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HelloAsso vient de franchir le cap des 30 millions d’euros collectés



Plateforme de crowdfunding dédiée aux associations, le Bordelais HelloAsso vient de franchir le cap des 30 millions d’euros collectés depuis sa création en 2010.

Depuis 2010, HelloAsso propose aux associations une boîte à outils de collecte (adhésions, billetterie, dons, financement participatif) et enregistre donc en 2016 une dynamique particulièrement positive comparée à la croissance du marché. Chaque mois, ce sont 1000 à 1500 nouvelles associations qui s’inscrivent et elles sont à présent près de 22 000 à trouver de nouveaux financements auprès de quelques 400 000 contributeurs.

Cette croissance rapide s’explique par la volonté des associations de se saisir des outils numériques : elles sont de plus en plus nombreuses à tirer leur épingle du jeu du financement participatif. Selon les derniers chiffres, un porteur de projet sur trois qui finance son projet par le biais du crowdfunding sur le mode du don (avec ou sans récompense) est une association.

Une appétence forte dont l’enjeu réside aujourd’hui dans l’accompagnement des acteurs à se servir de ces nouveaux outils. “C’est un chantier primordial pour nos équipes : nous ne faisons pas du numérique pour mais avec les associations. Nos outils ne seraient rien sans l’accompagnement qui va avec” précise Ismaël Le Mouël, président et co-fondateur de HelloAsso.

Mobile : 69% des Français préfèrent naviguer avec une application



Les applications mobiles dominent le temps passé sur mobile et se rapprochent même des performances des plus grands sites sur PC en termes de Reach (portée), selon une étude ComScore.

Elles présentent de grands avantages pour les marques, mais avec en France seulement 1 utilisateur de mobile sur 5 téléchargeant de nouvelles applications par mois, les conditions en font une place de marché difficile d’accès mais potentiellement lucrative.

Quelques données clés :  


  • Les applications sur smartphone sont la méthode d’accès préférée des Français avec 69% de l’audience mobile utilisant des applications par mois contre 62,5% accédant au contenu via un navigateur mobile.
  • Les 18-24 ans représentent la tranche d’âge la plus susceptible d'utiliser des applications, avec plus de 90% d’entre eux y ayant recours. Étonnamment, les personnes âgées de plus de 55 ans représentent une large audience de plus de 7 millions d’utilisateurs (soit 22% du nombre total).
  • Les applications météo sont la catégorie la plus populaire en France, utilisées par 34,4% des utilisateurs, suivies par les applications de messagerie instantanée avec 32,1% et 29,7% pour celles de réseaux sociaux.
  • 28% des personnes ayant téléchargé de nouvelles applications les ont découvertes via une app store, dans les listes des applications « recommandées » ou « top », tandis que 27% ont découvert de nouvelles applications via la recherche sur le store.

Le Montpelliérain AwoX annonce la sortie des premières ampoules connectées dotées de la technologie Mesh



La société montpelliéraine AwoX, pure-player des objets connectés et des technologies dédiées à l’univers du Smart Home (Maison intelligente), annonce la sortie commerciale des ampoules SmartLIGHT Mesh, tout justes récompensées d’un CES 2017 Innovation Award catégorie SmartHome.

AwoX est le premier fabricant Européen à lancer des ampoules dotées de la technologie Mesh, simplifiant considérablement la mise en place d’un écosystème complet d’ampoules LED connectées.

Mesh présente de nombreux avantages :

  • Une portée étendue du Bluetooth
  • Une connexion sécurisée en Bluetooth Mesh par un mot de passe unique partagé
  • Une meilleure gestion des groupes d’ampoules (jusqu’à 50 ampoules)
  • Une meilleure réactivité d’un groupe comprenant plusieurs ampoules


Une ampoule Mesh se contrôle au choix, depuis le smartphone, l’interrupteur SmartPEBBLE, ou simplement par une télécommande.

Quand la voiture autonome agite les réseaux sociaux



Les voitures autonomes font beaucoup parler d'elles notamment sur les médias sociaux. Brandwatch, acteur mondial de social media intelligence et de veille, et myclever Agency ont écouté ce qu'il se disait de cette thématique et en ont tiré les principaux insights.

L'étude a été réalisée de janvier à août 2016, 1 655 160 mentions ont été analysées sur plus de 80 millions de sources web (analyse du sexe et de la géolocalisation sur Twitter uniquement)

Le top 3 des marques citées : Google arrive en tête et loin derrière on retrouve Uber et Tesla

Les voitures autonomes : un sujet qui intéresse majoritairement les hommes (à 69% sur Twitter)
Un futur prometteur : des personnes qui parlent de l'achat potentiel d'une voiture autonome, 89% déclarent qu'ils sont prêts à en acheter une contre 11% qui ne le sont pas encore.

Le principal frein à l'achat est :
-          Pour les hommes : le risque d'accident lié aux voitures autonomes (49%)
-          Pour les femmes la perte du plaisir de conduire (53%).

Les risques de hacking sont une préoccupation mineure tant pour les hommes (15%) que pour les femmes (12%).




29 entreprises d’Occitanie au CES à Las Vegas



Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie / Pyrénées- Méditerranée en charge du développement économique, de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur a dévoilé la liste de la trentaine d’entreprises qui qui représenteront la région Occitanie au CES du 5 au 8 janvier 2017 à Las Vegas.

Sud de France Développement qui pilote cette action collective "CES" avec l’appui de la Maison de la Région à New York, en collaboration avec Madeeli, met tout en œuvre depuis plus de trois mois pour préparer ces entreprises à leur participation à ce salon professionnel hors normes.

Toutes ces solutions ont été présentées en avant-première lors de la Digiworld Week dont celles retenues par le comité d'organisation américain pour exposer sur l'Eureka Park du CES aux côtés des meilleures innovations mondiales. Elles ont toutes été choisies pour le caractère innovant de leurs produits. Parmi les autres critères de sélection, le produit doit avoir un profond impact sur le marché ciblé, être non disponible auprès du grand public et avoir participé deux fois maximum à l’Eureka Park (une seule si le produit est déjà commercialisé).

Liste des 29 entreprises régionales au CES à Las Vegas

3D VARIUS, www.3d-varius.com : le premier violon électrique imprimé en 3D basé sur le modèle d'un Stradivarius. Le corps du 3Dvarius a la particularité de conduire les ondes sonores de façon optimale sans jamais les entraver, afin de permettre à l’instrumentiste un contrôle optimal du son. La symbiose parfaite entre le musicien et son instrument.

AIRLAB, www.labelletrottinette.com : un produit spécialement conçu pour la micro mobilité urbaine : la trottinette électrique Lab’elle, 100% connectée grâce à son application smartphone. Elle a également un look design et de nombreux atouts.

APPI TECHNOLOGY, www.appi-technology.com : solution de communication longue distance en mains libres. APPI-Com déploie instantanément un réseau autonome, digital et codé permettant une conversation pour un nombre illimité d’intervenants. Idéal en milieux contraints ou bruyants ou quand les mains sont occupées.

BIMP AIR, www.bimpair.com : la révolution dans l'air du gonflage ! Le premier système de gonflage autonome et rechargeable à l'infini présente à ce jour un fort intérêt dans le domaine du vélo mais également de nombreuses possibilités de diversification sur d’autres marchés.

CTAC-TECH (FLIPR), www.flipr.fr : Flipr est un objet connecté pour piscine qui analyse l'eau et indique les dosages de produits d'entretien. Depuis un smartphone, vous accédez aux informations dont vous avez besoin au moment où vous en avez besoin. Une économie de temps et d'argent.

LUNDI MATIN, www.lundimatin.fr : la solution RoverCash est un logiciel de caisse simple et gratuit. Un outil de gestion performant à l'appui de la force de vente.

NEOBIE, www.bioreline.com : La technologie au service de la beauté ! Le VisioDermTM est un analyseur de peau optique connecté qui effectue un examen permettant au professionnel de visualiser la peau jusqu’au derme et ainsi établir le traitement le plus adapté.

PLUSSH, www.plussh.net : solutions de livestream sur mesure B2B B2B2C.

SPECKTR, www.specktr.com : créer, mixer, contrôler la musique d'un mouvement de main. SPECKTR est un contrôleur midi basé sur un gant connecté et sans fil qui, au travers des mouvements du musicien, permet de transmettre des données aux logiciels de MAO, offrant ainsi, la possibilité de créer en direct sa propre musique.

TELEQUID, www.telequid.com : porte clé connecté.

TELL ME PLUS, www.tellmeplus.com : éditeur de logiciels d'analyses prédictives et prescriptives qui aident à fournir le bon produit ou le bon service au bon moment.

WEZR, www.wezr.co : le premier capteur météo connecté qui rectifie les prévisions météo en continu. L’innovation de Wezr consiste à prendre en compte instantanément les dernières observations et mettre à jour en temps réel et en continu ses modèles météo, ce que ne peuvent pas faire les modèles météo classiques. Une innovation prometteuse qui en 5 heures a atteint 150% de ses objectifs de financement sur kisskissbankbank.

REVINAX, www.surgevry.com : l'application Surgevry propose via la réalité virtuelle des formations immersives adaptées aux actes médicaux et chirurgicaux.

EDEN3D, www.eden-3d.fr : la révolution dans la podologie grâce à l’impression 3D. Ce service offre aux praticiens et à leurs patients, un gain de temps et une précision accrue pour la fabrication de leurs orthèses plantaires.

COVIRTUA, www.covirtua.com : une solution thérapeutique innovante pour traiter les troubles cognitifs grâce à la réalité virtuelle.

MATCHUPBOX, www.matchupbox.com : une solution pour aider les professionnels à sécuriser les échanges et interactions avec leurs utilisateurs (messagerie instantanée, courriels, audio, vidéo, fichiers).

REALISTIS, www.realistis.com : des solutions e-commerce en réalité virtuelle et augmentée.

EMERSYA, www.emersya.com : une expérience consommateur en ligne unique grâce à la visualisation interactive en 3D.

ALL PRIV, www.allpriv.com : Le boîtier qui sécurise les données de tous les terminaux car la vie privée n'est pas une option.

GA SMART BUILDING, www.ga.fr : GA propose des solutions smart, design et connectées, à la pointe de la technologie afin de livrer des bâtiments modernes et intelligents, adaptés aux attentes et aux besoins des usagers.

SELFSECURE, www.selfsecure-technologies.com : une innovation pour la sécurisation des échanges d'information électroniques et de contrôle à distance.

CATSPAD, www.catspad.com : distributeur connecté pour gérer depuis une application mobile la distribution d'eau et de croquettes pour le chat. Cette solution a été primée awards CES 2017.

PIERRE FABRE, www.elancyl.com : objet de massage minceur connecté. KUZZLE, www.kuzzle.io : édition de logiciel.

AWOX, www.awox.com : les objets connectés pour un habitat intelligent. AwoX est aujourd’hui présent dans trois univers complémentaires du Smart Home : la vidéo, l’audio et le lighting. Cette solution a été primée awards CES 2017.

UBLEAM, www.ubleam.com : se connecter à l'internet des objets en réalité augmentée. Une innovation rendue possible grâce aux bleams, des smart logos à votre image qu'il suffit de scanner pour entrer dans une dimension virtuelle.

SIGFOX, www.sigfox.com : le service de Sigfox révolutionne le monde du M2M (communication Machine to Machine) avec son offre de connectivité cellulaire, entièrement dédiée aux communications à bas débit. C’est un pionnier dans le domaine. SIGFOX réinvente la transmission d’informations en réduisant de manière significative la consommation d’énergie des périphériques connectés et leur prix.

MYFOX, www.getmyfox.com : Myfox propose des solutions simples et innovantes pour garantir la sécurité des foyers. Myfox a développé un système de sécurité révolutionnaire capable de donner l'alerte avant qu'un intrus n'entre.

METRONOME TECHNOLOGY, www.metronome.audio : un univers où le son est roi, où le son est vrai. Élaborés et fabriqués entièrement en France, les produits Metronome Technology, plébiscités par la presse internationale, sont réputés pour leurs incroyables performances techniques et la qualité du son obtenu.

L’analytique à l’épreuve des objets connectés




Par Thierry Bedos, Directeur général SAS France.

Le phénomène n’est pas nouveau, et sa croissance est exponentielle : on estime en effet qu’il y aura 30 à 50 milliards d’objets connectés dans le monde à l’horizon 2020. Une prolifération à laquelle la société, le monde, se voient contraints de s’adapter. Pourtant, peu d’entreprises semblent avoir pleinement conscience de la réalité qui se cache derrière ces chiffres, des possibilités qu’ils offrent comme des risques associés. Un nouveau défi pour le secteur de l’analytique, qui, après avoir fait ses preuves dans de nombreux métiers, pourrait endosser à présent son costume de cyber protecteur !



Une promesse vertueuse…

Portant depuis longtemps en germe la promesse d’une entreprise gérée de façon intelligente et d’une « vie facilitée », l’Internet des objets (ou plus communément l’IoT, de l’anglais Internet of Things,) est pourtant encore loin d'avoir dévoilé tout le spectre de ses fonctionnalités.

En plaçant des capteurs intelligents sur des plateformes pétrolières, des routes, des tuyaux ou des camions, les industriels sont désormais en mesure d’effectuer leur maintenance de façon prédictive. En générant des ordres de réparation préalablement aux incidents, ils évitent des pannes et optimisent l’utilisation de leurs ressources. Ceci n’est qu’un exemple d’application parmi tant d’autres : avec les objets connectés, le champ des possibles est colossal !

…mais dangereuse !

Qui dit « connecté », dit adresse IP, et donc… risques associés ! Pour les pirates informatiques, la recrudescence des objets connectés dans de nombreux secteurs d’activités constitue une véritable aubaine. Elle leur permet de s’emparer facilement et illégalement des données privées, confidentielles, précieuses.

Un réel danger pour les organisations de toutes tailles et tous secteurs d’activités confondus, qui doivent en prendre conscience sans plus attendre, et se prémunir contre cette menace. L’impérieuse nécessité d’éducation est fondamentale, et ce à tous les échelons de l’organigramme. Mais pas seulement : les cyber risques introduits dans la sphère de l’entreprise avec l’Internet des objets doivent servir de sonnette d’alarme pour les chefs d’entreprise, et les inciter à modifier une bonne fois pour toutes leur stratégie en matière de cybersécurité.

Mais, alors, comment faire ?

Si le risque est bien réel, le clivage à la tête de l’entreprise, l’est également : d’après une étude mondiale réalisée par The Economist Intelligence Unit, plus de 30% des responsables de la sécurité informatique en entreprise s’attendent à subir une cyberattaque importante et préjudiciable dans les trois mois, tandis que seuls 12% des dirigeants partagent ce point de vue. Signe qu’il faut accentuer la pédagogie, surtout au sommet de la hiérarchie. Mais ce n’est pas tout.

Bien que certains dirigeants aient déjà planché sur la création de nouveaux postes pour lutter contre la cybercriminalité — en introduisant par exemple des privacy officers, tenus comme leur nom l’indique de veiller au respect de la confidentialité des données —, il convient d’approfondir cette piste. Et de faire de l’analytique sa principale alliée pour mener à bien cette bataille.

En matière de sécurité, l’analytique peut par exemple permettre d’obtenir une image continue et globale des menaces grâce à l’analyse des flux de trafic. Enrichie d’informations contextuelles telles que les données organisationnelles et les alertes générées par les infrastructures sécuritaires, elle rend compte de la normalité/l’anormalité de la situation au sein du réseau, et informe quant aux attaques à prévoir.

 L’importance de l’analyse des « données chaudes »

La prolifération des objets connectés partout dans la société a incité les professionnels de l’analytique à s’adapter et à faire évoluer leurs pratiques en matière d'analyse des données récoltées.  Par exemple, il est devenu nécessaire de traiter les données directement à la source, c’est-à-dire avant leur « refroidissement » (leur stockage). Facilitée par le dialogue permanent entre l’objet connecté et le reste du système d’information, cette exploitation immédiate des flux de données générées par l’IoT permet non seulement de prendre des décisions de manière instantanée, mais aussi de sécuriser ces dispositifs grâce à des algorithmes dédiés.

En adaptant leurs solutions de traitement des données aux exigences du marché, les principaux acteurs du domaine de l’analytique ont transformé la menace de l’IoT en opportunité. Après avoir notamment fait ses preuves dans le domaine du marketing, l’analytique est devenue toute puissante, avec un nouveau champ d’application qui s’ouvre à elle : la cybersécurité.

La France sera le pays le plus connecté d'Europe d'ici 10 ans, promet Axelle Lemaire à Montpellier



La 38e édition du Digiworld Summit, le grand sommet du numérique organisé par l'Idate à Montpellier, s'est achevée ce vendredi et a été clôturée par Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique et à l'Innovation.
Le thème choisi cette année, la confiance dans l'économie numérique, a permis à la ministre de développer sa vision d'une société connectée sans éluder ni les faiblesses, ni les atouts de la France.


"La confiance se niche au coeur, pas seulement de l'économie numérique, mais de la société entière. Nous avons besoin de confiance pour créer, générer la croissance. Les acteurs numériques sont là pour créer la confiance", a estimé la ministre, déclinant les conditions de cette confiance en trois points.


Trois clés pour la confiance dans l'économie numérique

"La première chose, c'est la transparence des informations dans le secteur public", a estimé Axelle Lemaire, soulignant que "très peu de pays agissent avec l'open data par défaut" comme le fait la France. De fait, les initiatives pour l'ouverture des données publiques se sont multipliées, notamment avec l'association Open Data France, présidée par le Toulousain Bertrand Serp.

Le second point est pour la ministre "la confiance des consommateurs, la loyauté, la transparence, la portabilité des données, le droit à l'oubli." Autant d'impératifs qui commencent à trouver leur cadre réglementaire.

Enfin, le dernier point est la confiance des citoyens dans l'écosystème et leurs représentants politiques. Mme Lemaire considère que le vote pour le Brexit ou pour Donald Trump illustrent ce manque de confiance et que la réponse à ces messages se trouvera dans plus de transparence.


A cet égard, la ministre a loué les initiatives des pays d'Europe du Nord. "Je me sens très scandinave. Je suis née au Québec ; j'ai l'habitude de représenter les Français dans le monde scandinave. Quand on voit le niveau de confiance dans les sociétés nordiques, c'est plus haut. Le challenge pour un pays comme la France est d'améliorer le niveau de confiance. Il est urgent d'agir, de réformer le système", assure Axelle Lemaire, qui avoue "dans le gouvernement français j'ai un peu de mal" à convaincre.

Par rapport à l'Europe du Nord, Mme Lemaire admet nos handicaps. "Oui nous sommes en retard pour la numérisation des TPE ; on n'est pas assez en ligne, pas assez sur les réseaux sociaux ; on n'a pas assez d'export dans le numérique ; le niveau de protection de la vie privée n'est pas au point", estime la ministre qui s'est récemment opposée au ministre de l'Intérieur sur le fameux mégafichier TES dont elle n'a dit mot mais qui occupait tous les esprits.


En revanche "on est plutôt bon en dématérialisation des services, en open data. Le sommet OGP (open gouvernment partnership) en décembre à Paris sera une vitrine en termes de gouvernement ouvert", assure-t-elle en soulignant les investissements publics consentis par l'Etat depuis quatre ans. "Je vous donne rendez-vous dans 10 ans : la France sera le pays le plus connecté d'Europe" avance-t-elle, se réjouissant que non seulement la Commission européenne a donné son feu vert au plan très haut-débit (THD) français mais qu'elle va s'en servir comme modèle.


Enfin, la ministre ne pouvait pas ne pas finir sur la Frenchtech, ce label lancé par sa prédécesseuse Fleur Pèlerin et qui connaît un véritable succès, offrant à la France un visage d'innovation aux yeux du monde.

"Cela s'est solidifié. On ne peut pas revenir en arrière. Même culturellement, cet esprit sur l'entrepreneurait a évolué. Notre challenge est de continuer. Nous voyons les Etats membres de l'UE en concurrence. Il faut réfléchir à un plan européen, comme le font François Hollande et Angela Merkel en proposant Eurotech. Il nous faut créer une sorte d'Erasmus pour les start-up."

Sans smartphone, notre productivité augmente de 26%



Une étude de Kaspersky Lab révèle que les smartphones distraient et rendent moins efficace au travail
Si les smartphones aident à rester en contact avec ses collègues, à consulter les messages reçus et à effectuer des tâches urgentes au quotidien, ils rendent en fait moins productifs au bureau, selon une nouvelle expérience psychologique menée par les universités de Würzburg et de Nottingham Trent à la demande de Kaspersky Lab. 

Cette expérience a permis de faire ressortir une corrélation entre les niveaux de productivité et la distance entre les participants et leur smartphone. Privés de leur smartphone, ceux-ci ont vu leurs performances s’améliorer de 26 %. Cette expérience a testé le comportement de 95 personnes âgées de 19 à 56 ans, dans des laboratoires des universités de Würzburg et Nottingham-Trent, en prenant soin de maintenir l’équilibre des conditions d’expérimentation et des sexes au sein de l’échantillon entre les laboratoires.
Plus les smartphones sont éloignés, plus la productivité est importante
Les chercheurs ont demandé aux participants de se livrer à un test de concentration dans quatre circonstances différentes :
  • avec leur smartphone dans la poche,
  • posé sur leur bureau,
  • enfermé dans un tiroir
  • totalement retiré de la pièce.
Les résultats des tests de concentration sont parlants : ils ont été les plus faibles lorsque le smartphone se trouvait sur le bureau. Chaque éloignement supplémentaire entre l’appareil et son propriétaire a eu pour effet d’améliorer les performances. Globalement, les résultats ont été 26 % meilleurs une fois les téléphones mobiles sortis de la pièce.
S’éloigner de son smartphone n’est pas anxiogène

Même si l’absence de smartphone n’a généré aucun stress chez les participants, il est important de souligner que les femmes se montrent plus anxieuses que les hommes au quotidien. Cette observation a permis aux chercheurs de conclure que les smartphones (ou leur absence) sont sans incidence sur le niveau d’anxiété au travail, mais qu’il peut varier entre les hommes et les femmes.

« Des études précédentes ont montré que, d’un côté, le fait d’être séparé de son smartphone a des effets négatifs sur le plan émotionnel, par exemple un regain d’anxiété, mais aussi que, d’un autre côté, le smartphone peut être une source de distraction lorsqu’il est présent. En d’autres termes, aussi bien l’absence que la présence d’un smartphone peuvent nuire à la concentration », observe Jens Binder de l’Université de Nottingham Trent. « En résumé, les résultats de notre étude indiquent que c’est l’absence du smartphone, plutôt que sa présence, qui améliore la concentration », ajoute Astrid Carolus de l’Université de Würzburg. »
L’amnésie Numérique au travail

Les résultats de l’expérience viennent corroborer ceux d’une enquête antérieure, portant sur « l’amnésie numérique au travail », au cours de laquelle Kaspersky Lab a démontré que les appareils numériques peuvent avoir un effet néfaste sur le niveau de concentration. Cette enquête avait révélé, par exemple, que la saisie de notes sur un appareil numérique pendant une réunion nuit à la bonne compréhension de ce qui s’y dit.
Si bannir les appareils numériques du lieu de travail n’est pas vraiment envisageable, ces résultats – combinés à ceux de l’enquête sur « l’amnésie numérique au travail » – fournissent aux entreprises des pistes sur les moyens de gagner en productivité.
« Les collaborateurs pourraient être plus productifs si, au lieu d’avoir accès à leur smartphone en permanence, des périodes sans smartphone étaient ménagées. L’une des solutions pourrait consister, par exemple, à appliquer les règles en vigueur pour les réunions – interdiction des téléphones et des ordinateurs personnels – dans l’environnement normal de travail », commente Tanguy De Coatpont directeur général de Kaspersky Lab France « Les entreprises doivent également avoir conscience que, dans l’univers connecté qui est aujourd’hui le leur, une baisse de concentration peut poser problème en matière de sécurité. Les attaques ciblées avancées, par exemple, ne peuvent être découvertes que si les employés sont vigilants et à l’affût des e-mails inattendus et inhabituels. Il est donc vital pour les entreprises d’élaborer des procédures de sécurité, notamment des séances de formation, afin de renforcer la vigilance de leurs collaborateurs, que ceux-ci utilisent ou non leur smartphone au travail. »

Facture électronique : opportunité ou contrainte ?



Par Magali Kolnik, Chef de projet NEOTOUCH

A partir du 1er janvier 2017, l’envoi de factures au format électronique sera obligatoire pour les fournisseurs de la sphère publique ayant plus de 5000 employés. D’ici 2020, ce sont tous les fournisseurs de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui devront progressivement passer à l’e-facture. Un projet d’envergure qui vise à faciliter la traçabilité des échanges et à réduire les délais de paiement.

100 millions – c’est le nombre de factures reçues chaque année par la sphère publique. L’échéance de 2017 représente une préoccupation majeure pour les acteurs du service public et pour les grandes entreprises, mais cette transformation digitale se trouve également au cœur des problématiques des PME qui doivent anticipent le calendrier de déploiement annoncé.

Un agenda de déploiement ambitieux pour les fournisseurs de la sphère publique

En janvier 2012, l’Agence pour l’Informatique Financière de l’Etat (AIFE) annonçait la disponibilité du portail Chorus Factures permettant aux fournisseurs de l’Etat qui le souhaitaient de transmettre leurs factures au format électronique.

La mise à disposition de ce portail faisait suite à la promulgation de la Loi de Modernisation de l’Economie, dite LME, du 4 août 2008 qui obligeait l’État à accepter les factures électroniques émises par ses fournisseurs.

En 2014, seulement 34 000 factures reçues par l’Etat (sur un total de 5 millions) avaient été transmises au format électronique à travers la plateforme Chorus Factures.

Afin de donner une nouvelle impulsion, le décret n°2016-1478 du 2 novembre 2016 définit un calendrier de déploiement pour généraliser l’envoi de factures électroniques vers l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics entre 2017 et 2020 :


  • 1er janvier 2017 : obligation pour 200 grandes entreprises françaises de plus de 5 000 salariés et les personnes publiques ;
  • 1er janvier 2018 : obligation pour 45 000 entreprises de taille intermédiaire (ETI) de 250 à 5 000 salariés ;
  • 1er janvier 2019 : obligation pour 136 000 petites et moyennes entreprises (PME) de 10 à 250 salariés ;
  • 1er janvier 2020 : obligation pour les très petites entreprises de moins de 10 salariés.


Chorus Pro : l’interconnexion entre 80 000 entités publiques et 1 million de fournisseurs

Cette généralisation concernera à terme près de 100 millions de factures et plus d’1 million d’entreprises. Pour répondre à ce nouvel enjeu, l’AIFE a déployé un nouveau portail, Chorus Pro, qui vient remplacer Chorus Factures.

Ce nouveau portail a été lancé officiellement le 20 septembre 2016 et, pour l’instant, ce dispositif est ouvert à 18 collectivités locales et établissements publics pilotes.

A terme, ce sont 80 000 entités publiques qui sont impliquées dans ce projet de modernisation.

A travers le portail Chorus Pro, l’AIFE met à disposition 3 modes de dépôt des factures :

  • Le mode Portail, destiné aux structures qui envoient un faible volume de factures et qui permet de déposer manuellement une facture PDF ou de saisir les données de cette facture sur un formulaire en ligne ;
  • Le mode Service, destiné aux entreprises ou aux éditeurs de logiciel permet d’automatiser les envois depuis un logiciel de facturation grâce à une API (Application Programming Interface) documentée ;
  • Le mode EDI (Echange de Données Informatisées) pour avoir recours à un opérateur de factures électroniques déjà raccordé à Chorus Pro.


L’e-facture, un enjeu pour toutes les entreprises

L’objectif de ce dispositif est de faire évoluer la relation client – fournisseur vers des échanges dématérialisés, non seulement entre la sphère publique et ses fournisseurs, mais à terme pour les échanges en B2B (Business to Business) également.

En effet, les bénéfices liés à l’e-facture sont nombreux. Tout d’abord, le passage à la facture électronique permet de réaliser des économies sur le papier et l’affranchissement. Ensuite, la réception chez le destinataire est instantanée et tous les échanges sont tracés et sécurisés. Par exemple, le portail Chorus Pro retourne un accusé de réception au fournisseur à chaque dépôt de factures. De même, le suivi de chaque étape de traitement des factures est accessible en ligne à tout moment.

Ce mode d’échange doit permettre d’optimiser la productivité du secteur public et celle des fournisseurs et de recentrer les collaborateurs sur leur cœur d’activité. Bercy a ainsi chiffré les économies potentielles à près de 710 millions d’euros par an à partir de 2021 : 260 millions d’euros pour les collectivités territoriales, 114 millions pour l’Etat et les établissements publics nationaux et 335 millions pour les fournisseurs.

Enfin, la mise en place de ce portail devrait permettre à la sphère publique d’automatiser l’ensemble de ses processus de traitement et donc de réduire les délais de paiement vis-à-vis de ses fournisseurs. Selon une étude réalisée par les cabinets Compinnov et Teresa Monroe en 2015, 6 fournisseurs sur 10 étaient payés en retard par le secteur public. Cette volonté de réduire les délais de paiement est un élément crucial pour les TPE et les PME, lorsqu’on sait qu’elle est à l’origine de 25% des faillites d’entreprises.

Il est important pour les fournisseurs de la sphère publique de ne pas attendre l’échéance qui leur est fixée. Anticiper ce passage à l’e-facture peut représenter un fort avantage concurrentiel pour les entreprises, notamment si le marché public prévoit une clause imposant le dépôt des factures sur Chorus Pro.

La France accuse un retard dans l’adoption de la facture électronique par la sphère publique :


  • 2005 : Danemark
  • 2008 : Suède
  • 2010 : Finlande
  • 2012 : Norvège
  • 2014 : Autriche, Portugal, Pays-Bas
  • 2015 : Italie, Espagne, Slovénie
  • 2015-2017 : Belgique
  • 2016 : Suisse, Estonie
  • 2017-2020 : France

Etude Digimind : Nicolas Sarkozy, candidat n°1 des réseaux sociaux



Du 18 octobre au 16 novembre, Digimind, éditeur français de solutions de veille, d’e-réputation et de Social Media Intelligence, s’est intéressé aux communautés connectées des 7 candidats à la primaire et a analysé les interactions afin d’identifier les comptes et posts suscitant le plus d’engagement.

"Les dernières élections américaines ont révélé la fiabilité des sondages basés sur le social media, seule source à avoir annoncé la victoire de Donald Trump. Aussi, à quelques jours de la primaire de la droite et du centre, les candidats redoublent d’efforts pour travailler leur image et leurs messages. Pour s’y faire, Twitter et Facebook sont particulièrement plébiscités par ces politiques et leurs équipes de campagne", explique Digimind.

"Si le duo Sarkozy-Juppé est au coude à coude dans les sondages d’opinion, c’est  celui formé par Sarkozy-NKM qui l’emporte côté 2.0."

Les communautés : Nicolas Sarkozy en tête du classement, NKM en 2ème position

Avec 1,2 million de fans sur Facebook et 1,4 million de followers sur Twitter, Nicolas Sarkozy détient la plus grande communauté sur les réseaux sociaux, loin devant tous les autres candidats. L’ancien Président de la République bénéficie de nombreux fans et followers acquis lors de sa précédente campagne et durant son 1er mandat.

Nathalie Kosciusko-Morizet se place en 2ème position, avec une communauté de 723 000 internautes tout réseaux sociaux confondus, devant Alain Juppé et François Fillon. Cette position est notamment liée à sa communauté très dynamique sur Twitter de 632 000 followers.
Toutefois, sur Facebook, François Fillon se place en seconde position avec 163 000 fans.

Nicolas Sarkozy, champion des interactions, Fillon surprenant vice-champion

Avec près de 450 000 interactions sur les 30 derniers jours (likes, partages, commentaires, retweets, etc.), Nicolas Sarkozy se positionne là aussi à la 1ère place devant François Fillon (361 000) et Alain Juppé (176 000). L’ancien Président de la République et son ex 1er Ministre creusent donc l’écart avec les autres candidats en termes d’engagement, y compris avec Alain Juppé.

Les engagements générés sur les comptes sociaux de Nicolas Sarkozy proviennent d’abord des Likes sur Facebook (133 000), puis des retweets (123 000) et enfin des commentaires sur Facebook (36 000).
Concernant le rythme de publication sur les 230 derniers jours, Nicolas Sarkozy a publié 557 messages sur Facebook et Twitter, devant Jean-Frédéric Poisson (508) qui se positionne à la 2ème place.
Néanmoins, ne bénéficiant que de communautés réduites sur Facebook et Twitter, ce rythme élevé de publications ne lui permet pas de produire un grand nombre d’interactions.

52% des Français sont opposés à la création du fichier TES



Selon un sondage Odoxa pour les Rendez-vous de l’innovation réalisé en partenariat avec Microsoft, Stratégies, BFM-Business, 01 net et l’Usine nouvelle, 52% des Français sont opposés à la création du fichier TES.

Sur les données personnelles, les Français affirment être très majoritairement préoccupés par la protection de leurs données. 78% d’entre eux le disent. Cette inquiétude est par ailleurs partagée par toutes les classes d’âges et sociales, observe Odoxa.



Pour les Français, la création de fichiers numériques est utile (62%) mais elle remet aussi en cause certaines libertés et le respect de la vie privée (71%).

La polémique a été grande ces derniers jours. Accusé par Axelle Lemaire d’avoir souhaité faire passer le décret « en douce, un dimanche de Toussaint », Bernard Cazeneuve a finalement promis un débat parlementaire tout en conservant le principe du décret.
Le gouvernement serait-il représentatif des Français ? Peut-être bien sur cette question. Tiraillés entre l’utilité qu’ils perçoivent et la crainte d’une remise en cause des libertés et de leur vie privée, les Français ne sont pas massivement favorables ou opposés à ce décret.

52% d’entre eux y sont opposés quand 47% y sont favorables. Les plus jeunes y sont quant à eux très majoritairement opposés (65%).

Les lauréats des DigiWorld Awards 2016 sont...

Pierre Chappaz, PDG de Teads, a remis les prix



À l'occasion de la 38ème édition de son DigiWorld Summit + Week, IDATE DigiWorld, en partenariat avec Business France et la French Tech, vient d'annoncer le résultat des DigiWorld Awards, qui récompensent pour la seconde fois des start-ups du numérique créées par des Français à l'étranger.

Les lauréats des DigiWorld Awards 2016 sont...

Les start-ups qui ont participé ont répondu aux critères suivants :

  • Avoir été créées hors de France par au moins un Français
  • Exercer leur activité principale dans le domaine du numérique (au sens Tech) : équipements & terminaux, réseaux & télécoms, services & application Internet (BtoC, BtoB...), M2M & IoT...


Parmi les nombreuses candidatures reçues, le Jury a procédé à un premier classement distinguant les start-ups les mieux notées sur deux critères d'innovation et de potentiel de développement international. Un cinquième prix, le coup de cœur du jury, a permis de sélectionner une start-up tournée vers l'international issue de l'écosystème de la région Occitanie.

Les lauréats de chaque catégorie ont été dévoilés le 16 novembre 2016, à l'occasion du DigiWorld Summit.

Prix Amériques : APrivacy www.aprivacy.com (Canada)
Créée en 2010 par Cédric JEANNOT, Founder & CEO, Aprivacy propose des solutions de sécu-risation des données pour les services financiers.




Prix Afrique : Chalkboard chalkboard.education  (Ghana)
Créée en 2015 par Adrien BOUILLOT, Founder & CEO, Chalkboard Edu-cation propose une so-lution pour connecter les universités et les étudiants "Everywhere and Whatever their connection"




Prix Pacifique : Gatecoin www.gatecoin.com (Hong Kong)
Créée en 2013 par Aurelien MENANT, co-Founder & CEO, Gatecoin est une plate-forme de trading pour les crypto-monnaies et les actifs blockchain.




Prix Moyen-Orient : Pzartech  www.pzartech.com (Israël)
Créée en 2015 par Jeremie BRABET-ADONAJLO, Pzartech offre une solution complète combinant une technologie de reconnaissance de composants 3D et une plateforme d'impression 3D.



Coup de cœur du Jury : IntuiLab  (Région Occitanie, France) www.intuilab.com
Créée en 2010 par Vincent Encontre, IntuiLab développe une plateforme permettant de créer sans programmation des applications pour des vitrines, des murs d'écran ou des tablettes."




Les lauréats de chaque catégorie ont reçu leur trophée en présence du Président du Jury, Pierre Chappaz, Président de Teads. Chaque prix est doté par les parrains de l'opération - Accenture, Capgemini, Ericsson et Orange - qui mettent à la disposition des start-ups primées leur dispositif Innovation au niveau international. Sans oublier la Région Occitanie qui parraine le Coup de cœur du Jury. Les lauréats sont également intégrés au Wproject (www.wproject.fr), la plate-forme de référence des entrepreneurs français de l'étranger, qui a réalisé les vidéos de présentation de chaque start-up.

Numérique : le Digiworld de Montpellier veut rétablir la confiance



La 38e édition du Digiworld Summit, grand rendez-vous international du numérique, s'est ouvert ce mercredi 16 novembre au Corum de Montpellier devant un millier de participants et des experts de premier plan venus du monde entier. Cette année, le thème choisi est particulièrement en phase avec l'actualité puisqu'il s'agit de la confiance dans l'économie numérique ; et plus exactement de la confiance qui doit exister entre les utilisateurs-internautes et les sociétés privées ou les autorités publiques.

Entre les récentes cyberattaques contre Yahoo, la mise en oeuvre en catimini du fichier TES en France, les suites des révélations d'Edward Snowden, les échanges Whatsapp-Facebook, ou encore la bataille entre l'Europe et les Etats-Unis pour la préservation des données personnelles, les sujets d'inquiétude ne manquent pas pour les internautes qui, légitimement, veulent savoir ce que l'on fait de leurs données.

Ce mercredi, un consensus est apparu entre tous les intervenants, grands chefs d'entreprises numériques ou des télécoms, industriels ou représentants d'organismes de protection de la vie privée : l'écosystème numérique n'est pérenne et ne peut grandir que si les utilisateurs ont confiance dans les matériels et services qu'ils utilisent. Le sujet, sensible, a passionné bien au-delà du cercle des spécialistes puisque le Digiworld était ce matin le 3e sujet le plus discuté sur Twitter France !

Au fil des intervenants, des pistes de travail se sont dessinées comme la volonté de responsabiliser les internautes (en leur imposant de choisir des mots de passe complexes), de leur donner un meilleur accès aux données qu'ils confient aux sociétés du net, d'offrir plus de transparence dans l'utilisaton de ces données, ce big data qui ambitionne d'améliorer la vie quotidienne.

Respecter les données de la vie privée

"La protection de la vie privée peut changer la donne du marché. Il faut remettre le consommateur au centre. La vie privée doit être prise au sérieux par les entreprises" a plaidé Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Et de mentionner le poste d'officier de la vie privée, prévu dans le règlement européen sur la protection des données, et qui devrait se généraliser dans les entreprises high-tech.

Du côté des géants du net, justement, on est bien conscient que la protection des données est un enjeu capital pour lequel les consommateurs sont d'ailleurs prêts à payer. Marc Mosse, Senior Director EU Government Affairs chez Microsoft Europe, a ainsi indiqué que Microsoft avait récemment refusé de communiquer au gouvernement américain des données d'un de ses clients stockées en Irlande ; un refus validé par les tribunaux. Une première que l'on retrouve aussi chez des acteurs comme Apple.

Du côté du matériel, l'intervention de la française Anne Bouverot, PDG de Safran Identity & Security, a été particulièrement remarquée. Si elle a plaidé pour les nouvelles formes d'authentification que développe Safran pour remplacer les mots de passe (reconnaissance d'empreintes digitales, de l'iris ou du visage en 3D), Anne Bouverot a surtout insisté sur l'importance de voir ses données biométriques sensibles stockées au plus près de l'utilisateur (c'est-à-dire sur une puce dans ses documents d'identité) et non pas dans de vastes bases de données centralisées... Soit le dispositif totalement inverse qu'a choisi le gouvernement pour créer son mégafichier TES au coeur d'une polémique...

Les arguments de Mme Bouverot, et de la majorité des acteurs du numérique présents, devraient aller au coeur d'Axelle Lemaire, la secrétaire d'Etat au Numérique qui doit intervenir au Digiworld ce jeudi.



L'incubation devient-elle une bulle ?



Par Daniel Benchimol, président du cluster régional du numérique DigitalPlace et Président du Conseil de Surveillance d'Eurogiciel

Je trouve l'inflation de création d'incubateurs abusive. Et cela devient tel qu'on ne comprend plus vraiment l'offre et la proposition de valeur. Même si les espaces de co-working ont leur vertu, ils n'optimisent pas, loin s'en faut, les chances de succès de leurs hôtes. Si l'on essaye de mieux comprendre les motivations, on observe 4 types d'incubateurs :

Les incubateurs historiques créés par les collectivités, les incubateurs dits Allègre. Ils ne sont pas spécialisés et disposent de relativement peu de moyens. Ils étaient faits pour faire sortir les projets innovants du monde de la recherche - 'en early stage' - mais, ces critères sont en train d'évoluer.
Les incubateurs privés, hôtels de startups, où finalement la motivation du créateur est avant tout immobilière et, au mieux, dans certains cas, un vivier personnel pour le créateur, qui est aussi business angel, afin d'investir et être aux premières loges de la naissance d'une pépite.
Les incubateurs de Grands Groupes qui servent leurs intérêts sectoriels ou technologiques ; ces derniers ont pris conscience que l'innovation vient des startups où la créativité et le modèle de pensées disruptif peut leur apporter ce qu'ils n'ont plus en interne. Car beaucoup de grands groupes vivent dans le syndrome paranoïaque de "l'uberisation" de leur marché.
Et enfin, les incubateurs de Sociétés pour lesquelles l'incubation est tendance. Une tendance pour observer ces startuppers - comme l'on observe des animaux dans un zoo - et de voir qu'est-ce qu'on peut apprendre de ces nouveaux 'bonobos'. Ou comment, en observant ces incubés, ils pourront transformer leur Société.

Un startupper a l'embarras du choix pour s'installer : à l'instar du Cargo à Paris (10.000 m2) ou l'ouverture prochaine de la Halle Freyssinet, l'incubateur de Xavier NIEL (35.000 m2 pour 1000 startups), et qui sera le plus grand incubateur du monde.

Si l'offre de m2 est maintenant pléthorique, y compris en province, ce dont les startups ont le plus besoin, c'est d'accompagnement. Cet accompagnement que l'on trouve dans les accélérateurs et non dans les incubateurs. Et les bons accélérateurs sont malheureusement trop peu nombreux.  Parce qu'un bon accélérateur c'est l'endroit où vous trouvez tous les 'gourous' qui vont doper vos compétences mais aussi qui vont mettre à votre disposition les réseaux nécessaires à l'accélération.

Malgré tout, le côté positif c'est que la France est dans le peloton de tête de création de startups. Il est difficile de dire combien il s'en crée par an : un bon millier certainement ? Pour autant, le taux de mortalité est très fort sur notre territoire.

Le numérique attire particulièrement et tout le monde rêve de créer la ''killer application''. Mais c'est comme dans le sport, nous avons de plus en plus de joueurs et pour réussir il faut jouer en 1ière division, alors que les joueurs se situent dans le monde entier. Le vivier est immense par définition mais non coordonné. Le match est mondial, donc jouer en 1ière division est réservé à une élite de peu d'élus. De mon point de vue, il n'y a pas de place en 2ième division. Car dans beaucoup de cas, comme disent les anglo-saxons 'the winner takes all'.

En France, nous avons seulement créé 3 licornes[1] sur les 153 que compte le monde (dont 40 en Europe). Force est de constater que nous ne sommes pas au niveau. « L'âge moyen des entreprises du CAC 40 est de 105 ans, tandis que celui des entreprises du Nasdaq aux Etats-Unis est de 15 ans. » constate amèrement Emmanuel Macron. En plus de parler des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), on parle aussi maintenant des NATU (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber).

Il est alors frustrant de constater que Withings, SeLoger.com ou PriceMinister se sont vendus à des étrangers avant d'avoir atteint la taille critique mondiale... Qu'est-ce qui nous manque ? Des ingénieurs d'excellent niveau ? Certainement pas. La formation de nos ingénieurs est reconnue dans le monde entier, comme le sont nos labos et nos centres de recherche.

Du financement ? Pas au démarrage ou aux premières levées de fonds, certainement au moment des grosses levées de fonds qu'on appelle les séries B ou C. Mais pour autant, à ce stade, la startup accompagnée peut solliciter des fonds étrangers si les fonds français ne sont pas au rendez-vous. Certes, la propriété intellectuelle risque de migrer vers le pays financeur - souvent un prérequis du financeur- donc, je considère que ce n'est pas un problème de financement.

Mais ce qui manque c'est certainement de l'ambition : l'ambition de révolutionner un système, de bouger les lignes, de changer le monde. Cette ambition que certains prennent pour de la mégalomanie. Si l'on analyse ce qui se passe outre Atlantique, ceux qui ont réussi leur première, voire deuxième entreprise n'ont de cesse de réinvestir sans compter, ni pour eux, ni pour ceux qui les suivent dans leurs rêves qui passent pas l'éradication du Cancer, la colonisation de Mars, le transport autonome, l'intelligence artificielle, etc...

Alors cessons de croire que le seul débouché d'une startup Française est de se vendre au bout de 5 ans à un Groupe Etranger.

Incubons et accélérons aussi notre ambition pour faire 'la course en solidaire'.

Biométrie vocale : halte aux idées reçues



Par Joël Drakes, Expert Biométrie Vocale chez Nuance

Dans toute l’Europe, les technologies d’authentification biométrique suscitent un fort engouement. Le marché mondial des solutions biométriques devrait atteindre 44,2 milliards de dollars en 2021, alors qu’il ne pesait que 7 milliards de dollars en 2014. L’utilisation de telles technologies par de grandes entreprises telles que HSBC, Barclays ou TalkTalk participent fortement à  leur démocratisation.

Pourtant, les utilisateurs se montrent encore souvent frileux au moment d’utiliser ces technologies, par exemple pour procéder au règlement de leurs achats. Cela est bien souvent dû au fait qu’ils ne les ont jamais expérimentées ou qu’ils ignorent leur fonctionnement. Cette méconnaissance alimente les idées fausses et préconçues, jetant le doute sur les garanties de sécurité de cette technologie.

Voyons donc quelles sont les préoccupations qui entament la confiance des consommateurs pour mieux démystifier ces préjugés.

Idée reçue n°1 : Et si quelqu’un m’entend prononcer mon mot de passe ?

Depuis plus de 20 ans, les professionnels de la sécurité recommandent de « ne jamais divulguer son identifiant ni son mot de passe, sous peine de s’exposer à de gros risques. » Enoncer son mot de passe à voix haute pour se connecter par la reconnaissance vocale peut donc sembler absurde et aller à l’encontre des principes élémentaires de tout utilisateur soucieux de sa sécurité.

Cependant, avec la biométrie vocale, plus de cent caractéristiques uniques distinguent chaque empreinte d’une autre, si bien que le mot de passe ne tient plus tant au fond (ce qui est dit) qu’à la forme (comment cela est dit). Le mot de passe devient une des nombreuses caractéristiques de l’empreinte vocale, qui se distingue aussi par des caractéristiques physiques et comportementales.

Les caractéristiques physiques tiennent à la taille et à la forme des voies nasales, au tractus vocal et même aux mouvements que chacun fait avec sa bouche. Quant à la reconnaissance comportementale, elle porte sur l’accent, la prononciation, le ton ou même le débit de parole. C’est ce qui explique que nul ne peut usurper les droits d’accès d’un individu simplement en entendant son mot ou phrase de passe.

Idée reçue n°2 : Et si quelqu’un imite ma voix ?

Quelle que soit la qualité d’imitation de l’imposteur, chaque empreinte vocale est unique. C’est ce qui a été démontré récemment par le magazine WIRED qui a voulu comparer les voix de célébrités à des imitations. Dans tous les cas, la biométrie vocale saura déterminer qui est le véritable titulaire du compte.

Idée reçue n°3 : Et si j’ai un rhume ? Pourrai-je quand même me connecter à mon compte ? 

Autre crainte répandue, le risque de ne plus pouvoir utiliser sa forme principale d’authentification. Imaginons qu’une personne ait perdu sa voix ou que son accent change après s’être installé à l’étranger. Un atout majeur de la biométrie vocale est sa capacité à capturer et à analyser quasiment tous les aspects de l’empreinte vocale si bien qu’une personne lambda enrhumée aura plus de chances d’être correctement authentifiée (94%) qu’avec un code PIN ou un mot de passe (40-60%).

Une grande institution financière des Etats-Unis affiche un taux de réussite de 99,6% pour un volume annuel qui dépasse les 20 millions de vérifications par biométrie vocale. Cette fiabilité explique pourquoi autant de grands groupes adoptent aujourd’hui la biométrie vocale pour authentifier les accès à des informations sensibles. La biométrie vocale est garante d’une sécurité renforcée et d’une meilleure expérience client.

C’est une formidable révolution des pratiques d’authentification qui se prépare, car combinée à d’autres formes biométriques à vocation sécuritaire, comme la reconnaissance faciale, la reconnaissance vocale permet aux entreprises d’appliquer l’authentification plurifactorielle (tel que le numéro d’appel du client associé à son empreinte vocale) sans que les clients aient besoin de se remémorer aucun mot de passe ni code PIN.

Idée reçue n°4 : Des hackers pourraient-ils pirater mon empreinte vocale ?

Comme toujours, la crainte du piratage surgit avec le risque que des tiers puissent avoir accès à des informations confidentielles. Le risque zéro n’existe pas : aucune forme d’authentification, par des codes pin, des mots de passe, la lecture d’empreintes digitales ou la reconnaissance vocale ou faciale, ne permet de garantir à 100% que des hackers ne pourront jamais obtenir et usurper les données personnelles et d’identification d’un individu. La biométrie vocale offre un avantage supplémentaire par rapport à d’autres formes d’authentification car si un hacker vole un enregistrement d’une voix, la technologie de détection intégrée vérifie si la source audio correspond à un énoncé en direct ou s’il s’agit d’un enregistrement. Infiniti Research estime que la biométrie vocale permet de détecter 90% des cas de fraude via un canal voix et 80% via une application mobile. Avec des hackers aux aguets, les données sont davantage en sécurité quand l’accès est protégé par une technologie de biométrie vocale.

Idée reçue n°5 : Je ne peux pas changer de mot de passe  

Certes, votre voix est la vôtre pour toujours, mais l’authentification par biométrie vocale suit un processus dynamique, qui évolue donc constamment, contrairement à la reconnaissance d’empreintes digitales ou au scan rétinien où l’objet biométrique est statique et pérenne, quasiment sans variabilité. Une empreinte digitale concentre dix marqueurs d’identification possible, deux pour l’iris. La reconnaissance vocale elle n’a pas de limite. C’est en connaissant les spécificités de l’authentification biométrique par reconnaissance de la parole de l’interlocuteur que l’on mesure toute la puissance contenue dans le son de la voix.

La plupart des nouvelles technologies sont entourées d’idées fausses et donnent lieu à des spéculations. Et alors même que toujours plus de cas de compromissions de données et de cybercriminalité sont rapportés dans la presse, on comprend aisément le sentiment de méfiance des consommateurs vis-à-vis de ces solutions inconnues et du risque pour leurs données personnelles.

La protection des informations sensibles des entreprises, la simplification des pratiques d’authentification et l’optimisation de la qualité de l’expérience client, sont autant de possibilités démontrant le potentiel incontestable de la biométrie vocale. L’usage de cette technologie ne fera que grandir à mesure que les utilisateurs lui accorderont leur pleine confiance.

Primaire de la droite : qui fait le plus parler sur Facebook ?


Les réseaux sociaux et plus particulièrement Facebook sont l'un des lieux de discussions politiques les plus actifs, que ce soit pour la présidentielle ou la primaire de la droite. D'ailleurs tous les candidats utilisent le réseau social comme relai, par exemple Nicolas Sarkozy qui a souvent fait ses annonces sur sa page Facebook.

En partenariat avec la presse régionale, France TV et Europe 1, Facebook France a observé le volume des conversations de ses membres pour en extraire un certain nombre de données sur la primaire de la droite dont le 3e et dernier débat aura lieu le 17 novembre.

Le premier graphique en illustration de cet article montre l’évolution de la discussion autour des différents candidats depuis le 12 octobre. Nicolas Sarkozy domine les conversations (ce qui ne signifie pas une adhésion à ses idées), devant Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire. A noter dans ce graphique le pic observé par Jean-François Copé le 24 octobre. C'est la sortie du maire de Meaux sur le prix des pains au chocolat qu'il estimait à 15 centimes d'euros, qui lui doit ce score spectaculaire.

En évaluant le volume de conversation, Facebook a construit des cartes de France dites thermiques, c'est-à-dire montrant les départements où l'un des 7 candidats occupe le plus les conversations. Si la carte de Jean-François Copé comporte plus de zones foncées que celle de Nicolas Sarkozy par exemple, cela ne signifie pas que les Français ont plus parlé du premier que du second. Elles montrent simplement quelles sont les régions qui ont le plus parlé de tel ou tel candidat.









45 % des consommateurs ont été victimes de cybercriminalité



Une enquête de MarkMonitor, spécialiste de la protection des marques d’entreprise, révèle que 45 % des consommateurs ont été victimes d’une forme quelconque de cybercriminalité, 65 % d’entre eux ayant choisi de ne pas signaler l’incident aux autorités. L’enquête montre également que, parmi ces consommateurs, un sur six a subi des pertes financières consécutives à la fraude en ligne, d’un montant supérieur à 1 100 € pour 20 % des victimes.

Impact sur le e-commerce

Les fausses demandes de réinitialisation des mots de passe des comptes de réseaux sociaux représentent le type de fraude le plus courant (20 % du sous-échantillon), suivies de près par les e-mails qui usurpent l’identité de sociétés légitimes pour solliciter des informations personnelles (17 %).
Conséquence : l’enquête indique que les victimes de cybercriminalité redoutent dorénavant de recourir à des services en ligne. De plus, 21 % d’entre elles se sont déclarées insatisfaites de la marque impliquée. Concernant l’impact des récentes cyberattaques de grande ampleur sur la réputation, 71 % des consommateurs interrogés ont estimé que ces événements nuisaient à la réputation de l’entreprise, 65 % qu’ils entamaient la confiance dans la marque et 53 % que les clients se détourneraient à l’avenir de la marque.

D’après l’enquête, le consommateur fait davantage confiance aux transactions en ligne lorsqu’elles passent par des canaux bien établis, comme des applications de services bancaires mobiles ou des sites Web de commerce en ligne, respectivement crédités d’un taux de confiance de 52 % et 50 %. Les médias sociaux (16 %) et la publicité sur les réseaux sociaux (14 %) occupent le bas du classement, avec des scores témoignant des doutes des consommateurs sur la capacité de ces canaux à protéger leurs informations personnelles.

L’enquête révèle en outre une nette sensibilisation des consommateurs (87 %) aux dangers des transactions en ligne et aux tactiques employées par les cybercriminels, ce qui les conduit à prendre un certain nombre de précautions sur Internet. Parmi elles, la divulgation d’une quantité limitée d’informations personnelles sur les sites Web de marques connues arrive en tête des réponses (54 %), suivie par la vérification de la présence de la mention https ou du symbole de cadenas dans la barre d’adresse du navigateur (50 %). En revanche, certains concepts échappent encore aux consommateurs, comme le « Dark Web », 37 % admettant ne pas savoir à quoi il sert.

Opinium, cabinet de recherche marketing, a mené cette enquête en ligne dans le courant du mois d’août et de septembre 2016 auprès de 3 457 consommateurs dans différents pays (Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, France, Italie, Danemark, Espagne, Suède et Pays-Bas) pour évaluer les opinions, les attitudes et les expériences en matière de fraude en ligne, de sécurité et de cybercriminalité.

Quand les hackers s’attaquent aux élections



Par Alfredo Ortega, Développeur Back-end chez Avast

A l’occasion des élections du parti Les Républicains, les 20 et 27 novembre prochains, la Haute autorité pour la primaire de la droite a autorisé le vote électronique pour les Français vivant à l’étranger. Cette décision a été prise malgré certaines réticences quant à la garantie de la sécurité. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le concept du vote électronique n’est pas encore très développé en France et non-applicable à l'élection présidentielle, même pour les Français établis à l’étranger.

Certains pays, où ce système est plus répandu, ont été confrontés à des problèmes de sécurité. Des hackers ont par exemple récemment pris le parti de jouer un rôle actif dans l'élection présidentielle américaine. Ils n’ont pas seulement mis en lumière le triste état des machines de vote électronique obsolètes et peu sécurisées, ils ont également fait en sorte de semer le doute sur les résultats de l'élection, et tenté de saper la confiance des citoyens dans la démocratie américaine.
A la suite de ces attaques, certains chercheurs pointent du doigt la Russie. Pourtant un pirate informatique solitaire aurait pu commanditer ces hacks depuis sa chambre. Pour améliorer les systèmes et machines de vote, il faut d’abord saisir les intentions des hackers, leurs méthodes et prendre les mesures nécessaires appropriées.

Pour Alfredo Ortega, Développeur Back-end chez Avast, le constat est sans appel.

« Pour avoir déjà été en mesure d’infiltrer un système de vote, je peux vous dire que ce n’est pas si difficile du fait que tout système numérique est piratable. En revanche, les gouvernements doivent comprendre le but recherché par les hackers pour pouvoir analyser les attaques et trouver des solutions efficaces et durables pour s’en protéger.

Il existe de nombreuses façons de manipuler les systèmes de vote sans avoir à toucher aux bulletins physiques ou aux machines. Aux Pays-Bas par exemple, bien que les appareils électroniques ne soient pas connectés à internet, les pirates peuvent lire le vote d'une personne à 30 mètres de distance et sans fil, en utilisant une petite antenne pour écouter les émissions radio de la machine. Autrement dit, ce système ne garantit pas l'anonymat de l'électeur.

Piratage des machines de vote aux Etats-Unis

Lors du piratage – toujours à distance – des systèmes de vote dans l’Illinois aux Etats-Unis, les hackers semblaient plutôt vouloir voler les informations stockées dans les machines, et non les modifier. Ils ont réussi à extraire près de 200 000 données personnelles d'électeurs, et paraissaient être à la recherche des historiques de vote pour voir s’ils avaient la possibilité d’influencer les futurs bulletins via des pots de vin ou de menaces.

Pour qu’un système de vote soit efficace, il faut que la partie battue reconnaisse sa défaite, or les résultats des machines sont souvent remis en cause. Les bulletins en papier permettent de démontrer la légitimité des votes alors que les résultats d’un système purement numérique ne peuvent être confirmés et demeurent incertains. Le soupçon d'un hack sera toujours présent, permettant au vaincu d’utiliser cet argument pour critiquer le nouvel élu, ou même tenter de le corrompre en échange de son silence. C’est ainsi qu’un système de vote peu fiable affaiblit la démocratie.

Les gouvernements doivent partir du principe que les machines ne seront pas piratées le jour de l’élection, mais des mois voire des années avant. Les cyber-menaces sont de plus en plus agressives et si les pays ont pour le moment évité le pire, ils doivent se préparer pour l'avenir.

Le papier reste encore la solution la plus sécurisée

 Aujourd’hui, la seule véritable défense contre les attaques serait de ne plus utiliser de système électronique, ce qui parait impossible pour des nations telles que les États-Unis. En revanche, elles pourraient développer des machines qui impriment de façon automatique et centralisée les résultats de chaque vote électronique sur des bulletins physiques auxquels se reporter lors du dépouillement ou en cas de contestation. Même si une élection à base de papier peut toujours être "piratée", c’est aujourd’hui l'option la plus sécurisée dont nous disposons. Si la France décide d’appliquer le vote numérique aux élections présidentielles, les politiques et les organisations compétentes devront impérativement assurer l’accès à des appareils hautement sécurisés et fiables au risque de mettre le système démocratique français en péril. »

Surmonter les défis de sécurité IT des PME en 5 étapes



Par Thierry Tailhardat, Directeur France de Bomgar

Les PME sont confrontées à une série d'obstacles à leur sécurité informatique et sont particulièrement exposées aux risques de compromissions de sécurité. En raison de leur taille et de leurs ressources relativement limitées en personnel et en technologies par rapport aux grandes entreprises, elles sont à la fois plus exposées à la cybercriminalité, et moins à même d'absorber les coûts pharaoniques qui peuvent en découler. C'est une des raisons majeures du manque de confiance des professionnels IT de PME face à la recrudescence des attaques. Autre facteur, la diversité de ces attaques, qui sont aussi de plus en plus sophistiquées. Celles-ci incluent les attaques en ligne d'ingénierie sociale / de phishing, les logiciels de demande de rançon (ransomware), les attaques qui ciblent en particulier les utilisateurs privilégiés, et les attaques de VPN (Virtual Private Network), permettant de s'infiltrer sur l'ensemble d'un réseau.

En plus de ces nouvelles menaces, les PME sont confrontées au quotidien aux mêmes défis informatiques que l'ensemble des entreprises, notamment la négligence des employés, sous-traitants et tierces parties vis-à-vis des pratiques de sécurité recommandées, les technologies patrimoniales devenues inefficaces face aux assauts de la cybercriminalité moderne, le manque de personnel, et l'absence de priorités de sécurité IT clairement définies.

Le rapport du Ponemon Institute sur le Coût de la Cybercriminalité en 2016 prouve que dans le contexte actuel de la cybercriminalité, une entreprise moyenne peut s'attendre à des pertes pouvant atteindre 4 millions d'Euros par cas de compromission de sécurité. Et selon une autre enquête du Ponemon Institute, le rapport sur l'État de la cybersécurité des PME en 2016, plus de 50 % des PME ont été victimes de cas de compromission de leur sécurité au cours de l'année dernière. Ce sont là des conséquences que les PME n'ont pas les moyens d'assumer.


Menaces et solutions

Pourtant, les PME doivent comprendre que l'absence de budget dédié et d'une large équipe de professionnels IT ne doit pas les empêcher de se préparer à ces difficultés et de mieux se protéger contre les tentatives de compromission. Des solutions existent au sein même de l'entreprise, rien qu'en mobilisant les ressources existantes, en éliminant les pratiques et outils à risque et en élargissant l'arsenal des technologies pour surmonter ces obstacles.

Voici cinq facteurs courants de menace pour la sécurité, et les solutions que les PME peuvent y opposer :

1.      Attaques en ligne d'ingénierie sociale / de phishing

Solution : Éliminer les identifiants simples et partagés
Le rapport Ponemon sur l'état de la cybersécurité des PME en 2016 révèle que 65% des sondés n'observent pas de façon stricte les règles documentées de bonne gestion des mots de passe. Les PME doivent exiger de chaque utilisateur privilégié qu'il utilise ses propres identifiants. La décision de remplacer les identifiants simples ou partagés est facile à appliquer. Les PME peuvent en outre mettre en vigueur un système d'authentification plurifactoriel pour réduire les risques d'accès aux informations et systèmes sensibles d'éventuels pirates ou contrer les enregistreurs de frappe.

2.      Menaces via les tierces parties

Solution : Évaluer régulièrement les utilisateurs privilégiés
Selon le tout dernier rapport Ponemon sur l'état de la cybersécurité des PME, 41 % des cas de compromission sont la conséquence d'erreurs de la part de tierces parties, tandis que 48 % sont provoqués par un employé ou sous-traitant négligent. Les PME doivent identifier ces utilisateurs privilégiés, évaluer leurs niveaux de permission IT, et s'assurer qu'ils n'aient accès qu'aux systèmes dont ils ont réellement besoin. De cette manière, des identifiants qui tomberaient entre les mauvaises mains risquent moins d'ouvrir les vannes en grand en cas de piratage.

3.      Technologies patrimoniales

Solution : Surveiller les accès au réseau VPN (virtual private network)
Si bien des PME ont recours au VPN pour fournir à leurs utilisateurs un accès distant aux systèmes et fichiers dont ils ont besoin, nombreux sont ceux, même parmi les équipes IT, qui croient à tort que VPN rime avec sécurité. Mais en réalité, s'infiltrer dans un VPN est une méthode fréquente et efficace de piratage. Lorsque des cybercriminels obtiennent les identifiants et l'accès à un VPN, ils peuvent progresser au sein du réseau sans être détectés. En imposant des restrictions d'accès au VPN, on réduit les chances de succès de pirates potentiels ; dans certains cas, éliminer l'utilisation du VPN peut renforcer considérablement le profil de sécurité de l'entreprise.

4. Utilisation d'outils gratuits de prise en main et de support

Solution : Mener un audit technologique
Du fait de leur personnel et de leur budget limités, certains départements IT de PME ont recours à des outils gratuits pour le dépannage à distance des appareils d'utilisateurs ; mais cette stratégie est tout simplement trop risquée. Presque tous ces outils peuvent être considérés comme non autorisés et non sécurisés, et le personnel IT doit s'efforcer d'en bloquer l'accès. La première étape en ce sens consiste à mener un audit de tous les outils utilisés au sein de l'entreprise. Cet audit devrait être programmé plusieurs fois par an en vertu des meilleures pratiques de sécurité informatique. Une solution plus sûre pour les PME consiste à adopter par défaut un outil centralisé et sûr pour l'ensemble des accès à distance. De plus, si une entreprise externalise son support IT, ce qui est fréquent pour les PME, elle doit absolument s'assurer que le prestataire de services de support utilise une solution qui établit des connexions sécurisées avec les systèmes et les applications sensibles.

5.      Manque de visibilité sur les menaces ou les failles de sécurité

Solution : Surveiller l'activité
La visibilité est un aspect que toutes les équipes IT peuvent optimiser, et que l'on a trop tendance à négliger. IBM et le Ponemon Institute se sont associés dans le cadre d'une étude réalisée auprès de 383 entreprises du monde entier ayant été victimes d'une compromission, avec des pertes de l'ordre de 3 000 à 101 500 dossiers compromis. Selon le rapport, la durée moyenne avant qu'un cas de compromission soit découvert est de 201 jours. L'un des facteurs qui explique ce long délai entre l'incident et sa détection relève de l'incapacité des entreprises à surveiller les accès : qui accède aux systèmes, quand, et pendant combien de temps. Une piste d'audit de ces informations peut aider à détecter les anomalies, et donc à repérer plus tôt toute activité suspecte. Les outils de prise en main à distance sont une des technologies permettant d'instaurer une piste d'audit. Savoir comment la technologie est utilisée et par qui permet aux entreprises de se tenir informées de ce que les utilisateurs privilégiés et d'autres tierces parties font sur le réseau.


Les petites et moyennes entreprises endossent les mêmes responsabilités de sécurité que les grandes entreprises, et leurs données sont tout aussi précieuses aux yeux des cybercriminels. En observant ces mesures, leurs départements IT pourront continuer de faire un excellent travail et ils réussiront à protéger leurs entreprises des menaces de sécurité, sans devoir mobiliser les mêmes ressources que les grandes entreprises.