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Comment se simplifier la vie lorsqu’on est une start-up ?



Par Lydie Balfet, Responsable Marketing et offres, NetExplorer

Innovantes et avant-gardistes, les start-ups redoublent de concepts et de nouveaux services pour faciliter notre quotidien et celui des entreprises. Leur objectif : démarrer et grandir vite. Les jeunes pousses ont donc elles aussi besoin de solutions qui leur simplifient la vie et leur permettent de se concentrer sur leur business. Pour être efficaces, les outils mis en place doivent comporter les quatre caractéristiques suivantes :

1.     Être simple et rapide

Lorsqu’on lance une start-up, on n’a ni le temps ni les moyens de tester et de comparer la multitude d’outils qui s’offrent à nous, et encore moins celui de suivre une formation ou de procéder à une installation laborieuse. C’est pourquoi, la solution mise en place doit être intuitive et facilement prise en main, sans que l’on ait des compétences particulières en informatique.

Par ailleurs, avant de valider le choix d’un outil en particulier, il faut s’assurer que celui-ci puisse être déployé rapidement en vérifiant quel est le délai de mise en place, avec quel environnement logiciel existant peut-il être connecté, quel est le temps nécessaire au paramétrage etc.

Plus la solution sera simple et rapide à installer, moins la start-up perdra un temps précieux, et plus elle pourra se concentrer sur son développement.

2.     Être tout-en-un

La multitude d’outils présents sur le marché permet aux start-up de répondre à différents besoins spécifiques. Or, certains d’entre eux sont complémentaires, et il est préférable de s’orienter vers une solution complète, plutôt que d’additionner des logiciels.

Vous gagnerez en temps et en performances : un seul outil à maîtriser et à installer, un seul interlocuteur, et la réponse à plusieurs besoins.

3.     Être mobile

Les startupers sont mobiles, leurs outils de travail doivent l’être aussi ! À son lancement, il est en effet rare qu’une start-up dispose de locaux. Ses membres sont nomades, et travaillent fréquemment dans divers lieux : depuis leur domicile, dans un café ou un espace de co-working, dans les transports, voire même chez les investisseurs.

Les solutions doivent donc être accessibles depuis n’importe où et via n’importe quel device, voire même sans connexion Internet.

4.     Être flexible

Les potentiels de croissance d’une start-up sont énormes, et grâce à une ou plusieurs levées de fonds réussies, son business peut se développer à vitesse grand V. L’outil doit donc pouvoir grandir en même temps que la jeune pousse et s’adapter instantanément aux nouveaux besoins de celle-ci, qu’il s’agisse d’une augmentation des performances ou d’un plus large nombre d’utilisateurs.

A Montpellier, le DigiWorld Summit 2016 planchera sur la confiance numérique



C'est l'un des principaux rendez-vous du secteur numériique et des télécoms qu'accueillera la nouvelle grande région Occitanie du 15 au 17 novembre à Montpellier.

La 38e édition du DigiWorld Summit, organisée avec les entreprises Membres du DigiWorld Institute, déclinera le thème « The Digital Trust Economy ». L'occasion d'un large débat international sur les questions de la confiance numérique qui sont devenues l'une des préoccupations majeures de l'écosystème numérique.

Va-t-on atteindre le seuil de tolérance de la confiance numérique ? Comment les acteurs historiques du numérique (équipementiers, telcos, IT) peuvent-ils en tirer parti ? Les verticaux sont-ils menacés ou au contraire favorisés par la montée des questions liées à la confiance et à la sécurité ? Un nouveau cadre réglementaire devra-t-il émerger pour encadrer, voire rassurer, les acteurs en présence et les consommateurs ? Autant de questions qui seront abordées lors de conférences et d'ateliers avec des experts internationaux reconnus.

"La confiance est reconnue depuis longtemps comme un facteur important du succès d'une marque, d'une économie ou d'une société. Cela est encore plus vrai dans un monde transformé par l'innovation numérique. IDATE DigiWorld a montré, dans ses scénarios « Internet 2025 », que la confiance était une des variables clés dans l'écosystème numérique du futur", expliquent les organisateurs.

La confiance, point de convergence de l'économie numérique

Entre les cyberattaques contre des telcos, des chaînes de télévision ou des services publics ;les péripéties d'Apple ou Whatsapp avec les autorités pour avoir accès aux clés des terminaux ou du chiffrement des messages ; les très longues négociations au sein de l'Union européenne pour s'entendre sur un nouveau règlement relatif à la protection des données personnelles ; la remise en cause de l'accord transatlantique 'Safe Harbor' et le débat autour du 'Privacy Shield' ; ou encore les questions sur les impacts sur la solidité du système bancaire des multiples offres de la FinTech ou de la capacité de la blockchain à se substituer aux tiers de confiance : les débats sont aussi nombreux, complexes que passionnants.

La confiance, "c'est donc un point de convergence pour les telcos, les acteurs du cloud, les géants de l'Internet, les start-ups, les gouvernements et les régulateurs, mais bien plus largement pour tous les secteurs de l'économie et les consommateurs/citoyens. Et comme toujours, la mesure du risque ne doit pas écarter l'analyse des opportunités, en termes d'innovations, de stratégies de différenciation ou d'avantages concurrentiels pour beaucoup d'acteurs.

1 200 participants sotn attendus pour le DigiWorld Summit et plus de 5 000 pour la DigiWorld Week. 120 intervenants du monde entier et près de 400 pour la DigiWorld Week délivreront leur expertise.



Stade connecté : l'application du Stade Toulousain téléchargée plus de 20 000 fois



Un mois après son lancement, la nouvelle application du Stade Toulousain a déjà été téléchargée plus de 20 000 fois, viennent d'annoncer le club et Orange.

Le Stade Ernest Wallon, propriété du Stade Toulousain, est devenu le 24 août dernier, le premier stade de rugby 100% connecté d’Europe et l’un des stades les mieux connectés du monde.
René Bouscatel, Président du Stade Toulousain et Patricia Goriaux Directrice Orange Sud, ont présenté aujourd’hui au stade Ernest Wallon, un premier bilan et les perspectives d’évolution de la transformation digitale du Stade Toulousain. Un mois après son lancement, la nouvelle application du Stade Toulousain a été téléchargée plus de 20 000 fois par les supporters, et plus de 7 000 comptes ont été créés.

Grâce à la connectivité wifi et 4G dans l’enceinte du stade et à l’application mobile « Stade Toulousain », le supporter peut vivre une expérience numérique de bout en bout avant, pendant et après chaque match. Cette réalisation résulte d’une étroite collaboration entre le Stade Toulousain et Orange qui lui a fourni les technologies et l’a accompagné dans sa transformation digitale.

La startup toulousaine Flipr lance sa collecte de fonds sur Wiseed


La startup toulousaine Flipr qui a inventé un objet connecté qui mesure en temps réel la qualité de l'eau des piscines accélère son développement. Ce mercredi 21 septembre, Flipr lance une opération de financement participatif afin de collecter les fonds nécessaires à l’industrialisation et au recrutement de nouveaux collaborateurs. L'objectif à atteindre est de 300 000€.

La levée de fond est organisée sur la plateforme toulousaine Wiseed.fr, qui permet à des investisseurs particuliers de prendre des parts dès 100€ dans des entreprises à fort potentiel de développement.

"L’investissement dans Flipr est éligible à une défiscalisation sur l’impôt sur le Revenu ou l’impôt sur la Fortune. Lors d’une phase de vote précédemment organisée sur la plateforme, Flipr a reçu le soutien de plus de 300 Wiseeders, et plus de 200 000€ de promesses d’investissement", expliquent les fondateurs de Flipr.

La Dépêche du Midi publie un long format pour les 15 ans d'AZF


Il y a 15 ans, le 21 septembre 2001, à 10h17, l'usine AZF explosait. A l'occasion de la date anniversaire de cette tragédie, l'une des plus grandes catastrophes industrielles au monde, la rédaction de La Dépêche du Midi s'est mobilisée.

Alors que va s'ouvrir un 3e procès le 24 janvier 2017 à Paris, le journal revient sur cette tragédie à travers un long format multimédia exceptionnel. Infographies interactives, vidéos d'époque, récit de la journée du 12 septembre, décryptage des procès, interviews vidéos des acteurs clé, témoignages.

Pour consulter ce long format, cliquez sur le bouton "View Story" dans l'image ci-dessous.


Par ailleurs, La Dépêche a lancé début septembre un appel à témoignages. Ces derniers, nombreux et émouvants, sont compilés dans un Tumblr spécial, véritable espace de mémoire, consultable à l'adresse : http://azf15ans.tumblr.com/

Mr Robot : pourquoi conseiller cette nouvelle série aux chefs d'entreprises



Par Stéphane Castagné, Responsable Commercial France chez  Barracuda Networks

A quelques jours de la diffusion de l'épisode final de la saison 2 aux Etats-Unis, France 2 diffuse ce lundi 19 septembre les tout premiers épisodes de la série américaine à succès Mr Robot. Si cette série séduit un large public, elle est aussi d'ores et déjà reconnue par les professionnels et les passionnées d'informatique pour sa justesse en terme de cyber sécurité – et devrait être conseillée aux chefs d'entreprises.

La fiction est souvent proche la réalité, mais dans le cas de Mister Robot c'est également l'inverse. La série vedette de USA Networks, Mr Robot, relate l'histoire d'un groupe d'individus – Fsociety – tentant de pirater une multinationale appelée Evil Corp. Et ce piratage pourrait avoir de lourdes conséquences pour l'entreprise, mais aussi pour l'économie mondiale dans son ensemble.

Sans dévoiler toute l'intrigue de la série, la technique choisie par Fsociety  est simple : ils tentent d'obtenir l'accès à un système utilisé par un fournisseur externe de services informatiques gérés d'Evil Corp. Et la réalité semble s'inspirer de la fiction puisque de nombreux sites spécialisés détaillent les techniques utilisées dans les nombreux hacks de la série. Un groupe de hackers a par ailleurs publié des échantillons de code de ransomware, portant le nom de « fsociety ».

Même si les techniques de piratage semblent à l'écran beaucoup plus faciles qu'elles ne le sont en réalité, les experts de la sécurité informatique en entreprise devraient conseiller à leurs collègues de regarder Mr Robot – ou du moins quelques extraits sélectionnés. Nous le savons tous, en cyber-sécurité, l'éducation de chaque collaborateur de l'entreprise est primordiale puisque l'humain est régulièrement considéré comme le maillon faible et donc ciblé par les pirates comme en témoignent les nombreux cas de social engineering. Le fossé entre la destruction de toute une entreprise dans une série américaine et ce qui pourrait arriver dans la réalité n'est pas aussi grand qu'on aimerait le penser.

Evidemment, les péripéties informatiques ne constituent pas l'intégralité de l'intrigue – et certains pourraient ne pas apprécier l'introspection personnelle engagée par le personnage principal. Mais les parties concernant la sécurité informatique et les piratages sont tout à fait crédibles. Plus important encore, ces extraits illustrent les risques qu'encourent les entreprises en matière de sécurité d'une façon ludique et facilement compréhensible par la plupart des chefs d'entreprise et des collaborateurs.

Par ailleurs, amener les chefs d'entreprises et les directions financières à évaluer correctement les risques est aujourd'hui – dans un contexte budgétaire parfois difficile - le plus grand défi que doivent relever les professionnels de l'informatique.

Heureusement, la plupart des cadres et des entrepreneurs sont habitués à penser en termes de risques. Toute création d'entreprise comporte des risques. Les chefs d'entreprise passent généralement la plupart de leur temps à essayer de les évaluer, par rapport aux gains potentiels associés à une initiative. Mais, en termes de sécurité informatique, la plupart d'entre eux n'ont pas pleine connaissance des dangers et surtout de leurs potentielles conséquences. Ils comprennent que les logiciels malveillants peuvent infecter un système, mais ils ne mesurent pas l'étendu des dommages qu'un tel logiciel peut infliger à l'entreprise.

A titre d'exemple, le vol de propriété intellectuelle peut effacer des années entières d'investissements dans la recherche et le développement. Pourtant, le vol de plans de développement produit dans une entreprise lambda peut être un jeu d'enfants pour les pirates les plus sophistiqués. Les risques sont multiples : la petite entreprise pourrait se voir devancer par la concurrence tandis que l'entreprise cotée pourrait voir ses actions chuter. Un tel piratage peut éventuellement entrainer la faillite d'une entreprise ou des difficultés budgétaire poussant au licenciement. Voilà un scénario de risque que la plupart des chefs d'entreprise peuvent imaginer.

Le défi, pour les professionnels de la sécurité informatique d'aujourd'hui, consiste à remettre les risques associés à la sécurité informatique dans un contexte que les chefs d'entreprise peuvent comprendre, tout en continuant leurs initiatives de sensibilisation envers tous les collaborateurs de l'entreprise. Les professionnels de l'informatique doivent pouvoir identifier les principaux actifs de l'entreprise, puis expliquer en langage clair non seulement ce qu'il faut réellement pour les protéger, mais également les conséquences bien réelles que représente la perte de contrôle sur ces actifs pour l'entreprise.

C'est pourquoi Mr Robot devrait être conseillé à tous les collaborateurs d'une entreprise, et en particulier aux chefs d'entreprise. Au delà de l'histoire d'un simple groupe de hackers marginaux, c'est une nouvelle vision de la cyber-sécurité que propose cette série à succès. Si la paranoïa du personnage principal peut lui causer quelques torts, une légère paranoïa au sein des directions informatiques pourrait, elle, sauver l'entreprise.


Automobile et Big Data : un parcours client optimisé grâce à une vision 360° en temps réel



Par Charles Grenet, Responsable de Marchés chez Uniserv

Smartphones, réseaux sociaux, objets connectés : les sources d’informations ne cessent de se multiplier au rythme des innovations et des nouveaux usages. Avec elles, de nouvelles pistes de prospection pour les marques. Mais cette surabondance de données ne doit pas faire oublier que la quantité ne peut être collectée au détriment de la qualité, et le manque de communication entre les différentes sources de données empêche les entreprises de bénéficier d’une bonne vision de leurs clients et prospects. Pourtant, à l’heure des bouleversements technologiques cités ci-dessus justement, il est plus que jamais nécessaire de bénéficier d’une vision 360° en temps réel des clients pour rester dans la course. Des données incorrectes sont d’autant plus dommageables dans le secteur automobile, où la fréquence de renouvellement produit est peu élevée.
Pourtant, des pistes existent pour construire une base de données fiable leur permettant de mieux connaître les clients et d’anticiper leurs besoins.

La nécessité d’identifier le prospect pour communiquer

De nombreux concessionnaires et réparateurs se sont partagé le territoire français et mondial, mais ils sont pour la majorité affiliés aux grands noms du domaine. Chacune de ces entreprises alimente au quotidien sa base de données propre issue de canaux divers et variés : remplissage d’un formulaire via le site internet pour un essai de véhicule, demande d’informations complémentaires via les réseaux sociaux, prise de contact directement dans la concession à l’occasion des journées portées ouvertes, etc. De plus, lorsqu’ils se renseignent en vue de l’achat d’un véhicule, les clients potentiels se cantonnent rarement à une seule concession, et multiplient les points de contact.

Il est donc fréquent que plusieurs agences affiliées à la même entreprise se partagent un même prospect, parfois sans le savoir : chacune intègre les informations recueillies dans sa propre base de données. Si le client est le même, les données le concernant peuvent différer : une agence questionnera le prospect sur son précédent véhicule, pour lui proposer éventuellement de monter en gamme, en passant d’une voiture citadine à un modèle familial, par exemple. Un autre concessionnaire, préférera se concentrer sur des éléments plus personnels : une personne soucieuse de l’environnement se verra proposer un modèle électrique ou roulant au biocarburant.

Optimiser ses données pour transformer l’essai

Si la collecte de données toujours plus nombreuses, personnelles et ciblées a le vent en poupe, cette profusion d’informations ne permet pas forcément une vision plus pertinente du client et de ses besoins.

La multiplication des doublons dans les différentes bases de données occasionne une sur-sollicitation du prospect, rarement bénéfique, et une perte de temps et d’énergie pour les commerciaux : si le prospect transforme sa réflexion en achat, une seule agence sera sélectionnée. De même, le nombre de sources différentes, qu’elles soient techniques ou humaines – le prospect lui-même via un formulaire sur le site web, puis le commercial via son outil CRM lors d’une visite dans la concession, puis un collègue qui reprend le dossier et le complète – rend la présentation des informations disparate et surtout, en altère la fiabilité.

 Données, analytics et big data

Une telle masse de données pourrait représenter une mine d’or pour la mise en place de projets big data d’envergure. Néanmoins, pour que les analyses qui en découlent soient pertinentes, elles doivent reposer sur un socle solide : des données fiables et de qualité, en temps réel. Il ne s’agit pas d’adresser une proposition de test pour un véhicule qu’un client a acheté la semaine précédente. Le service marketing, en charge des emailings, doit être rapidement informé de cette évolution du statut du client.

Aussi, pour proposer un service de qualité, il est essentiel de constituer, au sein de l’entreprise et de toutes ses filiales, un référentiel unique, enrichi de toutes les données disponibles harmonisées, et permettant des passerelles entre les services. Le commercial d’une petite agence régionale pourra mieux conseiller son client et lui proposer le service de financement adapté s’il a connaissance de ses antécédents avec la marque et de sa solvabilité lors de ses précédents achats, par exemple.

Ce n’est qu’en bénéficiant d’une vision 360° de leurs clients en temps réel que les entreprises automobiles pourront anticiper l’évolution de leurs besoins, et ainsi les fidéliser. L’enjeu est de taille : l’heure est à la fidélisation client, il s’agit de ne pas louper le coche !

Sécurité des données dans le Cloud : que font les hébergeurs ?


Par Joaquim Dos Santos, Directeur R&D chez Ikoula

La sécurité des données dans le Cloud reste un frein pour certaines entreprises désireuses d'adopter cette technologie pour leurs applications ou leurs infrastructures informatiques. D'après une récente étude menée par PAC (Pierre Audoin Consultants), la sécurité est le premier frein à l'adoption du Cloud en France. Une certaine défiance existe donc encore. Pourtant les hébergeurs et les fournisseurs propriétaires de Data Centers prennent de nombreuses mesures visant à apporter aux entreprises un niveau de sécurité similaire à ce qu'elles peuvent avoir sur site au sein même de leurs locaux.

L'entreprise et son prestataire : un accompagnement et une transparence nécessaires
Lors de l'adoption d'une architecture Cloud, il est important de bien définir le besoin de l'entreprise car différentes règles de sécurité en découleront. C'est pourquoi, un hébergeur se doit de connaître son client et d'effectuer un véritable accompagnement personnalisé afin de l'aider à faire les meilleurs choix. La définition du projet amènera l'hébergeur et le client à se tourner vers le Cloud public, privé ou hybride – en fonction des besoins de performances mais aussi du caractère critique et sensible des données.

Différentes règles de sécurité s'appliquent selon les structures choisies. Pour les infrastructures en Cloud public et hybride, les hébergeurs mettent en place une isolation stricte entre les différents clients. Ainsi, un utilisateur présent sur le même serveur ne peut pas, par un moyen détourné, accéder à la machine virtuelle d'un autre utilisateur.
Dans le cas du Cloud privé, ce problème ne se pose pas car le serveur est dédié mais différents droits d'accès aux serveurs physiques sont mis en place pour garantir la sécurisation des données.

Une totale transparence entre l'entreprise et son prestataire est donc indispensable. Plusieurs points doivent être abordés afin de s'assurer que toutes les mesures de sécurité sont mises en place :

La localisation des Data Centers : certains hébergeurs possèdent plusieurs centres de données. Il faut donc que l'entreprise cliente soit en mesure de savoir où se localisent géographiquement ses données. Dans l'idéal, elle doit même pouvoir choisir l'emplacement de ces dernières afin de décider par quelle législation seront régies les données.

Des garanties d'audits et de contrats : le prestataire choisi doit pouvoir démontrer via différents audits que toutes les règles de sécurité sont optimales et à jour. Cela permet à l'entreprise cliente de s'assurer du sérieux du prestataire. En termes de contrat, un accord de réversibilité doit être inclus afin d'assurer aux clients la possibilité de reprendre la main à tout moment sur leurs données et leurs infrastructures.

Une disponibilité des données constante : la sécurité des données, c'est aussi s'assurer que ces dernières seront disponibles à tout moment et ne seront pas perdues – même en cas de soucis technique. Un bon prestataire doit proposer à l'entreprise un Plan de Reprise d'Activité (PRA) après sinistre, qui permettra de dupliquer les données et l'infrastructure Cloud afin que celles-ci restent disponibles même si les serveurs initiaux rencontrent un problème. Ce PRA peut être mis en place avec le même prestataire, si celui-ci dispose de plusieurs Data Centers, ou en collaboration avec un autre hébergeur.

La sécurisation des données en mouvement
La sécurité des données passe donc par la qualité du relationnel et la transparence administrative avec son prestataire, mais aussi par la qualité purement technique de son offre.

Les données sont vulnérables lorsqu'elles sont en mouvement. C'est pourquoi les flux sont hautement sécurisés par les hébergeurs de confiance. En utilisant un système de cryptage, un arsenal firewall et des liens dédiés entre les points de création de contenus et le Cloud, l'hébergeur assure l'intégrité des données. La totalité des transferts vers et depuis le Cloud garantissent ainsi une non-modification des données via divers protocoles lorsqu'elles sont en transit. Ces dernières peuvent également être monitorées et archivées sous forme de log, un outil tiers de monitoring. Plusieurs paramètres sont ainsi vérifiables comme le moment exact de la transmission du flux, si la donnée a été modifiée, et par qui.

La gouvernance des données est aussi un aspect important de la sécurisation. Les politiques d'accès doivent être rigoureuses afin que les clés de chiffrement ne soient pas entre toutes les mains. Par ailleurs, les hébergeurs mettent en place un protocole de droit d'accès aux serveurs physiques, doublé par de nombreuses mesures anti-intrusion, afin d'assurer à ses clients que seules certaines personnes auront accès aux serveurs.

Les données dans le Cloud sont donc soumises à différentes règles pour assurer à la fois leur confidentialité, leur intégrité mais aussi leur disponibilité à tout moment. Un accompagnement personnalisé et une relation de confiance avec un hébergeur, couplés à des offres de qualité, permettent donc d'assurer la sécurité des données dans le Cloud et de lever le principal frein empêchant une partie des organisations d'adopter cette architecture informatique.

Pourquoi les entreprises plébiscitent-elles les logiciels Open Source ?




Par John Newton, CTO et Président, Alfresco 


Loin d'être une nouveauté, les solutions open source connaissent un développement commercial fulgurant. Une étude sur l'avenir de l'open source a ainsi montré que l'adoption des solutions open source au sein des différents secteurs d'activité et entreprises a atteint un niveau record : quelle que soit leur taille, 78 % d'entre elles utilisent les logiciels open source pour tout ou partie de leurs activités. En quoi les solutions open source sont-elles avantageuses pour les entreprises ?

Pour les directions informatiques, trouver les moyens de gérer des systèmes archaïques est un défi quotidien. Après plusieurs décennies d'investissements coûteux, les CIO sont face à une réalité : ils ont trop massivement investi dans des technologies aujourd'hui obsolètes pour mettre au rebut et remplacer les infrastructures existantes. Indépendantes de tout fournisseur ou fabricant, les solutions open source offrent une alternative idéale pour moderniser les systèmes hérités. Elles favorisent l'innovation à l'échelle globale de l'entreprise et permettent d'économiser du temps et de l'argent.

La personnalisation facilite l'innovation
Très coûteux, les logiciels propriétaires sont également très restrictifs. Ils ne peuvent pas être configurés pour s'adapter à des besoins spécifiques, si bien que l'entreprise est confrontée à une impasse dès qu'elle souhaite introduire une modification. En outre, leurs capacités d'adaptation sont limitées ce qui les empêche d'évoluer au gré des besoins.

À l'inverse, les API ouvertes qui caractérisent les logiciels open source permettent aux développeurs de personnaliser la solution en fonction des attentes. Une fois la solution téléchargée, ils peuvent y apporter toutes les modifications souhaitées, ajouter du code, en supprimer ou l'optimiser. De plus, la capacité d'adapter les nouvelles applications aux plateformes open source existantes est bien plus fiable et simplifiée.

Avec les logiciels open source, inutile d'attendre des années pour déployer une solution. Ils permettent de réaliser des tests avant l'acquisition et sont parfaitement adaptés à la collaboration, l'expérimentation et la réalisation rapide de prototypes. Basés sur des standards ouverts, ils offrent en outre des capacités d'interopérabilité intégrées. Pour toutes ces raisons, les logiciels open source ont permis d'innover continuellement et de faire émerger de nouveaux services, applications et startups.

L'indépendance vis-à-vis des fabricants engendre des économies
Avec les plateformes open source, les entreprises se libèrent des systèmes propriétaires dont les coûts de possession sur le long terme doivent inclure les dépenses récurrentes liées aux mises à jour et nouvelles applications imposées par le fournisseur. Les entreprises ne peuvent pas exploiter elles-mêmes le potentiel du code source qui reste la propriété du fabricant.

De par sa nature, le code source des logiciels open source est librement accessible. Chacun y a accès de la même manière et peut le personnaliser en fonction de l'utilisation envisagée. Toute entreprise a la possibilité de développer sa propre solution à partir d'un logiciel open source. Son fonctionnement et sa maintenance peuvent être assurés par différents fournisseurs. Les clients sont donc libres de choisir une solution et d'en changer à leur gré. Ils peuvent facilement changer de prestataire car ils ne dépendent pas de l'offre d'un fournisseur spécifique. Par ailleurs, les développeurs familiarisés avec le code peuvent étendre les fonctionnalités des logiciels open source. Ainsi, l'entreprise qui souhaite apporter des modifications n'est pas à la merci d'un prestataire. Quoi qu'il advienne du fournisseur, elle reste propriétaire de la solution.

La plupart des plateformes open source disposent de dizaines de milliers de développeurs qui créent de nouvelles applications pour les programmes les plus récents, d'où des mises à jour gratuites ou très peu coûteuses. Les solutions open source étant constamment actualisées, les entreprises bénéficient de technologies sans cesse optimisées, sans frais élevés de mise à niveau. Sous la houlette d'un petit nombre de programmeurs rémunérés, les développeurs offrent bénévolement leur temps et leur expertise. Le coût d'investissement initial faible et le fait que les logiciels open source ne sont pas basés sur un système de licences par poste débouchent sur des économies substantielles.

Outre ces avantages en termes de coût, les solutions open source engendrent des économies à d'autres niveaux. Avec les logiciels open source, les entreprises n'ont plus besoin d'autant d'expertise et d'équipements en interne. Au lieu des serveurs et ingénieurs, elles peuvent consacrer leurs ressources à des outils qui viennent renforcer l'infrastructure en place et maximisent la valeur de leurs investissements.

Les logiciels open source favorisent la productivité, la croissance et la collaboration
Les solutions open source sont conçues sur la base d'une architecture qui s'adapte aux changements technologiques imprévus et libère l'entreprise de la dépendance au fabricant, propre aux logiciels propriétaires. Cette ouverture, cette transparence et ces échanges entre pairs favorisent une innovation plus rapide, à un coût réduit. Les standards ouverts facilitent l'intégration des offres open source aux environnements existants et leur adaptation aux nouveaux besoins métiers et technologies. Le formidable potentiel du modèle open source accélère considérablement le rythme des innovations. Ce type d'architecture ouverte répond parfaitement aux exigences des environnements informatiques et de travail modernes. Les solutions open source permettent aux entreprises d'accroître la productivité, de favoriser la croissance et de simplifier la collaboration à travers toute l'entreprise étendue.

Petite histoire de l’influence, de la longue traîne à Snapchat



Par Arthur Kannas, co-fondateur de l’agence heaven

Je doute donc je suis. Chaque jour nous sommes envahis de questions existentielles ou futiles... Dois-je choisir cet hôtel ? Dois-je postuler dans cette entreprise ? Faut-il que je change de TV maintenant ? Il est bien, ce dentiste ? Stranger Things, ça donne quoi ? Comment attraper Mewtwo ?
Aujourd’hui, on est tous habitués à poser directement la question sur Google, son moteur de suggestions affichant parfois même directement la réponse dans un menu déroulant. Mais souvent, on trouve des réponses à des questions que l’on ne se pose même pas : tout le monde parle de Stranger Things, c’est quoi ? Wow cette plage a l’air magnifique derrière ces pieds en éventail, je me la note !

Si l’on cherche l’avis d’un pair, on connaît tous également l’expérience de poser une question, ou de suivre des conversations sur le flux de commentaires d’un post Facebook, une vidéo Youtube, ou derrière un Hashtag Twitter.
Si l’on met de côté Quora, ou les sites d’avis spécialisés, l’espace conversationnel public est aujourd’hui davantage structuré en étant adossé à de la production de contenus. Ces contenus et les conversations attachées éveillent notre curiosité, nourrissent notre opinion, forgent nos décisions. Cette emprise possible sur notre comportement c’est l’Influence, telle que les marques la recherchent depuis des années. L’Influence agit sur la réputation d’un produit, d’un service ou d’une marque parce que le contenu émane de tiers, des pairs considérés davantage crédibles que la marque elle-même.

Retour sur l’évolution de l'Influence.

Google : le détonateur

Tout commence vraiment il y a 15 ans dans un Web hyperportalisé (Yahoo, Aol, MSN), où la Longue Traîne s’est soudain distinguée, favorisée par la montée en puissance de Google, ce moteur de recherche affamé de contenus frais, fréquents et crédibles. L’ère de l’Influence peut commencer. Derrière la somme d’une infinité de petites audiences se cache en effet la puissance d’un web libre, critique et populaire. A travers les forums, les sites personnels, puis les blogs, les conversations naissent, s’enflamment et s’assèchent sur ces espaces propices aux avis et à la discussion, espaces qui remontent naturellement dans les résultats du moteur.

Attentives, les marques y détectent des leaders d’opinions. Dans un web déjà conversationnel, les passionnés et les experts prennent rapidement le pouvoir. À l’époque, Xbox par exemple l’a bien compris. Partant d’une poignée de fans, capables de produire spontanément et quotidiennement du contenu de qualité, la marque de jeu vidéo de Microsoft a construit peu à peu en France un réseau d’une centaine de webmasters de sites amateurs, qui vont finir par cumuler hors des radars des instituts de mesure d’audience, plusieurs millions de visiteurs uniques chaque mois. De quoi préparer confortablement une décennie de conversations souvent positives, parfois critiques, sincères toujours, autour d’une marque naissante et à ce moment de son histoire terriblement challenger face à ses concurrentes.

La détection de tels “influenceurs”, capables de changer le cours d’une conversation, de fédérer des énergies et d’affecter in fine le comportement de millions de personnes indécises devient rapidement un art, dans tous les secteurs. Technologie, voyage, beauté, gastronomie ou politique, aucune thématique n’échappe à la scrutation méthodique des agences et de leurs outils.

La bascule transactionnelle

Les marques vont se ruer sur l’Influence comme l’on se rue sur un Graal marketing. D’autres vont s’y ruer comme sur de l’or : en effet, avec les outils de blogging, les efforts pour produire du contenu diminuent et une nouvelle génération d’éditorialistes apparaît, autant pour s’exprimer que pour profiter de l’aubaine relationnelle avec les marques.

Très vite, les relations “tarifées” vont apparaître. Impatientes, les marques veulent être sûres d’obtenir des retombées, au risque parfois d’écorner la crédibilité éditoriale de l’Influenceur, qui se prête néanmoins généreusement au jeu. D’abord en Nature, via des prêts de produits très longue durée, puis de manière plus ouverte, par des transactions.

Certains influenceurs deviennent “professionnels” : ils vivent de leur capacité à influencer leur audience. Les régies d’Influenceurs et autres “talents managers” se développent, et les marques accèdent plus facilement aux audiences des influenceurs...et aux métrix qui vont avec. Seulement voilà, quand on parle régie, on parle audience. Volume. Reach. Conversion. En quelques années les opérations “bloggeurs” s’essoufflent car l’impact et le volume ne sont pas au rendez-vous, dès que l’on se met à les comparer à ceux des investissements publicitaires.

Surtout que depuis quelque temps, il est désormais possible de toucher directement les internautes de manière ciblée, sans passer par la case Influenceurs.

Facebook: le court-circuit

Fast Forward 15 ans. La Longue Traîne a pris un coup. Les blogs aussi. La faute à la reportalisation effrénée du web autour de nouveaux carrefours sociaux qui changent la donne : avec Facebook, on peut désormais toucher chaque internaute directement, avec un message publicitaire massif et ciblé (*). Les marques et leurs fans se parlent enfin en direct. Pourquoi alors vouloir maintenir des relations indirectes via des influenceurs? De l’autre côté, YouTube est une usine à (vidéo) stars. Les conversations deviennent rapidement des monologues de Youtubeurs, que des hordes de jeunes fans dégustent comme du petit lait. Heureusement que le Live n’est pas loin. Les interactions et les conversations vont pouvoir reprendre.

YouTube, Instagram, Snapchat : le retour du come-back de l’Influence ? 

A-t-on encore besoin d’être un expert pour être écouté ? Avec l’avènement des nouveaux réseaux “égocentriques” comme YouTube, Snapchat ou Instagram, c’est le “moi” qui domine. Ces réseaux, passés maîtres dans l’art de fabriquer des comètes de célébrité pour démontrer que chez eux “tout est possible”, tolèrent que les marques discutent de promotion de produits et services avec leurs idoles. L’Influence ressemble désormais de plus en plus à de l’endorsement, où les marques rémunèrent des talents à fort bassin d’audience pour (re)présenter leurs produits plus ou moins librement et plus ou moins officiellement.

Ce système a une vertu (discutable) principale : tenter de faire oublier qu’il s’agit de publicité. Le format est “natif” c’est à dire qu’il prend la forme d’un contenu classique, et qu’il se glisse avec naturel dans le flux des contenus consommés. De plus, il échappe ainsi aux fourches caudines des AdBlockers au succès croissant. On travaille donc encore avec une toute nouvelle génération d’Influenceurs, plus visuels, plus “live” et plus pragmatiques quant à leur relation avec les marques. Leur passion n’est plus le territoire sur lequel ils s’expriment, mais leur relation avec leurs fans. Merci public !
En 15 ans, l’influence a muté. Elle prend davantage de formes et recouvre davantage de techniques. Faire de l’Influence aujourd’hui, c’est mixer des enjeux PR, des enjeux Marketing et des enjeux Média. C’est comprendre comment naissent les Influenceurs sur le web en général mais aussi sur les plateformes en particulier. C’est comprendre les différents leviers de l’efficacité des contenus. On n’a pas fini de converser.

(*) aujourd’hui la promesse de ciblage fin de Facebook semble non tenue. Facebook va redevenir un ‘média de masse’.

Le journaliste français reçoit un communiqué de presse... toutes les 8 minutes !



Gootenberg, agence conseil en Relations Publics, publie les résultats d’un sondage portant sur l’intérêt des communiqués de presse reçus par la communauté des journalistes français.

"Sans surprise, le premier constat est que les boites mail des rédactions sont soumises à un incessant bombardement. Avec une moyenne de 60 communiqués par jour, le journaliste français est sollicité toutes les 8 minutes par une info requérant son attention ! Si 42% d’entre eux, les plus chanceux, se contentent d’en recevoir moins de 30 par jour, on note que 10% des journalistes déclarent en recevoir plus de 200."

On pourrait ajouter également le côté insupportable des agences RP qui téléphonent aux journalistes pour s'assurer qu'ils ont bien reçu leurs communiqués par email... Insupportable



Quelle utilité ?

"Pour autant, ce déluge d’information ne leur rend pas de grands services: Pour près de 80% d’entre eux, moins de 10% de ces communiqués leur sont utiles. Et la majorité des journalistes estime ainsi à moins de 5% le volume de l’information utile. Au total, ce sont plus de 93% des communiqués qui ne présentent pas d’intérêt pour leurs destinataires."



Les solutions ?

Existe-t-il un remède à cette fantastique déperdition d’information ? Questionnés sur les alternatives au communiqué de presse, les journalistes ébauchent, sans grande conviction, quelques pistes pour obtenir une information plus qualifiée.



Parmi les moyens envisageables (plusieurs réponses possibles), figurent ainsi :
• Les contacts directs pour 28% des répondants (appels téléphoniques et rencontres en face à face)
• Les réseaux sociaux pour 32% des répondants (message privé ou communiqué posté)
Mais ils sont 40% à espérer en d’autres voies, sans pouvoir les préciser davantage
Et 42% d’entre eux rêvent d’un quotidien où la disparition du communiqué leur laisserait toute latitude pour librement enquêter.

Pour François Ramaget, Président de Gootenberg : « Le flux de communiqués est perçu comme un mal nécessaire par la profession. Et aucun consensus ne se dégage en faveur d’une alternative réelle, avec près de 30% de journalistes qui souhaitent plus de contacts physiques et autant qui penchent pour le virtuel des réseaux sociaux. La solution, tous canaux confondus, ne réside donc pas dans le choix de méthodes d’approche, mais dans la qualité du ciblage. La vraie solution est du côté des agences. »

Espérons que cette étude sera lue par tous les communicants...


L’Incubateur Midi-Pyrénées recherche ses nouvelles pépites



Le 7 juillet dernier a débuté le nouvel appel à candidatures de l’Incubateur Midi-Pyrénées. Jusqu’au 7 septembre, les entrepreneurs de la région peuvent encore soumettre leur projet à fort potentiel économique et peut-être bénéficier du soutien de l’Incubateur durant 12 mois. Composé de chefs d’entreprise locaux, de financeurs et d’institutionnels, le comité de sélection se réunira le 11 octobre pour délibérer.

Depuis sa création en 2000, le processus d’accompagnement de l’Incubateur Midi-Pyrénées a concerné plus de 150 sociétés, qui ont testé et validé son programme d’accélération.

Les candidats doivent être implantés en Région Occitanie, témoigner d’une innovation présentant un fort potentiel économique, faire preuve d’une maturité technique suffisante pour la création de l’entreprise et de bonnes capacités entrepreneuriales.

Les start-ups qui se verront sélectionnées profiteront d’un process d’accélération de 12 mois et d’une avance remboursable de 50k€ leur permettant de réussir leur développement.

Pour candidater les start-ups peuvent télécharger le dossier de candidature sur le site www.incubateurmipy.com

DigitalPlace ouvre des bureaux à Toulouse pour accueillir des start-ups



Pour la rentrée, l'incubateur numérique en région Occitanie fait peau neuve et s'agrandit. En plus des locaux de Labège, DigitalPlace investit dans de nouveaux bureaux à Bordelongue à Toulouse où il accueillera des start-ups.
Le cluster prévoit des axes de développement sur l'Industrie du Futur, la FinTech, la E-Santé avec le Patient Connecté, ainsi que les Smart Grid & Bâtiment Intelligent. Une offre de service RH verra le jour pour venir en soutien des entreprises dans ce domaine d'activité.

French Tech
DigitalPlace lancera par ailleurs une nouvelle campagne de labellisation au Label Cloud (5 entreprises ont obtenu le label l'an dernier) et poursuivra son engagement en tant qu'opérateur du Pass French Tech. Deux nouvelles vagues d'appel à candidatures sont prévues pour les comités de sélection du 28 septembre et de décembre.

Enfin, poursuivant ses actions d'accompagnement des entreprises du numérique, DigitalPlace organisera le 15 novembre à Toulouse la quatrième édition du Digital Financial Day, journée dédiée au financement des entreprises.

"Nous cherchions depuis quelques temps des bureaux plus spacieux et davantage adaptés à nos activités. DigitalPlace grandit : nous venons d'embaucher deux nouvelles personnes (une chargée de mission et une assistante), et nous développons de nouveaux projets. Nous avions besoin de plusieurs salles de réunion et d'espaces de travail pour accompagner notre croissance", explique Amélie Leclercq, directrice générale de DigitalPlace.
"Grâce au partenariat avec Toulouse Métropole, nous nous sommes installés à Bordelongue, à proximité de la Pépinière d'Entreprises. Nous passons ainsi de 150 à 650 mètre carrés de surface de travail sur nos deux sites. Avec les bâtiments de Labège et Toulouse, nous pouvons dorénavant accueillir de façon temporaire des start-ups en phase de croissance, proposer des bureaux de passage à nos adhérents et continuer de développer notre activité."

Deux start-ups ont déjà investi les nouveaux locaux du cluster : Start-Track y a installé provisoirement son annexe toulousaine, ainsi que 44 Screens, entreprise spécialisée dans la réalité augmentée.

JO : Teddy Riner et l'athlétisme les plus cités dans les médias



L’Argus de la presse, entreprise française d'intelligence économique qui permet aux entreprises de piloter leur influence et leur réputation et d'orienter leur stratégie de communication et de développement, dévoile ce 30 août les résultats de son baromètre consacré aux disciplines les plus citées dans les médias durant les Jeux Olympiques de Rio, du 5 août au 21 août.



Avec près de 27 000 occurrences, l’athlétisme a été sans conteste le sport le plus commenté durant ces JO alors que la France ne s’affiche qu’à la 14è place des nations ayant remporté des médailles dans cette discipline (6 médailles).

Si dans cette discipline le jamaïcain Usain Bolt est l’athlète le plus cité (7 122 occurrences), Renaud Lavillenie s’affiche en deuxième position avec près de 3 575 occurrences, suivi de Christophe Lemaitre (3 314 occurrences). Le médaillé d’argent Justin Gatlin s’affiche quant à lui à la 4è place des athlètes les plus cités dans cette discipline dans les médias français.

La natation est la deuxième discipline la plus commentée dans les médias durant les Jeux Olympiques avec près de 23 747 occurrences, alors que la France ne récolte que 2 médailles. Le handball est la 3è discipline ayant suscité le plus l’intérêt des médias avec près de 21 133 occurrences. Avec 5 médailles au compteur, le judo arrive en 4è position.

Focus sur les athlètes français



Du coté des femmes, la médaillée d’or Estelle Mossely (3 297 occurrences) arrive en tête des sportives les plus citées dans les médias, suivie loin derrière par Kristina Mladenovic (1 584 occurrences), Caroline Garcia (1 553 occurrences) et Clarisse Agbegnenou (1 506 occurrences)
Chez les hommes, Teddy Riner (4 849 occurrences) arrive en tête des sportifs les plus cités dans les médias durant les Jeux Olympiques. Il est suivi de Florent Manaudou (4 176 occurrences), Renaud Lavillenie (3 575 occurrences) et Tony Yoka (3 321 occurrences).

Back to School : réorganiser et protéger sa vie numérique



Par Laurent Rousseau, Senior Sales Engineer chez Acronis 
 
Les vacances d'été touchent à leur fin, et les étudiants s'apprêtent à reprendre le chemin des salles de classe et des amphithéâtres. Fournitures, tenues, emplois du temps, tout est passé en revue pour commencer l'année scolaire du bon pied. Mais, à l'heure du tout connecté, pour un étudiant, la rentrée devrait également être synonyme de réorganisation de la vie numérique. Le calme des derniers jours de vacances est effectivement le moment idéal pour prendre quelques précautions quant à la protection de ses données.

Protéger ses souvenirs de vacances
La période estivale rime bien souvent avec vacances, voyages et moments partagés entre proches. Elle donne donc lieu à de nombreuses photos et vidéos souvenirs, qu'elles soient réalisées à l'aide d'appareils photos, de caméras ou de terminaux mobiles. Avant de commencer l'année scolaire et de replonger dans les aléas de la vie étudiante, il est donc important de sauvegarder ces souvenirs et s'assurer de pouvoir les retrouver facilement.

La difficulté première est liée à la localisation des clichés. Stockés sur différents terminaux (ordinateurs et terminaux mobiles), il est nécessaire d'installer des solutions de protection de données permettant de sauvegarder automatiquement tous ces fichiers. Les différents appareils ne sont effectivement pas à l'abri de dégradations ou de pertes ; sauvegarder permettra de conserver une copie.  L'avantage d'une telle solution de sauvegarde réside dans sa connectivité et sa simplicité -  en opposition aux moyens de stockage plus traditionnels et contraignants, comme les disques durs ou les clés USB. Lorsqu'il est configuré, le logiciel de sauvegarde, peut en effet automatiquement rapatrier les données vers le Cloud pour les sécuriser.

Une fois les photos ou vidéos sécurisées, l'idéal est de bien labéliser les fichiers afin de pouvoir les retrouver de manière intuitive : mots-clés associés, renommage, ou encore sous-dossier doivent être de mise. Plusieurs logiciels de gestion d'images, gratuits ou payants, existent également pour faciliter cette tâche et créer une photothèque complète et organisée.

Pour éviter de refaire ce travail de classification, la photothèque doit également être sauvegardée dans son intégralité – avec les photos et vidéos triées, labellisées et rangées. En cas de dysfonctionnement, elle pourra à tout moment être restaurée telle quelle.

Assurer ses outils et ses documents scolaires 

Mémoires de fin d'étude, projets de groupes, cours, ou encore prises de note, l'informatique est maintenant un outil indispensable au bon déroulement des études.

Les étudiants ont compris l'importance de sauvegarder leurs mémoires, et ils sont nombreux à suivre les bonnes pratiques informatiques en fin d'année – lorsque la dernière ligne droite est enclenchée. Mais, c'est au contraire à la rentrée que ces bonnes pratiques devraient être mises en place pour sécuriser l'ensemble des documents scolaires. Perdre l'intégralité de ses projets ou de ses cours en milieu d'année scolaire aurait en effet des conséquences négatives et serait cause de retard.
Pour se prémunir de ces pertes, encore une fois, la sauvegarde automatisée est de mise. Mais, afin d'éviter de ralentir l'ordinateur et les applications utilisées, il est préférable de configurer les sauvegardes automatiques de nuit, ou lorsque la machine est en veille.
Ainsi, une fois l'ordinateur en veille, le logiciel se chargera de sauvegarder directement dans le Cloud les dossiers présélectionnés, évitant toute perte.

Mais, les fichiers ne sont pas les seuls à être en danger. Si l'ordinateur est endommagé, et qu'il doit être réinitialisé ou remplacé, l'étudiant sera également confronté à la perte de tous les logiciels présents dans son système. Il pourra donc potentiellement perdre ses outils de travail - qu'il s'agisse de traitements de texte, de PAO ou de logiciels professionnels pour la gestion du projet. Bien qu'une réinstallation de tous les logiciels soit possible dans la grande majorité des cas, cela sera très chronophage pour l'étudiant – en plus d'être source de stress.  C'est pourquoi, la sauvegarde du système est elle aussi impérative. Cette dernière effectuera une copie conforme de l'ordinateur, permettant de restaurer entièrement ce dernier après une réinitialisation ou à l'achat d'une nouvelle machine.

En somme, il reste encore quelques jours aux étudiants pour sécuriser l'ensemble de leur vie numérique avant le début de l'année scolaire. Bien que cela ne nécessite pas un grand investissement, de temps et d'argent, il faut tout de même respecter quelques bonnes pratiques et se rappeler qu'aucun appareil n'est à l'abri d'un dysfonctionnement et que les données, lorsqu'elles ne sont pas protégées, ne sont pas éternelles. Réorganiser sa vie numérique, et notamment sa protection des données, dès aujourd'hui permettra d'éviter stress et retard en cas de problème informatique.

Rentrée : les 12-25 ans restent attachés à l'écriture manuscrite

L'écriture manuscrite

Et si la génération «Petite Poucette» (selon l'expression du philosophe Michel Serres) née dans le monde des technologies faisait cohabiter avec harmonie l’écriture millénaire, propre à l’homme, et les avantages pratiques des nouveaux usages liés au numérique?
C'est ce que tend à montrer une étude Ifop réalisée pour le papetier Oxford réalisée à l’occasion de la rentrée des classes, qui nous enseigne que les jeunes Français sont attachés à l’écriture manuscrite.

Jugée irremplaçable et créditée de nombreuses vertus, elle cohabite avec l’écriture sur clavier qui répond plutôt à des besoins pratiques. En France, l’école s’engage actuellement dans la voie des équipements numériques d’ici 2018, tandis que les États-Unis et la Finlande renoncent progressivement à l’apprentissage de l’écriture cursive au profit de l’écriture scripte et de la maîtrise du clavier. Pourtant, certains états américains comme la Louisiane et l’Arkansas font marche arrière et l’ont réintégrée dans les programmes scolaires


  • 75% des jeunes Français interrogés, pensent que l’écriture avec un papier et un stylo est irremplaçable
  • 91% des interviewés pensent que l’écriture est quelque chose de très personnel
  • 72% remarquent qu’ils sont plus concentrés lorsqu’ils écrivent à la main
  • 69% se sentent aussi plus 


Contrairement aux idées reçues, les interviewés estiment que la qualité de l’écriture en général est importante pour l’avenir, qu’il s’agisse de maîtriser l’orthographe (95%), de savoir bien prendre des notes à l’écrit (92%) ou de savoir bien s’exprimer à l’écrit (95%). Ils sont également largement convaincus qu’avoir une écriture lisible (94%) et soignée (88%) compte, et cela au même niveau que de savoir taper rapidement au clavier (88%). Par ailleurs, près de 50% des jeunes interrogés pensent que la mémorisation est meilleure avec l’écriture manuscrite (47%).

Le plaisir d'écrire augmente avec l'âge...

Plaisir d’écrire à la main ou contrainte ? Les deux réponses s’équilibrent : (29%) des interviewés affirment avoir du plaisir à écrire de cette façon et (27%) trouvent cela rapide et facile, alors que d’autres (22%) jugent l’écriture contraignante. Et si le plaisir de l’écriture manuscrite augmentait selon le niveau d’apprentissage ? Perçus comme complexes, le langage écrit et son écriture sur papier tendent à être de plus en plus appréciés à mesure que leur maîtrise grandit : les plus jeunes affirment plus que les autres que l’écriture papier/crayon est une contrainte (42%), 34% déclarent avoir des problèmes orthographiques; de leur côté, les plus âgés mentionnent plus le plaisir d’écrire (36% des 18-25 ans) et la facilité (33%).

La qualité du support papier, elle, fait l’objet d’un plus grand consensus avec 74% des déclarants qui y accordent de l’importance. Les jeunes ont donc tendance à percevoir l’écriture manuscrite comme une écriture complexe et soignée, mais qui laisse s’exprimer la créativité et facilite le cheminement suivi de la pensée et l’élaboration d’une réflexion, représentant plus qu’un simple outil fonctionnel.

... mais le clavier de plus en plus utilisé

Pour écrire, la plupart des interviewés utilisent indifféremment le papier ou le clavier (43%), même si auprès de ceux qui tranchent, le clavier semble peut-être l’emporter (33% affirment écrire le plus souvent sur clavier et 23% sur papier) ; une tendance croissante l’âge allant (45% des 19-25 ans déclarent écrire le plus souvent sur clavier), occasionnée notamment par l’entrée sur le marché du travail (50% de ceux qui exercent une activité professionnelle).

« L’étude Ifop / Oxford nous enseigne que les jeunes Français sont sans doute plus attachés à l’écriture manuscrite que nous le pensions. Il est intéressant de constater à quel point cette génération choisit finalement le meilleur des deux mondes : la simplicité, la créativité, le plaisir que nous procure l’écriture avec un simple papier et un stylo; le confort d’utilisation avec le stockage, la sauvegarde et le partage de nos documents grâce aux nouvelles possibilités offertes par la technologie. Je retiens également que 47 % des interviewés nous disent que l’écriture manuscrite fait partie de leur personnalité. C’est dire à quel point elle est au centre de nos vies » déclare Eric Joan CEO Groupe Hamelin.

Un peu moins de la moitié des scolaires et des étudiants affirme prendre ses cours sur ordinateur (46%), et cet usage se révèle irrégulier (seulement 6% d’entre eux déclarent le faire systématiquement et 13% régulièrement).

On observe de très fortes disparités selon l’âge – plus les interviewés sont âgés, plus ils tendent à prendre leurs cours sur ordinateur (de 23% des 12-14 ans à 77% des 18-25 ans, ce qui est certainement le fait d’un meilleur taux d’équipement) – mais aussi selon la taille d’agglomération – les plus urbains utilisent davantage l’ordinateur (de 36% des habitants de communes rurales à 53% des habitants d’agglomération parisienne). En revanche, venant confirmer les conclusions de récentes études scientifiques, près de la moitié d’entre eux reconnaît qu’il est plus difficile de se concentrer lorsque les notes sont prises sur ordinateur (45%).

Babelio appelle sa communauté à chroniquer toute la rentrée littéraire



Alors que plus de 500 à 600 livres sont attendus pour cette rentrée littéraire 2016, un phénomène propre à la France, le site Babelio, réseau social dédié au livre, lance une initiative originale auprès de sa communauté de lecteurs.

"La rentrée de septembre est synonyme d'abondance littéraire, mais aussi de difficulté à trouver la perle parmi les très nombreux livres proposés par les éditeurs", explique le site. "Pour y faire face, Babelio.com s'est lancé dans un défi collectif : chroniquer la totalité des 645 titres de la rentrée. Les membres de la communauté littéraire sont invités à participer en critiquant les ouvrages de leur souhait tout en essayant de se concentrer sur ceux qui n'ont pas encore été critiqués."
Mi-août Babelio annonçait que 23% de 499 titres avaient déjà été chroniqués.

IoT : la sécurité au centre des préoccupations des entreprises



Par Klaus Gheri, VP & DG du Département Sécurité Réseau de Barracuda Networks

 La capacité de l'internet des objets (IoT) à rassembler et tirer profit des données à une large échelle à su séduire les entreprises. Néanmoins, ces dernières sont face à un obstacle majeur dans l'adoption massive de cette technologie : les outils actuels aidant les entreprises à déployer et à sécuriser les objets connectés ne sont tout simplement pas adaptés. Sécuriser les objets connectés dans l'industrie représente un réel défi, mais certains outils récents – ou même en cours de développement – sont aptes à surmonter ces obstacles.

Avec l'évolution rapide de l'IoT, il est devenu de plus en plus difficile pour les entreprises de rester bien informées des dernières menaces sécuritaires. Habituellement, lors de la conception d'un objet connecté, les fabricants se concentrent sur la fonctionnalité et le contrôle à distance. Cela laisse une grave lacune quant à la sécurité, car il y a souvent une faiblesse dans la conception ou l'architecture du système.

L'un des principaux problèmes est l'utilisation de chiffrement et de schémas d'authentification faibles - rendant ces objets connectés vulnérables au vol de données. Les systèmes de l'appareil peuvent aussi être « fermés », c'est-à-dire qu'ils sont difficiles à maintenir et à mettre à jour à distance. C'est une considération clé quand il s'agit de l'IoT, car à partir du moment où les organisations possèdent un grand nombre d'appareils, cela devient très difficile du point de vue opérationnel d'accéder physiquement à chaque appareil pour réparer des défauts.

Les entreprises veulent des objets connectés pour pouvoir réagir plus rapidement, commander automatiquement de nouvelles pièces ou réapprovisionner les réserves, ainsi que pour enregistrer les données sur l'efficacité. L'un des plus grands défis pour les organisations est de s'assurer que toutes ces informations reviennent au site central sans être espionnées, interceptées ou en aucun cas modifiées. La sécurité est notamment essentielle pour les appareils industriels qui pourraient mettre en danger les utilisateurs finaux en cas de piratage. Néanmoins, cela devrait être également la préoccupation majeure de toute organisation qui dépend de la connectivité des machines pour fonctionner.

Si un pirate informatique peut accéder à un appareil connecté et se frayer le chemin jusqu'à une sorte de console web ou jusqu'à la connexion, alors il pourrait tenter une attaque par force brute afin de pénétrer dans les commandes de l'appareil. Si l'appareil faisait partie d'une infrastructure essentielle comme les réseaux d'électricité, de gaz ou d'eau, les attaquants pourraient endommager sérieusement un équipement coûteux ou même causer des dégâts directement aux utilisateurs finaux.


Comment contrer les obstacles à la sécurisation ?

L'un des obstacles à la sécurisation de l'IoT est tout simplement le fait qu'il n'existe pas de solution universelle. D'un côté, nous avons de tous petits équipements comme la technologie portable ou les ampoules intelligentes, de l'autre, nous avons de grandes machines. Selon la nature de l'objet connecté, il y aura une approche différente qui est économiquement viable. Le défi consiste à trouver la bonne sécurité pour chaque cas d'utilisation.

Quand la taille du réseau d'appareils connectés se mesure en centaines ou en milliers d'objets, déployer à la fois l'appareil et sa solution de sécurité devient un défi logistique : comment déployer l'équipement ? Comment gérer son cycle de vie ? Comment instaurer les politiques de sécurité ? Une fois ces obstacles éliminés, les entreprises sont beaucoup plus enclines à adopter l'IoT de manière sécurisée.

Le défi du côté du fournisseur de sécurité est que les équipements habituellement utilisés dans les bureaux ou les Data Centers ne sont pas adaptés dans ce cas d'utilisation.


Tout outil conçu pour apporter une connectivité sécurisée et flexible pour l'IoT doit être relativement petit, peu onéreux, et léger. Il doit aussi être facile à expédier en grande quantité et assez facile à installer et à gérer de façon à ce que les responsables du projet n'aient pas besoin d'embaucher toute une nouvelle équipe des spécialistes en sécurité ou en informatique. Beaucoup de solutions de sécurité disponibles actuellement, sont tellement chères qu'il est tout simplement impossible de les utiliser.

L'IoT en étant encore à ses prémisses, les entreprises doivent être vigilantes lorsqu'elle adopte cette technologie à une grande échelle. Elles doivent également acquérir des solutions sur mesure et évolutives pour supporter les déploiements futurs. Il leur faut pour cela se tourner vers les fournisseurs de solutions de sécurité ayant développé des gammes spécialement conçues pour l'IoT avec des technologies de connectivité adaptées et sécurisées.

Flipr, la start-up toulousaine qui connecte les piscines



Les objets connectés sont partout et devraient se multiplier dans tous les domaines de la vie quotidienne. Un nouvel exemple qui joint l'utile à l'agréable nous vient de la start-up toulousaine Flipr qui veut connecter les piscines. Un marché porteur puisque la France a le deuxième parc mondial de piscines privées, suivi de près par l’Espagne.

"Flipr est un objet connecté qui utilise des algorithmes prédictifs pour anticiper les réactions de l’eau. Grâce à cette innovation, l’utilisateur voit le coût d’entretien de sa piscine baisser, et a la garantie de nager dans une eau saine", explique a jeune société co-fondé en 2015 par Paul Costaseca, Sven Fonteny et Florent Vidal, et qui a été accueillie à l'IoT Valley à Labège près de Toulouse, l’incubateur spécialisé dans l'internet des objets.

Flipr se place dans la piscine. Les données prélevées sont analysées par des algorithmes développés avec des experts en biologie aquatique puis transformées en une information fiable, vérifiée, et claire que l’utilisateur n’a plus qu’à consulter sur son Smartphone via l’application dédiée. Flipr est ainsi capable d’anticiper des événements affectant le bassin (par exemple anticipation d’une forte hausse du taux de PH suite à une alerte canicule et au mode d’utilisation du bassin).

Des économies d'entretien
La capacité d’analyse et de prédiction de Flipr permet de diviser par 5 le temps d’entretien annuel d’un bassin. Il permet ainsi de réaliser jusqu’à 32% d’économies, soit en moyenne  223€/an, grâce à une meilleure utilisation des produits d’entretien, une meilleure gestion  de l’eau, et une optimisation du temps de fonctionnement de la pompe.

Une levée de fonds
Avant de lancer la commercialisation en 2017, la start-up a réalisé des test grandeur nature auprès de 20 testeurs dont la moitié de lza région toulousaine.
"Nous préparons une levée de fond via Wiseed, la plateforme de financement participatif basée à Toulouse. Cette levée permettra entre autres l’embauche de 3 collaborateurs d’ici la fin de l’année sur la région", se réjouit Paul Costaseca.

De Toulouse à Atlanta, l'émergence des stades connnectés



A compter de ce mercredi 24 août, le Stade Ernest Wallon, propriété du Stade Toulousain, devient le premier stade de rugby 100% connecté d’Europe et l’un des stades les mieux connectés du monde., vient d'annoncer l'opérateur Orange.

Désormais, grâce à la connectivité wifi et 4G dans l’enceinte du stade et à l’application mobile « Stade Toulousain », le supporter peut vivre une expérience numérique de bout en bout avant, pendant et après chaque match. Cette réalisation résulte d’une étroite collaboration entre le Stade Toulousain et Orange qui lui a fourni les technologies et l’a accompagné dans sa transformation digitale.
L’application mobile « Stade Toulousain » est téléchargeable gratuitement sur l’AppStore et sur PlayStore



Une tendance mondiale : les stades 2.0

Les stades connectés sont une vraie tendance mondiale qui fait de ces enceintes sportives de véritables agora dédiées aux loisirs aux sens large. "Il suffit de regarder le public d'un stade avant le début d'un match, quel que soit le sport : une grande majorité des spectateurs prend des photos, certains échangent sur Facebook Messenger, Twitter, Instagram, se filment sur Snapchat, Périscope, téléchargent des vidéos... C'est la génération du « plaisir en temps réel », qui partage tout, tout le temps et avec tout le monde", explique Francis Espoeys, Directeur Général Communication Systems d'Axians.
"Toutes les générations qui se déplacent dans un stade en 2016 attendent de cette enceinte publique qu'elle leur offre la possibilité de partager ce qu'elles vivent, en temps réel. Il faut donc une connexion qui fonctionne parfaitement dans tous les stades, qu'ils proposent 35 000 places assises - comme le très connecté Stade Allianz Riviera de Nice - ou 80 000 comme le Stade de France.
Un stade ne peut plus se permettre d'avoir, par exemple, une infrastructure WiFi de faible densité, car les spectateurs n'y reviendront pas. Si un stade ne dispose pas d'un environnement digital adéquat, il n'attirera pas autant de visiteurs par la suite. Au-delà de la perte de soutien sportif qu'une équipe pourrait subir, c'est tout l'équilibre financier d'un club qui peut être remis en cause le cas échéant".

Exemples de services d'un stade 2.0 par T-Systems, filiale de Deutsche Telekom

"L'environnement digital d'un stade doit être opérationnel de bout en bout, du moment où le spectateur achète son billet jusqu'à ce qu'il assiste à l'événement. Que l'on soit partenaire officiel ou impliqué de près ou de loin dans une compétition comme l'Euro, les améliorations de la connexion dans les stades sont fondamentales pour tous. Les marques l'ont bien compris et développent de plus en plus de contenus prenant en compte cette connectivité : applications dédiées au match poussées le jour J, jeux pour smartphones inspirés de l'évènement, animations entre les supporters depuis son smartphone, etc. Des interactions rendues possibles uniquement grâce à la mise en place d'infrastructures adaptées, fiables et efficaces. Et qui permettront enfin de transformer les stades français en des enceintes non seulement viables financièrement, mais également capables de tenir la comparaison avec les stades de nos voisins européens."

Des expériences à l'étranger et en France

"L’instauration de ces expériences technologiques qui fidélisent les spectateurs et augmentent les ventes des marques, passe en premier lieu par des investissements technologiques", explique l'opérateur T-Systems, filiale de Deutsche Telekom.

Le Mercedex-Benz Stadium d'Atlanta, l'un des stades les plus connectés au monde.

"Le nouveau stade des « Atlanta Falcons » qui devrait ouvrir en 2017 et qui revendique de devenir le stade le plus technologique sera un bel exemple de ces nouveaux stades 2.0. Il surpassera technologiquement le Levi’s Stadium de San Francisco qui offre déjà 2,13 terabytes de data sur son réseau Wi-Fi. En France, le stade Allianz Riviera de Nice, inauguré en 2014, est équipé de plus de 460 bornes Wi-Fi, et le nouveau Stade des Lumières lyonnais avec ses 25.000 connexions simultanées. Ils se sont dotés des infrastructures de communication pour supporter ses nouveaux usages supporters."

Le Grand Stade de Lyon.

A Toulouse, un vrai parcours digital pour le spectateur




A Toulouse, le supporter peut, depuis l’application téléchargée sur son mobile, acheter en avance son billet d’entrée au stade. Le jour du match, il bénéficie gratuitement du réseau wifi privé « haute densité » mis en place au Stade Ernest Wallon. Toujours depuis son application, il peut consulter des contenus enrichis relatifs aux matchs (statistiques, re-visionnage des actions majeures en multi-caméras, interviews). Il profite également d’une bibliothèque de services lui permettant notamment de commander et payer ses consommations ou produits dérivés, depuis son siège et en toute sécurité, avec la possibilité de les récupérer en toute tranquillité au moment choisi via un QR Code généré depuis l’application mobile. Enfin, pendant le match, il partage ses émotions en direct avec les autres spectateurs ou avec ses communautés en postant des photos ou en commentant le match sur les réseaux sociaux.

Messageries électroniques chiffrées : discordes au plus au niveau



Par Antoine Cheron, Avocat au Barreau de Paris chez ACBM Avocats

Le débat sur le chiffrement des données de certains services de messagerie téléphonique gratuits a récemment été relancé en raison de l’utilisation de Télégram par un des assaillants de l’église Saint Etienne du Rouvray pour organiser l’attaque. Cette application repose en effet sur un des meilleurs algorithmes en termes de cybersécurité, notamment utilisé par la NSA.

Faut-il interdire ces services ? Mieux les contrôler, voire les surveiller ? Les laisser s’auto-réguler ? La position des autorités régulatrices que sont la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et le Conseil national du numérique (CNNUM) diffère en tous point de celle du Gouvernement. Ces discordes au plus au niveau nourissent le débat sur le libre accès de tous aux systèmes d’information chiffrés.

La posititon sécuristariste du Gouvernement

A l’issue du Conseil restreint de la défense du 11 août dernier, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve annonçait dans un communiqué de presse qu’il allait recevoir ce mardi 23 août 2016 son homologue allemand, Thomas de Maizière. Cette rencontre a été organisée dans la pespective de  « lancer une initiative européenne destinée à préparer une initiative plus internationale permettant sur cette question de faire face à ce nouveau défi qui doit appeler une action bien au-delà des frontière nationales ».

En effet, il fait remarquer que beaucoup des messages échangés en vue de la commission d’attentats terroristes se font désormais par au moyen de messageries cryptées ce qui rend difficile le travail des services de renseignement. C’est pourquoi le ministre de l’Intérieur parle d’un « enjeu considérable ». Après les premiers attentats, il avait déjà réunit les grands opérateurs de l’internet pour mettre en place une « charte de bonnes pratiques » afin de les responsabiliser face à l’utilisation de leurs réseaux aux fins de propagande notamment.

Les autorités de régulation méfiantes à l’égard des « backdoors »

La veille de la rencontre des ministres de l’intérieur français et allemands, la présidente de la CNIL et le président du CNNUM ont cosigné avec Gilles Babinet, Digital champion de la France auprès de la Commission européenne une tribune à ce sujet dans le quotidien Le Monde. Ils affirment qu’ « en s’attaquant au chiffrement contre le terrorisme, [l’exécutif] se trompe de cible ». Une mesure classique prise pour encadrer le chiffrement est la mise en place de « backdoors », des portes dérobées immatérielles qui facilitent le décryptage des données échangées. Par exemple, l’Angleterre demande déjà aux fabriquants de logiciels de systématiquement prévoir une backdoor.

Mais les backdoors et tout affaiblissement du chiffrement en général consiste de facto à introduire une faille de sécurité dans le programme, et conduit inévitablement à une augmentation du piratage informatique. Toucher au chiffrement suppose un « risque d’affaiblir la sécurité des système d’information dans leur ensemble » selon la CNIL et le CNUUM. Pour mieux appréhender les enjeux du chiffrement, ce dernier prévoit de mettre en place des travaux dédiés et « notamment sur les règles de coopération judiciaire internationale et la généralisation d’une culture du chiffrement ».

Cet avertissement sera-t-il pris en compte par les dirigeants ? Les autorités administratives indépendantes ont été créées justement pour donner des contre-avis à l’exécutif, apporter tous les points de vue envisageables afin de nourrir les débats nécessaires dans une société démocratique. Il serait donc dommage de ne pas les intégrer pleinement aux discussions.