Les données au cœur des nouvelles mobilités

cyberattack


On connaissait l’usurpation d’identité sur internet, avec laquelle des pirates se font passer pour leur victime. On assiste désormais à un autre type d’attaque : l’usurpation d’identité… de magasins physiques. Un phénomène repéré par France Verif, une start-up française qui propose une solution gratuite pour identifier, grâce à l’intelligence artificielle, 99,79 % les escroqueries sur Internet et protéger ainsi les cyberacheteurs.

Très difficile à repérer

Alors qu’il y a quatre semaines, ce genre d’arnaque tenait de l’exception, France Verif a constaté « une recrudescence de sites frauduleux et dangereux qui usurpent l’identité de vrais commerçants artisans ou petites sociétés. Les escrocs détournent les fiches Google et les numéros de téléphone de ces commerces ce qui les rend très crédibles dans l’esprit des acheteurs qui se méfient moins et, selon les cas, se font dérober leur numéro de carte bancaire ou héritent d’un cheval de Troie, voire plus grave encore », indique la société de cybersécurité dans son baromètre des attaques du mois d’octobre.

Cette nouvelle arnaque se révèle extrêmement difficile à repérer même pour les personnes très averties. 

« C’est une frontière de plus que viennent de franchir les cybercriminels : ne même plus fausser une existence mais usurper l’identité – jusque sur Google ! – d’une enseigne physique, fabricant, artisan etc.… » commente Laurent Amar, cofondateur et PDG de France Verif, qui estime que « même si les sites en question disparaissent vite, ils ont le temps de faire de gros dégâts tant chez les victimes que pour la réputation de ces commerces qui ne sont généralement pas au courant assez vite pour pouvoir réagir. »

Arnaque aux invendus d'Amazon

Une autre arnaque très répandue en ce mois d’octobre se déroule autour des invendus d’Amazon.fr. Il s’agit de sites de cybercriminels qui se présentent comme des revendeurs de ces invendus.

« L’idée générale de cette escroquerie est de rebondir sur le fait que, plutôt que de détruire ses invendus, Amazon devait trouver une solution alternative. Ces sites pirates se présentent donc comme mandatés par le géant du e-commerce pour écouler, à prix cassés bien entendu, ces invendus. Bien évidemment, l’internaute est séduit et commande des produits mais soit ne les reçoit jamais soit se fait pirater sa carte bancaire », explique France Verif.