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Médias : le Groupe Dépêche dans le top 5 des plus puissantes marques de presse

 

Les rotatives de La Dépêche

De nombreuses enquêtes ont montré ces dernières années combien les Français éprouvaient de la défiance envers les médias. Peut-être faut-il y voir la traduction de l’adage « qui aime bien châtie bien » car la dernière étude de l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM, qui certifie la diffusion et les audiences), réalisée de juillet 2020 à juin 2021, montre que les Français aiment lire la presse. Cette enquête OneNext, publiée ce jeudi 14 octobre, indique, en effet, que 96 % des Français lisent chaque mois au moins une marque de presse, en version papier (print) ou numérique.

Enquête OneNext.Enquête OneNext

« Les lectures de la presse sur les supports numériques représentent plus de deux tiers des lectures des marques de presse (69 %). Le mobile est aujourd’hui le support le plus utilisé (47 %), suivi par la version papier (31 %), devant l’ordinateur (13 %) et la tablette (9 %) », indique l’ACPM.

Chaque mois, 82 % des Français lisent au moins une marque de presse sur les supports numériques (ordinateur, mobile ou tablette), soit 43,6 millions d’individus. L’appétence pour les supports numériques s’explique entre autres par l’épidémie de Covid-19 dont les confinements et couvre-feux des derniers mois ont perturbé la distribution et la vente des journaux.

Répartitionlecteurs

La presse régionale est la préférée des Français

Depuis la précédente enquête, les marques de presse sont restées stables, sur tous les supports. Les résultats des versions papier et les supports numériques restent constants par rapport à la vague précédente. En revanche, il y a une évolution significative par rapport à l’an dernier, avec une belle progression sur le numérique : +4 % chez les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP +) sur mobile, +3,9 % de femmes lectrices sur tablette ou mobile et +1,1 % d’hommes de 15 à 34 ans.

Enfin, l’étude montre combien la presse quotidienne régionale est puissante. L’ensemble des titres régionaux (PQR66) cumule 13,255 millions de lecteurs chaque jour.

Le Groupe Dépêche au top

Le Groupe Dépêche est dans le top du tableau de la PQR : notre pôle ouest (La Dépêche, La Nouvelle République des Pyrénées et le Petit Bleu) est à la 7e place quand notre pôle est (Midi Libre L’Indépendant, Centre presse) pointe à la 12e place. Ensemble, ces titres représentent 2,224 millions de lecteurs quotidiens en semaine, soit la 4e place nationale.

Des résultats qui nous honorent et nous obligent envers vous, fidèles lecteurs, qui êtes plus que jamais notre quotidien depuis 151 ans.

Présidentielle 2022 : les réseaux sociaux sous surveillance

 

social media

Quel sera l’impact des réseaux sociaux sur la prochaine campagne présidentielle en France ? Peut-elle échapper aux tentatives d’influences étrangères venues de Russie, de Chine ou d’ailleurs via des campagnes sur les réseaux sociaux, comme on a pu le constater lors de l’élection présidentielle américaine en 2016 ou lors du Brexit, ou encore lors des élections européennes de 2019 ? 

La question inquiète la classe politique et plus particulièrement le chef de l’Etat qui, il y a 5 ans, avait dû affronter des rumeurs et par ailleurs le piratage de certains courriels de son équipe et leur fuite dans la sphère publique (les MacronLeaks). Mais difficile d’agir dans ce domaine sans se faire accuser de vouloir censurer des opinions ou de vouloir établir une vérité officielle. 

Un service du gouvernement pour détecter les manipulations

C’est donc avec d’infinies précautions que le gouvernement a mis en place en juillet dernier le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (Viginum), rattaché au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). « Viginum a pour mission principale de protéger les intérêts fondamentaux de la Nation en détectant et analysant l’apparition et la manipulation de la visibilité des contenus hostiles à la France sur les plateformes numériques, orchestrées depuis l’étranger », explique le SGDSN.  

Vigium devrait mobiliser à terme jusqu’à 60 personnes. « Il ne s’agit pas de corriger ou rétablir la vérité, mais d’arriver à détecter les attaques quand elles viennent de l’étranger, pouvoir les caractériser et d’une certaine manière les attribuer pour pouvoir permettre aux hommes politiques, aux diplomates, à la justice et la presse de constater que sur 400 000 tweets de reprise de telle ou telle information, 200 000 viennent d’une ferme à bots (des comptes automatisés, ndlr) dans une région hors de notre pays ou que tel débat provient d’une ferme à trolls », avait le patron du SGDSN, Stéphane Bouillon, en juin au cours d’une audition devant la Commission défense à l’Assemblée nationale.

Une commission anti-fake news doit rendre un rapport en décembre

Si Viginum s’intéresse à l’origine et la viralité des informations circulant sur les réseaux sociaux, en revanche, la commission Bronner sur le complotisme et la désinformation installée la semaine dernière par Emmanuel Macron va s’intéresser au fond. 


Intitulée « Les lumières à l’ère numérique », la commission présidée par le sociologue Gérald Bronner « devra formuler d’ici la fin de l’année des propositions concrètes dans les champs de l’éducation, de la régulation, de la lutte contre les diffuseurs de haine et de la désinformation ». Le rapport sera remis à tous les candidats l’élection présidentielle.

Panne mondiale : peut-on se passer de l’ogre Facebook ?

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C’est peut-être la panne la plus importante de l’histoire de Facebook, celle qui pourrait aussi avoir le plus de conséquences pour le réseau social fondé par Mark Zuckerberg en 2004. Lundi, Facebook, mais aussi ses filiales WhatsApp et Instagram et leurs services, a, en effet, connu une panne technique de plus de six heures, entre 16 et 22 heures en France. 

Les 3,51 milliards de membres de l’écosystème, n’ont ainsi pas pu se connecter à leur profil Facebook, utiliser la messagerie Messenger, envoyer des messages sur WhatsApp ou poster des photos sur Instagram. À l’origine de cette panne, une modification sur des serveurs informatiques, selon le vice-président de Facebook en charge de l’infrastructure, Santosh Janard.

 « Des changements de configuration sur les routeurs dorsaux qui coordonnent le trafic réseau entre nos centres de données ont provoqué des problèmes qui ont interrompu cette communication ». Outre les services utilisés par le grand public – dont une partie s’est réorientée vers des services concurrents qui ont connu un pic de fréquentation et d’inscription (Twitter, Telegram, Signal…) – les infrastructures mêmes de Facebook ont été touchées, empêchant par exemple des employés d’utiliser leur badge pour entrer dans les locaux du siège de Facebook à Menlo Park aux Etats-Unis.

Le dysfonctionnement sur les serveurs informatiques – qui ne serait pas dû à une cyberattaque – a touché par effet domino tout l’écosystème de Facebook et impacté parfois très durement l’activité économique dans certains pays. En Inde par exemple, WhatsApp remplace les SMS, dans de nombreux pays, Facebook est utilisé par des PME pour faire du cybercommerce, etc.

Une perte de 6 milliards de $ en quelques heures pour Zuckerberg

« À l’immense communauté de personnes et entreprises dans le monde qui dépendent de nous : nous sommes désolés. Nous travaillons dur à vous redonner accès à nos applis et services et sommes heureux de vous dire qu’ils reviennent en ligne en ce moment », a tweeté Facebook lundi à 22 h 30 GMT. « Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger sont de nouveau en ligne », a ensuite déclaré hier Mark Zuckerberg en personne, qui a personnellement éprouvé la panne. L’action en bourse de Facebook a chuté de 4,89 % lundi soir à Wall Street, faisant perdre plus de 6 milliards de dollars en quelques heures au PDG dont la fortune est alors tombée 121,6 milliards, selon un décompte de Bloomberg.

Mais plus que ces pertes financières, c’est l’image même de Facebook qui en ressort une nouvelle fois écornée.

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Depuis plusieurs années, Facebook accumule les critiques : le scandale Cambridge Analytica, du nom de cette société qui a utilisé indûment les données personnelles de milliers de membres pour influencer leurs intentions de vote dans plusieurs pays ; les fuites récurrentes de données personnelles ; les polémiques à répétition sur la modération déficiente des contenus haineux, sexistes ou complotistes ; les algorithmes qui enferment les membres dans des bulles de filtre ; le rôle de Facebook dans le Brexit ou de WhastApp dans l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil ; sans oublier l’optimisation fiscale redoutable à laquelle se livre – comme d’autres géants du Net – la société. 

Depuis le 13 septembre le Wall Street Journal égrène les Facebook Files, des révélations sur le fonctionnement du réseau social. Ainsi une enquête interne montre que Facebook était au courant que son application Instagram aggrave les problèmes de santé mentale des jeunes mais n’a pris aucune mesure. Et dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche, une ancienne ingénieure lanceuse d’alerte, Frances Haugen, a accusé le groupe de choisir « le profit plutôt que la sûreté » de ses utilisateurs…

L’idée d’un démantèlement fait son chemin aux Etats-Unis

La panne de lundi tombe donc au plus mal et donne des arguments à tous ceux qui souhaitent un démantèlement de Facebook. L’idée, d’abord portée par la gauche américaine et la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, a fait son chemin au gré des auditions de Facebook devant le Congrès. Comme la Standard Oil de Rockefeller en 1914, comme le géant des Télécoms AT & T en 1984, certains rêvent de voir Facebook démantelé au nom de la loi anti-trust. Reste un sérieux frein : un tel démantèlement pourrait laisser la place à des géants du numérique chinois – comme Tencent et son application WeChat – récemment repris en main par Xi Jinping. 


Les Etats-Unis y réfléchiront donc à deux fois, d’autant que les services que propose Facebook, en dépit de toutes les critiques, restent souvent incontournables et relèvent presque du service public… Difficile d’échapper à l’ogre Facebook, même s’il existe quelques alternatives libres. À défaut d’un démantèlement, on s’oriente sans doute vers un encadrement plus strict, une régulation à l’européenne.

(Article publié dans La Dépêche du Midi du mercredi 6 octobre 2021)

EPR, mini-centrales SMR, fusion : le futur multiple du nucléaire

 

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La campagne présidentielle vient-elle de donner un coup de pression sur le gouvernement quant à sa décision sur la construction ou non de nouvelles centrales nucléaires ? Alors que la pertinence des éoliennes agite le débat public et que la hausse du prix des énergies inquiète les Français le gouvernement a annoncé qu’il pourrait décider la construction en France de nouveaux réacteurs nucléaires EPR (Evolutionary Power Reactor), des réacteurs de troisième génération, avant même la fin du chantier de la centrale de Flamanville (Manche). 

Les retards de l'EPR de Flamanville

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« Lorsque l’EPR de Flamanville sera livré, nous devons prendre cette décision », a déclaré la ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, vendredi 30 septembre sur BFMTV. « Peut-être nous la prendrons un peu en avance lorsque nous serons sûrs que l’EPR de Flamanville sera sur la bonne voie. » Car là où le bât blesse, c’est que l’EPR de Flamanville a accumulé un énorme retard. Initialement prévue pour 2012, la mise en service est planifiée pour 2023… tandis que le coût est passé de 3,4 milliards d’euros à 19,1 milliards d’euros selon une évaluation de la Cours des comptes en juillet 2020. 

L’EPR – dont il n’existe pour l’heure qu’une centrale en fonctionnement à Taishan en Chine depuis 2018 et 3 en constructions (à Flamanville, à Olkiluoto en Finlande et à Hinkley Point au Royaume-Uni) – est pourtant une technologie prometteuse. Un EPR est plus sûr, plus performant et réduit les volumes de déchets radioactifs de 15 à 30 % grâce à une fission plus complète de l’uranium.

Le Graal de la fission

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Autre axe de recherche pour le nucléaire de demain, celle de la fusion nucléaire. La fission actuelle consiste à casser un noyau atomique lourd (uranium ou plutonium) en deux ou plusieurs noyaux plus légers. La fusion, elle, consiste à réunir deux noyaux atomiques légers ou plusieurs, en l’occurrence des isotopes de l’hydrogène en un noyau plus lourd, de l’hélium. 

L’avantage est que cette technique produit peu de déchets et surtout qu’elle produit 3 à 4 fois plus d'énergie que la fission… Considérée par ses défenseurs comme l’énergie de demain, la fusion nucléaire est expérimentée en France avec le Réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER) qui termine d’être construit dans les bouches du Rhônes à Saint-Paul-lez-Durance.

Les mini-centrales SMR

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Enfin, l’avenir du nucléaire pourrait passer par de petites centrales SMR (Small Modular Reactor), de petits réacteurs modulaires nouvelle génération d’une puissance de 170 MWe, soit près de dix fois moins qu’une centrale nucléaire classique. Ces réacteurs qu’Emmanuel Macron voudrait voir construire en appui à des centrales électriques classiques ne sont pas nouveaux. 

Outre une utilisation militaire (sous-marin, porte-avions), les SMR peuvent alimenter en électricité des sites isolés, permettre de créer des réseaux de chauffage urbain, de dessaler l’eau de mer, etc. En 2018, la société américaine Hyperion Power Generation, qui a périclité depuis, avait imaginé un réacteur domestique de 20 tonnes à enterrer sous une maison avec une autonomie de 8 à 10 ans. 

En France, le projet NUWARD conduit par EDF, TechnicAtome, Naval Group et le CEA est en cours pour un aboutissement pas avant 2035. La Russie, la Chine, le Japon et les Etats-Unis sont eux aussi dans la course. 

(Article publié dans La Dépêche du Midi du mardi 5 octobre 2021)

L’exposition universelle de Dubaï, vitrine pour le dirigeable des Français de Flying Whales

 

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Les Emirats arabes unis ont lancé jeudi soir en grande pompe à Dubaï l’Expo-2020, première exposition universelle organisée au Moyen-Orient et le plus grand événement à l’échelle mondiale depuis le début de la pandémie de Covid-19 auquel participent 190 pays.

Plus de 25 000 visiteurs attendus au pavillon France

Pensé par les cabinets d’architectes L’Atelier Perez Prado et Celnikier & Grabli Architectes et conçu autour du thème de la lumière, le pavillon France – 21 mètres de hauteur, 2 500 m² de tuiles solaires photovoltaïques et 1 160 m² de jardins – sera l’un des plus visités. Plus de 25 000 visiteurs sont, en effet, attendus chaque jour pour découvrir les savoir-faire français mais aussi des innovations comme celle de Fying Whales. 

Seule start-up sélectionnée par la France pour promouvoir des projets innovants dédiés à la mobilité, la jeune société, fondée en 2012, veut révolutionner le transport en remettant au goût du jour le dirigeable. 

Ce mode de transport qui reste encore associé à la catastrophe du dirigeable Hinenbourg en 1937 pourrait bien être la solution de transport du XXIe siècle.

Ce dirigeable pourrait révolutionner le transport de marchandises

L’aéronef LCA60T encore a l’état de projet consiste en une immense structure rigide de 200 mètres de long, 50 mètres de diamètre embarquant 14 cellules d’hélium non pressurisé (un gaz inerte) pour sa propulsion et offrant une soute immense pour embarquer 60 tonnes de charge utile. Durable (aucune infrastructure de transport au sol), sécurisé, adaptable avec ses capacités de vol stationnaire, et économique, le dirigeable français pourrait transporter pâles d’éoliennes, grumes de bios, pylônes électriques ou conteneurs. 

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Le projet qui a déjà levé 80 M€ sur les 450 nécessaires a séduit des investisseurs privés (Air Liquide, Oddo…) et publics (le Québec, ADP, la région Nouvelle-Aquitaine…). L’usine pour construire le LCA60T doit sortir de terre l’année prochaine pour un premier vol prévu en 2024.

 

"L'émotion de la découverte" : c’est parti pour la 30e Fête de la science

 

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La décrue de la 4e vague de l’épidémie de Covid-19 va permettre cette année à la Fête de la science de n’être plus seulement virtuelle comme l’an passé mais d’offrir à nouveau, sur site et en ligne, une programmation particulièrement riche, à la hauteur du 30e anniversaire que célèbre ce grand rendez-vous entre les scientifiques et le grand public ou les scolaires.

Opération spéciale « 30 ans, 30 lycées »

C’est d’ailleurs à l’attention de la jeunesse que la Fête de la science 2021 va proposer de nombreuses animations et ateliers autour du thème « L’émotion de la découverte. » Une opération spéciale « 30 ans, 30 lycées » va également être organisée par Science Animation, qui coordonne la Fête de la science en Occitanie, avec le soutien de la Région, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et de l’académie. Le Science Comedy Show, une troupe de scientifiques comédiens, présentera son spectacle humoristique « Science, pop culture et idées reçues » dans trente lycées d’Occitanie. La première était programmée hier au lycée Gallieni, à Toulouse.

Si les scolaires bénéficient de créneaux réservés pour certaines des 600 animations proposées dans 110 villes d’Occitanie, la Fête de la science qui mobilise plus de 2000 scientifiques à travers la région s’adresse évidemment à tous. Des villages des sciences dans les treize départements d’Occitanie et deux villages itinérants dans le Tarn et la Lozère accueilleront jusqu’au 11 octobre le grand public pour des moments d’échanges, de découverte, d’explication à même de conforter l’éducation à la culture scientifique bien utile face aux fake news ou aux discours complotistes.

Interactions entre sciences, recherche et société

« Trois millions d’euros (de la Loi de programmation de la recherche) sont consacrés au développement des interactions entre sciences, recherche et société », précise Sophie Béjean, rectrice de la région académique Occitanie. « Nous avons la chance, en Occitanie, de rassembler sur nos territoires des chercheurs et établissements d’excellence, de disposer d’une densité unique de laboratoires scientifiques et d’entreprises de pointe. Cette richesse doit non seulement être renforcée mais aussi, et plus que jamais, partagée avec le grand public », renchérit de son côté Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, qui a mobilisé « en 2021 près de 80 M€ pour soutenir l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. » Devant le foisonnement et la diversité de la programmation cette année, difficile de choisir, mais La Dépêche vous propose une sélection de quelques moments clés pour fêter tous ensemble la science.

Programme sur www.fetedelascience.fr ou www.echosciences-sud.fr

Comment savoir si votre enfant est victime de cyber harcèlement ?

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Par Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET France

Votre progéniture est-elle victime de cyber intimidation ? Découvrez les signes avant-coureurs les plus courants de harcèlement en ligne chez votre enfant.

Le harcèlement en ligne est de plus en plus répandu. L’hyper-connectivité des plus jeunes combinée au pseudo anonymat qu’offre Internet signifie que les enfants sont de plus en plus exposés aux cyber-abus. Nous le voyons aujourd’hui avec le triste engouement autour du hashtag #Anti2010 qui vise les jeunes nés en 2010 pour leur rentrée en 6e. Ces jeunes adolescents sont cible de moqueries et d'insultes sur les réseaux sociaux. Quels sont les signes que votre enfant en soit victime ? 

  1. Changements physiques inexpliqués : la première chose à surveiller, ce sont les changements physiques perceptibles. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un signe certain de cyber harcèlement, si votre enfant a soudainement perdu du poids ou de l’appétit, a de la difficulté à dormir pendant la nuit ou semble stressé le matin, il vaut la peine d’avoir une conversation pour savoir si tout est en ordre dans sa vie et si tout va bien pour lui.
  2. Phobie scolaire : de même, si votre enfant fait régulièrement semblant d’être malade pour éviter d’aller à l’école, cela pourrait aussi être un indicateur de problème. Presque tous les enfants se servent d’excuses pour éviter l’école de temps à autre, mais si cela devient une habitude, il peut y avoir un problème plus grave, comme la crainte d’un conflit avec un tyran.
  3. Sautes d’humeur : soyez à l’affût d’une nervosité perceptible, des sautes d’humeur soudaines et des réponses trop courtes à vos questions. Il peut s’agir de caractéristiques communément associées aux adolescents lunatiques, qui ne signifient pas nécessairement que votre enfant est harcelé. Mais si les changements d’humeur s’accompagnent régulièrement de réactions irritantes et de réactions nerveuses, il est peut-être temps de vérifier si tout va bien. Les réponses telles que « ça va » ne doivent pas être considérées comme satisfaisantes par les parents – elles ne signifient pas toujours que tout va pour le mieux.
  4. Perte d’intérêt : un autre signe à surveiller est la perte d’intérêt pour un passe-temps ou une passion. Votre enfant aime jouer au football ou à la guitare, mais a soudain perdu tout intérêt pour ces hobbies ? Cela pourrait aussi être un signe que quelqu’un leur fait passer un mauvais quart d’heure. De même, si votre enfant commence à s’éloigner de sa famille et de ses amis, cela peut indiquer qu’il vit une situation difficile.
  5. Abandon des réseaux sociaux : enfin, méfiez-vous de votre enfant qui quitte soudainement les médias sociaux. A une époque où les jeunes investissent beaucoup de temps dans le développement de leur présence numérique, notamment sur les réseaux sociaux, la suppression abrupte d’un compte devrait déclencher une alerte.

Pour conclure, il peut être très difficile – voire effrayant – pour les enfants de parler de leurs expériences ou d’admettre qu’ils sont victimes d’intimidation, c’est pourquoi il est important que les parents puissent savoir si leur enfant est victime de violence ou de harcèlement en ligne. Portez une attention particulière à l’état de santé de votre enfant et, au besoin, soyez prêt à lui donner un coup de main.

Que faire en cas de doutes ? ESET recommande de contacter l’association e-enfance : https://www.e-enfance.org/ et pour les plus jeunes, de les accompagner avec un contrôle parental, en complément d’un dialogue et d’une sensibilisation aux risques.

Comment lutter contre la menace des ransomwares et des ransomOps ?

 

ransomware

Par Christophe Jolly, directeur régional Europe du Sud chez Vectra AI

Au cours de l'année dernière, le secteur de l’IT a assisté à une importante augmentation des demandes de rançons, avec un affinage des pratiques. Alors que les attaques par ransomware suivent le modèle du « spray and pray » selon lequel il est d’usage d’ « arroser large », les ransomOps sont des attaques plus sophistiquées, ciblées, de type APT, souvent associées à des États-nations, mais qui peuvent aussi être le modus operandi de mauvais acteurs cherchant à maximiser l'impact financier sur une cible spécifique.

Plusieurs attaques de ce genre ont récemment marqué les esprits : incident de l'US Colonial Pipeline, attaque contre le Ministère de la Santé irlandais  ou encore attaque éclair de DarkSide contre le distributeur allemand de produits chimiques Brenntag. À l'heure où vous lisez ces lignes, des milliers d'acteurs malveillants utilisent des souches éprouvées  ou conçoivent les prochaines variantes de ransomwares pour extorquer des sommes considérables à des cibles peu méfiantes.

Le plan d’attaque des cybercriminels

Comment cela se passe-t-il ? Tout d’abord, les acteurs malveillants évaluent les potentiels gains à distance, en étudiant leur modèle économique et en déterminant à quel point un gel d’activité serait dommageable pour leur cible. Les attaquants estiment ensuite la probabilité d'un paiement et calculent le montant de la rançon. Le ransomware qu’ils vont utiliser peut être acquis pour seulement 300 dollars sur le Dark Web… Une fois qu'ils ont pénétré dans le système de leur cible, les attaquants de ransomware poursuivent leur analyse, évaluant les applications et les données à crypter. Le cryptage total des processus et des fichiers signifie de nos jours l'arrêt complet des opérations commerciales pour toute entreprise touchée. 

Au sein de l’organisation touchée, les équipes de sécurité entrent immédiatement en action. Elles doivent arrêter l'attaque en cours tout en restaurant les opérations numériques : la tâche est difficile. Il n'est pas non plus facile de déterminer la source de l'incursion pour éviter qu'elle ne se reproduise. Et malheureusement, le paiement de la rançon ne garantit pas pour autant la livraison de la clé de déchiffrement. En l'absence de plans d'urgence extrêmement solides, les victimes de ransomwares subissent des temps d'arrêt prolongés, des pertes de données et des chocs financiers majeurs.

Comment atténuer les risques d’une telle menace ?

La détection précoce est la clé de l'atténuation des dommages. Si les hôtes infectés sont rapidement mis de côté, les équipes ou processus en charge de la remédiation peuvent se mettre au travail pour isoler et supprimer la souche de la compromission. Aujourd’hui cette tâche peut être confiée à des outils d'automatisation seuls capables de contrer la rapidité de propagation des ransomwares. Les plateformes qui supervisent l'ensemble du réseau sont les mieux placées pour prendre des décisions automatiques qui permettront de prévenir efficacement les dommages et les pertes. 

De solides politiques de gestion des identités peuvent également contribuer à endiguer le phénomène si l'on a pris soin de s'assurer que seuls quelques privilégiés ont accès aux zones les plus sensibles de l'infrastructure informatique. Le ransomware doit se contenter des informations d'identification délivrées à l'utilisateur ou à l'application qui lui a permis de s’implanter. La surveillance de l’activité des comptes à hauts privilèges fait aussi partie des fonctions automatisables. Les équipes de sécurité disposent ainsi d’automates de détection infatigables et très efficaces. Ils peuvent juguler toute tentative d’implantation dans le S.I. dès ses premiers agissements. Les attaques sont interrompues avant qu’elles n’aient le temps de s’organiser en ransomware.

Une nouvelle tactique de combat : la détection et la réponse aux menaces réseau basées sur l'IA

Ces bonnes pratiques font partie d'une approche de la détection et de la réponse aux menaces basée sur l'IA. En abordant le problème des ransomwares sous l’angle des dynamiques comportementales à l’œuvre au sein de l’organisation, nous laissons de côté la tactique qui consiste à rechercher le ransomware lui-même. Les outils qui développent cette approche via l’IA et le machine learning procèdent à une analyse approfondie du trafic réseau. Ils sont capables de suivre l'activité des attaquants, les mouvements qu’ils opèrent entre différents environnements du site, les centres de données, IaaS et SaaS qu’ils fréquentent… Les modèles d'apprentissage automatique complètent l'expertise des équipes de sécurité et donnent de très bons résultats. Leur spécificité est d’avoir l'échelle et la puissance nécessaires pour collecter de gros volumes de télémétrie et de les faire traiter à des algorithmes entrainés à reconnaitre les comportements trahissant la présence d’un élément compromis.


 


Les ransomwares sont extrêmement rentables pour les cybercriminels et ne sont hélas pas près de disparaître du paysage. Leur détection rapide et précise n'est actuellement possible qu'avec des approches de détection et de réponse aux menaces basées sur l'IA. Parce qu’ils automatisent la détection, nécessitent peu de maintenance et apportent une information précise aux équipes I.T., les algorithmes constituent le meilleur allié des entreprises régionales dans cette lutte.

Le site internet, levier de recrutement insuffisamment exploité par les PME françaises

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Par Jessica Gérard, Université Grenoble Alpes (UGA); Christelle Martin-Lacroux, Université Grenoble Alpes (UGA) et Soffien Bataoui, Université Grenoble Alpes (UGA)

Recruter représente un défi pour toute entreprise particulièrement dans la conjoncture actuelle. Les statistiques de la banque de France mettent en évidence les difficultés rencontrées par les employeurs, également mentionnées par le président de la République lors de son allocution du mois de juillet.

Selon des statistiques récentes de Pôle emploi, les petites et moyennes entreprises (PME) seraient particulièrement concernées. Pour ces dernières, le site Internet reste la première source d’informations pour les candidats potentiels ; il s’avère en effet un moyen efficace de présenter des éléments spécifiques sur l’entreprise en tant qu’employeur potentiel.

Or, parmi les entreprises dont l’effectif est compris entre 100 et 200 salariés, seule une moitié déclare utiliser son site pour recruter, et seulement 25 % d’entre elles possèdent une rubrique employeur sur leur site. Elles ne sont que 10 % à développer un discours marque employeur, c’est-à-dire à mettre en avant les avantages que ces dernières offrent à ses collaborateurs (une rémunération attractive, des perspectives de formation et dévolution, un environnement de travail agréable…).

Notre étude récente élabore un panorama de la situation et propose une typologie des PME selon leur comportement à ce sujet.

Balbutiantes et réfractaires

Depuis les années 2000, les chercheurs se sont intéressés aux défis du recrutement en ligne en étudiant le contenu des sites Internet des organisations. Ces derniers semblent jouer un rôle non négligeable pour rendre l’entreprise attractive aux yeux des candidats, qu’il s’agisse de leur contenu ou de leur forme.

Pour comprendre où en sont les PME françaises en la matière, un benchmark a été mené auprès de 200 d’entre elles disposant d’un site Internet. Au terme de cette étude, une typologie de 4 classes de PME émerge. Elle s’établit en fonction de deux éléments : le discours marque employeur qui est déployé et l’« hospitalité » du site Internet.

Par cette dernière expression, nous désignons la capacité du site à humaniser la relation qu’il entretient avec ses visiteurs, à l’image d’un hôte accueillant ses invités. Cela peut se faire en donnant une information complète, en faisant témoigner des salariés occupant divers postes, en proposant une façon ludique de découvrir l’entreprise ou encore en présentant des formulaires de contact.

Dans notre classification, on retrouve tout d’abord les balbutiantes qui correspondent à 23 % de l’échantillon. Il s’agit d’entreprises dont le site présente un niveau moyen d’hospitalité virtuelle et de discours marque employeur. On y trouve surtout des entreprises de 50 à 199 salariés, œuvrant dans le commerce ou le transport. On remarque que les valeurs d’attrait (comme le caractère innovant de la PME) ou de développement (perspectives de formation ou de carrières) y sont les plus développées.

Les plus nombreuses restent les réfractaires (42 % de l’échantillon). Leur site n’est pas hospitalier : on y trouve peu voire pas de photographies d’équipes, l’information est peu récente et peu structurée. Pour ce qui est du discours marque employeur, il est presque absent : seules 8,4 % des PME de cette classe présentent une rubrique employeur sur leur site Internet.

Ces entreprises sont de plus petite taille que les balbutiantes. La moitié d’entre elles ne compte qu’entre 10 et 19 salariés. Le secteur de la construction y est très largement représenté.

Orientées clients et convaincues

Entre ces deux premières catégories se situent les orientées clients (27,5 % de l’échantillon). Il s’agit de PME de toute taille dont le site se caractérise par un niveau d’hospitalité virtuelle moyen et une absence de discours marque employeur. Elles sont nombreuses à y présenter des avis clients, ce qui nous invite à penser que leur site Internet est davantage conçu pour attirer les clients que les candidats. Les entreprises du secteur des services aux particuliers y sont surreprésentées.

On trouve enfin une classe d’entreprises très minoritaires : les convaincues (7,5 % de l’échantillon). Celles-ci présentent un site ayant des niveaux élevés d’hospitalité virtuelle et de discours marque employeur. C’est dans cette classe qu’on trouve le plus de PME du secteur des services aux entreprises. Elles sont plutôt grandes : un quart d’entre elles comporte entre 50 et 199 salariés. Leur site présente très fréquemment une rubrique employeur (près de 87 % d’entre elles) et une large variété de bénéfices y est présentée : partage des compétences, pratiques socialement responsables, pratiques d’attrait et de développement…

Usage fait de leur site Internet par les PME pour recruter : une typologie.

Au total, il semble que les PME développent un niveau plutôt faible de discours marque employeur sur leur site institutionnel. Elles sont même 65 % à ne pas le faire du tout. Cela peut sembler assez paradoxal dans la mesure où les PME présentent des avantages distinctifs et attractifs à communiquer aux futurs collaborateurs, par exemple, la possibilité de prendre des responsabilités ou encore la convivialité au sein des équipes.

L’hospitalité virtuelle et le discours marque employeur restent pourtant des leviers actionnables assez facilement par les PME grâce à des actions simples et peu coûteuses. À titre d’exemple, la dimension sociale peut aisément être mise en exergue par la présentation de témoignages d’employés. Ces réflexions ne semblent pas neutres dans un contexte où les entreprises peinent à trouver des candidats.

Une autre remarque s’impose : beaucoup de PME mettent en œuvre des pratiques qui les rendent attractives mais qu’elles ne communiquent pas sur leur site Internet. Or, rappelons qu’il a été démontré que la visite de ce dernier peut être déterminante dans la décision de postuler des candidats.


Marjolaine Rivard, actuellement chargée d’études en entreprise, passée par le Centre d’études et de recherches appliquées à la gestion, a contribué à la rédaction de cet article.The Conversation

Jessica Gérard, Maitre de Conférences, Université Grenoble Alpes (UGA); Christelle Martin-Lacroux, Enseignante-chercheuse en gestion, Université Grenoble Alpes (UGA) et Soffien Bataoui, Maître de conférences, Université Grenoble Alpes (UGA)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

L’amalgame entre veille et espionnage

 

hacker

Par Arnaud Marquant, directeur des opérations chez KB Crawl SAS

Parmi les quiproquos récurrents subsiste celui de l’amalgame entre la veille et l’espionnage. Alors, réalité ou fantasme ? Pourquoi ces deux notions sont-elles régulièrement confondues ? Quelles sont les tactiques utilisées pour obtenir de l’information ? Comment, in fine, distinguer clairement la veille de l’espionnage ?

Dangereusement vôtre : pourquoi une telle confusion ?

L’une des origines les plus plausibles à cette confusion pourrait être la cinématographie hollywoodienne. L’industrie américaine a largement contribué à la diffusion de films liés aux thématiques de surveillance ou d’espionnage industriel. Des affaires comme celle des Swissleaks et des longs-métrages comme Snowden continuent de défrayer régulièrement la chronique. De manière plus fictive, des films ou des séries comme James Bond ou La Casa de Papel sont rentrés dans la culture populaire. Et la recette est souvent toujours la même : surveiller ou hacker semble aussi facile que d’actionner un interrupteur pour allumer la lumière… 

Un mot tout d’abord sur « l’espionnage »

Le terme « espionnage », qu’il soit industriel, commercial ou économique, n’est pas spécifiquement mentionné dans les textes de droit français. En réalité, les actions en justice reposent principalement sur la violation : 

  • du code pénal (vol de documents, violation du secret professionnel, violation de clauses de confidentialité) ;
  • des éléments du droit civil (dommages et intérêts pour un préjudice subi) ;
  • du code de la propriété intellectuelle (violation de brevet).

Le cadre juridique hexagonal n’étant pas clair, les entreprises sont régulièrement victimes d’espionnage mais très peu intentent une action en justice. D’abord par risque pour leur réputation, mais surtout parce que les chances de remporter leur procès sont souvent minces.

Au shaker ou à la cuillère ? Quelles différences entre la veille et l’espionnage ?

Point commun source de malentendus : la veille et l’espionnage constituent deux techniques utilisées pour collecter de l’information. Toutefois, la veille acquiert ses données par des moyens légaux, alors que l’espionnage est revêtu d’un large voile d’illégalité. La veille est le processus mis en place pour surveiller son environnement juridique, technologique et/ou concurrentiel. Elle permet de récolter les informations utiles pour l’activité propre de l’entreprise. Pour sa part, l’espionnage commercial, économique et industriel consiste à recueillir clandestinement des renseignements sur des personnes physiques ou morales, afin d’en tirer un avantage quelconque. 

Soulignons que les informations récoltées par les deux activités divergent également. La veille s’attache à collecter de l’information « blanche » et, idéalement, de l’information « grise ». En d’autres termes, elle cherche respectivement à obtenir des données publiques et/ou à accès relativement restreint. L’espionnage, de son côté, se concentre sur l’information dite fermée, ou non-accessible. Sa collecte renvoie à des pratiques répréhensibles de nature frauduleuse.

L’espion qui m’épiait

Un dernier élément permet de distinguer définitivement la veille de l’espionnage. Il a trait aux pratiques effectives des espions eux-mêmes. Parmi les techniques utilisées il convient de recenser : 

  • les écoutes téléphoniques ou applicatifs (ex: Skype) ;
  • les logiciels de type spyware ou virus ;
  • le vol de données ou le piratage informatique ;
  • les intrusions physiques dans des locaux ;
  • les photographies prises à l’insu des personnes ; 
  • le recrutement d’employés de concurrents ; 
  • des intimidations ou fouilles au corps ;
  • le fait de jouer aux clients-mystères ;
  • etc.

 


Ne reculant devant rien, les « espions des temps modernes » emploient des techniques douteuses afin d’acquérir des renseignements stratégiques ou confidentiels. Leurs procédés visent à exploiter des renseignements aussi bien via la technique que la complicité humaine. La protection de l’information reste ainsi de nos jours l’une des préoccupations principales des organisations, alors même que l’acquisition d’informations accessibles à tous, hiérarchisées et compilées, revêt une importance éminemment stratégique.


 


La veille demeure donc plus que jamais une nécessité. À l’écart des objectifs de l’espionnage, elle se fonde sur des moyens parfaitement légaux afin d’identifier et de transformer des données par trop disséminées en informations stratégiques. Relever de tels défis se fait grâce à des outils dédiés, à l’image de KB Suite de KB Crawl SAS. Existant depuis 20 ans sur le marché, précurseur sur bien des points, cette solution collecte, classe, transforme et restitue une information en permettant aux organisations de préparer leurs décisions. Un impératif de développement en ces temps où le pilotage fin relève d’une nécessité imposée par les transitions à l’œuvre.

Manipulation, fake news, Covid : comment la Chine mène une guerre d’influence mondiale

 

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Le rapport publié ce lundi 20 septembre en France par l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem) sur les opérations d’influences chinoises fera date. Par son ampleur, 646 pages, et par les faits qu’il dévoile et dont on n’avait jusqu’à présent que le pressentiment.

La Chine s’est inspirée des méthodes russes

« Fruit de deux ans de travail, d’entretiens dans une vingtaine de pays, de l’analyse de sources en chinois, combinées aux travaux scientifiques et à la recherche en sources ouvertes (OSINT), ce rapport offre un panorama relativement complet de l’influence chinoise dans le monde. Il montre que, depuis 2017 environ, le Parti-Etat est entré dans un moment machiavélien au sens où il semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans « Le Prince », il est plus sûr d’être craint que d’être aimé », expliquent les deux auteurs du rapport, le directeur de l’Irsem, Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer et son directeur du domaine « Renseignement, anticipation et menaces hybrides », Paul Charon. 

« Le principal symptôme de ce moment machiavélien est la russianisation des opérations d’influence chinoises », estiment les deux chercheurs, soulignant que « Pékin s’inspire de Moscou dans plusieurs registres, il subsiste évidemment des différences entre les deux, et il existe aussi un certain degré de coopération ».

Le rapport montre que la Chine entend « vaincre sans combattre, en façonnant un environnement favorable » à ses intérêts.

De nombreux acteurs à la manoeuvre

Les acteurs principaux mettant en œuvre les opérations d’influence chinoises sont des émanations du Parti communiste chinois (département de Propagande, Bureau 610, qui a des agents dans le monde entier, Ligue de la Jeunesse), de l’État, de l’Armée (notamment les cybersoldats de la base 311) mais aussi des entreprises publiques et privées. Xi Jinping a d’ailleurs ces derniers mois repris la main sur les géants du numérique chinois.

Cette vaste galaxie au service de l’influence chinoise est en mesure de mener de multiples actions autour de deux objectifs : « séduire et subjuguer les publics étrangers, en faisant une narration positive de la Chine » et surtout » infiltrer et contraindre » via une diplomatie agressive et coercitive. On pense ainsi aux ambassadeurs de Chine dans les pays occidentaux, qualifiés de « loups guerriers ». 

Une armée de trolls pour influencer les opinions publiques

Outre la diplomatie, les opérations d’influence visent les diasporas chinoises, les médias, l’économie, la politique pour pénétrer les sociétés civiles, l’éducation et notamment les universités, la culture et les think tanks, « Pékin cherchant à implanter à l’étranger des antennes de think tanks chinois, et à exploiter des relais locaux qui peuvent être eux-mêmes des think tanks », , comme la  la Fondation Prospective et Innovation (FPI) présidée par Jean-Pierre Raffarin.

Les actions menées par la Chine et répertoriées dans le rapport sont aussi sophistiquées que variées, notamment en ce qui concerne les manipulations de l’information. Pékin crée ainsi « de fausses identités pour diffuser la propagande du Parti dans les médias, en ayant recours à de faux comptes sur les réseaux sociaux, des trolls et de l’astrosurfing (pour simuler un mouvement populaire spontané), en utilisant un grand nombre de commentateurs internet (labellisés à tort armée des 50 centimes), payés pour guider l’opinion publique », explique le rapport. « Depuis 2019, Twitter, Facebook et YouTube n’hésitent plus à identifier des campagnes coordonnées comme étant originaires de Chine. Des dizaines de milliers de faux comptes ont ainsi été suspendus, certains dormants depuis longtemps, d’autres achetés ou volés, amplifiant la propagande chinoise et attaquant les États-Unis ».

La Nouvelle-Calédonie visée

Mais d’autres pays sont visés comme Taïwan, Singapour, la Suède, le Canada ou la France via la Nouvelle-Calédonie où la Chine encourage les indépendantistes. Ces opérations d’influence ont atteint leur paroxysme avec la crise du Covid-19. Pour faire croire que le virus était originaire des États-Unis et non de Chine, Pékin a monté une vaste opération baptisée Infektion 2.0 et consistant à inonder internet de contre-récits et de fake news…

Reste que cette énorme machinerie de manipulation n’est peut-être pas si efficace à long terme. « Si [cette posture] implique certains succès tactiques, elle constitue un échec stratégique, la Chine étant son meilleur ennemi en matière d’influence », concluent les chercheurs.

Une 21e Mêlée numérique pour décrypter les enjeux du monde digital en Occitanie

 

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S’il est bien une association en Occitanie qui permet à la fois de décrypter les enjeux du numérique et de fédérer ses acteurs, c’est bien La Mêlée, qui organise son festival annuel, La Mêlée numérique, du 27 septembre au 2 octobre prochains au Quai des savoirs à Toulouse. Depuis 20 ans, c’est-à-dire bien avant l’émergence du mouvement French Tech, l’association, qui fédère aujourd’hui un réseau de plus de 550 adhérents et 20 000 professionnels – indépendants, startuppeurs, chercheurs, salariés, dirigeants, élus ou simplement citoyens curieux – détecte les tendances, soutien l’innovation et fait rayonner les savoir-faire de la région où le numérique constitue, après l’aéronautique, l’un des secteurs les plus dynamiques.

Après une année marquée par la crise sanitaire de la Covid-19 et une édition essentiellement virtuelle l’an passé, La Mêlée numérique retrouve cette année un format plus habituel et un enthousiasme décuplé par les attentes. Car pendant ces derniers mois bousculés par les confinements et les couvre-feux, le numérique, ses usages, ses acteurs, s’est retrouvé au cœur des préoccupations des Français entre télétravail, click & collect ou téléconsultations. "Il y a une urgence de transformation numérique durable, dont nous sommes tous conscients", expliquent les organisateurs qui ont concocté un programme très riche : 125 conférences et tables rondes, 430 intervenants, venus d’Occitanie, de France ou d’ailleurs dans le mode, 150 partenaires – dont le Groupe La Dépêche – et 21 événements thématiques. Le tout sous le patronage de Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique, et d’Alain Griset, ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, et avec toujours à l’esprit le concept de l’Homo Numericus, c’est-à-dire l’idée que l’humain doit rester au cœur de toutes les transformations induites par le numérique.

Des experts et des animations

Durant cette semaine, La Mêlée numérique – accessible en présentiel et en distanciel avec notamment une application pour smartphone – va explorer de multiples thèmes : le cybercommerce, la e-santé, la ville durable, la souveraineté numérique face aux GAFAM, l’industrie du futur, la cybersécurité, le sport connecté, le e-tourisme, la food tech, les médias mais aussi des thèmes plus transverses comme les politiques publiques, la place des femmes dans le numérique ou l’importance des données. À chaque fois, des experts de renom apporteront leur éclairage et leur expérience comme le professeur Carlos Moreno, spécialiste de ville intelligente et inventeur du concept de la ville du quart d’heure, ou Luc Julia, père de Siri, l’assistant vocal d’Apple, et aujourd’hui directeur scientifique du Groupe Renault.

Mais La Mêlée, c’est aussi pour le grand public, petits et grands, des ateliers ludiques comme Coding Goûter pour apprendre à coder ou la convention Vieuxmikro.

Enfin – mêlée oblige – ne manquez pas a 3e mi-temps festive qui se déroule le 30 septembre après la cérémonie de remise des trophées de la Femina Numérica et de l’Homo Numéricus, qui récompensent deux personnalités œuvrant pour l’accessibilité et le développement du numérique et de l’innovation en Occitanie.

Médecine : les téléconsultations plébiscitées par les Français

telemedecine


Voilà un succès qui aurait fait plaisir au professeur Louis Lareng, fondateur du Samu à Toulouse et ardent défenseur de la télémédecine. Mercredi, la téléconsultation a fêté le troisième anniversaire de son remboursement par la Sécurité sociale et celui-ci marque son véritable décollage. 

Car au départ, la téléconsultation était quasiment boudée par les Français qui la jugeaient peut-être trop complexe et semblaient ne pas avoir confiance dans les bornes informatiques de consultation. Mais la crise sanitaire de la Covid-19 a changé la donne. Contraints de limiter leurs interactions sociales mais aussi de ne pas engorger les services d’urgences, les Français ont découvert tout l’intérêt de la téléconsultation. 

Un pic à 20% pendant le premier confinement

Alors qu’elle ne représentait que 0,04 % des consultations des médecins en 2019, la téléconsultation a bondi à 5,4 % en 2020, avec un pic à 20 % en avril 2020, lors du premier confinement, avec 4,5 millions de téléconsultations en un mois. Surtout, l’intérêt des Français a perduré après les confinements : au premier semestre 2021, la téléconsultation représentait 4,4 % des consultations des médecins (soit plus de 1,4 million de téléconsultations mensuelles sur les premiers mois de l’année, un peu plus d’un million en juin), indique l’Assurance maladie. Le remboursement à 100 % des téléconsultations décidé pendant la crise (au lieu des 70 % habituels) a certainement contribué à ce succès. La mesure est d’ailleurs prolongée jusqu’à la fin de l’année. *

De nombreux acteurs du numérique profitent de cet engouement : Doctolib, leader du secteur et bien connu pour être l’une des plateformes de réservation de créneaux de vaccination mais aussi Livi, Mediaviz, Medadom ou Qare. Ce dernier a vu son volume d’activité multiplié par 100 en 3 ans, et affiche un nombre de téléconsultations mensuelles 15 fois supérieur à celui de 2019 !

Campagne nationale pour la e-santé

Si la téléconsultation concerne tous les profils – 21 % des patients ont moins de 30 ans, et 20 % ont plus de 70 ans – elle s’est étendue au-delà des consultations de médecins généralistes. Qare propose par exemple une cinquantaine de spécialités en visioconférence. Les consultations en santé mentale ont particulièrement profité de la téléconsultation. Les psychiatres représentent ainsi 12 % des consultations.

En permettant de raccourcir les prises de rendez-vous par rapport à une consultation classique, en offrant des services dans des zones à la démographe médicale faible (les fameux déserts médicaux), en permettant aussi de mieux suivre les patients, la téléconsultation a montré toute son utilité en évitant même les écueils. Les téléconsultations sont loin d’être impersonnelles puisque selon l’Assurance maladie, 80 % des personnes qui y ont recours connaissent déjà le médecin.

Le gouvernement a, d’évidence, pris la mesure de ce succès, et vient de lancer une campagne nationale « oui à la e-santé ». 2022 va, en effet, marquer un tournant pour le numérique en santé avec Mon espace santé qui sera ouvert à tous les Français pour améliorer leur parcours de soins.

5 étapes essentielles pour se prémunir d’une attaque de ransomwares

 

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Par Benoit Grunemwald, Expert Cyber Sécurité, ESET France & Afrique Francophone

Les attaques réussies de rançongiciels font toujours la une des journaux. Les grandes entreprises ne sont pas les seules à être dans le collimateur. En effet, les gangs de cybercriminels s’en prennent également aux municipalités et aux petites entreprises, qui n’ont pas forcément les moyens de se défendre contre ce type d’attaques.

Si votre entreprise est touchée, ou si vous voulez parer à cette éventualité, voici cinq conseils que vous pouvez suivre dès maintenant pour faire face à la tempête :

  1. Effectuez des sauvegardes régulières : de nombreuses entreprises touchées par un ransomware constatent que leurs sauvegardes ne sont pas opérationnelles ou qu’il manque des données essentielles. Dans le feu de l’action, vous devez avoir une grande confiance dans la solidité de vos sauvegardes.
  2. Entrainez-vous à restaurer vos sauvegardes : depuis des années, nous bénéficions de sauvegardes sur diverses plates-formes informatiques, mais ce n’est qu’après une défaillance matérielle et la restauration de fichiers que nous pouvons réellement avoir confiance en leur fonctionnement. Lorsqu’un incident survient, il est trop tard pour découvrir tous les éléments manquants qui ralentissent la restauration de votre sauvegarde. Essayez d’avoir plusieurs copies avec des technologies différentes. Ainsi, si l’une de vos technologies rencontre des problèmes à l’avenir, vous ne serez pas coincé.
  3. Assurez-vous que vos sauvegardes dans le Cloud fonctionnent : s’il est pratique de sauvegarder sur le Cloud, la restauration peut aussi être douloureusement lente, surtout pour les gros volumes. S’il vous manque simplement une liste de contacts, c’est parfait. Mais si vous devez restaurer des images de disque dans toute votre entreprise, vous risquez de trouver cela terriblement lent. De plus, les fournisseurs de services sur le Cloud ont eux-mêmes des problèmes de sécurité et peuvent être attaqués, ce qui peut exposer vos sauvegardes à des escrocs ; assurez-vous donc qu’ils sont verrouillés.
  4. Soyez préparé pour la reprise : il peut être intimidant de tenter un exercice de reprise après un sinistre intervenu au sein de l’entreprise. Cependant, il est plus facile de choisir une partie spécifique de l’organigramme au hasard et d’organiser un exercice de reprise après sinistre. Lorsque vous le faites, vous êtes presque sûr de trouver des choses à changer. Ces découvertes sont excellentes lorsque vous n’êtes pas au milieu d’une attaque et que la pression est moindre. N’oubliez pas que le meilleur moment pour tester une sauvegarde est avant d’en avoir besoin de manière urgente. Lire la publication de l’ANSSI à ce sujet (ici).
  5. Ayez un plan de défense : en cas d’attaque, vous devez avoir un plan préétabli pour savoir quoi faire. Par exemple, allez-vous engager un négociateur ou disposez-vous d’une équipe formée pour examiner les demandes des attaquants ? Il est difficile de prendre de telles décisions dans la précipitation au cours d’une attaque active ; ainsi cette préparation vous sera-t-il très utile. Vérifier si cela n’est pas inclus dans votre police d’assurance contre les risques cyber.

Anticiper une cyber attaque permet de réagir avec le plus de justesse et de rapidité, les entreprises préparées reprennent leurs activités dans un laps de temps plus court qu’une entreprise qui n’aurait pas anticipé ou préparé ses équipes.

Netflix : 6 conseils pour ne pas se faire pirater son compte

netflix


Par Alexander Vukcevic, Directeur du Laboratoire de protection d'Avira

Pour quiconque souhaite regarder des séries télévisées et films sans être dérangé par des dizaines de publicités, et sans risquer d'infecter son PC avec un virus, Netflix est la solution idéale. C'est en tout cas ce que pensent les plus de 203 millions d'utilisateurs à travers le monde.  

Et c'est précisément parce qu'un si grand nombre de personnes ont commencé à utiliser ce service que le géant du streaming est devenu l'une des cibles préférées des cybercriminels.  À première vue, les vols de comptes Netflix peuvent sembler insignifiants. Cependant, si vous pensez que les pirates informatiques tentent de les voler uniquement parce qu'ils veulent regarder des films gratuitement, vous vous trompez lourdement. Car, outre les données de la carte de crédit, le profil contient diverses informations à caractère personnel. De plus, si le mot de passe du compte est le même que celui utilisé pour d'autres comptes comme celui de sa banque en ligne, il est évident que c'est encore plus dangereux. 

Voici quelques conseils pour protéger son compte Netflix.

1. Stop au partage du mot de passe

Si l'on vous demandait de partager le mot de passe de votre profil Facebook, vous refuseriez d'accéder à une telle demande. Or, lorsqu'il s'agit de services tels que Netflix, il faut admettre que le partage du mot de passe est aujourd'hui une pratique très répandue.

En effet, lorsque l'on donne le mot de passe de son compte Netflix à quelqu'un, on ne l'autorise pas seulement à regarder des contenus à nos frais, mais on lui donne également accès à l'ensemble de notre compte. Grâce au mot de passe actuel, on peut accéder aux paramètres et les modifier. En outre, il suffit de cocher une case pour déconnecter tous les appareils connectés. Pour se connecter, il faudra entrer un nouveau mot de passe. Tout individu qui suit ces étapes peut vous bloquer l'accès à votre propre compte. Le mot de passe peut encore être modifié à l'aide du lien qui est envoyé à votre adresse électronique. À condition évidemment que le mot de passe de votre boîte mail ne soit pas le même que celui déjà compromis de votre compte Netflix. 

2. Stop à la réutilisation d'un même mot de passe

Cela peut paraître insignifiant, mais lorsque vous utilisez le même mot de passe pour des services de streaming que pour d'autres comptes, la situation devient inquiétante et le risque de compromission du compte augmente également. Même s'il s'agit de l'une des pires erreurs en matière de sécurité des données, de nombreuses personnes continuent à utiliser le même mot de passe pour différents sites internet. Ainsi, le partage de votre mot de passe Netflix lorsque celui-ci est le même que celui que vous utilisez pour votre compte bancaire ou pour d'autres comptes est une très mauvaise idée. Il est vrai que le fait de devoir définir différents mots de passe pour chaque service que nous utilisons et surtout de devoir les mémoriser peut s'avérer fastidieux. Mais, il existe pour cela des programmes spécifiques appelés des « gestionnaires de mots de passe ». Ces programmes permettent de générer et de mémoriser les mots de passe à notre place.

3. Déconnecter ses comptes des appareils

La plupart des télévisions connectées proposent déjà dans leur menu les principaux services de vidéo à la demande. Une erreur courante est d'oublier de déconnecter son compte d'un appareil qui n'est pas à nous. Souvent, sur les télévisions connectées dans les chambres d'hôtel, il est possible de trouver un compte Netflix encore connecté, ce qui permet à toute personne malveillante d'accéder à l'e-mail et au numéro de téléphone de l'utilisateur. Par conséquent, il est fondamental de déconnecter votre compte des appareils qui ne vous appartiennent pas. Pour vous assurer que vous êtes bien déconnecté des appareils appartenant à d'autres utilisateurs, accédez à l'onglet « Compte » en haut à droite de votre page Netflix et recherchez l'option « Se déconnecter de tous les appareils ». Une fois l'option sélectionnée, tous les appareils connectés seront déconnectés. Pour terminer l'opération, pensez également à modifier votre mot de passe. 

4. Se méfier des prétendus e-mails de Netflix

Outre les e-mails légitimes, notamment ceux vous informant lorsque votre compte a été associé à un nouvel appareil, de nombreux utilisateurs ont signalé la réception d'e-mails d'hameçonnage qui exploitent la célèbre marque. Netflix est effectivement l'une des marques les plus utilisées au monde pour les attaques d'hameçonnage. Ces faux e-mails sont conçus pour inviter les destinataires à cliquer sur un lien qui lance un logiciel malveillant ou à payer une facture en ligne et donc à saisir leurs identifiants de compte ainsi que leurs coordonnées bancaires sur un site frauduleux. Avant toute action, vérifiez le lien dans la barre d'adresses, la présence du cadenas qui indique que la connexion est protégée et d'éventuelles fautes d'orthographe qui sont souvent un signe évident de hameçonnage. Enfin, si vous avez le moindre doute concernant l'authenticité de l'e-mail que vous recevez, accédez directement à votre compte Netflix via le navigateur et non via d'éventuels liens contenus dans le texte de l'e-mail. Vous pouvez signaler tout e-mail d'hameçonnage directement à Netflix en écrivant à cette adresse : phishing@netflix.com.

5. Rester très vigilant

L'une des fonctionnalités les plus utilisées de Netflix est sa mémoire, qui conserve une trace de tout ce que nous regardons afin de proposer des recommandations en fonction de nos goûts. L'option peut également être utilisée pour vérifier si quelqu'un d'autre a utilisé notre compte à notre insu. En passant par l'option « Revoir », vous pouvez vérifier si la liste comprend des contenus que vous n'avez pas regardés vous-même. En général, la présence de programmes que nous ne reconnaissons pas signifie que le compte a été piraté. 

6. Utiliser un VPN

Pour les pirates chevronnés, accéder à un appareil connecté à un réseau Wi-Fi public et s'approprier des données personnelles ou un compte est un vrai jeu d'enfants. L'utilisation d'un VPN pour regarder Netflix permettra de chiffrer le trafic des données et empêchera les personnes malintentionnées d'accéder aux appareils. Le VPN garantit une connexion sécurisée de l'appareil à Internet. Une fois connecté, le trafic du réseau est acheminé vers un tunnel virtuel qui le chiffre. De plus, le chiffrement masquera également l'adresse IP de l'utilisateur pendant sa navigation, ce qui rendra presque impossible aux criminels de retracer la vraie adresse IP ou la position réelle de l'utilisateur.

Lorsqu'un compte est piraté, il est nécessaire de contacter au plus vite l'assistance de Netflix. Si vous pouvez toujours accéder à votre compte, vous pouvez résoudre le problème depuis les paramètres à l'aide de l'option « Se déconnecter de tous les appareils » qui permet de déconnecter le compte de tous les appareils sur lesquels il est connecté. L'étape suivante impérative est la modification du mot de passe. Vérifiez également vos relevés bancaires pour vous assurer qu'aucun prélèvement inhabituel n'a été effectué. Enfin, vous pouvez également consulter ici les conseils de protection de votre compte fournis par Netflix.

Après les voitures, Elon Musk présente les robots Tesla

 

tesla bot


Elon Musk est l’un des plus fantasques patrons de la Silicon Valley - capable de fabriquer et commercialiser… un lance-flamme après un pari - mais aussi l’un des plus visionnaires. Après les voitures 100 % électriques Telas, la constellation de satellites Starlink ou l’aventure spatiale avec Space X - dont la capsule ultramoderne Dragon Crew a amené Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale - Elon Musk s’attaque au robot dont il promet de révolutionner les usages.

tesla bot

1,75 m pour 56,7 kg

S’exprimant cette semaine dans le cadre du Tesla AI Day, la Journée de l’intelligence artificielle de Tesla, le directeur général a dévoilé au cours d’une présentation très léchée le prototype d’un robot humanoïde baptisé « Tesla Bot ». Ce robot en projet mesurera environ 1,75 m pour 56,7 kg et aura une capacité à porter 20 kg. Il pourra soulever une charge de 68 kg ou 4,5 kg à bout de bras. Sa vitesse sera de 8 km/h.

« Pas encore prêt »

« Est-ce qu’on pourra lui demander des choses comme s’il te plaît, prend cet écrou et serre le sur la voiture avec cette clé, je pense que oui. On devrait aussi pouvoir lui demander de se rendre au supermarché pour nous rapporter tel ou tel produit », a expliqué Elon Musk qui veut utiliser des éléments déjà employés sur les voitures Tesla pour produire son robot ouvrier dont le calendrier de sortie n’a, en revanche, pas été précisé.

« Pour l’instant, notre robot ne fonctionne pas et les robots suffisamment perfectionnés pour que cela arrive ne sont pas encore prêts. Mais cela arrive », a précisé le patron de Tesla qui entend bien révolutionner la robotique, un domaine où il n’est ni le seul ni le premier.

Cette semaine l’Américain Boston Dynamics a ainsi publié une impressionnante vidéo où l’on voit deux de ses robots Atlas effectuer sans erreur un difficile parcours d’obstacles.


Les ambitions du géant Amazon dans le sport

Amazon


Avec un chiffre d’affaires qui s’est établi à 113 milliards de dollars, en hausse de 27 % en un an, et un bénéfice net à 7,8 milliards, c’est peu dire qu’Amazon, le géant du net dispose de fonds colossaux pour conforter son développement. Si le cybercommerce est la plus connue de ses activités, la société de Jeff Bezos est incontournable sur le stockage des données avec Amazon Web Service (AWS) mais aussi sur la vidéo à la demande avec son service Prime Video, concurrent de Netflix. Pour nourrir cette plateforme qui a été utilisée par 175 millions d’abonnés au service Prime, Amazon investit de plus en plus dans le sport et notamment le football. En décembre 2019, Amazon a ainsi diffusé deux journées de Premier League au Royaume-Uni, pour un total de 20 rencontres. Le géant américain a également acquis des lots dans la Ligue des champions en Allemagne et en Italie, pour la période 2021-2024.

Thierry Henry en tête d’affiche et une kyrielle de consultants

À la surprise générale, Amazon est également devenu le diffuseur de matchs du tournoi de tennis de Roland-Garros et ce jusqu’en 2023.

Mercredi, Amazon a dévoilé le dispositif qu’il entend mettre en œuvre en France pour la diffusion de la Ligue 1. "La tête d’affiche de la diffusion de la Ligue 1 sur Prime Video sera Thierry Henry, vainqueur de la Coupe du monde et de l’Euro et meilleur buteur de l’équipe de France et de l’histoire d’Arsenal. Prime Video proposera également un plateau de consultants constitué d’anciennes stars et coachs du championnat, avec notamment : Mathieu Bodmer, Ludovic Giuly, Corine Petit, Benoît Cheyrou, Edouard Cissé, Vitorino Hilton, Benjamin Nivet, Pascal Dupraz ou Dominique Arribagé. Ils proposeront leurs avis d’expert et donneront les clés d’analyse de tous les matchs diffusés sur Prime Video tout au long de la saison", a expliqué Amazon dans un communiqué. 

"Karim Bennani présentera le nouveau Multiplex Ligue 1, diffusé chaque dimanche à 15 heures. L’équipe de présentateurs sera complétée par Lesly Boitrelle, Saber Desfarges, Laurie Samama et Benoît Daniel. Prime Video annonce également plusieurs nouveaux commentateurs aujourd’hui avec Frédéric Verdier, Alban Lepoivre, Christophe Bureau, Luigi Colange, Alexis Grasso et Julien Ielsch tandis que David Astorga, Virginie Sainsily, David Aïello et Tiffany Henne seront journalistes en bord de terrain", a poursuivi Amazon, qui va introduire une nouvelle fonctionnalité baptisée Stadium FX. Celle-ci permet de désactiver les commentaires et de profiter de l’ambiance du stade avec le retour du public en tribune cette saison.

La menace des géants du numérique

"Nous sommes ravis d’avoir bâti cette équipe exceptionnelle de consultants et d’experts du football français. Ce n’est que le début pour nous et nous allons chercher à innover tout au long de la saison, avec comme principal objectif de satisfaire les fans de football", a déclaré Alex Green, directeur général de Prime Video Sport pour l’Europe.

L’appétit des géants du web (les fameux GAafam) ou des pure players inquiète. "Les géants du numérique et certains pure players comme Dazn n’ont pas les mêmes modèles et santé économiques que les acteurs traditionnels de télévision. Leur stratégie est globale et ils alimentent davantage l’inflation des droits sportifs qu’ils n’en souffrent. 

Leur capacité financière inquiète les éditeurs, qui craignent de ne pas pouvoir se battre à armes égales dans le cas où ces plateformes investiraient massivement dans les contenus sportifs", observait une étude conjointe menée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) sur la diffusion du sport sur internet. "Sur le marché des droits sportifs, les achats se font pour le moment très majoritairement par territoire. 

Ces plateformes internationales n’ont pas encore négocié d’achats au niveau continental ou mondial, mais leur puissance économique leur permettrait éventuellement de se positionner sur plusieurs territoires pour une même compétition", poursuit l’étude publiée en mars 2020.

Pegasus et le cyber espionnage : sommes-nous tous menacés ?

pegasus


Par Vonny Gamot, Head of EMEA Consumer Business chez McAfee

Alors que le « projet Pegasus » bat son plein dans les médias depuis plus d’une dizaine de jours, le cyber espionnage est une nouvelle fois sujet à débats. Avocats, médecins, sportifs, activistes, journalistes ou encore hommes politiques ont été visés par différents États à travers le logiciel espion Pegasus mettant ainsi en lumière les capacités du dark web. Vol d’identité, atteinte à la vie privée, interception de correspondance, accès frauduleux… les conséquences sont de taille et laissent place à de nombreuses interrogations. Comment savoir si nous sommes cyber espionnés ? Peut-on réellement éviter d’être cyber espionnés et comment réagir si nous le sommes ? Comment freiner cette industrie de la cyber criminalité ?

Les smartphones, ordinateurs et objets connectés font fréquemment l’objet de failles. De plus, la plupart des appareils connectés n’étant pas dotés d'une sécurité intégrée, cela en fait une cible facile pour les hackeurs. L'une des raisons pour lesquelles les objets connectés sont si vulnérables est leur structure de mise à jour, ou plutôt leur absence. En effet, les objets connectés ne bénéficient pas des mises à jour de sécurité rigoureuses dont bénéficient les PC portables ou les smartphones. Comme ils ne reçoivent pas fréquemment des mises à jour - et dans certains cas, jamais - ils ne reçoivent pas les correctifs de sécurité nécessaires pour rester constamment sécurisés.

C’est dans ce contexte que Vonny Gamot, Head of EMEA Consumer Business chez McAfee, a souhaité partager son point de vue :

« Le cyber espionnage devient un réel fléau ; se rendre compte que nous sommes hackés arrive souvent au moment où nous constatons des retraits bancaires non désirés ou si notre identité se retrouve sur un site non désiré. Toutes les données que nous détenons dans nos téléphones ou objets connectés peuvent être aspirées et utilisées à notre insu. Le contrôle de l’information est donc compliqué voire impossible. Le plus important n’est pas de se rendre compte si nous sommes hackés mais plutôt quand nous le serons.

De ce fait, il faut être très vigilant sur toutes nos données et les accès que nous octroyons à de nombreux sites, et éduquer toutes les générations. Parmi les bonnes pratiques, on peut citer : avoir des mots de passe robustes, les changer régulièrement et prendre conscience que tout ce qui est en ligne le sera ad vitam aeternam. Les jeunes générations étant exposées à Internet de plus en plus tôt, il est indispensable de leur apprendre comment sécuriser leur navigation en ligne. Sécuriser les appareils c’est bien, mais il ne faut pas non plus omettre le réseau.

Le changement de paradigme avec toute cette digitalisation nous oblige à être connecté mais n’oublions pas d’être connecté en toute sécurité. Mesurer l’impact de nos actions en ligne est nécessaire. Malgré les risques, ceux-ci ne doivent pas nous empêcher de vivre nos vies digitales car il existe des solutions pour nous aider à appréhender ces risques et les éviter ; la digitalisation ne fera que continuer à se développer et à transformer nos vies. Il n’y a aucun retour en arrière possible, donc il faut plutôt embrasser cette digitalisation et apprendre à la domestiquer pour ainsi pouvoir vivre sa vie en toute confiance et liberté. »


Par ailleurs, McAfee souhaite partager quelques conseils afin de sécuriser au mieux ses PC, smartphones et objets connectés :

  • Acheter auprès de marques réputées – Il est impératif de choisir des produits de marques de confiance et de bonne réputation en matière de support et de fonctions de sécurité intégrées.
  • Changer le nom d'utilisateur et les mots de passe par défaut - Les noms et mots de passe par défaut sont souvent disponibles sur le Dark Web, ce qui permet aux cybercriminels de se connecter sur les appareils d’utilisateurs. Une fois connectés, ces derniers peuvent utiliser la connexion pour distribuer des logiciels malveillants visant à infecter les ordinateurs ou les smartphones connectés au même réseau.
  • Configurer un réseau invité - Pour protéger davantage les appareils riches en contenu, il faut configurer un réseau invité sur le routeur qui est exclusivement destiné aux objets connectés du domicile. Avec un réseau d'invité, il est possible de s’assurer que les appareils ne sont connectés qu'aux bons moments et qu’avec les bonnes autorisations.
  • Pratiquer une bonne hygiène des mots de passe – Il est impératif de changer les mots de passe par défaut. Pour renforcer la sécurité d’un appareil il faut le rendre unique, robuste et penser à le changer régulièrement. Pour moins de tracas, on peut utiliser un gestionnaire de mots de passe pour générer et sauvegarder les mots de passe complexes.
  • Sécuriser son réseau – Le routeur est le pivot central de tous les appareils connectés, il faut le sécuriser autant que possible en vérifiant que le cryptage est bien activé pour brouiller les données afin que personne ne puisse y avoir accès. Une solution de sécurité complète permet de protéger facilement une maison connectée.
  • Utiliser un logiciel de sécurité puissant – Il faut investir dans un logiciel de sécurité complet capable de détecter et de bloquer toute une série de menaces. Il faut également bien s’assurer qu'il comporte un pare-feu afin de protéger tous les ordinateurs et périphériques d’un réseau domestique. Il existe des solutions de sécurité qui offre un gestionnaire de mots de passe, une compatibilité multi dispositifs, une sécurité des appareils, un réseau privé virtuel (VPN), une surveillance des données, et qui garantit une connexion à Internet en toute sécurité.
  • Payer avec une e-carte bleue : elle permettra de générer un numéro de carte temporaire uniquement pour l’achat en cours. S’il y a une fraude, celle-ci sera plafonnée au montant effectué. Et activer la double authentification : cela permet de faire valider le paiement via l’application de la banque ou par sms.