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Tribune libre. "Objets connectés : le spectre de la bulle Internet ?"




Par Alexandre Chaverot, président d'Avidsen et de Smart Home International


Sans vouloir jouer les Cassandre, dans notre marché des objets connectés, il risque d'y avoir un peu de sang sur les murs. A la fin des années 90, une bulle spéculative, touchant les sociétés des secteurs de l'informatique et des télécommunications surévaluées, a fini par éclater.
Les objets connectés connaîtront-ils le même sort ?

Aujourd'hui, il faut faire le constat que le marché n'est pas encore là. Bien sûr, suite au CES (Consumer Electronics Show) à Las Vegas, nous sentons bien qu'il se passe beaucoup de choses, de nouveaux produits et des innovations technologiques très intéressantes, notamment françaises, émergent. Mais, en coulisses, des alliances se livrent aussi bataille, et tout ceci, hélas, crée un énorme problème de lisibilité pour les consommateurs potentiels.

Un manque de maturité du marché

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous avions des alliances au niveau des protocoles, nous voyons maintenant émerger des alliances au niveau des constructeurs. D'un côté, l'alliance AllSeen avec Qualcomm, LG, Microsoft,... d'un autre, Google avec son consortium et son protocole Thread qui a déjà rallié un certain nombre d'entreprises comme le géant Samsung, ajoutent encore un peu plus de confusion dans l'esprit du grand public. Le plus fort imposera forcément ses choix et ne nous voilons pas la face, Google a toutes les chances de l'emporter.

Une chose est sûre, cela démontre un manque de maturité du marché qui rend plus compliqué le processus de décision de l'acheteur. Or, si nous souhaitons démocratiser la maison connectée, c'est à dire des objets connectés qui non seulement communiquent mais, surtout, interagissent aussi entre eux, des objets donc plus complexes qu'un simple objet wearable, comme un bijou ou un vêtement connecté qui est en « one-to-one », il faut aller vers davantage de simplification. Pour réduite le coût d'un objet connecté, il n'y a pas de secret : il faut faire du volume. Et pour pouvoir faire du volume, il faut répondre à une véritable attente des consommateurs. Or, au CES à Las Vegas, nous avons pu aussi découvrir des objets pour le moins insolites. Correspondent-ils tous à une véritable demande des consommateurs ? La question va inévitablement se poser. Par ailleurs, pour qu'un objet connecté soit attractif, dans l'univers de la régulation énergétique par exemple, il faut être capable de promettre un retour sur investissement au particulier. Or, pour que les économies d'énergie générées remboursent l'équipement qu'il a acheté, il faudra encore attendre, la volumétrie n'étant pas encore au rendez-vous.

Chez Avidsen, cela fait près de 10 ans que nous avons investi dans la domotique et la maison connectée. Nous savons donc combien coûte la volonté de pénétrer ce marché. Ce qui nous permet aussi de dire qu'à l'heure actuelle ce marché n'a pas encore vraiment commencé. Nous avons heureusement la chance d'être un groupe qui fait plus de 47 millions d'euros de chiffre d'affaires. La maison connectée n'en représente qu'une petite partie. C'est tout le reste de nos produits, motorisations de portail, interphones, caméras, alarmes,... qui nous permettent d'avoir une certaine assise, de générer suffisamment de chiffre d'affaires et de bénéfices pour pouvoir continuer à investir sur la maison connectée dans laquelle nous croyons fermement.

Avec Somfy et Myfox, nous sommes finalement peu d'acteurs du retail à être présents depuis longtemps sur ce marché. Aujourd'hui, tout le monde y croit. Depuis peu, nous voyons débarquer une multitude d'entreprises. La concurrence est désormais exacerbée avec de nombreux prétendants mais, forcément, peu d'élus. Beaucoup d'entreprises font la même chose et n'ont que, pour seule activité, les objets connectés. Mais combien d'entre elles réussissent vraiment à vendre leurs produits ? Cette situation est relativement inquiétante. Nous allons connaître des alliances, des fusions ou des rachats en nombre car le marché n'a pas vraiment décollé et il ne va pas s'envoler en un claquement de doigts en 2015.

La bagarre ne fait que commencer

Les objets connectés suscitent davantage l'engouement des médias que celui des consommateurs. Sujet dans l'air du temps et attractif en France car nous sommes nombreux à être performants dans ce domaine, la presse est devenue technophile. Pour preuve, l'importante couverture médiatique à l'occasion du CES à Las Vegas. De plus, les objets connectés avec les problématiques liées au Big Data et à la sécurisation des données vont continuer à passionner les journalistes.
Et, tant mieux ! Il faut continuer à évangéliser le grand public. Mais en s'adressant davantage à « Monsieur et Madame Tout-le-monde ». Nous sommes encore sur un marché d' « early adopters » et l'image véhiculée par les médias ne permet pas à tout un chacun de s'approprier les objets connectés.
Dans l'imaginaire collectif, entretenu par les quelques spots de publicité télévisée, la maison connectée permet simplement d'ouvrir ou fermer les volets, allumer ou éteindre les lumières, à distance. Or, jamais les consommateurs ne vont dépenser, en masse, 500 euros voire plus pour ça.

En réalité, la maison connectée, c'est beaucoup plus que cela, c'est une maison qui s'adapte aux habitudes de toute la famille pour faire beaucoup plus de choses, comme par exemple, gérer simultanément le chauffage et l'alarme lorsque vous quittez votre domicile ou entrez dans votre garage. L'intelligence de la maison connectée est, en effet, sans limite.

Mais elle ne sera donc pas sans dommages collatéraux pour nous, entrepreneurs, qui avons encore des efforts à fournir pour simplifier les produits et les systèmes et mieux communiquer auprès du grand public.

Avec l'arrivée désormais de géants comme Google et Apple sur ce marché, il apparaît clairement que le protocole unique des objets connectés est fortement compromis. L'interopérabilité entre les objets se fera plutôt via le Cloud à travers des API, interfaces de programmation, qui vont permettre à plusieurs appareils de marques différentes de communiquer et d'être hyper-opérables. Ce sera le cas, par exemple, avec le hub numérique que souhaite proposer la Poste qui permettra de piloter sur une même application des équipements de constructeurs différents.

Entre contribuer à développer le marché et conserver ses parts de marché, la bagarre ne fait que commencer.

A propos d'Avidsen :
PME française basée à Chambray-Lès-Tours (37), Avidsen conçoit, développe et commercialise des systèmes électroniques et numériques innovants, simples d'utilisation pour la maison connectée. Après avoir été pionnière, depuis sa création en 1998, dans le domaine de la motorisation pour portails, Avidsen, présidée par Alexandre Chaverot, est devenue aujourd'hui une valeur de référence dans le  secteur de la Maison intelligente et des objets connectés en Europe, en fournissant ses propres produits, ainsi que ceux des marques distributeurs de la GSB (Grandes Surfaces de Bricolage). Avidsen détient également la licence de la marque Thomson en Europe pour l'ensemble des gammes sécurité (alarme, vidéosurveillance et interphonie) et domotique proposé sous la marque Thomson, mais également auprès d'opérateurs télécom à l'étranger.


Le mobile de demain se dessine à Barcelone



Barcelone accueille à partir d'aujourd'hui et pour trois jours le salon mondial du mobile, avec des annonces majeures sur les téléphones, les réseaux, les applications, les objets connectés, etc. Pour la 5e fois, des PME et start-up innovantes de Midi-Pyrénées seront sur place pour présenter leurs savoir-faire.

La planète mobile se retrouve aujourd'hui à Barcelone et pour trois jours pour le Mobile World Congress (MWC), la grand-messe du secteur des télécoms, organisé par la GSMA, association qui regroupe 800 opérateurs de télécommunications. La capitale de la Catalogne va, en effet, accueillir plus de 85 000 participants, 3 400 journalistes représentant 1 500 médias de 79 pays et près de 1 800 exposants venus du monde entier sur un gigantesque espace d'exposition de 94 000 mètres carrés. C'est qu'année après année, ce salon – qui a débuté sur notre Côte d'Azur à Cannes – a pris une importance considérable au fur et à mesure que la téléphonie mobile et la connexion permanente à internet s'imposaient dans notre vie numérique quotidienne, personnelle et professionnelle, avec les smartphones, ces mobiles «intelligents» couteaux suisses des temps modernes.

2,1 milliards de smartphones

Aujourd'hui, «le nombre de personnes qui possède un smartphone est passé de 1,5 milliard en 2013 à 2,1 milliards en 2014» indique Linda Sui, une analyste du cabinet Strategy Analytics, soit près d'un individu sur trois dans le monde où l'on compte 7 milliards de mobiles. Autant dire que la bataille est rude pour les constructeurs qui veulent séduire les consommateurs, notamment dans les pays émergents.

À l'exception notable d'Apple qui peut se permettre le luxe de bouder la manifestation en organisant ses propres présentations de produits – mais dont l'ombre est omniprésente à Barcelone chaque année – tous les constructeurs de smartphones sont donc présents sur le salon pour présenter leurs nouveautés de l'année. Des plus petits comme Wiko ou Doro (spécialisé dans les mobiles simplifiés pour seniors), aux ambitieux constructeurs chinois comme Xiaomi ou Huawei, jusqu'au géant Samsung.

Le géant Samsung fragilisé



Ce dernier devait présenter hier le Galaxy S6, son nouveau porte-drapeau d'une pléthorique gamme de mobiles que le géant sud-Coréen entend bien élaguer. C'est que Samsung a vu sa suprématie mondiale s'effriter au profit d'Apple qui a cartonné avec ses iPhone 6 et 6Plus, et des constructeurs chinois très offensifs. Selon le cabinet IDC, la part du marché mondial de Samsung est passée de 34 % début 2014 à 20 % au dernier trimestre et sa première place ne tient plus qu'à un fil face à l'américain Apple… C'est dire si Samsung compte sur 2015 pour se refaire une santé avec son Galaxy S6 présenté hier avec un modèle Edge (photo) disposant d'un écran débordant sur les côtés. Mais ce mobile haut de gamme qui remplacera le décevant S5 est un pari risqué.

Les autres constructeurs présenteront eux aussi leurs nouveautés comme HTC avec son One M9 ; Huawei et son Ascend P8 ; Doro et Haier et leurs mobiles pour seniors. Un nouveau constructeur suscitera la curiosité : Microsoft qui va commercialiser des smartphones sous sa propre marque et non plus sous celle de Nokia, jadis n° 1 mondial.

Des montres et des capteurs

Mais cette année, les smartphones et les tablettes vont peut-être se faire voler la vedette par les objets les montres connectés. Alors qu'Apple doit prochainement booster le secteur en commercialisant son Apple Watch fin mars, de nombreux constructeurs misent sur ce secteur : LG, Samsung, Motorola, Alcatel, Pebble, etc. Tous proposent des qui relaient certaines informations du smartphone auquel elles sont reliées (SMS, prise d'appel, alertes infos, etc.) mais surtout analysent via leurs nombreux capteurs une foule de données sur la condition physique de leur propriétaire.

Le Mobile World Congress 2015 dresse ainsi une perspective – heureuse pour les uns, effrayante pour les autres – : après nous avoir connectés aux autres puis au monde, les technologies mobiles vont nous connecter... à nous-mêmes.

C'est la folie des montres 
  
2015 année de la montre connectée ? En tout cas les smartwatches (montres «intelligentes») pour reprendre la terminologie anglo-saxonne seront sans conteste les vedettes du Mobile World Congress qui s'ouvre ce lundi à Barcelone. L'idée d'avoir une montre intelligente qui servirait à passer des appels et consulter des informations n'est pas nouvelle ; elle émaille depuis longtemps les films et séries télé de science-fiction. Mais passer à la réalité est un vrai casse-tête pour les constructeurs, particulièrement en ce qui concerne la batterie : comment faire tenir au moins 24 heures un appareil électronique si gourmand en énergie, relié en permanence par Bluetooth avec un smartphone et bourré de capteurs pour mesurer le nombre de pas, les calories brûlées ou la pression artérielle ? 
   
Pour l'heure personne n'a trouvé de solution miracle. Le géant Samsung s'est lancé le premier sur le secteur en 2013 avec sa Galaxy Gear. Un coup d'essai, pas un coup de maître. Depuis, tous les constructeurs ont sorti de leur carton des montres connectées plus ou moins réussies. En 2014, la donne change avec l'entrée en lice d'Apple qui, avec son Apple Watch, espère réitérer les succès de l'iPod, l'iPhone et l'iPad. À côté de cette montre luxueuse qui sera commercialisée en avril à partir de 349 € on trouve de nombreux modèles originaux : le français Withings propose une montre connectée avec capteurs mais sans écran et qui a toute l'apparence d'une montre normale. Loin de ces montres à écran tactile, Pebble (ci-contre à gauche) mise sur une montre avec un écran à encre électronique. L'avantage : une batterie moins gourmande. Mais le plus joli coup vient peut-être d'Alcatel qui propose sa OneTouch Watch ronde fonctionnant avec les smartphones Android et Apple. À 130 €, elle devrait remporter un vif succès.


Les «pépites» de Midi-Pyrénées débarquent en force

Avec quelque 5 300 entreprises et 34 000 emplois, le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) est la 2e économie de la région Midi-Pyrénées qui, au plan national, est la seconde région française après l'Île-de-France pour les TIC avec une place de n° 1 pour l'édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique et la fabrication d'équipements électriques et électroniques. «Au sein des TIC, les technologies logicielles représentent 56 % de ce potentiel avec 19 000 salariés, dont 60 % de cadres fortement qualifiés, et 4 600 sociétés générant 2,70 € milliards de chiffre d'affaires. Un secteur qui a vu son effectif tripler en l'espace de quinze ans.

Autres points forts de la région : l'électronique (800 salariés), avec la plus forte concentration scientifique dans le domaine de l'électronique de puissance, et les télécommunications, qui ne représentent pas moins de 7 000 emplois», détaille Madeeli, Mon agence développement Export Innovation. Cette nouvelle agence de l'innovation et du développement économique – lancée au début du mois par la région Midi-Pyrénées avec pour marraine Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2030 – va conduire avec Rézopep (Réseau de pépinières d'entreprises), cette semaine au Mobile Word Congress de Barcelone, une forte délégation de start-up et de PME midi-pyrénéennes du secteur des TIC. C'est la 5e fois que des entreprises de la région participent à la grand-messe du mobile.

La délégation régionale regroupe des experts en technologie des réseaux ; en solutions innovantes de contrôle et de supervision des accès par téléphone et Internet ; des promoteurs d'une technologie sonique/ultrasonique de paiement par mobile ; des spécialistes de technologies de géolocalisation indoor ; des experts en traitement de l'image 3D ; de produits autour de l'harmonisation radiométrique, de la reconstruction 3D d'environnements et de solution pour simulateurs de vols ; les concepteurs d'une application d'essayage virtuel pour l'ameublement ; et les constructeurs d'une gamme de mobiles tout terrain, incassables et utilisables en milieu extrême comme dans l'eau.

Autant dire que Midi-Pyrénées envoie à Barcelone ses meilleures compétences et les talents de ces entreprises dont certaines commencent à être connues du grand public comme Sigfox bien sûr, qui a récemment réalisé une levée de fonds de 100 millions d'euros, ou Pole Star. Cette dernière est spécialisée dans la géolocalisation à l'intérieur des bâtiments grâce à un smartphone. Du coup l'utilisateur peut s'orienter sans mal dans des aéroports, de grands centres commerciaux, etc. L'expertise de Pole Star a d'ailleurs séduit les organisateurs du salon : les 85 000 participants vont pouvoir utiliser la technologie toulousaine pour s'orienter dans les 94 000 mètres carrés d'exposition !




Le commerce sur mobile devrait doubler d'ici 2015 
Avec la possibilité d'être géolocalisé en temps réel, de surfer sur internet en déplacement et de payer en direct sur le web ou dans des magasins dûment équipés, le mobile est l'outil idéal pour faire ses achats. Un m-commerce (le commerce sur mobile) qui devrait s'amplifier cette année selon une étude RetailMeNot, réalisé le mois dernier en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd'hui, 54 % des Français possèdent un smartphone (contre 43 % en 2014), en retard sur la moyenne européenne (60 %). 
Sans surprise, c'est la Grande-Bretagne qui est le champion du m-commerce en Europe. Les Britanniques devraient dépenser en moyenne 17,7 milliards d'euros en 2015 contre 10 milliards en 2014, soit une croissance de +78 %, et 2,5 fois de plus que les dépenses en France. La France est le 3e marché européen du m-commerce, après le Royaume-Uni et l'Allemagne. En 2015, les recettes des ventes sur mobile devraient presque doubler par rapport à 2014, de 3,7 milliards d'euros à 7 milliards d'euros. Au total, 19 % des dépenses dans l'e-commerce français devraient se faire sur mobile, contre 28 % en Allemagne et 29 % en Angleterre (soit 2,5 fois plus qu'en France).



Tendances : «Grands écrans, objets et montres connectés»

Caroline Noublanche est  experte du marché de la téléphonie mobile et vice-présidente de Doro.

Quelles vont être les tendances de l'édition 2015 du Mobile World Congress qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone ?
On n'a pas encore les annonces mais ce que l'on peut dire, c'est que sur cet énorme salon, des annonces sont faites par les gros constructeurs de téléphones mobiles. Des annonces sur la partie infrastructure aussi : réseaux mobiles et applications et logiciels. On va ainsi beaucoup entendre parler de la 5G, qui succédera à la 4G actuellement déployée. Les grosses annonces sont celles des constructeurs et trois tendances se dégagent pour cette année.

Quelles sont-elles ?
La première concerne la taille des écrans, toujours plus grande, et des téléphones avec des écrans particuliers. Samsung va ainsi annoncer son S6 avec un écran incurvé des deux côtés. Microsoft devrait annoncer une phablette ; HTC son nouveau mobile One, etc.
On va aussi beaucoup parler des «wearables», c'est-à-dire les objets connectés. Par exemple HTC va annoncer une montre, Motorola également.
Enfin, il va y avoir beaucoup d'annonces du côté des constructeurs low-cost car le marché des smartphones s'est structuré entre d'un côté des appareils très haut de gamme avec Apple et ses challengers ; et de l'autre côté des mobiles plus abordables, conçus par des sociétés comme Wiko ou des constructeurs chinois.

Justement, comment les petits constructeurs – comme Doro – peuvent tirer leur épingle du jeu ?
Chez Doro, on fait de la téléphonie simplifiée adaptée pour les seniors. On prend le meilleur de la technologie pour l'adapter à un usage. Notre ADN est de prendre des plateformes Android et les rendre super-simples pour aider des gens à commencer avec les nouvelles technologies.

Il faut donc viser des marchés de niche ?
Absolument. Chacun a sa façon d'exister mais nous, on s'adresse à une audience particulière avec des produits vraiment adaptés. Ce n'est pas la course à l'échalote, au processeur le plus puissant, à la caméra la plus performante, etc.

Les montres connectées sont l'une des grandes tendances de cette année. Seront-elles un vrai relais de croissance ? Le grand public va-t-il être conquis ?
En tout cas, il y a des choses de plus en plus sympas qui sortent. Déjà l'an dernier il y avait beaucoup d'annonces dans ce domaine avec des acteurs comme Withings ou Fitbit. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a un marché mais qui a encore des problèmes. Par exemple la batterie qu'il faut recharger souvent. On s'aperçoit que les gens qui achètent des montres ou bracelets connectés finissent par ne plus les porter au bout de quelques semaines. Le challenge de l'industrie du wearable est d'arriver à bien cibler les attentes des utilisateurs. Mais au-delà de ce défaut de jeunesse, on sent qu'il y a une véritable dynamique.

Un nouveau magazine numérique "Sciences & Santé" pour La Dépêche du Midi


La rédaction de La Dépêche du Midi a lancé ce mois-ci son nouveau magazine numérique pour tablettes et smartphones « Sciences & Santé ».

Au sommaire de ce premier numéro un dossier sur « L’éternelle jeunesse », réalisé en partenariat avec la délégation du CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse. Comment envisager une vieillesse plus confortable ? Peut-on vivre mieux et plus longtemps ? Quelles sont les questions éthiques que ces données soulèvent ?

Le magazine propose ensuite de découvrir l’actualité scientifique du mois en photos et vidéos.

Enfin, les pages santé sont réalisées en partenariat avec l'agence Destination Santé.

Pour lire ce magazine diffusé gratuitement sur iPad (mais aussi iPhone ou iPod), et dispositifs Android, il suffit de télécharger gratuitement l'application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou Google Play puis de se rendre dans l’onglet « Hors séries offerts ».



Tribune libre. "L'e-réputation : vers une norme internationale ?"



Par Réputation VIP

La réputation des entreprises du monde entier est plus que jamais liée à la digitalisation de la société. Aujourd'hui Internet est quasi incontournable dans un processus de pré-achat. C'est pourquoi, une norme internationale - ISO 20488 - se prépare. Cette dernière est à l'initiative de l'AFNOR, qui a commencé en 2013 à travailler sur les avis de consommateurs. La France pilotera ce comité de l'ISO sur l'e-réputation, qui a pour but de définir des outils et méthodes de référence pour l'international.

L'e-réputation est directement liée aux recommandations faites par les consommateurs. Aujourd'hui, ils ont le pouvoir d'influencer l'image de l'entreprise. La réputation est en effet ce que l'on dit de vous sans vous. On peut désormais affirmer que les commentaires faits par les clients sur un produit ou un service impactent autant la décision d'achat, si ce n'est davantage, que la communication officielle des marques.
La communication a beaucoup évoluée depuis les années 80 ou 90. A l'époque, les marques avaient un discours descendant vers leurs consommateurs. Aujourd'hui, les internautes contribuent très largement à la réputation de celles-ci.
Le travail sur la normalisation de la réputation des entreprises contribuera à développer cette relation de confiance entre internautes, qui souhaitent aujourd'hui pouvoir se fier aux avis et commentaires qu'ils trouvent sur Internet. Un premier travail a été réalisé en France avec la création de la Norme AFNOR autour des avis clients, travail que l'AFNOR souhaite désormais internationaliser et élargir à la réputation avec le Comité de l'ISO sur l'e-réputation, selon les 3 axes de travail suivants :
·     S'inspirer de la 1ère norme française sur les avis de consommateurs et la dupliquer à l'international.
·     Définir un glossaire commun de l'e-réputation des organisations publiques et privées.
·     Etudier le rôle des médias sociaux dans les débats de normalisation.

La reconnaissance des faux avis grâce à la normalisation : les bases d'un travail plus profond

L'AFNOR (Association française de normalisation) est à l'origine du projet de normalisation volontaire au niveau international. Ce projet s'inscrit dans la lancée de 2013 avec la publication de la norme NF Z74-501, qui propose une méthode fiable de traitement des avis des consommateurs. Publiée le 4 juillet dernier, elle se base sur trois étapes : la collecte, la modération et la restitution des commentaires laissés par les internautes. Parmi les nombreux critères à suivre - pour autant que le gestionnaire de site le décide car la norme est d'application volontaire - la vérification de l'identité du commentateur devient plus poussée ainsi que les preuves d'achat ou de consommation (1).

Le premier comité de l'Organisation Internationale de normalisation (ISO) sur l'e-réputation des entreprises et des administrations a récemment  vu le jour. Objectifs : être en phase avec d'autres pays et « vulgariser les meilleures pratiques », pour Olivier Gibert, porte-parole du groupe AFNOR.

Animé par la France, via AFNOR, ce projet de normalisation volontaire international se mobilise sur des sujets ambitieux qui dépassent le seul traitement des avis en ligne des consommateurs. Actuellement, 9 pays (dont Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Chine) participent à cette élaboration tandis que 18 autres se contentent du statut d'observateur, les Etats-Unis ayant quitté le groupe de travail. La prochaine réunion est prévue en septembre ou en octobre 2015 en Chine.

Pourquoi internationaliser le projet de normalisation volontaire de l'e-réputation ?
Pour Bertrand Girin, président de Reputation VIP, « les avis clients représentent un socle de base pour le travail d'internationalisation des normes e-réputation. L'importance des avis et l'impact sur la décision d'achat touchent les marques du monde entier... les problématiques sont donc communes.
De plus, cela permet d'enrichir les partages d'expériences par les visions multiculturelles des organismes de normalisation et des entreprises d'un maximum de pays ».

Un glossaire de la réputation en ligne est prévu dans cette norme, pourquoi ?
Bertrand Girin nous explique que « les pays doivent se mettre d'accord sur la terminologie employée, afin de pouvoir travailler ensemble et s'assurer qu'ils se comprennent bien ».

ZOOM SUR : les faux avis 
Des avis de consommateurs hétérogènes et erronés
Selon une récente enquête de la Direction générale de la concurrence (DGCCRF), de la consommation et de la répression des fraudes, le taux d'anomalies s'accroit : il avoisine les 45 % tous secteurs confondus (automobile, électroménager, mobilier, habillement, services), en 2013, alors que ce taux s'élevait à 28,8 % en 2010.
D'après la DGCCRF, les façons de biaiser un avis sont toujours aussi nombreuses, depuis les choix de modération qui visent à supprimer les avis négatifs, à la mise en avant plus subtile des remarques positives, en passant par la rédaction de faux avis ou encore d'avis obtenus contre l'espérance d'un gain au tirage au sort. Des pratiques apparaissent également, comme les allégations trompeuses de conformité à la norme NF sur les avis en ligne.
Des faux avis de consommateurs sanctionnés au niveau international
Au niveau international, des dérives importantes ont récemment été sanctionnées. L'autorité de garantie de la concurrence et du marché (AGCM), l'anti-trust italienne, a infligé à Trip Advisor une amende de 500 000 euros d'amende en décembre dernier. L'autorité italienne estimait que, malgré, les messages sur le caractère « authentique et sincère » des avis du site, s'y glissaient toujours quelques contenus douteux (2).
Inciter à redonner confiance aux avis consommateur
Les méthodes de collectes et de traitement des avis sont en effet très hétérogènes. L'importance des avis en effet est telle qu'ils engendrent un véritable business. Sont concernés, les portails spécialisés (collecte, traitement, et restitution d'avis), les prestataires techniques (notamment les éditeurs de logiciels de filtrage des avis), les instituts de sondage, les agences d'e-réputation, les comparateurs de prix, les commerçants, les sites d'e-Commerce.
Dès lors, comment redonner confiance à l'internaute dans la véracité des avis ? Afin de promouvoir des avis fiables pour redonner confiance à l'internaute, de nouvelles méthodes apparaissent sur la toile, avec plus ou moins de succès.
Reconnaître les faux avis avec les « algorithmes contextuels »
Parmi elles, les « algorithmes contextuels ». Grâce aux travaux des linguistes sur le mensonge, des chercheurs américains de la Cornell University ont mis en lumière des caractéristiques textuelles propres aux faux avis. A l'aide d'indicateurs comme le style ou le niveau de langage, la longueur du texte ou l'emploi de certains mots, les chercheurs affirment pouvoir distinguer les faux avis des vrais avec 90 % de certitude. Pour en tester l'exactitude, les internautes sont d'ailleurs appelés à poster un avis en anglais dans un champ du site www.reviewskeptic.com. Problème, les agences d'e-réputation spécialisées dans la création de faux avis adaptent leur style de rédaction aux dernières avancées des systèmes de détection. La course entre la recherche et les faussaires rend ainsi le filtre de détection difficile et fragile à tenir sur la durée (3).
Reconnaitre les faux avis avec une facture de la prestation
Des sites proposent également des avis « garantis ». Pour cela, étape importante, les équipes de ces sites demandent la preuve qu'il y a bien eu transaction du consommateur, en réclamant une facture de la prestation évaluée. Par exemple, sur le site de mise en relation truster.fr, l'exactitude des informations déposées par les profe ssionnels inscrits est vérifiée avant publication. Sans inscription, pas d'anonymat possible et le client accepte d'entrer dans une vraie démarche. Pour le moment, Truster.fr ne propose de mise en relation qu'en Ile-de-France (4).

Naissance de FrenchSouth.digital, cluster des entreprises numériques du Languedoc


Alors que la France est mobilisée autour de la French Tech, l'écosystème des entreprises du numérique de la région Languedoc-Roussillon se fédère autour d'un cluster international.

Baptisé FrenchSouth.digital, ce grand pôle régional, issu du rapprochement des trois associations historiques du secteur, a été créé officiellement dans la perspective de faire rayonner au plan national et international les entreprises numériques de la filière régionale.

L'objet de ce grand groupement professionnel est  « d'accélérer le développement des entreprises du numérique régionales, ainsi que de les fédérer en faisant rayonner à l'international les spécificités et l'attractivité du territoire ».

Un Conseil d'Administration temporaire

Un Comité de pilotage composé des Présidents et vice-Présidents de Novae LR, Pix LR et du Média Cloud Cluster, de personnalités de l'écosystème régional et de représentants des institutions régionales, a présidé pendant 4 mois à l'élaboration juridique et opérationnelle de cette association. Un premier plan d'actions a été conçu en cohérence avec les ambitions des trois associations professionnelles préexistantes et un Conseil d'Administration provisoire a été élu au sein du comité de pilotage.  Il sera en charge de conduire la transition de la filière professionnelle vers cette nouvelle organisation et de procéder à l'organisation, en juin prochain, de l'élection par l'Assemblée Générale des membres, d'un CA définitif.

Pierre Deniset, Président du Conseil d'Administration temporaire de FrenchSouth.digital se réjouit  de cette création : « elle traduit une très forte dynamique régionale avec le rapprochement des visions stratégiques de nos trois associations historiques, le consensus établi autour d'un projet de filière très ambitieux, le lien continu avec nos financeurs et surtout la capacité de notre projet à fédérer industriels, ETI, PME, TPE porteurs de projets et collectivités publiques ».

Le Conseil d'Administration provisoire
Il est composé des représentants des entreprises suivantes :
- AWOX représentée par Alain MOLINIE
- DELL représentée par Stéphane REBOUD
- DIGITAL ET SENS représentée par Marie-Laure VIE (Secrétaire)
- EPITECH représentée par Thomas FRAISSE (Trésorier)
- IBM représentée par Frédérique LETELLIER
- KALIOP  représentée par Pierre DENISET, (Président)
- MEDTECH représentée par Bertin NAHUM
- RG-SYSTEMES  représentée par  Grégory CLADERA
- SPOTTER représentée par Ana ATHAYDE
- SYNOX représentée par  Emmanuel MOUTON (Vice-Président)
- VirDyS représentée par Thierry COTTENCEAU
- VOGO représentée par Christophe CARNIEL (Vice-Président)

Une étude de Lenovo dévoile le comportement des utilisateurs de tablettes



Lenovo vient de dévoiler une étude qui révèle que 83 % des consommateurs utilisent d’abord leur tablette à la maison, 62% se connectent à Internet dans le confort de leur salon et 52% regardent régulièrement des vidéos sur leur appareil.

L’étude révèle également d’autres faits intéressants sur l’utilisation des tablettes :

Les consommateurs utilisent leur tablette principalement le soir : 44% de l’utilisation des tablettes a lieu en soirée.
Les utilisateurs de tablettes ont tendance à la partager avec leurs proches – 56% des consommateurs partagent leur tablette avec au moins 1 autre personne.
52% : c’est le nombre de consommateurs qui regardent des vidéos live ou enregistrées sur leur tablette.
44% des consommateurs utilisent leur tablette plus de 60 minutes par jour. Il est important que la tablette soit performante pour regarder films et séries sans interruption, comme le font 18% de consommateurs issus de la Génération Y !

Les réseaux sociaux : un média encore sous exploité par les acteurs du tourisme selon une étude Deloitte


Deloitte publie une étude internationale sur les habitudes des voyageurs sur les réseaux sociaux à travers le monde. Réalisée auprès de 10 500 utilisateurs des médias sociaux dans 12 pays, ce rapport pointe une maturité inégale entre les entreprises et les utilisateurs. A l’heure où les touristes n’ont jamais été si nombreux à préparer et partager leurs voyages sur les réseaux sociaux, il est grand temps, pour les dirigeants de l’industrie du tourisme, d’accélérer leur mutation digitale.

Lorsqu’il s’agit de préparer un voyage, les réseaux sociaux sont le deuxième canal d’information (33%) après les amis et la famille (50%) et avant la télévision (32%), les brochures de voyage et les moteurs de recherche (31%)
50% des personnes interrogées ont liké/follow un acteur du tourisme sur les réseaux sociaux
83% des sondés utilisent internet sur leur lieu de vacances dont 64% sur un smartphone
68% des personnes ont indiqué se fier aux commentaires sur les réseaux avant de concrétiser l’acte d’achat
50% des dirigeants de l’industrie tourisme estiment qu’ils sont en retard et loin derrière la concurrence en matière de digital

« En 2013 pour la première fois, les utilisateurs ont consommé aux USA plus de medias digitaux que de télévision. Un tel changement ne s’était pas produit depuis que la TV avait pris le pas sur la radio il y a plus de 60 ans. En 2015, le digital, sera sans conteste une composante incontournable du succès hôtelier. Les touristes n’ont jamais autant utilisé internet et les médias sociaux pour effectuer leur choix de voyage et réservation. Les dirigeants de l’industrie du tourisme doivent accélérer leur mutation digitale à tous les niveaux de l’exploitation », conclut Joanne Dreyfus, Associée Tourisme, Hôtellerie et Restauration chez Deloitte.

Les vacances en tête des sujets de discussion sur les réseaux sociaux

Dans un récent sondage « Facebook » réalisé auprès de 10 500 utilisateurs des médias sociaux à travers le monde, le terme « vacances » se retrouve en 3ème position des sujets les plus populaires (photos, statut, partage d’information…) ; derrière les amis et la famille ainsi que les informations d’actualité.
La population des voyageurs les plus actifs sur les réseaux sociaux est plus hétérogène qu’on ne pourrait le penser et ne concerne pas uniquement la Génération Y : plus de 60% des Millennials ont certes déjà « liké » au moins une marque du secteur touristique, mais c’est aussi le cas de 54% de la génération X (30-49 ans) et de 36% des baby-boomers (50-64 ans). Les hôtels et les compagnies aériennes sont les acteurs les plus likés du secteur.
1/3 des sondés déclare avoir déjà laissé un commentaire ou envoyé un message à une marque de voyage via les réseaux sociaux. C’est le cas de la moitié des voyageurs loisirs réguliers (6 voyages dans l’année précédente au moins).
Beaucoup de temps est investi sur ces réseaux sociaux : que ce soit pour rêver, ou passer plus concrètement à l’achat ou à la réservation. C’est donc en amont du voyage que les réseaux sociaux sont le plus sollicités, 68% des personnes indiquent par ailleurs que les commentaires sur les réseaux sociaux leurs inspirent suffisamment confiance pour enclencher un acte d’achat.

Une nécessaire transformation de l’industrie

Aujourd’hui, face à l’évolution constatée des usages des réseaux sociaux, les entreprises de l’industrie du tourisme doivent affiner leur approche marketing digital pour développer de nouveaux leviers commerciaux et atteindre de nouveaux consommateurs. Or il ne suffit plus uniquement de faire acte de présence et de se servir du canal digital comme source d’informations, de retour d‘expérience et de notation. A ce stade, l’étude soulève un paradoxe : on recense une multitude d’outils pour obtenir un marketing efficace sur les réseaux sociaux mais peu d’entreprises du secteur les utilisent.
L’interaction avec les voyageurs est devenue l’un des leviers essentiels pour le marketing des acteurs du tourisme. Certains acteurs commencent à s’adapter aux demandes les plus fréquentes  avec des interlocuteurs dédiés. Par exemple, la chaine d’hôtels Hilton en créant un compte twitter @HiltonSuggests dédiée aux thématiques de conciergerie permet de remédier rapidement et efficacement aux réclamations de ses clients.

Joanne Dreyfus, Associée Tourisme, Hôtellerie et Restauration chez Deloitte, souligne : « Les touristes restent aujourd’hui très connectés pendant leur séjour. Ceci ouvre un large champ des possibles pour renforcer la satisfaction et la fidélité des voyageurs. Imaginez la force d’une communication avec ses clients pendant leur séjour, pour s’assurer qu’ils ont bien accès à tous les services et proposer des services personnalisés !  »

Quelles recommandations pour l’industrie ?
- Accumuler le nombre de "likes" et de followers n’a pas de sens si cela ne s’inscrit pas au cœur d’une stratégie digitale et d’un objectif marketing bien défini. Le digital évolue en permanence, cela nécessite une anticipation et une réactivité sans faille des acteurs avec des outils adaptés en conséquence. Les acteurs les plus réactifs aux évolutions du digital s’en sortiront le mieux.
- Collecter les informations sur les utilisateurs des canaux sociaux est un enjeu majeur afin de cibler et de s’adapter à ses différents publics. Avec les réseaux sociaux, les entreprises peuvent cibler des populations de manière dix fois plus précise qu’avec les médias traditionnels.
- Loin de se cantonner à l’univers du marketing, le digital doit être intégré au cœur de toute la stratégie de l’entreprise. Sortir d’une organisation en silos et intégrer le digital à tous les départements, une approche qui deviendra incontournable pour les entreprises qui souhaitent réussir sur le marché du tourisme.

Tribune libre. Peut-on encore inventer de nouveaux concepts dans l’E-commerce ?



Par Didier Majerowiez, fondateur de Dealplaza.fr

Alors que la Fevad vient de publier les chiffres du E-Commerce 2014, quelles sont les tendances d’évolution du marché ?
Le E-business change de visage. Que ce soit l’offre, les services ou les consommateurs, les attentes évoluent… alors quelles réponses leur apporter ?

Il est difficile de prévoir avec certitude à quoi ressemblera l’E-commerce de demain. Toutefois, à partir des enjeux et des perspectives actuels de ce secteur, ainsi que sur la base de certains fondamentaux qui demeurent immuables, il reste possible de dresser un portrait-robot de la plateforme type d’achat-vente en ligne, à l’horizon 2020.
Pour répondre aux préoccupations et aux besoins des E-commerçants, qui souhaitent trouver de nouvelles sources de croissance, améliorer leur marge et bénéficier de surcroît d’un niveau de sécurité élevé sur les transactions réalisées, l’E-commerce de demain pourrait passer par une solution globale et unifiée qui combinerait les avantages des marketplaces ET des petites annonces.
Une telle solution existe déjà : le « mall 2.0 ». Ce concept de galerie marchande en ligne - présent dans quelques pays comme les Etats-Unis ou la Chine mais inédit en France – arrive enfin dans l’Hexagone !

Ce « Temple de la Consommation 2.0 » dispose de nombreux atouts :
Tous les E-commerçants (professionnels et/ou particuliers) peuvent exposer leurs produits ou leurs services et réaliser tout type de transactions (vente, échange ou location), sans commission, ni abonnement. Fini donc le risque de voir sa marge grignotée par la plateforme de mise en relation !
L’environnement a été pensé pour assurer un niveau de sécurité élevé aux utilisateurs.
Comme un véritable centre commercial en ligne, les cyber-acheteurs bénéficient de la possibilité de découvrir un vaste assortiment de produits, distribués pour l’essentiel par des enseignes de prestige, ainsi que de profiter de ventes évènementielles à prix dégriffés, tout au long de l’année.
Faire ses courses dans une galerie marchande en ligne offre une expérience d’achat-vente optimale et sécurisée, répondant pleinement aux besoins des consommateurs, qui souhaitent bénéficier d’une meilleure optimisation de leur temps, et trouver dans un seul et même endroit un choix diversifié de boutiques pour effectuer tous leurs achats.
Le mall 2.0 se positionne d’ores et déjà comme LA solution la plus efficace pour répondre aux multiples défis de l’E-commerce d’aujourd’hui et de demain, à savoir :
Comment permettre aux E-commerçants de tous horizons, qui sont déjà installés sur la toile, de trouver à moindre frais de nouvelles opportunités de croissance pour gagner de nouveaux clients et améliorer ainsi la rentabilité de leur activité ?
Comment contrebalancer la crise de confiance des consommateurs vis-à-vis des petits sites marchands, dont le nombre important pourrait entraîner, à court ou moyen terme, des retraits ou des évictions du marché ?
Comment favoriser la digitalisation des petits commerces, notamment locaux, afin de leur permettre de bénéficier d’un levier important pour augmenter leur chiffre d’affaires ?
Le regroupement d’opérateurs au sein d’une plateforme unique d’achat/vente devrait constituer le grand enjeu de l’E-commerce de demain. Place de marché, site de petites annonces, ou galerie marchande en ligne ? La bataille ne fait sans doute que commencer !

Liberté de la presse : le classement 2015 de Reporters sans frontières

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) vient de publier son classement 2015 de la liberté de la presse. La France est 38e

TF1 fête ses 40 ans de succès


TF1 célèbre ce soir ses quarante ans d'existence. Quarante ans déjà pour la «Télévision française 1», cette chaîne qui naquit le 1er janvier 1975 sur les décombres d'un Office de radiodiffusion télévision française (ORTF) devenu bien poussiéreux et que Valery Giscard d'Estaing, à peine élu président de la République, avait décidé de supprimer. Depuis, la Une a volé de succès en succès, trustant aujourd'hui encore les meilleures audiences face à ses concurrentes sur le terrain du divertissement et de l'info. Derrière ces succès sur le temple de l‘audimat, l'histoire de la chaîne a toutefois été marquée par de nombreux soubresauts, qui illustrent aussi toute l'évolution de la société.

Le choc de la privatisation…

Le premier d'entre eux survint bien sûr en 1986 lorsque, en pleine cohabitation, le gouvernement de Jacques Chirac opte pour la privatisation d'une des trois chaînes publiques. Alors que tout le monde pensait qu'il s'agirait d'Antenne 2, le ministre de la Communication François Léotard annonce que c'est TF1 qui sera privatisée et que le candidat à l'achat sera celui du «mieux-disant culturel.» Une formule qui sera souvent ressortie par les détracteurs du nouveaux propiétaire : le groupe de BTP Bouygues. Car sous la houlette de Francis Bouygues, et surtout du redoutable duo Patrick Lelay (nommé PDG en 1988) et Etienne Mougeotte (directeur d'antenne), la chaîne va, d'évidence, changer de dimension

Et de la téléréalité

Les deux hommes vont, en effet, asseoir la domination de la Une sur le paysage audiovisuel français avec une kyrielle de nouveaux programmes, qui compense d'une certaine façon le départ de certaines stars (Jean-Claude Bourret, Patrick Sabatier, Patrick Sébastien…) pour La Cinq de Berlusconi. Le Lay et Mougeotte mettent ainsi à l'antenne des programmes phares qui vont marquer le public : Le Club Dorothée, Le Juste Prix, Sacrée Soirée, Ciel, mon mardi ! etc.. Le duo promeut ensuite des reality shows, honnis de la critique mais adorés par le public et cette fameuse ménagère de moins de 50 ans, cœur de cible des annonceurs qui font désormais vivre la chaîne. TF1 propose donc Perdu de vue, L'Amour en danger, Témoin n° 1… avant de rater le coche de la téléréalité. Quand M6 lance Loft Story en avril 2001, premier programme de ce type en France, Le Lay prend la plume pour dénoncer une «télé poubelle.» Mais devant le succès de ces programmes, l'homme qui disait vendre «du temps de cerveau disponible» aux annonceurs, mettra de l'eau dans son vin et TF1 viendra aussi aux programmes de Real TV (Secret story, Koh Lanta, The Voice), etc.

L'arrivée de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 à laquelle il ne croît pas est l'erreur stratégique qui coûtera à la chaîne des parts de marché et son poste à Patrick Le Lay, en mai 2007. Son successeur Nonce Paolini préservera toutefois un héritage bâti sur le divertissement, le sport avec les grands matches de foot et bien sûr l'information. Troisième pilier de la Une l'info, sera longtemps incarnée par Patrick Poivre d'Arvor, qui part en 2008.

À côté de Nikos Aliagas ou d'Artur, Claire Chazal, l'indéboulonnable Jean-Pierre Penaut à 13 heures et le très pro Gilles Bouleau au 20 heures sont aujourd'hui les visages d'une chaîne populaire qui, au-delà des aléas, reste toujours la Une dans le cœur des téléspectateurs.

Dechavanne et Bouleau soufflent les bougiesCe soir à 20 h 50, TF1 fête son 40e anniversaire en grande pompe avec une émission spéciale «40 ans d'émotions partagées», présentée par Christophe Dechavanne et Gilles Bouleau. À eux deux, ils représentent bien les deux facettes de la chaîne : le divertissement grand public pour l'un, l'information dans une grande chaîne européenne pour l'autre. Cette émission en public reviendra en images sur tous les moments forts vécus sur la chaîne depuis quatre décennies. Et c'est peu dire que les souvenirs sont nombreux : Gainsbourg dans 7 sur 7 face à Anne Sinclair, la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros, Le Bébête Show, la chute du mur de Berlin, Tien an men, etc. Le producteur Frédéric Pedraza promet les grands moments de la chaîne et ceux qu'on a un peu oubliés. Tous seront présentés non pas chronologiquement mais par thèmes : jeux, information, breaking news, sport, séries, aléas du direct, etc. Les téléspectateurs retrouveront les vedettes d'hier et d'aujourd'hui. Et sans doute aussi Denise Fabre dont le rire et la bonne humeur nous touchent à chaque fois. C'est d'ailleurs elle qui ouvrit l'antenne le 6 janvier 1975…

Loi numérique : Bertrand Serp portera les propositions d'Open Data France auprès du gouvernement


Le président d'Open Data France (ODF), le Toulousain Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole et conseiller délégué de Toulouse au numérique, portera les propositions de l'association auprès du gouvernement pour l'élaboration de la future loi numérique. ODF doit participer à des rencontres notamment avec Thierry Mandon dans les prochaines semaines.

Ouverture des données de transports

"Open Data France souhaite que cette nouvelle année soit également l'occasion pour elle de peser sur le débat en étant force de proposition sur l'ouverture des données de transports. En effet, alors que l'ouverture de ces données vient d'être adoptée, par défaut, ODF participe au groupe de travail de la Caisse des dépôts en vue d'une nouvelle structuration. L'association travaille également avec Google sur les conditions d'intégration des données transports publiées sur les portail Open Data dans Google Transit", explique le président.
"Les 51 collectivités territoriales membres ou sympathisantes d’Open Data France auront également à coeur cette année de poursuivre leurs travaux sur les bonnes pratiques en matière d’ouverture de données, sur le soutien aux collectivités désireuses d’initier une démarche d’ouverture des données publiques ou encore en participant à la modernisation de l’action publique dans notre pays."

Toulouse en pointe
La Ville rose est particulièrement en pointe sur l'ouverture des données publiques puisque c'est à Toulouse qu'a été créée le 9 octobre 2013 l'association Open Data France. Celle-ci a pour but de regrouper et soutenir les collectivités engagées activement dans une démarche d’ouverture des données publiques et de favoriser toutes les démarches entreprises par ces collectivités dans le but de la promotion de l’open data.

Jihad sur internet : la guerre des images est déclarée



Depuis plusieurs semaines, le gouvernement multiplie les opérations de communication numérique, mais en présentant, avant-hier, un arsenal d'outils pour lutter contre le jihadisme sur internet et l'embrigadement de jeunes Français par des recruteurs islamistes radicaux, il vient de franchir un cap inédit. C'est, en effet, la première fois que les autorités produisent un clip vidéo d'une telle intensité pour contrer les vidéos des islamistes qui pullulent sur internet, de pages Facebook en forums de discussion.

Le site stop-djihadisme.gouv.fr, nouvelle plateforme pour «comprendre, agir, décrypter et se mobiliser», s'ouvre par un film d'une durée de 1 minute 56 secondes qui vise à démonter les affirmations brandies par les recruteurs.Le clip, interdit aux moins de douze ans, se décompose en quatre séquences : une phrase des jihadistes surtitrée «Ils te disent» sur fond d'images en couleurs ; et la réponse «En réalité» sur fond d'images en noir et blanc.

«Sacrifie-toi à nos côtés, tu défendras une cause juste» appelle la réponse «En réalité, tu découvriras l'enfer sur terre et tu mourras loin de chez toi.» Ou encore «Rejoins-nous et viens aider les enfants syriens» appelle la réponse «En réalité, tu seras complice du massacre de civils.» Mise en ligne mercredi sur la plateforme Daylimotion, la vidéo avait été visionnée plus de 300 000 fois le soir même et plus de 566 000 fois hier vers 19 heures. Fallait-il employer des phrases prononcées ou diffusées par les recruteurs islamistes et ainsi les retourner ? La question se pose bien sûr, et certains experts jugent le procédé contre-productif, comme Samuel Laurent (lire ci-dessous).

Mais en diffusant un tel film, le gouvernement s'investit, d'évidence, pleinement dans ce que l'on appelle le cyberjihad, le jihad sur internet.

Au contraire d'Al Qaïda dans les années 2000 qui diffusait des vidéos de piètre qualité et négligeait l'internet grand public, l'état islamique a massivement investi les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, bâtissant une stratégie de communication – habile et hélas efficace – qui est l'une de ses forces. Une stratégie numérique gérée par sa branche médias Al-Hayat Media Center.

L'État islamique produit de véritables films en haute qualité

Celle-ci a investi dans du matériel vidéo professionnel et il n'y a qu'à voir, ces derniers mois, les terribles images haute définition des otages décapités en combinaison orange pour mesurer la qualité des films et leur mise en scène. Daesh produit de nombreuses vidéos de propagande à la gloire des martyrs, des pseudo-reportages journalistiques et des clips pensés comme des superproductions hollywoodiennes. On a ainsi pu voir «Le choc des épées IV» ou «Flames of War», de véritables moyens-métrages qui utilisent tous les codes des films d'action américains : couleurs saturées, slow motion, banc-titre choc, etc. Des éléments qui, bien évidemment, trouvent une résonance chez les adolescents occidentaux.

Daesh investit les réseaux sociaux

Outre les vidéos, Daesh a fortement investi les réseaux sociaux, comme le montre d'ailleurs le clip du gouvernement dans ses premières images. Sur Facebook, les jeunes qui manifestent un intérêt pour le jihad sont ainsi vite repérés et contactés par des recruteurs, qui vont les guider vers des sites moins simples d'accès. Daesh appelle également à la mobilisation de ses partisans partout dans le monde et a même rédigé un manuel Twitter à l'usage de ses combattants, notamment pour leur expliquer comment désactiver les fonctionnalités qui pourraient les localiser au moment où ils écrivent un post sur Facebook ou un tweet sur Twitter !

Enfin, Daesh diffuse son idéologie sur des publications numériques donc facilement échangeables. Al Qaïda avait son magazine Inspire ; l'État islamique a Dabiq, une revue en anglais de 50 pages. Et contrairement à Al Qaïda la secrète, Daesh n'hésite pas à inviter des journaliste occidentaux «embedded» (embarqués) pour se présenter sous un jour plus ouvert. Le site américain Vice News a ainsi pu filmer l'installation de Daesh en Irak…

Alors bien sûr, face à ce nouveau cyberjihad, les démocraties, attachées à la liberté d'expression sur internet – et pour les États-Unis au sacro-saint premier amendement américain – ont peiné à trouver les bonnes réponses et surtout des réponses coordonnées. L'armée américaine comme la Britannique ont répliqué plusieurs fois aux attaques numériques de Daesh et posté sur les réseaux sociaux des contre-discours au jihad. Mais l'heure est maintenant à la constitution d'une véritable cyber-coalition plus efficace.

Le sommet international sur la lutte contre le terrorisme qui se déroulera le 18 février prochain à Washington comprendra ainsi un important volet sur cette véritable cyberguerre. Qui passe aussi par la guerre des images et de la communication.

Article publié dans La Dépêche du Midi du vendredi 30 janvier.

L'iPhone, véritable machine à cash pour Apple



Imagine-t-on une société qui réaliserait un profit de 8 millions de dollars par heure, chaque jour pendant trois mois ? C'est pourtant bel et bien ce qui vient de se produire avec Apple, qui a annoncé, mardi soir à San Francisco, des résultats historiques pour le dernier trimestre de 2014. La firme à la pomme a, en effet, réalisé un bénéfice trimestriel de 18 milliards de dollars : un record qui dépasse de loin les prévisions des marchés financiers qui variaient entre 64,5 et 67 millions de dollars. Locomotive de cette performance : les iPhone 6 et 6 Plus, smartphones vedettes de la marque, qui étaient très attendus par les observateurs et par les fans de la marque. 74,45 millions d'unités se sont vendues pendant les fêtes.

Un engouement remarquable notamment en Chine, un marché très important pour la société californienne qui a noué un partenariat stratégique avec China mobile. Smartphone n°1 en Chine et n°2 dans le monde, l'iPhone, qui traduit la capacité d'innovation d'Apple, constitue aujourd'hui une véritable cash machine puisqu'il représente plus des deux tiers du chiffre d'affaires de la société (68%).

Cap sur l'Apple Watch

Les ventes d'ordinateurs iMac sont elles aussi en pleine forme avec une hausse de +14 %. Seule ombre au tableau : la baisse de 17,8 % des ventes d'iPad, à replacer dans un contexte général de baisse car les utilisateurs changent moins souvent leur tablette. «A long terme, l'iPad reste un segment important», a toutefois rassuré le PDG Tim Cook. Apple plancherait d'ailleurs sur un iPad Pro avec un grand écran de 12 pouces à même de séduire le monde de l'entreprise.

Mais 2015 reste pour Apple l'année de la Watch, la montre connectée qui va être commercialisée en avril pour 349 €. Un nouveau pari.

Microsoft se relance et voit loin avec HoloLens



Ce n’est un secret pour personne, Microsoft, qui règne toujours en maître sur les PC, est l’entreprise qu’on adore détester. Et depuis le lancement de son système d’exploitation Windows 8, la firme américaine fondée par Bill Gates, accumulait les critiques et les déconvenues. Lancé fin 2012, le successeur de Windows 7 semblait pourtant séduisant : un seul système d’exploitation s’adaptant aux ordinateurs, aux tablettes et aux smartphones ; et faisant la part belle à une interface tactile innovante. Innovante… mais trop en rupture avec les habitudes des utilisateurs, déboussolés, entre autres, par la disparition du célèbre bouton « Démarrer ».

Cette semaine, Microsoft a fait amende honorable. Le nouveau PDG, Satya Nadella, qui est aussi posé que son prédécesseur Steve Ballmer était éruptif, a dévoilé une kyrielle d’annonces pour reconquérir le cœur des utilisateurs. Première d’entre elle, Windows 10, le nouveau système d’exploitation, qui sera disponible… gratuitement pendant un an pour les utilisateurs de Windows 7 et suivant. Une première chez Microsoft qui se met ainsi dans les pas d’Apple. Windows 10 sera livré avec de nombreuses nouveautés comme Cortana, permettant de commander sa machine à la voix, et le futur navigateur internet baptisé Spartan. Cortana répond ainsi au Siri d’Apple et Spartan au navigateur Chrome de Google à l’insolent succès.

Microsoft mise gros sur Windows 10 dans un contexte où, après plusieurs années de baisse, les ventes de PC se stabilisent (315 millions vendus dans le monde en 2014, soit – 0,4 % selon l’Institut Gartner). Windows 10 doit redonner une vraie identité à Microsoft qui reste très rentable : le chiffre d’affaires qui sera annoncé en juillet devrait franchir la barre des 100 milliards de dollars avec un résultat net de 22 milliards.

À côté de ces annonces très importantes pour l’avenir du groupe, Staya Nadella a dévoilé un projet inédit : HoloLens, des lunettes connectées qui permettent d’ajouter en surimpression des hologrammes dans son champ de vision. Cette annonce intervient alors que Google a suspendu les ventes de ses Google Glass. Ces lunettes connectées  n’ont jamais rencontré le succès en raison d’un très fort effet déceptif, souligné en novembre dernier par Reuters et très commenté au même moment à Montpellier lors du Digiworld Summit.

Le projet de Microsoft est toutefois bien différent de celui de Google. Les lunettes du géant du moteur de recherches disposent d’un minuscule prisme fixé à droite d’une monture futuriste sans verres, et doivent obligatoirement être connectées à un smartphone. Le prototype présenté par Microsoft est totalement indépendant d’un ordinateur ou d’un smartphone.

Des hologrammes

Les lunettes-casque embarquent toute l’électronique nécessaire, sont capables de se connecter à internet et obéissent à la voix et aux gestes que l’on effectue devant elles. Le champ de vision est aussi beaucoup plus important : 120 degrés en largeur et hauteur. À travers les lunettes, l’utilisateur voit donc parfaitement son environnement et par-dessus celui-ci, sous forme d’hologrammes apparaissent des informations supplémentaires. Éléments d’architectures virtuels sur un bâtiment existant ; indications délivrées à distance par un professionnel sur un évier à réparer ; vidéo d’une recette pendant que l’on manipule les ingrédients dans sa cuisine ; et même téléportation sur Mars pour se retrouver près du robot Curiosity ! Les possibilités sont très nombreuses tant pour les particuliers que les professionnels.
Le patron de Microsoft, qui n’a pas donné de date de sortie, a estimé que cette technologie pouvait contribuer à ouvrir la porte à un nouveau type d’informatique. En cas de succès, HoloLens entrerait dans l’histoire au même titre que la souris et les interfaces tactiles.



Tribune libre. "Le French Bashing est mort ... Vive la French Tech !"



Par Pascal Grémiaux, Président d'Eurécia, entreprise ambassadrice de la French Tech Toulouse 

Les français sont connus pour leur grande propension à râler sur tout et tout le temps.

La crise endurée actuellement par le pays ne fait qu'accentuer ce phénomène, avec ses inéluctables pessimistes et réfractaires. Il semblerait que rien ne trouve jamais grâce aux yeux de personne. Nous avons souvent le sentiment qu'aucune solution, de droite comme de gauche, ne parviendra à redresser le pays. Nous sommes d'ailleurs passés maîtres dans l'art de l'auto-flagellation. Et ce ne sont pas les critiques de nos voisins européens, qui viendront embellir le tout. C'est à se demander si l'herbe est vraiment plus verte ailleurs.

Le french bashing (ou les leçons données à la France) en est une résultante horripilante.
Dans la torpeur chronique et la course à la dernière idée géniale qui relancera le pays dans un élan positif général, certaines initiatives voient le jour et amorcent un sursaut de fierté et de chauvinisme du plus grand nombre.

Pourtant, alors que nombreux sont ceux à ne pas vouloir voir le bout du tunnel et à s'enliser dans un no man's land économique, certains entrepreneurs, à l'instar de Xavier Niel avec l'Ecole 42 ou de Frédéric Chevalier avec "Thecamp", sont à l'origine de projets ambitieux pour créer nos "Tech Champions" du futur.
D'autres, vont trouver un second souffle dans des initiatives qui les poussent dans une dynamique et une énergie communes, fédératrices et galvanisatrices. C'est exactement le cas avec la French Tech.

La Secrétaire d'État chargée du Numérique, Axelle Lemaire, a tout récemment labellisée 9 villes French Tech avec, à la clé, un regain de fierté, d'ambition et de motivation sans limite de tous les acteurs des villes et régions ayant investi de leur temps et de leur énergie.
Nos régions peuvent être la solution contre le French Bashing car ELLES SONT la France et elles sont le futur de notre pays. Axelle Lemaire l'a bien compris en ouvrant la sphère numérique à un autre territoire que l'Ile de France et en se tournant vers ses ressources régionales. Telle une entreprise qui axe sa stratégie sur la croissance interne, il faut que la France laisse ses régions redynamiser son image.

Avec leur corollaire de bonnes énergies, ces labellisations ont avant tout le mérite de mettre en lumière la solidité et l'expertise des villes et leur région. Ces régions mêmes, innovantes et moteurs, qui constituent le socle de notre pays et le portent vers le haut.

A l'instar de la région Midi-Pyrénées, terreau des plus belles innovations, des plus folles ambitions et de quelques-uns de nos intellectuels.
Midi-Pyrénées n'a-t-elle pas piloté le projet Philaé, cette petite sonde interplanétaire, fruit de la coopération de centaines de chercheurs et de laboratoires de recherche européens ? Le prix Nobel d'économie Jean Tirole et le prix Goncourt 2014 Lydie Salvayre ne sont-ils pas Toulousains ?

La French Tech a ce grand mérite de vouloir faire émerger des entreprises innovantes, des pépites dont nous devons être fiers dans chacune de nos régions. Elle fédère et tire chacun vers le haut.

Certes le contexte est morose. Mais deux choix s'imposent à nous : soit nous choisissons de suivre le troupeau des pessimistes, ce qui ne nous fera pas avancer, soit nous choisissons de faire un pied de nez à la sinistrose et nous contribuons ensemble à faire avancer le pays. Notre territoire regorge de personnes et d'entreprises de valeur, qui, ensemble, font croitre l'économie et reconstruisent une confiance en soi récemment oubliée.

Il est temps de stopper cette attitude d'auto flagellation et de complexes.
Lorsqu'une entreprise se porte bien, ses salariés aussi, et toute la ville, toute la région en bénéficient. A nous de mettre en place ce cercle vertueux inestimable en devenant acteurs de notre propre vie économique. Nous avons le choix de voir le verre à moitié vide mais surtout le verre à moitié plein !

Nos régions sont talentueuses, nos entreprises sont belles et ensemble, nous sommes les ambassadeurs de notre pays.

Le French Bashing est mort... Vive la French Tech !!

Tribune libre. La numérisation transactionnelle en questions


Aline Saponara est Sales Manager Kodak Alaris, Document Imaging, France

La qualité du contact avec le client, le patient ou l'administré révèle le professionnalisme d'une entreprise et d'une administration. En face à face, l'excellence prime. La numérisation transactionnelle optimise la relation client en accélérant les processus administratifs et numériques au bénéfice du dialogue, de l'écoute et du service.

Qu'entend-on par transaction au sens de la numérisation ?

Aujourd'hui, les entreprises sont servies par un marché mature proposant un riche éventail de solutions de gestion documentaire, d'archivage et de relations client. Mais pour pouvoir en profiter pleinement, il est évidemment nécessaire de disposer de l'ensemble des données sous format numérique.

Or la pratique montre que le papier reste le format le plus échangé, et notamment au stade transactionnel.
Ce que l'on nomme la transaction, au sens de la numérisation, est cette opération par laquelle une relation est établie entre un organisme et son interlocuteur, au travers d'un échange de documents et de données, en face-à-face. Cette définition assez formaliste recouvre finalement des opérations d'une grande banalité, chaque jour rencontrée dans les entreprises, les commerces et les administrations.

De quoi parlons-nous ? L'admission d'un patient en unité de soin, le renouvellement d'un passeport, l'obtention d'un prêt bancaire, l'ouverture d'une ligne de téléphone sont des relations dites transactionnelles qui nécessitent une phase administrative et informatique préalable de constitution de dossier.
Des opérations fort communes sommes toutes, répétitives et nombreuses et qui représentent, pour les deux parties, une phase parfois longue et fastidieuse, au détriment du dialogue entamé.

En quoi le papier détourne-t-il des échanges ?

On estime qu'un dossier client, patient, est constitué en moyenne de 5 à 10 documents dont la majorité se présente, en entrée, sous format papier de taille et de poids hétéroclites (carte d'identité, carte vitale, ordonnances, quittances de loyer, bon de commande, bon d'achat, constat amiable, constat d'huissier...)

Les agents d'accueil, les conseillers commerciaux, désormais dotés de solutions logicielles performantes de gestion documentaire doivent donc numériser des liasses de documents afin de les introduire au référentiel métier qui les concerne. En général, c'est une opération qui doit être réalisée immédiatement, en présence de l'interlocuteur. Etonnamment, autant le processus informatique est assuré au travers d'une automatisation logicielle, autant le processus logistique reste le parent pauvre de la démarche. En pratique, une fois que les agents ont rassemblé l'intégralité des documents papier, souvent aux formats extrêmement variés, ils quittent leur bureau ou leur guichet pour se rendre au scanner mis à la disposition du service et parcourent cette distance plusieurs fois par jour. Le processus peut s'allonger d'autant plus qu'il y a de l'attente au scanner ou que des documents sont oubliés sur la vitre ou à côté.

Entre temps le client, l'usager, s'impatiente, laissé seul avec ses questions et sans ses documents, dont certains peuvent être, en outre, particulièrement confidentiels.  C'est une situation fort dommageable à un moment clé où l'accompagnement de l'interlocuteur est indispensable.

En quoi dialogue et transaction sont-ils indivisibles ?

La situation de face-à-face implique que le client, le patient ou l'usager s'est déplacé pour obtenir un service. Il sera d'autant plus attentif aux marques d'attention et à la qualité de la prestation qui lui sera rendu. C'est un moment crucial qui déterminera le ressenti final, l'organisme privé comme public ayant naturellement pour objectif de faire bonne impression, que ce soit par la qualité de l'écoute et de la prise en charge comme de la délivrance de l'objet ou du service demandé.

C'est donc pendant la transaction que tout se joue et l'on aurait tort de penser que quelques minutes de solitude sont insignifiantes.

Le secteur bancaire en ce sens est caractéristique de cette situation, où la versatilité des décisions du client est (monnaie) courante. C'est un secteur où les craintes et les doutes peuvent se cristalliser en l'absence d'un accompagnement persévérant du conseiller. Il doit pouvoir offrir des solutions, poser de nouvelles questions, offrir d'autres services, sans être interrompu par des modalités logistiques et matérielles parasites.
Si dans le secteur bancaire, l'accompagnement constant favorise le placement de produits, dans d'autres secteurs, en particulier les administrations et les établissements publics, il s'agira d'abord de réduire drastiquement le temps d'attente et son corolaire, la crispation, en supprimant les contraintes de déplacement et de numérisation laborieuse. En établissement de santé, on cherchera un meilleur accompagnement du malade, une meilleure écoute et à témoigner plus d'empathie, ce que l'informatique a tendance à étouffer. L'écoute et la compréhension sont également des qualités recherchées par les clients du secteur de l'assurance.

Enfin, dans les sociétés de services comme la téléphonie, pouvoir poursuivre la réalisation du service sans interruption aboutit à une augmentation des ventes par l'effet mécanique de la réduction du temps d'attente.
En maintenant le lien, c'est la satisfaction générale qui s'en trouve améliorée. La numérisation transactionnelle participe de cette qualité de service et libère la relation.

J'opte pour la numérisation transactionnelle. A quoi penser ?

La numérisation transactionnelle est l'opportunité de réduire à la fois les temps de numérisation et d'injection des données dans le système d'information et d'augmenter le temps passé auprès de ses administrés, de ses clients ou de ses patients.
Faire le bon choix de scanner est alors prioritaire. L'objectif est de transformer du document papier en format électronique de la façon la plus naturelle et la plus rapide qui soit. L'appareil doit être de faible encombrement pour être posé sur un guichet ou un bureau, permettre une numérisation par liasse d'une dizaine de documents en quelques secondes et quel que soit leur format, tout ceci en silence, afin de ne pas gêner la discussion en cours.
 Au plus près de son interlocuteur, sans contrainte de déplacement, le conseiller peut ainsi poursuivre la discussion tout en procédant à la numérisation et rendre les documents dans la foulée, sans risque de perte et de détérioration.
Privilégier du matériel qui s'interface facilement avec des solutions de gestion de documents (workflow ou tout type de solution métier ou référentiel) est une évidence. La configuration du matériel doit être une formalité. L'essentiel est de pouvoir accéder sans délais au dossier spécifié, une fois constitué par numérisation transactionnelle.

La numérisation est devenue un passage obligé. C'est la contrepartie des solutions de GED largement démocratisées. Mais elle se fait maintenant sans contrainte et surtout, au profit de la rentabilité, de l'efficacité et de la réputation.

Tribune libre . Comment réguler Internet face aux attentats ?


Par Bertrand Girin, président de Reputation VIP. Fondée en 2012, Reputation VIP a gagné plusieurs prix de l'innovation (Jeune Entreprise Innovante, Novacité, fonds d'innovation du Rhône) et compte une équipe de 25 personnes. Reputation VIP propose également un service en ligne de gestion du droit à l’oubli via https://forget.me. Plus d’informations sur www.reputationvip.com

Suite aux attentats, le gouvernement veut renforcer les systèmes d'écoutes et la surveillance du net. En tant qu’expert du Web et de l’e-réputation, Reputation VIP nous donne son avis. « Il faut impliquer les médias, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche » Bertrand Girin, président de Reputation VIP, pense qu’il faut impliquer les acteurs principaux d’Internet, qui sont les plus à mêmes de relayer ou non les contenus faisant l’apologie du terrorisme. A savoir les médias, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. Tous ces acteurs doivent se demander où placer le curseur. Pour respecter la mémoire des victimes mais aussi le droit à l’information, tout en ne faisant pas le jeu des terroristes.

Les réseaux sociaux de masse ont un rôle très important à jouer dans cette régulation, ils sont devenus de véritables médias. Il est donc primordial qu’ils coopèrent, on ne peut pas mettre n’importe quel contenu sur des sites avec une si grande audience.

Les moteurs de recherche sont également des acteurs majeurs de la régulation. En effet, ils ont un choix important à faire sur ce qu’ils référencent ou non, car c’est eux qui peuvent être à la base de la propagation de ces contenus. Le google suggest est notamment un sujet intéressant, placer le terme « video » lorsqu’on tape le nom d’un terroriste peut avoir une forte dimension incitative. Ce qui actuellement le cas lorsqu’on tape « amedy coulibaly »


Les journalistes doivent également faire face à ces importantes questions éthiques. Qui se posent d’ailleurs aux trois acteurs : quelle est la limite entre information et censure ? devoir de mémoire et apologie ? Enfin, les sites Internet qui rassemblent et recrutent des terroristes sont un sujet important. Il me semble que ce n’est pas forcément une bonne solution de les interdire. En effet, aujourd’hui ils peuvent être surveillés. Mais si on les supprime, cela n’arrêtera pas les terroristes, au contraire cela les incitera à la prudence et à la protection de leurs membres et contenus. Cela risque donc de rendre le travail de la police plus difficile. Sur un plan technique, des technologies permettant de détecter ce types de contenus existent, il est donc tout à fait possible d’organiser une régulation. Reste donc à se demander où la France, et même l’Europe, place leurs limites.

La France se prépare à la cyberguerre

Carte des attaques informatiques

Des commentaires haineux qui font sans vergogne l'apologie des actes terroristes sur les réseaux sociaux. Des sites institutionnels – comme celui du Conseil général du Lot cette semaine – piratés par des groupes islamiques, eux-mêmes piratés ensuite par les Anonymous en représailles, avec peut-être un point d'orgue ce jeudi. Des attaques sur les serveurs des administrations voire de l'armée en Europe et aux États-Unis. C'est peu dire que la cyberguerre, la guerre électronique, qui a longtemps hanté l'imaginaire des adolescents geeks du monde entier, est devenue une réalité. Et plus encore une menace. Car à l'heure où nos sociétés sont hyperconnectées, où toutes nos infrastructures économiques, industrielles, énergétiques, militaires sont reliées entre elles, la vulnérabilité de nos réseaux apparaît au grand jour.

Le front des réseaux

Cette cyberguerre se mène sur plusieurs fronts. Le premier d'entre eux, particulièrement pour la lutte contre le terrorisme, concerne les appels à la haine, au jihad diffusés sur des sites web ou sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, qui constituent de bien faciles portes d'entrées pour des jeunes en voie de radicalisation.

Pas étonnant, dès lors, à ce que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rende «prochainement» aux États-Unis, notamment pour «sensibiliser les grands opérateurs d'Internet» à la surveillance antiterroriste. (lire ci-contre).

Mais un meilleur contrôle ou un meilleur filtrage d'internet pour contrecarrer ces propos haineux reste complexe et pourrait bien recéler plus d'inconvénients que d'avantages. Un site jihadiste bien identifié peut ainsi être une source d'informations pour les services d'écoute. Le fermer, c'est en créer bien d'autres. Et surtout cette surveillance forcément massive d'internet se fait de plus en plus sans l'aval d'un juge pour gagner en rapidité. Ce qui ne laisse d'inquiéter les défenseurs des libertés et les professionnels. L'Asic (association des services internet communautaires dont Google ou Yahoo sont membres) s'inquiète ainsi de voir l'instauration de régimes d'exception dont l'efficacité reste discutable. Entre la sécurité et la liberté numérique le chemin reste étroit.

Contrer les attaques

Le second front de la cyberguerre concerne non pas l'expression des idées mais les attaques informatiques des infrastructures, qui sont désormais prises très au sérieux. Le dernier Livre blanc de la Défense rédigé en 2013 consacre pour la première fois un très large chapitre aux cybermenaces, clairement identifiées comme une menace majeure pour la sécurité nationale. La France dispose désormais d'une doctrine offensive et défensive pour répondre aux cyberattaques et a fortement augmenté ses budgets. Et en novembre dernier, l'Agence européenne de cyber-sécurité a simulé une attaque massive dans les 29 pays membres. Ce programme «Cyber-Europe 2014» doit donner lieu à des préconisations cette année, que le cyberjihad, rend d'évidence, encore plus urgentes.

Cazeneuve : «Sensibiliser»
«Ce qui m'a frappé dimanche dernier à Paris, à l'occasion de la réunion des ministres de l'Intérieur, c'est la volonté de tous les ministres de l'Intérieur, y compris les ministres américains, qui ont toujours eu une position assez ouverte sur ces sujets-là, de faire en sorte que nous ayons un contact étroit avec Twitter, Google, et autres opérateurs, Facebook, pour dire attention, là il y a un problème particulier, il faut vous mobiliser avec nous» a souligné Bernard Cazeneuve. «Il y a un travail de sensibilisation considérable à faire.»a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

#jesuischarlie


"Un journal c'est la conscience d'une nation" disait Camus.
Aucune concession à la liberté d'expression
après l'odieux attentat perpétré contre Charlie Hebdo.