Alors que les eurodéputés veulent renforcer la protection des œuvres utilisées par l’IA générative, Qwant lance avec des médias français une expérimentation de neuf mois pour mesurer l’usage des contenus de presse dans ses réponses instantanées et tester un partage publicitaire à parts égales avec les éditeurs. Au moment où le Parlement européen cherche à resserrer l’encadrement de l’intelligence artificielle générative, Qwant tente d’occuper un espace politique et économique laissé vacant par les grandes plateformes. Le moteur de recherche français a lancé en janvier une expérimentation de neuf mois avec des médias et éditeurs de presse afin de mesurer la valeur créée par l’IA générative dans la recherche en ligne, et d’en tester les modalités de partage. Maintenir un lien vers les médias L’initiative s’inscrit dans un débat devenu central pour les éditeurs : celui de la captation de valeur par les moteurs de recherche, les plateformes et, désormais, les interfaces co...
Une semaine après le rapport de la CNIL et de la DGCCRF sur le profilage des internautes par les agences de voyage en ligne (qui adaptent leurs prix en fonction des visites des internautes entre autres), les eurodéputés demandent à la Commission européenne d'agir.
Le Parlement européen a ainsi adopté aujourd'hui à une large majorité une résolution sur l'application de la directive 2005/29/CE sur les pratiques commerciales déloyales. Dans cette résolution, les eurodéputés "s'inquiètent du nombre croissant de plaintes concernant des usagers de sites d'achat de billets en ligne qui ont été victimes d'IP tracking" ; les parlementaires demandent à la Commission européenne d'enquêter sur la fréquence de cette pratique "qui génère une concurrence déloyale et qui constitue un détournement des données personnelles des utilisateurs, et, le cas échéant, de proposer une législation adéquate pour protéger les consommateurs"
L'eurodéputée PS du Sud Ouest, la gersoise Françoise Castex, avait reproché à l'enquête de la CNIL et de la DGCCRF, rendue publique le 27 janvier dernier, de ne pas lever pas le doute sur les tarifs obscurs pratiqués par les grands opérateurs de transports sur la toile. Aujourd'hui, la parlementaire, spécialiste des questions de vie privée se félicite de ce vote: "C'est la preuve que les usagers ne sont pas paranoïaques et que l'IP-tracking n'est pas qu'une préoccupation franco-française".
"Nous demandons à la Commission européenne de protéger comme il se doit les millions de consommateurs victimes d'espionnage, notamment via l'utilisation de leur historique de navigation. Le consentement explicite de l'utilisateur doit être la règle, et non l'exception!", conclut Françoise Castex, qui presse le Conseil d'adopter le nouveau règlement européen sur les données personnelles.
