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Bientôt la fin du CD ?


Lancé en 1982 par Philips et Sony, le disque compact vit-il ses derniers jours ? Sandisk, un fabricant américain de cartes à mémoire flash, y croit dur comme fer, qui vient de s'associer avec plusieurs majors (EMI Music, Sony BMG, Universal Music Group et Warner Music Group) pour lancer un nouveau format de musique : le slotMusic.

Il s'agit en fait d'une carte mémoire microSD, similaire à celles utilisées dans les appareils photos numériques ou les téléphones portables. D'une capacité de 1 Go (contre 0,78 Go pour un compact disc classique), cette petite carte peut contenir un album entier au format MP3. Les fichiers musicaux sont encodés à 320 kb/s, ce qui garantit une bonne qualité d'écoute, et son dépourvus de DRM, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de protection contre la copie. Cela permet une compatibilité maximale avec tous les baladeurs du marché. Outre les fichiers musicaux, les artistes pourront accompagner leurs albums d'images, de textes, de vidéos ou d'autres contenus créatifs avec plus de souplesse qu'ils ne pouvaient le faire sur certains CD.

Enfin, le consommateur peut ajouter d'autres fichiers sur la carte slotMusic dont la commercialisation est prévue d'ici Noël aux États-Unis dans les magasins Best Buy et Wal-Mart. Ce nouveau format traduit l'importance prise par la numérisation de la musique. De plus en plus de mélomanes achètent directement les albums sous forme de fichiers MP3 sur internet. La solution de Sandisk combine le plaisir de fouiller dans les bacs et supprime la corvée de convertir un CD en fichiers MP3. Reste à savoir si le succès sera au rendez-vous.

Simpleo, un nouvel opérateur de téléphonie mobile


Le gouvernement et l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) souhaitent le développement en France des opérateurs virtuels (MVNO) qui sous-louent l'un des réseaux des trois opérateurs historiques (Orange, SFR et Bouygues Telecom). La part des MVNO est faible en France puisqu'en juin 2008, dans son suivi des indicateurs mobiles, l'Arcep établissait à 4,67% leur part de marché.

Le marché des MVNO est toutefois en évolution. Le 1er octobre prochain, l'opérateur virtuel Debitel va lancer la marque Simpleo, bâtie sur le réseau SFR. « Notre parti-pris est de prendre le contrepied des offres actuelles, basées sur une fuite en avant dans la complexité et les technologies mais sans réel bénéfice pour le consommateur et sans effort de prix », précise Jean-Michel Neyret, PDG de Debitel. « Avec Simpleo, nous allons proposer une offre transparente pour téléphoner et envoyer des SMS, tout simplement». L'opérateurs entend toucher les 5,7 millions de « Techno Hésitants » et les 9,4 millions d’« Economes Malins » identifiés par l'étude TNS Media Intelligence SIMM_2008.

Simpleo proposera trois formules :
- une carte prépayée avec une recharge à partir de 5 €,
- des forfaits sans engagement à partir de 9,90 € / mois
- des forfaits avec mobile et engagement à partir de 14,90 € / mois.

Une large gamme de téléphones mobiles (près de 30 modèles) sera également accessible à partir de 1 €. Une importante campagne de lancement se déroulera au cours du dernier trimestre 2008.

La guerre contre les virus bat son plein


La croissance exponentielle d'internet dans le monde, tant chez les professionnels que les particuliers, s'est accompagnée d'une croissance tout aussi forte de la cybercriminalité. Dès lors, la protection des ordinateurs est devenue un réel enjeu dont on ne mesure pas toujours l'importance. Dans le but de sensibiliser à ces problèmes, Sophos, 4e éditeur mondial de logiciels de sécurité, a entamé un tour de France qui s'est arrêté à Toulouse mercredi.

Une vingtaine de directeurs de services informatiques (DSI) d'entreprises et de collectivités ont ainsi été invités par la société pour une matinée de travail à l'hôtel Crowne Plaza. Etat des lieux sur les menaces, présentation des laboratoires SophosLabs, du client de sécurité unifié, etc. Autant de thèmes qui ont permis de faire un tour complet des enjeux de la sécurité informatique en 2008.

16000 pages web infectées chaque jour

Des enjeux de plus en plus importants si l'on s'en réfère aux chiffres présentés par Michel Lanaspèze, directeur Marketing et Communication de Sophos France. Ainsi, tous les jours 16000 pages web sont infectées (une toutes les 5 secondes !) ; la diffusion des virus s'est ainsi considérablement accelérée. 90% de ces pages appartiennent à des sites légitimes : du site de fans de série télé aux sites d'actualités, des sites des musés aux sites des hôtels. Tout le monde est vulnérable.

Et n'en déplaise aux mauvaises langues, le problème ne concerne pas seulement Microsoft mais toutes les plateformes, y compris Apple, Linux. Et les téléphones mobiles commencent eux-aussi à être victimes d'attaques malveillantes. De même les réseaux sociaux (Facebook, MySpace,...) sont des cibles de choix.
Des virus toujours plus malins

Autre donnée à prendre en compte, les virus ne se transmettent plus dans les pièces jointes des e-mails. En revanche, ils utilisent toujours l'e-mail pour leur propagation. Rappelons que 96,5% des courriels échangés das le monde sont du spam. Cela passe par des liens web défectueux contenus dans un e-mail qui trompent l'utilisateur en pointant vers des sites web dangereux d'où le virus sera téléchargé petit à petit. Dès lors, l'arrivée du virus sur l'ordinateur se fait très discrètement.

Une constante a aussi été observées par Sophos. Que les virus viennent de Chine (21%) du Brésil (12,5%) ou de la Russie (9,2%) - le trio de tête des pays "producteurs" - ils se sont adaptés aux protections déjà existantes.

"On observe une multiplication des variantes d'un même virus. Plutôt que de faire des virus complexes, les pirates créent des virus qui vont muter (jusqu'à 50000 variantes sur un an), ce qui va les rendre plus difficilement détectables", explique Michel Lanaspèze.
De nouvelles stratégies

Dès lors les éditeurs de logiciels de sécurité doivent adopter de nouvelles stratégies pour contrer ces virus. Pour Sophos, cela s'est concrétisé par la technologie "Genotype viral." Développée par les trois SophosLabs dans le monde, cette technologie propose "une protection contre les nouvelles variantes encore inconnues de virus existants." Elle présente une approche analogue à celle des organismes vivants en recherchant les "gènes" commun à une famille de virus. "80% des nouveaux programmes malveillants sont identifiés à l'aide de technologies Genotype", affirme Sophos.

Comme la plupart des éditeurs d'antivirus, Sophos propose une solution tout-en-un. Un seul logiciel qui est un antivirus, un anti-spyware (programme espion), un anti-rootkit, un anti-adware (promgramme publicitaire), un firewall, etc.

Sophos va prochainement ajouter une nouvelle brique à sa solution : le chiffrement. L'éditeur doit finaliser fin octobre l'acquisition d'Utilmaco Safeware AG, un éditeur allemand qui est leader mondial du chiffrement.

Sophos en quelques chiffres

- 1er éditeur d'origine européenne de soutions de sécurité
- 4e éditeur mondial pour la sécurité de contenu
- 100 millions d'utilisateurs
- 1200 employés dans 12 pays
- 50 employés en France

Google lance son téléphone


Google se lance dans la bataille des téléphones mobiles intelligents - les fameux smartphones - en dévoilant aujourd'hui à New York avec l'opérateur T-Mobile, ce qui est longtemps resté une rumeur : un Googlephone. Le géant de l'internet s'est associé pour l'occasion au constructeur taïwanais HTC à qui l'on doit déjà le Touch Diamond, un smartphone à écran tactile, concurrent de l'iPhone. Car c'est bien au téléphone vedette d'Apple que Google entend s'attaquer avec une philosophie à l'opposé de celle de son concurrent.

Ainsi, là où la plateforme de l'iPhone est fermée, Google a décidé d'ouvrir le code d'Android, le logiciel qui fait fonctionner le Googlephone, en créant une association : Open Handset Alliance. Ce consortium chargé de promouvoir Android regroupe de nombreux constructeurs comme HTC, Motorola, Samsung, LG, etc. Charge à eux de créer des Googlephones en équipant leurs appareils d'Android. Objectif affiché : imposer au forceps Android dans un marché de plus en plus concurrentiel… Entre l'iPhone d'Apple, les mobiles fonctionnant sous Microsoft Windows Mobile, les Blackberry et les appareils - essentiellement Nokia - utilisant Symbian, le marché des smartphone est en plein boom. C'est qu'il constitue pour les constructeurs une vraie poule aux œufs d'or : 117 millions de smartphones ont été écoulés en 2007 et déjà 32,2 millions au second trimestre 2008, soit une hausse de 15,7 %.

Le Googlephone G1est l'un des mobiles les plus aboutis du marché. Il dispose d'un microprocesseur rapide, d'un vrai clavier coulissant d'un écran tactile de 8 cm, des connexions sans fil Bluetooth et Wifi b/g, et d'un GPS. Il est bien sûr compatible avec les réseaux 3G +. Fort de l'expérience de Google sur le web, il dispose d'une panoplie complète de logiciels pour aller sur internet (SMS, MMS, email, messageries instantanées). Il sert bien sûr de baladeur audiovidéo. Enfin, à l'instar d'Apple, le Googlephone (et ses petits frères dans quelques mois) disposera d'une boutique pour télécharger des logiciels. Présenté ce mardi, le Googlephone doit arriver en France chez SFR en avril 2009 à environ 200 € avec abonnement.

Tous fous du tactile

Ils sont tous fous du tactile. Depuis l'arrivée de l'iPhone d'Apple, premier téléphone à pouvoir se piloter exclusivement au doigt, tous les constructeurs proposent, avec plus ou moins de bonheur, des mobiles tout tactiles.

iPhone 3G. Apple garde clairement une longueur d'avance avec un confort d'utilisation et une réactivité exemplaires. Mais son mobile a des défauts : piètre autonomie, appareil photo médiocre, plateforme verrouillée.

Samsung Player Addict. Le dernier né du constructeur sud-coréen fonctionne avec le système d'exploitation de Microsoft, Windows Mobile. Il est moins glamour que l'iPhone, mais c'est un vrai couteau suisse.

HTC Touch. Le fabricant du premier Googlephone s'est distingué avec son Touch Diamond. Concurrent de l'iPhone, il pèche par sa lenteur mais est le premier d'une gamme Touch qui s'allonge.

Sony. Le fabricant japonais proposera sous peu son X1. Sous Windows Mobile, il aura un clavier coulissant et un écran géant.

Nokia. Le numéro un mondial prend son temps et ne devrait sortir un mobile tout tactile qu'en fin d'année.

Blackberry. Le spécialiste de l'email plébiscité par les entreprises sortira son modèle tactile Thunder bientôt.

Et si les ordinateurs perdaient leur souris ?


Il y a plusieurs années maintenant que les souris d'ordinateurs ont perdu leur boule au profit des technologies optiques et laser. Et si, demain, les ordinateurs perdaient… leur souris ? Cette perspective, qui peut paraître farfelue tant la souris est entrée dans les mœurs, est avancée par l'institut Gartner, qui prévoit la disparition du « mulot » d'ici trois à cinq ans. « La souris fonctionne bien dans un environnement de travail, mais pour le divertissement ou pour travailler sur un ordinateur portable, c'est dépassé, explique Steve Prentice.

À l'appui de son propos, cet analyste de Gartner détaille les nouvelles interfaces entre l'homme et la machine qui ont vu le jour ces dernières années, notamment en provenance de l'univers du jeu. Ainsi les écrans tactiles se multiplient et - après les téléphones portables avec le succès que l'on sait (cf. l'iPhone) et dans une moindre mesure certains ordinateurs portables professionnels (les TabletPC) - vont aborder maintenant les ordinateurs personnels. Hewlett Packard a ainsi conçu une gamme, Touchsmart, dotée d'écrans tactiles de 20 ou 22 pouces dissimulant l'ordinateur. Plusieurs constructeurs, notamment de portables, ont intégré des logiciels de reconnaissance faciale en utilisant la webcam. Les portables Qosmio de Toshiba permettent même de comprendre des gestes faits par l'utilisateur devant l'écran. Et que dire de Nintendo qui a révolutionné le jeu avec sa manette Wii ?

Mais la souris, inventée en 1963 par Douglas Engelbart, a encore de beaux jours devant elle. « Annoncer la mort de la souris est grandement exagéré », estime Rory Dooley. Le directeur général de Logitech, qui a vendu plus de 500 millions de souris en 20 ans, reste persuadé que pour naviguer sur le web, rien ne remplacera la souris.

De façon moins tranchée que Gartner on peut toutefois prédire que la souris va de plus en plus cohabiter avec les nouvelles interfaces pour notre confort d'utilisation.

Tous les livres en un seul


Emporter en vacances non pas le best-seller du moment mais plusieurs ouvrages sans se surcharger ; aller en cours avec non pas plusieurs manuels qui alourdissent le cartable mais en avoir un seul qui les remplace tous. Beaucoup en ont rêvé et Sony l'a fait.

Le constructeur nippon va lancer le 23 octobre en France, en partenariat avec la Fnac et Hachette, son «Reader» ; un livre électronique de 260 g de la taille d'un livre de poche. Doté d'un écran de 15cm, il permet de stocker 160 ouvrages (parmi un choix de 2000 en téléchargement sur fnac.com). Certes, Sony n'a pas la paternité des e-books. À la fin des années 90, la société française Cytale proposait déjà le Cybook. Mais cette tablette électronique cumulait les inconvénients : lourde, peu autonome, avec un format de fichier fermé, un mode de commercialisation des e-livres perfectible et, surtout, un prix prohibitif. Ce fut un échec. Le concept du livre électronique attendait en fait la bonne technologie pour décoller : l'encre électronique, aujourd'hui parfaitement au point. Il s'agit de pigments blancs et noirs enfermés dans de minuscules capsules excitées électriquement. Les avantages : proposer des tablettes très économes en énergie (autonomie de lecture de 7000 pages) et avec une qualité d'affichage très proche de celle du papier imprimé. Dès lors les e-books sont revenus sur le devant de la scène, proposés notamment par des journaux ou des opérateurs télécoms. Amazon, la grande librairie sur internet, a lancé le sien, baptisé «Kindle», mais il n'est pas encore arrivé en Europe. Sony, la Fnac et Hachette prennent donc les devants avec le «Reader» qui sera vendu 299€. Les livres numérisés seront 15 à 20% moins chers que leur version papier.

SNCF et Air France : objectif zéro papier


À l'heure où les taxes écologiques, « pique-nique » et autres bonus-malus exaspèrent les consommateurs, deux grandes entreprises viennent de s'engager dans des actions résolument marquées du sceau du développement durable. Air France et la SNCF partagent, en effet, un même objectif : zéro papier pour leurs titres de transport.

Pour la compagnie aérienne française, la dématérialisation du billet est déjà une réalité et les passagers ont désormais pris l'habitude de se passer de billet, devenu électronique. Reste la carte d'embarquement. Elle aussi va connaître sa révolution si l'expérimentation menée depuis le 4 septembre sur la liaison Paris-Amsterdam est concluante.

Le téléphone, sésame pour embarquer


En effet, Air France teste sur ses 15 vols quotidiens une première mondiale : la carte d'embarquement électronique sur téléphone mobile. Après inscription sur le site internet mobile.airfrance.com, le passager peut recevoir sur téléphone portable sa carte d'embarquement dotée d'un code barres sécurisé, sous forme de SMS ou de MMS, ou d'e-mail pour les smartphones. « Cette carte d'embarquement zéro papier reprend toutes les données d'une carte d'accès à bord traditionnelle », explique la compagnie. Le code barres est lu lors de l'enregistrement des bagages, puis au poste de sûreté, à la porte d'embarquement et à l'entrée dans l'avion. Si le téléphone ne fonctionne pas ou est à court de batterie, le client peut bien sûr faire imprimer sa carte.



La SNCF a opté pour sa part, non pas pour le billet sur le téléphone mobile - même si elle y réfléchit depuis 2006 avec l'expérience Ticketless sur Thalys - mais pour un billet électronique contenu… dans une clé USB sécurisée. Cette dernière, qui incorpore sur un côté la photo de l'usager, est compatible avec la technologie sans contact NFC (Near Field Communication) déployée sur les réseaux de la SNCF et ceux de la RATP. Testé cet été par des employés de la SNCF, le dispositif va être expérimenté auprès du grand public d'ici la fin de l'année dans dix régions.

Concrètement, le voyageur branche la clé USB sur son ordinateur et se connecte au site web de la SNCF pour acheter son voyage. Le billet électronique est alors enregistré sur la clé. On retire cette dernière de l'ordinateur et on n'aura plus qu'à la présenter aux portillons de contrôle, sans contact, ou aux contrôleurs équipés de PDA. Les cartes d'abonnement Navigo de la RATP ou Pastel de Tisséo à Toulouse fonctionnent selon le même principe. De plus, l'extension du système à d'autres moyens de transports (TER…) peut être envisagée.

L'émetteur du Pic du Midi va diffuser la TNT haute définition


Une révolution… dans la révolution. Voilà ce que seront les programmes diffusés en haute définition (HD) par la télévision numérique terrestre (TNT) à partir du 30 octobre prochain. À cette date, 27 émetteurs vont retransmettre ces nouveaux programmes HD, dont ceux du Pic du Midi (photo) et de Toulouse-Est. Ces 27 émetteurs permettront ainsi de couvrir 40 % de la population métropolitaine. Plébiscités par les Français au point de bousculer les grandes chaînes, les programmes de la TNT vont donc connaître une importante évolution dans les mois à venir. Le passage de la diffusion des chaînes de l'ancestral analogique hertzien vers le numérique avait déjà apporté un substantiel gain en terme de qualité d'image et de son, lors du lancement de la TNT en mars 2005. Avec la TNT haute définition (HD), on franchit un nouveau seuil pour atteindre une qualité jamais vue jusqu'alors.

Mais cela ne se fera qu'à certaines conditions. Pour profiter de la TNT HD, il faut disposer d'un décodeur TNT HD (norme Mpeg-4), différent des décodeurs TNT classiques (norme Mpeg-2) qui équipent obligatoirement tous les téléviseurs vendus en France depuis le 1er décembre 2007. À partir du 1er décembre prochain, les téléviseurs devront être vendus avec ce nouveau décodeur TNT-HD. Mais on pourra bien sûr acheter des décodeurs TNT-HD externes à brancher sur les postes existants. Seconde condition pour profiter de la TNT-HD, il faut que son téléviseur soit HD-Ready ou Full-HD.

Côté programmes en haute définition, les chaînes basculent progressivement. Canal + a tiré le premier en diffusant ses programmes cryptés en HD depuis août dernier. TF1, France 2, Arte et M6 attendent le 30 octobre pour diffuser à leur tour sur la TNT leurs programmes en haute définition (qui sont déjà disponibles sur les « box » des internautes abonnés à l'ADSL).

Que les possesseurs de postes avec un simple décodeur TNT se rassurent. Les chaînes de la TNT qui se lancent dans la haute définition continueront à diffuser leurs programmes en qualité standard. Cette double diffusion durera suffisamment longtemps pour ne pas avoir à changer brusquement de télé. En revanche, la réception des chaînes en analogique, comme aux débuts de la télé, sera, elle, définitivement enterrée le 30 novembre 2011.

Le retour des photos Polaroid


Quelle famille française n'a pas, dans l'un de ses albums photos, quelques clichés pris avec un appareil instantané Polaroid ? Des générations de bambins se sont extasiées devant ces photos immédiatement disponibles ; de nombreux artistes en ont fait le support privilégié de leur travail ; les experts en assurance leur outil de travail favori et les photographes un instrument pour préparer leur travail artistique. Mais face à la déferlante d'un côté des appareils photos numériques toujours moins chers et performants ; et de l'autre côté des imprimantes personnelles ou des laboratoires photos proposant des développements sur internet, Polaroid a jeté l'éponge. En février dernier, il a décidé d'abandonner la production de ses papiers spéciaux et de ses appareils. La panique a gagné les fans du « Pola » qui se sont rués sur les derniers stocks de papiers. Des groupes se sont constitués sur internet pour « sauver le Polaroid. » Sur le site www.savepolaroid.com, tout un chacun est invité à poster ses clichés.

Las, la décision de Polaroid est irrévocable mais la firme entend bien renaître dans le secteur de la photo instantanée avec la… PoGo, une imprimante photo de poche qui fonctionne sans cartouches d'encre grâce à la technologie Zink. Le papier contient en effet des cristaux de couleur (jaune, magenta et cyan) insérés dans une couche protectrice puis révélés grâce à une technologie thermique. À l'heure du tout numérique, cette petite imprimante de 12 x 7,2 x 2,3 cm pesant 227 g et coûtant 129 € se passe d'ordinateur pour se connecter directement à un appareil photo numérique par USB ou, sans fil par Bluetooth, avec un téléphone portable. On obtient des clichés de 5x7,6 cm sur du papier autocollant comme des Post-it.

Mobile, la PoGo est aussi autonome et capable d'imprimer une quinzaine de photos. La qualité de ces dernières est plutôt moyenne voire décevante et le papier reste onéreux (10 feuilles à 3,99 € ou 30 à 8,99 €), mais le concept est réellement innovant. Reste à savoir si cette PoGo sera la nouvelle révolution que nous promet Polaroid.

60 ans d'histoire

Le film Polaroid a été inventé par l'américain Edwin H. Land en 1948. En 1962 l'ingénieur annonce l'arrivée de la couleur. Les principes chimiques mis en œuvre dans ces négatifs constitués de trois doubles couches d'émulsion sont extrêmement complexes. Le succès ne s'est jamais démenti, donnant même naissance au mouvement artistique du photographisme Polaroid qui compta Andy Warhol ou David Hockney parmi ses représentants.

La télé du futur est déjà là


D'ici la fin de l'année, la télévision va connaître un nouveau big bang. Après l'arrivée de la couleur en 1967 sur la deuxième chaîne; puis l'avènement des écrans plats plébiscités partout avec une croissance mondiale en volume de 32,4 % prévue en 2008, la petite lucarne va entamer une nouvelle mue en allant à la rencontre d'un univers bien différent du sien : celui de l'informatique.

Jusqu'à présent, chacun était à sa place. La télévision trônait dans le salon et l'ordinateur restait confiné dans un bureau ou une chambre. Durant les années 90, les constructeurs informatiques ont bien tenté de s'immiscer près du canapé en proposant de remplacer les gros boîtiers beiges des PC par des ordinateurs plus discrets et élégants. Mais malgré tous leurs efforts leurs ordinateurs noirs, de la taille d'un magnétoscope, n'ont jamais su s'imposer. Trop chers, trop complexes, ils sont arrivés trop tôt…

Aujourd'hui la donne a changé. La convergence numérique, souvent promise, est devenue une réalité avec notamment l'arrivée massive dans les foyers de la télévision par internet et de la TNT. Peu à peu, la télévision a changé de rôle. Elle n'est plus un simple récepteur de chaînes mais un écran sur lequel on souhaite regarder un DVD, brancher son appareil photo numérique ou son caméscope, connecter son récepteur satellite ou sa console de jeux.

Les constructeurs ont bien compris ce changement de cap et s'apprêtent à lancer, d'ici la fin de l'année, de nouveaux modèles qui ont été dévoilés au salon international IFA qui s'est tenu au début du mois à Berlin.

Ces nouvelles télés - toujours plus fines - concoctées par Samsung, Philips, Sony et consorts offrent davantage de connectique pour brancher tous ces appareils mais, surtout, elles s'insèrent aisément dans les réseaux domestiques constitués des box internet (Freebox, Livebox, Neufbox…). Ainsi, sans ordinateur, il est possible de consulter des sites internet ou de recevoir gratuitement et simplement les informations que l'on souhaite.

Cette télé du futur, véritable centre multimédia, ouvre donc de nouveaux horizons tant pour les acteurs d'internet, les chaînes de télé et, au final, les consommateurs qui auront, enfin, le meilleur des deux mondes.

Les principales nouveautés d'un écran plat en 2008

Tuner TNT obligatoire. Toutes les télés vendues en France sont dotées de tuner TNT. Mais pour capter les chaînes de haute définition de la télévision numérique terrestre (TF1, France 2…) qui sont progressivement déployées, il faut un tuner TNT HD. À l'achat, il faut donc bien vérifier les logos.

Un cadre photo. Sony a pré-installé des photos de tableaux de maîtres à afficher lorsque l'on ne regarde pas la télé. La télé devient cadre photo.
Internet. Capables de se connecter à internet, les nouvelles télés disposent de prises réseau Ethernet et parfois même le Wifi. Elles s'intègrent ainsi aux réseaux domestiques (Livebox, etc.).
Un son meilleur. La télé de 2008 offre un son bien meilleur. Davantage de haut-parleurs, parfois un caisson de basse. Plusieurs constructeurs (Yamaha, Samsung) proposent des barres de sons qui, fixées sous la télé, permettent d'éviter d'avoir 5 enceintes et leurs fils éparpillés dans le salon.

Plus économe. La télé 2008 est plus économe en énergie. Les constructeurs ont travaillé pour proposer de mieux paramétrer la gestion de l'énergie comme sur les ordinateurs portables.

Le LCD et bientôt l'OLED. Entre LCD et Plasma les premiers ont le vent en poupe. La télé de 2008 offre la haute définition Full HD et un rafraîchissement de l'image de 100 voire 200 Hz. Les écrans à diodes (OLED) plus fins vont aussi arriver.
Toujours plus grand. La taille des écrans va également augmenter sans gêner l'utilisateur. Avec un écran haute définition de 82 cm, il faut se tenir à 1,23 m de distance contre 2,46 m avec un écran conventionnel.

La fin du Péritel. La prise Péritel est dépassée, elle est remplacée par une prise HDMi toute numérique. Les nouveaux postes en comptent deux ou trois.
Des prises USB. Elles font leur apparition comme sur les ordinateurs. Elles permettent de connecter une clé mémoire ou un disque dur pour visualiser les fichiers stockés (photos, vidéos) ou encore un appareil photo numérique.

Un magnétoscope intégré. Un disque dur dans la télé permet directement d'enregistrer ses programmes. Un vrai gain de place. Certaines télés disposent aussi d'un lecteur DVD ou Blu-ray.


100€ de malus ?

Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, envisage d'étendre le bonus-malus automobile à d'autres secteurs notamment celui des téléviseurs, et ce dès le 1er janvier. Cinq catégories seraient créées en fonction de la taille de l'écran et de la consommation électrique. Le malus (ou le bonus) varierait de 7 à 15 % du prix du téléviseur. On pourrait donc atteindre les 100 € par poste. La mesure pourrait rapporter 150 M€ à l'État.

La télé mobile pas avant 2009

La télé du futur, mise en avant lors du salon IFA de Berlin, aurait pu être la télé mobile personnelle (TMP). Las, cette dernière joue l'Arlésienne en France. Au Japon et en Corée du Sud, pas moins de 20 millions de terminaux ont été vendus et la TMP est un vrai succès. En Europe, quatre pays seulement disposent déjà d'une offre commerciale : l'Italie (depuis 2006), l'Autriche, la Suisse et les Pays Bas (depuis l'Euro 2008).

En France, le calendrier avance tout doucement. Le 27 mai dernier 16 candidats ont été retenus par le CSA. A la rentrée de septembre vont être signées les conventions puis dans les deux mois suivants sera constitué le multiplex pour un lancement commercial courant 2009. La France sera rejointe par la Finlande, l'Allemagne et l'Espagne.

L'offre basique comprendra 14 chaînes (France 2, France 3, Arte, TF1, M6, NRJ12, W9, Direct8 Mobile, NT1 Remix, BFMTV, i-Télé, Orange sport TV, Virgin 17 et EuropaCorpTV, la chaîne de Luc Besson) et deux chaînes payantes sur abonnement (Canal + et Eurosport).

D'ici là, il faudra prendre son mal en patience, à moins de se tourner vers les offres des opérateurs téléphoniques (la télé passe par le réseau GSM) ou s'offrir un des très rares téléphones portable doté d'un tuner TNT classique.

Haute définition : les logos

Un logo auquel il faut faire particulièrement attention est celui de la compatibilité de son poste avec les programmes de haute définition (qu'on les reçoive par la TNT, le satellite ou sa connexion internet ADSL). Pour afficher une source haute définition (HD) comme par exemple un film Blu-ray, le téléviseur doit être capable d'offrir 1 280 pixels x 720 lignes. C'est ce que l'on appelle le « HD ready. » La plupart des téléviseurs affichent ce logo. Pour une meilleure définition, il existe le « Full HD » qui propose 1 920 pixels x 1 080 lignes. Dans ce cas il n'y a pas de logo officiel mais différents logos. Ces deux logos HD Ready et Full HD sont l'assurance pour le consommateur de pouvoir afficher du contenu haute définition. Deux nouveaux logos ont fait leur apparition pour qualifier les téléviseurs qui intègrent non pas un tuner TNT (obligatoire) mais un tuner TNT HD, c'est-à-dire capable de recevoir les programmes de la télévision numérique terrestre en haute définition.

« TV HD » concerne les téléviseurs HD ready qui embarquent un tuner TNT HD. Le logo « HD TV 1080p » indique que le téléviseur affiche du Full HD, intègre un tuner TNT HD et est compatible avec le format 1 080/24p, c'est-à-dire celui des lecteurs de disques Blu-ray.

Apple lance de nouveaux iPod


Obligé de démentir les rumeurs le donnant mort, Steve Jobs, le PDG d'Apple, a présenté mardi soir à San Francisco la nouvelle gamme de baladeurs audiovidéo iPod qui s'accapare 70 % du marché, loin devant Microsoft (3 %) qui a présenté lui aussi son nouveau baladeur Zune. Principale nouveauté : l'iPod Nano (photo). Disponible en 8 Go (149 €) ou 16 Go (199 €) et en 9 couleurs, l'appareil comprend un détecteur de mouvement. L'écran s'oriente automatiquement et il suffit de le secouer pour changer de chanson. L'iPod classique avec ses 120 Go (30 000 chansons ou 150 heures de vidéo) passe à 249 € et l'iPod touch tactile (un iPhone sans la partie téléphone) passe de 229 € (8Go) à 389 € (32Go). Plus de fonctions, un prix plus serré. Il faudra bien cela car le marché des lecteurs numériques s'essouffle et subit la concurrence des téléphones portables.

Internet : comment mieux protéger les enfants


Les derniers chiffres de l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arrcep) dénombrent en France 16,7 millions de foyers abonnés à internet à haut débit. Sur un an, 2,5 millions de Français supplémentaires se sont mis sur le Net. Accompagner la scolarité des enfants en ayant un accès à internet à la maison est l'une des motivations des parents pour franchir le pas, mais l'inquiétude persiste sur les dangers d'internet (pornographie violente, pédopornographie, cyberdépendance, cyberchantage, cyberdiffamation). C'est pour cette raison qu'en cette rentrée, le gouvernement vient d'éditer la plaquette Huit conseils pour protéger vos enfants sur internet, présentée par Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, et par Nadine Morano, secrétaire d'État à la Famille. Ce document tiré à 4,8 millions d'exemplaires sera distribué dans toutes les écoles primaires.

Filtrage polémique

« Nos enfants passent 900 heures par an à l'école et 1 200 heures par an devant leurs écrans. 96 % des adolescents surfent sur internet tous les jours et l'on compte en moyenne six écrans par foyer (télés, ordinateurs, consoles de jeux). Chacun peut comprendre qu'une trop grande consommation de médias nuit à la qualité des relations sociales, influe sur les résultats scolaires et sur la vie familiale », expliquent les ministres, poursuivant « Nous appelons à votre vigilance en tant que parents sur l'utilisation d'Internet par vos enfants. Mais la vigilance des parents ne suffit pas et c'est pourquoi nous agissons également pour sécuriser l'usage d'Internet par les jeunes. »

Au-delà de la plaquette, le gouvernement plaide pour un filtrage plus poussé d'internet. Alors que le 18 septembre se tiendra à Paris une réunion européenne des ministres concernés, Nadine Morano souhaite « une police internationale de la Toile » et un blocage des sites problématique via un filtrage au niveau des fournisseurs d'accès. Mais l'exemple de la Norvège brandi par la ministre est-il réalisable en France sachant qu'en Norvège, il n'y a que 300 000 abonnés à un seul fournisseur ? « C'est une mauvaise solution », estime Xavier Niel, PDG d'Iliad, la maison-mère de Free, soulignant qu'un filtrage généralisé fait également craindre des atteintes aux libertés individuelles. La polémique ne fait que commencer…


Huit conseils

1. Parlez avec votre enfant de ses activités sur la Toile ;
2. Activez le logiciel de contrôle parental de votre fournisseur d'accès à Internet sur chaque ordinateur de la maison ;
3. Ne laissez pas les jeunes enfants seuls sur Internet ;
4. Vérifiez que le jeu vidéo ou en ligne est adapté à l'âge de l'enfant ou de l'adolescent ;
5. Limitez le temps consacré aux écrans ;
6. Limitez le nombre d'écrans individuels à la maison ;
7. Consultez les pages d'information sur les risques présents sur le Net ;
8. Signalez les images et propos pédopornographiques.

Google relance la guerre des navigateurs internet


La rumeur a longtemps circulé sur internet mais cette fois, c'est sûr : Google va bien lancer ce mardi 2 septembre dans plus de 100 pays dont la France son navigateur internet (en version bêta), baptisé Chrome. L'information a été confirmée sur le blog des développeurs de Google de façon très orginale puisqu'il s'agit d'une BD de 38 pages, dévoilée dès lundi par le dessinateur McCloud.

« L'interface du navigateur est simple, dépouillée (...) Comme la page d'accueil classique de Google, Google Chrome est propre et rapide (...) Sous le capot, nous avons réalisé les fondations d'un moteur capable de bien mieux gérer la complexité des applications web d'aujourd'hui. Nous avons amélioré la vitesse et le temps de réponse. Nous avons également développé un moteur JavaSript plus puissant, V8, pour gérer la prochaine génération d'applications web », ont déclaré deux ingénieurs de Google sur le blog du moteur de recherche.

Google Chrome est un navigateur internet Open Source basé sur le WebKit d’Apple comme le navigateur Safari. Surtout, il apparaît comme un sérieux concurrent du navigateur de Microsoft, Internet explorer, mais aussi de Firefox, le navigateur de la fondation Mozilla.

En venant bousculer le marché des navigateurs internet, Google poursuit une stratégie d'intégration complète : de multiples services (email, partage de photos, recherches web, lecteur RSS, groupes de discussions, plans...) accessibles sur un navigateur multiplateformes (Google Chrome) qui devrait bien sûr équiper Google Androïd, le système d'exploitation que construit Google pour les téléphones portables et qui s'annonce comme un redoutable concurrent face à l'iPhone d'Apple ou aux smartphones Microsoft Windows Mobile...

Quand le téléphone devient porte-monnaie


Pouvoir payer les petits achats de la vie quotidienne, créditer sa carte de fidélité chez son commerçant préféré et prendre les transports en commun grâce à son téléphone portable transformé en porte-monnaie électronique. Telle est la promesse des services mobiles sans contacts basés sur la technologie NFC. Les terminaux mobiles et les lecteurs de puce sont fin prêts; les banques et les opérateurs télécoms aussi et les Français qui ont participé, ces derniers mois, aux diverses expérimentations plébiscitent le procédé. Il reste à mettre en musique les actions des uns et des autres pour que la France investisse un marché qui devrait traiter, à l'horizon 2011, rien moins que 34 milliards de dollars de transactions dans le monde.

Pour gérer cette partition très complexe le gouvernement a lancé le 26 mai dernier le Forum des services mobiles sans contact. Depuis le 1er août, celui-ci a désormais un chef d'orchestre en la personne de Jean-Yves Granger. Membre du comité exécutif du groupe Laser et directeur du pôle Etudes, prospectives et innovation, il a été chargé par Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, «de présenter très rapidement une évaluation des coûts d'investisements et des retombées économiques» de ces nouveaux services.

Surtout, le ministre a souhaité «que les acteurs souscrivent à des engagements sur l'interopérabilité, la résolution des difficultés techniques [et] la protection des données personnelles.» Des gages données aux associations de consommateurs inquiètes à juste titre d'un flicage des utilisateurs des mobiles NFC, ces derniers pouvant également intégrer à l'avenir la carte Vitale... Concrètement, la carte SIM insérée dans le mobile sera partitionnée : chaque prestataire disposera d'un espace distinct. La banque, par exemple, ne pourra pas accéder aux informations de l'abonnement de transport. Le Forum devra apporter des réponses à bien d'autres questions comme la définition de celui qui suspendra tous les services du mobile sicelui-ci est perdu ou volé ; ou encore la façon dont les services pourront continuer à fonctionner même si la batterie du mobile est à plat, etc. Les premiers mobiles NFC devraient apparaître début 2009. La France rejoindra alors les pays pionniers comme le Japon ou la Corée du Sud.

Consultation sur le service universel

Si les mobiles sont de plus en plus présents dans notre quotidien, le service universel n'en demeure pas moins un dossier essentiel. Le service universel permet de garantir à tous un accès à des prix abordables au service téléphonique, aux annuaires et services de renseignement et aux cabines téléphoniques. France Télécom a été désignée en 2004 pour fournir ces services jusqu'en 2009. Le 31 juillet, Luc Chatel a lancé une consultation publique qui court jusqu'au 15 septembre. Elle porte notamment sur les zones géographiques, la durée de désignation des opérateurs qui seront choisis, sur les tarifs et sur le renforcement des dispositions relatives à la qualité de service.


Portables polluants

3,3 milliards de téléphones portables dans le monde fin 2007 selon l'UIT ; 56 millions d'abonnés en France selon l'Arcep en juin dernier. Et un taux de croissance mondial de quelque 22%. Le téléphone portable a le vent en poupe mais le traitement de son impact sur l'environnement tarde à décoller. C'est que les portables restent très polluants depuis leur fabrication (les appareils contiennent de nombreuses substances, parfois toxiques) jusqu'à leur recyclage. Dans son guide pour une high-tech responsable qui en est à sa 8e édition, Greenpeace note sur 10 les fabricants de téléphones selon trois critères : gestion des substances chimiques toxiques, gestion des déchets électroniques, prise en compte de l'enjeu climatique. Si des progrès ont été faits, seul Sony-Ericsson obtient la moyenne de justesse. Nokia, le n°1 mondial, obtient 4,8/10 mais entend corriger le tir. Le fabricant finlandais a lancé en juin le Nokia 3110 Evolve (photo) qui se présente comme le premier éco-mobile jamais construit, faisant appel à des matériaux d'origine biologique non polluants. Côté recyclage, les initiatives se sont multipliées. La réglementation française a prévu une éco-taxe pour financer la collecte et le traitement des déchets d'équipements électriques et électronique (DEEE). Les opérateurs télécoms ont mis en place une filière de recyclage qui mérite d'être mieux connue. 72% des Français voudraient bien recycler leur vieux mobile mais 57% ne savent pas comment faire...

Bic lance le mobile jetable

Après les rasoirs et les briquets, Bic lance le mobile (presque) jetable en partenariat avec Orange. Vendu 49 € depuis hier dans les commerces de proximité, le BicPhone (vert ou orange), est prêt à l'emploi : batterie chargée, carte SIM insérée et crédit de 60 minutes de communication. Fabriqué par Alcatel-TCL, le BicPhone est basique : émettre et recevoir des appels et des SMS. A la fin du crédit, on peut bien sûr conserver le BicPhone et le recharger avec des cartes prépayées.

La folie des Netbooks, mini-PC à 200€


Ils seront la coqueluche de la rentrée 2008 et soulageront les parents par leur prix doux. Eux ce sont les mini-PC portables dont la mode a été lancée par le constucteur taïwanais Asus avec son EEE. Ces mini-PC se situent à mi-chemin entre les smartphones - les téléphones portables sophistiqués de type Blackberry ou iPhone - et les ordinateurs portables conventionnels. Ils se distinguent par une taille réduite (format A5), un poids allégé (en général moins de 1kg), une autonomie appréciable (de 2 à 4 heures ou plus) et, surtout, par un prix très agressif de 200 à 400€.

Pour parvenir à ces prouesses, les constructeurs remplacent le disque dur par un disque SSD (sans partie mécanique) et le système d'exploitation est souvent une version adaptée de Linux ; même si Windows XP, l'ancien système de Microsoft y retrouve une nouvelle jeunesse. Ces mini-PC disposent d'une panoplie de logiciels pour faire l'essentiel des tâches bureautiques et sont équipés du Wifi qui leur permet de se connecter sans fil à internet, d'où le nom de Netbook.

Asus prévoyait initialement de toucher les ménages désireux d'avoir un second poste informatique à moindre coût, les seniors souhaitant avoir un PC avec une interface utilisateur simplifié ou les adolescents. Mais le succès a débordé ces seules catégories et ce qui ne devait être qu'un marché de niche est devenu un vrai marché à part entière.

De fait, dans le sillage d'Asus - qui ne cesse de faire évoluer sa gamme - tous les constructeurs informatiques sortent leur Netbook. Les grands du secteur comme Acer, Hewlett-Packard, Dell, MSI, etc. mais également de petits nouveaux qui cherchent à percer. C'est que les Netbooks ont le vent en poupe. Selon une étude de l'institut Gartner, ils ont représenté 10,6% des ventes de portables en France. Fort du succès de son EEEPC, qui a représenté 74% de ses ventes au deuxième trimestre, Asus grimpe à la quatrième place des constructeurs avec 6,5% de parts de marché, détrônant le japonais Toshiba.

Pour le troisième trimestre, Gartner table sur une "forte performance" des ventes de PC portables "avec l'introduction de nouveaux modèles de mini-PC", notamment par HP avec son MiniNote.

Microsoft invente l'ordinateur sphérique


Les ordinateurs que nous utilisons chaque jours vont-ils perdre leur souris ? Voire. Toujours est-il que les constructeurs multiplient les initiatives pour réinventer les interfaces homme-machine.

Alors que HP va sortir en septembre un étonnant PC, le Touchsmart, qui pourra (presque) se piloter entièrement au doigt via un écran tactile, Microsoft poursuit ses recherches pour imaginer l'interface du futur qui nous rapproche peu à peu de ce que parvient à faire Tom Cruise dans le film de science fiction Minority Report.

Après avoir imaginé l'an passé Surface, une table basse dont le plateau est composé d'un écran tactile multitouch, la firme de Redmont vient de présenter, à l'occasion de l'édition 2008 de DemoFest, Sphere. Le concept est similaire mais l'on a affaire à une écran... sphérique.

Les ingénieurs ont eu du pain sur la planche pour parvenir à projeter de façon uniforme des images sur cette sphere de 60 cm de diamètre. La Sphere, qui dispose de capteurs infrarouge et d'une webcam, réagit

au contact des mains ou des doigts.

Microsoft destine sa Sphere à des applications commerciales voire pédagogiques. Quoi de mieux qu'une sphère pour dédcouvrir une mappemonde à plusieurs personnes ? Les visiteurs du musée du Quai Branly à Paris qui s'agglutinent devant un écran concave qui projette les expéditions des explorateurs ne diront pas le contraire.

Sphere est en tout cas un concept à suivre...

Les Français téléphonent de plus en plus par internet


Les Français sont de plus en plus nombreux à téléphoner de chez eux grâce à internet (VoIP) via les fameuses box (Freebox, Neufbox, Livebox, Dartybox, etc.). L'Autorité de régulation des communicatinos électroniques et des Postes (Arcep) relève, dans la dernère livraison de son Observatoire des télecomunication que les 30% des abonnements passent par VoIP.

"Avec 11,9 millions d’abonnements à la fin du premier trimestre 2008,

[la VoIP] représente désormais près de 30% de l’ensemble des abonnements téléphoniques, et s’accroît d’environ un million chaque trimestre. Le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit (28,1 millions à la fin du trimestre) baisse depuis le début de l’année 2007 au rythme de 700000 par trimestre", note l'Arcep. Les utilisateurs des box internet bénéficiant des appels illimités vers les postes fixes en France et das plusieurs pays étrangers, ils ont tendance à parler davantage. "En moyenne, un service téléphonique sur IP fait l’objet d’une utilisation plus intensive que celui d’un service de téléphonie " classique " (respectivement 5h34 et 3h16 de communications par abonné et par mois au premier trimestre 2008)", observe l'Arcep, qui précise "La proportion de trafic IP dans les communications au départ des réseaux fixes varie selon la destination des appels, notamment pour les destinations qui bénéficient d’offres dites "illimitées" (incluses dans les forfaits multiplay). Elle est nettement majoritaire pour les communications internationales (59% de minutes IP au premier trimestre 2008) et importante (42% de minutes IP) pour les communications nationales vers les postes fixes." En revanche les communications entre poste fixe et mobile restant payantes, ce qui explique que seuls "18% des minutes des communications fixes vers mobiles" passent par internet. A noter que si l'Arcep s'intéresse à la téléphonie IP incluse avec les abonnements tripleplay, on peut également téléphoner par internet sur son ordinateur connecté à internet grâce à des solutions logicielles comme Skype ou les messageries instantanées comme Windows Live messenger (ex-MSN), Yahoo messenger, etc. Plusieurs constructeurs comme Siemens, Philips proposent d'ailleurs des téléphones qui permettent d'interagir avec ces services sans paramétrages compliqués.

Internet : 3,314 millions d'abonnés chez Free


Iliad, la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, a dévoilé ce lundi les chiffres du 1er semestre 2008.

"Free a confirmé au cours du 1er semestre 2008 le dynamisme de sa croissance organique en recrutant 230.000 nouveaux abonnés ADSL (net de résiliation). La base d’abonnés ADSL a ainsi progressé de 2.904.000 au 31 décembre 2007 à 3.134.000 au 30 juin 2008 (dont 83,4% dégroupés). Avec 93.000 nouveaux abonnés ADSL (net de résiliation), et une part de marché sur les recrutements nets de 25%1 au 2ème trimestre 2008, Free a clairement affirmé son positionnement de premier opérateur alternatif fixe en terme de recrutements nets", s'est félicité le groupe dans un communiqué.

Au cours du 2e trimestre 2008, Iliad a proposé plusieurs innovation. La Freebox HD intègre désormais la dernière génération de WiFi (802.11n) depuis avril 2008. Le lancement du service de télévision de rattrapage de Canal+ s'est fait en avant première chez Free en mai. En juin, deux programmes de télévision en Haute Définition (HD) ont été lancés : M6 HD et France 2 HD. Enfin, toujours en juin, free s'est distingué en proposant aux nouveaux abonnés un an d’abonnement à Canal+ Le Bouquet pour 1€ supplémentaire (juin 2008).

Le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 692,2 M€ et les services optionnels à valeur ajoutée ont généré un chiffre d’affaires de 168,9 millions d’euros, soit une progression de 41% par rapport au 1er semestre 2007.
Rachat d'Alice

Fort de ces bons résultats, Iliad aborde sereinement l'opération du rachat du fournisseur d'accès Free. "Le 9 juin 2008, Iliad est entré en négociations exclusives avec Telecom Italia Spa en vue de l’acquisition de LibertySurf Group SAS. Liberty Surf Group SAS opère principalement des activités de fourniture d’accès internet en France commercialisées sous la marque Alice. Avec cette opération, Iliad s’affirmera comme premier opérateur alternatif fixe français", explique le groupe. Le rachat d'Alice doit être finalisé avant lafin du 3e trimestre de cette année.

Les Français toujours accros au portable


Les Français sont de plus en plus accros au téléphone portable. Tel est le principal enseignement qui ressort de l'étude annuelle réalisée par l'Idate pour l'Association française des opérateurs mobiles (Afom). Ce document de synthèse s'intéresse à l'équipement des Français, à l'usage qu'ils font de leur mobile et au budget qu'ils lui consacrent.

Sur l'équipement, la France se situe pile dans la moyenne des 27 pays européens : 79% des 15 ans et plus possèdent un mobile. Nous devançons l'Allemagne (76%) ou l'Espagne (75%) mais sommes encore loin de la Suède (95%) ou de la Finlande (93%) la patrie de Nokia, n°1 mondial des constructeurs. Fin 2007, il circulait en France 55,4 millions de cartes SIM (+7,1%). 65,6% des clients sont abonnés avec un forfait ; 34,4% préfèrent les cartes prépayés.

La voix reste le premier usage du mobile avec 132 minutes (2h12) d'appels par mois. Les Français sont les plus bavards des Européens, devançant les Italiens pourtant inséparables de leur telefonini (122 minutes) et les Allemands (96 minutes).

Le trafic des SMS et des MMS est en hausse. Deux clients sur trois s'y adonnent et en envoient en moyenne 30 à 40 par mois. En 2007, 19,1 milliards de messages ont ainsi été expédiés soit un bond de +24%. A 0,103€ en moyenne par message, voilà une vraie poule aux œufs d'or pour les opérateurs et un cheval de bataille pour la commissaire européenne en charge de la Société de l'information.
SMS encore trop chers

Viviane Reding plaide, en effet, pour une diminution des prix des textos, mais aussi de l'échange de données multimédia. Se connecter à internet avec son mobile reste un usage marginal (9%, mais 22% chez les 12-24 ans). En revanche 53% des clients prennent des photos, 48% utilisent leur téléphone comme calculette et 22% comme baladeur audio. Preuve que les mobiles multimédia ont de beaux jours devant eux.

Côté budget, la minute d'appel coûte 0,182€, un des plus bas prix en Europe. Auprès des 14 opérateurs français qui réalisent 21,8 milliards de chiffre d'affaires les ménages dépensent 27,68€ par mois en moyenne, soit 1,4% de leur budget total.

Saisie record de contrefaçons high-tech


Quand on parle contrefaçon, on pense immédiatement à celle touchant les marques de luxe comme Vuiton ou Hermés pour les sacs, les foulards ou encore les parfums. Plus rarement on évoquera la contrefaçon de produits de haute technologie.

C'est pourtant bien dans cette catégorie que les douanes viennent de faire une saisie record à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

Les agents de la direction des douanes et droits indirects de Roissy viennent, en effet, de saisir 21572 produits électroniques contrefaits. Barrettes de mémoire vive, lecteurs MP3 et MP4, écouteurs et batteries pour ce type de lecteurs, cartes mémoires et clés USB des marques Kingston, Sony, Nokia, Nintendo et BMW. "La valeur de l’ensemble de ces marchandises, saisies depuis le début du mois, est estimée à près de 1,8 million d’euros." a annoncé la direction dans douanes dans un communiqué.

"C’est en procédant au contrôle de quatre chargements différents, tous en provenance de Chine et à destination du Brésil, d’Egypte, d’Argentine ou du Maroc, que les douaniers ont découvert les produits électroniques de contrefaçon, dont les marques ont rapidement confirmé le caractère contrefaisant", expliquent les douanes, précisant qu'"au cours de l’année 2007, les services douaniers français ont saisi 4,6 millions d’articles de contrefaçon, d’une valeur globale de 401 millions d’euros."

Cuil, le moteur de recherches qui veut concurrencer Google


Peut-on encore concurrencer Google, le moteur vedette d'internet qui truste 62% des recherches effectuées sur la Toile dans le monde, selon la dernière étude Comscore, et 91% en France selon XitiMontor ? A cette question, des anciens cadres de Google veulent croire que oui et viennent de lancer un nouveau moteur baptisé Cuil (pronocer cool), un mot gaélique signifiant connaissance.

Anna Patterson, Russell MPower et Louis Monier, associés à Tom Costello, issu d'IBM et devenu PDG de Cuil, affirment que ce nouveau moteur index 120 milliards de pages (121617892992 au moment ou ces lignes sont écrites), soit plus que Google, qui n'indique plus depuis plusieurs mois le nombre de pages indexés.

Pour tenter de séduire les internautes, Cuil mise sur le fond et la forme.

Sur le fond, le moteur adopte une technique d'analyse différente de celle de Google. Pour indexer ses pages, Cuil ne tient pas seulement compte de la popularité de celles-ci, comme le fait le Pagerank de Google, mais également de leur contenu.

Sur la forme, Cuil n'affiche pas une liste de résultats comme google, mais de petits résumés, parfois illustrés, sur toute la largeur de la fenêtre du navigateur (en 2 ou 3 colonnes). Autre innovation plaisante, une fois la recherche lancée, on peut cliquer sur des sous-catégories proposées par le moteur

Enfin, les fondateurs de Cuil mettent en avant une caractéristique à laquelle de plus enplus d'internautes sont sensibles : le moteur ne conserve pas l'historique de recherches des internautes avec leur adresse IP.

Mais ce nouveau moteur reste perfectible. Il n'est disponible qu'en anglais, ne dispose pas d'options de réglages avancées et si l'on se trompe dans l'orthographe de sa recherche, Cuil ne fait pas de proposition alternative comme peut le faire Google.

Les fondatuers n'ont pas précisé de quelle façon le moteur va faire gagner de l'argent, aucune publicité et aucun lien sponsorisé n'étant pour l'heure affichés.

> www.cuil.com

Une faille de sécurité révèle la fragilité d'internet

En 1969, l'armée américaine imagine un réseau décentralisé d'ordinateurs sans serveur central afin de parer à toute attaque malveillante. L' invulnérabilité de ce qui est devenu depuis internet a prévalu jusqu'à nos jours. Mais l'on a appris avant-hier, qu'une importante faille de sécurité a été découverte par hasard il y a six mois par un expert, Dan Kaminsky. Une faille qui révèle qu'internet est beaucoup plus fragile qu'on ne le pense.

La faille a été découverte sur le DNS (Domain name system), le système central qui établit la correspondance entre les adresses des sites web (de type 123.456.789.123) et les noms de domaines comme ladepeche.fr ou google.fr. Ainsi, des pirates auraient pu rediriger n'importe quelle adresse internet vers d'autres sites de leur choix, par exemple de faux sites bancaires pour récupérer les données de clients à leur insu. C'est ce qu'on appelle le phishing (hameçonnage). Et c'est tout le trafic mondial du réseau qui aurait été perturbé…

Pas de panique

Dès la faille connue, les principaux géants de l'informatique se sont réunis en mars sur le campus de Microsoft - une première en terme de collaboration - pour élaborer des patchs (logiciels de correction) qui vont être distribués pour tous les ordinateurs. « Les gens peuvent être inquiets mais ne doivent pas paniquer, car nous avons gagné autant de temps que nous pouvions, afin de tester et de mettre en application le patch », a commenté M. Kaminsky. Cette réactivité aura vraisemblablement évité le pire. Mais une telle faille pose le problème de l'évolution d'internet dont les protocoles qui le régissent, datant des années 70 et 80, font peu cas de sécurité ; ce qui explique la croissance exponentielle des spams dans nos boîtes e-mail… La solution ? Changer les infrastructures avec de nouveaux protocoles serait long et coûteux mais c'est peut-être la solution si l'on veut conserver un internet unique et ne pas voir l'apparition d'un 2e internet plus sécurisé mais plus cher et moins universel.

Pour tester la vulnérabilité de son ordinateur : wwww.doxpara.com

Un portail pour consommer vert


En ces temps de Grenelle de l'environnement, nombreux sont ceux qui ont pris conscience qu'il fallait consommer autrement, en tenant compte de critères environnementaux. Problème : où trouver les produits "verts" ? Comment les acheter ? En boutique ? Sur internet ? A quel prix ? Avec quelles garanties ?

C'est pour répondre à toutes ces questions que Jeremy Arditi, David Nedzela et Nicolas Ollier ont créé en juin dernier Greenzer. Ce site internet est entièrement dédié à l'éco-consommation. "Greenzer accompagne les internautes dans leurs recherches d’informations sur la consommation écologique. Le portail met ainsi gratuitement à disposition des consommateurs un moteur de shopping référençant des milliers de produits respectueux de l'environnement ainsi que des conseils pour consommer plus "vert". Greenzer a également développé une technologie inédite, le Greenzer score, qui attribue des notes aux produits en fonction de leurs labels et certifications", explique la jeune société. Le Greenzer score est pour l'instant appliqué aux produits des univers image/son et informatique (TV, ordinateurs, scanners, imprimantes, etc.).

« Un travail de sensibilisation du grand public aux questions environnementales est en marche depuis quelques années et le message a aujourd’hui porté ses fruits. Pour passer de la prise de conscience à la pratique, les consommateurs attendent d’être rassurés, d’avoir plus d’informations ainsi que des moyens qui leur permettraient d’intégrer l’éco-consommation à leur vie quotidienne. Greenzer est une réponse à ces trois points. Non moralisateur, le portail désacralise la notion de « consommation durable », bien souvent associée à « dé-consommation », et accompagne les internautes vers une vie plus verte », explique David Nedzela, Directeur Général de Greenzer.

Les produits référencés par Greenzer sont sélectionnés selon quatre critères :

- Ecolabels et certifications (ex : Energy Star, EPEAT, NF environnement, Ecolabel, AB, Ecocert …)

- Critères écologiques (ex : l’énergie solaire, sans substances chimiques, biodégradables, 100% recyclés, coton bio, économies d’énergie…)

- Principes d’éco-consommation (ex : utilisation d’ampoules à basse consommation, de bouteilles d’eau en plastique recyclable…)

- Entreprises vertes et marques éco-responsables.

Plus de 5000 produits, 40 marchands et 250 marques sont déjà référencés sur Greenzer.

Le Tour en ligne

Chaque nouvelle édition du Tour de France apporte son lot de nouveautés, sur le plan sportif bien sûr avec de nouveaux matériels toujours plus performants, sur le plan réglementaire aussi avec l'endémique problème du dopage, mais aussi sur le plan des technologies de l'information. Cette année, en effet, les passionnés de la Grande boucle vont pouvoir suivre en direct sur internet plus seulement l'actualité du Tour mais des statistiques en temps réel sur les cyclistes comme leur rythme cardiaque, leur vitesse, leur position, leur taux de rendement énergétique, leur équilibre jambe droite jambe gauche, leur indice de pédalage, etc.

On doit cette prouesse à l'équipementier finlandais Polar qui a doté les cyclistes qu'il sponsorise d'un boîtier de 80 grammes composé d'un cardiofréquencemètre, d'un GPS et d'une puce de téléphonie mobile. Toutes les deux secondes, ce boîtier - fixé sous la selle du vélo ou mis dans la poche du maillot - envoie les données collectées à un serveur informatique.

En se connectant sur le mini-site web de Polar (www.polarcycling.com/fr), les internautes auront accès à toutes ces données et pourront localiser les coureurs à cinq mètres près grâce à Google Maps, le service de cartographie de Google.

Interrogé par L'Atelier, le directeur des produits cycles de Polar, Joona Laukka estime que cette initiative n'aura pas d'influence sur les paris enligne : « il faut être relativement connaisseur pour être capable d'interpréter toutes les informations fournies sur le web. » D'autant plus que tous les coureurs ne seront pas équipés et que chaque jour seuls 4 à 10 cyclistes seront choisis pour porter le boîtier. Toujours est-il que cette opération, mise au point l'an passé, constitue une belle façon de suivre le Tour. Philippe Rioux

Avec Google, vivez le parcours du tour

De son côté, Google propose aux internautes de se mettre à la place des coureurs. Pour le lancement des premières images de son service « Street View » en France, qui permet de se promener virtuellement dans des rues avec des photos à 360°, le célèbre moteur de recherche va permettre de suivre pas à pas les 21 étapes du Tour. En se connectant sur la page dédiée de GoogleMaps, il suffit de cliquer et de déplacer un petit bonhomme sur le parcours des coureurs et on obtient la photo. On peut ensuite se déplacer. http://tinyurl.com/6qz4rh

Photos : une première européenne avec la bibliothèque de Toulouse


Le service de partage de photos du géant internet Yahoo!, Flickr, a lancé le 1er juillet son projet "Flickr Commons" pour la première fois en Europe et c'est la France et la bibliothèque de Toulouse qui ont été choisies pour démarrer cette expérience exceptionnelle.

Ce projet "Flickr Commons" est destiné aux organismes publics afin qu'ils proposent aux internautes leurs fonds d'archives de photos à la consultation et à l'indexation. Ainsi, la Librairie du Congrès américain a déjà déposé quelque 3000 photos ; et d'autres organismes publics ont suivi.

"Nous sommes très fiers de lancer ce service en France" explique Stéphane Bismuth, directeur des contenus et services de Yahoo.fr. "La culture a toujours été l’une des préoccupations des internautes, et via Flickr, Yahoo! leur propose désormais d’accéder à certains fonds documentaires de grande qualité mais également à contribuer à leur classification."

300 photos du fond toulousain Trutat

Pour commencer l'expérience, la bibliothèque de Toulouse a mis en ligne sur son espace 300 photos décrites, nommées et géolocalisées. Une cinquantaine de nouvelles photos viendront compléter cette première sélection chaque semaine.

Ces photos, qui ne pouvaient être consultées jusqu'à présent qu'à la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine, sont issues du vaste fond Trutat. Ce fond, mis en place par Eugène Trutat qui fut conservateur au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse et fervent Pyrénéiste, comprend 5000 photographies anciennes sur plaques de verre, datant des années 1880 à 1920.

Parmi les photos mise en ligne, on trouve des balades et des randonnées dans les Pyrénées ; des lacs et rivières ; des parcs et jardins dans la ville de Luchon à la belle époque mais aussi la vie locale dans les villages et de superbes paysages.

Tombées dans le domaine public, ces photos aujourd'hui en ligne peuvent être librement copiées par les internautes qui pourront également partager leur connaissance avec la bibliothèque en commentant les photos ou en complétant leur légende.

Pour aller plus loin

Pour consulter le compte de la Bibliothèque de Toulouse : www.flickr.com/photos/bibliothequedetoulouse/