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Spécialiste des objets connectés, la société montpelliéraine Awox entre en bourse

C'est l'une des plus belles start-up du grand sud qui franchit ce mercredi une étape supplémentaire dans son histoire : la société montpelliéraine Awox, spécialiste des objets connectés est introduite en bourse sur le marché Euronext.

Forte de 42 collaborateurs, dont 20 dédiés à la Recherche et développement, Awox bénéficie d’une organisation mondiale établie avec des bureaux commerciaux aux Etats-Unis (Palo Alto), en Europe (Montpellier), en Chine (Shenzen), à Taiwan (Taipei), ainsi qu'une filiale dédiée à l’industrialisation, la production et le sourcing à Singapour, et des plateformes logistiques sur les trois continents.

Awox a réalisé un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2013, en croissance de 48% portée par la gamme Striim, une marge brute élevée représentant 63% du chiffre d’affaires et un résultat d’exploitation (intégrant le crédit d’impôt recherche) de 0,3 M€.

L'introduction en bourse se traduira par une augmentation de capital de 17 M€.


Twitter, Facebook et Google dans le viseur de l'UFC


Vous êtes-vous déjà intéressé aux conditions générales d’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Google plus ou d’autres ? Certainement pas et ceux d’entre nous qui l’ont fait se sont perdus dans les méandres de pages interminables, parfois en anglais, au langage technique ou aux formulations absconses. Et pourtant, ces textes encadrent l’utilisation que font les géants d’internet des données collectées auprès de leurs utilisateurs. Une utilisation peut-être conforme au droit américain mais certainement pas à la vision que s’en font les Européens.

L’UFC dénonce des centaines de clauses abusives ou illicites

En juin dernier, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait alors mis en demeure les trois principaux réseaux sociaux de modifier leurs conditions générales. En vain. Hier l’association est passée à l’étape supérieure en les assignant devant le tribunal de grande instance de Paris, pointant des clauses jugées « abusives ou illicites » et très nombreuses (180 pour l’un des réseaux). « Les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes. Pire, les réseaux persistent à s’autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l’exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage. Ils s’octroient toujours, sans l’accord particulier des utilisateurs, une licence mondiale, illimitée et sans rémunération, d’exploitation et de communication des données à des partenaires économiques. Bref, non seulement vous êtes l’objet de publicité ciblée mais en outre vos données peuvent faire l’objet d’une exploitation commerciale (publicité, ouvrages, etc.) sans votre accord exprès et sans le moindre centime », dénonce l’association.
Saluant le travail du Parlement européen qui vient d’adopter un règlement et une directive, l’UFC demande à l’Union et aux États membres de mettre en œuvre rapidement ces nouveaux textes. Ce qu’ils ne feraient pas assez vite, déplore l’association. Car le débat pose aussi la question de trouver un subtil et difficile équilibre entre, d’un côté, la légitime protection des données personnelles et, de l’autre, la libre circulation des informations en tant que moteur commercial.

Des milliards de dollars en jeu

Les enjeux, il est vrai, sont colossaux. « La valeur des données personnelles est évaluée à 300 milliards de dollars aujourd’hui, 1 000 en 2020 », rappelait l’eurodéputée Françoise Castex lors d’un débat sur la protection des données organisé récemment à l’université Toulouse I-Capitole. Les intérêts économiques se heurtent aussi à la différence d’approche de part et d’autre de l’Atlantique. « En dehors des données sensibles, l’utilisation des données aux USA fait partie de la liberté du commerce » confirme Me Winston Maxwell, avocat chez Hogan Lovells, qui se veut toutefois optimiste.
En effet, les choses pourraient évoluer. Les affaires des écoutes de la NSA interrogent outre-Atlantique jusqu’à la Maison Blanche, où Barack Obama est conscient de la nécessité de faire des gestes envers ses alliés européens. « Aujourd’hui, beaucoup d’Américains veulent se rapprocher des positions européennes », assure Me Maxwell.

« Je garde la main sur mes données » 

85 % des Français sont préoccupés par la protection de leurs données personnelles, mais restent impuissants à les contrôler : seuls 24 % disent être parvenus totalement à les effacer. Forte de ce constat, l’UFC a lancé une campagne de sensibilisation doublée par une pétition « Je garde la main sur mes données » pour exiger des pouvoirs publics « une réelle protection de la vie privée et la non-utilisation de nos données à notre insu. » L’association a mis en ligne sur son site quechoisir.org des didacticiels pour sécuriser un profil, activer les options antitraçage de l’ordinateur ou encore effacer des données à distance sur les terminaux mobiles. 

Municipales : un succès d'audience pour les sites de La Dépêche



La soirée électorale du premier tour des élections muncipales, dimanche soir, a été un succès d'audience pour les sites internet du Groupe Dépêche. Vous avez été des milliers à nous rejoindre pour découvrir en temps réel les résultats de votre commune, de votre région et du pays, mais aussi les premières réactions, ainsi que nos analyses et décryptages de ce scrutin.

L'OJD en charge du contrôle de la fréquentation des supports numériques a enregistré lors de ce premier tour un pic exceptionnel de la consultation des Sites Web d'Actualités et d’Informations.

Ladepeche.fr est dans le Top 20 des sites français, à la 15e  place, avec 580109 visites soit une hausse de +60% par rapport au dimanche précédent.  La Dépêche Premium, le site internet de notre offre numérique Premium, a quant a lui connu un bond de +225% avec 6435 visites selon AT Internet.



La Dépêche du Midi sort une édition spéciale tablettes pour les municipales



La rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de télécharger gratuitement une édition spéciale tablettes (iPad, Android) sur les municipales.
Au menu, des vidéos explicatives sur le scrutin, des infographies pour comprendre les compétences du maire, nos analyses et décryptages du 1er tour, et tous les enjeux du second tour.
Enfin, retrouvez tous les résultats nationaux et régionaux, commune par commune grâce à une carte interactive.

Pour lire cette édition, téléchargez gratuitement l'application La Dépêche du Midi dans l'AppStore d'Apple ou le Google Play. Puis rendez-vous dans l'onglet "Hors série offerts".

Ecoutes : l'eurodéputée François Castex dénonce la collaboration DGSE-Orange et appelle à réviser la législation



On savait depuis les révélations d'Edward Snowden, cet ex-employé de la NSA, que l'agence de renseignement américaine procédait à des écoutes de masse sur les réseaux informatiques, y compris ceux des alliés des Etats-Unis (Allemagne, France, Italie...). On savait aussi que les Britanniques, via leurs services secrets (GCHQ) étaient sur le Vieux continent le fidèle relai des demandes des Etats-Unis. Mais on n'était peut-être pas prêts à entendre qu'en France, la DGSE et Orange (dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 27%) orchestraient une surveillance aussi pointue qu'efficace depuis de nombreuses années.

Selon un document interne du GCHQ, la DGSE entretient une coopération étroite avec "un opérateur de télécommunication français" ; opérateur identifié comme étant Orange par le journal Le Monde qui a eu accès à la note, issue des documents emportés par Edward Snowden dans sa fuite.

"L'une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu'elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l'insu de tout contrôle, d'un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent", expliquent nos confrères, détaillant les différents paliers de contrôle de ces données.

"Pas une surprise"

"Vu de Bruxelles, ces révélations ne sont malheureusement qu'une demi-surprise! Le Parlement européen a pointé du doigt, la semaine dernière, dans son rapport sur le programme d'espionnage massif de la NSA, certains États membres, à commencer par la France", a réagit cet après-midi l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex, spécialiste des questions numériques.

Des questions du Parlement européen restées sans réponses

Le rapport évoqué par Mme Castex est celui de son collègue britannique travailliste Claude Moraes, qui s'est penché sur les écoutes de la NSA. Ce rapport (lien PDF) édifiant, fruit de six mois d'enquête au cours desquels ont été entendus de multiples intervenants (dont pour la France le directeur général de la sécurité extérieure et le directeur central de la sécurité intérieure), a été adopté par le Parlement européen le 12 mars dernier, date anniversaire des 25 ans du web. Dans ses conclusions, il prenait acte des nouvelles orientations voulues par Barack Obama en matière de respect de ses alliés, mais surtout, demandait à six pays dont la France de clarifier les éventuels accords existants entre leurs services de renseignements et des opérateurs de télécommunications et leur compatibilité avec la législation européenne en matière de protection des données personnelles.

Revoir la législatif française

"A la lumière de ces révélations, on comprend mieux le manque d'empressement du gouvernement français à dénoncer le scandale de la NSA, et qu'il ait mis plus d'un an et demi à transmettre aux eurodéputés français un semblant de position sur le paquet données personnelles en cours de négociation au niveau européen", estime Françoise Castex, qui réclame une révision de la législation française "afin de garantir que la DGSE soit soumise à une vraie surveillance publique par le biais d'un contrôle parlementaire et judiciaire effectif."

Cette demande de révision de la législation va remettre en tout cas sur le devant de la scène le très controversé article 20 de la loi de programmation militaire adoptée fin 2013. Celui-ci autorise en effet la surveillance des communications téléphoniques et internet en temps réel, sans intervention d’un juge, dans des domaines dépasse la sécurité.

Conférence-débat : "Aujourd’hui et demain, les objets connectés"



Le Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse organise ce jeudi 20 mars à 18 heures à l'Auditorium du centre culturel Bellegarde, un débat sur les objets connectés

L’Internet des Objets et les communications machines-à-machines (M2M) sont-ils de nouveaux « buzz words », de la science-fiction, un avenir très lointain ou notre avenir proche dans les villes et les entreprises ? Démocratisation des tablettes et smartphones, fiabilité des technologies sans fil, amélioration des logiciels de traitement des données et émergence des objets connectés en réseau sans fil : toutes les conditions sont enfin réunies pour faire de la maison et des bâtiments intelligents un véritable marché de masse. Le nouveau paysage technologique permet en effet de proposer des solutions domotiques moins chères, plus évolutives et plus intuitives et surtout adaptées aux besoins des consommateurs (afin de leur assurer des services de confort au sein du logement, d’économie d’énergie, de sécurisation des biens, d’autonomie des personnes dépendantes, etc.).

La dernière publication du chercheur biélorusse Evgueny Morozov, récemment parue dans le Wall Street Journal, s'intitule "les objets intelligents nous rendent-ils bêtes ?" Une vraie question ?
Si les objets connectés et les idées qui vont avec sont nombreux, il est indispensable de se demander pour quels usages et quels objectifs nous souhaitons les utiliser.
C’est pourquoi, le Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse propose une table ronde suivie d’un débat avec le public sur le thème ‘Aujourd’hui et demain, les objets connectés’.
Nous ferons un tour d’horizon sur le développement de ces technologies, sur le « progrès » que ces objets connectés est susceptible de nous apporter et sur leur impact dans notre quotidien.

Les invités :

- Michel Diaz, Directeur de Recherches au LAAS/CNRS
- Laurent Marchadier, Président de la société BEENETIC
- Maître Stanley Claisse, avocat à la Cour
- Marc Menou, Maitre de Conférences Sciences Economiques Université de Toulouse 1 Capitole

Le débat sera animé André Bourricaud, président du Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse et par Eric Castex, Chef de service Atelier de Développement Informatique Multimédia Université Toulouse Le Mirail.

Données personnelles : de Bruxelles à Toulouse, le débat avance


Le débat sur la protection des données personnelles a pris une ampleur toute particulière cette semaine. Alors que l'on célébrait ce mercredi 12 mars les 25 ans du web, le Parlement européen a adopté, après trois années de travail, deux textes historiques, un règlement et une directive, soit le "paquet" sur la protection des données personnelles collectées sur internet. Un vote historique qui est arrivé au moment où était rendu le rapport d'enquête sur les écoutes effectuées par la NSA. Enfin, la nouvelle étude « Les Français et le numérique » réalisée par l’Inria et TNS SOFRES, montrait que 72% de nos compatriotes pensent que le numérique a des effets négatifs sur leur vie privée.

D'évidence, on peut dire que la donne a changé et que le sujet des données personnelles, de confidentiel, est devenu un sujet de débat majeur dans nos société.

C'est dans ce contexte que l'université Toulouse 1-Capitole a organisé ce vendredi 14 mars un colloque "Quelle protection des données personnelles en Europe ?" Organisé par l'université, la région Midi-Pyrénées et Airbus, en collaboration avec l'Associaton des étudiants du Master 2 Droit et Informatique et en partenariat avec, entre autres, l'institut fédératif de recherche, la faculté de droit, l'IRDEIC, le centre d'excellence Jean-Monnet, ce colloque a balayé toutes les problématiques économiques, politiques, juridiques, sociétales que recouvre ce sujet.

"Protéger les données personnelles c'est protéger les libertés fondamentales"

En introduction des débats, le professeur Céline Castets-Renard a rappelé combien "protéger les données personnelles, c'est protéger les libertés fondamentales" et a listé les questions que soulève le cadre juridique. La protection des données en Europe peut-elle pénaliser les entreprises européennes dans le marché mondial ? La lutte contre le terrorisme peut-elle tout justifier en matière de surveillance des réseaux ? Quels peuvent être les accords entre les opérateurs et les agences de renseignements ? Les Européens sont-ils protégés lorsque leurs données sont hébergées par des sociétés domiciliées hors UE ? Enfin, sous le poids de puissants lobbies, les prochaines élections européennes peuvent-elles mettre un frein aux avancées acquises ces derniers mois ?

Concilier protection et libre circulation

Pour Annie Blandin-Obernesser, professeur à Telecom Bretagne, il faut trouver "un espace de conciliation entre la protection et la libre circulation ; entre les actions assurant la sécurité publique et le droit à la protection de ses données." Pour ce faire, l'émergence d'un "habeas corpus numérique", proposé par le Parlement européen, serait une bonne chose.

Un habeas corpus, un texte fondamental donc, serait, en effet, conforme à l'idée que se font les Européens du sujet. Une approche globale, soulignée par Alba Bosh, représentante du très méconnu Contrôleur européen des données personnelles. Abordant le contexte et les méthodes d'adoption de la proposition de règlement, Sylvaine Polliot-Peruetto, professeur à l'UT1-Capitole, a mis en exergue de son côté que l'on pouvait percevoir les données personnelles comme le fil rouge de la construction européenne.

Les données personnelles : fil rouge de la construction européenne

Un fil rouge que les Etats ont bien du mal à mesurer à sa juste valeur si l'on en croit Esther Mitjans, professeur à l'université de Barcelone et ancienne directrice de l'autorité catalane de protection des données (2005-2012). "Les gouvernements ne pensent pas à la protection des données et ne respectent pas leur autorité de contrôle. Les autorités de protection de données ne sont pourtant pas là pour censurer mais pour aider", estime la spécialiste, qui assure que "le vote du Parlement européen va apporter plus de visibilité et plus de responsabilités sur les données personnelles."

Une question de dignité

Une analyse partagée par Cécile de Terwangne, professeur à l'université de Namur (Belgique), qui a décortiqué le Convention internationale 108 (que les Etats-Unis n'ont pas signée), le règlement et la directive européens. "Sur les données personnelles, tout se fait à l'insu des personnes. Il faut plus de transparence", estime-t-elle en démontrant que "la protection des données, c'est aussi une question de dignité."  D'où l'importance de "rééquilibrer les rapports entre ceux qui font du profilage et ceux qui sont profilés."

Europe-USA : mésentente cordiale ?

Le profilage, contre lequel s'est souvent élevée l'eurodéputée Françoise Castex, c'est bien l'une des caractéristiques des géants du net qui peuvent tout savoir des internautes au nom de la liberté d'entreprendre. "En dehors des données sensibles, l'utilisation des données aux USA fait partie de la liberté du commerce" confirme Me Winston Maxwell, avocat chez Hogan Lovells, l'un des plus grands cabinets actifs sur ces questions.
Me Maxwell détaille l'arsenal législatif américain, qui est bien plus important que ce que l'on pourrait imaginer. La protection des citoyens américains par rapport à l'utilisation de leurs données par le gouvernement est ainsi régie par un Privacy Act qui date de... 1974, quatre ans avant notre loi informatique et libertés en France. Pour Me Maxwell, Américains et Européens parlent du même sujet... mais avec des définition différentes.

Une différence d'approche que confirme Françoise Castex, qui souligne le poids des lobbies qui ont été à l'oeuvre durant ces trois dernières années pour infléchir la position du Parlement européen en faveur des intérêts économiques des grandes sociétés d'internet. "La construction du paquet données personnelles en Europe n'est pas technocratique mais démocratique. Les citoyens peuvent peser sur les décisions", assure l'eurodéputée, qui justifie la nécessité d'une nouvelle législation par l'explosion de l'échange des données (2% en 1995, 97% en 2013).
Françoise Castex reconnaît que les scandales des écoutes (affaires Prism, Snowden) "ont beaucoup pesé sur l'adoption du paquet."
Des affaires qui ont également interrogé outre-atlantique jusqu'à la Maison Blanche, où Barack Obama est conscient de la nécessité de faire des gestes envers ses alliés européens. "Aujourd'hui, beaucoup d'Américains veulent se rapprocher des positions européennes", confirme Me Maxwell.

25 ans après l'invention du web, une nouvelle page de l'Histoire est en train de s'écrire.

Données personnelles : le vote historique du Parlement européen


Une coïncidence comme un clin d'oeil de l'Histoire. Alors que l'on célèbre ce mercredi 12 mars les 25 ans du web, le Parlement européen vient d'adopter deux textes historiques, un règlement et une directive, soit le "paquet" sur la protection des données personnelles collectées sur internet.
Après trois ans de travail les eurodéputés ont adopté le nouveau réglement à une forte majorité :  621 voix pour, 10 voix contre et 22 abstentions. Ainsi que la directive, malgré l'opposition de la droite européenne, par 371 voix pour, 276 voix contre et 30 abstentions. Les  deux rapporteurs du Parlement européen,  Jan-Philippe Albrecht (Verts, Allemagne) et Dimitrios Droutsas (S&D, Grèce), dispose donc d'un large mandat de négociation avec le Conseil et la Commission européenne.

Bras de fer Europe-Etats-Unis

"C'est un signal politique fort envoyé aux citoyens européens, qui tranche avec le silence du Conseil!", se félicite l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex. "Les données personnelles des Européens ne sont pas à vendre!" "Après le scandale de la NSA et alors que nous négocions un accord de libre-échange avec un État qui espionne nos concitoyens, il était fondamental de redéfinir les règles du jeu", souligne l'eurodéputée Nouvelle Donne.
"Nous souhaitions un encadrement plus strict des données pseudonymes, mais ce résultat est dans l’ensemble un bon résultat qui était encore impensable il y a quelques mois”, note Françoise Castex. "Le consentement explicite, l’encadrement des transferts de données vers un État tiers ou la possibilité de déréférencement sont des avancées réelles pour la protection de la vie privée des citoyens européens." Et de prévenir "Le Conseil ferait une grave erreur en écartant ce sujet à trois mois des élections européennes".
Car si le Parlement a pris clairement position, rien n'est encore joué et les négociations entre l'Europe et les Etats-Unis dont lon d'être terminées.

"Nous n’avons pas la même conception que les Etats-Unis sur ce qu’est une donnée personnelle : pour les Américains, c’est une donnée marketing monnayable ; pour nous cela touche à la vie privée et à nos libertés individuelles" explique Marc Tarabella, chef du groupe PS belge au Parlement européen, qui souhaite toutefois que l'Europe continue à travailler avec les Etats-Unis, "mais seulement sous certaines conditions."

"Nous ne devons en aucun cas accepter l’accord de libre-échange (TTIP) entre l’UE et les Etats-Unis si la question du transfert de données n’en est pas explicitement exclue. Il est indispensable qu’une solution adéquate soit trouvée sur la garantie de confidentialité des données des citoyens européens. Les européens devraient par exemple pouvoir déposer des recours devant la justice américaine quand leurs données sont exploitées abusivement.

Il faut suspendre l’accord SWIFT/TFTP sur le transfert de données interbancaires, et ce jusqu’à ce que soient vérifiées les allégations selon lesquelles les Etats-Unis ont eu accès à des données confidentielles non couvertes par l’accord.

Suspendre l’accord Safe Harbour qui permet aux entreprises US de traiter et transférer les données personnelles des citoyens européens tant qu’il n’est pas aménagé aux normes européennes de protection des données."



Une journée de débat ce vendredi à Toulouse
Le thème de la proctection des données personnelles qui intéresse de plus en plus le grand public va d'ailleurs faire l'objet d'une journée de débat, ce vendredi à l'uiniversité Toulouse1 Capitole.
Organisé par l'université, la région Midi-Pyrénées et Airbus, en collaboration avec l'Associaton des étudiants du Master 2 Droit et Informatique et en partenariat avec, entre autres, l'institut fédératif de recherche, la faculté de droit, l'IRDEIC, le centre d'excellence Jean-Monnet, le colloque "Quelle protection des données personnelles en Europe ?" va aborder toutes les problématiques économiques, politiques, juridiques, sociétales que recouvre ce sujet.

La Dépêche sort une édition tablette "Cerveau et mouvement"


À l’occasion de la Semaine du Cerveau qui a débuté hier dans quelque 30 villes en France, la rédaction de « La Dépêche du Midi » vous propose de télécharger gratuitement sa nouvelle édition spéciale pour tablettes numériques « Cerveau et mouvement, quel remue-méninges ! » Cette édition, disponible pour les tablettes iPad et Android, a été réalisée en partenariat avec le CNRS Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse.
Au sommaire de ce numéro, l’étude du mouvement chez l’homme et l’animal, la complexité des mouvements, le rôle du cerveau et son fonctionnement, ou encore la plasticité et la réparation du cerveau. À travers des diaporamas, des infographies pédagogiques et des vidéos, plongez dans les mystères du cerveau.
Comment lire cette édition ? Pour profiter de cette édition, téléchargez gratuitement et installez l’application « La Dépêche du Midi » sur l’AppStore ou le Google Play et rendez-vous dans la section « Hors série offerts » pour la télécharger.
Plus d’information sur www.ladepeche.fr/premium

Nougaro : La Dépêche crée une édition spéciale pour tablettes numériques



À l’occasion des dix ans de la disparition de Claude Nougaro, le 4 mars 2014, la rédaction de La Dépêche du Midi s’est mobilisée. Dès dimanche vous avez pu découvrir quatre pages spéciales dans notre édition dominicale. Nous vous proposons maintenant de télécharger gratuitement une édition inédite pour tablettes numériques sur notre application La Dépêche du Midi (iPad Android, onglet hors séries offerts).
En photos, vidéos et chansons, retrouvez le portrait de l’artiste, une interview de sa dernière épouse Hélène. Le regard de trois de ses enfants (Cécile, Théa et Pablo), mais aussi une sélection de disques, livres et DVD qui sortent à l’occasion de ces dix ans. Et bien sûr, la genèse de son hymne à la Ville Rose (Ô Toulouse).

La nouvelle édition pour tablettes de La Dépêche : « Un siècle de cristallographie »


La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition multimédia pour les tablettes iPad et Android : « Un siècle de cristallographie, des fondements aux applications. »
 Rentrer dans le monde des cristaux, c’est plonger dans un univers incroyable et étonnant et découvrir Une extraordinaire diversité. Cette édition spéciale n’a pas pour ambition d’en faire le tour, mais plutôt d’observer à la loupe certains des principaux aspects de cette discipline. Qu’est-ce aujourd’hui que la cristallographie moderne. Un cristal c’est quoi ? Voyage à l’intérieur d’un cristal. La révolution biomédicale. La minéralogie et la métallurgie : autant de thèmes abordés dans notre édition.
 Pour lire cette édition sur iPad (mais aussi iPhone ou iPod) et Android, téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Les agricultures du futur sont déjà là



Qu’elle semble loin l’image du paysan rétif à tout progrès, trimant tout au long de l’année sur son tracteur ou à l’étable, loin des innovations de la ville. Certes, le métier d’agriculteur reste évidemment toujours difficile et très prenant, mais il est aujourd’hui l’un de ceux qui font le plus appel aux nouvelles technologies. Pour s’en rendre compte, il suffit de consulter le rapport que vient de rendre public l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Intitulé « Les agricultures du futur », ce document fait un point quasi exhaustif des nombreuses avancées technologiques et scientifiques qui se déploient aujourd’hui dans l’agriculture ; et répond à deux questions fondamentales : « Comment produirons-nous demain ? » et « Que mangerons-nous demain ? »

Dans le premier chapitre, l’Inra – qui disposera d’un vaste stand sur le Salon de l’agriculture – détaille l’action de ses unités de recherches. Par exemple pour modéliser les futurs territoires en mesurant les impacts des changements globaux sur l’agriculture et les territoires. Ainsi, les agriculteurs peuvent utiliser des systèmes de mesure embarqués sur des drones pour caractériser les surfaces en fonction de l’humidité des sols et du développement végétal. Des systèmes de mesures portatifs pour l’analyse des eaux par colorimétrie existent également tout comme la télédétection par satellite, par drones ou par avions, pour caractériser la composition organique des sols. Les drones sont également de la partie pour localiser de mauvaises herbes dans une parcelle cultivée et y envoyer un robot de désherbage localisé, guidé par GPS… À noter d’ailleurs qu’un robot jardinier, prénommé Oz, a été conçu par Naïo Technologies, une start-up toulousaine créée en 2011 et soutenue par l’Incubateur Midi-Pyrénées.




Les smartphones sont également devenus d’indispensables compagnons des agriculteurs. Ainsi, l’Inra a développé plusieurs applications mobiles dont une permettant de géolocaliser et référencer le comportement de certains insectes, afin d’échafauder des stratégies de protection.
Les nouvelles technologies bénéficient aussi aux éleveurs pour suivre au plus près les besoins de chaque animal (alimentation, santé, bien-être). Ainsi, des caméras 3D permettent de suivre la croissance de la vache laitière et d’ajuster son alimentation.

L’Inra travaille également pour guider les agriculteurs dans le choix des variétés de plantes les plus efficaces et les plus tolérantes aux stress abiotiques (sécheresse, températures élevées, etc.). Des outils qui permettent d’anticiper les changements climatiques du futur.

Les travaux de l’Inra concernent enfin ce que l’on trouvera demain dans notre assiette : les produits nouveaux mais aussi les circuits qui les y conduisent. Ainsi, l’Inra travaille sur un système d’étiquetage expérimental des produits sur les marchés ; mais aussi sur des truites nourries aux croquettes 100 % végétales, ou encore des volailles résistantes à la chaleur.

Les invitations réinventées avec les Toulousains «Vivent»


Qui ne s’est jamais retrouvé dans la situation de devoir organiser une réunion, un événement et de peiner à rendre compatible les emplois du temps des uns et des autres. Échanges sans fin de coups de fils, de textos, de courriels : bref, un vrai casse-tête. C’est pour résoudre ce problème que la jeune start-up toulousaine Vivent a imaginé une application pour smartphone. On crée simplement son événement et l’application se charge de collecter les réponses des invités voire de relancer les retardataires.

Disponible sur l’Apple Store, bientôt sur le Google Play et accessible aussi via un navigateur mobile, Vivent a été développé par la société Stan & Co, fondée par trois jeunes passionnés de high-tech : Alexis, ingénieur spécialisé en solution mobile, Vincent et Lionel, qui ont quitté le monde de la finance dans lequel ils évoluaient à Londres et à Tunis pour se lancer dans l’aventure de Vivent, en France, à Toulouse. «Nous croyons en notre pays et aux nouvelles structures à disposition des jeunes entrepreneurs telles que les incubateurs», assurent les trois jeunes entrepreneurs, qui sont déjà lauréats de l’Edhec Young Entrepreuners.

Internet des objets : la société toulousaine Sigfox à la conquête de l'Espagne



La société toulousaine Sigfox, à l'origine du seul réseau au monde dédié à l'Internet des Objets, va se déployer au niveau national en Espagne, sur les infrastructures d'Abertis Telecom et raccordera ainsi ce pays au réseau mondial Sigfox, déjà disponible en France, aux Pays-Bas et en Russie.

Le partenariat avec Sigfox permettra à Abertis de fournir une connectivité bidirectionnelle parfaitement adaptée à l'Internet des Objets.

Ce partenariat marque une étape importante dans la stratégie de déploiement mondial du réseau Sigfox. Il est le fruit de plusieurs mois d'étroite collaboration et d'échanges de connaissances entre les deux entreprises en vue de concevoir un réseau répondant aux exigences de l'Internet des Objets. Si les prévisions des analystes du secteur se vérifient, le nombre des objets connectés devrait atteindre les 50 milliards d'ici 2020.

« Très active dans le domaine M2M et de l'Internet des Objets, l'Espagne compte d'ores et déjà un grand nombre d’acteurs en la matière. Nous sommes fiers qu'Abertis accepte d'être notre partenaire stratégique en Espagne et nous n'aurions pas pu imaginer un meilleur catalyseur pour réaliser nos projets », a précisé Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox.

Copie privée : le rapport de Françoise Castex adopté par le Parlement européen



Après deux reports, la commission des affaires juridiques du Parlement européen a finalement adopté le rapport Castex à une large majorité.

Par 15 voix pour, 5 contre, 3 abstentions), les eurodéputés ont adopté le rapport de l'eurodéputée PS du Sud-Ouest qui préconisait de conserver le système de copie privée actuellement en vigueur dans 23 des 28 États membres ; et ainsi pris le contre-pied du rapport Vitorino qui préconisait, lui, une évolution vers un système de licences.

"Ce rapport a fait l'objet d'un lobbying intense des industriels, pour la plupart non européens. Ils veulent supprimer la redevance pour copie privée, afin d’augmenter leurs marges sur le dos de la culture européenne, " souligne la rapporteure.

Pour Françoise Castex: "Le dispositif de redevance pour copie privée doit être modernisé, mais on ne peut lui substituer un système de licence, qui fera le jeu des majors au détriment des artistes et du spectacle vivant en Europe. Le système doit cependant être modernisé pour retrouver sa légitimité auprès des industriels et des consommateurs.", ajoute la Vice-présidente de la Commission des Affaires juridiques.


Face aux possibilités de "forum shopping", les parlementaires ont soutenu une définition commune de la copie privée et une harmonisation des produits soumis à redevance. Ils appellent également à une meilleure visibilité de cette redevance auprès des consommateurs et à un remboursement plus effectif des professionnels.

Extension de la redevance au cloud ?

Par ailleurs, pour l'eurodéputée du Gers, "le dispositif doit être adapté à l'ère numérique: l'extension de la redevance au Cloud doit cesser d'être un tabou".

Françoise Castex "regrette cependant que la droite européenne, majoritaire, ait rejeté sa double proposition de suppression des mesures techniques de protection et de légalisation des échanges d'œuvres à des fins non commerciales. Cela aurait constitué une juste compensation pour le consommateur", conclut l'eurodéputée.

Profilage des internautes : François Castex se félicite de l'enquête demandée à la Commission



Une semaine après le rapport de la CNIL et de la DGCCRF sur le profilage des internautes par les agences de voyage en ligne (qui adaptent leurs prix en fonction des visites des internautes entre autres), les eurodéputés demandent à la Commission européenne d'agir.

Le Parlement européen a ainsi adopté aujourd'hui à une large majorité une résolution sur l'application de la directive 2005/29/CE sur les pratiques commerciales déloyales. Dans cette résolution, les eurodéputés "s'inquiètent du nombre croissant de plaintes concernant des usagers de sites d'achat de billets en ligne qui ont été victimes d'IP tracking" ; les parlementaires demandent à la Commission européenne d'enquêter sur la fréquence de cette pratique "qui génère une concurrence déloyale et qui constitue un détournement des données personnelles des utilisateurs, et, le cas échéant, de proposer une législation adéquate pour protéger les consommateurs"

L'eurodéputée PS du Sud Ouest, la gersoise Françoise Castex, avait reproché à l'enquête de la CNIL et de la DGCCRF, rendue publique le 27 janvier dernier, de ne pas lever pas le doute sur les tarifs obscurs pratiqués par les grands opérateurs de transports sur la toile. Aujourd'hui, la parlementaire, spécialiste des questions de vie privée se félicite de ce vote: "C'est la preuve que les usagers ne sont pas paranoïaques et que l'IP-tracking n'est pas qu'une préoccupation franco-française".

"Nous demandons à la Commission européenne de protéger comme il se doit les millions de consommateurs victimes d'espionnage, notamment via l'utilisation de leur historique de navigation. Le consentement explicite de l'utilisateur doit être la règle, et non l'exception!", conclut Françoise Castex, qui presse le Conseil d'adopter le nouveau règlement européen sur les données personnelles.

Facebook a dix ans et renouvelle son interface mobile


Très inspirée par Flipboard, Facebook a présenté Paper, sa nouvelle application mobile, ) l(accession des 10 ans du réseau social.

Les Toulousains de Sigfox au coeur du plus grand parc de stationnement intelligent au monde

La société toulousaine Sigfox est au coeur du plus grand parc de stationnement intelligent au monde, à Moscou.
Fastprk, la solution de stationnement intelligent développée par Worldsensing, intègre en effet la connectivité mise au point par Sigfox. La récente installation dans la capitale russe de 11 000 capteurs, ajoutés aux 4 000 déjà déployés, a ainsi donné naissance au plus grand parc de stationnement intelligent au monde.
Cette solution, lancée en novembre 2013, permet de réduire la circulation dans le centre-ville de Moscou, en permettant aux conducteurs de trouver une place de stationnement via une application mobile ou par le biais de panneaux électroniques situés dans les rues.
La solution optimise ainsi la gestion des aires de stationnement en fournissant, par exemple, des informations sur les parkings les plus fréquentés et les moments de la journée où ils sont le plus saturés. En outre, en réduisant le temps de recherche de stationnement, la densité du trafic diminue, le conducteur économise du temps et du carburant. Il réduit ainsi les émissions de CO2, contribuant à une ville plus « verte » et plus agréable à vivre.
Sigfox, qui est le premier opérateur de réseau cellulaire à offrir un service de transmission de données de machine à machine, a par ailleurs reçu en septembre dernier le titre de start-up telecom la plus innovante de l’année par le Telecom Council américain.

 

Profilage des internautes : l'eurodéputée Fançoise Castex réclame une nouvelle législation



Elle avait été l'une des premières à dévoiler pour les dénoncer l'IP-tracking, ces pratiques des sites internet de voyagistes qui traquent les profils des internautes pour leur proposer des offres très - trop ? - ciblées. Après la remise des conclusions d'une enquête menée par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF, l'eurodéputée PS originaire du Gers Françoise Castex continue à réclamer une nouvelle législation européenne plus protectrice des données personnelles des internautes.


"L'enquête ne lève pas le doute sur les tarifs obscurs pratiqués par les grands opérateurs de transports sur la toile. Cces entreprises continuent d'utiliser des techniques de profilage qui génèrent une concurrence déloyale et qui constituent un détournement des données personnelles de millions d'internautes notamment via l'utilisation de leur historique de navigation", explique la parlementaire.

"C'est en ce sens, qu'à mon initiative, la Commission des Affaires juridiques du Parlement européen a d'ores et déjà demandé à la Commission européenne d'enquêter sur la fréquence de ce pratiques, et, le cas échéant, de proposer une révision de la directive 2005/29 pour protéger comme il se doit les consommateurs", poursuit-elle.

"Ces pratiques ne sont pas conformes à la nouvelle législation sur la protection des données personnelles, adoptée par le Parlement européen le 20 octobre dernier, et qui prévoit le consentement explicite du citoyen en cas d'utilisation de ses données."

L'enquête de la CNIL confirme des pratiques de profilage

L'enquête de la CNIL n'a pas démontré l'utilisation formelle de l'adresse IP des internautes, mais elle a mis en évidence d'autres techniques de profilage tout autant attentatoire aux données personnelles des internautes.

"Les contrôles ont ainsi permis de constater la mise en œuvre de pratiques conduisant à des variations, parfois importantes, de prix :
- des pratiques basées sur le nombre de places offertes ou restant dans l'avion ou le train concerné. Cette politique de tarification (parfois dénommée " Yield Management ") conduit, par exemple, à moduler le prix d'un billet selon la date de son achat ou le taux de remplissage ;
- une pratique conduisant à moduler les frais de dossier selon l'heure à laquelle l'internaute effectue sa réservation ; l'internaute bénéficie ainsi de frais plus avantageux lorsqu'il achète un billet lors des " heures creuses " déterminées par le commerçant", explique la CNIL.

"Une pratique conduisant à une modulation du prix proposé en fonction du site internet précédemment consulté par l'internaute a également été mise en évidence. Ainsi, un internaute provenant d'un comparateur de prix se verra parfois offrir un prix d'appel plus attractif, mais avec des frais plus élevés, le prix total n'étant pas impacté de manière significative. Cette opération est effectuée sans que la personne soit en mesure de connaître les mécanismes conduisant à moduler le tarif affiché. Cette pratique doit être examinée au regard de la loi " informatique et libertés " et des articles L. 120-1 et suivants du code de la consommation, qui condamnent les procédés " qui altèrent, ou sont susceptibles d'altérer de manière substantielle, le comportement du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l'égard d'un bien ou d'un service", détaille la CNIL.

Google consacre un Doodle à Carcassonne


Depuis 1998, le moteur de recherche Google célèbre à sa façon les grandes dates historiques ou les grands événements en modifiant le logo "Google" de son moteur de recherches. Ce que l'on appelle des "Doodle"
Ce lundi, c'est Carcassonne qui est à l'honneur. Google rend ainsi hommage à l'architecte qui a restauré la célèbre cité médiévale : Eugène Viollet-Le Duc dont on célèbre le 200e anniversaire de la naissance.
"J’ai fait beaucoup de recherches sur Viollet-le-Duc, même si je connaissais déjà un peu son travail", a expliqué à Vanity Fair l'auteur de ce doodle, Kevin, 24 ans. "Au départ, j’avais très envie d’inclure des gargouilles dans ce doodle, en référence à Notre-Dame de Paris, puis j’ai finalement décidé de me concentrer sur le fantastique travail de rénovation qu’il a réalisé pour la cité fortifiée de Carcassonne."
Plus de Doodle à voir ici : http://www.google.com/doodles/

2014 sera l’année de la mobilité en entreprise selon Aruba Networks

Une nouvelle étude mondiale réalisée par Aruba Networks révèle que 2013 a été marquée par une forte adoption de la mobilité par les consommateurs, avec plus de la moitié (57 %) des consommateurs des pays développés qui possèdent aujourd’hui au moins trois terminaux connectés.

Si l’on se tourne vers 2014, on constate que cette demande ne montre aucun signe d’affaiblissement puisque 42 % des consommateurs interrogés prévoient d’acheter une tablette. Ils sont par ailleurs 34 % à envisager d’acheter un nouveau smartphone.

Sachant qu’un grand nombre de ces terminaux sont d’ores et déjà utilisés sur les réseaux des entreprises, Aruba prévoit un changement net dans la façon dont les entreprises vont gérer leurs politiques Bring Your Own Device (BYOD) pour développer la confiance et la productivité de leurs employés.

« Ces dernières années, dans la plupart des entreprises, les efforts se sont portés sur la sécurité et la fiabilité du BYOD », explique Chris Kozup, directeur marketing chez Aruba Networks.
« En 2014, les entreprises vont changer leur stratégie pour l’axer davantage sur l’autonomie, réfléchissant à comment mettre le BYOD/X entre les mains de leurs employés pour, au final, améliorer leur travail au quotidien. »

Une étude mondiale réalisée plus tôt dans l’année a montré que 53 % des consommateurs utilisent déjà des équipements électroniques personnels dans le cadre de leur travail.
Toutefois les chiffres révèlent également une autre réalité : en déclarant leur terminal à leur employeur, 45 % des personnes interrogées craignent soit une perte de productivité soit une ingérence dans leurs données personnelles. Le manque de confiance des employés reste donc encore bel et bien un enjeu pour les entreprises.

Selon Chris Kozup, quatre évolutions majeures se profilent à l’horizon :

Un transfert de pouvoir vers les employés mobiles

·         En 2014, les départements informatiques vont donner aux utilisateurs plus de contrôle sur leurs terminaux et accès mobiles, permettant ainsi au personnel informatique de se concentrer davantage sur la gestion du réseau et l’amélioration de l’expérience utilisateur. Des tâches précédemment réalisées par le service informatique - comme par exemple les tâches d’onboarding et de provisioning des nouveaux terminaux mobiles ou la fourniture d’un accès réseau aux visiteurs, peuvent, maintenant, être transférées aux utilisateurs, de manière aisée et sécurisée, où qu’ils se trouvent.

Des communications unifiées mobiles

·         Les réseaux Wi-Fi modernes ont favorisé l’entrée dans l’ère des communications unifiées (UC) mobiles, grâce à une meilleure visibilité du trafic et une communication directe avec les systèmes UC. Cela permet d’offrir des services voix et vidéo haute-fidélité fiables sur les réseaux Wi-Fi encombrés des entreprises et, pour la première fois, donne aux administrateurs IT une vision de bout en bout d’un appel UC à des fins de gestion, reporting et dépistage des problèmes. Le réseau Wi-Fi permettant au service informatique d’avoir une meilleure visibilité et une plus grande maîtrise, les communications unifiées mobiles sont amenées à se généraliser en 2014.
Une nouvelle infrastructure mobile pour une expérience améliorée en termes d’applications
·         En 2014, les réseaux définis par logiciel (SDN) vont commencer à jouer un rôle de plus en plus important au sein de l’infrastructure mobile, offrant aux utilisateurs une expérience améliorée en termes d’applications. Avec le SDN, les réseaux mobiles deviennent plus dynamiques, s’adaptent en temps réel aux conditions et aux besoins des applications. A terme, cela se traduit par une expérience améliorée et plus personnalisée pour l’utilisateur. Le SDN permet aux réseaux mobiles de communiquer avec les applications et les autres réseaux afin de re-paramétrer un certain nombre d’éléments à la volée, comme par exemple le cheminement des données ou la priorité, optimisant ainsi l’expérience mobile en temps réel.

Haut débit, haute productivité

·         Avec la généralisation des technologies telles que le 802.11ac, 2014 promet d’être l’année du gigabit sans fil. Des points d’accès capables d’offrir des débits sans fil de plus de 1,2 Gbits/s et des terminaux (Apple, Samsung, HTC, etc.) compatibles avec la nouvelle norme : toutes les conditions sont réunies pour que les entreprises puissent profiter pleinement des avantages offerts par la mobilité pour toutes les applications, permettant au personnel d’être aussi efficace en déplacement qu’au bureau. Sachant que les analystes prévoient une adoption très large de la norme 802.11ac sur les puces Wi-Fi dès 2014, les entreprises n’ont plus un instant à perdre pour adapter leur infrastructure.

« L’enjeu n’est plus seulement de proposer le BYOD : nous avons dépassé ce stade. Aujourd’hui, les salariés attendent beaucoup plus de leur employeur dans ce domaine. Si elles font ce qu’il faut pour satisfaire ces attentes, les entreprises ont toutes les chances d’y gagner en productivité », conclut Chris Kozup.

Une ampoule musicale conçue à Montpellier vient d'être primée au CES de Las Vegas


Les objets du quotidien connectés sont en vedette au salon de l’électronique grand public CES de Las Vegas qui s’est ouvert ce mardi. Les Français sont très actifs dans ce domaine en plein boom et au premier jour du salon, la société montpelliéraine Awox s’est vue décerner le prix de l’innovation Design & Ingénierie pour son ampoule musicale innovante.
La StriimLIGHT est une ampoule LED à économie d’énergie munie d’un haut-parleur de 10 W et connectée en Wifi (ou Bluetooth). Installée sur une lampe standard, elle diffuse sans fil la musique en provenance du réseau domestique, d’un smartphone ou d’une tablette. Fondée en 2003, Awox est pionnière dans le domaine des ampoules musicales. Elle est présente à Singapour, Shenzhen (Chine) et dans la Silicon Valley à Palo Alto (USA).

 

Les caractéristique de l'ampoule sont notamment 

• Ecoutez les musiques contenues dans votre smartphone/tablette, ordinateur, NAS…
• Compatible avec les fichiers MP3, AAC, WAV, PCM, FLAC.
• Accès aux radios internet via connexion Wi-Fi à votre réseau personnel.
• Lecture synchronisée entre plusieurs StriimLIGHT Wi-Fi ou d'autres produits Awox Striim.
• Télécommande pour le contrôle de l'intensité de la lumière et du volume.
• Ampoule: LED, 100-240v, pour les culots E27.
• Haut-parleur: 10 Watt, 200Hz-20KHz.
• Téléchargez l'application gratuite AwoX
• StriimCONTROL disponible sur l'App Store ou le Google Play Store.
• StriimLIGHT Wi-Fi augmente la portée de votre réseau Wifi. disponible sur l'App Store ou le Google Play Store.

Le futur des écrans souples par Samsung

La révolution des objets connectés



Dans les années 80, la domotique, c’est-à-dire l’informatique implantée au cœur de la maison, devait révolutionner notre façon de vivre, entre piloter le chauffage depuis son fauteuil, surveiller son habitation à distance avec des caméras, déclencher l’arrosage en fonction de l’humidité du jardin, etc. Le concept, prometteur, avait fait long feu ; en l’absence de standards internationaux fiables et en raison de coûts de déploiement très élevés. Le voilà qui revient puissance dix avec les objets connectés, qui apparaissent comme la nouvelle révolution à même de bouleverser notre quotidien.

En vedette à Las Vegas

Ces objets connectés vont ainsi être au cœur du prochain salon de l’électronique grand public CES, qui s’ouvre la semaine prochaine aux États-Unis, à Las Vegas.

Mais un objet connecté, c’est quoi ? Il s’agit d’un dispositif contenant un circuit informatique embarqué et connecté à internet ou à un serveur informatique. Contrairement à la domotique du début qui ne s’intéressait qu’à la maison, les objets connectés, très divers, couvrent de nouveaux domaines.

Les objets connectés sont bien sûr en premier lieu les outils informatiques traditionnels que l’on connaît bien : smartphones, tablettes, ordinateurs portables, voire téléviseurs, tous branchés sur internet.

Une nouvelle catégorie d’objets se connecte désormais de plus en plus au Net : du GPS multifonctions de la voiture jusqu’au pèse-personnes à domicile en passant par les caméras de surveillance, les distributeurs de café dans les entreprises, les détecteurs de fumée, les thermostats de chauffage ou les réfrigérateurs «intelligents», etc.

Enfin troisième catégorie en plein boom, ce qu’on appelle l’informatique personnelle embarquée. Il s’agit là de podomètres, de montres, de vêtements, etc. Mais aussi d’objets disposant d’une simple puce RFID qui sera activée lors du passage à la caisse d’un supermarché. Tous ces objets connectés ont pour point commun de collecter des données qui sont ensuite analysées pour fournir à leur utilisateur un service appréciable (lire ci-dessous). Des données très personnelles, intimes même lorsqu’elles touchent à la santé, et dont le contrôle et la protection seront au cœur de débats éthiques et politiques dans les années à venir.

Car le phénomène des objets connectés n’en est qu’à ses débuts : on en compte 15 milliards actuellement, il devrait y en avoir 80 milliards en 2020 selon l’Institut Idate, qui tient chaque année son colloque Digiworld à Montpellier et suit les grandes tendances high-tech.

Toulouse en première ligne

C’est que si les objets connectés auront, d’évidence, un impact sociétal énorme sur notre quotidien, ils constituent, avec un taux annuel moyen de 41 % entre 2010 et 2020, un véritable eldorado industriel et économique que ni l’Europe, ni la France n’entendent négliger. D’ailleurs, dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.

La France, dans ce secteur, a une vraie carte à jouer et pourrait voir émerger de vrais champions des objets connectés. Deux sociétés en sont le parfait exemple.

Withings, créée en 2009, et qui a développé des pèse-personnes et toute une gamme d’objets de santé connectés, a levé en juillet dernier 23,5 millions d’euros dont 11 venant de la Banque publique d’investissement.



Autre champion en devenir, le Toulousain Sigfox, qui est le premier opérateur de réseau cellulaire à offrir un service de transmission de données de machine à machine. Autant dire que Sigfox est au cœur des réseaux de demain. Les Américains ne s’y sont pas trompés : en septembre dernier, le Telecom Council a élu la société, start-up telecom la plus innovante de l’année.

Interview : «Une vraie colonisation numérique»

Christophe Alcantara est enseignant-chercheur en sciences de l'information et communication à l'Idetcom (université Toulouse I-Capitole)

Des milliers d’objets connectés donc des milliers de nouvelles données personnelles. Quels sont les enjeux pour les citoyens ?

La problématique de fond reste la même : derrière un discours et des pratiques avérées qui facilitent la vie des gens, il y a un phénomène de colonisation numérique. C’est-à-dire que le big data (la masse de données) sera à la fois alimenté par internet, par les données de géolocalisation des smartphones et, à l’avenir d’ici 5 ans, par les objets connectés. Derrière ces objets, derrière la domotique qui va connecter le réfrigérateur au supermarché par exemple, il va y avoir des données comportementales très personnelles qui seront autant de données marchandes. Rappelons que les données personnelles vaudront 1 000 milliards d’euros à l’horizon 2020 en Europe.

Garder le contrôle sur ses données sera très compliqué.

Absolument. C’est une vraie question, car si vous refusez à votre objet de communiquer, vous levez l’essence même du fonctionnement de celui-ci. Ce sera donc d’autant plus difficile de renoncer à cette colonisation numérique.

Pour protéger les consommateurs, les pouvoirs publics, la CNIL devront-ils agir ?

Attendons de voir le fameux règlement européen sur les données personnelles qui doit arriver et doit donner des garde-fous. Normalement, un cadre européen devrait suffire mais je suis pessimiste. Autant sur les données de géolocalisation, on est sur une valorisation de grande masse, autant sur la domotique, ce sont les données très personnelles qui importent. Il faudra donc être vigilant.


Comment ils vont changer notre vie




Les objets connectés, qui sont autant de capteurs, vont peu à peu envahir notre quotidien pour nous le faciliter.

À la maison. Au domicile, les appareils électroménagers et audiovisuels vont intégrer un vrai réseau personnel. Le géant Samsung a ainsi théorisé ce que pourrait être cette maison du futur en concevant un vaste espace qu’il présente partout dans le monde. Dès le réveil, dans la salle de bain, des capteurs vont nous prendre la tension artérielle, le poids, faire des analyses d’urine, de cholestérol etc. ; et surtout suivre au jour le jour l’évolution de ces paramètres qui peuvent être transmis le cas échéant au médecin traitant. Dans la cuisine, le réfrigérateur sera en mesure de constater l’absence de lait et de passer lui-même commande au supermarché. Dans le salon, la télévision et la tablette deviennent un véritable centre de contrôle pour piloter chauffage, climatisation, lancer un film ou surveiller bébé.

L'exemple de Samsung et sa maison connectée qui date déjà d'il y a trois ans



En voiture. Déjà truffées d’électronique, les automobiles seront de plus en plus connectées. Via de multiples capteurs, toute panne de moteur ou un pneu sous-gonflé sera signalé au conducteur voire directement au dépanneur. En cas d’accident, ces services autonomes seront très utiles.

La voiture connectée expliquée par Orange



Sur soi. C’est là le domaine le plus spectaculaire et le plus abordable aussi. Sous forme de bracelet, de montre ou de petit boîtier à conserver sur soi, ces objets high-tech peuvent nous surveiller 24 heures sur 24 : observer nos cycles de sommeil, compter nos pas, nos heures de sport, répertorier ce que l’on mange et traduire tout cela en courbes et graphiques sur le site internet du fabricant qui propose moult conseils pour mieux prendre soin de soi. Pour les uns ce sera un Jiminy Cricket bienveillant, pour d’autres un Big Brother de poche.

Jawbone, un des pionniers des bracelets connectés



L'exemple des Google glass, les lunettes connectées

Table ronde "Quels bouleversements pour les médias en 2014 ?"

La 10e édition du Dev’Com Midi-Pyrénées, le grand salon des professionnels du marketing et de la communication, s'est tenue le 21 novembre dernier à Toulouse dans les locaux d’Entiore, Cité de l’entreprise. Professionnels de la communication, responsables marketing de la région et de la France entière ont participé aux ateliers, conférences speed démos, etc.

Plusieurs tables rondes ont été organisées et j'ai eu le plaisir de participer avec ma collègue Joëlle Porcher, rédactrice en chef de Toulouse Mag, à celle intitulée "Quels bouleversements pour les médias en 2014 ?"