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Les toulousains de Wiseed lancent une opération de crowfunding sur la privatisation de l'aéroport de Toulouse



Les sart-up toulousaine Wiseed propose une opération de crowdfunding... pour racheter la participation de l’Etat dans l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Le 17 novembre 2014, l’Etat annonce avoir reçu quatre offres de rachat de ses parts et se donne un mois pour prendre sa décision. Le principal critère de choix sera le prix proposé.

« Ce serait absurde de ne pas envisager que chaque usager, chaque citoyen, chaque midi pyrénéen, chaque Français, chaque collaborateur ou encore chaque prestataire puisse détenir une part du capital de l’aéroport toulousain! N’oublions pas que la première société anonyme créée au monde en 1372 a été toulousaine pour l’exploitation du moulin du Bazacl.» rappelle Thierry Merquiol, président du conseil de surveillance de Wiseed. « L’histoire doit tout à la fois se répéter et se renouveler : l’aéroport de Toulouse doit rester la propriété de chacun ! » renchérit Nicolas Sérès, directeur général de Wiseed.

Wiseed a donc lancé l’opération « Rachetons l’aéroport de Toulouse ! »

A Montpellier, 1300 personnes attendues pour la 36e édition du Digiworld summit



Montpellier, accueille à partir de ce soir la 36e édition du Digiworld summit, le grand rendez-vous du numérique et des télécoms. Organisé chaque année par l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe), ce colloque réunit, au Corum, des PDG de grands groupes internationaux, des jeunes patrons de start-up, des représentants institutionnels (élus, responsables d’incubateurs, etc.) pour faire le diagnostic du secteur numérique d’aujourd’hui et esquisser les grands enjeux de demain.

Quelle mobilité demain ?

À l’heure où les Français sont de plus en plus nombreux à profiter de la fibre optique et de la 4G pour accéder chez soi ou en mobilité à internet, le Digiworld summit a pris pour thème principal « Mobility reloaded », la mobilité rechargée. C’est-à-dire que le somment va se pencher sur ce qu’implique la mobilité « sur les usages et les chaînes de valeur pour les télécoms, la télévision, la publicité, l’internet, les jeux vidéo, les villes connectées intelligentes (smart cities).»

Yves Gassot, directeur général de l’IDATE détaille les points du programme retenu cette année : « C’est d’abord le succès rapide de la 4G auprès des consommateurs, les étapes spectaculaires attendues du LTE-advanced, et au-delà les perspectives de la 5G et de l’intégration du modèle SDN. Mais c’est aussi les questions liées à la migration accélérée de l’Internet vers l’Internet mobile portée par la généralisation des smartphones et des tablettes comme par les marchés des économies émergentes. Au-delà, beaucoup d’autres acteurs sont concernés, que nous avons choisi d’aborder à travers trois sujets majeurs : la progression des revenus pour les opérateurs mobiles, mais aussi du M2M et de l’Internet of Things ; l’impact de l’Internet massivement mobile sur l’écosystème de la publicité ; le positionnement des acteurs de la TV alors que l’on voit irrésistiblement progresser la vidéo dans le trafic mobile. »

Le DigiWorld summit se déroule aujourd'hui et demain avec quelque 140 intervenants de très haut niveau venant du monde entier. 1300 participants de 30 nationalités différentes sont attendus.

A Toulouse, SFR dévoile sa nouvelle box internet haut débit

A gauche G. Faure directeur des relations régionales.  A droite Joël Thivet Directeur commercial. 

Depuis le rachat de SFR par Numéricable, beaucoup attendaient les nouvelles offres que concoctait le nouveau groupe pour la fin de l'année. Le suspense a pris fin ce mercredi avec le dévoilement d'une nouvelle box internet et de nouvelles offres.

La Box TV Fibre de SFR reprend les caractéristiques de Labox by Numericable, l'une des box tripleplay les plus évoluée du marché.

Cette nouvelle box avec lelogo de SFR intègre une nouvelle interface, fluide et simplifiée avec des fonctionnalités innovantes comme le Restart, le Picture in Picture, l’enregistrement simultané de deux programmes et un contenu TV unique (+ de 30000 titres de VoD). "Elle répond aux usages des clients les plus exigeants qui veulent profiter d’une expérience TV de qualité et en multi-écrans. Ce nouvel équipement comprend dans un seul boîtier, un disque dur de 500 Go, un décodeur TV HD et un media-center accompagné d’une télécommande double face avec clavier intégré. Le WiFi AC (5GHz) permet de profiter au mieux du débit Internet disponible sur le réseau", explique l'opérateur.

La Box TV Fibre de SFR est disponible la première année à partir de 29,99€/mois, jusqu’à 41,99€/mois en fonction des contenus et services choisis.

Les réseaux mobiles du futur au Digiworld summit de Montpellier



Une semaine après la désignation des neuf métropoles numériques labellisées « French Tech », l’une d’entre elles, Montpellier, accueille à parti de ce soir la 36e édition du Digiworld summit, le grand rendez-vous du numérique et des télécoms.Organisé chaque année par l’Idate (Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe), ce colloque réunit, au Corum, des PDG de grands groupes internationaux, des jeunes patrons de start-up, des représentants institutionnels (élus, responsables d’incubateurs, etc.) pour faire le diagnostic du secteur numérique d’aujourd’hui et esquisser les grands enjeux de demain.

Quelle mobilité demain ?

À l’heure où les Français sont de plus en plus nombreux à profiter de la fibre optique et de la 4G pour accéder chez soi ou en mobilité à internet, le Digiworld summit a pris pour thème principal « Mobility reloaded », la mobilité rechargée. C’est-à-dire que le somment va se pencher sur ce qu’implique la mobilité « sur les usages et les chaînes de valeur pour les télécoms, la télévision, la publicité, l’internet, les jeux vidéo, les villes connectées intelligentes (smart cities).»
« À quelles innovations peut-on s’attendre à l’occasion de la généralisation de l’internet mobile ? Les Très Haut Débit fixes et mobiles sont-ils interchangeables ? Verra-t-on de nouveaux acteurs et de nouveaux business models apparaître à la faveur du développement de l’internet des objets et de la publicité mobile ? Les terminaux mobiles vont-ils accélérer l’évolution vers la télévision personnelle ? Quelles sont les conditions du rebond de l’Europe ? »

Pour répondre à ces questions le sommet propose conférences plénières et séminaires exécutifs thématiques animés par plus de 140 intervenants venus du monde entier.
Cette année, le Digiworld summit, qui sera conclu par Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, se déroule au cœur de la DigiWorld Week, une semaine qui mettra en perspective toutes les évolutions qui nous attendent dans les mois à venir.

Tribune libre. Maison et objets connectés : une véritable French touch



Alexandre Chaverot est président d'Avidsen et de Smart Home International

Réjouissons nous que la France soit précurseur dans le domaine de la maison et des objets connectés. Oui, il existe un vrai savoir faire, une véritable « patte » française.

Il n'y a qu'à voir le nombre de start-up qui existent et évoluent dans ce domaine là : Sigfox pour la partie protocole de communication, Netatmo sur l'objet connecté autour de la régulation thermique, MyFox sur la sécurité et, évidemment, Avidsen sur l'univers de la maison intelligente. Sans parler des grands groupes comme Legrand, Schneider, Somfy qui travaillent aussi sur ces sujets là et qui nous challengent. A moins que ce ne soit nous, les petites « boîtes » qui les challengions. En tant qu'entreprises françaises, nous n'avons donc pas à rougir par rapport à ce qu'il se passe en Asie ou aux États-Unis en matière de produits et de développement.

Le « faire savoir » devient plus que nécessaire
La différence majeure, à mon sens, par rapport aux autres pays est, en effet, la maturité du marché et celle de l'utilisateur, sa perception de la maison intelligente et sa façon de l'appréhender. Aux USA, le marché et les consommateurs sont plus matures qu'en France. Dans l'hexagone, nous sommes toujours sur un marché en devenir. Les acteurs, les industriels, les produits sont pourtant là. Nous développons des solutions qui sont complexes et nécessitent un vrai savoir faire en matière de radio car tous nos produits sont sans fil. Mais le faire savoir devient plus que nécessaire vis à vis du consommateur aujourd'hui. Faire savoir au grand public qu'il a la possibilité, pour pas cher, d'automatiser et piloter l'intégralité de sa maison aussi bien en matière de confort, de gestion des accès qu'en matière de sécurité et d'économies d'énergie.

Il faut évangéliser les médias également. Encore récemment, j'ai vu un reportage à la TV où l'on présentait la domotique avec des prix exorbitants, autour de 10 000/15 000 euros. Ce n'est pas vrai. Aujourd'hui, vous pouvez vous équiper en domotique à partir de 500 euros et être très bien équipé entre 800 et 1200 euros. Nous sommes donc à des années lumière des prix pratiqués par le passé et qui sont, malheureusement, encore annoncés par méconnaissance. Aujourd'hui, la technologie rend enfin les produits plus simples et plus abordables. Néanmoins, la maison connectée, en France, souffre encore du syndrome de Pierre et le loup, du fait que l'on parle depuis 20-30 ans de la maison intelligente, que l'on dit que l'on va pouvoir tout automatiser et que rien n'est jamais venu.

Par ailleurs, aujourd'hui, il ne faut pas oublier que nous, start-up, entreprises ou grands groupes, proposons des solutions innovantes pour la maison connectée en pleine période de crise. Il y a beaucoup d'attentisme de la part des consommateurs sur un marché qui a pourtant tout à offrir. Des offres qui ne résonnent pas forcément comme une évidence en terme d'achat, même si nos solutions permettent de faire des économies en matière de régulation énergétique. A nous aussi donc d'éduquer le marché, de dire que nos solutions existent et le bénéfice consommateur qu'elles apportent.

Reconnaissons aussi que nous sommes sur une génération d'acheteurs potentiels de 35 ans et plus, qui sont des propriétaires de maison individuelle ou d'appartement et qui n'appréhendent pas l'internet de la même manière que les 15-20 ans d'aujourd'hui. Pour ces derniers, la maison connectée sera une évidence. En revanche, pour les quadras et les quinquas propriétaires de maison, qui restent encore aujourd'hui notre cible, il y a encore une éducation à faire.

Porter le savoir faire français et la voix de la France à l'étranger
Quoi qu'il en soit, pour les entreprises françaises, aujourd'hui, le domaine d'expansion, c'est l'export. Pour Avidsen, nous sommes déjà présents en Europe du Sud et nous souhaitons aller en Europe de l'Est et, bien sûr, aux USA. Les Etats-Unis représentent, en effet, un terrain de jeu sur lequel on a aussi envie de jouer. D'ailleurs, nous travaillons avec un grand opérateur télécom américain pour développer des produits pour son compte. Nous apportons donc la démonstration que la France et ses petites entreprises peuvent aussi aller raconter des histoires intéressantes de l'autre côté de l'Atlantique. Nous serons d'ailleurs présents au prochain CES (Consumer Electronics Show), le grand salon de l'électronique grand public, début janvier à Las Vegas, tout comme une centaine de start-up françaises.

Car ce qui fait la richesse de la France, ce sont évidemment les grands groupes et les entreprises du CAC 40, mais ce sont aussi toutes ces petites PME, comme nous, qui en veulent. Des femmes et des hommes hyper compétents et motivés, qui se battent pour leur entreprise dont le potentiel de croissance est assez considérable et qui veulent porter le savoir faire français et la voix de la France à l'étranger.

Numérique : Toulouse reçoit le label French Tech


La secrétarire d'Etat chargée du numérique, Axelle Lemaire, vient de dévoiler le nom des premières villes françaises lauréates du label French Tech. Toulouse, avec le collectif French Tech Toulouse, est ainsi l'une des 9 villes sélectionnées.
Sur 15 dossiers instruits, « nous avons décidé d’attribuer le label à neuf candidats : French Tech Aix-Marseille, Bordeaux Métropole numérique, Digital Grenoble, Lille is French Tech, Lyon French Tech, Nantes Tech, Montpellier Métropole numérique, La French Tech Rennes, French Tech Toulouse », a annoncé la ministre au Monde.
L’idée générale est de « valoriser les écosystèmes existants afin d’impulser un mouvement local, mais aussi de les fédérer pour créer un réseau national.Ce que nous voulons faire, poursuit-elle, c’est valoriser l’ensemble des écosystèmes, Paris inclus, afin que les investisseurs internationaux voient la France comme une nation innovante, un acteur incontournable du numérique, qui dispose d’un écosystème vibrant et dynamique."

Le succès de French Tech Toulouse

Une délégation du secrétariat d’État à l’Économie numérique était à Toulouse le 9 novembre pour auditionner les porteurs du projet « French Tech Toulouse ». Et les experts avaient apprécié le dossier toulousain. "La délégation a reconnu la qualité de notre écosystème et notre dynamisme", expliquait alors Jean-Pierre Bayol, directeur du cluster  Digital Place.
L'obtention de ce label est une juste récompense pour Toulouse et Midi-Pyrénées. La région est, en effet, la seconde de France du secteur. Elle se situe même à la première place pour l’édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique, la fabrication d’équipements électriques et électroniques. Au total le secteur du numérique représente plus de 34 000 emplois, 5 300 entreprises, 2 600 chercheurs

French Tech c'est quoi ?

La plateforme « French Tech » a été lancée fin 2013 par l’ancienne secrétaire d’État au numérique Fleur Pellerin. Elle vise à favoriser la croissance des start-up, faire émerger et détecter les projets, accompagner les porteurs dans la construction de leur projet et labelliser les projets « Métropoles French Tech ». Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Nancy, Saint-Étienne sont ainsi candidates à ce label aux côtés de Toulouse.

Triplé dans le Grand Sud


Parmi les métropoles sélectionnées pour être lauréates du label French Tech, le grand sud réalise un beau triplé. Non seulement Toulouse a été sélectionnée, mais Bordeaux et Montpellier font également partie des neuf métropoles.

Bordeaux Métropole Numérique est soutenue par quelque 850 acteurs du numérique en Aquitaine. Découvrez le projet sur le Tumblr

La French tech Montpellier s'est fixé 5 objectifs majeurs : transformer nos start-ups à fort potentiel en véritables entreprises de croissance ; renforcer la compétitivité des entreprises gazelles ; ancrer les grands groupes sur notre territoire ; attirer les entrepreneurs de talent ; faire rayonner le creuset montpelliérain et, avec lui, la French Tech, dans le monde entier.


Les réactions

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. "Je me félicite que la démarche Toulouse French Tech lancée par Pierre Cohen puis portée par Jean-Luc Moudenc pour Toulouse Métropole et le SICOVAL et à laquelle nous avons apporté notre soutien se concrétise aujourd’hui par cette labellisation. Toulouse fait son entrée dans l’équipe de France des territoires les plus favorables au développement des start-up, aussi bien dans le domaine du numérique que des biotech, cleantech et autres medtech. Cette distinction vient à la fois récompenser la qualité du travail partenarial, et la dynamique confiées aux industriels et acteurs du numérique, mais aussi les politiques initiées par la Région depuis plusieurs années pour structurer la filière telles que le cluster Digital place ou l’appel à projet Agile It. En plus de rendre les start-up toulousaines identifiables à l’international, a ajouté Martin Malvy, cette labellisation jouera un rôle d’accélérateur pour cette filière phare de Midi-Pyrénées avec la mobilisation des investissements d’avenir."

Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique, social et environnemental (CESER) de Midi-Pyrénées. "Toulouse vient de décrocher le label French Tech, décerné aujourd’hui (12/11/14) par la secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire. Le CESER salue cette décision et félicite le porteur de projet M. Benchimol, Président du Cluster TIC. Sur 15 dossiers, Toulouse se voit décerner ce label avec 9 autres métropoles pour leurs capacités à avoir un écosystème du numérique solide autour de start’up capables de lever des fonds conséquents, d’entrepreneurs capables de porter des projets et d’aider les jeunes entreprises, d’incubateurs et d’accélérateurs ainsi qu’un lieu comme « la cantine numérique » pour se réunir. Si l’objectif est de renforcer ces dynamiques avec des moyens supplémentaires individuellement, l’objectif est également de structurer et de fédérer un réseau national. Fort de cette reconnaissance, comme le préconisait le CESER dans son rapport sur « l’industrie du futur » du 24/06/14, il faut mobiliser toutes les compétences pour créer autour de ce label une filière industrielle du numérique et du Big Data qui permettra aux start’up et aux PME régionales de se développer, avec le soutien des grandes entreprises et de la communauté universitaire et scientifique."

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.  «La candidature, déposée le 21 juillet par Toulouse Métropole avec le Sicoval et le soutien de la Région, et portée avec talent par Bertrand Serp, vice-président délégué à l’économie numérique, a su valoriser notre écosystème riche et dynamique. Je remercie tous les acteurs locaux, notamment les entrepreneurs et les starts-up, qui se sont mobilisés pour défendre et promouvoir le savoir-faire toulousain. La métropole toulousaine entre ainsi dans le réseau national des métropoles numériques qui feront les emplois de demain. L'innovation est notre priorité pour dynamiser notre territoire et développer l'emploi» a déclaré Jean-Luc Moudenc.

L'Aquitaine lance son pôle numérique régional


L'Aquitaine vient de se doter d'un pôle numérique régional  : Digital Aquitaine, une nouvelle association dédiée à toute la filière du numérique.

Cette association se donne les ambitions d'un pôle de compétitivité : animer la filière ; apporter des services aux entreprises en vue de leur développement ; faire émerger et labelliser des projets collaboratifs.

Les objectifs qui lui sont fixés doivent permettre d'hybrider les compétences des clusters thématiques existants (sur la santé, les systèmes embarqués, l'électronique, le numérique…) pour construire les nouveaux usages innovants de demain à travers des projets collaboratifs ou l'animation en open innovation. Et enfin, de rendre visible la filière numérique pour lui permettre d'accéder à de nouveaux marchés et à des financements.

La création de ce pôle numérique aquitaine correspond à un élément clé de la stratégie numérique mise en œuvre par le Conseil régional. Après avoir proposé une action d'investissement d'envergures sur les infrastructures Très Haut Débit en partenariat avec les cinq Conseils généraux et participé au développement d'un marché intérieur autour de technologies d'avenir par l'intermédiaire d'appels à projets, il s'agit désormais de mettre en place un environnement favorable au développement de cette filière. C'est désormais chose faite avec la création de Digital Aquitaine.

Tribune libre. Cyber sécurité et protection des données personnelles : en avant marche !



Par Dominique Loiselet, Directeur Général France Blue Coat


Deux jambes qui se doivent d’être coordonnées. Telles sont, d’un côté, la « cyber sécurité », et de l’autre la « protection des données personnelles ». Car si la liste des entreprises victimes de cyberattaques continue de s’allonger – Ebay, Orange et Domino’s Pizza ne sont qu’un échantillon des cibles atteintes en 2014 – il est évident que les moyens de lutte à privilégier doivent être aussi efficaces que respectueux, dans leur mise en œuvre, des règles en matière de protection des informations privées. Délicat équilibre.

Les autorités européennes ont déjà fait d’importants progrès en matière de cybercriminalité. Une  directive relative aux attaques contre les systèmes d’information a ainsi été adoptée en 2013, alors que des textes sur la protection du secret d’affaire, ainsi que sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques ont été proposés au Parlement européen. Dernier en date : la directive sur la protection des systèmes d’information (NIS) – que la loi de programmation militaire française avait largement anticipée – a été adoptée en mars 2014. Les « opérateurs d’importance vitale » (IOV) se voient notamment imposer quelques obligations en matière de prévention et de notification des « incidents ».

Les solutions qui permettent de répondre de la manière la plus efficace possible à ces nouvelles obligations existent aussi. Certaines permettent ainsi de valider en quelques heures seulement la véracité d’un incident, d’identifier son origine, le chemin emprunté, l’agresseur et d’évaluer son impact… sachant qu’aujourd’hui le délai moyen actuel de découverte et d’identification d’une attaque se compte plutôt en semaines ou en mois ! Enfin, Bruxelles avance aussi sur la question des données personnelles – les discussions sur la directive dédiée devraient ainsi aboutir en 2015.

Reste que la coordination entre les deux jambes pourrait être améliorée. Le fait par exemple qu’il faille encourager le chiffrage des données pour sécuriser les informations personnelles, comme le recommande l’Agence Européenne de Cybersécurité ENISA, est incontestable. Mais les flux chiffrés sont aussi des voies d’accès privilégiées... pour les pirates. Quelles sont alors les conditions que les entreprises et organisations doivent respecter pour utiliser des outils de déchiffrage tout en respectant les impératifs en matière de protection des données personnelles ? A ce jour, aucun texte public – loi, règlement ou simple communication des autorités – ne répond clairement à la question. Rien non plus sur les règles internes à mettre en place pour utiliser des solutions d’enregistrement des données – qui permettent de « rembobiner le film » en cas d’attaque et donc d’identifier rapidement l’agresseur- tout en respectant les impératifs de protection des informations des individus. Résultat : certaines entreprises et organisations hésitent à se protéger…


Clarifier les conditions de mise en œuvre des solutions efficaces en matière de cybersécurité. Telle pourrait être une des priorités des nouvelles instances européennes. Pour faire de plus grands pas.

Derrière le survol des centrales nucléaires, le boom des drones

Un drone de Delair Tech pour surveiller un pipeline
Les survols mystérieux par des drones ces dernières semaines de plusieurs centrales nucléaires françaises posent des questions de sécurité. "Nous n'avons aucune piste pour l'instant", a déclaré dimanche 2 novembre la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, tandis que Greenpeace France  - qui a démenti être à l'origine de ces actions - estime que "le ministère de l'Intérieur doit maintenant sortir du silence et arrêter de minimiser le risque en répétant que ces survols ne posent aucun problème."

Ce fait-divers permet en tout cas de poser sur la place publique la question des drones civils, auxquels Paul Guermonprez, ingénieur chez Intel, a consacré un ouvrage très documenté "Les drones débarquent" aux éditions FYP. Quels sont les types de drones et comment fonctionnent-ils ? Qui peut les utiliser ? Sommes-nous à l’aube d’une troisième révolution ? Quelles industries pourraient être menacées par leur avènement ? Qui sera le « Google » du drone ? Autant de questions auxquelles l'auteur répond.

L'ouvrage permet de comprendre l'histoire et les enjeux des drones : les drones militaires des années 50 jusqu'aux plus sophistiqués des appareils utilisés massivement par l'administration Obama ; les drones espions ; les drones civils pour les loisirs (comme le Parrot AR Drone) ou pour les entreprises (Toulouse accueille l'excellente Delair Tech).

La multiplication des drones soulève en tout cas de nombreux problèmes juridiques, éthiques, de sécurité, etc. Pour l'heure, en France, on risque un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende pour faire voler un drone sans autorisation.

Quelques exemples assez avancés

Amazon envisage des drones pour livrer ses colis avec son projet "Prime air"


Google mène également un projet. Project Wing, qui semble plus abouti, a été conduit en Australie


Le futur des drones ? Une vidéo d'anticipation, réalisée par Alex Cornell, sur ce que pourrait faire la police :



Ou cet étonnant projet de drone SAMU qui apporte un défibrillateur près d'un malade présenté mardi 28 octobre aux Pays-Bas à l'université de Delft.

Etude Interpol et Kaspersky Lab : 60 % des attaques sur Android ciblent les comptes bancaires des utilisateurs

Types de malwares utilisés dans les attaques entre août 2013 et juillet 2014.Source : Kaspersky Security Network


L’enquête « Mobile CyberThreats » réalisée par Kaspersky Lab et INTERPOL entre août 2013 et juillet 2014, révèle que 60% des attaques ciblant les terminaux Android ont pour but de dérober l’argent des utilisateurs. Pour arriver à leurs fins, les cybercriminels utilisent les malwares financiers. S’ils visent principalement des utilisateurs en Russie, l’Ukraine, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Vietnam, la Malaisie, l’Allemagne, l’Inde et la France ont également subi des attaques.
Plus de 588 000 utilisateurs Android à travers le monde ont été confrontés à des malwares financiers – Trojans SMS ou bancaires – au cours de la période étudiée, soit six fois plus que durant la période équivalente, 12 mois auparavant.

Tribune libre. "Un projet big data pour sécuriser les voies ferrées, fausse bonne idée ?"


Par Yannick Hello, Responsable S-EMEA chez Ipswitch, Inc

Renforcer la sécurité et améliorer la surveillance des installations est une problématique constante pour la SNCF et réseau ferré de France (RFF), sociétés en charges des voies ferrées françaises. Pour répondre à cette problématique, le projet « vigirail » a été lancé suite à aux accidents ayant marqués l'année 2013, et notamment le déraillement en juillet 2013 de Brétigny-sur-Orge, ayant fait 61 blessés et 7 morts
La SNCF et RFF ont ainsi décidé d'investir 410 millions d'euros dans des technologies de pointe avec le plan vigirail, commencé cette année, et qui prendra fin en 2017. Le but est simple : mettre à profit les nouvelles technologies et industrialiser les process pour fournir des informations en temps réels sur l'état des infrastructures et ainsi éviter d'autres drames. Mais cet investissement pourrait se révéler infructueux, voire dommageable, si l'anticipation n'est pas au rendez-vous.

Ce plan se décompose en trois grandes catégories :

  • La mise en place progressive dès janvier 2015 d'engins chargés de la surveillance des installations, grâce à la présence sous le train de caméras HD. Via ces prises de vues, les anomalies sur les voies seront automatiquement détectées et répertoriées. 
  • Le lancement, en juillet 2014, de la plateforme « Alerte express » permettant de signaler les anomalies techniques sur les voies ferrées, anomalies qui seront par la suite mise en forme et envoyées aux agents automatiquement 
  • Les applications à destination des agents sur le terrain. A terme une dizaine d'applications seront déployées sur les 13 000 smartphones et tablettes des agents dès mars 2015 afin qu'ils puissent répertorier toutes les informations utiles.

 Compte tenu de l'ampleur des installations à observer, environ 29 000 kilomètres de rails, et le nombre d'agents équipés, on imagine aisément la quantité importante de données à traiter, dans des délais parfois courts. Quantité à laquelle s'ajoutent les données déjà présentes sur le réseau permettant le bon fonctionnement de l'entreprise.

De plus, la SNCF et RFF disposant de nombreux sites physiques sur toute la France, la gestion des données sera sans aucun doute multi-sites, augmentant ainsi le traffic de données et par conséquent la possibilité de dysfonctionnements. Ce surplus de données, s'il n'est pas anticipé et géré convenablement, rendra vain le projet vigirail et pourra même impacter négativement l'ensemble de l'infrastructure informatique.

Les nouvelles technologies sont une aubaine en termes de sécurité, mais pour avoir un impact  positif il faut s'assurer que le réseau puisse gérer toutes ces informations en temps réel, et qu'elles soient disponibles pour tous et à tout moment.

Pour cela, pas de mystère, en plus d'une analyse poussée des besoins, il faut impérativement anticiper et mettre en place un outil de gestion et de monitoring réseau. Un outil efficace répond à deux impératifs :

  • Une interface unifiée : Les entreprises accumulent bien souvent au fil du temps les outils de contrôle réseau, or ces derniers ne sont pas toujours capables de communiquer entre eux. L'administrateur n'a donc pas une vision globale du réseau, les risques de bug informatiques et le temps passé à surveiller le réseau sont donc accrus.
  • Des alertes et réparations automatiques : La disponibilité réseau doit être continue. Les éventuels problèmes de performance et leurs causes doivent donc être repérées à l'avance, ce qui permettra la mise en place d'alertes et de réparations automatiques.  L'anomalie sera alors réparée avant même que le réseau aient pu être impacté par un quelconque ralentissement. 

Ces avancées technologiques pourraient considérablement faciliter l'entretien et la surveillance des voies ferrées, améliorant ainsi la sécurité. Cependant, sans un monitoring réseau efficace, toutes ses données pèseront lourd sur le système informatique et risque de saturer ce dernier, qui sera donc indisponible, entrainant autant de désagrément pour les passagers que pour les employés de la SNCF.

Tribune libre. "BYOD? Build Your Own Destiny! "


Par Cédric Cibot-Voisin, Country Manager France chez EasyVista

La tendance Bring Your Own Device (BYOD) ne cesse de gagner du terrain.
En avril dernier, Gartner prédisait que d'ici 2017, plus de la moitié des entreprises auront adopté la BYOD attitude. Mais, les professionnels de l'informatique sont unanimes ; cette tendance BYOD est étroitement liée à des questions de sécurité informatique.

En effet, de nombreux départements informatiques ont laissé BYOD devenir un champ de bataille. Le vol et/ou la perte de donnée est trop souvent pointée du doigt contrairement au fait que les utilisateurs finaux, qui tout simplement et volontairement, souhaitent travailler différemment, de manière efficace - et, surtout, pour le bénéfice de l’entreprise. Comme les utilisateurs libèrent leur matériel, l’IT doit répondre en fonction et repenser les services et les canaux qu'il propose.

Les employés veulent utiliser leur propre matériel, critère important participant de conditions de travail optimales. Que ce soit pour améliorer leur équilibre vie professionnelle/personnelle ou pour rester au somment de leur implication, un grand nombre d’entre eux souhaite pouvoir utiliser leur matériel comme leur principal outil de travail et ne plus avoir à lire leurs e-mails sur leurs téléphones.

Ignorer cette requête est insensé. BYOD est une solution idéale pour laisser les employés travailler de façon plus productive. Essayer d'empêcher les gens d'utiliser leurs appareils personnels est au mieux inutile, au pire nocif à leur moral. Les entreprises sont plus avisées à cette nouvelle façon de travailler, mais plutôt que de simplement l’accepter, elles devraient mettre activement en place des politiques, des processus et des interfaces familières pour soutenir ces employés.

Si les questions de sécurité sont légitimes, elles ne devraient pas être à l’origine d'une initiative BYOD. Au lieu de cela, il est important de créer une culture qui permette aux utilisateurs d'apporter leur matériel tout en étant suivis et soutenus par les services IT. Gérer de manière concrète et active, le dispositif permet de savoir qui amène quoi et pour quelle utilisation. Cela créée automatiquement un meilleur niveau de protection contre les menaces inconnues.

Aucun utilisateur BYOD ne souhaite être piraté ou voir disparaitre ses données personnelles. Avec le soutien ad hoc, l’IT peut aider les utilisateurs à mettre en œuvre les contrôles de sécurité nécessaires sur leurs appareils - à la fois pour le bénéfice de l'utilisateur et celui de l’entreprise.

Dans la pratique, la meilleure façon de soutenir BYOD est de créer le processus de gestion des services informatiques et de définir la politique, puis de présenter les deux via la boutique IT, un portail self-service ou un service mobile. Une interface utilisateur facilement accessible leur permettra d'enregistrer leur appareil personnel et d’accepter la politique de sécurité qui leur est présentée. Une fois enregistré, l’IT peut professionnellement prendre en charge le matériel - avec des applications agréées et sécurisées, des mises à jour logicielles en temps opportun, et des solutions de gestion des périphériques mobiles compatibles qui incluent des fonctionnalités telles que le verrouillage à distance si le dispositif a été volé ou perdu.

Demander à des utilisateurs d'enregistrer leur matériel est un atout qui permet à l’entreprise de suivre d’importants secteurs tels que la gestion des licences, les coûts de matériel et les futures demandes de budget. En revanche, ignorer la demande croissante de BYOD risque de rendre les futurs budgets informatiques inexacts - des coûts de matériel potentiellement exagérés et des logiciels requis sous-estimés.

Beaucoup de choses ont été dites sur la nébuleuse IT. Mais, adopter la BYOD attitude est en réalité une énorme opportunité pour l’IT qui pourra se positionner comme un facilitateur d'affaires et partenaire clé. Mettre en place des services contrôlés rapprochera encore un peu plus l’IT de l’utilisateur et permettra à l’IT de tisser des liens plus significatifs avec l'entreprise qu’auparavant.

Tribune libre. Cybersécurité des PME : smartphones et tablettes au cœur de l’enjeu


Par Florian Bienvenu, Vice-président Europe centrale et Europe du sud de Good Technology

« J’ai d’autres priorités ». Telle est encore la réaction de nombreux dirigeants de Petites et Moyennes entreprises (PME) lorsqu’est évoqué le sujet de la sécurité des données professionnelles qui transitent sur les smartphones et tablettes de leurs cadres. 

Cela se comprend. En cette période de difficultés économiques, les investissements sont avant tout orientés vers le cœur de métier de l’entreprise. Sans la présence et les explications d’un Directeur des Services d’Information (DSI), un poste encore largement réservé aux grandes structures, difficile par ailleurs de penser que les chiffres inquiétants qui circulent sur la cybersécurité des PME puissent se transformer un jour en une réalité concrète et coûteuse -  en 2012, les entreprises de moins de 250 salariés auraient concentré 31% des attaques (3 fois plus qu’en 2011) d’après le dernier rapport annuel sur la sécurité de Symantec. Les maliciels sur mobile, eux, auraient progressé de 58%, 32% des attaques sur ce terrain visant à collecter des données telles que les adresses électroniques et les numéros de téléphone. Tous ces chiffres ont encore un air virtuel pour de nombreux dirigeants de PME – même si le Premier Ministre en personne, en ouverture de la sixième édition du Forum International de la Cybersécurité (FIC), en janvier dernier, avait détaillé le cas de deux petites structures victimes de cyberattaques, et les coûts associés (480 000 et 450 000 Euros).

L’ordre des priorités, pourtant, pourrait évoluer rapidement, et la sécurisation des données mobiles gagner quelques places dans l’échelle des urgences. Comme cela a été évoqué lors du dernier FIC, les grands groupes exigent en effet de plus en plus de rigueur numérique de la part de leurs prestataires – il s’agit d’éviter que ces derniers soient utilisés comme cheval de Troie pour accéder au système d’informations des donneurs d’ordres. Or, les supports mobiles sont une des portes d’entrée privilégiées par les pirates. Normal : il leur faut en général quelques minutes pour compromettre un mobile et accéder ainsi à l’ensemble du Système d’Information de l’entreprise - les données personnelles et  professionnelles (emails, documents, …), mais aussi tous les accès et mots de passe serveurs, VPN, etc. stockés «en clair» sur le terminal deviennent accessibles.

Trois stratégies sont alors possibles pour les PME. La première consiste à se fier aux fonctionnalités «natives» du terminal (activation manuelle du mot de passe, éventuellement du chiffrement du terminal si la fonction est disponible) et à sensibiliser les cadres sur les règles basiques d’hygiène informatique. Une stratégie simple et gratuite – donc très répandue. Le souci est qu’elle a peu de chances de séduire les donneurs d’ordres : au-delà du fait que le mot de passe peut être déchiffré en moins d’une minute, les terminaux sont à la merci de malwares, virus et logiciels espions, les jailbreaks n’étant pas détectés. Deuxième stratégie : adopter une des nombreuses solutions de gestion centralisée des supports mobiles (MDM) – une option a priori un peu plus évoluée puisque qu’elle permet notamment d’activer les fonctionnalités basiques de sécurité du terminal (mot de passe et effacement à distance). Problème : il faut toujours quelques minutes pour déchiffrer ce mot de passe ! Au-delà, ces solutions posent la question de la confidentialité des données personnelles, dans la mesure où elles permettent à l’entreprise d’accéder à « toutes » les données du terminal mobile. 

Reste alors la troisième stratégie, encore peu considérée par les dirigeants de PME, mais qui devrait rapidement les séduire : celle qui consiste à sécuriser à la fois les données professionnelles – dans un « conteneur » étanche (chiffré) du reste du terminal – et les accès aux serveurs de l’entreprise. Côté professionnel, les applications sont ainsi distribuées via un « Appstore » d’entreprise, les fonctions « Email », « Calendrier », « Documents », « Contacts », « Navigation Intranet/Internet » sont sécurisées, et la gestion de la flotte est centralisée. Côté personnel, chacun peut choisir le terminal qui lui plaît et y utiliser sans danger des applications non-professionnelles (Facebook, Twitter etc.). Les données privées sont par ailleurs protégées (confidentialité) et préservées en cas d’effacement à distance. 

Une stratégie trop compliquée pour des petites et moyennes structures ? Erreur : un simple abonnement suffit, et aucun investissement en infrastructure n’est nécessaire. Le prix est quant à lui proportionnel à la taille des effectifs. « J’ai d’autres priorités » ? Voilà une réponse qui, dans les PME, ne devrait bientôt plus oser s’appliquer à la question de la sécurité des données mobiles.

Midi-Pyrénées et l'Aquitaine se préparent à accueillir les six nouvelles chaînes de la TNT



Midi-Pyrénées et Aquitaine vont prochainement pouvoir bénéficier des six nouvelles chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) lancées en décembre 2012. Le déploiement sera effectif mardi 21 octobre prochain, soit presque deux ans après le lancement de ces nouvelles chaînes en haute définition. Cette longue attente s'explique par le déploiement par grande région en 13 phases, décidé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) afin de permettre une mise à jour progressive des émetteurs.

A moins de disposer d'un satellite ou d'une box internet et être éligible à la réception de la télévision par ADSL, fibre ou câble - ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'abonnés à internet dans les zones reculées - on ne pouvait pas recevoir ces nouvelles chaînes. Ce sera désormais possible par voie hertzienne avec l'antenne rateau traditionnelle.

La phase 11 va concerner tous les départements de Midi-Pyrénées, la Dordogne, le Lot-et-Garonne, une partie des Landes et une partie des Pyrénées-Atlantiques. Certains des départements de Midi-Pyrénées (Aveyron, Tarn, Ariège) bénéficient déjà des six chaînes car ils étaient frontaliers de la région Languedoc-Roussillon, qui a été activée le 23 septembre.

337 émetteurs vont être mis à jour pour le déploiement de la phase 11.

A noter qu'outre les six nouvelles chaînes, les habitants de cette zone pourront profiter des programmes HD de TF1, France 2 et M6.

Plus d'infos sur le site Recevoir la TNT.

Toulouse en bonne voie pour décrocher son label «French Tech»



Une délégation du secrétariat d’État à l’Économie numérique était hier à Toulouse pour auditionner les porteurs du projet « French Tech Toulouse ». La plateforme « French Tech » a été lancée fin 2013 par l’ancienne secrétaire d’État au numérique Fleur Pellerin. Elle vise à favoriser la croissance des start-up, faire émerger et détecter les projets, accompagner les porteurs dans la construction de leur projet et labelliser les projets « Métropoles French Tech ». Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Nancy, Saint-Étienne sont ainsi candidates à ce label aux côtés de Toulouse.

Midi-Pyrénées en pointe

L’obtention de celui-ci par les acteurs de la Ville Rose est, d’évidence, en bonne voie, à en juger par le dynamisme numérique. Il est vrai que la région est la seconde de France du secteur. Elle se situe même à la première place pour l’édition de logiciels applicatifs, la programmation informatique, la fabrication d’équipements électriques et électroniques. Au total le secteur du numérique représente plus de 34 000 emplois, 5 300 entreprises, 2 600 chercheurs, avec de vraies pépites, grandes ou petites, institutionnelles ou privées, comme le LAAS-CNRS, l’IRIT, Sigfox, Thales Alenia Space, Pole Star, etc.

Pour obtenir le label « French Tech », les différentes structures qui soutiennent l’innovation tout au long de l’année, ont uni leurs forces. La Cantine Toulouse, le cluster Digital Place, la TIC Valley, l’incubateur Midi-Pyrénées, etc. ont préparé un projet cohérent qui a visiblement séduit la délégation ministérielle venue ce jeudi.

« La délégation a rencontré des entreprises, les clusters, les associations pour se faire une idée au-delà du dossier. Ils ont fait un retour critique sur nos points forts, ce qui reste à améliorer. L’objectif était de faire une présentation de l’écosystème et sa capacité à se développer et générer des champions. La délégation a reconnu la qualité de notre écosystème et notre dynamisme », explique Jean-Pierre Bayol, directeur de Digital Place.

Prochaine étape ? D’ici 15 jours, compléter le dossier, affiner certains aspects, mieux définir les lignes stratégiques et l’organisation à mettre en place.

Toulouse espère donc être parmi les premières métropoles labellisées, fin octobre.

CavalEquia premier réseau social de cavaliers lancé à Toulouse


Depuis quelques jours, les cavaliers ont leur réseau social : CavalEquia. Fondée par Mikael Houdoux, cette plateforme rassemble les cavaliers et cavalières, les passionnés et amoureux des chevaux.
"C'est à la fois un espace communautaire, d'échange, d'aide et de discussion totalement gratuit et accessible partout en France et à l'étranger. En moins de 48 Heures, nous avons comptabilisé plus de 1000 visiteurs pour 7000 pages visitées", se félicite le fondateur.
Reportages, interviews de professionnels (cavalier, vétérinaires, etc.), forum, espace communautaire, concours, petites annonces, etc. le site est déjà très complet.

L'inscription est gratuite : www.cavalequia.com

Edition spéciale tablettes de La Dépêche pour l'expédition Polar Pod


La rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de plonger dans la nouvelle aventure scientifique de Jean-Louis Étienne. Le médecin et explorateur tarnais, qui était ce vendredi 3 octobre à Toulouse dans le cadre du festival scientifique la Novella, peaufine un projet particulièrement ambitieux : l’expédition Polar Pod.
Grâce à notre édition numérique multimédia pour iPad/iPhone et pour dispositifs Android, nous vous proposons de découvrir tous les aspects de cet ambitieux projet qui devrait voir le jour d’ici deux ans.
Avec « Antarctique, l’ultime odyssée », regardez la genèse du vaisseau Polar Pod, inspiré du navire américain FLIP. Découvrez quels vont être les thèmes de recherche du Polar Pod qui va se laisser porter par le courant circumpolaire de la mer australe.
Pour lire cette édition sur tablettes (iPad, Android) et smartphones, téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Antarctique, l'ultime odyssée



En ce début du XXIe siècle, l'homme a-t-il exploré tous les recoins de notre planète ? Existe-t-il encore une forêt, une montagne, une plage qui n'ait été foulée ? Si l'on excepte la découverte fortuite d'une peuplade au cœur de l'Amazonie ou celle d'une forêt vierge repérée par un satellite, l'on serait tenté de répondre que tout est connu sur Terre. Et pourtant, il existe un territoire, une zone immense qui reste méconnue : l'Antarctique. Contrairement à son contraire, l'Arctique, ce continent blanc de quelque 14,1 millions de kilomètres carrés dont 280 000 libres de glace est quasiment dans son état d'origine.

Percer les mystères du continent blanc

Balayé par des vents glaciaux – un record de température y a été enregistré le 10 août 2010 à -93, 2 °C – ce continent préservé des activités humaines par le traité sur l'Antarctique de 1959 et le protocole de Madrid en 1991, est entouré de l'océan austral que l'on connaît encore bien mal. Percer les mystères de l'Antarctique constitue, d'évidence, l'ultime odyssée de l'humanité. Une aventure qui ne pouvait pas laisser indifférent Jean-Louis Étienne. Le médecin tarnais, qui fut le premier explorateur à atteindre seul le pôle Nord en 1986, connaît bien le pôle Sud.

Du 25 juillet 1989 au 3 mars 1990, durant l'été austral, Jean-Louis Étienne et cinq compagnons traversèrent avec leurs chiens et leurs traîneaux les 6 300 kilomètres du continent antarctique, via le pôle Sud géographique. Cette expédition, baptisée Transantarctica fut suivie par une série d'expéditions scientifiques, menée à bord de la goélette Antarctica entre 1991 et 1996. C'est donc peu dire que l'Antarctique passionne Jean-Louis Étienne, comme elle passionna avant lui Jules Dumont-d'Urville, qui donna son nom à la base française de la Terre-Adélie, ou Paul-Emile Victor. Pas étonnant alors que son nouveau défi, Polar Pod, se déroule là. Et quel défi ! «C'est mon plus gros projet» confiait récemment Jean-Louis Étienne à La Dépêche. Un projet qui mêle intérêt scientifique et technique.

Le Polar Pod, en effet, est le nom d'une plateforme océanographique ultramoderne d'un nouveau genre, librement inspirée du FLIP (FLoating Instrument Platform), une plateforme dérivante de la flotte océanographique américaine, toujours en activité après 60 ans au service de la recherche. Tracté à l'horizontale jusqu'à la zone à étudier, le Polar Pod, qui mesure 100 mètres de long pour 720 tonnes, bascule alors en position verticale par remplissage des ballasts à l'eau de mer. Il peut alors dériver en étant capable d'affronter les plus grosses vagues des Cinquantièmes hurlants.

À Brest, on reconstitue les Cinquantièmes hurlants

Le concept de cette plateforme à «énergie positive» – elle dispose de quatre éoliennes – équipée pour héberger sept personnes avec six mois d'autonomie est étudié depuis 2012, notamment à l'École centrale de Nantes, et entre cette année dans sa phase de réalisation. «On a passé tous les stades aujourd'hui. On termine une maquette qui va être essayée à Brest à l'Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) dans un bassin d'essai où l'on va reconstituer les Cinquantièmes hurlant. Ce sont les derniers essais qui se feront en décembre», explique Jean-Louis Étienne.

«C'est un vaisseau très technique que l'on va construire l'année prochaine. Je veux que ce soit un produit français. J'ai plusieurs possibilités», poursuit le médecin, attaché à ce que le Polar Pod soit made in France ; et attaché aussi au partage des données qui seront collectées. «Les données acquises par le Polar Pod seront envoyées aux scientifiques à terre qui les traiteront, et elles seront en open data. Il faut qu'elles soient accessibles à tout le monde», estime Jean-Louis Étienne.

L'intérêt des universités du monde entier


La mission Polar Pod va se concentrer sur trois sujets d'études. Le climat tout d'abord. «L'océan austral, qui entoure l'Antarctique est un régulateur du climat car il absorbe beaucoup de gaz carbonique, c'est un moteur de la circulation océanique mondiale. Le second sujet d'étude sera la biodiversité. On va faire un inventaire de la faune de cet océan : baleines, crevettes, etc. par acoustique. On va écouter ; chaque animal ayant sa signature.

Enfin le troisième sujet d'étude sera la validation en mer des mesures faites par les satellites. Ces derniers ont besoin de cette validation mais il y a tellement peu de bateaux dans le secteur que ça ne se fait pas.»

Ces trois grands domaines de recherches ont en tout cas suscité un énorme intérêt de la communauté scientifique mondiale. «J'ai une demande qui est surprenante. On va emmener pour la première fois des chercheurs à rester longtemps sur cet océan encore méconnu, ce qui n'a jamais été fait. J'ai des demandes bien sûr de grandes universités françaises, de l'Ifremer, de l'Agence spatiale européenne. Beaucoup d'universités américaines, australiennes et chinoises se sont aussi manifestées» se réjouit Jean-Louis Étienne qui doit se rendre en Chine bientôt. Un intérêt mondial à la mesure de ce qui sera l'une des plus grandes aventures du siècle.


«C'est mon plus grand projet»L'exploration de l'océan austral n'est bien sûr pas la première expédition de Jean-Louis Étienne – et sans doute pas la dernière – mais elle est sans conteste la plus importante. «C'est mon plus gros projet. 12 millions d'euros pour quatre ans, qui incluent la construction du Polar Pod et le fonctionnement de la mission qui devrait durer trois ans environ. Tous les deux mois il y aura des relèves des sept personnes à bord (trois marins et quatre ingénieurs ou techniciens). L'intérêt, c'est qu'on va y passer du temps à un coût abordable. Car aujourd'hui l'homme de sciences est très cher en mer. Les budgets de recherches pour les bateaux diminuent. Avec le Polar Pod, on offre à la communauté scientifique une présence en mer à un coût qui est très abordable.»



2012-2014 / Etudes techniques
Depuis 2012, conception et étude technique du Polar Pod, notamment à l'École centrale de Nantes. Recherche de partenaires et élaboration du projet scientifique.

2015 / Construction
Etape de la construction du Polar Pod. D'abord sous forme de maquette, testée à Brest avec la reproduction des conditions de l'océan austral. Puis construction du Polar Pod.

2015 / Essai en mer
Essais en mer dans le Courant des Aiguilles qui longe la côte Sud-Est de l'Afrique du Sud.

2016 / Début de l’expédition
Départ dans le Courant Circumpolaire pour une année de dérive autour du continent Antarctique.

Sinistrés de l'Hérault : quand la solidarité vient du web

Le Lez en crue devant le conseil régional à Montpellier
Les catastrophes naturelles sont souvent l'occasion de démontrer que le web est aussi un espace de solidarité.  Créé en 2007 par une Montpelliéraine, le site communautaire d’hébergements chez l’habitant BedyCasa, qui propose des  réservations de chambres chez l’habitant dans 6200 villes du monde, a pris une belle initiative mercredi pour venir en aide aux sinistrés de l'Hérault confrontés aux inondations très importantes survenues cette semaine.
Le site a décidé d’offrir 25€ de crédits voyage par nuit et par personne pour se loger à Montpellier, mercredi soir et ce jeudi. "Toute personne dans le besoin peut désormais envoyer un mail à montpellier@bedycasa.com juste après s’être inscrite gratuitement sur le site. Elle devra préciser son nom, prénom et l’email d’inscription et une chargée de clientèle la recontactera pour lui trouver un logement rapidement", précise le site communautaire.

Tribune libre. Recherche vocale : vous allez bientôt parler avec votre téléviseur



Par Philippe Grang, Vice President Sales, Service Providers, Portals and Entertainment, EMEA and APAC chez Rovi


Pendant de nombreuses années, les technologies de recherche vocales efficaces sont restées éloignées des entreprises qui ont tenté de présenter des méthodes de saisie de nouvelle génération aux consommateurs. Confinées à la navigation de base sur le principe de « mots magiques », les commandes vocales ont été inefficaces et souvent difficiles à utiliser pour les consommateurs. La très large adoption des smartphones et tablettes a conduit à renouveler l'intérêt pour ce genre de technologie et l'assistant virtuel d'Apple, Siri, va au-delà des fonctions de base de navigation dans les menus. Le marché semble maintenant en mesure d'accueillir positivement une nouvelle génération de fonctions vocales, appelée par certains interface langagière, conçue pour simplifier un certain nombre d'interactions des consommateurs avec les systèmes et appareils, et surtout de permettre aux gens d'établir une véritable conversation avec leurs appareils comme ils le feraient entre eux.


Un des premiers domaines d'application des interfaces langagières est la télévision. Du fait du volume énorme de sources de divertissement et de programmation maintenant accessible dans les salons, les entreprises s'intéressent aux interfaces vocales ou langagières afin d’essayer de répondre au problème : comment aider le consommateur à trouver un programme intéressant à regarder à la télévision.

Parler la langue du spectateur

La vidéo est un support difficile pour la recherche, et les gens s'intéressent au contenu vidéo de façon particulière, en associant des choix personnels, des critères de distribution, d'intrigue et de genre, tous dépendant des préférences de l'utilisateur. Pour les interfaces langagières, qui doivent simuler les qualités de communication du langage naturel et éliminer la contrainte de conformité aux structures hiérarchiques des menus, la technologie doit comprendre quand un utilisateur souhaite avoir plus d’information sur un genre particulier ou quand il a changé d'avis et qu’il est passé à complètement autre chose dans sa tête.


Pour réussir, les interfaces langagières doivent intégrer différentes capacités très variées, chacune indispensable à leur succès :

  • Levée d'ambiguïté : la technologie de langage naturel doit réussir à comprendre et interpréter les intentions de l'utilisateur. Par exemple, l'interprétation phonétique de « Crouse » pourrait désigner aussi bien Tom Cruise que Penelope Cruz, et le système devrait être capable de comprendre ce que l'utilisateur recherche en fonction de la demande d'origine. « City » peut s'appliquer aussi bien à Manchester City que Norwich City dans un contexte sportif, donc ici encore le système doit apprendre à connaître les préférences de l'utilisateur.
  • Maintien d'état : pendant un dialogue avec un utilisateur, le système devrait être en mesure de conserver un contexte et de comprendre que les gens peuvent sauter d'un critère à un autre. L'utilisateur pourrait par exemple affirmer qu'il « verrait bien un polar », avant de sauter à « Bond » puis à « anciens ». Dans l'idéal, le système devrait être en mesure de comprendre ces requêtes et de proposer une série d'anciens films de James Bond au choix du spectateur.
  • Personnalisation : les systèmes langagiers doivent comprendre leurs utilisateurs individuellement. Le système devrait par exemple apprendre qu'un utilisateur basé à Manchester qui demande « à quelle heure est le match » souhaite avoir des informations sur son équipe locale et que s'il demande « à quelle heure est le match de City » il fait référence à Manchester City.


Faire passer la compréhension au niveau supérieur

Derrière les interfaces langagières réussies se trouve une excellente fonction de recherche. Les prestataires de recherche ont défriché la voie pour intégrer les nouvelles technologies de façon à mieux satisfaire leurs clients. En 2012, Google a présenté son « Graphe du savoir » qui a été conçu pour comprendre les mots clés avec une profondeur jamais atteinte et en faire plus des relations que des termes séparés. En 2013, Facebook a présenté sa « Recherche dans le graphe », qui explore les résultats à partir des amis, du contenu et des relations de la personne qui lance la recherche, ainsi que de tendances plus larges sur le site. Ces technologies ont apporté des résultats de recherche de haute qualité très pertinents aux consommateurs dans le monde entier et ont établi de nouvelles références dans divers domaines.

Dans le contexte de la télévision, la plupart des consommateurs ont des habitudes télévisuelles qui peuvent être cartographiées pour fournir des résultats de recherche extrêmement personnalisés. C'est plus précis que la création d'un profil par utilisateur ou des évaluations « pouce levé/baissé » qui sont à la fois sensibles aux erreurs et ne prennent pas automatiquement en compte l'évolution des goûts et des préférences au cours du temps des utilisateurs. La capacité à rendre la personnalisation précise et extrêmement pertinente – ce qu'on appelle maintenant dans le domaine hyperpersonnalisation – est corrélée aux capacités sémantiques du graphe des connaissances.

À la base, un moteur de recherche langagière de qualité pour les loisirs devrait couvrir les fonctions suivantes :

  • Graphe des connaissances : Il permet de mettre en correspondance les résultats de recherche avec l'intention et non pas simplement avec des mots clés et des termes de recherche.
  1. Un graphe des connaissances devrait rechercher des entités par leur nom dans les supports multimédias, les loisirs et la géographie
  2. Des algorithmes d'extraction, de déduplication et de levée d'ambiguïté des entités entre différentes sources
  3. Des capacités de codage pour bâtir des relations entre entités.


  • Graphe de contenu : Il intègre les éléments de contenu eux-mêmes pouvant être consommés par les utilisateurs, qu'il s'agisse de films, de programmes ou de manifestations sportives. Le graphe de contenu fait correspondre ces éléments au graphe des connaissances, et un même graphe de connaissances peut correspondre à plusieurs graphes de contenu


  • Graphe personnel : Élément crucial des systèmes vraiment langagiers, le graphe personnel optimise le système langagier en fonction de chaque personne pour simuler des conversations naturelles. Le graphe personnel est :


  1. Basé sur un apprentissage automatique statistique
  2. Capable d'apprendre les modèles comportementaux et intérêts de chaque personne
  3. Capable d'apprendre l'influence du temps et de l'appareil sur les recommandations


Pour l'interface extérieure du système, le moteur de requêtes langagier doit relier tous ces éléments. Ceci fait appel à des algorithmes clés de mise en correspondance et d'apprentissage de fonctions linguistiques pour fournir des fonctions et des API de découverte de contenu aux consommateurs.

Recherche et recommandation intuitives

La technologie de langage naturel appuyée sur des graphes de connaissances peut offrir une révolution dans les interfaces langagières, la recherche et la recommandation de programmes TV. En l'associant à d'excellentes métadonnées couvrant les acteurs et actrices, les synopsis de contenu et même des citations célèbres des films, les opérateurs de chaîne peuvent créer un cerveau de loisirs sans équivalent permettant d'offrir à leurs consommateurs un accès rapide et précis à leurs émissions favorites, et à des contenus similaires qu'ils pourraient aussi apprécier. La recherche langagière autour de graphes de connaissances n'est pas un gadget – elle est destinée à changer le mode d'interaction des gens avec leur téléviseur.

Un nouveau MSN pour Microsoft



Pas de fausse joie, Microsoft ne relance pas MSN, son service de messagerie instantanée qui a fait les beaux jours de millions d'adolescents. Celui qui avait été un temps rebaptisé Messenger avant d'être contraint de se fusionner avec Skype ne va pas revenir. Fin août, Microsoft a d'ailleurs alerté ses utilisateurs Chinois qui continuaient à utiliser MSN qu'ils devraient migrer vers Skype avec le 31 octobre 2014.
Le MSN dont Microsoft annonce une nouvelle version est le site internet de curation d'actualité et de services. Lancée dans le monde entier, cette nouvelle mouture arrive en France cette semaine. Interface plus claire, plus léchée qui reprend les canons du flat design introduits par Windows 8 ou Windows Mobile : la navigation est agréable, intuitive et surtout très personnalisante.

50 partenaires en France

"Véritable plateforme numérique personnelle, le nouveau MSN propose des contenus et des services pour accompagner les internautes au quotidien, sur l’ensemble des écrans", explique Microsoft, les applications MSN étant également disponibles en français et accessibles sur Windows 8.1 et Windows Phone 8.1.

"Articulé autour de 11 rubriques  (actualités, sport, voyages…), MSN offre toujours plus d’informations de qualité en temps réel en s’appuyant sur plus de 1.000 partenaires medias référents dans le monde, dont 50 en France", poursuit la firme de Redmond. En France, on trouve ainsi des quotidiens et magazine bien connus.


Les témoignages des partenaires

Le viaduc de Millau a les honneurs du moteur de recherches de Microsoft Bing

Si Google nous surprend avec ses Doodle qui ré-interprètent son logo à l'occasion d'anniversaires d'événements ou de personnalités, Microsoft choisit pour son moteur de recherches Bing des photos en fond d'écrans. Récemment, c'est le viaduc de Millau, le pont multi-haubanné le plus haut du monde qui a été mis à l'honneur avec une superbe photo.


Une application pour iPhone et iPad répertorie les 4000 sommets des Pyrénées



Une application pour iPhone et iPad, intitulée "Pyrénées sommets" pour identifier 4000 sommets pyrénéens vient d'être lancée par la maison d’édition Les Guides Goursau, basée à Ramonville Saint-Agne, spécialisée dans la publication de guides de randonnées et en cartographie.

La cartographie couvre six régions : trois françaises (l’Aquitaine, Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon) et trois espagnoles (La Navarre, l’Aragon et la Catalogne) plus la principauté d’Andorre. Au total, on peut parcourir 430 kilomètres de la Méditerranée à l’Atlantique pour découvrir les sommets dont les altitudes varient entre 800m et 3404m au point culminant du pic d'Aneto.

Plusieurs mois de développement

Cette application, qui a nécessité plusieurs mois de développement, référence également les villages, les chapelles, les lacs, les refuges, les cabanes, les abris, les attractions naturelles, etc. Des informations particulièrement utiles pour tous les randonneurs, cyclistes, alpinistes, etc. "Il a fallu notamment prendre en compte le rayon de courbure de la terre : un sommet de plus 3000m d’altitude pointant à 200 km sera visible depuis un promontoire à Toulouse mais pas depuis le toit du casino de Biarritz par exemple", expliquent Thierry et Jérôme Goursau, gérants de la maison d’édition.

Bientôt les Alpes et le Massif Central

Le duo ne va pas en rester là et a d'ores et déjà préparé une version "Alpes Sommets" qui sera mise en ligne courant octobre avec 25000 sommets référencés sur les pays alpins. Enfin, une autre application pour le Massif Central est en préparation.

L'application Pyrénées sommet coûte 2,69 €.

Plus de renseignement sur l'AppStore.

iPhone 6 : un grand succès gâché par plusieurs bugs


On n’ira pas jusqu’à dire qu’Apple s’est tiré une balle dans le pied. Mais les bugs qui viennent d’affecter le logiciel qui fait tourner son dernier smartphone, l’iPhone 6, ont jeté un froid parmi les équipes californiennes et entaché les débuts en fanfare du nouveau produit, dévoilé le 12 septembre par le PDG Tim Cook, et en vente depuis vendredi dernier.
Fait rare, Apple est descendu de son Aventin pour présenter ses excuses à ses clients. « Nous nous excusons pour le gros inconvénient rencontré par les utilisateurs », a concédé le groupe américain dans un courriel.

Plus de réseau…
Un gros inconvénient ? C’est le moins qu’on puisse dire puisque les heureux possesseurs d’un iPhone 6 qui avaient voulu, mercredi, mettre à jour leur appareil avec la dernière version du système d’exploitation (iOS 8.0.1), censée apporter des améliorations, ont vu leur smartphone incapable de se connecter au réseau cellulaire. Pire, certains utilisateurs ont vu disparaître la reconnaissance tactile qui verrouille et déverrouille l’appareil avec un lecteur d’empreinte digitale.
Devant le tollé, Apple a recommandé à ses clients de revenir à la version précédente et a mis les bouchées doubles pour sortir une nouvelle version (8.0.2). Selon ses estimations, moins de 40 000 iPhone 6 et 6 Plus ont été touchés par ses dysfonctionnements. C’est peu par rapport aux 10 millions d’appareils écoulés en un week-end dans le monde, mais ravageur en termes d’image de marque pour une société qui a fait de l’excellence sa spécificité et la justification de ses tarifs élevés. La Bourse ne s’y est pas trompée, qui a sanctionné le groupe : l’action d’Apple a reculé jeudi de 3,81 % à 97,87 $. Pour l’anecdote, l’homme chargé de superviser les mises à jour, Josh Williams, est aussi celui qui était responsable du contrôle qualité logiciel lors de la sortie de « Plans » en 2012, l’application de cartographie qui devait concurrencer Google Maps et qui s’est révélée être un vrai fiasco…
Un malheur n’arrivant jamais seul, Apple est également confrontée à des critiques sur la résistance de son nouvel iPhone. Celui-ci – dont l’épaisseur est de 6,9 ou 7,1 mm selon le modèle – se tordrait trop facilement lorsqu’il est dans la poche d’un jean. Apple assure n’avoir reçu que neuf plaintes de clients ayant rencontré ce problème, ce qui n’a pas empêché la puissante association américaine de consommateurs Consumer Reports de se saisir du dossier. Elle devrait prochainement livrer les résultats de ses tests de torsion.
Coïncidence ou pas, Apple a publié jeudi sur son site une offre d’emploi pour des ingénieurs et plus particulièrement des experts en analyse des défaillances en métallographie et en fractographie, qui testeront la résistance des matériaux…
Ce bug logiciel et cette polémique sur le matériel ne devraient pas empêcher l’iPhone 6 de pulvériser les records de vente. Depuis hier, ils sont commercialisés dans 22 nouveaux pays et reçoivent un accueil enthousiaste.