Accéder au contenu principal

Données personnelles : rien à cacher, mais beaucoup à perdre

Nos données personnelles sont partout sur internet, et peuvent être utilisées à très mauvais escient. Дмитрий Хрусталев-Григорьев , Unsplash , CC BY Par  Antoine Boutet , INSA Lyon – Université de Lyon Nos données personnelles circulent sur Internet : nom, adresses, coordonnées bancaires ou de sécurité sociale, localisation en temps réel… et les affaires qui y sont liées se font une place pérenne dans le débat public, du scandale Facebook-Cambridge Analytica au vol de données à la Croix-Rouge , en passant par les récents blocages d’hôpitaux par des rançongiciels (ou ransomware ) et l’ interdiction de l’application TikTok pour les fonctionnaires de plusieurs pays . Mais si l’on sait de plus en plus que nos données personnelles sont « précieuses » et offrent des possibilités sans précédent en matière de commercialisation et d’innovation, il est parfois difficile de saisir ou d’expliquer pourquoi il faudrait les protéger. Quels sont les risques

Les ambitions du géant Amazon dans le sport

Amazon


Avec un chiffre d’affaires qui s’est établi à 113 milliards de dollars, en hausse de 27 % en un an, et un bénéfice net à 7,8 milliards, c’est peu dire qu’Amazon, le géant du net dispose de fonds colossaux pour conforter son développement. Si le cybercommerce est la plus connue de ses activités, la société de Jeff Bezos est incontournable sur le stockage des données avec Amazon Web Service (AWS) mais aussi sur la vidéo à la demande avec son service Prime Video, concurrent de Netflix. Pour nourrir cette plateforme qui a été utilisée par 175 millions d’abonnés au service Prime, Amazon investit de plus en plus dans le sport et notamment le football. En décembre 2019, Amazon a ainsi diffusé deux journées de Premier League au Royaume-Uni, pour un total de 20 rencontres. Le géant américain a également acquis des lots dans la Ligue des champions en Allemagne et en Italie, pour la période 2021-2024.

Thierry Henry en tête d’affiche et une kyrielle de consultants

À la surprise générale, Amazon est également devenu le diffuseur de matchs du tournoi de tennis de Roland-Garros et ce jusqu’en 2023.

Mercredi, Amazon a dévoilé le dispositif qu’il entend mettre en œuvre en France pour la diffusion de la Ligue 1. "La tête d’affiche de la diffusion de la Ligue 1 sur Prime Video sera Thierry Henry, vainqueur de la Coupe du monde et de l’Euro et meilleur buteur de l’équipe de France et de l’histoire d’Arsenal. Prime Video proposera également un plateau de consultants constitué d’anciennes stars et coachs du championnat, avec notamment : Mathieu Bodmer, Ludovic Giuly, Corine Petit, Benoît Cheyrou, Edouard Cissé, Vitorino Hilton, Benjamin Nivet, Pascal Dupraz ou Dominique Arribagé. Ils proposeront leurs avis d’expert et donneront les clés d’analyse de tous les matchs diffusés sur Prime Video tout au long de la saison", a expliqué Amazon dans un communiqué. 

"Karim Bennani présentera le nouveau Multiplex Ligue 1, diffusé chaque dimanche à 15 heures. L’équipe de présentateurs sera complétée par Lesly Boitrelle, Saber Desfarges, Laurie Samama et Benoît Daniel. Prime Video annonce également plusieurs nouveaux commentateurs aujourd’hui avec Frédéric Verdier, Alban Lepoivre, Christophe Bureau, Luigi Colange, Alexis Grasso et Julien Ielsch tandis que David Astorga, Virginie Sainsily, David Aïello et Tiffany Henne seront journalistes en bord de terrain", a poursuivi Amazon, qui va introduire une nouvelle fonctionnalité baptisée Stadium FX. Celle-ci permet de désactiver les commentaires et de profiter de l’ambiance du stade avec le retour du public en tribune cette saison.

La menace des géants du numérique

"Nous sommes ravis d’avoir bâti cette équipe exceptionnelle de consultants et d’experts du football français. Ce n’est que le début pour nous et nous allons chercher à innover tout au long de la saison, avec comme principal objectif de satisfaire les fans de football", a déclaré Alex Green, directeur général de Prime Video Sport pour l’Europe.

L’appétit des géants du web (les fameux GAafam) ou des pure players inquiète. "Les géants du numérique et certains pure players comme Dazn n’ont pas les mêmes modèles et santé économiques que les acteurs traditionnels de télévision. Leur stratégie est globale et ils alimentent davantage l’inflation des droits sportifs qu’ils n’en souffrent. 

Leur capacité financière inquiète les éditeurs, qui craignent de ne pas pouvoir se battre à armes égales dans le cas où ces plateformes investiraient massivement dans les contenus sportifs", observait une étude conjointe menée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) sur la diffusion du sport sur internet. "Sur le marché des droits sportifs, les achats se font pour le moment très majoritairement par territoire. 

Ces plateformes internationales n’ont pas encore négocié d’achats au niveau continental ou mondial, mais leur puissance économique leur permettrait éventuellement de se positionner sur plusieurs territoires pour une même compétition", poursuit l’étude publiée en mars 2020.

Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté

Univers parallèles et mondes virtuels : la guerre des métavers est commencée

  Une partie de poker dans le métavers (capture d'écran de la vidéo “Le métavers et comment nous allons le construire ensemble” sur YouTube) Par  Oihab Allal-Chérif , Neoma Business School Le 17 octobre 2021, Mark Zuckerberg a lancé les hostilités de manière assez théâtrale, comme s’il défiait ses concurrents d’en faire autant. Afin de concrétiser son rêve d’enfant, le métavers, il a décidé de mettre en œuvre des moyens colossaux : 10 000 ingénieurs hautement qualifiés seront recrutés en Europe dans les 5 prochaines années. Cette annonce a été faite quelques jours avant celle du changement de nom du groupe Facebook en Meta , le 28 octobre, démontrant ainsi l’engagement total du fournisseur de réseaux sociaux dans la transition vers le métavers. Le 22 juillet 2021, dans une interview à The Verge , le créateur de Facebook racontait : « Je pense à certains de ces trucs depuis le collège quand je commençais tout juste à coder. […] J’écrivais du code

Sans Sauvegarde, pas de cyber-résilience

Par Alexandra Lemarigny, directrice commercial Europe du Sud Opentext Security Solutions Les études diverses sur les habitudes de sauvegarde des entreprises et leurs collaborateurs sont sans équivoque : très majoritairement, elles ne s’attardent vraiment sur ces questions de sauvegarde ou de récupération qu’en cas d’incidents. Pourtant la sauvegarde est l’élément majeur des dispositifs de cyber-résilience, à savoir la capacité à rester opérationnel, même face aux cyberattaques et à la perte de données. La sauvegarde n’est pas suffisamment considérée Dans les faits, force est de constater que la sauvegarde n’est pas envisagée dans son entièreté par les entreprises qui n’ont pas eu à subir d’accidents et il est fréquent qu’elles ne sauvegardent pas les éléments les plus pertinents. A titre d’exemples une entreprise peut ne sauvegarder qu’un ou deux serveurs, ou un élément qu’elle a identifié comme critique quelques années auparavant. Certaines ne tiennent pas compte de l’évolution de leu

Implants cérébraux : la délicate question de la responsabilité juridique des interfaces homme-machine

Dans le film Transcendance , de Wally Pfister, sorti en 2014, le héros mourant transfère son esprit dans un ordinateur quantique. Wally Pfister, 2014 Par  Elise Roumeau , Université Clermont Auvergne (UCA) Depuis quelques années, Elon Musk ne cesse de faire des annonces relatives à des avancées technologiques. Voitures autonomes , voyages interplanétaires , interface homme-machine , achat du réseau social Twitter… rien ne semble arrêter l’homme d’affaires. Aucun obstacle technique, géographique, physiologique ne lui semble infranchissable. Pourtant, ses projets pourraient, à court terme, poser de véritables difficultés du point de vue juridique. La recherche d’une fusion entre le cerveau et l’intelligence artificielle Avec Neuralink, l’un des objectifs visés par Elon Musk est de créer une interface entre l’humain et la machine . À plus ou moins court terme, le projet porte sur le développement d’implants cérébraux pour pallier des troubles neur

ChatGPT et cybersécurité : quels risques pour les entreprises ?

Analyse de Proofpoint Les plateformes de génération de texte tel que ChatGPT permettent de créer du contenu de qualité, instantanément, gratuitement, et sur n’importe quel sujet. Comme le confirme le lancement de Bard par Google, nous sommes désormais entrés dans une course à l’IA, ou chaque géant du web cherche à posséder la meilleure solution possible. Si l’avancée technologique est majeure, le risque notamment pour la cybersécurité des entreprises est indéniable. Comment lutter contre des campagnes de phishing de plus en plus ciblées et sophistiquées, maintenant alimentées par des technologies capables de parfaire encore plus la forme et la teneur d’un email malveillant ? En quelques mots, ChatGPT offre une ingénierie sociale très performante, mais une automatisation encore limitée. Concernant la détection de la menace par rançongiciels, comme l’explique Loïc Guézo, Directeur de la stratégie Cybersécurité chez Proofpoint, « Bien que les chatbots puissent générer du texte pour le cor

Sondage : quatre Français sur dix craignent le vol d'identité

Selon un sondage représentatif commandé par le fournisseur de messagerie GMX , de nombreux internautes français sont préoccupés (31%), voire très inquiets (9%), d'être victimes d'un vol d'identité. La majorité craint que des inconnus puissent faire des achats (52%) avec leur argent. Dans le cas d'une usurpation d'identité, les criminels accèdent aux comptes en ligne et agissent au nom de leurs victimes. De nombreuses personnes interrogées craignent que des inconnus signent des contrats en leur nom (37 %), que des escrocs utilisent l'identité volée pour ouvrir de nouveaux comptes (36 %) et que des informations les plus privées tombent entre des mains étrangères ou soient rendues publiques (28 %). Besoin de rattrapage en matière de sécurité des mots de passe Il est urgent de rattraper le retard en matière d'utilisation de mots de passe sûrs selon GMX : 34 % des utilisateurs d'Internet en France utilisent dans leurs mots de passe des informations personnell