stade du développement de cette technique d’attaque criminelle, les entreprises dans quelque secteur que ce soit ne doivent plus se demander si oui ou non elles seront ciblées, mais quand. Et même si une entreprise estime qu’elle n’est pas assez importante ou intéressante pour être attaquée, il faut se souvenir que la plupart des auteurs de ransomwares ne ciblent aucun type particulier de victime. Ils distribuent simplement leur malware en masse par email, et attendent un appel de sa part, d’où qu’il vienne. Ou dans le cas d’un ransomware tel que Zepto, ils n’ont même pas besoin d’un appel. Ils distribuent simplement les fichiers et voient si quelqu’un effectue un paiement.

De plus, il n’existe aucun outil gratuit en ligne permettant de décrypter les fichiers, donc le seul moyen de ne pas payer la rançon est de restaurer les données à partir d’une sauvegarde. Mais le meilleur moyen de se protéger reste encore de déployer de multiples couches de protection et de s’assurer que tous les utilisateurs dans l’entreprise sont conscients des risques. Selon une récente étude, moins de la moitié des victimes de ransomwares récupèrent complètement leurs données après les avoir restaurées d’une sauvegarde. Ceci est largement dû à des erreurs sur la configuration de la sauvegarde, ou au cryptage des sauvegardes elles-mêmes avant que le département informatique ne découvre l’infection. En outre, des données sensibles peuvent fuiter par inadvertance vers une tierce partie lors du processus de restauration ou de décryptage, ce qui expose l’entreprise à des pertes financières supplémentaires.
Les ransomwares resteront une menace pour longtemps. Pour les novices sur ce sujet, Barracuda a dressé une checklist en 10 points détaillant les mesures clés à prendre pour s’en protéger.




PTC, fournisseur mondial de technologies dédiées à l'Internet des Objets, a récemment chargé IDC (International Data Corporation), cabinet d'études spécialisé dans le domaine des Technologies de l'Information et des Télécommunications, d'étudier, d'analyser et d'expliquer la dynamique du marché de l'IoT et ses évolutions. En bref, comment les industriels peuvent-ils générer de nouvelles sources de revenu sur un marché international déjà ultra-compétitif qui privilégie les coûts de production les plus bas ?

Les industriels transforment leurs offres de services
Selon IDC, les industriels misent sur les services pour réaliser 30% de leurs revenus. D'ici 2018, 40% des 100 principales entreprises de production industrielle et 20% des principaux fabricants par processus devraient proposer une partie de leur portefeuille sous forme de systèmes combinant produit et service. Côté IoT,
50 milliards d'actifs seront déployés dans les 5 prochaines années. Ces périphériques joueront un rôle essentiel en permettant aux industriels de dépasser la concurrence grâce à un meilleur ciblage de leurs offres de service.
La transformation de l'offre de service dans l'industrie s'appuie largement sur les informations fournies par l'Internet des Objets et vise trois objectifs :

  • l'augmentation des revenus
  • l'accroissement des marges bénéficiaires
  • l'amélioration de la satisfaction client

 Les clients de PTC comme Varian Medical Systems, Lincoln Electric, Diebold, Mc Kinley Equipment, iQor, Trane ou Lexmark ont réussi à transformer leur offre de service et ont accru leurs revenus tout en améliorant la satisfaction client. « Pour chaque dollar d'équipement vendu, nous pouvons gagner pas moins de 12 dollars de service » illustre Kevin Bollum, Vice-Président de la division Building Services and Customer Care chez Trane.

Livre blanc complet  le site PTCFrance


Le réseau social Pinterest annonce aujourd'hui que plus de 200 millions de personnes utilisent désormais l'application chaque mois, une croissance de près de 40% en un an. Afin de marquer cette occasion, Pinterest va débuter les tests d'une des fonctionnalités les plus demandées par ses utilisateurs, la possibilité de créer des sous-tableaux dans un tableau déjà existant.

Pinterest a atteint cette étape 2,5 fois plus rapidement que celle des 100 millions d'utilisateurs, et avec une base d'utilisateurs encore plus diversifiée et internationale que jamais :

  • Plus de 75% des nouveaux inscrits sont en dehors des Etats-Unis
  • Plus de 50% des utilisateurs sont en dehors des Etats-Unis
  • Les inscriptions d'hommes croissent 3 fois plus vite que celle des femmes.
  • Le nombre d'utilisateurs actifs masculins a augmenté de plus de 50% en un an.

La manière dont les internautes utilisent l'app a également évoluée  :


  • L'engagement sur Pinterest demeure élevé avec une croissance des impressions de 50% en un an.
  • Les recherches sur Pinterest continuent de croître, en particulier sur mobile, canal où près de 85% des recherches sont effectuées, avec une croissance de 45% en un an. En dehors des Etats-Unis, les recherches ont augmenté de 75% en un an.
  • La croissance des recherches sur mobile dépasse la croissance des utilisateurs de 32% en dehors des Etats-Unis, et de 13% à travers le monde.
  • 98% des utilisateurs de Pinterest partagent les idées qu'ils essayent, versus une moyenne de 71% sur les plateformes sociales.



Une nouvelle étude commandée par Brightcove, fournisseur de solutions vidéo en ligne, révèle que huit détaillants européens sur dix (81 %) envisagent de devenir des médias. Ils sont déjà 85 % à chercher des moyens de cibler les consommateurs à leur domicile via la diffusion de contenus (empiétant ainsi sur le territoire des géants traditionnels de la diffusion).
L’étude, menée auprès de 200 décideurs du secteur du commerce de détail au Royaume-Uni, en
France et en Allemagne, révèle que six marques de détail sur dix (61 %) offrent d’ores et déjà des
services de contenu qualifiés par les diffuseurs de contenus « personnalisés ». Il s’agit essentiellement
d’expériences vidéo en ligne « de type télévisuel ». Il ressort également de l’étude qu’un autre tiers
(33 %) des acteurs interrogés envisage de se lancer sur ce créneau dans les deux années à venir.

En France, on constate que :

Chez les détaillants

  •  Huit détaillants sur dix (82 %) se voient devenir des médias
  • 80 % déclarent avoir déjà amorcé leur mutation
  • 90 % souhaitent cibler les consommateurs en leur proposant du contenu directement dans leur salon
  • Six marques sur dix (64 %) proposent déjà des services de contenu de type TV personnalisée (« lean-back TV ») et un tiers supplémentaire (34 %) prévoit de le faire dans les deux ans à venir
  • 80 % ont déjà défini comme prioritaire le développement et/ou l’amélioration de leur offre de contenu vidéo de type télévisuel ou de TV personnalisée pour l’année suivante


Chez les consommateurs

  • Seuls 32 % des consommateurs ont déclaré avoir déjà regardé du contenu de type télévisuel proposé par les détaillants ou les marques
  • Près de la moitié (48 %) déclarent qu’ils seraient disposés à le faire à l’avenir
  • 34 % déclarent qu’ils se connecteraient, le cas échéant, pour regarder le contenu proposé par leurs marques favorites
  • 48 % pensent qu’à l’avenir, tous les détaillants deviendront des médias

Malgré ces aspects positifs, certaines préoccupations demeurent :

  • 44 % des détaillants en France reconnaissent s’interroger sur leur capacité à se transformer en société de médias Les raisons évoquées incluent :
    > Le manque d’expertise (34 %)
    > Le manque de contenu approprié (34%)
    > Le manque de technologies (22%)
  • 50 % des détaillants qui ne proposent pas encore de contenu vidéo de type télévisuel et de TV personnalisée l’expliquent par le manque de contenu à diffuser, et 17 % s’interrogent sur la demande réelle pour ce type de contenu



Par Thomas Repelski, Co-Fondateur de Lefty


Il y a quelques semaines, Margot Sergent, connue sous le nom YouMakeFashion, qui aime partager ses bons plans beauté, mode ou nutrition sur Youtube, a publié une vidéo sur ses achats de la rentrée. Une vingtaine de marques citées, des recommandations produits, associés à l’intimité de cette personnalité star des réseaux sociaux.  Résultat : la vidéo a été vue par plus de 20 000 personnes, qui suivent de manière régulière les aventures du quotidien de cette "super consommatrice".

En un an, la pratique du marketing d’influence a ainsi augmenté de 87 %. Cette nouvelle tendance permet aux marques de véhiculer un message et d’adresser une audience au travers de personnalités concentrant de fortes communautés.
La nouveauté ne réside pas tant dans la popularité grandissante de ce jeune levier de communication que dans le type de secteurs à qui il s’adresse. Encore imaginé comme l’apanage de la mode, de la beauté ou du fooding qui sont les verticales phares d’Instagram, le marketing influenceur n’est pas réservé uniquement aux produits visuellement attractifs. En réalité, toutes les marques ont un intérêt à l’utiliser.

Le marketing influenceur, un levier stratégique de plus en plus plébiscité

Certes très récent, le marketing d’influence est un marché en pleine expansion. Les signes ne trompent pas : le nombre de recherches enregistrées par Google pour le mot clé “marketing influenceur’ atteint les chiffres du “TV advertising” et dépasse ceux du “print advertising”. Aux Etats-Unis, ce marché est estimé à 1 milliard de dollars en 2016, soit 20 % des dépenses média sur Instagram, et a augmenté de plus de 85% en 2017.

En misant sur des campagnes de ce type, les annonceurs peuvent s’affranchir d’un aspect promotionnel et véhiculer des valeurs plus authentiques. Elles leur adressent du contenu personnalisé, créé par des consommateurs pour les consommateurs. Le marketing d’influence devient alors un levier publicitaire 2.0, qui donne davantage d’humanité et de sincérité à la marque. Les campagnes trackables, de leur côté, donnent aux professionnels du marketing des insights sur leurs résultats - tout le monde y gagne.

Instagram : un réseau social exploitable pour tous les secteurs

Du fait de son format très visuel, Instagram est un territoire investi en priorité par le luxe, la mode, la beauté et le lifestyle, car il reprend les codes visuels que ces secteurs utilisaient et maîtrisaient déjà dans l’ensemble de leurs canaux de communication.
Mais loin d’être réservé à des secteurs B2C et à des produits visuellement beaux, Instagram fonctionne pour tous les annonceurs. Par l'influence marketing, le consommateur prend la parole pour recommander un produit. Des marques peu habituées à ce type de communication ont trouvé leur propre voix en présentant leurs services, en véhiculant leur image et leur positionnement unique ou en popularisant leurs engagements. Ces marques ont pu se servir de tous les outils et formats mis à disposition par le réseau, notamment les stories, qui permettent une immersion dans le quotidien de l’influenceur. Tout l’enjeu de son utilisation réside dans la qualité des visuels et dans le concept de la campagne, qui doit faire rimer “image” et “impact”, à l’instar de la campagne #IsaveSoICan menée par USBank. La banque américaine souhaitait sensibiliser une audience jeune et mobile à la nécessité de faire des économies pour mieux réaliser ses rêves. Pour cela, elle a enrôlé 32 influenceurs dans une campagne qui a atteint 2,6 millions d’internautes. Mission accomplie!

USBank démontre par l’exemple que le marketing influenceur est un levier non sectoriel. Tous les annonceurs prennent déjà la parole sur les réseaux sociaux et dans les médias, alors pourquoi ne pas aller sur ce terrain ? Au travers d’influenceurs, ils pourront ainsi toucher une cible précise et qualifiée, gagner en visibilité et travailler leur image. Pour cela, les influenceurs peuvent mettre en avant les valeurs et les engagements défendus par la marque, devenir des « brand advocates » et créer un contenu qualitatif et réutilisable. C’est sur cela qu’a parié Crest, la marque de dentifrice américaine, en faisant appel à 4 influenceuses, reconnues pour la qualité de leur contenu, préparant leur mariage. Grâce à des posts baignés de blanc, symbole de l’univers du mariage, Crest a réussi à atteindre un taux d’engagement supérieur 4% (vs 1% en moyenne).

Le marketing influenceur donne accès à des analytics précis, permet d’atteindre une cible très qualifiée et de rehausser l’image de marque à travers des types d’action variés. Campagne de visibilité, programme ambassadeurs ou création de contenu dédié, les marques ont tout à gagner à faire des influenceurs leur nouvelle voix : ce type de campagnes de communication convertit en moyenne 4 à 10 fois plus d’utilisateurs.
La course de robots, moment très attendu de la mêlée numérique.


Le programme de la 20e mêlée numérique, LE rendez-vous du secteur numérique régional qui se tiendra à Toulouse du 18 au 24 septembre, a été dévoilé ce jeudi 7 septembre à Toulouse par Édouard Forzy, co-fondateur et co-président de La Mêlée, l’association qui fédère et anime depuis 17 ans le secteur du numérique dans la région.

En 20 éditions, l’événement a élargi sa durée (une semaine professionnelle et un week-end grand public) et ses thématiques, regroupées autour du concept de l’homo numericus. "Le numérique est de moins en moins une affaire de spécialistes", explique Édouard Forzy, justifiant là la diversification de la mêlée numérique.

Au fil de tables rondes, d’ateliers, de conférences qui se tiendront au Quai des savoirs, au cœur de Toulouse, la Mêlée 2017 invite à explorer les robots, les drones, l’intelligence artificielle, l’e-business, les smart cities, etc. Avec toujours une vraie curiosité et l’envie de faire partager une passion pour le monde qui se construit.

De nombreux temps forts sont prévus, notamment 5 journée business, un Data Day pour aborder les données, un forum des décideurs informatques, une journée JobsTIC, la 5e édition de MeetTheBig (30 start-up rencontrent 25 grands groupes), etc.

Plus de 400 intervenants sont attendus au Quai des savoirs, dont des figures de pointes du secteur high-tech comme Mathieu Gabard (Google, Waze), Eric Leandri (PDG de Qwant, le moteur de recherches français), le professeur Carlos Moreno, l'un des meilleurs spécialistes des villes intelligentes.

Par ailleurs, la mêlée s'ouvre à l'international avec cette année la présence de représentants de Québec numérique et d'Aragon exterior, qui viendront partager leurs expériences.

Enfin, le week-end grand public sera l'occasion d'expliquer le numérique pour tous (smartphones, objets connectés, drones, etc.) et de s'amuser avec la seconde Toulouse Robot Race. Cette course de robots va opposer des engins qui roulent ou qui marchent. Dix-huit équipes sont attendu pour participer à la course le 23 septembre.


Première plateforme de financement participatif (crowdfunding) à s’être lancée dans l’investissement en 2008, la socitété toulousaine WiSEED vient de communiquer de bons chiffres ce jeudi 7 septembre. La société "annonce avoir dépassé les 22 millions d’euros remboursés, dont 2,2 millions d’euros d’intérêts seuls, depuis ses débuts. En 2017, plus de 3 500 investisseurs ont bénéficié des 24 sorties positives en crowdfunding immobilier.

"Lever des fonds est une bonne chose mais pouvoir les rembourser est encore mieux ! La stratégie adoptée par WISEED depuis 2011 à maintenir un processus d’amélioration continue dans la sélection des projets et le suivi des participations ont permis à WiSEED de tenir ses engagements et de se placer aujourd’hui comme la première plateforme en termes de volume collecté et surtout de montant remboursé", explique Souleymane Galadima, directeur général de WiSEED Immobilier.

"Depuis 2011, 108 projets immobiliers ont été financés par WiSEED, soit 56 M€ ; 36 projets immobiliers ont été remboursés (soit 42% des sorties en France, toutes plateformes confondues), pour une rentabilité moyenne de 8,9% ; 1 projet d’énergies renouvelables a été remboursé, avec un rendement de 5% annuel", détaille la société, qui précise que "les particuliers investissent en moyenne dans 5 projets, avec un encours moyen de 7 600 €.

WiSEED s'était par ailleurs illustrée lors de la privatisation partielle de l'aéroport Toulouse-Blagnac en proposant aux Toulousains de racheter une partie du capital.

A l'heure de la réforme du Code du Travail, le cabinet d'avocats Capstan, spécialisé dans le droit social en France, et implanté à Toulouse, vient de sortir une application pour smartphone qui décrypte la réforme. 
 "L’application Capstan News  compile de façon simple, rapide et fiable toutes les informations utiles et tous les décryptages sur la réforme du droit du travail. Les analyses sont réalisées par les avocats de Capstan, experts du droit du travail. On y retrouve, pour chaque thème – relations sociales réglementation, licenciement, … - des analyses, des cas d’école, et des alertes", explique le cabinet.
L'application est gratuite, disponible sur iPhone via l’Appstore et sur Androïd via Google Play Store.

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Le cabinet d’architectes Jean-Paul Viguier et Associés, à qui l'on doit le Museum d'histoire naturelle de Toulouse, va concevoir le futur siège de l'opérateur Orange. Il s'agira d'un complexe de 56000m2 situé à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.

"Altarea Cogedim et Crédit Agricole Assurances, co-investisseurs du projet Pont d’Issy, et Orange ont signé le bail portant sur l’installation du futur siège d’Orange à Issy-les-Moulineaux. Ce projet, appelé Bridge, s’inscrit dans le cadre du plan stratégique d’Orange, Essentiels2020, qui place le digital et l’humain au cœur de l’entreprise", a explique le groupe télécom dans un communiqué

Ce projet ambitieux sera livré à l’été 2020. Il vise à réunir différentes équipes dont celles du siège d’Orange au sein d’un même espace. L’ensemble accueillera près de 3000 collaborateurs et visiteurs du groupe de télécoms.

Exemplaire d’un point de vue environnemental, ce projet vise l’obtention des certifications "NF- Bâtiments Tertiaires Neufs Démarche HQE, Bureaux », passeport "Exceptionnel, "BREEAM" niveau Excellent, et "WELL Building Standard", et le label "Effinergie +". Il pourra également prétendre à une certification "WiredScore", plaçant la digitalisation au centre de sa conception d’ensemble.

"Avec le projet Bridge, Orange s’engage dans une réflexion profonde sur la manière dont nous devons imaginer et créer nos  lieux de travail dans le futur. Bridge est plus qu’un programme immobilier, c’est un projet d’entreprise qui concerne tous les salariés du Groupe au-delà des futurs occupants. Ce nouveau siège social sera une véritable vitrine pour le Groupe, leader du monde du digital", conclut Pierre Louette, Directeur général délégué d’Orange.

L'édification de ce nouveau siège s'inscrit dans un vaste mouvement où les acteurs de la tech se dotent de nouveaux siège sociaux. On pense notamment à Apple qui vient d'investir son nouveau siège social à Cupertino, un vaste bâtiment circulaire conçu par Norman Foster ; ou encore la série de bâtiments que va déployer Facebook, tous conçus par Franck Gehry.

Jean-Paul Viguier, natif d'Azas, en Haute-Garonne, a plusieurs réalisations majeures à son actif, notamment le Parc André-Citroën à Paris, Coeur Défense (un complexe de bureaux situés à La Défense, le quartier d'affaires de Paris). En Occitanie, outre le Muséum de Toulouse, on lui doit l’aménagement du site du pont du Gard et la construction du musée archéologique attenant en 2000.


Par Mathieu Pierard, Security Product Manager, Exclusive Networks


Votée le 27 avril 2016, la RGPD - Règlement général sur la protection des données - entrera en vigueur le 25 mai 2018. La réglementation laisse ainsi un peu plus de deux ans aux entreprises pour se mettre en conformité et adopter de bonnes pratiques en termes de sécurité informatique et de protection des données personnelles. Pour des organisations qui n’ont pas l’habitude de faire de la sécurité par défaut une priorité, la RGPD impose un chantier qui peut être colossal. À moins d’un an de l’échéance, les entreprises françaises sont à la traîne.

RGPD : la sécurité au premier plan

Aujourd’hui, chaque pays a sa propre législation plus ou moins stricte sur l’utilisation des données personnelles. Avec la multiplication des fuites de données suite à des attaques (Yahoo, Sony, TalkTalk, etc.), ou des manipulations de grandes entités comme les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), la nécessité d’agir est globale. C’est tout l’intérêt de la RGPD, la première mesure supranationale qui régule l’utilisation des données personnelles pour les entreprises et les institutions privées ou publiques. Visant à homogénéiser la réglementation déjà existante, la RGPD sera appliquée de façon systématique aux 28 membres de l’union Européenne, sans mesure « à la carte ».

La réglementation impose de nombreuses contraintes pour les entreprises. En effet, la RGPD encadre l’utilisation des données personnelles et redonne le pouvoir au consommateur en lui offrant le droit d’accéder aux informations qui le concernent, le droit à l’oubli, le droit à la portabilité et un droit d’opposition. Des mesures d’autant plus importantes que les données sont utilisées par les entreprises dans le cadre d’une relation commerciale ou d’une démarche marketing. La RGPD restitue ainsi la propriété des données aux citoyens, et non plus aux entreprises.

Néanmoins, au-delà de ces deux axes majeurs, la RGPD vient surtout placer la sécurité informatique au centre des préoccupations des entreprises. Alors qu’elle a toujours été appréhendée comme une contrainte pour les comités directeurs, ces derniers n’ont désormais plus d’autre choix que de l’intégrer par défaut à chaque projet – une règle de bon sens s’il en est. Le coût humain et technique de cette sécurité, les process qu’elle impose, les nouveaux outils et les formations qu’elle nécessite rendent la RGPD impopulaire auprès des entreprises. Néanmoins, celles-ci gagneront à investir dans ce profond changement sur le long terme.

Qui est concerné et que risquez-vous ?

Cette nouvelle réglementation s’adresse aux organismes publics et privés qui traitent, manipulent, gèrent ou stockent des données personnelles des citoyens européens. D’une part, elle a vocation à renforcer la législation en matière de protection des données personnelles et, d’autre part, à l’harmoniser au sein de l’Union Européenne. Il s’agit également, à l’heure où le numérique et la mobilité explosent, de protéger les individus contre la manipulation potentiellement malveillante de leurs données.

De fait, le 25 mai 2018, toute organisation manipulant des données à caractère personnel de résidents ou citoyens de l’Union Européenne devra s’être conformée à cette réglementation qui s’inscrit dans la programme de « Marché unique numérique ». De quoi faire plier, entre autres, Google et Amazon ? Il vaudrait mieux. En effet, en cas de non-respect de la réglementation, la RGPD prévoit une sanction dont le montant pourrait culminer jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros, le chiffre le plus élevé étant retenu.

RGPD : 2 priorités pour l’échéance mai 2018

La mise en place de mesures visant à se conformer à la RGPD est un chantier chronophage et onéreux pour les entreprises. Néanmoins, si le coût de la mise en œuvre de ces changements nécessaires sont élevés, ils permettent d’améliorer la gestion des données internes et externes, d’alléger les bases de données et de parfaire la documentation. Un investissement qui devrait pousser les entreprises réfractaires à gagner en efficacité et en productivité.

Pour s’assurer d’être prêt le jour J, deux priorités sont à respecter. D’une part, un nouveau profil exigé par la réglementation doit être créé. Un Délégué à la Protection des Données (DPO) devra ainsi veiller à la bonne application de la RGPD dans l’entreprise, en reportant directement au comité directif.
D’autre part, les entreprises qui ne l’ont pas encore fait doivent sans tarder réaliser un audit d’impact sur la protection des données, afin de faire un état des lieux de leur sécurité. Où sont stockées les données manipulées ? Quels process mettre en place pour les sécuriser ? Comment intégrer la sécurité par défaut à l’ensemble des projets ? Voilà les questions qu’il devient désormais urgent de se poser avant de se lancer dans cette grande transformation dont les étapes varient selon les entreprises, leurs besoins et leurs activités.

L’échéance est très proche. Les changements chronophages exigés par la réglementation RGPD devront désormais être actés dans moins d’un an : il est temps, pour les entreprises, de dépasser la phase d’évaluation d’exposition aux risques et d’activer progressivement ces nouveaux process pour éviter toute pénalisation dès le 25 mai 2018. Compte-tenu de l’importance des enjeux et des sanctions en cas de non-respect de la réglementation, les entreprises, notamment celles qui traitent un important volume de données à caractère personnel, ont tout intérêt à bien s’entourer pour faire de la sécurité LA priorité.


Par Matt Cain, PDG, Couchbase

Si vous deviez entrer dans une salle de réunion ces jours-ci, tout en haut de la plupart des ordres du jour, vous trouveriez le sujet de la transformation numérique. La raison en est simple : elle représente la survie des entreprises d'aujourd'hui centrées sur le client. Les entreprises du monde entier essaient d'utiliser les technologies numériques pour se rapprocher de leurs clients et faire évoluer leurs modèles commerciaux. D'un côté, on trouve les entreprises innovantes telles que Google et Airbnb, qui ont poussé et prospéré dans l'économie numérique et qui perturbent des secteurs entiers et façonnent de nouveaux marchés. D'un autre côté, il existe des entreprises bien connues comme Jaeger qui n'ont pas réussi à franchir le cap du numérique et sont depuis devenues des mises en garde pour les chefs d'entreprises. Les 99,99 % restants des organisations d'aujourd'hui sont quelque part au milieu, entre le marteau et l'enclume, essayant désespérément d'atteindre le bon côté de ce spectre, tout en évitant de glisser vers l'autre.

Mais la « transformation » est plus facile à évoquer qu'à réaliser. Notre récente étude, où nous avons interrogé les leaders numériques chargés de la conduite de ces projets, le montre sans équivoque. Malgré une dépense moyenne de près de 5 millions de livres sterling par an pour les transformations numériques dans l'entreprise, neuf projets sur dix ne remplissent pas leurs objectifs, et il ne faut pas chercher loin pour trouver des exemples concrets de cette tendance. Le célèbre échec du projet numérique de la BBC a coûté près de 100 millions de livres sterling payées par la redevance, sur une période de 5 ans, et a conduit à une condamnation générale. Plus récemment, le détaillant de mode, Jaeger, a fait faillite cette année en raison de sa propre - et nécessaire - tentative de transformation numérique.

Les entreprises sont dans une situation précaire. Les transformations sont difficiles et souvent coûteuses. Beaucoup échouent. Mais ne rien faire représente un risque presque certain vers l'extinction de l'entreprise. De nombreuses entreprises ont vu leur secteur entier changer et devenir méconnaissable, apparemment du jour au lendemain. Ils ont perdu du terrain au profit de concurrents anciens et nouveaux, et ont perdu contact avec leurs bases de clientèle principales, qui veulent autre chose, ailleurs. Ils peuvent comprendre le besoin urgent de changement, mais l'adaptation réussie à ce monde tourné d'abord vers le numérique s'est avérée être une tâche insurmontable pour beaucoup.

Pour les entreprises dans cette situation, le temps presse. Notre étude montre également que les organisations qui ne suivent pas les efforts de transformation numérique de leurs rivaux doivent s'attendre à faire faillite ou à être absorbées par un concurrent dans les 5 ans et 80 % disent que leurs propres organisations courent déjà le risque de se faire distancer par leurs rivaux. Mais il y a de l'espoir. Heureusement, la même étude indique comment les entreprises peuvent éviter un sort similaire grâce à un consensus généralisé de ce qui constitue un projet de transformation numérique réellement réussi : une meilleure implication et une meilleure expérience pour les clients.

En bref, les projets de transformation numérique qui se concentrent sur les mauvaises choses - comme mieux, plus fort, plus rapidement - atténuent juste le problème majeur. Après tout, un beau site web ne sert pas à grand-chose s'il ne maintient pas l'engagement de ses clients et ne les fait pas revenir pour en avoir plus (en supposant tout d'abord que les services sous-jacents répondent aux attentes des clients). Nous avons vu cela au sein du e-commerce où des organisations comme Amazon ont fondamentalement changé les attentes des consommateurs en facilitant les achats en ligne et en les rendant plus pratiques que jamais. Les clients s'attendent de plus en plus aux achats en un clic, aux retours gratuits, aux commentaires des clients, aux options d'« achat à nouveau », à Apple Pay et à la livraison le jour même. Les nouvelles idées qui ont constitué par le passé l'apogée du service à la clientèle sont rapidement devenues la nouvelle norme, invariablement rendues possibles par les progrès technologiques.

En tant que tel, la bonne approche de la transformation numérique est celle qui permet aux entreprises d'adopter constamment de nouvelles technologies qui s'harmonisent avec les attentes toujours croissantes des consommateurs pour révolutionner l'expérience client. C'est celle qui crée des interactions exceptionnelles entre les entreprises et les clients - pas seulement des transactions. Et c'est celle qui peut faire la différence entre être la réussite et la faillite dans les 5 ans à venir. Parfois, il vaut mieux être coincé entre le marteau et l'enclume que de n'être nulle part du tout.