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Cyberattaques : les mobiles nouvelles cibles ?



L’avènement des terminaux mobiles et le développement de la 4G ont transformé la façon d’utiliser Internet. En réponse, les pirates informatique développent désormais des logiciels malveillants qui ciblent spécifiquement les mobiles et tablettes. Le point sur la situation avec Malwarebytes, entreprise spécialisée qui propose des solutions pour les particuliers et les entreprises contre les menaces telles que les malwares, les ransonwares et autres qui échappent aux solutions antivirus traditionnelles.


Pourquoi attaquer un mobile ?
Il existe principalement 3 raisons de vouloir s’attaquer à un terminal mobile :

  • Un point d’entrée sur le réseau : Lorsqu’ils sont connectés à un réseau, les mobiles représentent un point d’entrée au même titre qu’un ordinateur et va permettre aux pirates de s’y propager.
  •  Récupérer des données personnelles : Les mobiles actuels ne sont plus de simples téléphones mais de véritables petit ordinateurs de poche, reliés à des comptes (iCloud, Goolge account…) qui hébergent des données personnelles (dont des mots de pass ou des cartes de crédit).
  • La fraude au forfait : Cette technique appellée « phreaking » consiste à utiliser frauduleusement le forfait (téléphone et données) d’un utilisateur, sans avoir besoin de détenir physiquement le terminal. Comme cela existe avec les cartes bancaires, le pirate réalise une copie de la carte SIM sans que l’utilisateur ne s’en rende compte…si ce n’est au moment où il reçoit sa facture.


Comment un mobile peut-il être attaqué ?
Les méthodes de propagation des malwares ne sont pas si différentes de celles existant déjà pour les ordinateurs traditionnels.

  • Par mail : la majorité des personnes qui possèdent un smartphone y consultent leurs e-mails. Par conséquent, il s’agit d’une porte d’entrée aussi efficace qu’elle peut l’être sur un ordinateurs. Une pièce jointe ouverte, ou un lien cliqué et le mobile se retrouve infectée.
  • Par SMS : ces attaques procèdent de la même manière que par email, à la différence qu’elles sont adaptées à l’univers mobile.
  • Par une application : Là encore, les pirates ont adapté les stratégies déjà utilisées sur les ordinateurs et glissent des éléments malveillants dans les packages.
  • Via le numéro de téléphone : L’utilisateur reçoit un appel provenant d’un numéro visible. En le rappelant, il va déclencher le processus d’infection

Comment se protéger ?
Comme c’est le cas sur les ordinateurs, il est possible de prendre queles mesures simples pour protéger son mobile contre ce type d’attaques :

  • Vérifier la source des applications et les commentaires associés avant de les installer. L’installation de nouvelles applications ne devrait se faire qu’à partir de sources connues et, si l’on autorise les sources inconnues l’activation de l’autorisation ne doit être que temporaire.
  • Faire attention aux liens figurants dans les SMS. Il est capital de ne pas ouvrir aveuglément des URL particulièrement lorsque la personne ou le numéro sont inconnus.
  • Adopter un comportement raisonnalbe sur les réseaux Wifi ouverts. L'utilisation de pratiques sécurisées lorsque l’on est connecté à un Hotspot Wifi gratuit permet de protéger ses données. Il est préférable d’éviter toute connexion à un site sécurisé.
  • Ne pas tomber dans les pièges typiques d'ingénierie sociale, comme par exemple les mises à jour lancées par le navigateur, les mises à jour Flash, les pop-ups qui annoncent de fausses infections…
  • Agir en cas de perte ou de vol. La plupart des smrtphones offrent la possibilités d’être désactivés et vidés à distance ce qui permet d’éviter un vol de données.
  • Verrouiller le périphérique à l'aide d'un mot de passe ou d'un code PIN. Effectivment, la façon la plus simple de pirater un mobile reste d’y avoir un accès direct.

Naïo Technologies obtient le Pass French Tech



La start-up toulousaine de robotique agricole Naïo Technologies vient d’obtenir le label Pass French Tech et poursuit son développement à l’international.
Oz, Dino, Bob, Ted : Naïo Technologies a conçu une gamme complète de robots permettant aux agriculteurs et maraîchers de faciliter le travail sur leurs exploitations grâce à un désherbage mécanique autonome. La start-up commercialise ses robots en France métropolitaine et en Europe, notamment, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Belgique, en Angleterre et en Irlande. Et depuis peu en Martinique et en Nouvelle-Zélande. Avec ses nouveaux robots, Naïo Technologies vise à conquérir dans les trois ans à venir de nouveaux segments de marchés et de nouvelles zones géographiques.
Enfin, la start-up toulousaine va organiser la seconde édition de son Forum International de Robotique Agricole (FIRA) les 29 et 30 novembre prochains au Quai des Savoirs, à Toulouse. Le but de cet événement unique sera bien sûr de présenter la gamme de robots de Naïo Technologies, mais aussi rassembler les acteurs internationaux de la robotique agricole pour réfléchir à une agriculture plus autonome.


Le Pass French Tech, c'est quoi ?
Le Pass French Tech est un programme national d’accompagnement lancé en 2014 à destination des entreprises en hyper-croissance, pépites de la French Tech. Les acteurs majeurs du soutien au développement des entreprises - La French Tech, Bpifrance, DGE, Business France, Coface, Inpi, AFPC et AFIC – se mobilisent et se coordonnent avec les 13 Métropoles French Tech pour offrir de manière unique, prioritaire et accélérée des services premiums spécifiques aux problématiques d’hyper-croissance de ces entreprises.
Depuis sa création, le Pass French Tech a été accordé à une douzaine d’entreprises
toulousaines.
La 4ème promotion 2017-2018 est actuellement en cours. La prochaine vague de labellisation aura lieu en Décembre. Les entreprises souhaitant déposer leur dossier de candidature sont invitées à l’envoyer avant le 31 Octobre 2017.
Lien dossier : http://www.digitalplace.fr/index.php/fr/pass-french-tech

Lanceurs d'alerte : le rapport de Virginie Rozière adopté en commission au Parlement européen



Un pas important vient d'être franchi dans le dossier de la protection des lanceurs d'alertes, ces personnes qui dénoncent des crimes graves et qui, ce faisant, peuvent subir des représailles de leur employeur, qui peuvent aller de mesures disciplinaires jusqu’au licenciement et à des poursuites judiciaires. Ce lundi 2 octobre, les eurodéputés de la commission des affaires juridiques du Parlement européen ont adopté le rapport de l'eurodéputée (PRG) du Sud-Ouest Virginie Rozière relatif à la protection de ces lanceurs d’alerte par 17 voix pour, 1 contre et 5 abstentions.

Ce rapport demande que la Commission européenne propose rapidement une législation horizontale.

Un définition des lanceurs d’alerte claire

"La définition des lanceurs d’alerte qu’il propose devrait permettre de couvrir un large éventail de situations : dès lors qu'une personne révèle une information d'intérêt général, elle devrait être protégée", estime Virginie Rozière, rapporteure. "Il faut également qu'un lanceur d'alerte bénéficie des moyens efficaces pour lancer l'alerte. C’est pourquoi, au-delà de procédures de signalement claires établies au sein de l’entreprise, un lanceur d’alerte doit pouvoir révéler directement une information à la presse ou à la société civile, particulièrement lorsqu’il s’agit d’atteintes nuisibles à la santé, l’environnement ou lorsque ces informations éclairent le débat public. Cette possibilité, soutenue par une majorité de députés de la commission JURI a malheureusement été combattue par les députés conservateurs", déplore Mme Rozière.

Parmi les autres mesures proposées, "un tiers impartial devrait pouvoir conseiller les lanceurs d’alerte tout en vérifiant la véracité des informations révélées. C’est pourquoi les députés demandent la création d’un organisme européen indépendant chargé de coordonner le traitement des alertes entre les États membres."

Opposition de la droite

Virginie Rozière s'est félicité de l'adoption du rapport mais regrette néanmoins que le parti populaire européen (PPE, droite) se soit opposé à plusieurs avancées clés du texte. "Il est tout-à-fait regrettable que le PPE ne soutiennent pas la possibilité pour les lanceurs d’alerte de pouvoir contacter la presse. Dans certaines situations, le concours de la société civile et de l’opinion publique est indispensable pour protéger l’intérêt général et faire bouger les lignes. Avec de telles résistances, si une affaire de type Luxleaks venait à  éclater demain, les lanceurs d’alerte seraient toujours trainés devant les tribunaux avec les mêmes résultats."

"Depuis notre proposition de directive européenne sur les lanceurs d’alerte de mai 2016 montrant qu’il était juridiquement possible d’établir un statut européen, les choses ont progressé", estime de son côté Pascal Durand, vice-président du Groupe Verts-ALE, négociateur sur le dossier et porte-parole du Groupe Verts/ALE sur les questions de transparence et de démocratie. "Notre Parlement s’est saisi du sujet et la Commission européenne a promis un texte législatif pour début 2018. Nous l’invitons donc à accélérer le pas et à se baser sur le rapport adopté aujourd’hui pour garantir une protection juridique à tous les lanceurs d’alerte, quelle que soit la manière dont ils ont obtenu les informations et les ont divulguées."

Le rapport définitif sera voté en séance plénière lors de la session du 23 au 26 octobre.

RGPD : la protection des données, mais à quel prix ?



Par Marc Désenfant, Directeur général d’ACTITO France


Sur les lèvres de tous les marketeurs depuis maintenant plusieurs mois, le RGPD – Règlement Général sur la Protection des Données – entrera officiellement en vigueur le 25 mai 2018. Bien plus qu’un simple hashtag à la mode, ce règlement va impacter les services marketing de l’ensemble des entreprises en Europe, qui vont devoir faire face à de nouveaux défis de taille.

À la lecture du règlement, qui tend à homogénéiser autour d’un même texte les pratiques de collecte et de traitement des données des consommateurs au sein de l’Union Européenne, un premier constat s’impose : les changements à prévoir au sein des services marketing concernés ne seront pas révolutionnaires. Il s’agit davantage d’une version plus intégrée, mieux approfondie, de principes et préceptes existants. Avec néanmoins une nouvelle arme fatale : des sanctions sévères en cas d’infraction et une amende maximale portée à 20 millions d’euros ou 4% du CA mondial annuel, le montant le plus important étant retenu. Si l’on transpose l’amende infligée par la CNIL à Facebook, celle-ci passerait de 15 000 euros à 1 milliard : plus du tout la même histoire !

Le consentement, pour mieux collecter

Bien que le principe de consentement du consommateur soit un prérequis évident pour certains, le nouveau règlement exige que les modalités autour de son obtention soient renforcées et clarifiées.

Les entreprises ont, comme auparavant, l’obligation de demander au consommateur l’autorisation de collecter et d’utiliser ses données personnelles afin que leur traitement soit validé. Toutefois, pour obtenir cette autorisation, elles ne peuvent désormais plus pré-cocher les cases prévues à cet effet. De même, elles doivent noter que les autorisations obtenues ne sont plus irrévocables : le consommateur peut demander la suppression de ses données quand il le souhaite et où qu’elles aient été transmises. Il bénéficie également d’un droit d’opposition à l’utilisation de ses données à des fins de marketing direct, et d’un droit d’opposition au profilage selon les informations qu’elles contiennent.

Afin d’encadrer le traitement de ces données, les entreprises devront, par ailleurs, intégrer à leur effectif un Data Protection Officer (DPO) qui sera le garant de sa conformité.

La transparence, pour mieux fidéliser

Si le consommateur décide d’accepter que ses données personnelles soient collectées et utilisées, encore faut-il qu’il sache à quelle fin ! Aussi les organisations devront-elles expliquer clairement et simplement – le règlement met particulièrement l’accent sur ce point – aux institutions comme aux consommateurs l’utilisation qui sera faite des données.

Ce précepte va de paire avec la notion de privacy by design : les marketeurs doivent, dès lors qu’ils établissent une campagne de marketing ou les bases d’un traitement, penser à mettre en œuvre l’ensemble des principes du règlement, mais aussi fournir de la documentation prouvant que ces principes ont bien été pris en compte à chaque étape du projet… par chacune des parties concernées.

La sécurité, pour mieux protéger 

Les sous-traitants voient leur responsabilité s’accroître, afin que les normes soient respectées et que la sécurité des données soit assurée. Tous ont l’obligation de communiquer aux consommateurs les failles et le vol éventuel de leurs données.

De même, le RGPD interdit la transmission des données personnelles des citoyens européens hors Union européenne vers les pays où la protection des données est jugée insuffisante par la Commission européenne [Sont reconnus « adéquats » l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, ainsi que Andorre, l’Argentine, le Canada, les Iles Féroé, l’Ile de Man, Guernesey, Jersey, l’Israël, l’Uruguay et la Suisse.]. Par exemple, les entreprises européennes ne peuvent pas impunément utiliser les services de sociétés américaines. Charge aux marketeurs de s’équiper des outils développés pour leur permettre d’apporter un niveau de protection suffisant : règles internes d'entreprise (BCR), Clauses Contractuelles Types et adhésion aux principes du « Privacy Shield ».

Aujourd’hui seul garant d’un respect des données européennes outre-Atlantique, le Privacy Shield est néanmoins fortement contesté et pourrait, à l’instar de son prédécesseur le Safe Harbor, être finalement abandonné. Dans ce cas, les prestataires « Privacy Shield Compliants » risquent de mettre leurs clients européens dans une position inconfortable face à la CNIL. Si le Privacy Shield est maintenu, les audits de sous-traitants américains requis par le RGPD seront difficilement réalisables, et particulièrement couteux.

Le ciblage, pour mieux toucher

À l’instar des services bancaires et de téléphonie mobile, les entreprises doivent désormais permettre la portabilité et la récupération des données et les transmettre en cas de demande aux instances souhaitées. Mais surtout, le RGPD fait la part belle à l’ennemi antinomique du big data, la data minimization, qui préfère la qualité à la quantité. Plutôt que de collecter le maximum d’informations, afin d’en extraire ensuite une donnée potentiellement intéressante, il s’agit de ne collecter que les informations les plus pertinentes : la data n’est plus big, elle est smart.

En filigrane de ce nouveau règlement, un appel au retour aux sources. Le terme data vient du latin dare : « donner en main propre ». Les consommateurs et les clients, en acceptant de donner « en main propre » leurs données personnelles à une entreprise, expriment la confiance qu’ils lui accordent. Il est donc essentiel, pour ne pas rompre ce lien de confiance, que les consommateurs sachent que l’entreprise fait le nécessaire pour protéger ces données, et qu’elle collabore avec des sous-traitants à même d’en assurer la sécurité.

Entre simple formalisation de pratiques courantes et réel bouleversement des habitudes, la data privacy ‘version 2018’ imposée aux marketeurs n’aura qu’un seul but : protéger les citoyens européens et respecter – enfin – leurs souhaits.

Film médical : l'agence toulousaine Next Media Factory en première ligne



L’agence audiovisuelle toulousaine Next Media Factory s'est distingué dans le domaine très particulier du film médical en devenant l'opérateur de la retransmission du Festival International du Film Médical de Québec, qui s'est déroulé les 14 et 15 septembre. L’agence spécialiste du domaine médical travaille depuis de nombreuses années avec de grandes conférences de cardiologie internationale et est spécialiste des retransmissions d'opérations en direct depuis 10 ans.

Pour le festival québécois, Next Media Factry a assuré l’ensemble des aspects technique des retransmissions depuis l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCQ) et du GHM de Grenoble, vers les salles du Festival à Québec.

Pendant les deux journées du festival, les 150 participants ont pu suivre plusieurs types d’interventions retransmises en direct de cinq blocs équipés par Next Media Factory en simultané (chirurgie cardiaque, thoracique, bariatrique, cardiologie interventionnelle, urologie, électrophysiologie, pneumologie).

"Notre ambition reste inchangée depuis la création de l’agence en 2008 : faciliter la transmission des connaissances médicales liant innovation technologique et approche humaine. Le Festival avait donc tout son sens pour nous", explique Nicolas Gausserand, PDG de Next Media Factory.

En 2010, NMF a développé Medinbox, un système intégré de gestion des images en bloc opératoire qui simplifie l’acquisition et la diffusion de sources audio, vidéo et/ou informatiques multiples.

Travailler et télétravailler autrement

 

Par Jérôme Tarting, Président du groupe UP’nBIZ

Parmi les ordonnances concernant la réforme du code du travail, un article est consacré au télétravail. Il vise notamment à simplifier et développer son usage en France qui compte 8,4% de télétravailleurs, contre 17,7% à l’échelle européenne.

Cette mesure, si elle concerne au premier abord salariés et entreprises, va bien au delà, puisqu’elle redéfinit la manière dont la société civile et les pouvoirs publics considèrent le travail à notre époque.

En effet, la théorie selon laquelle un salarié serait plus efficace dans son entreprise pour accomplir sa mission s’estompe peu à peu, en prenant en considération un meilleur équilibre entre vies professionnelle et familiale pour les travailleurs salariés ou indépendants.

En effet, 16,7 % des Français télétravaillent plus d’une journée par semaine, la majorité (64 %) le faisant de chez eux, et 21 % dans des bureaux mis à disposition par leur entreprise. Pour 71 % des personnes interrogées, le télétravail est une « véritable révolution». 96 % d’entre elles pensent que ce mode de travail améliore le bien-être des salariés.

Avantages partagés

Les entreprises qui ont opté délibérément pour le télétravail ont constaté une baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie, une augmentation du temps de travail de 2,5% et une hausse de la productivité de 22%. De leur côté, les travailleurs salariés ou indépendants ont réduit de 40 min le temps moyen de trajet domicile-travail, ont gagné 45 min de sommeil. Sans compter la sérénité.

Territoires dynamiques

Le développement à venir du télétravail sera bien entendu bénéfique à l’échelon régional, pour fixer des actifs qui participeront davantage, notamment par leurs dépenses quotidiennes et par leur implication dans des réseaux locaux, au dynamisme de leur territoire (quartiers, espaces péri-urbains ou communes rurales).


Travailler autrement

Les évolutions en matière de télétravail, voulues par les pouvoirs publics iront forcément également dans le sens d’un développement d’emplois plus souples. C’est-à-dire, l’auto-entreprenariat ou le portage salarial. Deux formes d’activités qui favorisent liberté et autonomie au travail, que l’on peut englober dans la grande famille du travail indépendant.


Ce dernier, soutenu par de nombreux acteurs privés qui accompagnent les porteurs de projets, souhaitant entreprendre, n’a pas en France de définition encore précise. Un rapport en cours de préparation par le Conseil Economique et Social Environnemental devrait prochainement en fixer le cap. Télétravail, numérique et ubérisation seront probablement au cœur de cette analyse, pour travailler autrement.

Cybersécurité :10 règles élémentaires pour réduire les risques



Par Frédéric Bénichou, Directeur Régional Europe du Sud de SentinelOne

L’ouverture prochaine du « Mois européen de la cybersécurité » est l’occasion idéale pour revenir sur quelques fondamentaux en matière de sécurité informatique que les entreprises peuvent adopter assez simplement.

Cela fait plusieurs années maintenant que la cybersécurité est désignée comme l’une des disciplines informatique affichant un « déficit problématique de compétences ». Une situation d’autant plus préoccupante que cette pénurie se ressent dans l’ensemble des entreprises.

Outre le mal qu’elles se donnent pour recruter des experts en cybersécurité, les entreprises doivent également consacrer leurs efforts à la course à l’innovation. La pression est grande, avec la nécessité pour elles de rester à la pointe des nouvelles technologies sans pour autant ralentir leurs opérations quotidiennes. Ces technologies sont implémentées à un tel rythme que l’on en néglige les mesures de sécurité de même que les risques d’introduction de vulnérabilités dans l’environnement informatique. La popularité de l’Internet des objets et de l’approche BYOD entraîne également des failles de sécurité que les départements informatiques ignorent par manque de temps ou de compétences.

Dans le monde de la cybersécurité actuel, l’accent est mis sur la gestion du risque, ce qui n’est pas sans poser de difficultés aux entreprises souffrant d’un manque de personnel qualifié pour répondre aux attaques. Face à des menaces en constante évolution, il est pratiquement impossible de savoir à quoi s’attendre. Aussi est-il impératif de respecter un certain nombre de règles élémentaires de cyber-hygiène afin d’éliminer et de neutraliser les menaces potentielles, en particulier à l’ère de la transformation numérique.

Qu’entend-on par règles élémentaires de cyber-hygiène ?
Selon l’ANSSI, la cyber-hygiène est un moyen de garantir une protection et une maintenance adéquates des terminaux et systèmes informatiques, et de mettre en œuvre les meilleures pratiques en matière de cybersécurité.

Cette technique de réduction des risques doit être observée par toutes les entreprises qui déploient des technologies émergentes au sein de leurs réseaux. À défaut d’évaluations et d’interventions clairement définies, les pirates informatiques n’auront aucun mal à compromettre vos solutions obsolètes ou non, à jour des correctifs, ni à tirer parti de failles de sécurité imprévues introduites par les nouvelles technologies.

Prendre de bonnes habitudes de cyber-hygiène
Bien que la cyber-hygiène ne soit pas la panacée, il est important que toute personne en contact avec votre réseau, du PDG au simple stagiaire, suive ces dix conseils de sécurité :
Tenir un inventaire du matériel et des logiciels s’exécutant sur le réseau de l’entreprise.
Développer un processus d’installation des logiciels par les utilisateurs. Il peut, par exemple, limiter l’installation des logiciels approuvés, ou interdire et bloquer toute installation sans autorisation préalable du département informatique.
Sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques de cybersécurité (gestion des mots de passe, identification des attaques d’hameçonnage potentielles, terminaux à connecter au réseau, etc.).
Identifier les applications vulnérables inutilisées et les désactiver.
Effectuer des sauvegardes régulières des données et en conserver plusieurs copies. Vous pouvez envisager d’utiliser une solution sécurisée dans le Cloud et sur site.
Adopter des configurations/normes sécurisées reconnues par le secteur, comme celles fournies par le l’ANSSI. Cette méthode peut aider les entreprises à définir des paramètres tels que la longueur des mots de passe, le chiffrement, l’accès aux ports et la double authentification.
Appliquer régulièrement et sans délai les correctifs à toutes les applications. Les systèmes non à jour des correctifs représentent l’un des principaux facteurs de risque d’attaque.
Créer des mots de passe complexes.
Limiter le nombre d’utilisateurs dotés de privilèges administratifs.
Mettre à niveau les infrastructures et systèmes vieillissants.

Limiter le facteur humain
Même avec la meilleure protection du monde, le risque pour votre entreprise de figurer sur la liste des prochaines victimes d’attaques au rançongiciel, de violations de données et autres menaces de cybersécurité ne sera jamais écarté. C’est pourquoi il est si important de limiter le facteur humain en automatisant autant que possible les pratiques de sécurité.

L’utilisation d’identifiants de connexion à double authentification avec mots de passe complexes, le blocage de certains types de fichiers et le test des connaissances des utilisateurs en matière de sécurité sont des mesures que toutes les entreprises peuvent prendre pour protéger les réseaux diversifiés actuels.

La mise en œuvre de ces étapes, aussi simples soient-elles, peut cependant poser problème aux entreprises en manque de professionnels de la cybersécurité. Il est donc utile de recourir à des outils, tels que l’apprentissage machine, capables d’anticiper et de neutraliser les comportements malveillants à votre place.

Ricoh analyse comment le développement numérique affecte le monde du travail



Selon une étude européenne menée par Censuswide pour Ricoh Europe, les travailleurs européens demandent des technologies innovantes et des solutions numériques afin d'augmenter leur productivité.

Cette étude, menée au cours de l’été 2017 auprès de 3600 employés répartis dans 23 pays européens dont 253 en France, analyse les réponses de salariés issus des secteurs de la finance, de la distribution, de la santé, de l’éducation, de l’industrie, des services professionnels et du secteur public. Espoirs, frustrations, évolution de leurs métiers, compétences et besoins en formation… autant de thématiques abordées avec les travailleurs pour définir leurs attentes en matière de technologies numériques mais également l’impact de ces solutions sur leur efficacité et productivité. Voici les premiers enseignements de l’étude.

Un lien fort entre technologie et efficacité au travail 
65% des employés européens interrogés et 59% en France estiment que l'automatisation technologique des tâches leur permettra d'être plus productifs, ce chiffre montant à 76% pour les travailleurs du secteur de l’industrie. 52% des répondants (55% des Français) sont convaincus que l'intelligence artificielle aura un impact positif sur leur travail.

Alors que les employés français désignent comme principaux facteurs de perte de temps au quotidien les e-mails (46%) et les réunions (39%), avant même le transport (35%), ils sont une majorité écrasante (98%) à juger positif le potentiel d'une nouvelle technologie pour leur permettre de travailler de façon plus intelligente. Cela passe notamment par un accès plus immédiat aux données (43%), la possibilité de télé-travailler plus souvent (40%) ou encore une réduction des tâches répétitives (39%).
Au niveau européen, l’analyse montre que les salariés du secteur de la finance sont ceux à déclarer perdre le plus de temps à cause des emails (47%) pour 36% dans le secteur public. Les réunions génèrent quant à elles plus de perte de productivité dans l’industrie ou les services publics avec 42%,pour 29% dans la distribution.

Javier Diez-Aguirre, VP Marketing de Ricoh Europe, commente : « Ce que nous disent les employés reflète les préoccupations, en matière de productivité au niveau macroéconomique, des gouvernants dans le monde entier. Une trop grande part de la journée de travail est mobilisée par des tâches et des processus qui pourraient être automatisés ou optimisés. En leur permettant de récupérer ce temps perdu, les nouvelles technologies aident les employés à travailler de manière plus intelligente et à se concentrer sur la valeur ajoutée pour leur entreprise. »

Le manque d’investissement des entreprises leur fait craindre le pire
Les travailleurs craignent qu'un manque d'investissement dans les nouvelles technologies n’occasionne des problèmes aux entreprises à l'avenir. 38% des répondants français pensent que si aucun investissement n'est réalisé, leur entreprise serait vouée à l’échec dans les 5 années à venir. Chiffre (européen) qui monte à 41% dans le secteur de l’industrie mais uniquement à 28% pour les professionnels de l’éducation ou 32% pour les salariés du secteur de la santé.
De plus, 44% pensent que leurs concurrents en France possèdent déjà un avantage technologique. Au niveau européen, ce sont les salariés du monde de la distribution qui à 52% craignent le plus les avancées technologiques de leur concurrents, pour seulement 41% dans le secteur de l’éducation.

L'étude révèle également que les employés paraissent blasés face aux motivations de leurs dirigeants. 64% en France (72% en Europe et 80% dans le secteur de l’industrie) pensent que leur direction n’adoptera de nouvelles technologies que si elles contribuent à réduire les coûts, plutôt que pour leur faciliter la tâche.

Impression 3D : à l’aube de la production série dans le secteur aéronautique ?



Par Vincent Rey, consultant Chef de Projet impression 3D chez Scalian

Star des technologies récentes, flashée en permanence par les paparazzis de la tech, l’impression 3D apparaît comme une révolution qui bouscule tout un pan de l’industrialisation. Forte d’un marché en pleine expansion, elle amorce surtout une nouvelle révolution industrielle qui impacte directement les process, la supply chain et les mentalités.

L’impression 3D, une révolution technologique et industrielle

L’impression 3D, c’est 20 % de croissance annuelle : une technologie novatrice qui s’invite dans tous les secteurs, de l’automobile à l’aéronautique en passant par le spatial ou bien encore le médical. Si son marché mondial atteignait déjà 4 milliards de dollars en 2014, les prévisions de croissance oscillent selon les sources entre 11.5 et 21 milliards de dollars d’ici 2020. Le cabinet Roland Berger, selon les dernières études, évalue aujourd’hui à 50% le marché de vente de logiciels, de pièces et de services associés (formation, ingénierie, conseil) et à 50% le marché issu des machines de fabrication (30%) et de la matière (20%).

Originellement utilisée pour la fabrication de pièces à la demande, l’impression 3D qui a vu le jour dans les années 90, amorce aujourd’hui un virage industriel majeur en s’essayant à la production de masse ou à la réalisation de véritables prouesses techniques. C’est donc au travers de projets plus ou moins fantasques qui défient les codes industriels jusque-là établis que l’impression3D a déclenché un séisme plaçant cette technologie des plus subversives sur le podium des innovations du futur. La surenchère médiatique des industriels laisse penser que la mise en œuvre des process et leur maitrise sont déjà acquises.  Mais ce nouvel engouement est-il un pari aussi simple ?

Repenser les process, effacer les limites de l’imagination

Au-delà de l’émergence des différentes techniques d’impression (FDM, SLS, pour les matériaux plastiques ; SLM, EBM ou HDR pour les métalliques*), la mise en œuvre de toutes les étapes d’impression et de post-impression s’annonce comme un défi qui nécessite l’étroite collaboration de tous les métiers de l’entreprise (achats, matériaux, conception, procédés, qualité, etc.) et un partage permanent des apprentissages et découvertes de chacun.

L’étape d’impression d’une pièce n’est que le commencement d’un processus, qui en fonction des exigences mécaniques, du design et des matériaux sera plus ou moins long et complexe. Les opérations post-impression telles que les traitements thermiques, les traitements de surface, les contrôles mécaniques, dimensionnels RX ou Tomographique sont des paliers indispensables pour envisager la production de pièces techniques en série.

Le marché, jusque-là dédié au prototypage et poussé par une maturité grandissante des utilisateurs, s’accélère pour permettre d’assurer la transition entre des exercices de styles sur des pièces expérimentales et une production de masse maitrisée. Produire aujourd’hui une pièce technique en impression 3D est un palier franchi, en revanche produire en série avec un niveau de qualité, de coûts et de délais optimums reste les défis à relever.  A tous les niveaux de l’entreprise, il va donc falloir s’adapter, repenser, optimiser, oser…

Vers un nouveau modèle industriel

Au-delà de la révolution industrielle que l’impression 3D engendre, c’est une véritable transformation culturelle bouleversant les acquis et savoirs qui se dresse devant les entreprises qui en font le pari. Annihilant toute limite de formes, les seuls freins à l’imagination dans la conception des pièces sont aujourd’hui inhérents aux calculs mécaniques.

C’est une nouvelle façon de designer que les bureaux d’études devront intégrer et pour laquelle ils devront se former. Les designers de l’impression 3D devront s’affranchir des règles et des limites de la conception, jusqu’à ce jour imposées par les procédés de fabrication conventionnels.
Les logiciels de modélisation mécanique (design et préparation des fichiers d’impression) ont emboité le pas et offrent déjà la possibilité d’optimisations fantasques. Il va falloir rapidement apprendre à les apprivoiser. Assurer la performance de chacune des étapes de fabrication est une condition indispensable à la réussite d’un projet ; en métallurgie, en traitement de surface, en CND, en supply chain, etc. Même si la stratégie déployée par les principaux acteurs du marché s’oriente vers l’intégration verticale pour assurer la maitrise technique et financière, rares encore sont les fabricants qui disposent de toutes ces compétences en interne.

Cette transition de la maitrise des procédés conventionnels à la découverte de l’euphorie des formes doit également être assurée par la capacité des fabricants de machines d’impression à adapter leurs moyens aux exigences de la production série, tant sur leur fiabilité que sur leur répétabilité. Même si ces fabricants ont devant eux des années de développement pour optimiser la performance de leurs équipements, ils ont eux aussi le défi d’assurer la transition d’une production de prototypage à celle de la série. 
Il sera également indispensable pour les entreprises qui décident de franchir le pas, d’établir un modèle économique en sélectionner finement les pièces éligibles à cette nouvelle technologie pour atteindre des seuils de rentabilité concurrentiels aux procédés conventionnels et assurer sa légitimité.

Les multiples défis techniques qu’il reste à accomplir sur les pièces et matériaux de pointe, rendent aujourd’hui très complexe la mise en œuvre d’une supply chain production série   performante. Mais les intérêts grandissants (gain de masse, coûts, cycles, réduction des assemblages) que lui portent les industriels et son positionnement dans l’usine du futur pourront peut-être permettre à l’impression 3D d’accélérer son déploiement. 

*FDM : Fuse Deposition Modeling
  SLS : Selective Laser Sintering
  SLM : Selective Laser Melting
  EBM : Electron Beam Melting
  HDR : High Deposition Rate

Évoluer en toute sécurité au cœur de l’univers numérique



Par Christophe Auberger, Directeur Technique France, Fortinet

Au cours des derniers mois, les médias ont relaté à maintes reprises ces exactions de cybercriminels utilisant leur malware pour mettre à l’arrêt des équipements et des réseaux, ou prendre des données en otage avec demande de rançon. Au cours du second trimestre 2017, plus de 184 milliards de variantes d’exploits ont été répertoriées, issues de près de 6 300 exploits uniques, soit un bond de 30% par rapport au trimestre précédent. Si la majorité de ces attaques ont ciblé des réseaux d’entreprise d’envergure, les équipements et données d’utilisateurs individuels n’ont cependant pas été épargnés.

Certaines de ces attaques, comme celles qui aboutissent au piratage de votre page Facebook, sont frustrantes, mais sans plus de conséquences à priori. Pourtant, de telles attaques permettent de recueillir vos informations personnelles ou celles de vos relations à des fins de détournement d’identité. Parallèlement, le nombre d’applications malveillantes imitant des sites ou applications légitimes (d’une banque ou d’un fournisseur de services par exemple) a également progressé, avec comme intention de dérober vos informations financières et personnelles.

Les attaques par ransomware ont été plus nombreuses et ont notamment ciblé des hôpitaux ou des institutions financières. Mais les attaques visant le grand public suivent aussi cette tendance. La majorité des attaques par ransomware est initiée via un email contenant un fichier malveillant. L’exécution de ce fichier permet de chiffrer le disque dur de l’utilisateur et de prendre ses données en otage (photos et vidéo, email, mots de passe, informations bancaires…), avec demande de rançon.

Un nouveau type d’attaque est apparu pour s’en prendre aux différents dispositifs connectés au sein d’un espace résidentiel, à l’instar des consoles de jeu, boîtiers multimédia, TV connectées, caméras numériques de surveillance et autres dispositifs intelligents connectés au réseau WiFi résidentiel. Les cyber-assaillants tirent parti de vulnérabilités connues de ces dispositifs pour en prendre le contrôle à distance, recueillir vos données ou installer un logiciel malveillant qui permet d’intégrer le dispositif piraté au sein d’un réseau botnet constitué de millions d’autres dispositifs. Ce botnet peut être utilisé pour générer un trafic massif de données susceptible de ralentir le trafic internet ou de submerger un réseau ou un site en ligne, afin de le rendre indisponible.

Fortinet, fournisseur majeur de solutions de sécurité professionnelles, a répertorié ces exactions cybercriminelles, retranscrites et analysées dans sa publication trimestrielle Threat Landscape Report. Dans le dernier rapport, les chercheurs en sécurité de Fortinet révèlent que plus des deux-tiers des entreprises analysées ont subi des attaques de sévérité « grave » à « critique » sur le second trimestre 2017. L’activité cybercriminelle en ligne sur ce trimestre souligne une proportion plus importante des attaques de criticité « sévère » par rapport au passé.

De manière surprenante, 90 % des organisations ont identifié des attaques ciblant des vulnérabilités systèmes ou de dispositifs existantes depuis 3 ans et plus. Plus inquiétant, 60% des organisations ont répertorié des attaques ciblant des vulnérabilités connues depuis plus de 10 ans.

Une proportion croissante de ces attaques cible également les dispositifs réseaux résidentiels, comme les routeurs ou points d’accès sans fil. Enfin, c’est une attaque sur 20 qui cible les dispositifs mobiles, comme les smartphones et tablettes sous Android.

Évidemment, la question brûlante est de savoir ce qu’il est possible de faire dans ce contexte… Beaucoup de choses, fort heureusement ! Voici d’ailleurs 4 conseils pour vous aider à sécuriser vos expériences en ligne ainsi que vos réseaux résidentiels.

Contrôlez vos réseaux sociaux 
Pour nombre d’utilisateurs, il est simple de définir des paramètres de confidentialité stricts pour n’autoriser que les personnes sélectionnées à accéder à vos pages. Sauf que, bien sûr, ce n’est pas de cette façon que nombre de personnes utilisent les réseaux sociaux. Pour celles et ceux qui souhaitent un profil plus public, il s’agit de mieux sélectionner ceux que vous considérez comme étant des « amis ». Les cybercriminels disposent souvent de faux comptes sur les réseaux sociaux et vous demandent en ami. Vous pouvez vous protéger de ces demandes malveillantes en procédant comme suit :
Toujours vérifier la page de la personne qui vous demande en ami. Depuis quand existe-t-elle ? Les éléments de présentation sont-ils cohérents ? Les photos témoignent-elles d’une activité normale ou s’agit-il plutôt de photos glamour. Si vous ne connaissez pas directement la personne qui vous demande en ami, vous pouvez aussi refuser la demande. Tout simplement.
Si vous connaissez la personne qui vous demande en ami, vérifiez si elle compte déjà parmi vos amis. Vérifiez ses informations personnelles : les dates mentionnées vous semblent-elles correctes ? En cas de doute, contactez directement la personne et demandez-lui si elle dispose d’une nouvelle page. Dans le cas contraire, il se peut que son compte ait été piraté ou dupliqué.

Vérifiez vos transactions en ligne 
Un rappel important : votre banque ne vous demandera jamais de vérifier votre compte ou de fournir vos identifiants de connexion en ligne. De telles demandes, en ligne ou via email, doivent être ignorées et supprimées. Si vous recevez un email avec un lien joint ou consultez une page web, intéressez-vous à l’URL avant de cliquer. Il suffit de passer la souris sur le lien pour en afficher l’adresse au bas de la fenêtre ou à proximité du lien. Cette adresse vous semble-t-elle légitime ? Ressemble-t-elle à une adresse réelle du type “www.(votre banque).com”. N’hésitez pas à jeter un œil avisé à la page concernée. Le logo présenté est-il le bon ? Quid de l’orthographe et de la grammaire ? En cas de doute, vous pouvez vous connecter au site indiqué en saisissant l’adresse mentionnée plutôt que de cliquer sur le lien fourni, ou alors vous rapprocher de votre banque pour vous assurer de la légitimité de la demande.

Inspectez vos emails
Un fichier malveillant joint à un email est la méthode la plus commune pour inciter les utilisateurs à exécuter un malware. Ces attaques, dites de phishing, sont généralement bien pensées. L’email indique souvent que le fichier joint est un reçu ou une facture pour une transaction fictive, un faux-document qui doit être traité urgemment (un avis du fisc par exemple), une information relative à un gain financier ou une somme dont vous auriez hérité, ou tout simplement un message de la part d’un ami ou d’un membre de votre famille. Bien évidemment, il ne faut surtout pas ouvrir ce fichier joint, ni cliquer sur un lien présent dans un email provenant d’une personne qui vous est inconnue. Pour vérifier la validité d’un email, jetez un œil à l’adresse de l’expéditeur, en double-cliquant sur le nom de l’expéditeur ou en cliquant sur le bouton répondre. L’adresse email est-elle cohérente par rapport à l’organisme qui est supposée vous l’avoir envoyé ? L’adresse est-elle longue et fait-elle référence à un organisme ou un lieu différent de ce que vous attendiez ? Ou comporte-t-elle des chaînes suspectes ou peu communes de lettres et de chiffres ? Si tel est le cas, vous pouvez supprimer l’email en toute confiance.

Mettez à jour vos équipements 
Cette tâche est essentielle, bien que chronophage, compte tenu du nombre de vos équipements résidentiels qui se connectent à Internet (TV, enregistreur multimédia, caméra de surveillance, routeur, etc.). Répertoriez le nom du fabricant et modèle de chacun d’entre eux. Une fois l’inventaire établi, recherchez ces équipements en ligne pour identifier les éventuelles vulnérabilités et les patchs/mises à jour disponibles, et assurez-vous que ces dispositifs et applications bénéficient des patchs et versions les plus récentes pour leur système d’exploitation, leur firmware et leur logiciel. Si le dispositif ou l’application est obsolète et n’est plus pris en charge par son fabricant, vous devriez penser à le remplacer pour des raisons de sécurité.

Nous vivons dans un monde numérique et la lutte contre la cybercriminalité est une priorité. Nous avons tous appris à verrouiller nos voitures, sécuriser nos portes et fenêtres, regarder des deux côtés avant de traverser une route et éviter les ruelles sombres et mal famées à la nuit tombée. Il devient important de développer ces mêmes réflexes au sein de l’univers numérique. Tout comme dans le monde physique, vous ne pouvez y être en sécurité à 100%. Mais si nous faisons tous preuve de précaution, si nous nous penchons davantage sur les outils et applications que nous utilisons et si nous faisons preuve d’un peu plus de bon sens en ligne, l’univers numérique dans lequel nous évoluons devient rapidement plus sûr.

Près des deux tiers des Français utilisent leurs téléphones pour gérer leur argent et leurs paiements au quotidien



L’utilisation d’appareils mobiles pour gérer son argent, réaliser une transaction bancaire ou effectuer un paiement fait partie du quotidien de près des deux tiers des Français (63%), selon l'enquête annuelle Digital Payments Study de Visa, qui donne un panorama des habitudes de paiements digitaux des consommateurs européens.

L’édition 2017 de l’étude révèle que :

  • 53% des Français consultent régulièrement le solde de leurs comptes ou accèdent à d’autres solutions de paiement au moyen d’une application bancaire, c’est autant qu’au Royaume-Uni (53%) ou plus qu’en Allemagne (48%) 
  • Près des deux tiers (62%) des Français ont utilisé un portefeuille digital, un service de carte bancaire pré-enregistrée sur des sites Internet favoris (« card-on-file ») ou un service de paiement mobile, plaçant la France légèrement en-deçà de la moyenne européenne (68%)
  • Plus d’un tiers des consommateurs français (35%) se sentent de plus en plus en confiance pour effectuer leurs transactions à partir de leurs appareils mobiles, alors que près de la moité des Européens (48%) commencent déjà à délaisser leurs ordinateurs de bureau et leurs ordinateurs portables
  • A peu près la même proportion (30%) utilise un smartphone ou une tablette pour envoyer de l’argent à leurs proches. (45% en Europe)

 "Visa se passionne pour l’innovation et s’engage à collaborer avec une grande variété de partenaires pour offrir aux consommateurs des paiements digitaux sécurisés où qu’ils se trouvent et sur l’appareil de leurs choix. Les résultats de cette étude montrent que le marché français est dynamique mais qu’il reste encore un potentiel de développement fort dans le commerce en ligne et les applications mobiles", explique Gérard Nébouy, Regional Managing Director France de Visa.

Les millennials, tête de pont des paiements digitaux
Les « Millennials » sont les plus adeptes des paiements digitaux. En effet, 77% des Français interrogés de 18 à 34 ans s’identifient comme « utilisateurs réguliers ».

  • 82% comptent rester utilisateurs de paiements mobiles dans les trois prochaines années
  • 65% des Millennials comptent utiliser la banque en ligne, contre 53% pour la moyenne des Français
  • Près de la moitié d’entre eux (46%) utilisent déjà leurs mobiles pour transferer de l’argent à des proches, contre 30% pour la moyenne nationale.


Des inquiétudes demeurent concernant la sécurité et la confidentialité
Un des principaux moteurs de la croissance des paiements digitaux est le renforcement de la confiance dans les technologies mobiles.

  • Pour près d’un Français sur deux la protection des données personelles (49%) est importante quand il s’agit des paiements mobiles, ce qui est dans la moyenne européenne (46%)
  • En France, les inquiétudes concernant la sécurité restent dans la moyenne européenne (62% vs. 59% en Europe). En Europe, il est à noter que cet indice de confiance s’est amélioré car 65% du panel s’était déclaré inquiet en 2015 et 2016 contre 59% cette année.  où il y a eu une baisse de 65% en 2015 et 2016 à 59%


L’engouement pour les solutions biométriques se confirme
En France, la biométrie comme moyen d’authentification gagne encore en popularité :

  • 79% des consommateurs considèrent que les solutions biométriques offrent un moyen sûr d’authentification
  • Les Baby-Boomers et les Millennials sont d’accord sur ce point (80% et 79%, respectivement) 
  • Le scan des empreintes digitales et de l’iris sont perçus comme les moyens les plus sûrs d’authentification biométrique (71% et 68%, respectivement)


La famille, la banque et les institutions publiques sont les principaux cercles de confiance des Français
Si on observe une tendance accrue du partage d’informations sur les réseaux sociaux, les consommateurs français font clairement la différence lorsqu’il s’agit de partager des données personnelles telles que leurs coordonnées bancaires ou leurs cartes de paiement.

  • Les membres de la famille inspirent le plus de confiance (51%), suivis des banques (43%) et des institutions publiques (42%)
  • 80% des personnes interrogées ont exprimé leur réticence lorsqu’il s’agit de partager des données personnelles via les médias sociaux, dont deux tiers (61%) se disent mal à l’aise pour partager leurs coordonnées bancaires ou de carte de paiement sur les réseaux sociaux
  • Les trois cinquièmes des personnes interrogées sont à l’aise pour partager leurs données biométriques avec leurs banques (70%) ou avec les institutions publiques (72%)
  • Près de la moitié des Français (47%) ne souhaitent pas partager leurs données biométriques sur les réseaux sociaux, ce qui est aussi le cas en Italie (49%) et en Espagne (46%)

L’acceptation du paiement digital s’étend
Les commerçants européens installent de plus en plus de nouvelles technologies permettant le paiement par cartes et appareils mobiles NFC.

  • En Europe, les cinq catégories les plus prisées pour le paiement mobile sont les restaurants, les supermarchés, les transports, la restauration rapide, ainsi que les loisirs et divertissements.
  • Lorsqu’ils utilisent leurs appareils mobiles pour effectuer un achat, les consommateurs européens dépensent en moyenne 9 euros en magasin et 38 euros en ligne.
  • En déplacement à l’étranger, les Européens ont utilisé leurs appareils mobiles pour régler des achats dans 103 pays, montrant ainsi la confiance et le sentiment de sécurité à se servir d’un smartphone ou d’une tablette pour payer dans un autre pays.


Waze France signe un partenariat avec Linkeo et L’Agence



Le GPS communautaire de Google, Waze, s’associe à Linkeo et L’Agence (l'agence de communication du Groupe La Dépêche) pour accompagner les TPE et PME dans leur stratégie de communication locale. Ces deux partenaires historiques de Google pourront désormais intégrer la solution Waze Local dans leurs offres pour encore mieux répondre aux objectifs de leurs clients.

La solution publicitaire Waze Local permet aux entreprises d’augmenter la visibilité de leurs points de vente sur l'application et de générer du trafic qualifié en magasin. C'est le "drive to store". A l'arrêt à un feu rouge par exemple, l'utilisateur de Waze voit apparaître sur l'écran de son smartphone une petite publicité contextuelle lui signalant un magasin à proximité de son véhicule et le cas échéant les promotions que celui-ci lui réserve.

Utilisée par plusieurs millions de personnes chaque jour en France et 90 millions de personnes dans le monde, l’application Waze révolutionne le quotidien des conducteurs français et crée de nouvelles opportunités en termes de communication locale.

"Waze révolutionne la communication locale en étant le seul écran connecté dans le véhicule. En nous associant avec Linkeo et L’Agence, partenaires historiques de Google, nous permettons désormais aux TPE et PME d’optimiser leur stratégie de communication locale et d’augmenter le trafic vers leurs points de vente", déclare Mathieu Gabard, Directeur TPE & PME Waze France.

"L’appli Waze s’inscrit dans une suite logique du partenariat que nous avons déjà conclu avec Google. Elle vient idéalement compléter notre offre numérique et permet aux PME et commerces de valoriser leurs enseignes sur un support innovant", explique Jean-Claude Poizat, Directeur du pôle montpelliérain de L’Agence tandis que  Marc Dubois, Directeur du pôle toulousain de L’Agence rajoute « Les annonceurs ont tout de suite été séduits par ce nouveau moyen de communication et nos premiers retours d’expérience sont très encourageants. Waze dans une logique de drive to store, c’est ‘l’efficacité du dernier kilomètre ».

Téléphonie mobile : la carte-vérité sur votre couverture réseau



Jusqu'à présent, chaque année, l'observatoire de la téléphonie mobile donnait lieu à des publicités dithyrambiques des opérateurs télécoms, se targuant d'être numéro un sur tel ou tel critère, et affichant des taux de couvertures de 95%... Des taux concernant la population et non pas le territoire, ce qui, pour des régions comme l'Occitanie où les zones grises sont nombreuses, change du tout au tout.
C'est notamment pour offrir plus de transparence mais aussi pour mettre la pression sur les quatre opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), vient de publier de nouvelles cartes beaucoup plus précises à 50 mètres près, grâce à l'emplacement des pylônes.

Sur monreseaumobile.fr, ces nouvelles cartes de couverture mobile à quatre niveaux d’évaluation, testées en Nouvelle-Aquitaine au premier semestre, sont désormais disponibles, pour la voix et les SMS, sur toute la France métropolitaine.

"Avec ces nouvelles cartes, l’Arcep entend stimuler les opérateurs pour doper encore la couverture mobile. Il s’agit de provoquer un choc de transparence, pour réorienter la concurrence que se livrent les opérateurs, afin que celle-ci porte non seulement sur les prix mais aussi sur les performances des réseaux. Ces cartes de couverture enrichies constituent aussi un point de départ : en identifiant les zones de couverture limitée, un diagnostic est posé, permettant de cibler précisément les besoins de couverture à l’avenir", explique le gendarme des télécoms.

L’Arcep adhère ensuite au vaste mouvement d'ouverture des données publiques, portée notamment par la plateforme DataFrance et kl'association OpenDataFrance. L'Arcep met ainsi à disposition ces cartes en open data, ainsi que toutes les données de monreseaumobile.fr, "afin de permettre à tout un chacun de les utiliser, d’en évaluer la fiabilité, et de créer de nouveaux comparateurs de la couverture des opérateurs mobiles."

Les Français plébiscitent le smartphone pour leurs déplacements quotidiens



Utiliser son smartphone pour acheter et valider son titre de transport est aujourd’hui techniquement possible. Alors que s’ouvre la Semaine Européenne de la mobilité, Wizway Solutions a interrogé les Français sur leurs attentes vis-à-vis d’un tel service. Quelles répercussions sur leur vie quotidienne et leurs habitudes de déplacement espèrent-ils ?

> 74% des possesseurs de smartphone plébiscitent ce service
Acheter tous ses titres de transport et valider son voyage avec son smartphone, est un service largement plébiscité puisque 74% des possesseurs de smartphone attendent cette innovation.
Cette forte attente est partagée par l’ensemble de la population quels que soient leurs usages digitaux.

> 2/3 des Français pensent que ce service améliorera leur quotidien
Ce service répond aux préoccupations quotidiennes des Français puisque pour 78% d’entre eux, il permettra de ne plus perdre ou oublier son titre de transport à la maison et pour 73% de gagner du temps. 62% pensent que cela fluidifiera l‘accès aux transports en commun.

> 40% des personnes interrogées estiment que ce service favorise le développement de l’usage des transports en communs
40% des Français interrogés considèrent que ce service, simplifiant l’accès au métro, bus, trains, etc., incitera à utiliser davantage les transports en commun. Ce chiffre atteint 42% pour les personnes utilisant le plus souvent leur voiture et pour les personnes résidant en dehors de l’île de France, où il facilitera l’achat des titres de transport.

Les ransomwares vont faire exploser les profits du cybercrime en 2017



Eric Heddeland, Sr Director EMEA Southern Region & Africa de Barracuda

Comme on peut l’imaginer au vu des actualités récentes, les ransomwares sont devenus un gros business pour les cyber criminels. Voici quelques chiffres qui donneront une idée de l’importance qu’ils ont pris.

  • En 2016, le rythme des infections de ransomwares s’est accru de 500% en huit mois.
  • En moyenne, une variante de ransomware infectera entre 30.000 et 35.000 systèmes en un mois, certaines variantes pouvant atteindre jusqu’à 150.000 infections.
  • 50 nouvelles variantes de ransomware ont été développées chaque mois durant les six premiers mois de 2016.
  • Durant la même période, un acteur inconnu de ransomware (individuel ou groupe) a réalisé 94 millions de $ de profit.
  • Le ransomware Cerber a généré 195.000 $ de paiements en juillet 2016.
  • Les profits réalisés par les ransomware devraient atteindre 1 milliard de $ en 2017.

La création des ransomwares est alimentée par des criminels innovants et particulièrement entreprenants. Une série de facteurs expliquent le succès grandissant de ce type de crime.
Il existe de multiples moyens d’infecter une victime, y compris des liens et des attachements dans des emails, des ‘exploits’ sur des sites web, des campagnes de médias sociaux, des applications d’entreprise infectées, et des clés USB pour des infections off line.

  • Les diffusions massives d’emails infectés sont simples et très peu onéreuses, et le risque d’arrestation est relativement faible.
  • Les offres ‘Ransomware as a Service’ (RaaS) disponibles sur le web permettent à de nouveaux entrants de démarrer facilement leur activité d’extorsion. La variante de ransomware Cerber mentionnée plus haut est la plus grosse offre RaaS au niveau mondial, et l’offre RaaS Satan est conçue pour des débutants absolus.
  • Beaucoup d’entreprises ne sont tout simplement pas prêts à perdre leurs fichiers, ou n’ont aucun moyen de remédier à une attaque de ce type. Il est souvent moins cher et plus facile de payer la rançon.

A ce stade du développement de cette technique d’attaque criminelle, les entreprises dans quelque secteur que ce soit ne doivent plus se demander si oui ou non elles seront ciblées, mais quand. Et même si une entreprise estime qu’elle n’est pas assez importante ou intéressante pour être attaquée, il faut se souvenir que la plupart des auteurs de ransomwares ne ciblent aucun type particulier de victime. Ils distribuent simplement leur malware en masse par email, et attendent un appel de sa part, d’où qu’il vienne. Ou dans le cas d’un ransomware tel que Zepto, ils n’ont même pas besoin d’un appel. Ils distribuent simplement les fichiers et voient si quelqu’un effectue un paiement.

De plus, il n’existe aucun outil gratuit en ligne permettant de décrypter les fichiers, donc le seul moyen de ne pas payer la rançon est de restaurer les données à partir d’une sauvegarde. Mais le meilleur moyen de se protéger reste encore de déployer de multiples couches de protection et de s’assurer que tous les utilisateurs dans l’entreprise sont conscients des risques. Selon une récente étude, moins de la moitié des victimes de ransomwares récupèrent complètement leurs données après les avoir restaurées d’une sauvegarde. Ceci est largement dû à des erreurs sur la configuration de la sauvegarde, ou au cryptage des sauvegardes elles-mêmes avant que le département informatique ne découvre l’infection. En outre, des données sensibles peuvent fuiter par inadvertance vers une tierce partie lors du processus de restauration ou de décryptage, ce qui expose l’entreprise à des pertes financières supplémentaires.
Les ransomwares resteront une menace pour longtemps. Pour les novices sur ce sujet, Barracuda a dressé une checklist en 10 points détaillant les mesures clés à prendre pour s’en protéger.


Comment l'IoT va générer de nouvelles sources de revenus pour les entreprises



PTC, fournisseur mondial de technologies dédiées à l'Internet des Objets, a récemment chargé IDC (International Data Corporation), cabinet d'études spécialisé dans le domaine des Technologies de l'Information et des Télécommunications, d'étudier, d'analyser et d'expliquer la dynamique du marché de l'IoT et ses évolutions. En bref, comment les industriels peuvent-ils générer de nouvelles sources de revenu sur un marché international déjà ultra-compétitif qui privilégie les coûts de production les plus bas ?

Les industriels transforment leurs offres de services
Selon IDC, les industriels misent sur les services pour réaliser 30% de leurs revenus. D'ici 2018, 40% des 100 principales entreprises de production industrielle et 20% des principaux fabricants par processus devraient proposer une partie de leur portefeuille sous forme de systèmes combinant produit et service. Côté IoT,
50 milliards d'actifs seront déployés dans les 5 prochaines années. Ces périphériques joueront un rôle essentiel en permettant aux industriels de dépasser la concurrence grâce à un meilleur ciblage de leurs offres de service.
La transformation de l'offre de service dans l'industrie s'appuie largement sur les informations fournies par l'Internet des Objets et vise trois objectifs :

  • l'augmentation des revenus
  • l'accroissement des marges bénéficiaires
  • l'amélioration de la satisfaction client

 Les clients de PTC comme Varian Medical Systems, Lincoln Electric, Diebold, Mc Kinley Equipment, iQor, Trane ou Lexmark ont réussi à transformer leur offre de service et ont accru leurs revenus tout en améliorant la satisfaction client. « Pour chaque dollar d'équipement vendu, nous pouvons gagner pas moins de 12 dollars de service » illustre Kevin Bollum, Vice-Président de la division Building Services and Customer Care chez Trane.

Livre blanc complet  le site PTCFrance

Pinterest passe la barre des 200 millions d'utilisateurs



Le réseau social Pinterest annonce aujourd'hui que plus de 200 millions de personnes utilisent désormais l'application chaque mois, une croissance de près de 40% en un an. Afin de marquer cette occasion, Pinterest va débuter les tests d'une des fonctionnalités les plus demandées par ses utilisateurs, la possibilité de créer des sous-tableaux dans un tableau déjà existant.

Pinterest a atteint cette étape 2,5 fois plus rapidement que celle des 100 millions d'utilisateurs, et avec une base d'utilisateurs encore plus diversifiée et internationale que jamais :

  • Plus de 75% des nouveaux inscrits sont en dehors des Etats-Unis
  • Plus de 50% des utilisateurs sont en dehors des Etats-Unis
  • Les inscriptions d'hommes croissent 3 fois plus vite que celle des femmes.
  • Le nombre d'utilisateurs actifs masculins a augmenté de plus de 50% en un an.

La manière dont les internautes utilisent l'app a également évoluée  :


  • L'engagement sur Pinterest demeure élevé avec une croissance des impressions de 50% en un an.
  • Les recherches sur Pinterest continuent de croître, en particulier sur mobile, canal où près de 85% des recherches sont effectuées, avec une croissance de 45% en un an. En dehors des Etats-Unis, les recherches ont augmenté de 75% en un an.
  • La croissance des recherches sur mobile dépasse la croissance des utilisateurs de 32% en dehors des Etats-Unis, et de 13% à travers le monde.
  • 98% des utilisateurs de Pinterest partagent les idées qu'ils essayent, versus une moyenne de 71% sur les plateformes sociales.

En France, les détaillants prévoient de devenir... des médias



Une nouvelle étude commandée par Brightcove, fournisseur de solutions vidéo en ligne, révèle que huit détaillants européens sur dix (81 %) envisagent de devenir des médias. Ils sont déjà 85 % à chercher des moyens de cibler les consommateurs à leur domicile via la diffusion de contenus (empiétant ainsi sur le territoire des géants traditionnels de la diffusion).
L’étude, menée auprès de 200 décideurs du secteur du commerce de détail au Royaume-Uni, en
France et en Allemagne, révèle que six marques de détail sur dix (61 %) offrent d’ores et déjà des
services de contenu qualifiés par les diffuseurs de contenus « personnalisés ». Il s’agit essentiellement
d’expériences vidéo en ligne « de type télévisuel ». Il ressort également de l’étude qu’un autre tiers
(33 %) des acteurs interrogés envisage de se lancer sur ce créneau dans les deux années à venir.

En France, on constate que :

Chez les détaillants

  •  Huit détaillants sur dix (82 %) se voient devenir des médias
  • 80 % déclarent avoir déjà amorcé leur mutation
  • 90 % souhaitent cibler les consommateurs en leur proposant du contenu directement dans leur salon
  • Six marques sur dix (64 %) proposent déjà des services de contenu de type TV personnalisée (« lean-back TV ») et un tiers supplémentaire (34 %) prévoit de le faire dans les deux ans à venir
  • 80 % ont déjà défini comme prioritaire le développement et/ou l’amélioration de leur offre de contenu vidéo de type télévisuel ou de TV personnalisée pour l’année suivante


Chez les consommateurs

  • Seuls 32 % des consommateurs ont déclaré avoir déjà regardé du contenu de type télévisuel proposé par les détaillants ou les marques
  • Près de la moitié (48 %) déclarent qu’ils seraient disposés à le faire à l’avenir
  • 34 % déclarent qu’ils se connecteraient, le cas échéant, pour regarder le contenu proposé par leurs marques favorites
  • 48 % pensent qu’à l’avenir, tous les détaillants deviendront des médias

Malgré ces aspects positifs, certaines préoccupations demeurent :

  • 44 % des détaillants en France reconnaissent s’interroger sur leur capacité à se transformer en société de médias Les raisons évoquées incluent :
    > Le manque d’expertise (34 %)
    > Le manque de contenu approprié (34%)
    > Le manque de technologies (22%)
  • 50 % des détaillants qui ne proposent pas encore de contenu vidéo de type télévisuel et de TV personnalisée l’expliquent par le manque de contenu à diffuser, et 17 % s’interrogent sur la demande réelle pour ce type de contenu

Instagram n'est pas réservé uniquement aux secteurs de la mode et de la beauté



Par Thomas Repelski, Co-Fondateur de Lefty


Il y a quelques semaines, Margot Sergent, connue sous le nom YouMakeFashion, qui aime partager ses bons plans beauté, mode ou nutrition sur Youtube, a publié une vidéo sur ses achats de la rentrée. Une vingtaine de marques citées, des recommandations produits, associés à l’intimité de cette personnalité star des réseaux sociaux.  Résultat : la vidéo a été vue par plus de 20 000 personnes, qui suivent de manière régulière les aventures du quotidien de cette "super consommatrice".

En un an, la pratique du marketing d’influence a ainsi augmenté de 87 %. Cette nouvelle tendance permet aux marques de véhiculer un message et d’adresser une audience au travers de personnalités concentrant de fortes communautés.
La nouveauté ne réside pas tant dans la popularité grandissante de ce jeune levier de communication que dans le type de secteurs à qui il s’adresse. Encore imaginé comme l’apanage de la mode, de la beauté ou du fooding qui sont les verticales phares d’Instagram, le marketing influenceur n’est pas réservé uniquement aux produits visuellement attractifs. En réalité, toutes les marques ont un intérêt à l’utiliser.

Le marketing influenceur, un levier stratégique de plus en plus plébiscité

Certes très récent, le marketing d’influence est un marché en pleine expansion. Les signes ne trompent pas : le nombre de recherches enregistrées par Google pour le mot clé “marketing influenceur’ atteint les chiffres du “TV advertising” et dépasse ceux du “print advertising”. Aux Etats-Unis, ce marché est estimé à 1 milliard de dollars en 2016, soit 20 % des dépenses média sur Instagram, et a augmenté de plus de 85% en 2017.

En misant sur des campagnes de ce type, les annonceurs peuvent s’affranchir d’un aspect promotionnel et véhiculer des valeurs plus authentiques. Elles leur adressent du contenu personnalisé, créé par des consommateurs pour les consommateurs. Le marketing d’influence devient alors un levier publicitaire 2.0, qui donne davantage d’humanité et de sincérité à la marque. Les campagnes trackables, de leur côté, donnent aux professionnels du marketing des insights sur leurs résultats - tout le monde y gagne.

Instagram : un réseau social exploitable pour tous les secteurs

Du fait de son format très visuel, Instagram est un territoire investi en priorité par le luxe, la mode, la beauté et le lifestyle, car il reprend les codes visuels que ces secteurs utilisaient et maîtrisaient déjà dans l’ensemble de leurs canaux de communication.
Mais loin d’être réservé à des secteurs B2C et à des produits visuellement beaux, Instagram fonctionne pour tous les annonceurs. Par l'influence marketing, le consommateur prend la parole pour recommander un produit. Des marques peu habituées à ce type de communication ont trouvé leur propre voix en présentant leurs services, en véhiculant leur image et leur positionnement unique ou en popularisant leurs engagements. Ces marques ont pu se servir de tous les outils et formats mis à disposition par le réseau, notamment les stories, qui permettent une immersion dans le quotidien de l’influenceur. Tout l’enjeu de son utilisation réside dans la qualité des visuels et dans le concept de la campagne, qui doit faire rimer “image” et “impact”, à l’instar de la campagne #IsaveSoICan menée par USBank. La banque américaine souhaitait sensibiliser une audience jeune et mobile à la nécessité de faire des économies pour mieux réaliser ses rêves. Pour cela, elle a enrôlé 32 influenceurs dans une campagne qui a atteint 2,6 millions d’internautes. Mission accomplie!

USBank démontre par l’exemple que le marketing influenceur est un levier non sectoriel. Tous les annonceurs prennent déjà la parole sur les réseaux sociaux et dans les médias, alors pourquoi ne pas aller sur ce terrain ? Au travers d’influenceurs, ils pourront ainsi toucher une cible précise et qualifiée, gagner en visibilité et travailler leur image. Pour cela, les influenceurs peuvent mettre en avant les valeurs et les engagements défendus par la marque, devenir des « brand advocates » et créer un contenu qualitatif et réutilisable. C’est sur cela qu’a parié Crest, la marque de dentifrice américaine, en faisant appel à 4 influenceuses, reconnues pour la qualité de leur contenu, préparant leur mariage. Grâce à des posts baignés de blanc, symbole de l’univers du mariage, Crest a réussi à atteindre un taux d’engagement supérieur 4% (vs 1% en moyenne).

Le marketing influenceur donne accès à des analytics précis, permet d’atteindre une cible très qualifiée et de rehausser l’image de marque à travers des types d’action variés. Campagne de visibilité, programme ambassadeurs ou création de contenu dédié, les marques ont tout à gagner à faire des influenceurs leur nouvelle voix : ce type de campagnes de communication convertit en moyenne 4 à 10 fois plus d’utilisateurs.

La 20e mêlée numérique élargit ses thématiques

La course de robots, moment très attendu de la mêlée numérique.


Le programme de la 20e mêlée numérique, LE rendez-vous du secteur numérique régional qui se tiendra à Toulouse du 18 au 24 septembre, a été dévoilé ce jeudi 7 septembre à Toulouse par Édouard Forzy, co-fondateur et co-président de La Mêlée, l’association qui fédère et anime depuis 17 ans le secteur du numérique dans la région.

En 20 éditions, l’événement a élargi sa durée (une semaine professionnelle et un week-end grand public) et ses thématiques, regroupées autour du concept de l’homo numericus. "Le numérique est de moins en moins une affaire de spécialistes", explique Édouard Forzy, justifiant là la diversification de la mêlée numérique.

Au fil de tables rondes, d’ateliers, de conférences qui se tiendront au Quai des savoirs, au cœur de Toulouse, la Mêlée 2017 invite à explorer les robots, les drones, l’intelligence artificielle, l’e-business, les smart cities, etc. Avec toujours une vraie curiosité et l’envie de faire partager une passion pour le monde qui se construit.

De nombreux temps forts sont prévus, notamment 5 journée business, un Data Day pour aborder les données, un forum des décideurs informatques, une journée JobsTIC, la 5e édition de MeetTheBig (30 start-up rencontrent 25 grands groupes), etc.

Plus de 400 intervenants sont attendus au Quai des savoirs, dont des figures de pointes du secteur high-tech comme Mathieu Gabard (Google, Waze), Eric Leandri (PDG de Qwant, le moteur de recherches français), le professeur Carlos Moreno, l'un des meilleurs spécialistes des villes intelligentes.

Par ailleurs, la mêlée s'ouvre à l'international avec cette année la présence de représentants de Québec numérique et d'Aragon exterior, qui viendront partager leurs expériences.

Enfin, le week-end grand public sera l'occasion d'expliquer le numérique pour tous (smartphones, objets connectés, drones, etc.) et de s'amuser avec la seconde Toulouse Robot Race. Cette course de robots va opposer des engins qui roulent ou qui marchent. Dix-huit équipes sont attendu pour participer à la course le 23 septembre.

Financement participatif : les bons chiffres du toulousain WiSEED



Première plateforme de financement participatif (crowdfunding) à s’être lancée dans l’investissement en 2008, la socitété toulousaine WiSEED vient de communiquer de bons chiffres ce jeudi 7 septembre. La société "annonce avoir dépassé les 22 millions d’euros remboursés, dont 2,2 millions d’euros d’intérêts seuls, depuis ses débuts. En 2017, plus de 3 500 investisseurs ont bénéficié des 24 sorties positives en crowdfunding immobilier.

"Lever des fonds est une bonne chose mais pouvoir les rembourser est encore mieux ! La stratégie adoptée par WISEED depuis 2011 à maintenir un processus d’amélioration continue dans la sélection des projets et le suivi des participations ont permis à WiSEED de tenir ses engagements et de se placer aujourd’hui comme la première plateforme en termes de volume collecté et surtout de montant remboursé", explique Souleymane Galadima, directeur général de WiSEED Immobilier.

"Depuis 2011, 108 projets immobiliers ont été financés par WiSEED, soit 56 M€ ; 36 projets immobiliers ont été remboursés (soit 42% des sorties en France, toutes plateformes confondues), pour une rentabilité moyenne de 8,9% ; 1 projet d’énergies renouvelables a été remboursé, avec un rendement de 5% annuel", détaille la société, qui précise que "les particuliers investissent en moyenne dans 5 projets, avec un encours moyen de 7 600 €.

WiSEED s'était par ailleurs illustrée lors de la privatisation partielle de l'aéroport Toulouse-Blagnac en proposant aux Toulousains de racheter une partie du capital.

Capstan News : l'application qui décrypte la réforme du Code du travail


A l'heure de la réforme du Code du Travail, le cabinet d'avocats Capstan, spécialisé dans le droit social en France, et implanté à Toulouse, vient de sortir une application pour smartphone qui décrypte la réforme. 
 "L’application Capstan News  compile de façon simple, rapide et fiable toutes les informations utiles et tous les décryptages sur la réforme du droit du travail. Les analyses sont réalisées par les avocats de Capstan, experts du droit du travail. On y retrouve, pour chaque thème – relations sociales réglementation, licenciement, … - des analyses, des cas d’école, et des alertes", explique le cabinet.
L'application est gratuite, disponible sur iPhone via l’Appstore et sur Androïd via Google Play Store.

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L'architecte du Muséum de Toulouse réalisera le siège d'Orange



Le cabinet d’architectes Jean-Paul Viguier et Associés, à qui l'on doit le Museum d'histoire naturelle de Toulouse, va concevoir le futur siège de l'opérateur Orange. Il s'agira d'un complexe de 56000m2 situé à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.

"Altarea Cogedim et Crédit Agricole Assurances, co-investisseurs du projet Pont d’Issy, et Orange ont signé le bail portant sur l’installation du futur siège d’Orange à Issy-les-Moulineaux. Ce projet, appelé Bridge, s’inscrit dans le cadre du plan stratégique d’Orange, Essentiels2020, qui place le digital et l’humain au cœur de l’entreprise", a explique le groupe télécom dans un communiqué

Ce projet ambitieux sera livré à l’été 2020. Il vise à réunir différentes équipes dont celles du siège d’Orange au sein d’un même espace. L’ensemble accueillera près de 3000 collaborateurs et visiteurs du groupe de télécoms.

Exemplaire d’un point de vue environnemental, ce projet vise l’obtention des certifications "NF- Bâtiments Tertiaires Neufs Démarche HQE, Bureaux », passeport "Exceptionnel, "BREEAM" niveau Excellent, et "WELL Building Standard", et le label "Effinergie +". Il pourra également prétendre à une certification "WiredScore", plaçant la digitalisation au centre de sa conception d’ensemble.

"Avec le projet Bridge, Orange s’engage dans une réflexion profonde sur la manière dont nous devons imaginer et créer nos  lieux de travail dans le futur. Bridge est plus qu’un programme immobilier, c’est un projet d’entreprise qui concerne tous les salariés du Groupe au-delà des futurs occupants. Ce nouveau siège social sera une véritable vitrine pour le Groupe, leader du monde du digital", conclut Pierre Louette, Directeur général délégué d’Orange.

L'édification de ce nouveau siège s'inscrit dans un vaste mouvement où les acteurs de la tech se dotent de nouveaux siège sociaux. On pense notamment à Apple qui vient d'investir son nouveau siège social à Cupertino, un vaste bâtiment circulaire conçu par Norman Foster ; ou encore la série de bâtiments que va déployer Facebook, tous conçus par Franck Gehry.

Jean-Paul Viguier, natif d'Azas, en Haute-Garonne, a plusieurs réalisations majeures à son actif, notamment le Parc André-Citroën à Paris, Coeur Défense (un complexe de bureaux situés à La Défense, le quartier d'affaires de Paris). En Occitanie, outre le Muséum de Toulouse, on lui doit l’aménagement du site du pont du Gard et la construction du musée archéologique attenant en 2000.