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Le mobile de demain se dessine à Barcelone



Barcelone accueille à partir d'aujourd'hui et pour trois jours le salon mondial du mobile, avec des annonces majeures sur les téléphones, les réseaux, les applications, les objets connectés, etc. Pour la 5e fois, des PME et start-up innovantes de Midi-Pyrénées seront sur place pour présenter leurs savoir-faire.

La planète mobile se retrouve aujourd'hui à Barcelone et pour trois jours pour le Mobile World Congress (MWC), la grand-messe du secteur des télécoms, organisé par la GSMA, association qui regroupe 800 opérateurs de télécommunications. La capitale de la Catalogne va, en effet, accueillir plus de 85 000 participants, 3 400 journalistes représentant 1 500 médias de 79 pays et près de 1 800 exposants venus du monde entier sur un gigantesque espace d'exposition de 94 000 mètres carrés. C'est qu'année après année, ce salon – qui a débuté sur notre Côte d'Azur à Cannes – a pris une importance considérable au fur et à mesure que la téléphonie mobile et la connexion permanente à internet s'imposaient dans notre vie numérique quotidienne, personnelle et professionnelle, avec les smartphones, ces mobiles «intelligents» couteaux suisses des temps modernes.

2,1 milliards de smartphones

Aujourd'hui, «le nombre de personnes qui possède un smartphone est passé de 1,5 milliard en 2013 à 2,1 milliards en 2014» indique Linda Sui, une analyste du cabinet Strategy Analytics, soit près d'un individu sur trois dans le monde où l'on compte 7 milliards de mobiles. Autant dire que la bataille est rude pour les constructeurs qui veulent séduire les consommateurs, notamment dans les pays émergents.

À l'exception notable d'Apple qui peut se permettre le luxe de bouder la manifestation en organisant ses propres présentations de produits – mais dont l'ombre est omniprésente à Barcelone chaque année – tous les constructeurs de smartphones sont donc présents sur le salon pour présenter leurs nouveautés de l'année. Des plus petits comme Wiko ou Doro (spécialisé dans les mobiles simplifiés pour seniors), aux ambitieux constructeurs chinois comme Xiaomi ou Huawei, jusqu'au géant Samsung.

Le géant Samsung fragilisé



Ce dernier devait présenter hier le Galaxy S6, son nouveau porte-drapeau d'une pléthorique gamme de mobiles que le géant sud-Coréen entend bien élaguer. C'est que Samsung a vu sa suprématie mondiale s'effriter au profit d'Apple qui a cartonné avec ses iPhone 6 et 6Plus, et des constructeurs chinois très offensifs. Selon le cabinet IDC, la part du marché mondial de Samsung est passée de 34 % début 2014 à 20 % au dernier trimestre et sa première place ne tient plus qu'à un fil face à l'américain Apple… C'est dire si Samsung compte sur 2015 pour se refaire une santé avec son Galaxy S6 présenté hier avec un modèle Edge (photo) disposant d'un écran débordant sur les côtés. Mais ce mobile haut de gamme qui remplacera le décevant S5 est un pari risqué.

Les autres constructeurs présenteront eux aussi leurs nouveautés comme HTC avec son One M9 ; Huawei et son Ascend P8 ; Doro et Haier et leurs mobiles pour seniors. Un nouveau constructeur suscitera la curiosité : Microsoft qui va commercialiser des smartphones sous sa propre marque et non plus sous celle de Nokia, jadis n° 1 mondial.

Des montres et des capteurs

Mais cette année, les smartphones et les tablettes vont peut-être se faire voler la vedette par les objets les montres connectés. Alors qu'Apple doit prochainement booster le secteur en commercialisant son Apple Watch fin mars, de nombreux constructeurs misent sur ce secteur : LG, Samsung, Motorola, Alcatel, Pebble, etc. Tous proposent des qui relaient certaines informations du smartphone auquel elles sont reliées (SMS, prise d'appel, alertes infos, etc.) mais surtout analysent via leurs nombreux capteurs une foule de données sur la condition physique de leur propriétaire.

Le Mobile World Congress 2015 dresse ainsi une perspective – heureuse pour les uns, effrayante pour les autres – : après nous avoir connectés aux autres puis au monde, les technologies mobiles vont nous connecter... à nous-mêmes.

C'est la folie des montres 
  
2015 année de la montre connectée ? En tout cas les smartwatches (montres «intelligentes») pour reprendre la terminologie anglo-saxonne seront sans conteste les vedettes du Mobile World Congress qui s'ouvre ce lundi à Barcelone. L'idée d'avoir une montre intelligente qui servirait à passer des appels et consulter des informations n'est pas nouvelle ; elle émaille depuis longtemps les films et séries télé de science-fiction. Mais passer à la réalité est un vrai casse-tête pour les constructeurs, particulièrement en ce qui concerne la batterie : comment faire tenir au moins 24 heures un appareil électronique si gourmand en énergie, relié en permanence par Bluetooth avec un smartphone et bourré de capteurs pour mesurer le nombre de pas, les calories brûlées ou la pression artérielle ? 
   
Pour l'heure personne n'a trouvé de solution miracle. Le géant Samsung s'est lancé le premier sur le secteur en 2013 avec sa Galaxy Gear. Un coup d'essai, pas un coup de maître. Depuis, tous les constructeurs ont sorti de leur carton des montres connectées plus ou moins réussies. En 2014, la donne change avec l'entrée en lice d'Apple qui, avec son Apple Watch, espère réitérer les succès de l'iPod, l'iPhone et l'iPad. À côté de cette montre luxueuse qui sera commercialisée en avril à partir de 349 € on trouve de nombreux modèles originaux : le français Withings propose une montre connectée avec capteurs mais sans écran et qui a toute l'apparence d'une montre normale. Loin de ces montres à écran tactile, Pebble (ci-contre à gauche) mise sur une montre avec un écran à encre électronique. L'avantage : une batterie moins gourmande. Mais le plus joli coup vient peut-être d'Alcatel qui propose sa OneTouch Watch ronde fonctionnant avec les smartphones Android et Apple. À 130 €, elle devrait remporter un vif succès.


Les «pépites» de Midi-Pyrénées débarquent en force

Avec quelque 5 300 entreprises et 34 000 emplois, le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) est la 2e économie de la région Midi-Pyrénées qui, au plan national, est la seconde région française après l'Île-de-France pour les TIC avec une place de n° 1 pour l'édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique et la fabrication d'équipements électriques et électroniques. «Au sein des TIC, les technologies logicielles représentent 56 % de ce potentiel avec 19 000 salariés, dont 60 % de cadres fortement qualifiés, et 4 600 sociétés générant 2,70 € milliards de chiffre d'affaires. Un secteur qui a vu son effectif tripler en l'espace de quinze ans.

Autres points forts de la région : l'électronique (800 salariés), avec la plus forte concentration scientifique dans le domaine de l'électronique de puissance, et les télécommunications, qui ne représentent pas moins de 7 000 emplois», détaille Madeeli, Mon agence développement Export Innovation. Cette nouvelle agence de l'innovation et du développement économique – lancée au début du mois par la région Midi-Pyrénées avec pour marraine Anne Lauvergeon, présidente de la Commission Innovation 2030 – va conduire avec Rézopep (Réseau de pépinières d'entreprises), cette semaine au Mobile Word Congress de Barcelone, une forte délégation de start-up et de PME midi-pyrénéennes du secteur des TIC. C'est la 5e fois que des entreprises de la région participent à la grand-messe du mobile.

La délégation régionale regroupe des experts en technologie des réseaux ; en solutions innovantes de contrôle et de supervision des accès par téléphone et Internet ; des promoteurs d'une technologie sonique/ultrasonique de paiement par mobile ; des spécialistes de technologies de géolocalisation indoor ; des experts en traitement de l'image 3D ; de produits autour de l'harmonisation radiométrique, de la reconstruction 3D d'environnements et de solution pour simulateurs de vols ; les concepteurs d'une application d'essayage virtuel pour l'ameublement ; et les constructeurs d'une gamme de mobiles tout terrain, incassables et utilisables en milieu extrême comme dans l'eau.

Autant dire que Midi-Pyrénées envoie à Barcelone ses meilleures compétences et les talents de ces entreprises dont certaines commencent à être connues du grand public comme Sigfox bien sûr, qui a récemment réalisé une levée de fonds de 100 millions d'euros, ou Pole Star. Cette dernière est spécialisée dans la géolocalisation à l'intérieur des bâtiments grâce à un smartphone. Du coup l'utilisateur peut s'orienter sans mal dans des aéroports, de grands centres commerciaux, etc. L'expertise de Pole Star a d'ailleurs séduit les organisateurs du salon : les 85 000 participants vont pouvoir utiliser la technologie toulousaine pour s'orienter dans les 94 000 mètres carrés d'exposition !




Le commerce sur mobile devrait doubler d'ici 2015 
Avec la possibilité d'être géolocalisé en temps réel, de surfer sur internet en déplacement et de payer en direct sur le web ou dans des magasins dûment équipés, le mobile est l'outil idéal pour faire ses achats. Un m-commerce (le commerce sur mobile) qui devrait s'amplifier cette année selon une étude RetailMeNot, réalisé le mois dernier en Europe et en Amérique du Nord. Aujourd'hui, 54 % des Français possèdent un smartphone (contre 43 % en 2014), en retard sur la moyenne européenne (60 %). 
Sans surprise, c'est la Grande-Bretagne qui est le champion du m-commerce en Europe. Les Britanniques devraient dépenser en moyenne 17,7 milliards d'euros en 2015 contre 10 milliards en 2014, soit une croissance de +78 %, et 2,5 fois de plus que les dépenses en France. La France est le 3e marché européen du m-commerce, après le Royaume-Uni et l'Allemagne. En 2015, les recettes des ventes sur mobile devraient presque doubler par rapport à 2014, de 3,7 milliards d'euros à 7 milliards d'euros. Au total, 19 % des dépenses dans l'e-commerce français devraient se faire sur mobile, contre 28 % en Allemagne et 29 % en Angleterre (soit 2,5 fois plus qu'en France).



Tendances : «Grands écrans, objets et montres connectés»

Caroline Noublanche est  experte du marché de la téléphonie mobile et vice-présidente de Doro.

Quelles vont être les tendances de l'édition 2015 du Mobile World Congress qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone ?
On n'a pas encore les annonces mais ce que l'on peut dire, c'est que sur cet énorme salon, des annonces sont faites par les gros constructeurs de téléphones mobiles. Des annonces sur la partie infrastructure aussi : réseaux mobiles et applications et logiciels. On va ainsi beaucoup entendre parler de la 5G, qui succédera à la 4G actuellement déployée. Les grosses annonces sont celles des constructeurs et trois tendances se dégagent pour cette année.

Quelles sont-elles ?
La première concerne la taille des écrans, toujours plus grande, et des téléphones avec des écrans particuliers. Samsung va ainsi annoncer son S6 avec un écran incurvé des deux côtés. Microsoft devrait annoncer une phablette ; HTC son nouveau mobile One, etc.
On va aussi beaucoup parler des «wearables», c'est-à-dire les objets connectés. Par exemple HTC va annoncer une montre, Motorola également.
Enfin, il va y avoir beaucoup d'annonces du côté des constructeurs low-cost car le marché des smartphones s'est structuré entre d'un côté des appareils très haut de gamme avec Apple et ses challengers ; et de l'autre côté des mobiles plus abordables, conçus par des sociétés comme Wiko ou des constructeurs chinois.

Justement, comment les petits constructeurs – comme Doro – peuvent tirer leur épingle du jeu ?
Chez Doro, on fait de la téléphonie simplifiée adaptée pour les seniors. On prend le meilleur de la technologie pour l'adapter à un usage. Notre ADN est de prendre des plateformes Android et les rendre super-simples pour aider des gens à commencer avec les nouvelles technologies.

Il faut donc viser des marchés de niche ?
Absolument. Chacun a sa façon d'exister mais nous, on s'adresse à une audience particulière avec des produits vraiment adaptés. Ce n'est pas la course à l'échalote, au processeur le plus puissant, à la caméra la plus performante, etc.

Les montres connectées sont l'une des grandes tendances de cette année. Seront-elles un vrai relais de croissance ? Le grand public va-t-il être conquis ?
En tout cas, il y a des choses de plus en plus sympas qui sortent. Déjà l'an dernier il y avait beaucoup d'annonces dans ce domaine avec des acteurs comme Withings ou Fitbit. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a un marché mais qui a encore des problèmes. Par exemple la batterie qu'il faut recharger souvent. On s'aperçoit que les gens qui achètent des montres ou bracelets connectés finissent par ne plus les porter au bout de quelques semaines. Le challenge de l'industrie du wearable est d'arriver à bien cibler les attentes des utilisateurs. Mais au-delà de ce défaut de jeunesse, on sent qu'il y a une véritable dynamique.

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