Accéder au contenu principal

Deepfake, décryptage d’une arnaque

Par Thomas Mannierre, Directeur EMEA Sud de BeyondTrust L’IA a fait entrer les braquages dans une nouvelle dimension. Plus besoin d’une cagoule noire désormais. En améliorant les attaques d'ingénierie sociale modernes, l’IA a donné naissance à un autre type de menaces : les deepfakes. Bienvenue dans ce qui pourrait être un épisode de Black Mirror ! Le faux CFO de Hong Kong En début d’année, une entreprise à Hong Kong s’est vue escroquée de 25,6 millions de dollars par un hacker utilisant l’IA et la technologie deepfake pour usurper l’identité d’un directeur financier. Si l'on en croit les rapports d’enquête, l'attaque a simulé un environnement de vidéoconférence complet et utilisé une fausse identité d'un important directeur financier de Hong Kong et d'autres participants à la réunion. La victime ciblée du département financier s'est d'abord méfiée d'un e-mail de phishing prétendant provenir du directeur financier. Cependant, la victime a rejoint une con

2014 sera l’année de la mobilité en entreprise selon Aruba Networks

Une nouvelle étude mondiale réalisée par Aruba Networks révèle que 2013 a été marquée par une forte adoption de la mobilité par les consommateurs, avec plus de la moitié (57 %) des consommateurs des pays développés qui possèdent aujourd’hui au moins trois terminaux connectés.

Si l’on se tourne vers 2014, on constate que cette demande ne montre aucun signe d’affaiblissement puisque 42 % des consommateurs interrogés prévoient d’acheter une tablette. Ils sont par ailleurs 34 % à envisager d’acheter un nouveau smartphone.

Sachant qu’un grand nombre de ces terminaux sont d’ores et déjà utilisés sur les réseaux des entreprises, Aruba prévoit un changement net dans la façon dont les entreprises vont gérer leurs politiques Bring Your Own Device (BYOD) pour développer la confiance et la productivité de leurs employés.

« Ces dernières années, dans la plupart des entreprises, les efforts se sont portés sur la sécurité et la fiabilité du BYOD », explique Chris Kozup, directeur marketing chez Aruba Networks.
« En 2014, les entreprises vont changer leur stratégie pour l’axer davantage sur l’autonomie, réfléchissant à comment mettre le BYOD/X entre les mains de leurs employés pour, au final, améliorer leur travail au quotidien. »

Une étude mondiale réalisée plus tôt dans l’année a montré que 53 % des consommateurs utilisent déjà des équipements électroniques personnels dans le cadre de leur travail.
Toutefois les chiffres révèlent également une autre réalité : en déclarant leur terminal à leur employeur, 45 % des personnes interrogées craignent soit une perte de productivité soit une ingérence dans leurs données personnelles. Le manque de confiance des employés reste donc encore bel et bien un enjeu pour les entreprises.

Selon Chris Kozup, quatre évolutions majeures se profilent à l’horizon :

Un transfert de pouvoir vers les employés mobiles

·         En 2014, les départements informatiques vont donner aux utilisateurs plus de contrôle sur leurs terminaux et accès mobiles, permettant ainsi au personnel informatique de se concentrer davantage sur la gestion du réseau et l’amélioration de l’expérience utilisateur. Des tâches précédemment réalisées par le service informatique - comme par exemple les tâches d’onboarding et de provisioning des nouveaux terminaux mobiles ou la fourniture d’un accès réseau aux visiteurs, peuvent, maintenant, être transférées aux utilisateurs, de manière aisée et sécurisée, où qu’ils se trouvent.

Des communications unifiées mobiles

·         Les réseaux Wi-Fi modernes ont favorisé l’entrée dans l’ère des communications unifiées (UC) mobiles, grâce à une meilleure visibilité du trafic et une communication directe avec les systèmes UC. Cela permet d’offrir des services voix et vidéo haute-fidélité fiables sur les réseaux Wi-Fi encombrés des entreprises et, pour la première fois, donne aux administrateurs IT une vision de bout en bout d’un appel UC à des fins de gestion, reporting et dépistage des problèmes. Le réseau Wi-Fi permettant au service informatique d’avoir une meilleure visibilité et une plus grande maîtrise, les communications unifiées mobiles sont amenées à se généraliser en 2014.
Une nouvelle infrastructure mobile pour une expérience améliorée en termes d’applications
·         En 2014, les réseaux définis par logiciel (SDN) vont commencer à jouer un rôle de plus en plus important au sein de l’infrastructure mobile, offrant aux utilisateurs une expérience améliorée en termes d’applications. Avec le SDN, les réseaux mobiles deviennent plus dynamiques, s’adaptent en temps réel aux conditions et aux besoins des applications. A terme, cela se traduit par une expérience améliorée et plus personnalisée pour l’utilisateur. Le SDN permet aux réseaux mobiles de communiquer avec les applications et les autres réseaux afin de re-paramétrer un certain nombre d’éléments à la volée, comme par exemple le cheminement des données ou la priorité, optimisant ainsi l’expérience mobile en temps réel.

Haut débit, haute productivité

·         Avec la généralisation des technologies telles que le 802.11ac, 2014 promet d’être l’année du gigabit sans fil. Des points d’accès capables d’offrir des débits sans fil de plus de 1,2 Gbits/s et des terminaux (Apple, Samsung, HTC, etc.) compatibles avec la nouvelle norme : toutes les conditions sont réunies pour que les entreprises puissent profiter pleinement des avantages offerts par la mobilité pour toutes les applications, permettant au personnel d’être aussi efficace en déplacement qu’au bureau. Sachant que les analystes prévoient une adoption très large de la norme 802.11ac sur les puces Wi-Fi dès 2014, les entreprises n’ont plus un instant à perdre pour adapter leur infrastructure.

« L’enjeu n’est plus seulement de proposer le BYOD : nous avons dépassé ce stade. Aujourd’hui, les salariés attendent beaucoup plus de leur employeur dans ce domaine. Si elles font ce qu’il faut pour satisfaire ces attentes, les entreprises ont toutes les chances d’y gagner en productivité », conclut Chris Kozup.

Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté

Comment les machines succombent à la chaleur, des voitures aux ordinateurs

  La chaleur extrême peut affecter le fonctionnement des machines, et le fait que de nombreuses machines dégagent de la chaleur n’arrange pas les choses. Afif Ramdhasuma/Unsplash , CC BY-SA Par  Srinivas Garimella , Georgia Institute of Technology et Matthew T. Hughes , Massachusetts Institute of Technology (MIT) Les humains ne sont pas les seuls à devoir rester au frais, en cette fin d’été marquée par les records de chaleur . De nombreuses machines, allant des téléphones portables aux voitures et avions, en passant par les serveurs et ordinateurs des data center , perdent ainsi en efficacité et se dégradent plus rapidement en cas de chaleur extrême . Les machines génèrent de plus leur propre chaleur, ce qui augmente encore la température ambiante autour d’elles. Nous sommes chercheurs en ingénierie et nous étudions comment les dispositifs mécaniques, électriques et électroniques sont affectés par la chaleur, et s’il est possible de r

De quoi l’inclusion numérique est-elle le nom ?

Les professionnels de l'inclusion numérique ont pour leitmotiv la transmission de savoirs, de savoir-faire et de compétences en lien avec la culture numérique. Pexels , CC BY-NC Par  Matthieu Demory , Aix-Marseille Université (AMU) Dans le cadre du Conseil National de la Refondation , le gouvernement français a proposé au printemps 2023 une feuille de route pour l’inclusion numérique intitulée « France Numérique Ensemble » . Ce programme, structuré autour de 15 engagements se veut opérationnel jusqu’en 2027. Il conduit les acteurs de terrain de l’inclusion numérique, notamment les Hubs territoriaux pour un numérique inclusif (les structures intermédiaires ayant pour objectif la mise en relation de l’État avec les structures locales), à se rapprocher des préfectures, des conseils départementaux et régionaux, afin de mettre en place des feuilles de route territoriales. Ces documents permettront d’organiser une gouvernance locale et dé

La fin du VHS

La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré). Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006. Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans pl

Des conseils d'administration inquiets et mal préparés face à la menace cyber

Alors que les Assises de la Sécurité ouvrent leurs portes ce mercredi 11 octobre, pour trois jours de réflexion sur l’état de la cybersécurité en France, la société de cybersécurité Proofpoint f ait le point sur le niveau de préparation des organisations face à l’avancée de la menace.  Cette année encore, les résultats montrent que la menace cyber reste omniprésente en France et de plus en plus sophistiquée. Si les organisations en ont bien conscience,  augmentant leur budget et leurs compétences en interne pour y faire face, la grande majorité d’entre elles ne se sont pour autant, pas suffisamment préparées pour l’affronter réellement, estime Proofpoint. En France, 80 % des membres de conseils d’administration interrogés estiment que leur organisation court un risque de cyberattaque d’envergure, contre 78 % en 2022 – 36 % d’entre eux jugent même ce risque très probable. Et si 92 % d’entre eux pensent que leur budget lié à la cybersécurité augmentera au cours des 12 prochains mois, ces

Ce que les enfants comprennent du monde numérique

  Par  Cédric Fluckiger , Université de Lille et Isabelle Vandevelde , Université de Lille Depuis la rentrée 2016 , il est prévu que l’école primaire et le collège assurent un enseignement de l’informatique. Cela peut sembler paradoxal : tous les enfants ne sont-ils pas déjà confrontés à des outils numériques, dans leurs loisirs, des jeux vidéos aux tablettes, et, dans une moindre mesure, dans leur vie d’élève, depuis le développement des tableaux numériques interactifs et espaces numériques de travail ? Le paradoxe n’est en réalité qu’apparent. Si perdure l’image de « natifs numériques », nés dans un monde connecté et donc particulièrement à l’aise avec ces technologies, les chercheurs ont montré depuis longtemps que le simple usage d’outils informatisés n’entraîne pas nécessairement une compréhension de ce qui se passe derrière l’écran. Cela est d’autant plus vrai que l’évolution des outils numériques, rendant leur utilisation intuitive, a conduit à masquer les processus in