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Le digital, un levier pour l’égalité professionnelle entre femmes et hommes



Comment le digital transforme-t-il la place des femmes dans l'entreprise ? Quelles nouvelles opportunités offre-t-il ? Réduisent-elles les inégalités au travail ?
C'est ce que l'étude internationale Digital equality, Women in the digital revolution, réalisée par Roland Berger en partenariat avec La Journée de la Femme Digitale, et Numa, a cherché à mieux comprendre à travers un sondage en ligne auprès de 3000 personnes (femmes et hommes), mené d'octobre à décembre 2016, dans plus de 60 pays.
Trois thèmes ont été passés en revue, correspondant aux étapes clés de la vie active : l'entrée dans la vie professionnelle (incluant l'entrepreneuriat et l'intrapreneuriat), le développement de carrière, et l'accès à des positions de responsabilité.

Principaux enseignements :

  • Les femmes attendent beaucoup du digital dans leur vie professionnelle. Près de 60% d'entre elles sont certaines que le digital les aidera à progresser professionnellement, et 74% des femmes comme des hommes jugent que les technologies digitales facilitent la vie professionnelle des femmes,
  • 74% des femmes et des hommes pensent que le digital est un accélérateur professionnel pour se lancer professionnellement,
  • 73% des femmes et 61% des hommes pensent que les femmes ont un rôle spécifique à jouer dans la transformation digitale des entreprises,
  • Même si le digital offre des belles perspectives, 53% des femmes pensent qu'elles n'ont pas le même accès que les hommes aux positions de leadership, alors que 66% des hommes sont persuadés du contraire.

Le site des Expertes s'ouvre à l'international



Le 8 mars 2017, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le site des Expertes évolue. Créé en version numérique par le groupe Egaé, France Télévisions et Radio France en 2015 pour lutter contre la sous-représentation des femmes dans les médias (notamment à la télévision), le site propose depuis cette date aux journalistes une base de données de 1800 femmes expertes, universitaires, dirigeantes d’entreprises ou responsables associatives pouvant intervenir dans les médias. "Près de 250 000 personnes ont visité le site depuis son lancement. Plus de 800 journalistes y sont accrédités et accèdent ainsi aux coordonnées complètes des expertes", explique le site.

Depuis ce mercredi, le site a évolué en dépassant les frontières française. "La base de données des Expertes devient internationale. Près de 3000 expertes francophones, de 30 pays différents y sont désormais recensées. Le moteur de recherche devient plus performant pour permettre aux journalistes une recherche plus rapide et plus efficace." Le projet des Expertes à l’international a créé le site expertesfrancophones.org, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Les Français plébiscitent les biens culturels numériques sur smartphones et tablettes



Une enquête de SuperData pour PayPal dédiée au secteur des biens culturels numériques a examiné les habitudes des consommateurs dans les secteurs des jeux vidéo, de la vidéo, de la musique et des livres numériques.
L’étude a été menée auprès de 10 000 consommateurs dans 10 pays à travers le monde : en Allemagne, aux Émirats arabes unis, en Espagne, aux Etats-Unis, en France, en Italie, au Japon, en Pologne, au Royaume-Uni et en Russie.
Les Français dépensent en moyenne environ 41 € / mois pour les contenus culturels numériques, ce qui place la France sur le podium des pays interrogés derrière l’Espagne (environ 46 € / mois) et l’Allemagne (environ 44 € / mois).
« L’économie numérique qui a émergé dans l'industrie du divertissement a tout changé : la consommation du contenu par le consommateur, sa commercialisation, le choix de son support, jusqu’à la façon dont les créateurs de contenu eux-mêmes monétisent leur travail », explique Caroline Thélier, directrice générale, PayPal France. « Avec la rapidité des paiements dans cet univers, PayPal joue un rôle essentiel dans la facilitation, la sécurisation et la simplification de la transaction pour les commerçants et les clients. »

Jeux Vidéo

Les joueurs Français préfèrent massivement jouer sur leur smartphone, mais ils dépensent peu et moins vite par rapport aux autres plateformes de jeu.

  • 75% des consommateurs de jeux vidéo français le font sur smartphone, surtout chez les Millenials (15 – 34 ans) avec 79%.
  • 63% des joueurs sur PC achètent leurs jeux sur Steam, ce chiffre montant à 82% chez les joueurs masculins.
  • Les joueurs Français sur console dépensent en moyenne environ 23€ par mois, contre 21€ pour les joueurs sur PC et 12€ pour les joueurs sur mobile. Les Français sont ceux qui dépensent le plus sur console par rapport aux autres pays.
  • 35% des joueurs préfèrent acheter leurs jeux en payant avec PayPal.
  • Les joueurs Français sur smartphone attendent en moyenne environ 13 jours entre la décision d’achat d’un jeu et l’achat effectif, ce chiffre descendant à 11,6 jours pour les joueurs sur PC, et 10,5 pour ceux qui préfèrent les consoles.
  • 12% des personnes interrogées regardent des sites de jeux vidéo en streaming.
  • Le salon est le lieu préféré des joueurs Français pour jouer (82%), mais ils sont 20,5% à jouer au bureau et 16,5% dans leurs toilettes, loin derrière les Américains qui semblent particulièrement apprécier ce lieu (56,3%).


Vidéo (TV, Films)

Netflix s’est vite imposé comme la plateforme de streaming de référence pour les Français qui semblent particulièrement aimer les séries et films d’action.

  • 31% des afficionados de TV et films numériques préfèrent Netflix, devant YouTube (29%) et Canal Plus (11%).
  • Questionnés sur le genre de contenu vidéo qu’ils aiment consommer, les Français placent l’action (71%) et la comédie (67%) comme catégories privilégiées devant la science-fiction (53%).
  • Ils dépensent en moyenne 14€ / mois en téléchargement de vidéo, contre 9,5€ en streaming.


Musique

L’essor de la musique numérique en France s’est largement fait au profit du smartphone et de Deezer, champion national, et au détriment du piratage.

  • 80% des consommateurs de musique numérique écoutent leurs chansons préférées sur leur smartphone.
  • 68% d’entre eux achètent de la musique à télécharger, contre 48% qui préfèrent un abonnement en streaming.
  • Deezer plateforme de musique préférée (34%) devant Apple iTunes (22%) et Spotify (16%). Une particularité française par rapport aux autres pays.
  • Le streaming a fait largement baisser le piratage, avec 79% des audiophiles choisissant de ne jamais télécharger illégalement de la musique, 45% considérant cet acte inacceptable, et 35% qu’il nuit aux artistes.
  • Le marché français est aussi le premier marché de la musique sur lequel Deezer domine Spotify et Apple, supports privilégiés dans les autres marchés, tels que le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.
  • La France est d’ailleurs le plus gros consommateur de musique numérique parmi les 10 pays interrogés.


Livres numériques

Les Français ne semblent pas particulèrement friands d’eBooks par rapport aux autres pays, et préfèrent largement les tablettes aux eReaders

  • 48 % des lecteurs Français de livres numériques (eBooks) le font sur leur tablette.
  • Les lecteurs Français d’eBooks dépensent en moyenne environ 13€ par mois pour leurs livres, à égalité avec les Allemands.

CNN Digital lance CNNVR, une unité dediée à la réalite virtuelle



La réalité virtuelle a été l'une des grandes vedettes du récent Mobile World Congress de Barcelone. La chaîne américaine d'information en continue CNN s'intéresse à ce domaine et vient de lancer CNNVR : une nouvelle unité dédiée au journalisme immersif, mais aussi une plateforme de réalité virtuelle disponible au sein des sites de CNN Digital.

Avec des équipes basées à New York, Atlanta, Londres, Hong Kong, San Francisco, Dubaï, Johannesburg, Tokyo et Pékin, le département couvrira l’actualité à travers des vidéos 360°, des diffusions VR en direct et des expériences immersives uniques. Parmi les premiers reportages disponibles : Toro Bravo, un voyage au cœur des corridas de Pampelune en Espagne.

CNNVR est accessible via tous les supports :

  • Desktop : sur le site CNN.com/VR.
  • Mobile : sur l’application CNN disponible pour iOS et Android. Il s’agit de la troisième application la plus importante en termes de réalité virtuelle derrière Facebook et YouTube.
  • Casques VR : l’application est compatible avec Samsung GearVR, Oculus Rift et Google Daydream soit un total de plus de 5 millions d’utilisateurs.

Jusqu’à présent, CNN a produit plusieurs reportages 360 qui ont déjà généré plus de 30 millions de visionnages uniquement sur Facebook. Avec notamment Surviving Allepo, qui revient sur la vie des habitants d’Alep, dévastée par la guerre de Syrie ; ou encore une immersion au premier rang de l’investiture du nouveau Président des Etats-Unis.

80% des DSI planifient un projet Big Data en 2017



Talend leader mondial des solutions d’intégration big data et cloud, dévoile les résultat d’une enquête* menée auprès de décideurs informatiques afin de déterminer leurs priorités pour 2017. Il en résulte que le big data, l’analytique et la gouvernance se distinguent tout particulièrement parmi les projets prioritaires. Ainsi, l’analytique en temps réel, la gestion des métadonnées et l’accès aux données en libre-service constituent près de 70 % des projets envisagés en 2017, tandis que les technologies basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) connaissent un certain intérêt.

L’enquête démontre que les projets big data sont en plein essor, avec une priorité accordée à l’analytique en temps réel :


  • Un peu plus de 80 % des répondants affirment avoir au moins une initiative big data prévue en 2017, soit presque le double du nombre de projets achevés en 2016. Ces projets big data tourneront notamment autour de l’analytique et de la vision à 360° de leurs clients. Les grandes entreprises ont donc atteint un niveau de maturité sans précédent sur le plan du traitement de leurs données.
  • Ainsi, 26 % des personnes interrogées font de l’analytique en temps réel leur priorité pour 2017. Viennent ensuite la gestion des métadonnées et la préparation de données en libre-service, avec respectivement 20 et 18 % des répondants. Les projets liés à l’intelligence artificielle/apprentissage automatique et à l’internet des objets (IoT) rentrent également dans le périmètre des priorités des DSI (10 % et 5 % d’entre eux, respectivement).



Rapport Flurry : l’Europe à la traîne sur l’utilisation du mobile



Pour la seconde fois, Flurry étend l’analyse des données d’utilisation du mobile et des applications aux principaux marchés européens. Au cours de cette dernière année, l’empreinte de Furry a progressé pour collecter et analyser les données de plus de 940 000 applications depuis 2,1 milliards d’appareils mobiles soit 3,2 billions de sessions. L’utilisation est définie par les “sessions”, fait pour un utilisateur d’ouvrir une application, et le temps passé.


En Europe, Flurry Analytics sert plus de 35 200 entreprises, sur plus de 189 900 applications utilisées par 460 millions d’utilisateurs actifs par mois. Pour ce qui est de l’utilisation du mobile à l’échelle locale, une tendance majeure émerge de notre rapport : l’utilisation du mobile en Europe est très proche de celle observée au niveau mondial il y a 6 mois, toujours en haut de sa courbe de croissance mais ralentit considérablement.
En 2016, l’utilisation des applications sur les trois marchés principaux : France, Royaume-Uni et Allemagne, a augmenté de 23%.
Les applications de sport, messagerie et médias sociaux ont connu la plus forte croissance en Allemagne et au Royaume-Uni, de 96% et 46% respectivement. Alors que les Français, peut-être inspirés par les fluctuations du marché suite au Brexit, se sont tournés vers les applications Business et Finance qui ont augmenté de 106%.

Les Anglais sont sur leur mobile dès le réveil, vers 7h30. Les Allemands quant à eux se réveillent une demi-heure avant et sont connectés à leur téléphone dès 7h ! Les Français tardent en revanche davantage à allumer leur mobile. Le premier pic d’activité a lieu au moment du déjeuner entre midi et 13h. Une déconvenue pour l’art de vivre à la française puisqu’ils semblent préférer regarder leur téléphone plutôt que d'interagir avec leurs collègues de bureau.
Le plus intéressant dans l'analyse de l’activité mobile britannique est le pic culminant à partir de 16h, et sa stagnation pendant les “heures de pic-pub” et la baisse spectaculaire à 22h environ.

Comme prévu dans notre rapport mondial de l’an dernier, les phablets (écran de 5 à 6,9 pouces) sont le facteur dominant dans le monde, avec 41% de part de marché. En revenant sur les rapports précédents, l’Europe est à nouveau à la traîne par rapport à l’international, les mobiles de taille moyenne sont toujours les formats dominants avec 47% de parts de marché au Royaume-Uni, 44% en Allemagne et 46% en France.

L’OS crée la tendance

L’adoption de la phablet est plus important dans les marchés où Android est le système d’exploitation dominant. En Allemagne notamment, où 44% des mobiles actifs étaient de la marque Samsung en 2016. L’année prochaine, nous nous attendons à voir la part de la phablet augmenter dans les pays où iOS est le système dominant en prenant des parts de marché sur les mobiles de taille moyenne et elle devrait éliminer totalement les petits formats.

Dangers sur mobiles : 9000 nouveaux fichiers malveillants par jour



A l'occasion du Mobile World Congress, G DATA publie ses statistiques de dangers sur appareils mobiles.

Près d’une personne sur deux utilise son smartphone ou sa tablette pour naviguer sur Internet (source CREDOC 2016). Android est le système d’exploitation le plus utilisé sur les appareils mobiles et donc, de plus en plus visé par les cyberattaques. Utiliser une protection antivirus est nécessaire face à ces dangers de plus en plus répandus, tout comme effectuer des mises à jour régulières.

Plus de 3,2 millions de nouveaux échantillons en 2016

Les experts de sécurité G DATA ont identifié 3 246 284 nouvelles applications malveillantes pour Android en 2016. Cela représente une augmentation de près de 40% comparé à l’année précédente. En moyenne, les experts ont détecté 9 000 nouveaux fichiers malveillants chaque jour durant le second semestre 2016.



L'IFSTTAR et la Maif dévoilent les dangers du smartphone au volant



Alors que le Mobile World Congress de Barcelone s'est ouvert lundi 27 février, la Maif publie une étude édifiante sur l'utilisation du smartphone au volant.
Cette étude, réalisée par l'Institut Français des Sciences et Technologies, des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR) et la Fondation Maif (FRUP-Fondation reconnue d'utilité publique), dans le cadre du projet TSICA (Téléphone et Systèmes d'information en Conduite Automobile), vise à répertorier, comprendre et quantifier les usages du téléphone et des systèmes d'information au volant. Elle pointe la nécessité, pour réduire les manipulations du téléphone au volant d'encourager le recours aux Kits mains-libres et les dispositifs à commandes vocales qui perturbent moins l'activité de conduite. Les auteurs rappellent toutefois qu'utiliser son téléphone au volant détourne l'attention et doit être évité autant que possible.

Téléphone et sécurité 

Lorsqu'ils manipulent leur téléphone en conduisant, les conducteurs se mettent en danger. L'étude a mis en évidence que 22% des conducteurs (59% des utilisateurs) se sont déjà faits peur en utilisant leur téléphone au volant et 12% (32% des utilisateurs) ont déjà fait un écart sur la voie en le faisant. C'est notamment le cas en lisant ou écrivant des SMS, en paramétrant le GPS ou en voulant ramasser le téléphone tombé au sol. Plus de la moitié (53%) des utilisateurs de SMS se sont déjà faits peur en lisant ou écrivant un message ; 73% des personnes qui lisent des SMS au volant le font avec le téléphone tenu à la main.

Téléphone en mains-libres 

22% des conducteurs et plus de la moitié des utilisateurs (58%) ont recours, au moins de temps en temps, à des commandes vocales ; seulement 60% des conducteurs qui utilisent un Kit mains-libres (KML) le font de façon quasi systématique.
Les commandes vocales des smartphones sont malgré tout assez méconnues et peu utilisées pour les SMS. Seuls 21% des conducteurs qui envoient des SMS utilisent préférentiellement la commande vocale lorsqu'ils sont au volant.

Le téléphone, un vecteur de communication


  • LES APPELS : Au volant, les conversations restent l'usage le plus répandu du téléphone ; 36% des conducteurs passent des appels téléphoniques. Le fait d'avoir des conversations au volant n'est pas corrélé avec les autres usages du téléphone au volant tels que les SMS et les EMAILS.
  • LES SMS et EMAILS : 27% des conducteurs lisent ou écrivent des SMS au volant (70% des utilisateurs) tandis que 9% des conducteurs lisent ou écrivent des emails (23% des utilisateurs). Tous les conducteurs perçoivent qu'ils prennent un risque en écrivant des SMS, quels que soient leurs profils (âge, sexe, kilomètres parcourus, fréquence d'usage), ce qui n'est pas le cas pour les conversations téléphoniques, le risque perçu diminuant avec la fréquence de la pratique.
  • PHOTOS : 8% des conducteurs (20% des utilisateurs) ont déjà pris une photo ou un selfie ; 16% des conducteurs de moins de 35 ans ont déjà fait une photo ou un selfie en conduisant.
  • LES RESEAUX : 6,5% des conducteurs (17% des utilisateurs) ont déjà consulté des notifications sur les réseaux sociaux ; 16% des conducteurs de moins de 35 ans vont sur les réseaux sociaux en conduisant ; la pratique diminue avec l'âge, mais concerne encore 7% des conducteurs de 35-44 ans.
  • Les usages observés témoignent davantage d'un effet générationnel que d'un effet de l'âge : les nouvelles pratiques qui apparaissent régulièrement sont propres aux jeunes, mais une fois initiées elles perdurent chez ceux qui les ont découvertes alors qu'ils étaient plus jeunes. 


Un outil d'acquisition d'information et d'aide à la conduite


  • INTERNET : 8,5% des conducteurs vont sur internet (22% des utilisateurs).
  • GPS : 21% des conducteurs utilisent une application GPS de leur téléphone. Pour 11% des conducteurs c'est même la fonction de leur téléphone qu'ils utilisent le plus, avant les conversations. Les applications GPS sont plébiscitées parce qu'elles sont gratuites, jugées plus fiables et ont des mises à jours automatiques.
  • MUSIQUE : 16% des conducteurs écoutent de la musique sur leur téléphone (41% des utilisateurs).



"Les smartphones font pénétrer dans le véhicule de nouveaux canaux de communication et de nouvelles sources d'informations qui combinent texte, image et sons et de statiques deviennent dynamiques. Ils sont dorénavant supports de fonctions - GPS, Radio - portées auparavant par des accessoires supplétifs. L'usage d'applications et la navigation sur internet  induisent un mode de fonctionnement susceptible de multiplier les sollicitations - pop-ups visuels à l'écran et notifications sonores - et absorbent l'attention et le regard pendant un temps souvent bien plus long que celui qui était initialement envisagé", explique Marie-Pierre Bruyas, Chef de projet IFSTTAR.

"Au volant l'extraordinaire outil qu'est le smartphone ne doit pas être utilisé de la même façon que dans la vie courante. Il doit être couplé aux fonctionnalités émergentes des véhicules : interfaçage avec le système d'infotainment ; fonctions de reconnaissance vocale pour écouter un message écrit ou en dicter un ; usage d'un kit mains libres avec haut parleur pour téléphoner", commente pour sa part Marc Rigolot, Directeur de la Fondation Maif.

Artisans, commerçants et TPE : le réseau social TeePy débarque à Toulouse




Après un lancement réussi en janvier 2017 dans la grande région Auvergne Rhône Alpes, TeePy, le réseau social dédié aux artisans, commerçants et TPE s'installe à Toulouse pour rayonner dans le sud ouest.
TeePy étant un lieu d’échanges , de partages et de proximité, il est indispensable d’avoir des chefs de tribu locaux pour nouer des partenariats spécifiques à la région et faire croître le nombre d’adhérents", explique la société. "Teepy-entrepreneur.com utilise certes la puissance du numérique mais nous sommes loin d’être un réseau virtuel ! Les échanges quotidiens entre les membres ou entre les membres et les partenaires le prouvent ! Il se passe toujours quelque chose dans notre réseau » précise Jean Emmanuel Roux, Fondateur de TeePy. 

"Sur la région de Toulouse, nous avons démarré la rencontre avec différentes entreprises dans des domaines variés tels que la gestion de la ressource Humaine, des développeurs d’applications de gestions (SRM), la gestion de patrimoine dédiées aux TPE ou des grandes Banques Nationales comme la Caisse d’Epargne qui sont intéressées par l’approche de TeePy. « indique Christian Dufrechou Chef de Tribu de la Région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée.

"Cadre commercial dans des Groupes Internationaux depuis plus de 25 ans dans le secteur informatique, j’ai souhaité m’installer sur Toulouse pour des raisons familiales et me rapprocher de mes racines Gersoise. Mon objectif est d’atteindre environ 20 % du total des adhérents au niveau national sur la région Midi Pyrénées à savoir environ 10 000 d’ici 1 an et 40 000 d’ici trois ans", explique Christian Dufrechou.

Groupama noue un partenariat avec le Toulousain NAIO Technologies



Groupama, premier assureur du marchéagricole en France, s’associe à NAIO Technologies, entreprise spécialisée dans la robotique agricole, pour proposer une couverture adaptée à ce matériel.

Avec ce partenariat, Groupama poursuit son accompagnement d’un machinisme agricole en constante évolution : nouveaux usages et nouvelles technologies, répondant ainsi aux enjeux et défis de l’agriculture de demain.

Présent sur le Salon International du Machinisme Agricole (SIMA) qui se tient jusqu'au 2 mars 2017, Groupama a décidé d’utiliser cette vitrine afin d’exposer au public le matériel développé par NAIO Technologies. À cette occasion, le robot enjambeur de désherbage DINO sera présentésur le stand Groupama. C’est la parfaite illustration de l’apport de Groupama pour sécuriser les évolutions technologiques du machinisme agricole.

Les start-up innovantes du concours EDF Pulse Occitanie



EDF a lancé en septembre 2016, pour la première édition, son concours EDF Pulse dédié aux start-ups et aux jeunes entrepreneurs dans la région Occitanie en 7 villes étapes. A la clé, une expérimentation grandeur nature pour les 7 finalistes et parmi eux une dotation de 10 000 euros pour 3 lauréats pour permettre aux jeunes pousses de se développer et d’innover sur le territoire. Grand succès pour cette première édition qui a reçu plus de 80 candidatures et 40 visites de start-up sur les sites EDF.

Le jury du concours EDF Pulse Occitanie composé d’experts du monde de l’innovation a désigné les trois lauréats du concours, dans chacune des 3 catégories proposées : « service innovant », « performance industrielle », et « territoire durable ». Le jury a choisi ces 3 lauréats parmi 7 finalistes qui reçoivent tous un POC d’OC, (Proof of Concept) : un accompagnement des équipes d’EDF, qui les aidera considérablement dans le développement et l’aboutissement de leurs idées.

Ces 7 finalistes ont été choisis parmi les 80 dossiers de candidature et étudiés par les directeurs des différents métiers d’EDF entourés de leurs équipes d’expert innovation : commerce, production hydraulique, production nucléaire, les filiales de services Dalkia et Citelum.



Ces gagnants de la première sélection se voient remettre un POC D’OC fabriqué par ARTILEC, avec la technique de l’imprimante 3D au Fab Lab de Toulouse.

Catégorie « Performance industrielle » :

CRISCO : Créée en 2005 à Arras, la start-up spécialisée dans les objets connectés CRISO a déménagé en 2013 pour s’installer dans l’Aveyron. Christophe SZCZEPANSKI, gérant et seul salarié de CRISCO, présente Vii, le Véhicule d’Intervention Intelligent, au service des techniciens. Une fois équipé, le véhicule pourra évaluer le stock d’outils et de matériels, afin que le réapprovisionnement soit plus rapide et facile et ainsi apporter un gain de temps considérable pour les techniciens à la fin de leurs longues journées de travail.


SIMSOFT 3D est une entreprise née en mars 2013, sous l’initiative de Philippe Crespin, Leny Turmel et André Joly. SimSoft3D développe la solution SmartSiDO, un assistant virtuel intelligent et proactif pour la surveillance des ouvrages. Cet outil est dédié aux techniciens de la production industrielle afin de fiabiliser et sécuriser les opérations de fabrication, d’exploitation ou de maintenance d’équipements complexes par la transmission de savoir-faire d’experts. Le projet est composé de deux outils dédiés aux différentes phases d’intervention : une application smartphone avec commande vocale qui permettra aux techniciens sur terrain de les guider lors de la réalisation d’interventions et de collecter leurs réactions sur l’intervention réalisée et un outil installé sur un matériel type PC permettant quant à lui de capturer et de transmettre les savoir-faire métiers en réaction aux sollicitations des retours d’expérience générés à chaud, à des fins de formation et d’aide à la décision au plus proche des interventions.



Catégorie « Territoire durable » :

SOMA TIC, la start-up spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication, a été créée en juillet 2016 à Rodez par Tristan Garcia. Elle commercialise Culture Box, une plateforme participative qui centralise, organise et restitue de manière inédite l’information culturelle en s’adressant tant aux professionnels de la culture qu’aux amateurs.  L’entreprise souhaite mettre en place une solution spécifique avec EDF et la société de transport Ruban Bleu, focalisée sur l’itinéraire Rodez/Conques et couplée à la plateforme Culture Box. En complément de la location d’un véhicule électrique au départ du Musée Soulages, les voyageurs pourront relier les deux villes, tout en découvrant des sites historiques et/ou patrimoniaux, des commerces et artisans typiquement aveyronnais, ainsi que les sorties culturelles du moment.

IOTEROP : cette start-up montpelliéraine a été fondée en 2016 par trois anciens employés d’Intel. Ses technologies permettent à des clients industriels de créer une nouvelle génération d’objets connectés interopérables, gérables à distance et sécurisés. Le projet de IOTEROP consiste  à ajouter des caméras sur les automates et indicateurs de mesure mécaniques de la branche nucléaire d’EDF déjà existants. Ces caméras analyseront les données afin de transformer ces appareils de mesure en véritables objets connectés intelligents et autonomes. Toutes les données collectées seront transmises sur une centrale de gestion afin de faciliter la maintenance et la remontée des anomalies.


Catégorie « Service innovant » :

SIREA est une PME innovante créée en 1994 à Castres, qui développe des produits électroniques sur mesure pour le compte de clients industriels. SIREA propose son projet SESAME, une solution composée de micro-plateformes de raccordement multi-capteurs, connectées et autonomes en énergie collectant les mesures de points de mesure hétérogènes ainsi que d’une unité centrale accueillant une application logicielle permettant la génération et l’interprétation de rapports de performance. Le déploiement et la mise en œuvre sur le terrain des actions d’audits énergétiques seront facilités, la solution proposée permettra également d’interpréter, partager, diffuser et historiser les résultats de façon immédiate sur la base d’un seul et même outil.


NELIS : Créée à Montpellier en 2005, la start-up Nelis spécialisée dans la Smart Data propose une solution innovante de gestion intelligente des contacts, du marketing d’influence et du business développement. Pour le concours EDF Pulse, Nelis propose de mettre en place une application mobile dédiée qui informera les clients B2B d’EDF des engagements de l’entreprise liés à chacun de ses contrats en présentant en temps réel les actions mises en œuvre par les équipes. L’application proposera un moyen rapide de connaître son conseiller et d’échanger avec lui. De leur côté, les conseillers auront sur un écran l’ensemble des informations et services relatifs à chaque client B2B. L’application, facile de prise en main, permet de gérer rapidement les données relationnelles, ce qui entraine un suivi plus complet et personnalisé du client.


MYFEELBACK est une start-up toulousaine créée en 2011 par Stéphane Contrepois, Julien Hourregue et Aurore Beugniez. Ce logiciel SaaS de collecte et d’analyse de feedbacks client en cross-canal a pour but d’aider les entreprises à enrichir et activer leur connaissance client via des questionnaires intelligents qui s’adaptent à chaque client et à chaque contexte. Les données collectées sont intégrées dans le workflow et outil métier de l’entreprise pour créer de la valeur dans toutes les divisions : campagne marketing personnalisée, opportunités commerciale, tâche de rappel du service client. MyFeelBack alimente en parallèle des Dashboards décisionnels en temps réel pour permettre le pilotage de l’expérience client par les entités métiers.


Parmi les 7 finalistes, 3 projets ont retenu l’attention du jury et reçoivent la somme de 10 000 euros chacun, en plus du soutien d’EDF pour développer leur projet et pour gagner en notoriété. Grâce à cette récompense, ces pépites régionales pourront avoir un destin national  voire international.

  • Catégorie performance Industrielle : SimSoft 3D
  • Catégorie Territoire durable : Ioterop
  • Catégorie Service innovant : MyFeelBack

Robots : pourquoi l'Europe veut des règles



Une semaine après le lancement à Toulouse du robot Pyrene, premier du genre à utiliser des outils, le Parlement européen a abordé mercredi et hier la question de la robotique, non pas sous l'angle de la prouesse scientifique et technologique mais à l'aune des questions éthiques et juridiques que soulèvent les robots et plus globalement l'intelligence artificielle. Ce n'est pas la première fois que de telles questions se posent.

Les trois règles d'Asimov

En 1940 déjà, Isaac Asimov proposait trois lois robotiques qui ont fait référence : «Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger ; un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ; enfin, un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.». Mais depuis, les progrès spectaculaires de l'intelligence artificielle (dernièrement deux ordinateurs ont pu communiquer entre eux dans un langage indéchiffrable !) inquiètent jusqu'aux scientifiques eux-mêmes. Le célèbre astrophysicien Stephen Hawking estimait en janvier que «l'intelligence artificielle pourrait mettre fin à l'humanité»…

Dès lors la réflexion européenne, une première dans le monde pour un Parlement, trouve tout son sens. Par 396 voix pour, 123 contre et 85 abstentions, les eurodéputés ont adopté le rapport présenté par la Luxembourgeoise Mady Delvaux, demandant désormais à la Commission européenne de présenter une proposition de directive sur des règles de droit civil pour la robotique en s'inspirant des nombreuses propositions contenues dans ce rapport comme la reconnaissance d'une personnalité juridique propre ou la création d'une agence européenne pour la robotique.

Porter les valeurs humanistes de l'Europe

Cette volonté de légiférer sur les robots ne fait toutefois pas l'unanimité. Certains, comme Bruno Bonnell, président de Syrobo, syndicat français de la robotique de services, craignent que des réglementations trop complexes ne freinent le développement d'un secteur en plein boom. Selon la Fédération internationale de la robotique, les ventes de robots ont, en effet, augmenté en moyenne de 17 % par an entre 2010 et 2014, et même 29 % au niveau mondial rien qu'en 2014.

Mais pour l'eurodéputée radicale Virginie Rozière, au contraire, la robotique ne peut pas concerner que les industriels et les scientifiques : un contrôle démocratique des citoyens est indispensable. "Plusieurs pays réfléchissent à un encadrement des robots, des algorithmes, donc c'est le moment de lancer le débat pour qu'en Europe on puisse avoir un cadre qui soit le reflet de nos valeurs humanistes et qui ne se limite pas à des questions techniques ou économiques", explique à La Dépêche l'eurodéputée, qui se félicite que le rapport balaye un champ très large allant de la responsabilité juridique des robots jusqu'au transhumanisme en passant par la protection des données personnelles.
"Alors que les algorithmes influencent de plus en plus des décisions qui impactent notre vie quotidienne, leur fonctionnement doit être transparent afin de pouvoir exercer un contrôle démocratique sur la façon dont s’opèrent les choix des machines. Démocratiser les technologies, oui, mais cela ne signifie pas seulement les offrir au plus grand nombre : cela implique que tous les citoyens déterminent leur rôle et leur place dans notre vie sociale. C’est mettre les robots et les algorithmes au service de la société dans son ensemble et non au service d’un comité des forges 2.0 !", estime Virginie Rozière.

Reste à savoir d'une part si la Commission européenne, réputée frileuse, va traduire concrètement le rapport très volontariste voté hier ; et d'autre part quel poids auront ces propositions alors qu'aux États-Unis, plus de 2 300 experts en intelligence artificielle, ont récemment été réunis par l'association Future of Life Institute pour élaborer 23 principes éthiques. Pour l'Europe, la bataille éthique et robotique apparaît plus que jamais comme un enjeu de société majeur.

Internet des objets : trois nouvelles start-up à l'IoT Valley



L'incubateur de start-up IoT Valley accueille trois nouvelles entreprises : Drust, Nanolike et Sales Tide, qui sont toutes trois à un stade de développement avancé. Elles viennent ainsi enrichir l’écosystème déjà fort d’une cinquantaine de start-up.

D’autre part, les sept start-up qui viennent de terminer leur période d’accélération au Connected Camp (Saison 2016) font le choix de rester dans les murs de l’IoT Valley pour poursuivre leur développement.

Fondée en 2009 par Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox, l'IOoT Valley est aujourd’hui présidée par Hervé Schlosser. L'incubateur regroupe une cinquantaine d’entreprisesLe montant levé par les start-up de l’IOT Valley s'élève à 162M€ par 13 start-up. L'incubateur affiche une belle croissance de ses effectifs : + 67%, soit 500 personnes à fin 2016. Enfin, l’IoT Valley voit cohabiter dans ses murs 19 nationalités.

Les trois nouveaux venus

Drust
Drust a été fondé en 2014 par Michaël Fernandez (CEO), Pascal Galacteros (COO) et Florent Pignal (CTO). Amis et anciens ingénieurs de PSA, ils ont travaillé pendant sept ans sur le développement des moteurs et véhicules avant de se lancer dans cette formidable aventure entrepreneuriale. Leur raison d’être ? Améliorer l’expérience des conducteurs au quotidien. Voilà pourquoi ils ont décidé de créer drust.io, une plateforme driver-centric qui connecte les conducteurs au coeur de leur voiture et au reste de l’écosystème automobile. drust leur fournit des services à valeur ajoutée via une application mobile pour qu’ils deviennent des acteurs intelligents de leur mobilité. En novembre 2016, la startup lance son premier produit, AKOLYT. Il s’agit d’un boîtier connecté à votre voiture et d’une application mobile ludique, disponible sur Android (et bientôt iOS). Elle permet de réduire jusqu'à 30% votre facture de carburant grâce à des conseils personnalisés et en temps réel. La solution permet d’améliorer ses performances de conduite, suivre ses économies et faire partie de la communauté des superdrivers.
La société emploie 25 collaborateurs
Plus d’informations sur www.drust.io

Nanolike
Nanolike est une entreprise innovante spécialisée dans le développement et la fabrication de nanocapteurs haute performance, miniaturisés et ultra-basse consommation. Pionnière dans l’utilisation industrielle des nanotechnologies appliquées aux capteurs, Nanolike se positionne en leader du marché des nanocapteurs. Nanolike a su se développer en France et à l'export (en remportant notamment le Grand Prix Export Marco Polo 2016 pour sa mission au Japon), dans de nombreux secteurs tels que l'aéronautique, le spatial, l'électronique embarquée ou encore l'internet des objets. Actuellement en forte croissance, elle compte parmi ses clients de nombreuses PME et ETI industrielles, mais également des grands comptes tels que Microsoft, Bosch, Renault, Engie. La société emploie 15 collaborateurs
Plus d'informations sur Nanolike : www.nanolike.com/
Plus d'informations sur les nanocapteurs : www.nanostraingauge.com/

Sales Tide
Sales Tide s’adresse aux grandes enseignes mondiales de distribution pour améliorer l’efficacité commerciale de leurs points de vente, leurs marges et la rentabilité de leur réseau. Outil indispensable d’une gestion quotidienne et prévisionnelle rigoureuse, Sales Tide est l'outil analytique moderne qui améliore la précision, la fiabilité, la rentabilité et les stratégies commerciales et promotionnelles grâce à la souplesse de l’objet connecté et à l’intelligence du Big Data. La société emploie 2 collaborateurs
Plus d’informations sur www.sales-tide.com

La donnée c'est payant, ou le véritable dataclysme



Par Daniel Benchimol, président du cluster numérique DigitalPlace et président du Conseil de Surveillance d'Eurogiciel.

Je me suis longtemps demandé si le concept de BIG DATA était une mode, un concept éphémère comme on en a connu un certain nombre en informatique ou, réellement une révolution ? Est-ce un eldorado qui nous conduit au graal qu'est la Donnée ? Les « chasseurs de données » sont-ils les mêmes que ceux qui cherchaient de l'or au far West ?

Comment en sommes-nous arrivés là ? Finalement c'est assez simple. Nous produisons, nous, en tant qu'individu mais aussi nos industries, des données en masse. On s'est ensuite demandé si nous pouvions en faire quelques choses, il fallait donc des calculateurs plus puissants mais aussi des analystes qui pouvaient construire des modèles mathématiques statistiques pour en tirer des lois statistiques. Mais pour vraiment peaufiner les modèles, on a bien compris que les données pouvaient être hétérogènes et mélangées, qu'on pouvait croiser, par exemple, des données environnementales, les combiner à des données sociétales ou culturelles, etc...

Pourquoi ne pas aller plus loin ? L'intelligence artificielle embarquée dans des « Machines Learning » pourrait faire mieux avec des algorithmes puissants. Elle pourrait faire du prédictif. Nous maîtriserions le temps et ce qui s'y passerait avec une probabilité forte, l'homme deviendrait maître de son destin... Soyons sérieux. Il y a vraiment deux mondes différents qui s'intéressent aux Big Data. Le monde des Industries et des Entreprises pour l'amélioration de leur business model (production, commercialisation) et ceux qui évoluent dans le B2C, qui doivent toucher les consommateurs comme vous et moi.

Dans le monde de l'entreprise

Dans l'industrie aéronautique, les essais en vol d'un avion produisent deux TéraOctets [1] (1000 milliards d'Octets) de données venant de plusieurs milliers de capteurs. Le Big Data permet d'analyser tous les dysfonctionnements à la vitesse des super calculateurs. Cela permet dès la conception de l'avion de comprendre les algorithmes à mettre en place qui feront de la maintenance prédictive permettant d'anticiper les pannes, et d'optimiser les heures de vol (une heure de vol coûte 10 à 12 000 $). Ainsi, on arrive à faire de l'analyse prédictive de maintenance d'un avion. Cela signifie, une meilleure efficience de la machine avec moins d'arrêts non programmés, une meilleure sécurité pour le passager et évidemment une meilleure optimisation financière avec une réduction des coûts. Cela permet aussi de changer complètement les modèles de commercialisation d'un produit. On peut ne plus vendre un avion mais le facturer à l'heure de vol. Cette meilleure maîtrise rendue possible par l'enrichissement de la connaissance, et par un meilleur traitement de la donnée, permet à ceux qui l'osent de 'disrupter' leur business model.

Dans l'industrie automobile

Cette industrie a bien compris l'avancée technologique que représente les Big Data. En effet, plusieurs enjeux sont à considérer. Nous voulons tout comprendre sur la voiture en tant que machine, tout analyser sur les types de conduites des conducteurs (interaction de l'humain avec la machine) mais aussi sur le comportement de la voiture dans son environnement afin d'établir les bases de connaissances indispensables à la voiture autonome. Le véhicule devient ainsi un objet connecté avec son environnement. Sans l'analyse et le traitement en temps réel de données massives intégrant des données hétérogènes et des données aléatoires, nous ne pourrions imaginer un seul instant que demain nous ne conduirons plus nos voitures. Nous serons à l'arrière avec nos tablettes en train de travailler.

Dernier exemple : l'Assurance

Les assureurs entrent dans une nouvelle ère de personnalisation de leurs offres, appuyées sur une analyse très fine des profils de risques de leurs clients. Pour ce faire, l'analyse de données massives leur permet de profiler une offre d'assurance auto en fonction de votre lieu de résidence, de votre façon de conduire, du nombre de km que vous faites, des statistiques météo du lieu où vous conduisez, de votre âge, etc... C'est ce qu'ils appellent le « Pay How You Drive ». Bien sûr, on peut considérer que les incitations au prix que peuvent faire les assureurs est un moyen de prévention pour réduire les sinistres, mais, que les assureurs aient accès à toutes nos données médicales comportent un vrai risque sur lequel je ne m'étendrai pas.

Même si tout le monde n'est pas encore prêt, les exemples sont nombreux et multisectoriels : 60 % des banques disent n'avoir pas encore quantifié la valeur potentielle apportée par l'investissement dans des outils de BIG DATA. Pour autant, il est indéniable de penser que nous sommes dans une démarche vertueuse qui créera de la valeur pour tout le monde.
Quelles conséquences pour les consommateurs ?

Parce que nous vivons connectés en permanence, nous ignorons à quel point nous produisons des données. Nous sommes non seulement utilisateurs d'internet mais aussi utilisés par Internet. Les données collectées à notre insu viennent de toutes les applications que nous avons sur nos smartphones et pour lesquelles nous avons accepté les Conditions Générales d'Utilisation sans les lire (73% n'ont pas lu une seule ligne et les 26% restant n'y sont restés que quelques secondes). Ces applications peuvent accéder à nos données, connaitre tout de notre vie, et conjuguées à la géolocalisation, enregistrer tous nos faits et gestes. Ainsi, une personne qui irait fréquemment (traçage GPS) à un centre anti-cancéreux aurait une forte probabilité d'être malade et pourrait avoir du mal à trouver une assurance. Au même titre, une jeune fille mineure s'est vue recevoir moult publicités pour femme enceinte. L'analyse prédictive a fait qu'elle a été identifiée comme telle. Le fait est, qu'elle était vraiment enceinte et que ses parents ne le savaient pas. Cela a fait scandale aux US.

Les « data brokers » (nom donné aux courtiers en données) peuvent revendiquer des fiches détaillées sur un nombre incroyable de personnes : 700 millions pour l'un des plus importants dans le monde. La donnée se vend entre 0,6 cts et 25 cts d'euros pour les plus complètes et l'industrie de la data devrait générer environ 21 Milliards d'euros en 2016 selon Gartner.

Mais comment ces données arrivent-elles à être dans les ordinateurs ? Simplement, par des moteurs de capture d'informations. L'étude Mobilitics de la CNIL et de l'INRIA montre que sur une période de 3 mois, certaines applications mobiles accèdent 700.000 fois aux données de géolocalisation venant du smartphone. Ainsi, il existe un avatar de chacun d'entre nous, notre « clone digital », qui en sait plus sur vous que vous-même car il a une mémoire infinie. Par exemple, il sait ce que j'ai acheté il y a deux ans, où je suis allé il y a 18 mois en vacances et combien de temps j'y suis resté. Mais le problème c'est que cet autre moi ne m'appartient pas.

Facebook a 1,79 Milliards d'utilisateurs actifs mensuel et 10 Milliards de messages envoyés chaque jour. Par conséquent Facebook dispose de 300 millions de Go de données stockées sur nous. Effrayant ! Avec ces données, il peut faire de l'analyse comportementale avec des outils algorithmiques pour savoir qui écoute quoi et où (cela peut orienter la tournée d'un artiste), qui comporte quel risque pour que les assureurs puissent moduler différemment leurs offres ou qui se comporte comment (politique, religion, sorties, loisirs, préférence sexuelle, ...), de telle sorte que des recruteurs peuvent aller loin dans le choix ou le refus d'un candidat. En 2015, Facebook a fait presque 18 milliards de dollars de chiffre d'affaire avec un bénéfice de 3,7 milliards de $ : la donnée rapporte.

Notre capacité d'acceptation de ce contexte s'accroit avec le temps mais aussi avec le progrès que les scientifiques apportent à la Société. En matière médicale, la techno-médecine, l'ingénierie génétique, ont permis de faire des sauts quantiques dans la connaissance de l'homme, grâce aux BIG DATA. La révolution des NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, Information, Sciences Cognitives) a permis de collecter et croiser d'énormes masses de données. Ces données sont traitées par des ordinateurs qui atteignent maintenant quasi l'ExaFlops (1 milliards de milliards d'opérations par seconde - en 1986 on était seulement à 1 Milliards par seconde). Cela, a permis entre autres, le séquencement de l'ADN et son stockage sur une clé USB et ce pour quelques centaines de dollars. Dans ce domaine, le prédictif est motivant : savoir qu'avec tel gène, nous avons une probabilité importante de développer un cancer à 50 ans. La tentation devient forte de 'corriger' le gène à risque.

Mais à qui appartient notre propre ADN ? De là, se pose toute la problématique de la manipulation génétique et des travers auxquels elle expose l'humanité. D'ailleurs, la France ne permet pas de confier son ADN à des sociétés comme 23andMe (créée par l'ex-épouse du fondateur de Google) ou Navigenics. C'est peut-être par crainte de cette étude faite en Europe du Nord où 10 à 24% des enfants n'étaient pas le fils ou la fille de leur père légal, tel qu'ils y figuraient sur l'état civil.

Des dérives existent déjà : la manipulation des idées par des techniques d'influence Les algorithmes repèrent sur les réseaux sociaux vos idées politiques ou sociétales et vous poussent les informations que vous souhaitez entendre pour vous conforter dans vos idées ou croyances. Les élections aux US en ont été la preuve flagrante. Des études ont analysé les tweets et certains étaient émis par des machines pour influencer l'électorat. Pire encore, Obama a répertorié des 'fakes', des informations fausses relayées par des communautés entières sur Facebook. Dans les trois derniers mois précédents les élections américaines, près de 20 histoires mensongères ont généré 8,7 millions de partages, réactions et commentaires sur Facebook. Sachant que 62% des adultes américains écoutent les news sur les media sociaux... Obama s'en est épanché à Mark Zuckerberg sans succès. D'ailleurs, un hackaton a été organisé à l'Université de Princeton pour créer un logiciel à base d'intelligence artificielle qui filtre les nouvelles en leur donnant par recoupement un label de vérification. Bien sûr, ce logiciel ne s'intéresse qu'aux faits, pas aux opinions. La société devient un puzzle de communautés d'êtres humains, séquencés par les technologies Big Data qui dégagent des tendances et modes de vie. De ces corrélations on déduira des tendances prédictives, et l'interaction que l'homme aura avec les objets connectés renforcera la fiabilité de la prédiction.

Bill Gates disait : « On surestime toujours les changements qui se produiront dans les deux prochaines années et on sous-estime ceux qui se produiront dans les dix suivantes. Ne vous laissez par bercer par l'inaction. » Il faut donc agir dans le sens du progrès en se prémunissant de toutes les dérives sur ce qui est d'ordre privé « privacy ». Car la vie privée de chacun est le fondement d'une société libre. C'est un acquis sur lequel il ne faut pas transiger. Alors, dans ce dataclysme soyons vigilants.

Le Grand Sud distingué par les labels Villes Internet



La Journée nationale de Villes Internet, association transpolitique d'élus locaux rassemblés
autour du thème de l'Internet citoyen, s'est déroulée à Lille ce mercredi et a démontré une réelle
dynamique. "La participation des communes françaises au label Territoires, Villes et Villages
Internet 2017 montre une répartition homogène des structures des villes, villages et EPCI par le
nombre d'habitant et l'implantation géographique sur toutes les régions y compris les
périphériques", observent les organisateurs.
"Le  niveau général du palmarès est en progression comme chaque année depuis sa création. On peut constater que  de plus en plus de services publics numériques locaux sont rendus en France. Le nombre d'acteurs impliqués est croissant dans chaque territoire. La principale action nouvelle observée par Villes Internet est l'émergence d'instances participatives dédiées à l'internet citoyen et à l'implication des élus, des agents, des acteurs locaux et des citoyens dans les politiques publiques numériques."

Jean-Vincent Placé, Secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État  et de la Simplification, a remis les labels 2017 parmi lesquels figure plusieurs communes d'Occitanie. Agen (Lot-et-Garonne) recueille "5@". "Les labellisées 5@ sont reconnus pour leur volonté réalisée d'une approche  transversale de la modernisation  services numériques rendus : la tendance est de mettre en place les mêmes outils techniques numériques pour tous les "silos" administratifs. Ces silos deviennent de fait plus diffus, horizontalisés, et les collectivités progressent dans une production administrative plus collaborative et un service aux habitants plus accessible", détaille l'association organisatrice. Tarbes (Hautes-Pyréées) est distinguée par le label 4@ ; Castelnaudary (Aude) a 3@ tout comme Frontigan (Hérault). Trèbes (Aude) confirme son label 1@ remporté en 2016.

Une nouvelle proposition de régulation européenne sur les cookies









Par Annabelle Richard et  Guillaume Morat, Avocats – Pinsent Masons France LLP

La Commission européenne a publié le 10 janvier 2017 une proposition de règlement relatif à la vie privée et aux communications électroniques.

La régulation des « cookies », ces fichiers déposés sur le disque dur d'un utilisateur par le serveur du site qu'il visite à des fins – par exemple – d'identification / authentification, de mesure d'audience ou de publicité ciblée, devrait prochainement évoluer sous l'empire de cette proposition de règlement.

La réglementation actuelle

Cette proposition de règlement est destinée à remplacer la directive 2002/58/CE du 12 juillet 2002 (dite « directive vie privée et communications électroniques ») qui avait été modifiée par la directive 2009/136/CE du 25 novembre 2009 puis transposée en France en 2011.

En l'état de la réglementation actuelle, les traceurs (cookies ou autres) ne peuvent être déposés ou lus sur le terminal d’un internaute tant que celui-ci n’a pas donné son consentement préalable, à l'exception des cookies ayant pour finalité exclusive de permettre ou de faciliter la communication par voie électronique et les cookies strictement nécessaires à la fourniture d'un service expressément demandé par l'utilisateur (e.g. les cookies de paniers d'achat pour les sites de e-commerce, les cookies identifiant de session pour la durée d'une session, etc.).

Ces informations sont notamment regroupées, conformément aux recommandations de la Commission nationale de l'Informatique et des libertés (Cnil), sur un bandeau s'affichant automatiquement dès l'arrivée sur le site et qui doit notamment préciser les finalités des cookies utilisés, la possibilité de s'y opposer et le fait que la poursuite de la navigation vaut accord pour l'installation et la lecture de cookies.

Les apports de la proposition de règlement

Les autorités européennes ont constaté que la réglementation actuelle serait tout à la fois excessivement contraignante pour les éditeurs de site web ou d'applications mobiles et inefficace pour les utilisateurs.

Cette nouvelle proposition de règlement innove concernant les modalités de consentement en permettant le recueil du consentement de l'utilisateur en amont via le paramétrage de son navigateur lorsque cela est techniquement possible et réalisable.

L'objectif consiste à ne plus contraindre les internautes de répondre sans cesse à des demandes d'autorisation liées au dépôt des cookies alors que celles-ci sont généralement accordées de manière automatique sans en mesurer la véritable portée.

Faut-il en conclure que l'obligation de recueil de consentement ne pèse désormais plus que sur le logiciel de navigation ?

C'est ce qui semble ressortir de la proposition de règlement mais encore faut-il que cela soit "techniquement possible et réalisable".

La Cnil s'était d'ailleurs déjà exprimée sur le paramétrage du navigateur comme mode de recueil du consentement pour les cookies et avait relevé que les paramètres du navigateur ne permettaient pas, en l'état actuel de la technique, de gérer des technologies autres que les cookies HTTP et qu'ils ne pourraient être satisfaisants s'ils permettaient de gérer d'autres technologies (e.g. les pixels invisibles, les cookies flash, ou les techniques de fingerprinting).

De notre point de vue, cette nouvelle proposition doit être accueillie favorablement ne serait-ce que parce qu'elle permettrait d'alléger les obligations incombant actuellement aux éditeurs de site web ou d'applications mobiles.

Toutefois, cette proposition nous semble relativement complexe à mettre en œuvre dans la mesure où une majorité de personnes concernées pourraient être tentées de refuser par défaut certains cookies alors qu'elles auraient pu les accepter au cas par cas.

En outre, ce nouveau système nécessiterait de paramétrer chaque logiciel de navigation sur chaque appareil (PC, tablette, Smartphone, etc.) et ne serait pas véritablement rattaché à un "compte utilisateur".

Par ailleurs, la proposition de règlement prévoit, par l'effet d'un renvoi aux dispositions du règlement dit "GDPR" (applicable à partir du 25 mai 2018), que l'internaute devra pouvoir retirer son consentement à tout moment et en être informé lors du recueil de son consentement.

Le texte exclut enfin de l'obligation de consentement l'ensemble des cookies dits "non intrusifs", c'est-à-dire les cookies d'analyse et de fréquentation de site, élargissant ainsi la liste des exceptions actuelles.

En tout état de cause, un travail de pédagogie sera nécessaire pour accompagner l'application de cette nouvelle proposition de règlement mais celle-ci est encore susceptible d'évoluer.

Trois départements d'Occitanie parmi les plus engagés sur les réseaux sociaux


La société Dentsu Consulting vient de réaliser un baromètre inédit qui mesure présence numérique des départements. Le baromètre s'est concentré dans sa 1ère édition sur 3 dimensions d'analyse et 21 critères pour établir le niveau de présence numérique (site web, réseaux sociaux) des conseils départementaux comme signe de la réinvention du modèle des relations administrations/administrés.

"Le baromètre fait un premier constant rassurant pour les Départements de petite taille, aux budgets plus limités : le succès d'une stratégie digitale est davantage une affaire de reflexes que de moyens.  En effet, les départements qui ont les budgets les plus importants ne sont pas les plus actifs", explique Victor Boury, de Dentsu Consulting, qui estime que "dans l'ensemble, les départements français ont bien pris le premier virage numérique opéré depuis le début des années 2000".

Ainsi, "tous les départements possèdent un site fonctionnel et proposent un niveau d'information très complet, et bénéficient d'un référencement parfait sur Google (30% arrivent en 1er résultat et 97% en première page de résultats). L'intégration des réseaux sociaux est en marche pour bon nombre de départements qui mettent en valeur leur activité sociale directement sur leur site grâce à un fil en temps réel."

Des sites responsive

Face à l'essor du mobile, et des usages qui en découlent, les départements ont progressivement adapté leur écosystème digital : sites web « responsive », travail sur l'ergonomie des sites (en mosaïques pour les plus réussis), utilisation accrue de la photo et de la vidéo… Des améliorations peuvent être apportées pour adapter les contenus mis à disposition aux types des populations cibles et à leur contexte de recherche : géolocalisation, âge, catégorie professionnelle etc.

Ere de la conversation

Dentsu Consulting constate enfin un passage de l'ère de l'information à celle de la conversation pour plus de 10 départements. Ce constitue le premier pas d'une évolution dans la relation des Départements avec leurs administrés, proposant davantage de dispositifs d'échanges citoyens, avec notamment l'utilisation de plateformes développées en partenariat les principaux acteurs de la Civic Tech française (ex : GOV).


Trois départements d'Occitanie distingués
  • le Gard est le département qui a le mieux réussi l'intégration des réseaux sociaux sur son site web. "En adoptant un ton résolument décontracté sur les différents réseaux sociaux, le Gard interpelle les visiteurs de son site web".
  • le Lot est le département qui a le meilleur taux d'engagement sur les réseaux sociaux, suivi par la Lozère. "Le taux d'engagement (ou d'interaction) mesure la disposition des internautes à interagir avec les contenus proposés par les départements sur les réseaux sociaux. Avoir un fort taux d'engagement est un signal important : il démontre la qualité d'une stratégie digitale"

La start-up toulousaine Telegrafik lève plus d'un million d'euros



Telegrafik, start-up toulousaine spécialisée dans l’intelligence artificielle et le Big Data, annonce une levée de fonds de plus d’un million d’euros. L’objectif est de permettre à l’entreprise d’accélérer la commercialisation de sa solution de téléassistance enrichie, OTONO-ME, dédiée aux personnes âgées vivant seules à leur domicile.

Telegrafik est accompagnée par des fonds d’investissement attentifs à l’impact sociétal, Citizen Capital, Aviva Impact Investing France (géré par le Comptoir de l’Innovation), la coopérative de financement Initiatives pour une Economie Solidaire, ainsi que par le réseau des Business Angels des Grandes Écoles, le family office Financière de Blacailloux, des Business Angels et BPI France Financement.

« Jusqu’à présent, la protection des personnes âgées à domicile se limitait à des systèmes de bouton d’appel d’urgence ou médaillon. Il était nécessaire de leur proposer de nouveaux types de dispositifs leur apportant plus de sécurité et davantage de lien social. L’ambition de Telegrafik : utiliser les toutes dernières technologies de l’internet des objets afin de protéger plus efficacement ces personnes et de rassurer leurs proches aidants. », explique Carole Zisa-Garat, Présidente de Telegrafik.

Créée en 2013, Telegrafik – qui compte actuellement 7 salariés et s’appuie sur un réseau d’experts et de partenaires – devrait doubler ses effectifs d’ici 2 ans.

Comment fonctionne OTONO-ME ?Des capteurs communicants sont installés dans le logement. En cas d’anomalie d’activité de la personne consécutive, par exemple une chute ou un malaise, une alerte est automatiquement envoyée vers un plateau d’assistance, disponible 24/7, en charge de dépêcher des secours si nécessaire.
Les proches peuvent quant à eux exercer une vigilance bienveillante chez leur parent âgé grâce aux applications smartphone. Ils suivent ainsi de façon distante son activité, sans rentrer dans son intimité.
OTONO-ME s’adresse aux professionnels du vieillissement et du maintien à domicile pour améliorer la qualité de leurs interventions, et enrichir leur gamme de services.
Au coeur du service se trouve la plateforme logicielle de Telegrafik. Celle-ci récupère les données de tout type de capteurs en temps réel, et les analyse grâce à ses algorithmes d’intelligence artificielle.
Ainsi, les champs d’application des technologies de Telegrafik sont vastes, et touchent aussi bien la téléassistance que la e-santé.

Vers la fin des ingénieurs commerciaux dans l'édition de logiciel ?



Par Jacques Soumeillan, Vice-Président de DigitalPlace, cluster du numérique en région Occitanie et ancien CEO de la société Pros.

La fonction d'ingénieur commercial chez les auditeurs de logiciel ne serait-elle pas une race en voie d'extinction ? A l'heure du SaaS freemium, des Apps qui s'installent sans effort sur un smartphone ou une tablette, des plateformes facilement découvrables et immédiatement accessibles (et payables) sur le web, les ingénieurs commerciaux voient leur métier évolué. Autre interrogation, est-ce que les néo-éditeurs de ces applications logicielles peuvent encore vendre leurs solutions avec les moyens qui étaient ceux de la vente de licences perpétuelles « On Premises » (logiciel nécessitant une installation sur les serveurs de l'entreprise) ?

La réponse est clairement non. Pourtant, tous ne l'ont pas compris et beaucoup trop de startups créent des solutions modernes sur des schémas de commercialisation anciens.

Or, les ventes « à l'ancienne » coutent chers. Rentabiliser un commercial de terrain expérimenté passe par des résultats de vente élevés d'au moins 400K€ de souscription par an ! Si le prix moyen du contrat de travail annuel est de moins de 50 000€, cela parait un challenge quasi inatteignable.

Quelques chiffres pour comprendre l'état du marché : une étude de Pacific Crest, VC américain bien connu, analysait en octobre 2016, 336 sociétés SaaS dont 75% étaient américaines. Le contrat médian était de 25K$ d'ACV (Annual Contract Value - Valeur Annuelle des Contrats) pour un chiffre d'affaire annuel médian de 5M$. Si on s'intéresse aux entreprises de moins de 2.5M$ de cette étude, les plus pertinentes pour le tissu français, on constate que 11% ne vendaient que par internet, 37% utilisaient des "Inside Sales" (vendeurs sédentaires), 29% des ingénieurs commerciaux terrain (« Field Sales »), le restant étant un mix des 3. Le chiffre pour les « Field Sales » tombe même à 17% pour les entreprises qui ont des ACV de 1 à 5K$.  Il est aussi intéressant de remarquer que la répartition des dépenses, entre marketing et vente, est dans un rapport de 1 à 2, dans un environnement « Inside Sales ». Ce rapport s'inverse dans le cas de vente direct sur Internet, ce qui paraît évident, mais cela montre l'importance que prend le « marketing automation », et plus particulièrement le « inbound marketing » : c'est-à-dire tous les systèmes de gestion de campagne multicanal personnalisées, de génération de demandes par internet, d'aide à la maturation des opportunités, etc..

Les meilleures équipes commerciales de demain seront ces mêmes systèmes intelligents. Ils seront aptes à générer du flux de contacts qualifiés, à aider les commerciaux à informer automatiquement ces mêmes contacts de la solution, à faire murir progressivement ces derniers quant à l'intérêt qu'ils portent à la solution et ces systèmes pourront, dans les cas les plus simples, conclure les ventes.

Est-ce la fin des vendeurs et l'avènement des bots ? Non pas vraiment. Ces systèmes sont nécessaires voire indispensables pour limiter les coûts d'acquisition de nouveaux clients, mais ils ne sont que rarement suffisants pour faire grandir un portefeuille clients. Les « Inside Sales » deviennent alors un maillon essentiel pour affiner la qualification des besoins, aiguiller dans la mise en œuvre de la solution, fabriquer des champions de la solution chez le client, pénétrer les différentes ramifications d'un groupe et réaliser une cartographie des pouvoirs de décision ou d'influence. Cependant, dans les organisations plus structurées, ces activités peuvent aussi être confiés à des « Sales Development Rep » (SDR). Charge ensuite à l'«Inside Sales » de finaliser la vente. En aval de la vente, j'ajouterai la nécessité d'ajouter des « Customer Success Managers » (CSM) pour aider les clients à la prise en main des solutions, pour déployer ces solutions de façon effective afin de former et conseiller les clients sur l'application, et enfin pour fidéliser ces derniers.

Soyons clairs, les éditeurs auront toujours besoin de commerciaux, mais principalement comme 2ème vague pour amplifier la 1ère vague de succès chez un client, pour élargir le nombre d'utilisateurs au-delà de ce premier projet client, pérenniser la solution auprès des décisionnaires chez le client, insérer la solution dans les processus entreprise, bref renforcer son adhérence jusqu'à la rendre définitive.

Néanmoins, les commerciaux seront de plus en plus assistés par des systèmes automatisés sur les tâches les plus répétitives, et/ou les plus petites affaires.

Comme toujours dans l'évolution technologique ces nouveaux systèmes requièrent de nouveaux talents pour paramétrer ces outils, les faire vivre, segmenter les marchés, préparer des contenus en masse, etc... Il faudra donc accomplir un immense effort de formation !

Beaucoup de startups ou d'éditeurs plus anciens qui migrent vers le SaaS sont très en retard sur ces sujets et tâtonnent faute de compétences disponibles, mais aussi par manque de vision quant à la nécessité d'engager l'entreprise dans cette transformation organisationnelle en même temps que le business model évolue. Même si nous sommes en présence de sociétés hautement technologiques, la majorité des entreprises françaises (tout secteur confondu), éprouve de la frilosité à investir dans leur propre système d'information afin d'accompagner la mutation de leur business. C'est même un paradoxe.

L'automatisation du marketing et de la vente reste aussi de la pure technologie et devrait faire partie de leur ADN. Mieux même, nos VC's pourraient, tout comme leurs confrères nord-américains, exiger de leurs startups de s'équiper prioritairement de tels outils, voire leur fournir des systèmes pré-paramétrés et des expertises en « marketing automation ». Ces outils sont facteur d'accélération majeur au développement.

Mais attention, aujourd'hui, ce n'est plus un choix, cela devient une nécessité. Il n'y a qu'à regarder de plus près les belles success stories. Au-delà des investissements R&D qui sont nécessaires, elles ont toutes beaucoup investi sur le marketing & « sales automation », bien avant d'avoir embauché sur une flotte de commerciaux ! Regardez simplement le nombre de visiteurs uniques de sociétés de moins de 20 personnes aujourd'hui. Les belles boites, même en B2B, ont 20 à 30 000 visiteurs uniques par mois ! Et peu... ou pas de commerciaux... CQFD !

Le Montpelliérain 1001Pharmacies.com vise 30 millions d'euros de chiffre d'affaires



A l'occasion du lancement de son nouveau site marchand, le Montpelliérain 1001pharmacies.com (développé par la société eNova Santé SAS), première place de marché  dédiée à la vente de produits de santé sur internet, dévoile les chiffres 2016 et sa stratégie de développement pour l'année à venir.

"Lorsque nous avons lancé en décembre 2012 la plateforme 1001Pharmacies.com, nous savions que le projet était très ambitieux. Néanmoins, l'année 2016 nous a montré que nous avions vu juste et que notre stratégie appliquée pendant ces 5 années a finalement rapidement porté ses fruits", explique Cédric O'Neill, président de 1001Pharmacies.com

Pour 2017, 1001Pharmacies.com a décidé de renforcer la dimension « conseil ». La société va recruter massivement durant l'année et recherche actuellement son nouveau Directeur Général afin d'épauler Cédric O'Neill, l'actuel fondateur et Président. Enfin, 1001Pharmacies.com envisage également un rapprochement avec un grand groupe de pharmacies afin de développer une nouvelle stratégie cross-canal forte, et permettre ainsi de développer la vente de médicaments sur Internet.

Dans le cadre de sa stratégie cross-canal, le chiffre d'affaires consolidé de 1001Pharmacies.com serait de 30M€ fin 2017.

"Le rapprochement avec un groupe de pharmacie est une stratégie d'actualité. Le réseau de pharmacies Lafayette vient par exemple d'être racheté par Five Arrows Principal Investments, un fonds de la banque Rothschild. Cette stratégie que nous voulons également appliquer permettra à 1001Pharmacies.com de bénéficier d'une forte notoriété sur Internet, tout en développant un réseau de pharmacies à travers toute la France", expose Cédric O'Neill.

"Nous avons toujours été convaincus que les points physiques véhiculent le sérieux et la confiance de la marque. C'est d'ailleurs face à ce constat que nous avions été les premiers à créer une marketplace de pharmacies. Ce rapprochement est donc la volonté de s'imposer comme l'acteur de référence dans le paysage officinale français, aussi bien offline qu'online"

Découvrez les 11 prix du concours régional Les Inn'Ovations 2017



Le concours des Inn'Ovations a récompensé jeudi derniere les projets innovants de la région Occitanie. Organisé par l'incubateur Madeeli, en partenariat avec l'agence Transferts, il est financé par la Région, l'Union Européenne et des partenaires privés comme Air France, BNP Paribas, EDF. Il encourage l'innovation, valorise les porteurs de projets, promeut des produits, des procédés ou des services innovants de la région.

La 36e édition du concours avait enregistré un record absolu avec 288 candidatures réparties sur l'ensemble du territoire Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. La remise des onze prix du concours, l'un des mieux doté de France avec 190 000 euros, a eu lieu le jeudi 26 janvier 2017, en clôture des rencontres Midinnov à Toulouse.



Le Grand Prix

Le Grand Prix des Inn'Ovations 2017 a récompensé la startup NovaGray pour son innovation médicale majeure qui rendra possible la personnalisation des traitements par radiothérapie, entraînant une plus grande efficacité et une limitation de leurs effets secondaires.



Quatre catégories

- Innovation & Développement du Territoire

Atelier Tuffery, le plus ancien fabricant français de jeans a mis en œuvre un nouveau modèle économique, sans renoncer à son ancrage territorial au cœur de la Lozère.

- Innovation & International

Symétrie développe des solutions de simulation basées sur la technologie hexapode utilisée dans les simulateurs de vol, cette technologie permet de mettre en mouvement des objets suivant les 6 degrés de liberté afin de les régler de manière très précise.

- Innovation, Produits ou Services du futur

T-Waves Technologies développe un capteur de mesure utilisant ces ondes capables de pénétrer à l'intérieur des matériaux non métalliques comme les plastiques, les céramiques ou les composites, couplé à un principe d'imagerie en 2D à destination du secteur industriel.

- Innovation, Formation ou Entrepreneuriat étudiant

Le trophée formation couronne la collaboration entre le lycée Rascol d'Albi et la société Innotronic dans le cadre de la plate-forme technologique Rascol.



Six prix « Coups de Cœur »

- Transition énergétique et gestion sobre des ressources, adaptation au changement climatique

OpenAirlines, éditeur de logiciels spécialisés pour les compagnies aériennes commercialise SkyBreathe, une solution d'aide à l'éco-pilotage visant à optimiser la consommation de carburant et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

- Transition numérique

Cortus est spécialisée dans la conception de processeurs embarqués pour la téléphonie mobile, l'automobile, les cartes à puces ou tout autre système intégrant de l'intelligence embarquée.

- Renouveau industriel

Uwinloc, Hébergée par l'incubateur Airbus Bizlab a mis au point la première étiquette connectée fonctionnant sans batterie permettant de localiser de grands volumes d'objets dans des espaces fermés de grand volume.

- Sécurité, mobilité et cadre de vie durable

Ze-Watt développe une innovation d'usage qui conduit à décarboner les déplacements quotidiens des habitants des grandes agglomérations en permettant la recharge de leurs véhicules sur leur lieu de travail.

- Vie, santé bien-être, sécurité alimentaire et défi

AnatomikModeling conçoit des implants sur mesure destinés à la chirurgie réparatrice du thorax et propose des outils d'aide à la chirurgie tels que des guides chirurgicaux personnalisés ou des solutions d'aide au prédiagnostic

- Education, intégration, lutte contre les inégalités

Mediatools, agence de création digitale spécialisée dans les contenus multimédias destinés à la jeunesse, a développé Appidys, une application de lecture accessible sur tous supports digitaux, leur permettant de rentrer dans les textes de manière autonome.

La banque mobile est-elle vraiment sécurisée ?




Par Olivier Thirion de Briel, Directeur Marketing Monde des solutions d’identité et de gestion des accès chez HID Global

Partout dans le monde, les smartphones et autres objets connectés font partie intégrante du quotidien de millions d’individus. À mesure que la technologie mobile gagne en complexité et que les fonctionnalités proposées se multiplient, l’utilisation d’appareils mobiles se veut désormais plus évidente et plus conviviale que jamais. Et cette constante amélioration de l’expérience utilisateur contribue à accélérer l’utilisation des mobiles !

Aujourd’hui, la banque mobile est devenue un outil très apprécié d’aide à la gestion des finances personnelles : les utilisateurs peuvent réaliser plus facilement leurs opérations bancaires, et les banques s’appuyer sur des smartphones pour mieux échanger avec leurs clients. Une récente étude de RateWatch établit que 81 % des établissements financiers sondés proposent actuellement des services de banque mobile, un signe clair de leur popularité.

Néanmoins, cette même étude démontre aussi que 36 % des clients persistent à ne pas utiliser la banque mobile en raison des risques de sécurité, réels ou supposés. Leur défiance, conjuguée à un paysage de cyber-menaces en pleine mutation, implique qu’il faut absolument trouver le moyen de mieux sécuriser la banque mobile. Les établissements financiers n’ignorent pas qu’une expérience utilisateur sécurisée harmonieuse est primordiale, et  prennent les devants pour mettre en œuvre des règles et stratégies de sécurité rigoureuses.

Pourquoi la sécurité est essentielle dans la banque mobile ?

Les banques n’ont pas ménagé leurs efforts pour le déploiement de dispositif de sécurité performant applicable à leurs services bancaires en ligne classiques. Pour autant, la banque mobile présente des enjeux qui lui sont propres, au vu notamment des menaces croissantes exercées par des logiciels malveillants qui ciblent tout particulièrement le canal mobile.

Par conséquent, toute tentative d’adapter les outils et l’infrastructure dédiés à la banque en ligne aggraverait considérablement le profil de risque, à moins que des mesures spécifiques aux mobiles ne soient prises en matière de sécurité.

La banque mobile soulève là 5 grandes problématiques :

  1. En très peu de temps, l’appareil mobile est devenu, au même titre que le trousseau de clés et le portefeuille, le troisième élément que l’on emporte impérativement avec soi en quittant son domicile. Face à la montée en puissance des paiements mobiles et des clés numériques, il est fort probable que les appareils mobiles se substitueront un jour, purement et simplement, aux portefeuilles et aux clés physiques. Concrètement, cela signifie que la sécurité mobile endosse une importance capitale en cas de perte ou de vol d’appareil, mais qu’elle permet également aux banques de faire du mobile un élément phare de leur stratégie d’authentification des utilisateurs, grâce à la diversité des caractéristiques disponibles ― GPS, capteurs de pression et lecteurs biométriques, etc.
  2. L’usage du mobile a avant tout pour but de proposer aux utilisateurs une expérience constructive : un accès fluide aux applications, services et contenus, avec une sécurité efficace sous-jacente. Il est donc plus important que jamais de parvenir à un juste équilibre entre sécurité et expérience utilisateur.
  3. En règle générale, les appareils mobiles proposent un mode ‘always-on’ pour la messagerie électronique, les SMS et la navigation, ainsi qu’un mode d’utilisation basé sur le mouvement. Ce qui peut inciter les utilisateurs à ouvrir des e-mails et pièces jointes non sollicités, à visiter des sites web jugés non dignes de confiance, à télécharger des applications tierces et à utiliser les mêmes identifiants de connexion sur différentes plateformes. Les appareils mobiles deviennent de plus en plus vulnérables face à une vaste série de cyber-menaces comme le phishing, les logiciels malveillants et la manipulation sociale.
  4. Avec la croissance des recours au Wifi non sécurisées plutôt qu’à des réseaux câblés classiques, les utilisateurs sont plus susceptibles de compromettre par inadvertance la sécurité de leurs équipements.
  5. Le paysage des menaces mobiles est en pleine mutation, avec des cybercriminels aux méthodes de plus en plus habiles. Le rapport Symantec 2016 sur les menaces de sécurité Internet met en évidence une progression de 77 % des nouvelles formes de malwares mobiles sous Android entre 2014 et 2015, certains logiciels malveillants tels que XcodeGhost donnant également aux pirates les moyens de cibler le système d’exploitation d’Apple.


Pour offrir des services de banque mobile en toute sécurité et renforcer la confiance des utilisateurs, les banques n’ont d’autre choix que de proposer une sécurisation à plusieurs niveaux. Leurs solutions doivent d’adapter aux difficultés susceptibles de se poser d’un bout à l’autre de la transaction, aussi bien en ‘front office’ (interface des clients) qu’en ‘back-office’ (systèmes bancaires qui identifient et facilitent les requêtes des utilisateurs légitimes sur des appareils mobiles), de même qu’au niveau du canal reliant l’un et l’autre.

Procurer cette tranquillité d’esprit aux utilisateurs contribue à accroître l’adoption de la banque mobile donc à accroître les recettes et les bénéfices tout en améliorant l’expérience utilisateur. Et par la même occasion, les banques se prémunissent du grave préjudice qu’un détournement de données risque de causer à leur entreprise.

Ce qu’une solution sécurisée de banque mobile doit offrir

Pour garantir des mesures de sécurité adaptées à la banque mobile, sans nuire au confort des utilisateurs, les banques doivent privilégier certains critères essentiels dans le choix de leur solution :

  • Une solution d’aide intégrée et à plusieurs niveaux. Les clients de la banque mobile s’attendent à être protégés, même si leur comportement déroge aux meilleures pratiques de cybersécurité. Les solutions qui font appel à une multitude de méthodes d’authentification permettant d’identifier le client et qui assurent une protection de bout en bout : au niveau de l’appareil, de l’application, de la connexion et du serveur ‘back-end’, sont d’ordinaire les plus robustes.
  • La capacité de facilement assigner et configurer des méthodes diverses d'identification. C’est-à-dire une solution ultra-configurable, multi-entités, capable d’appliquer tout type de combinaison de méthodes d’authentification à des catégories d’utilisateurs, canaux et divisions bancaires multiples, en fonction du rôle et des règles en vigueur. Cette approche permettra à la banque de réduire ses coûts d’exploitation en gérant l’ensemble de ses besoins d’authentification à partir d’une plate-forme unique, même si elle exerce ses activités via de nombreuses divisions bancaires et entités implantées aux quatre coins du monde. Cette solution permettra également aux clients détenteurs de plusieurs comptes dans un établissement bancaire de se connecter à ceux-ci au moyen d’une méthode d’authentification unique (SSO), améliorant ainsi leur expérience utilisateur.
  • La sécurité des applications mobiles. Compte-tenu de l’augmentation notable des malwares ciblant les applications mobiles, il importe que la solution de sécurité retenue s’attache à résoudre ce type de problème. Les solutions envisageables comprendront, entre autres méthodes de protection des applications mobiles, des fonctions de détection de débogueur, d’émulateur, de fraude et d’obscurcissement de code (code obfuscation).
  • La collecte de renseignements pour parer à de potentiels problèmes grâce à une analyse des risques avant et après infiltration du système et des appareils des utilisateurs. Les meilleures solutions de sécurité sur mobiles anticipent et identifient les menaces potentielles, nouvelles ou non, elles peuvent exploiter des informations contextuelles pour mettre en corrélation l’exposition aux menaces avec les comportements clients escomptés, les configurations d’appareils et le profil des menaces.
  • Le renforcement des cadres de conformité. Les réglementations sur la conformité sont plus que préconisées pour réussir un audit annuel. La conformité aux normes PCI, par exemple, renforce l’entièreté de la chaîne de sécurité applicable à la banque mobile, en réduisant le risque supporté par les banques et en améliorant la confiance côté clients. La solution de banque mobile choisie doit prendre en charge les cadres de conformité de manière intégrée, et non les traiter en tant que compléments.
  • Le renforcement de l’authentification sans impacter l’expérience client. S’il est logique de recourir à l’authentification à deux facteurs (ou davantage) dans le processus de sécurisation de la banque mobile, les utilisateurs refusent de perdre trop de temps à valider leur identité et leurs droits pour pouvoir consulter leur solde ou effectuer un virement. Ces tensions côté utilisateurs peuvent être réduites, sans nuire à la sécurité, en exécutant la plupart des méthodes d’authentification ‘en coulisses’ : l’utilisateur n’est alors sollicité, pour une authentification renforcée, que si cela s’avère absolument nécessaire, en fonction des paramètres de la charte et du profil de risque.
La banque mobile sécurisée, un service bancaire essentiel pour le grand public

La banque mobile a de beaux jours devant elle et sa popularité ne fera que croître dans les mois et années qui viennent. Son essor s’accompagnera d’une forte croissance des enjeux liés à la sécurité, notamment la nécessaire protection des applications contre la prolifération des menaces. Il est décisif, pour les banques, de mettre l’accent sur l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de sécurité axées sur la mobilité afin de limiter l’exposition des données clients, les pertes financières ainsi que le préjudice de réputation susceptible d’être occasionnés par une grave faille de sécurité.
La stratégie la plus efficace, pour les banques, consiste à trouver une solution assurant une sécurité inviolable tout en offrant une expérience utilisateur optimum. La simplicité étant primordiale pour les clients aujourd’hui, il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre sécurité et expérience utilisateur, et de déployer des services de banque mobile avec une expérience fluide afin que les banques préservent leur avantage concurrentiel.