Un rapport du Future of Technology Institute alerte sur la vulnérabilité des États européens face aux fournisseurs cloud américains. Une dépendance que l’économiste Jean Tirole juge également préoccupante pour la démocratie. Selon un rapport publié par le Future of Technology Institute (FOTI), plus des trois quarts des pays européens s’appuient sur des services de cloud américains pour des fonctions liées à leur sécurité nationale. Une dépendance massive qui, au-delà de l’efficacité technologique, pose désormais une question stratégique de premier ordre. L’étude, fondée sur l’analyse de données publiques issues des ministères de la Défense, des médias et des marchés publics européens, identifie 23 pays sur 28 dont les systèmes de sécurité reposent sur des technologies américaines, notamment celles de Microsoft, Google, Amazon ou Oracle. Parmi eux, 16 présentent un risque élevé face à un potentiel « kill switch », un mécanisme qui permettrait à l’administration amér...

Quelle famille française n'a pas, dans l'un de ses albums photos, quelques clichés pris avec un appareil instantané Polaroid ? Des générations de bambins se sont extasiées devant ces photos immédiatement disponibles ; de nombreux artistes en ont fait le support privilégié de leur travail ; les experts en assurance leur outil de travail favori et les photographes un instrument pour préparer leur travail artistique. Mais face à la déferlante d'un côté des appareils photos numériques toujours moins chers et performants ; et de l'autre côté des imprimantes personnelles ou des laboratoires photos proposant des développements sur internet, Polaroid a jeté l'éponge. En février dernier, il a décidé d'abandonner la production de ses papiers spéciaux et de ses appareils. La panique a gagné les fans du « Pola » qui se sont rués sur les derniers stocks de papiers. Des groupes se sont constitués sur internet pour « sauver le Polaroid. » Sur le site www.savepolaroid.com, tout un chacun est invité à poster ses clichés.
Las, la décision de Polaroid est irrévocable mais la firme entend bien renaître dans le secteur de la photo instantanée avec la… PoGo, une imprimante photo de poche qui fonctionne sans cartouches d'encre grâce à la technologie Zink. Le papier contient en effet des cristaux de couleur (jaune, magenta et cyan) insérés dans une couche protectrice puis révélés grâce à une technologie thermique. À l'heure du tout numérique, cette petite imprimante de 12 x 7,2 x 2,3 cm pesant 227 g et coûtant 129 € se passe d'ordinateur pour se connecter directement à un appareil photo numérique par USB ou, sans fil par Bluetooth, avec un téléphone portable. On obtient des clichés de 5x7,6 cm sur du papier autocollant comme des Post-it.
Mobile, la PoGo est aussi autonome et capable d'imprimer une quinzaine de photos. La qualité de ces dernières est plutôt moyenne voire décevante et le papier reste onéreux (10 feuilles à 3,99 € ou 30 à 8,99 €), mais le concept est réellement innovant. Reste à savoir si cette PoGo sera la nouvelle révolution que nous promet Polaroid.
60 ans d'histoire
Le film Polaroid a été inventé par l'américain Edwin H. Land en 1948. En 1962 l'ingénieur annonce l'arrivée de la couleur. Les principes chimiques mis en œuvre dans ces négatifs constitués de trois doubles couches d'émulsion sont extrêmement complexes. Le succès ne s'est jamais démenti, donnant même naissance au mouvement artistique du photographisme Polaroid qui compta Andy Warhol ou David Hockney parmi ses représentants.