Une étude sectorielle de l’Afnic met en lumière le décalage croissant entre viticulteurs et reste du monde agricole en matière de présence en ligne. Très équipés, offensifs sur la publicité et structurés dans leur stratégie numérique, ils démontrent le potentiel encore largement sous-exploité du web dans l’agriculture. Dans un paysage agricole où la transition numérique demeure inégale, les viticulteurs apparaissent comme un groupe particulièrement en avance sur internet. L’étude sectorielle de l’Afnic (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, qui gère les sites web en. fr), menée auprès de 1 002 TPE et PME du secteur entre juillet et août 2025, dresse un contraste net entre la filière viticole et l’ensemble des agriculteurs. Avec 79 % de sites internet actifs, contre seulement 27 % pour le reste du secteur, les viticulteurs ont ainsi fait du web un véritable levier d’activité. Leur présence sur les réseaux sociaux atteint 92 %, là où la m...
On n’ira pas jusqu’à dire qu’Apple s’est tiré une balle dans le pied. Mais les bugs qui viennent d’affecter le logiciel qui fait tourner son dernier smartphone, l’iPhone 6, ont jeté un froid parmi les équipes californiennes et entaché les débuts en fanfare du nouveau produit, dévoilé le 12 septembre par le PDG Tim Cook, et en vente depuis vendredi dernier.
Fait rare, Apple est descendu de son Aventin pour présenter ses excuses à ses clients. « Nous nous excusons pour le gros inconvénient rencontré par les utilisateurs », a concédé le groupe américain dans un courriel.
Plus de réseau…
Un gros inconvénient ? C’est le moins qu’on puisse dire puisque les heureux possesseurs d’un iPhone 6 qui avaient voulu, mercredi, mettre à jour leur appareil avec la dernière version du système d’exploitation (iOS 8.0.1), censée apporter des améliorations, ont vu leur smartphone incapable de se connecter au réseau cellulaire. Pire, certains utilisateurs ont vu disparaître la reconnaissance tactile qui verrouille et déverrouille l’appareil avec un lecteur d’empreinte digitale.
Devant le tollé, Apple a recommandé à ses clients de revenir à la version précédente et a mis les bouchées doubles pour sortir une nouvelle version (8.0.2). Selon ses estimations, moins de 40 000 iPhone 6 et 6 Plus ont été touchés par ses dysfonctionnements. C’est peu par rapport aux 10 millions d’appareils écoulés en un week-end dans le monde, mais ravageur en termes d’image de marque pour une société qui a fait de l’excellence sa spécificité et la justification de ses tarifs élevés. La Bourse ne s’y est pas trompée, qui a sanctionné le groupe : l’action d’Apple a reculé jeudi de 3,81 % à 97,87 $. Pour l’anecdote, l’homme chargé de superviser les mises à jour, Josh Williams, est aussi celui qui était responsable du contrôle qualité logiciel lors de la sortie de « Plans » en 2012, l’application de cartographie qui devait concurrencer Google Maps et qui s’est révélée être un vrai fiasco…
Un malheur n’arrivant jamais seul, Apple est également confrontée à des critiques sur la résistance de son nouvel iPhone. Celui-ci – dont l’épaisseur est de 6,9 ou 7,1 mm selon le modèle – se tordrait trop facilement lorsqu’il est dans la poche d’un jean. Apple assure n’avoir reçu que neuf plaintes de clients ayant rencontré ce problème, ce qui n’a pas empêché la puissante association américaine de consommateurs Consumer Reports de se saisir du dossier. Elle devrait prochainement livrer les résultats de ses tests de torsion.
Coïncidence ou pas, Apple a publié jeudi sur son site une offre d’emploi pour des ingénieurs et plus particulièrement des experts en analyse des défaillances en métallographie et en fractographie, qui testeront la résistance des matériaux…
Ce bug logiciel et cette polémique sur le matériel ne devraient pas empêcher l’iPhone 6 de pulvériser les records de vente. Depuis hier, ils sont commercialisés dans 22 nouveaux pays et reçoivent un accueil enthousiaste.
