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Jihad sur internet : la guerre des images est déclarée



Depuis plusieurs semaines, le gouvernement multiplie les opérations de communication numérique, mais en présentant, avant-hier, un arsenal d'outils pour lutter contre le jihadisme sur internet et l'embrigadement de jeunes Français par des recruteurs islamistes radicaux, il vient de franchir un cap inédit. C'est, en effet, la première fois que les autorités produisent un clip vidéo d'une telle intensité pour contrer les vidéos des islamistes qui pullulent sur internet, de pages Facebook en forums de discussion.

Le site stop-djihadisme.gouv.fr, nouvelle plateforme pour «comprendre, agir, décrypter et se mobiliser», s'ouvre par un film d'une durée de 1 minute 56 secondes qui vise à démonter les affirmations brandies par les recruteurs.Le clip, interdit aux moins de douze ans, se décompose en quatre séquences : une phrase des jihadistes surtitrée «Ils te disent» sur fond d'images en couleurs ; et la réponse «En réalité» sur fond d'images en noir et blanc.

«Sacrifie-toi à nos côtés, tu défendras une cause juste» appelle la réponse «En réalité, tu découvriras l'enfer sur terre et tu mourras loin de chez toi.» Ou encore «Rejoins-nous et viens aider les enfants syriens» appelle la réponse «En réalité, tu seras complice du massacre de civils.» Mise en ligne mercredi sur la plateforme Daylimotion, la vidéo avait été visionnée plus de 300 000 fois le soir même et plus de 566 000 fois hier vers 19 heures. Fallait-il employer des phrases prononcées ou diffusées par les recruteurs islamistes et ainsi les retourner ? La question se pose bien sûr, et certains experts jugent le procédé contre-productif, comme Samuel Laurent (lire ci-dessous).

Mais en diffusant un tel film, le gouvernement s'investit, d'évidence, pleinement dans ce que l'on appelle le cyberjihad, le jihad sur internet.

Au contraire d'Al Qaïda dans les années 2000 qui diffusait des vidéos de piètre qualité et négligeait l'internet grand public, l'état islamique a massivement investi les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, bâtissant une stratégie de communication – habile et hélas efficace – qui est l'une de ses forces. Une stratégie numérique gérée par sa branche médias Al-Hayat Media Center.

L'État islamique produit de véritables films en haute qualité

Celle-ci a investi dans du matériel vidéo professionnel et il n'y a qu'à voir, ces derniers mois, les terribles images haute définition des otages décapités en combinaison orange pour mesurer la qualité des films et leur mise en scène. Daesh produit de nombreuses vidéos de propagande à la gloire des martyrs, des pseudo-reportages journalistiques et des clips pensés comme des superproductions hollywoodiennes. On a ainsi pu voir «Le choc des épées IV» ou «Flames of War», de véritables moyens-métrages qui utilisent tous les codes des films d'action américains : couleurs saturées, slow motion, banc-titre choc, etc. Des éléments qui, bien évidemment, trouvent une résonance chez les adolescents occidentaux.

Daesh investit les réseaux sociaux

Outre les vidéos, Daesh a fortement investi les réseaux sociaux, comme le montre d'ailleurs le clip du gouvernement dans ses premières images. Sur Facebook, les jeunes qui manifestent un intérêt pour le jihad sont ainsi vite repérés et contactés par des recruteurs, qui vont les guider vers des sites moins simples d'accès. Daesh appelle également à la mobilisation de ses partisans partout dans le monde et a même rédigé un manuel Twitter à l'usage de ses combattants, notamment pour leur expliquer comment désactiver les fonctionnalités qui pourraient les localiser au moment où ils écrivent un post sur Facebook ou un tweet sur Twitter !

Enfin, Daesh diffuse son idéologie sur des publications numériques donc facilement échangeables. Al Qaïda avait son magazine Inspire ; l'État islamique a Dabiq, une revue en anglais de 50 pages. Et contrairement à Al Qaïda la secrète, Daesh n'hésite pas à inviter des journaliste occidentaux «embedded» (embarqués) pour se présenter sous un jour plus ouvert. Le site américain Vice News a ainsi pu filmer l'installation de Daesh en Irak…

Alors bien sûr, face à ce nouveau cyberjihad, les démocraties, attachées à la liberté d'expression sur internet – et pour les États-Unis au sacro-saint premier amendement américain – ont peiné à trouver les bonnes réponses et surtout des réponses coordonnées. L'armée américaine comme la Britannique ont répliqué plusieurs fois aux attaques numériques de Daesh et posté sur les réseaux sociaux des contre-discours au jihad. Mais l'heure est maintenant à la constitution d'une véritable cyber-coalition plus efficace.

Le sommet international sur la lutte contre le terrorisme qui se déroulera le 18 février prochain à Washington comprendra ainsi un important volet sur cette véritable cyberguerre. Qui passe aussi par la guerre des images et de la communication.

Article publié dans La Dépêche du Midi du vendredi 30 janvier.

L'iPhone, véritable machine à cash pour Apple



Imagine-t-on une société qui réaliserait un profit de 8 millions de dollars par heure, chaque jour pendant trois mois ? C'est pourtant bel et bien ce qui vient de se produire avec Apple, qui a annoncé, mardi soir à San Francisco, des résultats historiques pour le dernier trimestre de 2014. La firme à la pomme a, en effet, réalisé un bénéfice trimestriel de 18 milliards de dollars : un record qui dépasse de loin les prévisions des marchés financiers qui variaient entre 64,5 et 67 millions de dollars. Locomotive de cette performance : les iPhone 6 et 6 Plus, smartphones vedettes de la marque, qui étaient très attendus par les observateurs et par les fans de la marque. 74,45 millions d'unités se sont vendues pendant les fêtes.

Un engouement remarquable notamment en Chine, un marché très important pour la société californienne qui a noué un partenariat stratégique avec China mobile. Smartphone n°1 en Chine et n°2 dans le monde, l'iPhone, qui traduit la capacité d'innovation d'Apple, constitue aujourd'hui une véritable cash machine puisqu'il représente plus des deux tiers du chiffre d'affaires de la société (68%).

Cap sur l'Apple Watch

Les ventes d'ordinateurs iMac sont elles aussi en pleine forme avec une hausse de +14 %. Seule ombre au tableau : la baisse de 17,8 % des ventes d'iPad, à replacer dans un contexte général de baisse car les utilisateurs changent moins souvent leur tablette. «A long terme, l'iPad reste un segment important», a toutefois rassuré le PDG Tim Cook. Apple plancherait d'ailleurs sur un iPad Pro avec un grand écran de 12 pouces à même de séduire le monde de l'entreprise.

Mais 2015 reste pour Apple l'année de la Watch, la montre connectée qui va être commercialisée en avril pour 349 €. Un nouveau pari.

Microsoft se relance et voit loin avec HoloLens



Ce n’est un secret pour personne, Microsoft, qui règne toujours en maître sur les PC, est l’entreprise qu’on adore détester. Et depuis le lancement de son système d’exploitation Windows 8, la firme américaine fondée par Bill Gates, accumulait les critiques et les déconvenues. Lancé fin 2012, le successeur de Windows 7 semblait pourtant séduisant : un seul système d’exploitation s’adaptant aux ordinateurs, aux tablettes et aux smartphones ; et faisant la part belle à une interface tactile innovante. Innovante… mais trop en rupture avec les habitudes des utilisateurs, déboussolés, entre autres, par la disparition du célèbre bouton « Démarrer ».

Cette semaine, Microsoft a fait amende honorable. Le nouveau PDG, Satya Nadella, qui est aussi posé que son prédécesseur Steve Ballmer était éruptif, a dévoilé une kyrielle d’annonces pour reconquérir le cœur des utilisateurs. Première d’entre elle, Windows 10, le nouveau système d’exploitation, qui sera disponible… gratuitement pendant un an pour les utilisateurs de Windows 7 et suivant. Une première chez Microsoft qui se met ainsi dans les pas d’Apple. Windows 10 sera livré avec de nombreuses nouveautés comme Cortana, permettant de commander sa machine à la voix, et le futur navigateur internet baptisé Spartan. Cortana répond ainsi au Siri d’Apple et Spartan au navigateur Chrome de Google à l’insolent succès.

Microsoft mise gros sur Windows 10 dans un contexte où, après plusieurs années de baisse, les ventes de PC se stabilisent (315 millions vendus dans le monde en 2014, soit – 0,4 % selon l’Institut Gartner). Windows 10 doit redonner une vraie identité à Microsoft qui reste très rentable : le chiffre d’affaires qui sera annoncé en juillet devrait franchir la barre des 100 milliards de dollars avec un résultat net de 22 milliards.

À côté de ces annonces très importantes pour l’avenir du groupe, Staya Nadella a dévoilé un projet inédit : HoloLens, des lunettes connectées qui permettent d’ajouter en surimpression des hologrammes dans son champ de vision. Cette annonce intervient alors que Google a suspendu les ventes de ses Google Glass. Ces lunettes connectées  n’ont jamais rencontré le succès en raison d’un très fort effet déceptif, souligné en novembre dernier par Reuters et très commenté au même moment à Montpellier lors du Digiworld Summit.

Le projet de Microsoft est toutefois bien différent de celui de Google. Les lunettes du géant du moteur de recherches disposent d’un minuscule prisme fixé à droite d’une monture futuriste sans verres, et doivent obligatoirement être connectées à un smartphone. Le prototype présenté par Microsoft est totalement indépendant d’un ordinateur ou d’un smartphone.

Des hologrammes

Les lunettes-casque embarquent toute l’électronique nécessaire, sont capables de se connecter à internet et obéissent à la voix et aux gestes que l’on effectue devant elles. Le champ de vision est aussi beaucoup plus important : 120 degrés en largeur et hauteur. À travers les lunettes, l’utilisateur voit donc parfaitement son environnement et par-dessus celui-ci, sous forme d’hologrammes apparaissent des informations supplémentaires. Éléments d’architectures virtuels sur un bâtiment existant ; indications délivrées à distance par un professionnel sur un évier à réparer ; vidéo d’une recette pendant que l’on manipule les ingrédients dans sa cuisine ; et même téléportation sur Mars pour se retrouver près du robot Curiosity ! Les possibilités sont très nombreuses tant pour les particuliers que les professionnels.
Le patron de Microsoft, qui n’a pas donné de date de sortie, a estimé que cette technologie pouvait contribuer à ouvrir la porte à un nouveau type d’informatique. En cas de succès, HoloLens entrerait dans l’histoire au même titre que la souris et les interfaces tactiles.



Tribune libre. "Le French Bashing est mort ... Vive la French Tech !"



Par Pascal Grémiaux, Président d'Eurécia, entreprise ambassadrice de la French Tech Toulouse 

Les français sont connus pour leur grande propension à râler sur tout et tout le temps.

La crise endurée actuellement par le pays ne fait qu'accentuer ce phénomène, avec ses inéluctables pessimistes et réfractaires. Il semblerait que rien ne trouve jamais grâce aux yeux de personne. Nous avons souvent le sentiment qu'aucune solution, de droite comme de gauche, ne parviendra à redresser le pays. Nous sommes d'ailleurs passés maîtres dans l'art de l'auto-flagellation. Et ce ne sont pas les critiques de nos voisins européens, qui viendront embellir le tout. C'est à se demander si l'herbe est vraiment plus verte ailleurs.

Le french bashing (ou les leçons données à la France) en est une résultante horripilante.
Dans la torpeur chronique et la course à la dernière idée géniale qui relancera le pays dans un élan positif général, certaines initiatives voient le jour et amorcent un sursaut de fierté et de chauvinisme du plus grand nombre.

Pourtant, alors que nombreux sont ceux à ne pas vouloir voir le bout du tunnel et à s'enliser dans un no man's land économique, certains entrepreneurs, à l'instar de Xavier Niel avec l'Ecole 42 ou de Frédéric Chevalier avec "Thecamp", sont à l'origine de projets ambitieux pour créer nos "Tech Champions" du futur.
D'autres, vont trouver un second souffle dans des initiatives qui les poussent dans une dynamique et une énergie communes, fédératrices et galvanisatrices. C'est exactement le cas avec la French Tech.

La Secrétaire d'État chargée du Numérique, Axelle Lemaire, a tout récemment labellisée 9 villes French Tech avec, à la clé, un regain de fierté, d'ambition et de motivation sans limite de tous les acteurs des villes et régions ayant investi de leur temps et de leur énergie.
Nos régions peuvent être la solution contre le French Bashing car ELLES SONT la France et elles sont le futur de notre pays. Axelle Lemaire l'a bien compris en ouvrant la sphère numérique à un autre territoire que l'Ile de France et en se tournant vers ses ressources régionales. Telle une entreprise qui axe sa stratégie sur la croissance interne, il faut que la France laisse ses régions redynamiser son image.

Avec leur corollaire de bonnes énergies, ces labellisations ont avant tout le mérite de mettre en lumière la solidité et l'expertise des villes et leur région. Ces régions mêmes, innovantes et moteurs, qui constituent le socle de notre pays et le portent vers le haut.

A l'instar de la région Midi-Pyrénées, terreau des plus belles innovations, des plus folles ambitions et de quelques-uns de nos intellectuels.
Midi-Pyrénées n'a-t-elle pas piloté le projet Philaé, cette petite sonde interplanétaire, fruit de la coopération de centaines de chercheurs et de laboratoires de recherche européens ? Le prix Nobel d'économie Jean Tirole et le prix Goncourt 2014 Lydie Salvayre ne sont-ils pas Toulousains ?

La French Tech a ce grand mérite de vouloir faire émerger des entreprises innovantes, des pépites dont nous devons être fiers dans chacune de nos régions. Elle fédère et tire chacun vers le haut.

Certes le contexte est morose. Mais deux choix s'imposent à nous : soit nous choisissons de suivre le troupeau des pessimistes, ce qui ne nous fera pas avancer, soit nous choisissons de faire un pied de nez à la sinistrose et nous contribuons ensemble à faire avancer le pays. Notre territoire regorge de personnes et d'entreprises de valeur, qui, ensemble, font croitre l'économie et reconstruisent une confiance en soi récemment oubliée.

Il est temps de stopper cette attitude d'auto flagellation et de complexes.
Lorsqu'une entreprise se porte bien, ses salariés aussi, et toute la ville, toute la région en bénéficient. A nous de mettre en place ce cercle vertueux inestimable en devenant acteurs de notre propre vie économique. Nous avons le choix de voir le verre à moitié vide mais surtout le verre à moitié plein !

Nos régions sont talentueuses, nos entreprises sont belles et ensemble, nous sommes les ambassadeurs de notre pays.

Le French Bashing est mort... Vive la French Tech !!

Tribune libre. La numérisation transactionnelle en questions


Aline Saponara est Sales Manager Kodak Alaris, Document Imaging, France

La qualité du contact avec le client, le patient ou l'administré révèle le professionnalisme d'une entreprise et d'une administration. En face à face, l'excellence prime. La numérisation transactionnelle optimise la relation client en accélérant les processus administratifs et numériques au bénéfice du dialogue, de l'écoute et du service.

Qu'entend-on par transaction au sens de la numérisation ?

Aujourd'hui, les entreprises sont servies par un marché mature proposant un riche éventail de solutions de gestion documentaire, d'archivage et de relations client. Mais pour pouvoir en profiter pleinement, il est évidemment nécessaire de disposer de l'ensemble des données sous format numérique.

Or la pratique montre que le papier reste le format le plus échangé, et notamment au stade transactionnel.
Ce que l'on nomme la transaction, au sens de la numérisation, est cette opération par laquelle une relation est établie entre un organisme et son interlocuteur, au travers d'un échange de documents et de données, en face-à-face. Cette définition assez formaliste recouvre finalement des opérations d'une grande banalité, chaque jour rencontrée dans les entreprises, les commerces et les administrations.

De quoi parlons-nous ? L'admission d'un patient en unité de soin, le renouvellement d'un passeport, l'obtention d'un prêt bancaire, l'ouverture d'une ligne de téléphone sont des relations dites transactionnelles qui nécessitent une phase administrative et informatique préalable de constitution de dossier.
Des opérations fort communes sommes toutes, répétitives et nombreuses et qui représentent, pour les deux parties, une phase parfois longue et fastidieuse, au détriment du dialogue entamé.

En quoi le papier détourne-t-il des échanges ?

On estime qu'un dossier client, patient, est constitué en moyenne de 5 à 10 documents dont la majorité se présente, en entrée, sous format papier de taille et de poids hétéroclites (carte d'identité, carte vitale, ordonnances, quittances de loyer, bon de commande, bon d'achat, constat amiable, constat d'huissier...)

Les agents d'accueil, les conseillers commerciaux, désormais dotés de solutions logicielles performantes de gestion documentaire doivent donc numériser des liasses de documents afin de les introduire au référentiel métier qui les concerne. En général, c'est une opération qui doit être réalisée immédiatement, en présence de l'interlocuteur. Etonnamment, autant le processus informatique est assuré au travers d'une automatisation logicielle, autant le processus logistique reste le parent pauvre de la démarche. En pratique, une fois que les agents ont rassemblé l'intégralité des documents papier, souvent aux formats extrêmement variés, ils quittent leur bureau ou leur guichet pour se rendre au scanner mis à la disposition du service et parcourent cette distance plusieurs fois par jour. Le processus peut s'allonger d'autant plus qu'il y a de l'attente au scanner ou que des documents sont oubliés sur la vitre ou à côté.

Entre temps le client, l'usager, s'impatiente, laissé seul avec ses questions et sans ses documents, dont certains peuvent être, en outre, particulièrement confidentiels.  C'est une situation fort dommageable à un moment clé où l'accompagnement de l'interlocuteur est indispensable.

En quoi dialogue et transaction sont-ils indivisibles ?

La situation de face-à-face implique que le client, le patient ou l'usager s'est déplacé pour obtenir un service. Il sera d'autant plus attentif aux marques d'attention et à la qualité de la prestation qui lui sera rendu. C'est un moment crucial qui déterminera le ressenti final, l'organisme privé comme public ayant naturellement pour objectif de faire bonne impression, que ce soit par la qualité de l'écoute et de la prise en charge comme de la délivrance de l'objet ou du service demandé.

C'est donc pendant la transaction que tout se joue et l'on aurait tort de penser que quelques minutes de solitude sont insignifiantes.

Le secteur bancaire en ce sens est caractéristique de cette situation, où la versatilité des décisions du client est (monnaie) courante. C'est un secteur où les craintes et les doutes peuvent se cristalliser en l'absence d'un accompagnement persévérant du conseiller. Il doit pouvoir offrir des solutions, poser de nouvelles questions, offrir d'autres services, sans être interrompu par des modalités logistiques et matérielles parasites.
Si dans le secteur bancaire, l'accompagnement constant favorise le placement de produits, dans d'autres secteurs, en particulier les administrations et les établissements publics, il s'agira d'abord de réduire drastiquement le temps d'attente et son corolaire, la crispation, en supprimant les contraintes de déplacement et de numérisation laborieuse. En établissement de santé, on cherchera un meilleur accompagnement du malade, une meilleure écoute et à témoigner plus d'empathie, ce que l'informatique a tendance à étouffer. L'écoute et la compréhension sont également des qualités recherchées par les clients du secteur de l'assurance.

Enfin, dans les sociétés de services comme la téléphonie, pouvoir poursuivre la réalisation du service sans interruption aboutit à une augmentation des ventes par l'effet mécanique de la réduction du temps d'attente.
En maintenant le lien, c'est la satisfaction générale qui s'en trouve améliorée. La numérisation transactionnelle participe de cette qualité de service et libère la relation.

J'opte pour la numérisation transactionnelle. A quoi penser ?

La numérisation transactionnelle est l'opportunité de réduire à la fois les temps de numérisation et d'injection des données dans le système d'information et d'augmenter le temps passé auprès de ses administrés, de ses clients ou de ses patients.
Faire le bon choix de scanner est alors prioritaire. L'objectif est de transformer du document papier en format électronique de la façon la plus naturelle et la plus rapide qui soit. L'appareil doit être de faible encombrement pour être posé sur un guichet ou un bureau, permettre une numérisation par liasse d'une dizaine de documents en quelques secondes et quel que soit leur format, tout ceci en silence, afin de ne pas gêner la discussion en cours.
 Au plus près de son interlocuteur, sans contrainte de déplacement, le conseiller peut ainsi poursuivre la discussion tout en procédant à la numérisation et rendre les documents dans la foulée, sans risque de perte et de détérioration.
Privilégier du matériel qui s'interface facilement avec des solutions de gestion de documents (workflow ou tout type de solution métier ou référentiel) est une évidence. La configuration du matériel doit être une formalité. L'essentiel est de pouvoir accéder sans délais au dossier spécifié, une fois constitué par numérisation transactionnelle.

La numérisation est devenue un passage obligé. C'est la contrepartie des solutions de GED largement démocratisées. Mais elle se fait maintenant sans contrainte et surtout, au profit de la rentabilité, de l'efficacité et de la réputation.

Tribune libre . Comment réguler Internet face aux attentats ?


Par Bertrand Girin, président de Reputation VIP. Fondée en 2012, Reputation VIP a gagné plusieurs prix de l'innovation (Jeune Entreprise Innovante, Novacité, fonds d'innovation du Rhône) et compte une équipe de 25 personnes. Reputation VIP propose également un service en ligne de gestion du droit à l’oubli via https://forget.me. Plus d’informations sur www.reputationvip.com

Suite aux attentats, le gouvernement veut renforcer les systèmes d'écoutes et la surveillance du net. En tant qu’expert du Web et de l’e-réputation, Reputation VIP nous donne son avis. « Il faut impliquer les médias, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche » Bertrand Girin, président de Reputation VIP, pense qu’il faut impliquer les acteurs principaux d’Internet, qui sont les plus à mêmes de relayer ou non les contenus faisant l’apologie du terrorisme. A savoir les médias, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. Tous ces acteurs doivent se demander où placer le curseur. Pour respecter la mémoire des victimes mais aussi le droit à l’information, tout en ne faisant pas le jeu des terroristes.

Les réseaux sociaux de masse ont un rôle très important à jouer dans cette régulation, ils sont devenus de véritables médias. Il est donc primordial qu’ils coopèrent, on ne peut pas mettre n’importe quel contenu sur des sites avec une si grande audience.

Les moteurs de recherche sont également des acteurs majeurs de la régulation. En effet, ils ont un choix important à faire sur ce qu’ils référencent ou non, car c’est eux qui peuvent être à la base de la propagation de ces contenus. Le google suggest est notamment un sujet intéressant, placer le terme « video » lorsqu’on tape le nom d’un terroriste peut avoir une forte dimension incitative. Ce qui actuellement le cas lorsqu’on tape « amedy coulibaly »


Les journalistes doivent également faire face à ces importantes questions éthiques. Qui se posent d’ailleurs aux trois acteurs : quelle est la limite entre information et censure ? devoir de mémoire et apologie ? Enfin, les sites Internet qui rassemblent et recrutent des terroristes sont un sujet important. Il me semble que ce n’est pas forcément une bonne solution de les interdire. En effet, aujourd’hui ils peuvent être surveillés. Mais si on les supprime, cela n’arrêtera pas les terroristes, au contraire cela les incitera à la prudence et à la protection de leurs membres et contenus. Cela risque donc de rendre le travail de la police plus difficile. Sur un plan technique, des technologies permettant de détecter ce types de contenus existent, il est donc tout à fait possible d’organiser une régulation. Reste donc à se demander où la France, et même l’Europe, place leurs limites.

La France se prépare à la cyberguerre

Carte des attaques informatiques

Des commentaires haineux qui font sans vergogne l'apologie des actes terroristes sur les réseaux sociaux. Des sites institutionnels – comme celui du Conseil général du Lot cette semaine – piratés par des groupes islamiques, eux-mêmes piratés ensuite par les Anonymous en représailles, avec peut-être un point d'orgue ce jeudi. Des attaques sur les serveurs des administrations voire de l'armée en Europe et aux États-Unis. C'est peu dire que la cyberguerre, la guerre électronique, qui a longtemps hanté l'imaginaire des adolescents geeks du monde entier, est devenue une réalité. Et plus encore une menace. Car à l'heure où nos sociétés sont hyperconnectées, où toutes nos infrastructures économiques, industrielles, énergétiques, militaires sont reliées entre elles, la vulnérabilité de nos réseaux apparaît au grand jour.

Le front des réseaux

Cette cyberguerre se mène sur plusieurs fronts. Le premier d'entre eux, particulièrement pour la lutte contre le terrorisme, concerne les appels à la haine, au jihad diffusés sur des sites web ou sur les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook, qui constituent de bien faciles portes d'entrées pour des jeunes en voie de radicalisation.

Pas étonnant, dès lors, à ce que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rende «prochainement» aux États-Unis, notamment pour «sensibiliser les grands opérateurs d'Internet» à la surveillance antiterroriste. (lire ci-contre).

Mais un meilleur contrôle ou un meilleur filtrage d'internet pour contrecarrer ces propos haineux reste complexe et pourrait bien recéler plus d'inconvénients que d'avantages. Un site jihadiste bien identifié peut ainsi être une source d'informations pour les services d'écoute. Le fermer, c'est en créer bien d'autres. Et surtout cette surveillance forcément massive d'internet se fait de plus en plus sans l'aval d'un juge pour gagner en rapidité. Ce qui ne laisse d'inquiéter les défenseurs des libertés et les professionnels. L'Asic (association des services internet communautaires dont Google ou Yahoo sont membres) s'inquiète ainsi de voir l'instauration de régimes d'exception dont l'efficacité reste discutable. Entre la sécurité et la liberté numérique le chemin reste étroit.

Contrer les attaques

Le second front de la cyberguerre concerne non pas l'expression des idées mais les attaques informatiques des infrastructures, qui sont désormais prises très au sérieux. Le dernier Livre blanc de la Défense rédigé en 2013 consacre pour la première fois un très large chapitre aux cybermenaces, clairement identifiées comme une menace majeure pour la sécurité nationale. La France dispose désormais d'une doctrine offensive et défensive pour répondre aux cyberattaques et a fortement augmenté ses budgets. Et en novembre dernier, l'Agence européenne de cyber-sécurité a simulé une attaque massive dans les 29 pays membres. Ce programme «Cyber-Europe 2014» doit donner lieu à des préconisations cette année, que le cyberjihad, rend d'évidence, encore plus urgentes.

Cazeneuve : «Sensibiliser»
«Ce qui m'a frappé dimanche dernier à Paris, à l'occasion de la réunion des ministres de l'Intérieur, c'est la volonté de tous les ministres de l'Intérieur, y compris les ministres américains, qui ont toujours eu une position assez ouverte sur ces sujets-là, de faire en sorte que nous ayons un contact étroit avec Twitter, Google, et autres opérateurs, Facebook, pour dire attention, là il y a un problème particulier, il faut vous mobiliser avec nous» a souligné Bernard Cazeneuve. «Il y a un travail de sensibilisation considérable à faire.»a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

#jesuischarlie


"Un journal c'est la conscience d'une nation" disait Camus.
Aucune concession à la liberté d'expression
après l'odieux attentat perpétré contre Charlie Hebdo.

Bilan 2014 : les livres qui ont fait l'année numérique



Difficile de faire une sélection exhaustive parmi la très riche production d'ouvrages qui traitent désormais du numérique, de ses implications économiques, sociales, éthiques, culturelles qui bouleversent la société. Voici six ouvrages qui ont fait l'année 2014, contribuant à notre meilleure compréhension du monde qui vient.

Smart, enquête sur les internets, de Frédéric Martel (Ed. Stock).

Chercheur, spécialiste des Etats-Unis, Frédéric Martel avait fait sensation en sortant en 2010 "Mainstreal", un ouvrage qui décortiquait de façon magistrale l'industrie de l'entertainment, aux Etats-Unis notamment et montrait toute la pertinence du soft power. Soft power est d'ailleurs le nom de l'émission de Frédéric Martel sur France Culture. Avec "Smart" le chercheur essaie de comprendre ce qu'est la réalité d'internet aujourd'hui. Le "village global" est-il toujours pertinent à l'heure om ma télévision et les smartphone sont connectés en permanence à la Toile ? Comme Erick Orsenna pour ses trois précis de mondialisation, Frédéric Martel a pris son bâton de pèlerin pour parcourir le monde, de la Silicon Valley à l'Afrique du Sud, du Brésil à la bande de Gaza, d'Israël, la start-up nation à la Chine au gigantesque marché. Le constat qui en ressort bât en brèche les idées reçues : certes le réseau des réseaux est mondial, mais non internet n’est pas global car il existe autant d’usages que de territoires. Cette remise en perspective ouvre clairement de nouveaux horizons dans notre façon de penser notre société connectée.

Big, fast & open data, ouvrage collectif de Yannick Lejeune (Ed. Fyp).

Le monde hyperconnecté qui se dessine et s’amplifie sous nos yeux s’appuie sur la collecte, le stockage, le traitement d’une multitude de données, les « data ». Ces Big data, ces immenses bases de données soulèvent bien sûr de grandes questions économiques, politiques, sociales, juridiques, scientifiques. L’ouvrage collectif qui donne la parole à une vingtaine d’experts reconnus dresse le portrait de l’écosystème qui se dessine pour les années à venir. Les big data, analysées de plus en plus rapidement (fast) et de façon ouverte (open) vont avoir un impact en terme d’analyse et de prédiction dans une multitude de domaines, de la sécurité à la santé, des transports aux jeux vidéos, de l’urbanisme à la recherche scientifique. Reste une question cruciale que les auteurs soulèvent : qui va surveiller les données ?

La souveraineté numérique, de Pierre Bellanger (Ed. Stock).


Qui va surveiller les données et surtout à qui appartiennent-elles ? Telles sont les questions que pose Pierre Bellanger dans son livre. Le fondateur et président de Skyrock fut l’un des pionniers de l’internet français en lançant la plateforme de blog Skyrock, un véritable phénomène que l’on peut décrire comme le premier réseau social français. Mais depuis, Facebook, Twitter et consorts sont passés par là et les contenus français sont désormais stockés par des sociétés américaines. Pour Pierre Bellanger, cette situation pose la question de notre souveraineté numérique. Une souveraineté qui s’est effilochée avec de graves conséquences sur nos emplois, sur nos données (qui sont pillées), sur notre vie privée. « La France et l’Europe n’ont aucune maîtrise sur cette révolution », estime le grand patron. Mais il existe des alternatives pour reprendre la main avec notamment les « résogiciels » qui contrôlent en un système unifié les services, les réseaux et les terminaux. Et Bellanger de plaider pour la création d’un plan Réseau en douze priorités. Sera-t-il entendu ? En tout cas parmi les dix priorités affichées par la nouvelle Commission européenne de Jean-Claude Juncker, le numérique figure en 2e position.

Internet : qui possède notre futur ?, de Jaron Lanier (Ed. Manifeste Le Pommier).

Avec cet ouvrage, Jaron Lanier, qui reste toujours l’une des figures de la Silicon Valley, ferait-il volte-face ? En tout cas ce touche-à-tout (compositeur, chercheur en informatique, écrivain) poursuit la critique raisonnée de notre monde numérique. Après s’en être pis à la « sagesse des foules » qui fonde des projets collaboratifs comme Wikipédia  en laqualifiant de « maoïsme numérique » en 2006, Jaron Lanier dénonce les effets pervers du tout-gratuit, l’un des aspects les plus emblématique d’internet.  Reprenant à son compte l’adage « si c’est gratuit, c’est vous le produit », Jaron Lanier dénonce le « rapt » par les grandes entreprise du Net, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), des données des utilisateurs qui sont reconditionnées en Big data et revendues aux annonceurs à prix d’or. Pour le chercheur, cette situation ne signe pas le triomphe du capitalisme mais l’émergence d’un néo-féodalisme. Une solution pour en sortir : monétiser les données. Jaron Lanier estime, comme d’ailleurs beaucoup en Europe, que les internautes qui contribuent devraient être rétribués en retour. Ce qui éviterait la constitution des supermilliardaires du Net face à la majorité de la population.

Une puce dans la tête, de Dorian Neerdael (Ed. Fyp).

Comment interagir avec la machine ? Cette question hante les chercheurs depuis le début de l’informatique et pourrait connaître une spectaculaire accélération dans les prochaines années avec les interfaces cerveau-machines. Dans cet ouvrage, Dorian Neerdael, philosophe et éthicien diplômé de l’université libre de Bruxelles, liste les plus récentes expériences scientifiques et évoque des perspective qui feront peut-être froid dans le dos par leur audace comme celle du futurologue Ray Kurzweil qui pense que les interfaces cerveau-machine ne sont qu’une étape essentielle vers le téléchargement de l’esprit sur la machine, l’humain n’étant alors qu’un cerveau, le corps étant nié.  Un concept poussé plus loinDorian Neerdael pose les questions de plus en plus prégnantes de l’humain augmenté, du transhumanisme… et des effets d’annonces spectaculaires de certains chercheurs qui manque de recul.

Vous êtes déjà en 2025, de Jean-Dominique Séval (Ed. Multimédia)

On connaissait les Chroniques martiennes de Ray Bradburry. Voici les chroniques de nos vies numériques de Jean-Dominique Seval. Le directeur général adjoint de l’Idate (l’institut qui organise chaque année à Montpellier l’excellent Digiworld Summit) s’est amusé non pas à écrire un livre de science fiction mais un ouvrage de prospective réaliste en prolongeant la révolution numérique que nous connaissons aujourd’hui.
Des objets intelligents à l’ère du worktertainment, des droits d’auteurs digitaux au dernier des Minitel, du Replay à la guerre des mondes virtuels… C’est déjà demain !

Bilan 2014 sur Twitter : l'année en or pour Toulouse


Les réseaux sociaux font le bilan de l'année d'autant plus facilement qu'ils archivent par essence toutes nods activités au jour le jour. Mais si les bilans de Facebook ou Twitter sont nationaux et/ou thématiques, ils peuvent aussi être régionaux. La société Weber Shandwick a ainsi dressé le bilan de Twitter à en Midi-Pyrénées et plus particulièrement à Toulouse où 2014 est assurément une année en or.

Toulouse la plus active


"Toulouse est la deuxième ville de France la plus suivie sur la plateforme (58000 followers au 20 décembre 2014) après Paris et c’est la ville la plus active en France sur Twitter, selon un classement établi par la société spécialisée eTerritoire. En un an, le compte @Toulouse a doublé son nombre de followers (30500K au 1er janvier 2014)."

"La quatrième ville de France a posté 19800 tweets depuis la création de son compte Twitter (@Toulouse) le 24 juillet 2009, devant Angers (@villeangers: 19.300) et Paris (@Paris, 12.200). La première place obtenue par Toulouse n'est pas surprenante car la Ville rose a été une des pionnières sur Twitter a expliqué le fondateur d'eTerritoire, François Chauvin. Paris a ainsi créé son compte plus tard que Toulouse, en septembre 2009. La ville est très dynamique sur la plateforme et poste beaucoup de Tweets. Sur le seul mois de septembre, Toulouse a posté 500 Tweets, se classant 5ème en France. (pour info Paris 10ème)."

Elus, sportifs, entreprises...



Mais Toulouse est aussi dynamique par tous ceux qui y vivent la font rayonner. L’économiste et président de la Toulouse School of Economics @JeanTirole qui a reçu cette année le prix Nobel d'Economie a rejoint Twitter dans la foulée. Le chef Valentin Néraudeau (@ValentinTopChef), candidat de l'émission Top Chef en 2003, approche des 10000 followers. Le joueur Blaise Matuidi @MATUIDIBlaise, né à Toulouse compte, lui... plus de 762000 abonnés.
Au point de vue institutionnel, Weber Shandwick souligne la bonne participation des élus comme des organisations et sociétés. Le nouveau maire de Toulouse @jlmoudenc est présent sur la plateforme avec plus de 4200 abonnés et son prédécesseur @PCohen avec 2400 followers. Le président de la Région Midi-Pyrénées @martinmalvy en compte plus de 4100.
Deux marques sortent du lot : @Airbus avec plus de 255000 followers et @The_Kooples qui en compte prlus de 21400.

Twitter, l'autre terrain de jeu

Côté sport, le @StadeToulousain est le 2e club du TOP 14 le plus actif sur Twitter derrière le RCToulon. "Le joueur de rugby néo-zélandais et du Stade Toulousain Luke McAlister (@McalisterLuke) a été un précurseur dans le vestiaire du Stade Toulousain", observe Weber Shandwick. Et le @ToulouseFC figure dans les trois clubs de Ligue 1 les plus actifs sur Twitter. Toulouse, seule ville de France à apparaître à la fois dans les tops 3 des clubs de rugby les plus mentionnés et les clubs de foot les plus mentionnés.

Où Tweete-t-on à Toulouse ?
Eric Fisher, un développeur américain, a réalisé une carte interactive  sur le site Mapbox, affichant des millions de Tweets géolocalisés ces trois dernières années. En trois ans et demi, il a ainsi recueilli la géolocalisation d'un peu plus de 6,3 milliards de messages (6.341.973.478 précisément). Ces derniers sont représentés sur la carte par un petit point vert. Plus les points sont concentrés sur un endroit, plus l'activité du réseau y est intense. Si l’on se rapproche un peu, on réalise que les endroits où sont postés le plus de Tweets se situent essentiellement au centre ville, autour de la Place du Capitole, de la Place Wilson et Allées Jean Jaurès et vers la Place Saint Georges.
La gare de Toulouse Matabiau est aussi un lieu où l’on Tweet beaucoup.

La Dépêche publie une édition numérique tablettes "Rétro photos 2014"


Comme l’année passée, la rédaction de La Dépêche du Midi vous invite à parcourir l’année 2014 en photos grâce à une nouvelle édition numérique pour tablettes iPad et Android. Département par département, retrouvez les meilleures photos de nos reporters qui couvrent tout au long de l’année toute l’actualité politique, culturelle, économique, sportive, festive, etc.

Pour cette nouvelle édition, nous avons rigoureusement sélectionné les meilleures photos pour vous faire revivre les moments qui ont rythmé la vie de notre Grand Sud. Nous y avons également ajouté une section sur les reportages à l’étranger réalisés par nos journalistes envoyés spéciaux, notamment au Portugal et au Kurdistan irakien.

Pour lire cette édition sur iPad (mais aussi iPhone ou iPod) et sur des tablettes Android, téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Plus d'informations sur nos offres premium ici : http://premium.ladepeche.fr/

La Dépêche du Midi publie une édition numérique tablettes sur l'Airbus A350


A l'occasion de la livraison à Qatar Airways du premier Airbus A350, la rédaction de La Dépêche propose de revivre l'odyssée du nouvel avion d'Airbus grâce à une nouvelle version de son édition numérique pour tablettes (iPad et Android) "A350, naissance d'un avion"

Outre la cérémonie qui s'est déroulée hier matin à Toulouse-Blagnac, cette édition propose de découvrir les coulisses du premier vol qui s'est déroulé en juin 2013 et toutes les caractéristiques de cet nouvel avion avec des photos, des vidéos et des infographies.

Pour lire cette édition il faut télécharger gratuitement l'application La Dépêche du Midi et aller dans l'onglet "hors séries offerts." Cette édition est gratuite.


Avec Kubb, une start-up toulousaine révolutionne l'ordinateur personnel



Peut-on révolutionner l'ordinateur personnel ? Peut-on inventer un ordinateur dont le design, les fonctionnalités et l'empreinte environnementales seraient différentes de ce qui se fait aujourd'hui ? A ces questions qui ont souvent été posées par l'indutrie informatique, une start-up toulousaine vient d'apporter une réponse originale en inventant le Kubb.


Derrière ce nom se trouve un ordinateur qui tient dans un cube de 12 centimètre de côté. Architecturé autour des processeurs Intel Core de dernière génération, Kubb est compatible avec tous les périphériques hanituels. Très silencieux (moins de 18 dB), il est aussi très économe en énergie avec moins de 25 watts.
Chaque Kubb est unique et disponible dans différentes couleurs, matériaux et finitions. Une version en plaqué or est même disponible.

"Nous avons réussi, ensemble, à démontrer que nous possédons sur notre territoire les ressources nécessaires à inventer et fabriquer un produit de haute technologie, à la fois beau et intelligent. Il est le fruit d’une coopération entre des entrepreneurs, des chercheurs et des ingénieurs issus d’horizons divers. Durant de nombreuses années, cette équipe a mis au service de Kubb toute l’expérience et l’expertise nécessaires à un projet exprimant la passion de tous", explique le fondateur, Jean-Christophe Agobert.

Kubb est disponible à partir de 585 € HT soit 700 € TTC (avec Windows 8.1). Plus d'infos sur www.kubb.eu





Cinq musées de la région dans le top 40 des musées et monuments français sur Facebook et Twitter


Le site du Clic France publie au début de chaque mois le Top des musées et lieux patrimoniaux français sur Facebook et Twitter.
En novembre, sur Facebook, le musée Toulouse-Lautrec d'Albi affiche ainsi 51015 fans, les Abattoirs de Toulouse 15607 fans et le musée Soulages de Rodez, qui fait son entrée dans le classement 7493 fans.
Sur Twitter, le muséum de Toulouse compte 19050 followers, les Abattoirs de Toulouse13785, et le musée Saint-Raymond de Toulouse 3044.

Tribune libre. "Sécurité en ligne : L’Etat devrait montrer l’exemple"


Par Emmanuel Schalit, CEO de Dashlane 


Il y quelques semaines, Philippe Lemoine a rendu au gouvernement un rapport sur la transformation numérique de l’économie française en vue d’inspirer le projet de loi numérique d’Axelle Lemaire. Les enjeux immédiats de la sécurité en ligne des français ne sont pas abordés dans ce rapport. Sur les  9 projets, 53 mesures et 118 recommandations, on trouve une mesure et une proposition sur la création d’un identifiant unique pour les services publics « French Connect », une mesure pour développer la « personnalisation anonyme », une recommandation pour développer de l’ « identification s’appuyant sur l’empreinte physique » et une recommandation pour développer un « Référentiel Numérique de l’identité ».

Au quotidien, la sécurité en ligne repose sur des choses beaucoup plus basiques et beaucoup plus urgentes. Concrètement, nous utilisons de plus en plus de services (email, médias sociaux, achats, services publics) qui stockent nos données personnelles dans le Cloud (sur des serveurs en ligne). Toutes ces données sont maintenues confidentielles grâce une technologie, vieille de milliers d’années, mais toujours présente sur 100% des services : le mot de passe. Pour être sûr que ces données ne pourront pas être piratées par des individus malveillants qui arriveraient à déjouer les protections des sites, il faut un mot de passe fort mais également différent pour chaque site. Un mot de passe fort c’est un mot de passe non signifiant (pas de mot qui soit dans le dictionnaire ou de nom propre) d’au moins 8 caractères comportant des lettres minuscules et majuscules et des chiffres. La raison en est simple : pour un mot de passe composé de 8 chiffres, il y 100 millions de possibilités. Si ce sont des caractères alphanumériques, mêlant chiffres et lettres, il y en a 218 000 milliards. Dans le premier cas, il faut quelques minutes à un ordinateur pour tester l’ensemble des possibilités, dans le deuxième cas, il faudra des années, ce qui suffit dans la pratique à décourager les pirates. Si le mot ou les chiffres sont signifiants, cela prendra encore moins de temps grâce aux techniques d’Ingénierie Sociale, qui testent en premier les mots de passe les plus probables de l’utilisateur (numéro de téléphone, date de naissance etc..). Les mots de passe forts sont d’ailleurs fortement recommandés sur le site securite-informatique.gouv.fr, et l’on pourrait s’attendre à ce que ce soit le cas sur l’ensemble des sites du service public.

Mais le constat est tout autre : il y a de fortes disparités entre les sites des services publics. Dashlane attribue un score de sécurité pour chaque mot de passe stocké par un utilisateur, en fonction de la difficulté qu’aurait un hacker à le pirater (donc si le mot de passe est suffisamment complexe). Nous avons accès à ces données sous forme agrégée car nous nous en servons pour aider nos utilisateurs à améliorer leur sécurité en ligne. Or si le score de sécurité moyen des mots de passe utilisés pour le site des impôts est de 73%, il n’est que de 25% pour le site de l’assurance maladie (ameli.fr) et de 30% pour le site de Pôle emploi (pole-emploi.fr). Sur le site des impôts les internautes sont en effet obligés de rentrer un mot de passe alphanumérique, alors que sur ameli.fr et pole-emploi.fr, les mots de passe ne sont composés que de chiffres.

L’assurance maladie, qui gère via ameli.fr les données médicales de 10 millions de français interdit ainsi l’utilisation de mots de passe forts sur son site. Certes le site se protège en bloquant les comptes après trois tentatives de connexion infructueuse. Mais n’y-a-t-il pas alors un risque de blocage massif de comptes par des hackers qui peuvent facilement reconstituer les numéros de sécurité sociale signifiants des français ? Que dire du processus de réinitialisation du compte, actionnable par un hacker, et qui génère un mot de passe provisoire de 4 chiffres ? Enfin la sécurisation d’un site ne peut pas s’appuyer uniquement sur la prévention des attaques : la sécurisation des mots de passe des utilisateurs est également une nécessité. S’il est vrai que la tâche des services publics n’est pas aisée, car il leur faut à la fois assurer la sécurité des données et proposer une connexion simple d’usage pour tous, peut-on vraiment transiger avec la sécurité des données de santé de millions de français ? La menace existe. En juin 2014, des pirates ont dérobé les données médicales de 4,5 M de patients du Community Health Systems, une organisation qui gère 200 hôpitaux aux Etats Unis. En septembre 2014, c’est healthcare.gov, le site de l’assurance maladie américaine qui a été très sérieusement attaqué.

Assurer la sécurité est une des premières missions de l’Etat. Et assurer la sécurité en ligne des citoyens français passe par des mots de passe forts sur les sites qui hébergent leurs données sensibles. Il est urgent que l’Etat, via les services publics, incite de manière cohérente, les internautes à employer des mots de passe forts.

Le cluster toulousain Digital Place distingué au sein du Label Cloud français


Le jury des Golden Cloud, organisés par les Rencontres Partner VIP, a récemment décerné le Golden Cloud de l'Initiative Channel au tout premier Label Cloud français, porté par le réseau national des clusters numériques France iT, au sein duquel figure le cluster toulousain Digital Place.
Le Cloud (informatique dans les nuages) prend de plus en plus d'importance pour les entreprises et les particuliers qui peuvent stocker sur des serveurs informatiques à distance des données et y opérer des services.

« France iT est doublement fier de ce Trophée car il récompense la pertinence de la vision des entreprises fondatrices du Label et les 2 années d'investissement qui ont suivi, ainsi  que la légitimité de ce Label, adoubé par nos pairs. C'est une grande fierté et un moteur supplémentaire, s'il en fallait, pour un déploiement à plus grande échelle », a expliqué Jean-Pierre Bayol, vice-président de France iT et directeur général de Digital Place.

L'objectif du Label est simple : générer de la confiance auprès des entreprises clientes pour lever des freins à l'adoption de services Cloud et ainsi développer le business des entreprises labellisées.
L'engouement pour le Label Cloud est déjà avéré sur tout le territoire avec des partenaires de choix à l'instar d'Eurocloud ou du Cigref, Réseau de Grandes Entreprises.
À ce jour, 60 entreprises ont d'ores et déjà présenté un intérêt marqué pour ce Label.

Le nombre de cyber-menaces atteint un niveau record en 2014 selon Kaspersky Lab


Chaque année, les experts de Kaspersky Lab évaluent le niveau de cyber-menace auquel nous sommes exposés. Force est de constater qu’en 2014, les ordinateurs et appareils mobiles ont été particulièrement ciblés par les attaques, avec notamment le développement des malwares financiers et une modification des vecteurs d’attaques web. Cette année, c’est l’Allemagne qui a été l’hôte du plus grand nombre de sites malveillants, après les Etats-Unis. Les Pays-Bas restent en troisième position.

2014 en chiffres

6,2 milliards d’attaques malveillantes sur des ordinateurs et appareils mobiles ont été bloquées par les produits antivirus Kaspersky Lab, soit un milliard de plus qu’en 2013.
38% des utilisateurs ont été sujets à au moins une cyber-attaque au cours de l’année.
44% des attaques web neutralisées par les produits Kaspersky Lab ont été menées par l’intermédiaire de ressources web malveillantes situées aux Etats-Unis (27,5% du total des attaques) et en Allemagne (16,6%). Les Pays-Bas suivent avec 13,4%.
Des tentatives de vol d’argent sur des comptes en ligne ont été bloquées sur presque 2 000 000 d’ordinateurs de particuliers.
Les produits Kaspersky Lab ont protégé leurs utilisateurs de 3,9 millions d’attaques internet par jour en moyenne.
L’antivirus web Kaspersky Lab a détecté plus de 123 000 000 objets malveillants uniques : 74% d’entre eux ont été trouvés dans des URLs malveillantes.
Un total de 3,7 millions de tentatives d’infection visant des ordinateurs basés sur OS-X a été bloqué par les produits Kaspersky Lab.
En moyenne, un utilisateur de Mac a été confronté à 9 menaces durant l’année.
Les solutions Kaspersky Lab ont bloqué 1,4 million d’attaques contre des appareils sous Android, soit 4 fois plus que l’an dernier.

Menaces mobiles

295 500 nouveaux programmes mobiles malveillants, soit 2,8 fois plus qu’en 2013.
12 100 Trojans bancaires mobiles, soit 9 fois plus que l’an dernier.
53% des attaques ont impliqué des Trojans mobiles ciblant l’argent des utilisateurs (Trojan-SMS et Trojans bancaires).
19% des utilisateurs Android (un sur cinq) a été confronté à une menace mobile au moins une fois dans l’année.
Les attaques de malwares mobiles ont été enregistrées dans plus de 200 pays du monde.

«Les malwares mobiles ont véritablement émergé en 2011, utilisant tout particulièrement la plateforme Android. Ils ont continué de se développer en 2012 pour arriver à maturité en 2013. En 2014, ils ont fait de l’argent des utilisateurs leur cible principale : le nombre de Trojans bancaires mobiles a été neuf fois plus important que pour l’année précédente et le développement dans ce domaine continue à une vitesse alarmante. » explique Roman Unuchek, analyste principal de malwares mobiles chez Kaspersky Lab.

Le rapport complet est disponible sur Securelist.com.

La start-up toulousaine WiSEED lance WiFUND, le 1er fonds de co-investissement participatif

Pour permettre aux investisseurs professionnels de se familiariser avec le financement participatif, un gestionnaire de fonds opérant depuis 2002, et WiSEED, pionnier et leader de l’equity crowdfunding, ont décidé de créer WiFUND, le premier fonds de co-crowdfunding. WiFUND a pour objectif d’investir aux côtés de particuliers dans des entreprises financées via des plateformes d’Equity Crowdfunding.

La gestion du fonds, d’une taille cible de 30 M€, est ouverte aux investisseurs professionnels (banques, assurances, mutuelles, grandes entreprises…) avec un ticket minimum de 500 000€. Sa gestion est orientée vers la recherche de plus-values sur les capitaux investis au moyen de prises de participations dans des entreprises situées principalement dans l'Espace Économique Européen, majoritairement Françaises (Métropole et outre-mer).
Avec plus de 34 000 investisseurs inscrits, WiSEED (dans le cadre d’une mission de Conseiller en Investissements Participatifs) a permis, depuis juillet 2009, le financement pour plus de 12 M€ de plus de 45 sociétés françaises.
La start-up s'est récemment fait connaître en lançant une opération "Rachetons l'aéroport de Toulouse" qui avait mobilisé 8000 internautes prêts à engager 18 millions d'euros pour la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Tribune libre. Les applications viennent du Cloud, les plateformes de données de l'Open Source


Par Jean-Michel Franco, Directeur Marketing Produit chez Talend 

Vous vous souvenez sûrement du best-seller "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", roman à succès de John Gray paru en 1992 ? Cette métaphore s'applique à merveille à la vie de couple mais est aussi remarquablement bien adaptée quand il s'agit de souligner la relation entre deux modèles économiques qui ont bouleversé l'industrie du logiciel : le cloud et l'open source.

Le cloud change le centre de gravité des applications d'entreprise 
Le cloud a profondément changé la façon dont les applications d'entreprise sont utilisées, pour ne pas dire "consommées" comme le peuvent être des produits de consommation courante dans la vie de tous les jours. Des ressources humaines à la gestion de la relation client en passant par les applications collaboratives, le cloud est devenu le modèle économique principal pour la majorité des nouveaux projets qui voient le jour. Il a permis à de nouvelles sociétés comme Salesforce, Workday, Box et Dropbox de devenir les nouveaux chantres de l'hypercroissance, dans des secteurs aussi variés que le CRM ou les logiciels collaboratifs.

Ces nouvelles solutions bouleversent le marché, car ils déplacent le centre de gravité des applications d'entreprise. Et ce modèle est tellement disruptif que les leaders traditionnels du marché doivent généralement compter sur la croissance externe pour espérer se tailler une part du gâteau, tout en tentant tant bien que mal de transformer leurs solutions traditionnelles dans ce nouveau modèle, sans aucune garantie de succès : on peut citer Microsoft et Skype, Yammer ou Parature, SAP avec Ariba, Concur ou Successfactor ou Oracle avec Eloqua, Taleo, Bluekai et bien d'autres.

Toutefois jusqu'à présent, il y a un marché que le cloud n'est pas parvenu à bouleverser: celui des plateformes de données. Par plateformes de données, nous entendons toutes les solutions qui permettent de se connecter à des volumes massifs et hétérogènes de données, les profiler et les enrichir, avant de les envoyer vers un ensemble varié d'applications. Généralement, cela est réservé aux outils de BI, d'analytique, de gestion ou de gouvernance des données.
Prenons l'exemple de la Business Intelligence et de l'analytique. Pourtant bien établi dans le domaine des solutions traditionnelles, la BI "cloud" est encore une niche malgré la présence d'acteurs possédant les technologies pour faire basculer le marché. Mais aucun acteur ne peut prétendre aujourd'hui avoir le même impact qu'un Salesforce ou un Marketo dans son domaine (et ce, même si Salesforce lui-même cherche sans doute à démontrer le contraire avec la toute récente annonce de sa nouvelle offre en la matière, Salesforce Wave).

L'open source, complément idéal du cloud pour la gestion de données de nouvelle génération
En parallèle, l'open source peut amener une vraie rupture sur ces marchés. Sur celui de la gestion de données, l'open source a mis fin à 25 années d'innovation minimale avec l'arrivée des bases de données NoSQL et de Hadoop. Des sociétés comme Cloudera (qui a levé cette année pas moins de 900 millions de dollars !), HortonWorks (dont l’introduction en bourse est imminente), ou MapR sont devenues des mines d'or pour les investisseurs et leurs clients. Comme ce fut le cas pour le cloud dans le domaine des applications d'entreprise, ces plateformes changent le centre de gravité au cœur de l'entreprise. Pour faire face aux nouveaux enjeux du Big Data, les solutions traditionnelles sont remises en cause et de nouveaux environnements se posent en sérieuses alternatives.

Des environnements ouverts pour pouvoir faire face à l’hétérogénéité et la variété des données, capables de se réinventer au rythme de l'innovation, de s’adapter à des montées en charge fluctuantes, tout en restant abordables en termes de coûts pour correspondre à la longue traîne de la gestion de l'information au sein de l'entreprise. L'open source semble ainsi posséder toutes les cartes pour être le modèle adéquat afin de bâtir ces nouveaux environnements. Et bien sûr, au-dessus de cette couche de gestion de données réinventée, les solutions et outils doivent également être dotés des mêmes atouts.
Nous n'essayons pas ici de sous-estimer l'impact du cloud sur les applications centrées sur les données. Mais une fois de plus, tout est question de positionnement du centre de gravité. Les données devraient rester proches des usages, et donc des applications qui les exploitent.

Si celles-ci sont majoritairement à l’intérieur de l’entreprise, alors il n’est pas nécessairement opportun de les déplacer dans le cloud. A l’inverse, si les applications sont dans le cloud, de même que si les données sont majoritairement des sources externes, alors pourquoi les déplacer et les recopier dans les infrastructures de l’entreprise ? Au vu du glissement progressif des applications vers le cloud, et aussi parce que le big data incite à exploiter de nouvelles sources de données, notamment externes, il y a fort à parier que ce centre de gravité évolue lui aussi dans le cloud. Mais, aujourd’hui, c’est très rarement le cas, et ce glissement doit pouvoir se faire progressivement. Le meilleur moyen pour y parvenir est de s’appuyer sur des plateformes plus ouvertes et flexibles. Amazon Elastic Map Reduce, Google Big Query ou Microsoft Azure HDInsight nous montrent ainsi d'ores et déjà que l'association du cloud et de l'open source donnent des résultats fantastiques en termes de gestions de données dans le cloud.

Cela nous ramène à notre métaphore initiale sur Mars et Venus. Plusieurs années après la publication du livre, une étude de l'Université de Rochester réalisée auprès de 13 301 personnes concluait que les hommes et les femmes n'étaient finalement pas si différents que cela et qu'ils possédaient bien plus de points communs que ne le laissait suggérer l'ouvrage de John Gray. Alors pourquoi n'en serait-il finalement pas de même pour le Cloud et l'Open Source?

Tribune libre. Ce que nous apprend la découverte de l’attaque « Darkhotel »


Aerohive, spécialiste du Wi-Fi, revient sur l'un des derniers grands piratages

Des histoires de piratage dans les hôtels ont défrayés la chronique récemment, notamment avec l’attaque appelée « Darkhotel ». Les espions ont piratés les réseaux Wi-Fi de ces hôtels pour accéder aux informations qu’ils recherchaient. Comment est-ce possible ?

Il semblerait que les hôtels n’aient pas porté suffisamment d’attention à la sécurité de leur réseau Wi-Fi. Et pourtant, les hôteliers sont désormais conscients que le service de Wi-Fi mis à disposition de leur clientèle prend de plus en plus d’importance. Un hôtel ne proposant pas de Wi-Fi ou qui a des commentaires négatifs sur un site de recommandation verra ses réservations baisser, être annulée et n’arrivera pas à fidéliser sa clientèle. C’est donc un point à ne pas prendre à la légère.

Que s’est-il passé ?
En fait, dans la plupart des réseaux Wi-Fi déployés dans les hôtels, l’accès Wi-Fi se fait sur un réseau dit «ouvert», sans chiffrement, et avec un portail captif permettant d’identifier les clients. Lors de la connexion sur un réseau sans chiffrement, contrairement aux réseaux sécurisés en WPA/WPA2, les communications entre les appareils connectés et les points d’accès ne sont pas chiffrés avant d’être transmis, et l’appareil en question n’a aucune certitude sur l’identité du point d’accès. Ainsi, dans cette situation, n’importe qui à proximité peut venir écouter les correspondances, mais également en modifier leur contenu en se faisant passer pour le point d’accès de l’hôtel. Le pirate se trouve alors entre le réseau de l’hôtel et l’équipement de la cible, sans que ce dernier ne puisse s’en apercevoir, et ce qui permet au pirate d’écouter l’ensemble des communications non chiffrées (web, mail, ...), mais également d’en modifier leur contenu (principe de l’attaque dite de Man-In-The-Middle, ou MITM).

Ainsi les pirates, une fois entrés sur le réseau Wi-Fi de ces hôtels, ont pu mettre en place des faux portails de connexion, ou faire croire aux clients qu’ils avaient besoin de mettre un jour un logiciel populaire présent sur son ordinateur. En fait cette mise à jour va télécharger un virus qui ouvrira la porte de leur ordinateur aux pirates…
Une solution simple pour augmenter la sécurisation de l’accès est de mettre en place une clé WPA/WPA2-PSK, permettant de chiffrer les communications radio. Cependant, dans le cas d’un accès « visiteurs » dans un hôtel, cette clé se doit d’être simple, et sera diffusée largement. Une fois le pirate en possession de la clé PSK, il pourra de nouveau accéder au réseau, et mettre en place une attaque MITM ciblée.

Heureusement, Il existe d’autres technologies que le PSK, même si c’est la plus largement répandue. La technologie PPSK a le grand avantage d’utiliser une clé de chiffrement différente pour chaque client ou chaque appareil connecté. Cette clé peut avoir une durée limitée dans le temps, réduisant ainsi les risques d’attaques sur le long terme, mais peuvent également limité la connexion à un simple accès internet, empêchant les équipements de communiquer entre eux, rendant ainsi impossible ce type d’attaques. Simple et efficace.

Le déploiement d’un réseau Wi-Fi, dans un hôtel ou dans une entreprise, n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser. Il faut être capable de proposer :
-      une qualité optimale du réseau partout et à toute heure (particulièrement quand tous les utilisateurs se connectent à la même heure)
-      de minimiser les interférences (dû au fait qu’il y a plusieurs points d’accès)
-      de pouvoir proposer un accès « premium » pour les clients qui le souhaitent et qui ont payés pour ce service, avec une qualité de service accrue.
-      le tout en garantissant la sécurité que sont en droit d’attendre les clients.

52% des Français ont besoin d’accéder en permanence à leurs applications et services en ligne



Une étude exclusive OpinionWay / Restlet, « Les français et les objets connectés », démontre que plus de la moitié des Français ne peut pas se passer d’un accès internet plus de quelques heures .

52% des Français estiment pouvoir tenir au mieux quelques heures avant de ressentir le besoin de se connecter à Internet et près d’un quart des moins de 34 ans ressent le besoin de se connecter au moins une fois par heure.
76% des Français sont préoccupés par la sécurité et la confidentialité des données lors de l’utilisation d’objets connectés. Les Français sont majoritairement multi-écrans : 67% d’entre eux utilisent au moins deux appareils pour se connecter à Internet (2,4 en moyenne).
Seul un Français sur 5 est satisfait de la synchronicité des données lorsqu’il fait face à un service client. Pour les 80% restants, les données ne sont pas nécessairement synchrones entre les différents canaux d’interaction à leur disposition. Les Français sont également multi-applications et multi-services, se connectant à Internet principalement pour lire leurs mails personnels (80%), consulter l’actualité (44%) ou la météo (40%)

Le toulousain Sigfox en passe de lever 100 millions d'euros



Peut-on encore parler de start-up lorsque l'on évoque le toulousain Sigfox? La société est jeune mais elle est en passe de devenir l'un des géants mondiaux de l'internet des objets, qui étaient récemment au centre du 36e Digiworld Summit de Montpellier en novembre.

La société fondée par Ludovic Le Moan est aujourd'hui devenue  l'opérateur télécoms mondial de référence pour l'internet des objets et est en passe de lever 100 millions d'euros, selon Le Figaro, pour parfaire un développement international bien entamé et ingénieusement mis en place grâce à des partenariat noués avec des acteurs locaux.

Sigfox est conseillé par Anne Lauvergeon, l'ancienne sherpa de François Mitterrand et ex-PDG d'Areva, qui a rejoint la société en tant que présidente du conseil d'administration.

Un marché colossal : connecte 80 milliards d'objets

Présent en Espagne, en Grande-Bretagne, en Russie et aux Pays-Bas, Sigfox vise le reste de l'Europe, l'Asie et les États-Unis pour déployer son réseau de communication à basse consommation sur lequel peuvent se connecter une multitude d'objets (capteurs, voitures, thermostats, etc.). Sigfox assure le réseau, la collecte et le traitement des informations. Le marché est énorme: 80 milliards d'objets devraient être connectés d'ici 2020.


Droit à l'oubli : Bing commence à répondre aux demandes de désindexation


Le moteur de recherche de Microsoft, Bing, commence à appliquer le « droit à l'oubli » prescrit par l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) : certains internautes qui ont demandé la suppression de résultats de recherche les concernant ont reçu une réponse.

Suite à l'arrêt de la CJUE du 13 mai dernier, Bing avait publié son formulaire de droit à l'oubli mi-juillet. 4 mois après la publication de son formulaire, le moteur de recherche répond aux internautes.
Reputation VIP, grâce à Forget.me son service d'aide au droit à l'oubli, a détecté les premiers refus du moteur de Microsoft.

699 demandes de désindexation sur Bing ont été réalisées via Forget.me depuis le 23 juillet, ce qui représente 2 362 URLs. A ce jour, 79 demandes ont fait l'objet d'une réponse de Bing.
Bing représente 22% des demandes envoyées via Forget.me depuis le 23 juillet, 78% des demandes étant destinées à Google. Il est également intéressant de remarquer qu'en moyenne les utilisateurs soumettent moins d'URLs par demande à Bing qu'a Google : 3,4 sur Bing contre 9,1 sur Google.


Tribune libre. Internet des Objets : apprendre à gérer les effets collatéraux




Par Emmanuel Mouton, Président de Synox Group, Toulouse - Montpellier

Le concept d'Internet des Objets (IoT) connait depuis quelques temps une attention croissante. Beaucoup d'entreprises se disent d'ailleurs dans l'Internet des Objets. Cependant, la notion reste encore assez floue, bien que de plus en plus de réflexions se réfèrent à ce concept dans ses aspects socio-économiques et environnementaux. Une chose est sûre, l'Internet des Objets ouvre de nouvelles voies de développement.

Considéré comme la nouvelle révolution technologique après Internet, l'IoT est une réalité porteuse de véritables enjeux. L'arrivée du Wifi, de la téléphonie cellulaire,  la miniaturisation, la baisse des coûts des télécommunications fixes et mobiles, l'arrivée de la fibre et des technologies sans fil de nouvelle génération sont autant d'éléments responsables de l'avènement de l'Internet des Objets.

Cependant, si l'IoT ouvre des perspectives d'avancement dans bons nombres de domaines encore trop peu exploitées à ce jour, ils présentent également quelques inquiétudes, notamment à l'égard de la protection des données personnelles. A l'instar de toute nouveauté, les connaissances sont multiples mais les inconnus nombreuses avec leur lot de bonnes surprises et de déceptions.

Etat des lieux de la révolution des objets connectés.

L'Internet des Objets, pour un échange automatisé des données entre les objets

De manière globale, l'IOT est la mise en connexion de tous les objets qui deviennent communicants. On parle par exemple de bâtiments intelligents ou encore de véhicules connectés. Tous ces objets vont remonter une masse d'informations utiles et exploitables.

La question de l'Internet des Objets peut être abordée d'un point de vue technique, en termes d'architecture des réseaux, d'adressage, de routage, etc. Et peut aussi être abordée par les applications et les nouveaux usages qu'elle permet. On parle de fait de révolution technologique et culturelle.

Le Machine to Machine est un des maillons de l'Internet des Objets,  qui contribue à cette révolution, aussi bien dans ses aspects technologiques qu'économiques. En effet, les communications entre machines ouvrent un formidable champ d'innovation : innovation dans les services et les usages, optimisation des processus-métiers, mise en conformité avec des réglementations mouvantes, etc.

Le M2M est aujourd'hui un facteur de compétitivité important pour les entreprises. Parmi les secteurs les plus consommateurs de données, on pourra citer la santé, l'énergie, le transport, l'industrie, la sécurité ou encore l'agriculture.

A titre d'exemple, on retrouve le M2M dans la télésurveillance pour déclencher automatiquement une alarme en cas d'intrusion et générer l'intervention sur site des agents de sécurité. Dans l'industrie,  le M2M permet d'automatiser la gestion de la chaîne d'approvisionnement en temps réel, de faciliter le suivi des colis, ou encore améliorer la traçabilité des objets sensibles. Dans l'automobile, le M2M permet le déploiement de solution de gestion de flotte pour améliorer la prise de décision des gestionnaires de flotte.

Transformer la donnée en une information intelligente grâce au Big Data

Un flot croissant d'informations hétérogènes et souvent non structurées est généré par Internet  via tous les « capteurs » de la vie quotidienne. Le Big Data permet de transformer toutes ces données brutes  en information utilisable et intelligente, et de faire en sorte que ces données soient captées et stockées de façon complètement sécurisée.

Le Big Data peut par exemple convertir en temps réel des millions d'informations issues des réseaux mobiles afin d'analyser de façon anonyme la fréquentation des zones géographiques et les déplacements des populations. Le Big data est une réalité car nous sommes noyés dans une vraie masse de données et d'informations. On peut le voir par exemple dans le nombre exorbitant de mails que nous recevons chaque jour.

Pour autant, le phénomène du Big Data amène les entreprises à se poser de nombreuses questions. Que faire concrètement de ces données ? Comment les gérer ? Comment les stocker ? Les utiliser ? Les traiter ? Et surtout quelle est la valeur pour leurs métiers ?

Une transformation technologique qui amène de nouveaux usages

L'enjeu du Big Data est dans sa monétisation. Les objets connectés délivrent une multitude de données dont les exploitations sont illimitées. Les entreprises doivent alors trouver de nouveaux business model et de nouveaux leviers de croissance pour leur business. En effet, la finalité du Big Data est d'améliorer l'efficacité des prises de décision pour les entreprises. Aussi ont-elles tout intérêt à anticiper ce développement technologique. Il ne faut pas pour autant l'appréhender comme un nouveau projet SI par exemple, mais davantage comme une nouvelle façon de penser et d'appréhender l'information.

Attention aux dérives

Canapé, biscuits, chaussettes connectés...nous trouvons désormais sur le marché de plus en plus d'objets connectés, es plus utiles, et parfois au plus étranges.

Chacun veut désormais lancer LA grande innovation, au détriment parfois du bon sens. A tout vouloir numériser, on l'en oublie parfois la réelle finalité de l'IoT qui réside bel et bien dans la volonté d'apporter un  servir utile et d'améliorer le quotidien des utilisateurs.

Mais le danger ne se situe pas tant dans les gadgets de la vie quotidienne que dans les dérives que pourraient connaître l'emploie d'objets connectés, notamment dans le respect de la vie privée. Nous pouvons imaginer différents cas de figurent dans lesquels des salariés seraient espionnés par leur employeur via des trackers d'activité, entre autres exemples.

A l'apogée de l'IoT, il est alors essentiel que chacun veille à ce que ce type de dérive ne puisse pas se produire et conserve son éthique intacte.

La France se positionne sur le Big Data

La France de façon empirique a souvent été réticente au changement et aux évolutions. L'aspect négatif à cela est que nous avons tendance à prendre le train en marche et donc à être moins compétitif. Pour autant, cela nous permet de prendre plus de temps pour réfléchir aux enjeux sociétaux de cette évolution. Nous avons tendance en effet à être plus sensible à l'impact humain et environnemental des évolutions technologiques que nos confrères européens.

De façon générale, la France est bien positionnée et nous pouvons réellement tirer notre épingle du jeu, notamment par rapport au niveau de service que nous apportons. Le Big Data est d'ailleurs un des projets phares du gouvernement à l'initiative de Fleur Pellerin, Ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation, et de l'Economie numérique.

Le Big Data permet aujourd'hui de pouvoir répondre à de nombreux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux. Il s'enclenche également dans le Développement Durable, la démarche écologique devenant un nouveau levier de l'Internet des Objets.