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Tribune libre. Recherche vocale : vous allez bientôt parler avec votre téléviseur



Par Philippe Grang, Vice President Sales, Service Providers, Portals and Entertainment, EMEA and APAC chez Rovi


Pendant de nombreuses années, les technologies de recherche vocales efficaces sont restées éloignées des entreprises qui ont tenté de présenter des méthodes de saisie de nouvelle génération aux consommateurs. Confinées à la navigation de base sur le principe de « mots magiques », les commandes vocales ont été inefficaces et souvent difficiles à utiliser pour les consommateurs. La très large adoption des smartphones et tablettes a conduit à renouveler l'intérêt pour ce genre de technologie et l'assistant virtuel d'Apple, Siri, va au-delà des fonctions de base de navigation dans les menus. Le marché semble maintenant en mesure d'accueillir positivement une nouvelle génération de fonctions vocales, appelée par certains interface langagière, conçue pour simplifier un certain nombre d'interactions des consommateurs avec les systèmes et appareils, et surtout de permettre aux gens d'établir une véritable conversation avec leurs appareils comme ils le feraient entre eux.


Un des premiers domaines d'application des interfaces langagières est la télévision. Du fait du volume énorme de sources de divertissement et de programmation maintenant accessible dans les salons, les entreprises s'intéressent aux interfaces vocales ou langagières afin d’essayer de répondre au problème : comment aider le consommateur à trouver un programme intéressant à regarder à la télévision.

Parler la langue du spectateur

La vidéo est un support difficile pour la recherche, et les gens s'intéressent au contenu vidéo de façon particulière, en associant des choix personnels, des critères de distribution, d'intrigue et de genre, tous dépendant des préférences de l'utilisateur. Pour les interfaces langagières, qui doivent simuler les qualités de communication du langage naturel et éliminer la contrainte de conformité aux structures hiérarchiques des menus, la technologie doit comprendre quand un utilisateur souhaite avoir plus d’information sur un genre particulier ou quand il a changé d'avis et qu’il est passé à complètement autre chose dans sa tête.


Pour réussir, les interfaces langagières doivent intégrer différentes capacités très variées, chacune indispensable à leur succès :

  • Levée d'ambiguïté : la technologie de langage naturel doit réussir à comprendre et interpréter les intentions de l'utilisateur. Par exemple, l'interprétation phonétique de « Crouse » pourrait désigner aussi bien Tom Cruise que Penelope Cruz, et le système devrait être capable de comprendre ce que l'utilisateur recherche en fonction de la demande d'origine. « City » peut s'appliquer aussi bien à Manchester City que Norwich City dans un contexte sportif, donc ici encore le système doit apprendre à connaître les préférences de l'utilisateur.
  • Maintien d'état : pendant un dialogue avec un utilisateur, le système devrait être en mesure de conserver un contexte et de comprendre que les gens peuvent sauter d'un critère à un autre. L'utilisateur pourrait par exemple affirmer qu'il « verrait bien un polar », avant de sauter à « Bond » puis à « anciens ». Dans l'idéal, le système devrait être en mesure de comprendre ces requêtes et de proposer une série d'anciens films de James Bond au choix du spectateur.
  • Personnalisation : les systèmes langagiers doivent comprendre leurs utilisateurs individuellement. Le système devrait par exemple apprendre qu'un utilisateur basé à Manchester qui demande « à quelle heure est le match » souhaite avoir des informations sur son équipe locale et que s'il demande « à quelle heure est le match de City » il fait référence à Manchester City.


Faire passer la compréhension au niveau supérieur

Derrière les interfaces langagières réussies se trouve une excellente fonction de recherche. Les prestataires de recherche ont défriché la voie pour intégrer les nouvelles technologies de façon à mieux satisfaire leurs clients. En 2012, Google a présenté son « Graphe du savoir » qui a été conçu pour comprendre les mots clés avec une profondeur jamais atteinte et en faire plus des relations que des termes séparés. En 2013, Facebook a présenté sa « Recherche dans le graphe », qui explore les résultats à partir des amis, du contenu et des relations de la personne qui lance la recherche, ainsi que de tendances plus larges sur le site. Ces technologies ont apporté des résultats de recherche de haute qualité très pertinents aux consommateurs dans le monde entier et ont établi de nouvelles références dans divers domaines.

Dans le contexte de la télévision, la plupart des consommateurs ont des habitudes télévisuelles qui peuvent être cartographiées pour fournir des résultats de recherche extrêmement personnalisés. C'est plus précis que la création d'un profil par utilisateur ou des évaluations « pouce levé/baissé » qui sont à la fois sensibles aux erreurs et ne prennent pas automatiquement en compte l'évolution des goûts et des préférences au cours du temps des utilisateurs. La capacité à rendre la personnalisation précise et extrêmement pertinente – ce qu'on appelle maintenant dans le domaine hyperpersonnalisation – est corrélée aux capacités sémantiques du graphe des connaissances.

À la base, un moteur de recherche langagière de qualité pour les loisirs devrait couvrir les fonctions suivantes :

  • Graphe des connaissances : Il permet de mettre en correspondance les résultats de recherche avec l'intention et non pas simplement avec des mots clés et des termes de recherche.
  1. Un graphe des connaissances devrait rechercher des entités par leur nom dans les supports multimédias, les loisirs et la géographie
  2. Des algorithmes d'extraction, de déduplication et de levée d'ambiguïté des entités entre différentes sources
  3. Des capacités de codage pour bâtir des relations entre entités.


  • Graphe de contenu : Il intègre les éléments de contenu eux-mêmes pouvant être consommés par les utilisateurs, qu'il s'agisse de films, de programmes ou de manifestations sportives. Le graphe de contenu fait correspondre ces éléments au graphe des connaissances, et un même graphe de connaissances peut correspondre à plusieurs graphes de contenu


  • Graphe personnel : Élément crucial des systèmes vraiment langagiers, le graphe personnel optimise le système langagier en fonction de chaque personne pour simuler des conversations naturelles. Le graphe personnel est :


  1. Basé sur un apprentissage automatique statistique
  2. Capable d'apprendre les modèles comportementaux et intérêts de chaque personne
  3. Capable d'apprendre l'influence du temps et de l'appareil sur les recommandations


Pour l'interface extérieure du système, le moteur de requêtes langagier doit relier tous ces éléments. Ceci fait appel à des algorithmes clés de mise en correspondance et d'apprentissage de fonctions linguistiques pour fournir des fonctions et des API de découverte de contenu aux consommateurs.

Recherche et recommandation intuitives

La technologie de langage naturel appuyée sur des graphes de connaissances peut offrir une révolution dans les interfaces langagières, la recherche et la recommandation de programmes TV. En l'associant à d'excellentes métadonnées couvrant les acteurs et actrices, les synopsis de contenu et même des citations célèbres des films, les opérateurs de chaîne peuvent créer un cerveau de loisirs sans équivalent permettant d'offrir à leurs consommateurs un accès rapide et précis à leurs émissions favorites, et à des contenus similaires qu'ils pourraient aussi apprécier. La recherche langagière autour de graphes de connaissances n'est pas un gadget – elle est destinée à changer le mode d'interaction des gens avec leur téléviseur.

Un nouveau MSN pour Microsoft



Pas de fausse joie, Microsoft ne relance pas MSN, son service de messagerie instantanée qui a fait les beaux jours de millions d'adolescents. Celui qui avait été un temps rebaptisé Messenger avant d'être contraint de se fusionner avec Skype ne va pas revenir. Fin août, Microsoft a d'ailleurs alerté ses utilisateurs Chinois qui continuaient à utiliser MSN qu'ils devraient migrer vers Skype avec le 31 octobre 2014.
Le MSN dont Microsoft annonce une nouvelle version est le site internet de curation d'actualité et de services. Lancée dans le monde entier, cette nouvelle mouture arrive en France cette semaine. Interface plus claire, plus léchée qui reprend les canons du flat design introduits par Windows 8 ou Windows Mobile : la navigation est agréable, intuitive et surtout très personnalisante.

50 partenaires en France

"Véritable plateforme numérique personnelle, le nouveau MSN propose des contenus et des services pour accompagner les internautes au quotidien, sur l’ensemble des écrans", explique Microsoft, les applications MSN étant également disponibles en français et accessibles sur Windows 8.1 et Windows Phone 8.1.

"Articulé autour de 11 rubriques  (actualités, sport, voyages…), MSN offre toujours plus d’informations de qualité en temps réel en s’appuyant sur plus de 1.000 partenaires medias référents dans le monde, dont 50 en France", poursuit la firme de Redmond. En France, on trouve ainsi des quotidiens et magazine bien connus.


Les témoignages des partenaires

Le viaduc de Millau a les honneurs du moteur de recherches de Microsoft Bing

Si Google nous surprend avec ses Doodle qui ré-interprètent son logo à l'occasion d'anniversaires d'événements ou de personnalités, Microsoft choisit pour son moteur de recherches Bing des photos en fond d'écrans. Récemment, c'est le viaduc de Millau, le pont multi-haubanné le plus haut du monde qui a été mis à l'honneur avec une superbe photo.


Une application pour iPhone et iPad répertorie les 4000 sommets des Pyrénées



Une application pour iPhone et iPad, intitulée "Pyrénées sommets" pour identifier 4000 sommets pyrénéens vient d'être lancée par la maison d’édition Les Guides Goursau, basée à Ramonville Saint-Agne, spécialisée dans la publication de guides de randonnées et en cartographie.

La cartographie couvre six régions : trois françaises (l’Aquitaine, Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon) et trois espagnoles (La Navarre, l’Aragon et la Catalogne) plus la principauté d’Andorre. Au total, on peut parcourir 430 kilomètres de la Méditerranée à l’Atlantique pour découvrir les sommets dont les altitudes varient entre 800m et 3404m au point culminant du pic d'Aneto.

Plusieurs mois de développement

Cette application, qui a nécessité plusieurs mois de développement, référence également les villages, les chapelles, les lacs, les refuges, les cabanes, les abris, les attractions naturelles, etc. Des informations particulièrement utiles pour tous les randonneurs, cyclistes, alpinistes, etc. "Il a fallu notamment prendre en compte le rayon de courbure de la terre : un sommet de plus 3000m d’altitude pointant à 200 km sera visible depuis un promontoire à Toulouse mais pas depuis le toit du casino de Biarritz par exemple", expliquent Thierry et Jérôme Goursau, gérants de la maison d’édition.

Bientôt les Alpes et le Massif Central

Le duo ne va pas en rester là et a d'ores et déjà préparé une version "Alpes Sommets" qui sera mise en ligne courant octobre avec 25000 sommets référencés sur les pays alpins. Enfin, une autre application pour le Massif Central est en préparation.

L'application Pyrénées sommet coûte 2,69 €.

Plus de renseignement sur l'AppStore.

iPhone 6 : un grand succès gâché par plusieurs bugs


On n’ira pas jusqu’à dire qu’Apple s’est tiré une balle dans le pied. Mais les bugs qui viennent d’affecter le logiciel qui fait tourner son dernier smartphone, l’iPhone 6, ont jeté un froid parmi les équipes californiennes et entaché les débuts en fanfare du nouveau produit, dévoilé le 12 septembre par le PDG Tim Cook, et en vente depuis vendredi dernier.
Fait rare, Apple est descendu de son Aventin pour présenter ses excuses à ses clients. « Nous nous excusons pour le gros inconvénient rencontré par les utilisateurs », a concédé le groupe américain dans un courriel.

Plus de réseau…
Un gros inconvénient ? C’est le moins qu’on puisse dire puisque les heureux possesseurs d’un iPhone 6 qui avaient voulu, mercredi, mettre à jour leur appareil avec la dernière version du système d’exploitation (iOS 8.0.1), censée apporter des améliorations, ont vu leur smartphone incapable de se connecter au réseau cellulaire. Pire, certains utilisateurs ont vu disparaître la reconnaissance tactile qui verrouille et déverrouille l’appareil avec un lecteur d’empreinte digitale.
Devant le tollé, Apple a recommandé à ses clients de revenir à la version précédente et a mis les bouchées doubles pour sortir une nouvelle version (8.0.2). Selon ses estimations, moins de 40 000 iPhone 6 et 6 Plus ont été touchés par ses dysfonctionnements. C’est peu par rapport aux 10 millions d’appareils écoulés en un week-end dans le monde, mais ravageur en termes d’image de marque pour une société qui a fait de l’excellence sa spécificité et la justification de ses tarifs élevés. La Bourse ne s’y est pas trompée, qui a sanctionné le groupe : l’action d’Apple a reculé jeudi de 3,81 % à 97,87 $. Pour l’anecdote, l’homme chargé de superviser les mises à jour, Josh Williams, est aussi celui qui était responsable du contrôle qualité logiciel lors de la sortie de « Plans » en 2012, l’application de cartographie qui devait concurrencer Google Maps et qui s’est révélée être un vrai fiasco…
Un malheur n’arrivant jamais seul, Apple est également confrontée à des critiques sur la résistance de son nouvel iPhone. Celui-ci – dont l’épaisseur est de 6,9 ou 7,1 mm selon le modèle – se tordrait trop facilement lorsqu’il est dans la poche d’un jean. Apple assure n’avoir reçu que neuf plaintes de clients ayant rencontré ce problème, ce qui n’a pas empêché la puissante association américaine de consommateurs Consumer Reports de se saisir du dossier. Elle devrait prochainement livrer les résultats de ses tests de torsion.
Coïncidence ou pas, Apple a publié jeudi sur son site une offre d’emploi pour des ingénieurs et plus particulièrement des experts en analyse des défaillances en métallographie et en fractographie, qui testeront la résistance des matériaux…
Ce bug logiciel et cette polémique sur le matériel ne devraient pas empêcher l’iPhone 6 de pulvériser les records de vente. Depuis hier, ils sont commercialisés dans 22 nouveaux pays et reçoivent un accueil enthousiaste.

Les Anonymous piratent 30 sites web en soutien aux opposants du barrage de Sivens



L'affrontement entre partisans et opposants au barrage de Sivens, sur la zone humide du Testet, a pris une tournure inattendue cette nuit avec une opération de piratage d'envergure de sites web institutionnels par un groupe se revendiquant des Anonymous. Ce groupe d'hacktivistes (hackers et activites) s'est rendu célèbre ces dernières années par des attaques informatiques contre les serveurs de certains pays (Arabie Saoudite, Syrie, et.) ou de certaines sociétés (Mastercard, Sony, etc.).

Cette nuit, le groupe a attaqué pas moins de 30 sites web institutionnels du département du Tarn. La page d'accueil de ces sites a été remplacée par une vidéo (ci-dessous) et une citation d'Henry David Thoreau. Cet essayiste et poète américiain du XIXe siècle est considéré comme l'inventeur de la non-violence :  "Tant que chacun suit sa route dans les bois, sans angoisse ni impatience, en faisant montre d'une ssérénité joyeuse même s'il lui faut marcher sur les mains et sur les genoux, franchir les rochers et les arbres abattus, il ne peut êre que sur le bon chemin."

Les Anonymous  ont justifié cette opération dans un email envoyé cette nuit à la rédaction de La Dépêche du Midi : "Nous voulons mètre en lumière la violence policière et l’incompétence de nos décideurs de géré notre société dans un environnement seine pour tout-e-s. ZADPARTOUT pour un monde différente! Nous sommes anonymous. Attendez vous a nous!"



Tous les sites web piratés sont des sites web secondaires de l'adresse "tarn.fr" sauf deux qui concernent Sorèze (celui du festival de musique et celui de l'abbaye) . On trouve ainsi la page des Musées départementaux, des Archives du département ou encore des zones humides, le musée de la mine ou les archives des ponts et chaussées.

La vidéo qui remplace la page d'accueil des sites a été postée sur Youtube le 11 septembre sur le compte Anonymous France. Ella avait été vue plus de 19000 fois ce dimanche matin.

D'autre actions à venir ?

D'autres actions pourraient être menées dans les jours qui viennent si l'on en croit les consignes des Anonymous postées sur le site Pastebin. Ainsi, si les serveurs du conseil général du Tarn étaient la cible prioritaire, le groupe a listé un certain nombre de sites web accusés de soutenir le barrage. Parmi ceux-ci on trouve les sites web des mairies tarnaises qui soutiennent le barrage (une centaine), mais aussi des sites plus importants comme ceux de l'agence de l'eau Adour-Garonne, de la préfecture du Tarn, de la DREAL Midi-Pyrénées, etc. 13 cibles prioritaires établies samedi 20 septembre.

La liste des sites piratés :

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http://musees-departementaux.tarn.fr/
http://musee-cayla.tarn.fr/
http://apa.tarn.fr/
http://grandeguerre.tarn.fr/
http://voie-verte.tarn.fr/
http://archivesnotaires.tarn.fr/
http://extranet.tarn.fr/
http://sos.cg81.fr/
http://archives62edt.tarn.fr/
http://archives.tarn.fr/
http://musee-textile.tarn.fr/
http://zones-humides.tarn.fr/
http://archivesprivees-j.tarn.fr/
http://extranet-archives.tarn.fr/
http://ssablt.tarn.fr/
http://expocartesetplans.tarn.fr/
http://lda.tarn.fr/
http://edt-archivescommunales.tarn.fr/
http://www.festivalmusiquesoreze.com/
http://oenologie.tarn.fr/
http://www.abbayeecoledesoreze.com/
http://archivespontsetchaussees.tarn.fr/
http://bases-departementales.tarn.fr/
http://cdesi.tarn.fr/
http://archivesseriex.tarn.fr/
http://archives30j.tarn.fr/
http://archivescartesetplans.tarn.fr/
http://archivescormouls-houles.tarn.fr/
http://musee-mine.tarn.fr/
http://m.tarnbus.tarn.fr/
http://fsit.tarn.fr/

Tribune libre. "Alibaba, la caverne qui cache la forêt"

Le QG d'Alibaba à Hangzhou. Photo : www.alibaba.com


Renaud Edouard-Baraud est PDG de l'antenne asiatique de l'Atelier BNP Paribas


Alibaba entre en bourse.  C’est un événement ! Mais pas forcément pour les raisons avancées. Oui, Alibaba est hyper dominant sur toutes les formes de commerce en Chine : consommateur à consommateur, marques à consommateur, marques à fabricant, grossiste à grossiste. Oui, il est également le premier système local de paiement web et mobile avec Alipay. Oui, ses achats ou investissements le positionnent comme un mélange de Google (pour le paiement,  le navigateur et moteur de recherche sur mobile) et d’Amazon (pour le e-Commerce B2C) et d’eBay (commerce C2C). Mais l’arrivée d’Alibaba, c’est surtout le moment où l’on va pouvoir faire la lumière sur tout l’écosystème web et mobile chinois qui a déjà posé ses valises en occident.

Car non, la société enregistrée au sud de Shanghai n’est pas la première entreprise du web à faire appel à l’épargne occidentale. Nombres de spécialistes du web et du mobile sont déjà cotées aux Etats-Unis. On peut citer le géant du voyage en ligne Ctrip, son concurrent eLong, le spécialiste du Karaoké en ligne YY, et Sina, l’équivalent Yahoo, tous les quatre au Nasdaq. Il y a également Youku Tudou l’équivalent YouTube, la loterie en ligne 500.com ou le fournisseur de contenu Phoenix New Media, qui eux, sont inscrits au Nyse.

Non, Alibaba n’est pas le seul mastodonte chinois à proposer, via AliExpress, des produits chinois aux occidentaux. Son concurrent JD.com possède lui aussi une version anglaise. Sur ce terrain, la compétition se trouve surtout dans les pays à croissance rapide. En Asie du Sud Est, en Russie et en Amérique du Sud. C’est là où Alibaba menace des acteurs locaux ou internationaux comme eBay avec son entité AliExpress. Et si l’on continue sur l’internationalisation, on peut relever que le moteur de recherche dominant, Baidu, est déjà présent au Brésil… Même les petits s’y mettent. Ainsi, l’agence de communication pékinoise BlueFocus avait pris le contrôle l’année dernière de l’anglais WeAreSocial. Il faut le répéter. Alibaba restera encore longtemps une entreprise dont la mantra principale est : faciliter l’achat et le paiement dématérialisé aux consommateurs chinois et à la diaspora de l’Empire du milieu, que ce soit sur des sites locaux, des sites internationaux, ou même dans des boutiques physiques, via des coupons ou des codes à barre.

Si Alibaba est déjà passé maître de l’usage du nomadisme en Chine, il a pour le moment manqué le virage des messageries instantanées mobiles. Certes il a investi dans l’américain Tango, mais on ne peut pas dire que celui-ci fasse de l’ombre à WhatsApp, Line ou au Wechat de son concurrent frontal Tencent… Or, une des voies royales du e-commerce, en Chine, en Asie et peut-être en Occident passera peut-être par des outils conversationnels fermés, où les marques pourront tout aussi bien interagir que vendre aux consommateurs. C’est en tout cas ce que testent WeChat et Line sur leur marché respectif, la Chine et le Japon. Certes, Alibaba pourrait tenter d’aller plus vite que Tango en achetant une messagerie comme Snapchat, mais Tencent y est déjà investisseur. Et quand bien même, Snapchat n’intègre pas encore, tout comme Whatsapp, des mécaniques de e-commerce et de paiement comme celles mises en place dans WeChat.

Autre manque : même en Chine, c’est Google via Android qui mène le bal sur les mobiles et les télévisions. Contrairement à son concurrent de Shenzhen, Tencent, qui aurait investi dans Xiaomi, Alibaba n’est pas présent dans les combinés. Pendant ce temps, Xiaomi pousse ses pions en Asie du Sud Est, en Amérique Latine et même en Europe de l’Est, où il pourrait bientôt arriver.


Enfin, le succès de géants comme Alibaba ou Tencent tient aussi à leur relative tranquillité, via les mesures du gouvernement chinois. D’un côté, avec une politique « protectionniste » vis à vis des entreprises étrangères (voir le blocage des Google, Facebook ou Twitter, la surveillance tatillonne des politiques commerciales de Microsoft et d’Apple…) et de l’autre une relative bienveillance quant aux débordements de ses protégés dans des nouveaux marchés : banque, assurance, santé. Pas sûr qu’Alibaba puisse constituer ailleurs cet écosystème de guerre qu’il a mis en place en Chine. Un écosystème où des vendeurs sur Taobao peuvent à la fois être assurés, recevoir des prêts pour stimuler leurs activités, un écosystème où le moyen de paiement se transforme en placement financier, un écosystème qui couvre aussi bien l'expérience en magasin que l’achat et le paiement en ligne via des investissements dans des spécialistes des centres commerciaux.

Ce qui est certain, c’est que les 21,8 milliards de dollars levés l’entreprise de Jack Ma vont rapidement pouvoir l’aider à combler ses quelques faiblesses à coups d’acquisitions.

L'iPhone 6 : histoire d'un succès annoncé



Ce vendredi était (enfin) commercialisé l'iPhone 6, le smartphone vedette d'Apple, présenté en Californie le 9 septembre dernier par le PDG de la firme à la pomme, Tim Cook. Comme devant les meilleurs Apple Store aux Etats-Unis, Toulouse a également eu droit à ses files d'attente. "Nous avons eu ce matin à l'ouverture une dizaine de personnes qui attendaient", se réjouit Guillaume Fauré, directeur des Relations Régionales Sud-Ouest de SFR, 2e opérateur français.

Il est vrai que pour tous les opérateurs (Orange, SFR, Bouygues, Free) et même les MVNO, les produits d'Apple constituent des rendez-vous de choix en termes d'images et de ventes ; mais aussi en termes de revenu par abonné. "Lorsque Apple arrive, il crée un marché, on l'a vu avec l'iPhone, l'iPad et demain sans doute avec l'Apple Watch. Pour les opérateurs, et pour SFR en particulier, il est important d'accompagner ce constructeur", a détaillé Guillaume Fauré ce matin lors d'une présentation de l'iPhone 6 à la presse.

Contrairement à certaines sorties de ses smartphones précédents, cette fois-ci, Apple a fabriqué suffisamment d'appareils. Et si le stock de l'Espace SFR devait être écoulé dans la journée, Guillaume Fauré a assuré "Nous allons être livrés au fur et à mesure".
En revanche, il semblerait que l'iPhone 6 plus, dont l'écran fait 5,5 pouces, soit en général moins disponible que son petit frère.

Comme Orange ou Bouygues, SFR a adapté ses abonnements pour coller aux usages. "Tous les ans nous doublons la consommation de données. L'an dernier nous étions sous 1 Go/mois, cette année, nous sommes à 2 Go/mois", explique M. Fauré. Des consommations qui obligent les opérateurs à muscler régulièrement leur réseau.

ICS : l'innovation fait son show à Toulouse



L'Innovation connecting show, grand rendez-vous européen de l'innovation s'ouvre aujourd'hui pour trois jours au Parc des expositions de Toulouse. Conférences, ateliers, tables rondes et démonstrations donneront un panorama de tout ce qui fera, demain, le monde et notre quotidien.

C'est une première à Toulouse, une première dans la région et en France mais aussi une première au niveau européen que cumule le salon Innovation Connecting Show (ICS), dont la première édition s'ouvre aujourd'hui pour trois jours au parc des expositions de la Ville Rose, sous le haut patronage du Président Hollande.

Ce grand rendez-vous de l'innovation, impulsé par le groupe La Dépêche et inauguré ce matin par son PDG Jean-Michel Baylet, va concentrer, en effet, tous les savoir-faire, tous les talents qui feront le monde de demain. Qu'ils soient de grandes entreprises comme Airbus ou de jeunes start-up en plein développement, des représentants institutionnels ou des chercheurs de haut niveau, tous ont en commun le goût de l'aventure industrielle, technologique et humaine.

Cet état d'esprit, à des années-lumière de la sinistrose et de tous les chantres du déclin français, sera palpable au travers de plusieurs dizaines de stands, des conférences, des ateliers, des tables rondes, des rendez-vous d'affaires, etc.

Transversalité pour maître mot

Le maître mot de ces 72 heures sera la transversalité. «C'est en effet la clé de ce salon, qui lie innovations et marché, technologies, besoins et usages. Elle s'exprimera notamment autour de cinq thématiques fondamentales : l'usine du futur, la cité du futur, les biotechnologies du futur, l'internet du futur et les technologies clés génériques», expose Denis Le Meur, commissaire général d'ICS, dont les équipes ont imaginé un salon structuré en villages thématiques et organisé à la manière d'un cluster technologique. Une architecture qui permettra de connecter justement les acteurs entre eux mais aussi de les connecter au grand public. Car si ICS est une formidable opportunité de créer du lien pour les professionnels, il permettra à Monsieur Tout-le-monde de découvrir comment ces innovations vont bouleverser son quotidien.

Programme

La semaine dernière, La Dépêche du Midi, avec sa série Innovations 2014, vous a fait découvrir quelques-uns des nombreux acteurs qui se donnent rendez-vous sur le salon ICS. Dès aujourd'hui, nous prolongerons cette découverte, notamment en direct sur notre site web La Dépêche Premium.
Car le programme de ces trois jours, qui vont s'ouvrir avec le Forum économique de Toulouse, est particulièrement riche. Les visiteurs vont pouvoirs tout d'abord plonger dans la start-up place, un espace où plus de 100 jeunes sociétés feront des démonstrations de leurs produits. A côté, l'espace Innovation & Recherche, permettra de découvrir les industries et laboratoires de rupture. En suivant, l'Agora de l'Innovation accueillera les conférences internationales (Biologie du Futur, smart cities, objets communicants, etc.). Enfin, des leaders mondiaux de l'innovation (GDF Suez, Thalès Avionics, Atos, Clevexel Pharma ou Total) seront aussi parmi les exposants.

Tribune libre. Pourquoi et comment les « Wearable Technologies » vont impacter le quotidien de l'entreprise



François Benhamou est Directeur Général de Novell France


Les Wearable Technologies sont de plus en plus nombreuses à déferler sur le marché. Se présentant comme des technologies dernier cri directement intégrées au sein des vêtements et objets que nous portons sur nous (par exemple les Google Glasses, les T-shirt ou encore chaussures connectées, etc.), les Wearable Technologies devraient également faire leur apparition dans le monde de l'entreprise.

Etant adoptées par un nombre croissant d'utilisateurs, les services informatiques vont devoir se pencher sur la valeur ajoutée apportée par ces nouveaux appareils à fort potentiel : plus ils sont utilisés au quotidien, plus leurs porteurs s'attendent à pouvoir y accéder dans la sphère professionnelle.




Ces dernières années, nous avons constaté que tous les appareils technologiques qui ont conquis le cœur et l'esprit du public, les Smartphones en premier, ont de facto trouvé leur place dans l'entreprise. L'inverse se vérifie également, tout appareil ne trouvant PAS sa place auprès des consommateurs, ne peut connaître le succès au sein de l'entreprise. Tel est le principe de ce qu'on appelle la « consumérisation de l'informatique » : c'est l'utilisateur final qui guide l'adoption d'une technologie au sein de l'organisation, et non la volonté des décideurs de l'entreprise.



Il est indéniable que le même principe va s'appliquer aux Wearable Technologies : si un consommateur y trouve un intérêt dans sa vie personnelle, il souhaitera l'importer dans sa vie professionnelle. Au final, ces nouveaux appareils technologiques que nous porterons sur nous accorderont davantage de liberté aux professionnels pour accomplir ce qu'ils doivent faire, améliorant par là-même occasion leur productivité. Il faut bien entendu tout de même se préparer à ce que ces technologies soient tout d'abord source de distraction ou de perturbation au sein du personnel, mais elles seront rapidement adoptées et évolueront pour répondre aux besoins de productivité des utilisateurs. A terme, les Wearable Technologies finiront par générer de nouveaux gains de productivité.


Comment l'entreprise doit se préparer, et profiter des Wearable Technologies ?

Les organisations se doivent de réfléchir à la gestion des parcs de « Wearable Devices » au même titre qu'elles l'ont fait pour les Smartphones et les tablettes ; définir une stratégie générale dès à présent permettra de gérer plus facilement l'introduction de ces technologies au sein de l'entreprise, plutôt que d'avoir à réinventer la roue à chaque irruption de nouvel appareil.

Une fois cette stratégie mise en place, il convient d'analyser les effets induits par ces technologies  et d'imaginer comment elles pourraient profiter à l'entreprise. Il ne faut certes pas se laisser uniquement influencer par les pionniers collectionneurs de gadgets, mais se focaliser sur les bénéfices que l'apparition de ces appareils pourrait apporter dans le fonctionnement de l'entreprise, en allant plus loin que l'impression première qui bien souvent s'avère fortement restrictive. La véritable plus-value apportée par les smartphones ne fut pas de permettre au top management de consulter ses e-mails en déplacement, mais a résidé dans les applications que l'entreprise a su déployer pour améliorer la façon dont ses collaborateurs travaillent.


La question de la sécurité des données

En règle générale dès que de nouvelles technologies et appareils intègrent le monde de l'entreprise les organisations ignorent comment les gérer, en particulier concernant la confidentialité des données personnelles et la sécurité des données de l'entreprise. Mais ces dernières années les entreprises ont appris, notamment grâce au BYOD et autres tendances de consumérisation de l'IT, à gérer ces problématiques. Aussi, lorsque l'utilisation des Wearable Technologies se généralisera, les entreprises pourront se baser sur les stratégies déjà mises en place et n'auront plus qu'à déterminer un nouveau niveau de sophistication relatif à l'appartenance des données et à leur accès et leur utilisation. La gestion des Wearable Technologies s'intègrera naturellement dans les procédures mises en place précédemment pour les autres types de technologies et d'appareils mobiles.

Les services informatiques devront enfin évaluer les risques inhérents à chaque type de Wearable Technologies et mettre en place des politiques de sécurité et de formation pour y répondre.


Qui seront les premiers impactés ?

Les premiers secteurs impactés devraient être ceux utilisant une main-d'œuvre manuelle et où l'utilisation de données « légères » peut permettre de mieux travailler. Les services médicaux et les emplois de plein air en sont de parfaits exemples : on peut aisément imaginer un appareil activé par la voix qui donne des informations à un chirurgien en cours d'opération ou encore une smartwatch portée par un patient pour monitorer ses paramètres vitaux. Un autre exemple pourrait être un bracelet fournissant le détail d'un manuel d'instruction à un intervenant sur un chantier ou encore des données logistiques à un soldat sur le front.

Les services de santé utilisent déjà ce genre d'appareils pour suivre le rythme cardiaque, la pression artérielle et d'autres données physiologiques d'un patient, et cette tendance ne fait que s'amorcer. Le diagnostic du patient, l'entrée de données sur sa santé ou la mise à jour de son dossier par un praticien devraient se généraliser rapidement. Le secteur de la vente au détail devrait suivre, et permettre par exemple à un client de se guider dans le magasin pour y trouver un produit particulier et de passer à la caisse en totale autonomie sans besoin d'aucune intervention humaine. Les Wearable Technologies devraient rapidement et facilement trouver leur place dans l'amélioration de l'expérience client et ainsi, engendrer une croissance des ventes.

Il est encore bien trop tôt pour imaginer quel type de Wearable Technology s'imposera sur le long terme, et celle qui percera dans le domaine professionnel n'est peut-être pas encore apparue sur le marché. Toutefois, on peut considérer que l'appareil qui permettra à l'utilisateur de faire le plus de choses sera certainement le plus rapidement adopté, dans la sphère personnelle autant que professionnelle, simplement parce qu'il apportera la plus grande valeur ajoutée potentielle. Les appareils trop spécialisés seront limités à ce qu'ils savent faire, et leur spectre de déploiement sera par conséquent restreint. Le potentiel professionnel des Wearable Technologies se trouve vraisemblablement dans leurs aptitudes collaboratives et multitâches, et les appareils à utilisation limitée ne trouveront pas leur place sur ce marché.


Il est indéniable que les Wearable Technologies auront un impact sur le quotidien de l'entreprise, et un impact positif. Les données sont au cœur de l'entreprise : permettre d'y accéder plus facilement et plus rapidement, c'est ouvrir la voie à de nouveaux gains de productivité. La véritable question reste encore de savoir quel type de technologie s'imposera, et quand.


Tribune libre. Les médias sociaux menacent-ils de faire disparaitre les canaux traditionnels de la relation client ?




Laurent Detournay est Directeur Général de la filiale française Easyphone, groupe Altitude Software.

La relation client via les médias sociaux est une réalité à laquelle de nombreuses entreprises doivent faire face. Soit elles décident de relever ce défi d'une manière proactive ou bien elles sont contraintes de réagir de façon opportuniste et sans stratégie cohérente aux questions surgissant sur la toile.

Nous savons tous qu'aujourd'hui, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à prendre la parole sur les réseaux sociaux, bien souvent au détriment des marques qui ne peuvent maîtriser ces interactions spontanées. Cela ne signifie pas que l'abandon des canaux traditionnels (SAV...), loin de là. Mais les médias sociaux représentent juste une donnée importante qu'il faut ajouter à l'équation.

Une étude* montre que de plus en plus de consommateurs se tournent vers les réseaux sociaux pour résoudre leurs problèmes de service à la clientèle. Le bon sens voudrait que nous soyons tous d'accord avec cela, mais prenons le temps de regarder les chiffres d'un peu plus près.

  • 57% des clients interrogés utilisent le web pour résoudre leur problème. Parmi eux 33% consultent des forums et 24% visionnent des vidéos tutorielles.
  • 4% utilisent Twitter et tentent d'y trouver une réponse.

Sans surprise, ce sont les jeunes générations qui s'éloignent des canaux de service à la clientèle traditionnels. Un pourcentage croissant d'entre eux recourt directement aux médias sociaux pour se plaindre. Ils n'ont plus de temps à perdre au téléphone ou à envoyer des mails !

Nous ne pouvons pas oublier que ces jeunes seront nos futurs clients, et le sont parfois déjà. Leurs habitudes ne changeront pas, il est donc essentiel pour les entreprises que leur stratégie de relation client s'adapte aux attentes de cette nouvelles génération de consommateurs.

Pourtant, malgré l'engouement que suscitent les médias sociaux, les interactions via les canaux traditionnels, en particulier le téléphone, restent encore très importantes.

Lorsque l'on interroge les consommateurs sur les actions à mener pour améliorer « l'expérience client », 68% répondent : « Rendre les numéros de contacts téléphoniques plus faciles à trouver ».

 Etrange ? Peut-être pas...En effet, quand nous n'arrivons pas à joindre les marques par téléphone, nous recherchons aussitôt une autre « autoroute ». Nous ne souhaitons pas faire le tour des différents services et passer des heures à rechercher le bon numéro et le bon contact...

60% des entreprises ne répondent pas à leurs clients via les réseaux sociaux, un gap encore beaucoup trop important que les professionnels doivent absolument réduire.

Que se passe-t-il ? Les entreprises  ne sont-elles pas conscientes de l'impact des médias sociaux sur leur image et leurs ventes ? Est-ce aux entreprises de décider à qui appartiennent les médias sociaux et à quoi ces derniers doivent servir ? Pourtant, elles possèdent la technologie, les connaissances et les ressources humaines pour faire face à cette réalité et entrer de plein pied dans ce nouveau type de communication avec la clientèle.

C'est à ces questions essentielles qu'il faut répondre lors de la mise en place d'une stratégie de service à la clientèle.
Votre entreprise est-elle prête?


*The Seven Elements of Great Social Customer Service - By Altitude Software.

Apple un jour, Apple toujours


La dernière Keynote d’Apple du 9 septembre 2014 a dévoilé au public le tout nouveau iPhone 6 et iWatch, tellement attendus par les fans de la marque. A cette occasion Prezi analyse année par année l’évolution d’Apple et de ses produits. Toutes les innovations d’Apple sont présentées et commentées dans une création audio-visuelle de Prezi.

Plantes et jardins médicinaux : nouvelle édition tablettes de La Dépêche du Midi


La rédaction de La Dépêche du Midi, en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, vous propose une nouvelle édition numérique multimédia pour tablettes : « Plantes et jardins médicinaux. »
«Les plantes ont toujours été utilisées par l’Homme pour se nourrir, se soigner et améliorer son bien-être. Plusieurs dizaines de milliers de plantes dont une partie au moins (racine, feuille, tige…) possède des vertus thérapeutiques, diététiques ou aromatiques sont à ce jour répertoriées. »
Alors plongez dans cette nouvelle édition pour tablettes pour en savoir plus. Des scientifiques vous accompagnent pour comprendre comment sont utilisées ces plantes depuis l’antiquité et comment elles entrent aujourd’hui dans la composition des médicaments.

Pour lire cette édition sur tablettes (iPad, Android), téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Plus d'infos sur La Dépêche Premium : www.ladepeche.fr/premium

La Dépêche du Midi publie une édition numérique pour tablettes « Eté 1914 »

Durant tout l’été vous avez pu suivre dans nos pages notre série d’été sur la Première guerre mondiale. Et vous avez été nombreux à apprécier nos reportages et nos récits. Aujourd’hui, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de retrouver tous ces articles compilés dans une édition numérique spéciale pour tablettes Android et Apple « Été 1914 ». Cette publication vous permet de vous replonger dans ce mois de juillet 1914, peu avant que la guerre ne commence. L’instituteur, la fermière, l’ouvrier, le curé : autant de portraits, agrémentés d’articles d’époque de La Dépêche, qui permettent de mieux cerner ce qu’était la vie en ce début du XXe siècle.

Une large séquence est ensuite consacrée à l’assassinat de Jean Jaurès avant que ne débute le dernier chapitre qui raconte tous les aspects de la Grande Guerre qui ravagea notre Vieux continent. Enfin, cette édition donne accès au blog qui rassemble les documents exceptionnels transmis par nos lecteurs.
Pour lire cette édition sur tablettes (iPad, Android), téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Plus d’informations ici : www.ladepeche.fr/premium

La Dépêche en négociation pour le rachat



Le groupe La Dépêche du Midi vient d’entrer en négociations exclusives pour devenir le principal actionnaire du groupe des Journaux du Midi. Ce dernier contrôle les titres du Midi Libre, basé à Montpellier, L’Indépendant à Perpignan, Centre Presse à Rodez et l’hebdomadaire Le journal de Millau. Il est détenu aujourd’hui par le groupe Sud-Ouest. « À l’issue de cette opération, le groupe La Dépêche du Midi, présidé par Jean-Michel Baylet, deviendrait l’opérateur du groupe Midi Libre en qualité de premier actionnaire, tandis que le groupe Centre France et des investisseurs locaux seraient partenaires associés à cette opération. De son côté, le groupe Sud Ouest resterait actionnaire significatif du groupe Midi Libre à hauteur de 33,4 % » ont indiqué hier les trois groupes de presse concernés.
Ces négociations exclusives, annoncées officiellement ce jeudi, devront être closes avant la fin décembre prochain.

Naissance d’un acteur majeur de la presse quotidienne régionale
Si cette opération de rachat aboutit, le nouvel ensemble deviendra l’un des acteurs majeurs de la presse quotidienne régionale (PQR) en France. Il couvrira deux régions, Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon, et un total de quatorze départements, en incluant le Lot-et-Garonne (Aquitaine). Dans un contexte économique difficile pour les médias et en particulier pour les journaux, cette opération permettrait de consolider les positions des différents titres de presse constituant cet ensemble. Elle offrirait aussi des possibilités nouvelles de développement sur les supports traditionnels comme sur le numérique en additionnant les savoir-faire et les audiences de chacun. L’évolution des modes de consommation des médias a profondément évolué ces dernières années. Pour y répondre, les groupes de presse se doivent de développer de nouvelles stratégies éditoriales sur tous les supports.
Le groupe La Dépêche du Midi s’est inscrit dans cette démarche depuis plusieurs années en élargissant son offre au travers de ses différents titres de presse et des sites internet de La Dépêche (www.ladepeche.fr et www.premium.ladepeche.fr) et du Midi Olympique (www.rugbyrama.fr).
Il a également mené une politique de diversification de ses activités y compris dans le hors média en prenant des positions sur le marché de l’événementiel, notamment.
Le nouveau groupe de presse du Midi qui se dessine sera en capacité d’inventer la presse de demain, une presse indépendante, moderne, actrice de la vie de sa région et plus que jamais au cœur du quotidien de ses lecteurs et de ses annonceurs.

Le Groupe La Dépêche comprend La Dépêche du Midi (17 éditions quotidiennes sur papier et en ligne), deux quotidiens départementaux (Le Petit Bleu, la Nouvelle République des Pyrénées), Midi Olympique, des hebdomadaires départementaux (Le Villefranchois, la Gazette du Comminges), un opérateur multimédia (La Dépêche Interactive) et une agence de presse (Dépêche News). Ainsi qu’un pôle événementiel, un centre d’impression multiclients et une régie publicitaire multititres O2Pub.

Bestiaires et chimères : la nouvelle édition tablettes de La Dépêche



La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition numérique multimédia pour tablettes : « Bestiaires et chimères. »

«Les bestiaires ornent les grottes préhistoriques, des animaux réels ou imaginaires, basilics, dragons, sirènes ou centaures, remplissent les manuscrits enluminés et des chimères extravagantes peuplent certaines de nos BD. Entre précision incroyable et imagination débordante, le régal des yeux est garanti.»

Alors plongez dans cette nouvelle édition poiur tablettes pour en savoir plus. Des scientifiques vous accompagnent pour aller plus loin dans vos observations et vous faire aussi découvrir que notre corps, les cellules qui le constituent et notre ADN sont de véritables chimères.»

Pour lire cette édition sur tablettes (iPad, Android), téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Le salon Innovation Connecting Show fera la part belle aux start-up


L’innovation connecting show (ICS), le grand salon de l’innovation qui tiendra sa première édition à Toulouse du 16 au 18 septembre prochain au parc des expositions, aborde sa dernière ligne droite. A quatre semaine du coup d’envoi, toutes l’équipe réunie autour du commissaire général Denis Le Meur a entamé ce jeudi le compte à rebours d’un rendez-vous qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès.

287 exposants dont 68 % d’entreprises ont, en effet, déjà réservé leur place pour un salon qui ambitionne de se distinguer des autres grands messes high-tech. « Ce salon sera une première à Toulouse, en France et en Europe dans le sens où ce sont les acteurs de l’innovation en recherche de marchés – exposants, partenaires et visiteurs – qui le feront vivre », explique Denis Le Meur.

De fait, les organisateurs ont conçu un véritable parcours de découverte des meilleures pratiques, des meilleurs produits déjà créés ou en passe de l’être avec l’idée de susciter du lien entre tous les participants et plus particulièrement les start-up.

Qu’elles viennent de la région toulousaine qui candidate au label French Tech, d’Italie ou d’Israël, ces dernières – 37 % des exposants – seront au cœur du salon dans un vaste espace où elles pourront présenter leur innovation dans des domaines aussi divers que l’énergie, les biotechnologies, la mobilité, la santé ou la robotique.

Surtout ces jeunes sociétés, champions industriels de demain, pourront profiter de la vision prospective de nombreux intervenants venus des quatre coins du monde ou présents par visioconférence du Chili, d’Australie et bien sûr de la Silicon Valley.

Tribune libre. "Réseaux sociaux : la nouvelle porte d'entrée des cybercriminels dans les entreprises ?



Wieland Alge est vice-président et directeur général EMEA chez Barracuda Networks.

Aujourd'hui, la cybercriminalité est de plus en plus importante et organisée. Nous sommes loin de l'époque du pirate solitaire qui envoyait des malware du fond de sa chambre. Le phishing, par exemple, a prospéré au cours des dernières années. Les cybercriminels utilisent des méthodes de plus en plus sophistiquées de phishing pour cibler les entr eprises, ce qui entraîne non seulement une perte de crédibilité des entreprises mais aussi et par conséquent une perte de clients et de bénéfices. La priorité première pour entreprise, cible d'une attaque via le phishing devrait être la protection de ses clients. 
Mais de nos jours, ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît. 
La disponibilité des informations personnelles via les réseaux sociaux a rendu la tâche plus facile pour les cybercriminels. Il est maintenant aisé pour eux de produire des messages de phishing de plus en plus convaincants avec les informations qu'ils arrivent à trouver sur Internet. Des informations mises en ligne par des utilisateurs qui deviennent des proies faciles. Dans le même temps, les entreprises de toutes tailles ne parviennent pas à éduquer leurs utilisateurs sur le fait d'être constamment vigilants, en particulier dans leurs activités personnelles en ligne.
 
L'exemple de LinkedIn
Au cours de ces derniers mois, plusieurs articles ont mentionné un nouveau mode d'attaque phishing via LinkedIn. En fait, l'une des meilleures méthodes pour toucher une entreprise avec une attaque ciblée consiste à envoyer un simple email LinkedIn. Une enquête récemment réalisée a révélé que les attaques dissimulées dans les invitations LinkedIn avaient un taux de clics deux fois plus élevé.
 
Il y a un nombre toujours croissant de faux profils sur LinkedIn, et c'est l'un des plus gros problèmes de ce réseau social. Ces comptes peuvent être utilisés pour espionner les entreprises, phénomène que nous appelons le « Social Klepto ». D'après une enquête menée récemment : par rapport à des sites tels que Facebook ou Twitter, LinkedIn est le réseau social le moins bloqué (20%); et c'est aussi le réseau social qui comprend le moins d'utilisateurs se sentant en danger sur le site (14%).
 
Ces chiffres nous montrent que la population a plus confiance en LinkedIn qu'en d'autres medias sociaux.  Il n'est donc pas surprenant que les invitations LinkedIn aient un taux de clics plus important que les demandes d'ajout en ami de Facebook ou les invitations aux cercles de Google+. Afin de vous assurer que vous utilisez LinkedIn de la manière la plus sûre possible, lisez bien les points suivants.
 
Vérifiez vos paramètres de confidentialité LinkedIn
Tout comme la plupart des services gratuits, le site LinkedIn peut utiliser les informations de votre profil pour des recherches ou à des fins marketing à savoir pour de la publicité ciblée (comme Gmail et Facebook). Plusieurs paramètres par défaut et concernant la confidentialité du compte ont été choisis de sorte à ce que les utilisateurs reçoivent des emails marketing de la part de LinkedIn. La plupart des utilisateurs ne pensent pas à vérifier ces paramètres. Cependant, c'est en ne contrôlant pas ces paramètres qu'ils peuvent recevoir des courriers indésirables (spam). Il est donc essentiel pour les utilisateurs de vérifier leur profil, leurs paramètres de confidentialité et d'envoi d'emails sur leur compte LinkedIn afin de s'assurer que leurs données ne soient pas partagées avec des tierces personnes ou que leurs informations ne soient pas trop publiques. Globalement, décocher toutes les cases de la page 'Préférences & Confidentialité' est la meilleure des solutions, à moins de vouloir recevoir les emails de certains groupes LinkedIn spécifiques.
 
Prenez garde aux emails suspicieux d'invitation LinkedIn
Étant donné la nature de l'utilisation des réseaux sociaux dans un contexte professionnel et le fait que la population ait pris confiance en des noms tels que LinkedIn, cette méthode d'attaque est de plus en plus utilisée ces derniers temps. Comme toujours donc, évitez de cliquer sur les liens à l'intérieur de vos emails. Si vous recevez un email envoyé par LinkedIn, le mieux est d'aller visiter le site directement pour confirmer ces demandes plutôt que de cliquer sur le lien de l'email, et ce, même si vous connaissez la personne émettrice de la prétendue invitation.
 
En suivant ces instructions, il y a de grandes chances pour que vous ne deveniez pas la dernière victime d'une fausse invitation LinkedIn.

Tribune libre. "Google va référencer les sites utilisant le chiffrement : quelles conséquences pour les politiques de sécurité informatique des entreprises ?"



Dominique Loiselet est Directeur Général de Blue Coat pour la France

Google a annoncé il y a quelques jours qu’il va privilégier le référencement des sites utilisant un chiffrement. (1)
Cette méthode basée sur le cryptage et censée renforcer la protection des sites et des navigateurs est en pleine explosion.

Elle pourrait pourtant remettre en question les stratégies de sécurité des entreprises ; en effet, les employés seront de plus en plus amenés à naviguer sur sites chiffrés (et donc opaques), leur entreprise ayant peu de moyens d’évaluer leur niveau de malveillance.

Si aujourd’hui la volumétrie moyenne de flux chiffrés est souvent comprise entre 20 et 40% de la totalité trafic de surf, il est fort à parier qu’une telle initiative fera rapidement croître ce pourcentage de manière significatif.

Voici un premier constat : PLUS le surf chiffré est important, MOINS les solutions mises en place dans les entreprises contre les menaces provenant du web seront efficaces.

Conséquence : Les solutions de sécurité  et les investissements liés seront de moins en moins pertinents. C’est d’autant plus vrai que selon le dernier rapport du NSS Lab, déchiffrer les flux fait chuter les performances des équipements de sécurité  de près de 74%.

Les entreprises doivent-elles se préparer à être aveugle sur plus de la moitié des trafics de surf de leurs collaborateurs ?

Des solutions existent et permettent aux entreprises de bénéficier de technologies dédiées au déchiffrement et de :

  • Gérer la volumétrie croissante et les besoins en termes de bande passante
  • Préserver la performance sans générer de latence
  • D’alimenter plusieurs solutions de sécurité en simultanée (Un déchiffrement unique pour   plusieurs technologies)
  • Mettre en place une politique de déchiffrement adaptée aux réglementations locales.


C’est donc un enjeu crucial auquel sont confrontées les entreprises et qui doit désormais être pris en considération afin de garantir un niveau élevé de protection contre les menaces tout en respectant les obligations de traçabilité imposées par les différentes réglementations.

En juillet 78,3 % des e-mails étaient des spams


Le mois de juillet confirme la tendance observée au mois de juin, avec une hausse sensible des spams : 78,3 % en juillet 2014, contre 75,6 % en juin 2014. « L’augmentation du nombre de spams s’est poursuivie au mois de juillet avec l’expansion des botnets. De plus, le volume de mails étant plus faible en été, les mails légitimes sont également moins nombreux et donc les spams gagnent du terrain » explique Régis Bénard, consultant technique Vade Retro.
« Le phénomène des spams US a été particulièrement marqué en juillet. Il s’agit de messages de spams ciblés dont les domaines expéditeurs sont souvent en .us -­- difficiles à détecter par leur ressemblance avec une publicité classique, ceux-­- ci se distinguent par de gros volumes mais restent peu dangereux, car il s'agit de promouvoir des produits illicites ».

Tribune libre. "Piratage de mots de passe : rien d'étonnant pour NetIQ"



Des pirates informatiques Russes viennent de réaliser « le casse du siècle » en récoltant 1,2 milliard de comptes utilisateurs (identifiants et mots de passe associés) et plus de 500 millions d’adresses e-mail, provenant de 4200 000 site Internet d’entreprises de toute taille. NetIQ, fournisseur mondial de solutions de sécurité informatique, ne s’étonne pas de la multiplication de ce type de hack. Geoff Webb, Senior Director, Solution Strategy chez NetIQ, explique pourquoi le vol de données personnelles devient de plus en plus commun.


« Dans ce type de cas, la faute ne repose pas uniquement sur les hackers. Il faut aussi prendre en compte le comportement des entreprises et celui des utilisateurs finaux face à la sécurisation des accès.

Commençons par les hackers. De nos jours, il n’est pas nécessaire d’avoir un groupe sophistiqué et étendu de pirates informatiques expérimentés pour perpétrer les plus gros cyber-crimes. Aujourd’hui une simple recherche Internet permet à quiconque de rapidement trouver toutes les informations nécessaires pour pénétrer les systèmes informatiques vulnérables. Les pirates informatiques ont même cartographié toutes les vulnérabilités de la toile, et le tout est disponible en ligne. De plus, avec l’avènement du cloud, les hackers ont une porte d’entrée supplémentaire pour accéder aux données des entreprises. On entend régulièrement parler dans nos médias de la sécurité, ou plutôt du manque de sécurité lié au cloud.

Continuons avec les entreprises. Le cloud n’est pas le cœur du problème. Le problème de fond est que les entreprises ne mettent pas assez l’accent sur la sécurité des accès, que ça soit au niveau des accès cloud, aux applications d’entreprise, ou aux applications Web. Tant que les entreprises n’auront pas assimilé le caractère critique de la protection des mots de passe, ce type de hack continuera de se multiplier.

Enfin, il faut s’intéresser au comportement des utilisateurs finaux, qui ne facilitent pas la tâche des entreprises en matière de sécurité des mots de passe. En effet, de nombreuses études l’ont révélé récemment, par souci de facilité, les mots de passe utilisés sont souvent très (trop) simples. Les utilisateurs utilisent les mêmes mots de passe pour accéder à leurs comptes bancaires, messagerie électronique qu’elle soit personnelle ou professionnelle, et compte Facebook, par exemple. Ce comportement est une aubaine pour les cybercriminels. En laissant aux utilisateurs finaux le choix de leurs mots de passe, nous confions tout simplement une étape cruciale dans le processus de sécurisation des données à ceux qui sont les moins qualifiés et surtout les moins préoccupés par la sécurité informatique. Vous comme moi, nous n’avons pas envie d’avoir à nous souvenir de mots de passe compliqués et différents pour chaque compte que nous devons utiliser au quotidien. C’est donc bien notre propre comportement en tant qu’utilisateur qui constitue le plus gros risque.

On ne peut empêcher un hacker d’agir, mais on peut le stopper aux portes de l’entreprise en ayant des solutions de sécurité globale prenant en compte toutes les potentielles portes d’entrée. C’est pourquoi il est impératif que des solutions de gestion des identités et des accès soient intégrées dans les projets de sécurité  des entreprises, au même titre que peut l’être la sécurisation des réseaux, ou des terminaux. »

Midi-Pyrénées l’eldorado des start-up


Le mouvement était diffus, parfois désorganisé, en tout cas en ordre dispersé et avec une visibilité et une lisibilité insuffisantes. Nombreux sont ceux pourtant qui, depuis plusieurs années maintenant, ont pressenti le développement d’une économie numérique innovante et ambitieuse dans la région. Mais cette année 2014 pourrait bien être la bonne et consacrer Toulouse et sa région comme un eldorado pour les start-up.
S’il fallait une preuve de ce décollage, deux actualités récentes viennent de l’apporter. La première est l’arrivée à la tête du conseil de surveillance de la start-up toulousaine Sigfox, spécialisée dans le secteur en plein boom de l’internet des objets, d’Anne Lauvergeon, l’ancien sherpa du Président Mitterrand. Que l’ex-patronne du géant Areva qui aurait pu prétendre à la direction de grandes entreprises bien installées, choisisse de soutenir l’entreprise prometteuse de Ludovic Le Moan, en dit long sur le changement d’état d’esprit des élites économiques du pays.

Foisonnement d’idées innovantes

La seconde actualité qui atteste de la vitalité numérique de Midi-Pyrénées s’est tenue au centre de congrès Diagora de Labège fin mai, où se déroulait la 18e Mêlée numérique.
Dans un vaste espace, durant deux jours, tables rondes, conférences-débats, démonstrations, échanges ont montré toute l’étendue des talents locaux. Étudiants, entrepreneurs, scientifiques, laboratoires privées et publics, acteurs institutionnels ou associatifs : tous se sont retrouvés avec l’envie de bâtir le monde de demain.
Le monde de « l’homo numericus » pour reprendre l’intitulé astucieux de la Mêlée, l’association organisatrice qui fédère quelque 500 acteurs du numérique en région. « ça fourmille d’idées » résumait Olivier Gonzalez, directeur général de Twitter France, séduit par la communauté numérique régionale.
De cette grand-messe, les visiteurs sont ressortis gonflés à bloc, tellement loin du marasme économique ambiant. Oui la crise est là et affecte de nombreux domaines économiques, l’industrie en tête. Mais oui, il existe chez nous une volonté d’aller de l’avant, d’innover, de développer dans tous les domaines.

L’union autour de French Tech Toulouse

Le palmarès de Trophées de l’économie numérique remis lors de la Mêlée numérique illustrait d’ailleurs ce foisonnement. Naïo Technologies (Grand Prix) propose ainsi des solutions robotiques pour permettre aux agriculteurs de désherber leurs cultures sans produits chimiques ; Telegraphik a inventé un système d’alerte pour personnes âgées ; Datarmine permet de protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux tout en aidant des associations caritatives ; ou encore Naebox, qui permet d’optimiser la consommation énergétique des bâtiments ; etc. Les exemples ne manquent pas.

Mais pour que Midi-Pyrénées devienne véritablement un eldorado à start-up, il fallait encore surmonter un ultime obstacle : celui du cadre de développement pour faire travailler ensemble des structures, sinon concurrentes, du moins séparées. Avec French Tech Toulouse, c’est désormais chose faite. Cette initiative est née autour de l’ambition commune de voir Toulouse être l’une des premières métropoles à recevoir le label national « french tech » lancé par l’ancienne ministre de l’Économie numérique Fleur Pellerin pour distinguer le savoir-faire français.
Pour la première fois, tous les acteurs du numériques se retrouvent ensemble (Tic Valley, Camping Toulouse, La Cantine, Digital Place, l’incubateur Midi-Pyrénées, Toulouse Tech Transfer…) soutenus par de grandes entreprises (Airbus, La Poste, Orange, SFR...), des institutionnels (CRCI, Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole...) et les universités. Cette impressionnante task force est, d’évidence, en mesure de bâtir une Silicon valley à la française au pied des Pyrénées.

La Dépêche publie une édition numérique tablettes sur Jean Jaurès


La rédaction de La Dépêche du Midi rend hommage à l’un de ses illustres chroniqueurs, Jean Jaurès, à l’occasion du centenaire de son assassinat le 31 juillet 1914.
Dans cette publication numérique pour tablettes (Apple et Android), nous vous proposons de découvrir le parcours exceptionnel de ce grand tribun. Des photos d’archives, une biographie et même le téléfilm de France 2 « Naissance d’un géant » vous permettront de mieux cerner le personnage et ses combats.

Plongeant dans les archives de « La Dépêche », Jean-Claude Souléry, rédacteur en chef, et Rémy Pech, historien, universitaire, vous feront revivre les trois derniers jours de Jaurès jusqu’au soir du 31 juillet où il fut assassiné au café du Croissant.
Vous pourrez lire son dernier article publié dans « La Dépêche » et comprendre pourquoi aujourd’hui, gauche et droite se disputent son héritage…

Pour lire cette édition numérique, installez gratuitement l’application La Dépêche du Midi puis rendez-vous dans l’onglet « hors séries offerts. »

Plus d'infos sur www.ladepeche.fr/premium

L'offensive de Free aux Etats-Unis : le point de vu de l'Idate


Iliad a déposé une offre à 15 milliards de dollars pour prendre le contrôle à 56,6% de T-Mobile US. Yves Gassot, Directeur général de l'IDATE, donne son point de vue.

Quel est le 'rationale' derrière une telle opération ?
On n'est pas dans le cas typique des synergies associées à une consolidation sur un même marché national. Difficile de tabler sur des synergies rapides et considérables entre un opérateur fixe-mobile en France et un opérateur aux Etats-Unis;
En revanche, le marché US apparaît comme nettement plus attractif que le marché français (sauf à réussir une opération de 'consolidation' en France, mais là le jeu apparaît dans la période bloqué) et même plus attractif que le marché européen (même si on ne peut pas totalement écarter qu'Iliad soit amené à se reporter sur une opportunité en Europe). Quoiqu'il en soit, le secteur est en Europe en net recul: -9% sur 5 ans pour les revenus mobiles sur les 5 principaux marchés européens, versus +29% aux Etats-Unis (cf. graphique). Au-delà du CA, le gap transatlantique existe aussi au niveau des marges (même si elles sont accaparées par les deux leaders aux US) du fait d'une concurrence plus intense en Europe et probablement des effets de taille: les 5 grands marchés européens ont également 4 opérateurs mobiles mais qui sont en moyenne en concurrence sur un marché de 63 millions d'habitants vs. 315 millions. L'opération projetée illustre donc d'abord l'échec actuel de l'Europe des télécommunications et le dynamisme du marché US des télécoms (mais qui se fait sans doute aussi pour une part au détriment du consommateur US)…
Il existe par ailleurs une certaine similitude de profil entre T-Mobile, le plus petit des 4 opérateurs US et Free le dernier arrivé sur le marché français: il faut rattraper un retard de déploiement et notamment de couverture LTE, renforcer son portefeuille de fréquences. Il faut avoir les coûts les plus bas pour garder le maximum d'agilité pour en permanence faire bouger les lignes des tarifs et du positionnement marketing. Sur ce plan la filiale US de Deutsche Telekom rejoint parfaitement le positionnement de Free.
Enfin, Free/Iliad étant plus petit que sa cible tant en taille ($1.6 milliard d'EBITDA vs. $5.7milliards selon les estimations de Bank of America pour 2014), qu'en terme de valorisation ($ 16 milliards vs. $25 milliards), l'opération confirme la disponibilité impressionnante de capitaux comme l'opération de Altice/Numéricable sur SFR l'avait déjà révélée.

Est-ce que l'opération va réussir ?
C'est au premier abord une question qui se pose en termes financiers. Deutsche Telekom (qui contrôle aujourd'hui 66% de T-Mobile) est vendeur d'un opérateur acquis en 2001 et qui lui aura coûté très cher. Mais un vendeur qui peut être retors comme l'a appris AT&T et comme est en train de l'apprendre Sprint… T-Mobile avait conclu en 2011 une vente à AT&T qui avait été finalement refusée par la FCC et la FTC, ce qui avait permis à la filiale de Deutsche Telekom d'empocher 3 milliards USD (plus des fréquences) et de reprendre l'initiative en fusionnant avec MetroPCS, en accélérant le déploiement d' un réseau national LTE et en engageant une stratégie marketing agressive mais coûteuse. Sitôt bouclé la prise de contrôle de Sprint (N°3), le japonais Softbank (qui lui aussi est souvent présenté comme le Free japonais) a lancé son dévolu sur T-Mobile et semble être parvenu à un accord de principe avec Deutsche Telekom. La valorisation que fait Masayoshi Son de T-Mobile est plus élevée et donc plus attractive pour son propriétaire. C'est normal car il s'agit d'une consolidation (N°3 +N°4) avec des effets immédiats sur le degré de concurrence et des économies évidentes dans le déploiement de la 4G et le réseau commercial.
Les Etats-Unis dominent très largement le marché mondial du LTE avec plus de 100 Millions d’abonnés, soit 3 fois plus qu’au Japon, deuxième du classement. La France se place en 6ème position par le nombre d’abonnés.
Mais il ne peut y avoir que l'argument financier qui joue, il y a aussi un contexte qui relève de l'interprétation par les autorités américaines des limites de la consolidation du marché des mobiles. Jusqu'à aujourd'hui SoftBank/Sprint n'a pas réussi à convaincre la FCC et l'antitrust US que revenir à 3 opérateurs nationaux aux Etats-Unis serait à l'avantage des consommateurs. Et ce malgré les nombreuses interventions de Masayoshi Son qui défend l'idée d'un 3ème opérateur 'consolidé', beaucoup mieux armé pour déstabiliser les positions extrêmement fortes de Verizon et AT&T. Si les autorités maintiennent leur réticence, Free a donc une opportunité sérieuse. Toutefois, il pourrait alors devoir affronter d'autres investisseurs, tels Dish Network qui a acquis des fréquences et qui –maintenant que DirecTV semble devoir être intégré par AT&T- doit trouver d'autres solutions en terme de relais de croissance.

Enfin, si l'opération se fait, Free devra réussir ce que T-Mobile a amorcé ces derniers mois, supporter un flux de trésorerie négatif, des investissements de plus de 4.5 milliards par an et une concurrence plus dure. Ce n'est pas partie gagnée surtout vis-à-vis d'acteurs à plus de 100 millions d'abonnés comme Verizon et AT&T qui alignent avec une grande régularité des résultats financiers impressionnants. Jusqu'alors et malgré son agressivité, T-Mobile n'a réussi qu'à les égratigner. Ce qui est particulièrement cuisant pour Masayoshi Son, c'est que c'est Sprint qui dans cette phase ambiguë d'annonce de fusion avec T-Mobile a le plus souffert de l'agressivité de… T-Mobile ! Free/T-Mobile pourrait certes poursuivre sa croissance au détriment de Sprint. Mais, 1/ d'une part, Sprint qui n'a pas versé dans la "guerre des prix" ces derniers mois pourrait jouer son va-tout en réagissant brutalement ; 2/ On pourrait aussi voir à cette occasion se concrétiser l'hypothèse d'un investissement de Dish (N°2 de la DBS) dans les mobiles, cette fois sur Sprint, ou bien encore s'opérer un rapprochement du géant du câble Comcast (en cours de fusion avec Time Warner Cable) avec Sprint (à travers un accord MVNO complétant l'impressionnant parc Wifi des leaders du câble). L'attribution à l'automne de fréquences (bandes AWS3), puis les enchères sur celles du second dividende numérique (bande des 600MHz) prévues pour 2015 constituent aussi des occasions de transformation du marché sans que l'on sache encore définitivement si la FCC va donner clairement l'avantage dans la procédure aux plus petits des opérateurs.