Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...

Les Français sont de plus en plus nombreux à téléphoner de chez eux grâce à internet (VoIP) via les fameuses box (Freebox, Neufbox, Livebox, Dartybox, etc.). L'Autorité de régulation des communicatinos électroniques et des Postes (Arcep) relève, dans la dernère livraison de son Observatoire des télecomunication que les 30% des abonnements passent par VoIP.
"Avec 11,9 millions d’abonnements à la fin du premier trimestre 2008,
[la VoIP] représente désormais près de 30% de l’ensemble des abonnements téléphoniques, et s’accroît d’environ un million chaque trimestre. Le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit (28,1 millions à la fin du trimestre) baisse depuis le début de l’année 2007 au rythme de 700000 par trimestre", note l'Arcep. Les utilisateurs des box internet bénéficiant des appels illimités vers les postes fixes en France et das plusieurs pays étrangers, ils ont tendance à parler davantage. "En moyenne, un service téléphonique sur IP fait l’objet d’une utilisation plus intensive que celui d’un service de téléphonie " classique " (respectivement 5h34 et 3h16 de communications par abonné et par mois au premier trimestre 2008)", observe l'Arcep, qui précise "La proportion de trafic IP dans les communications au départ des réseaux fixes varie selon la destination des appels, notamment pour les destinations qui bénéficient d’offres dites "illimitées" (incluses dans les forfaits multiplay). Elle est nettement majoritaire pour les communications internationales (59% de minutes IP au premier trimestre 2008) et importante (42% de minutes IP) pour les communications nationales vers les postes fixes." En revanche les communications entre poste fixe et mobile restant payantes, ce qui explique que seuls "18% des minutes des communications fixes vers mobiles" passent par internet. A noter que si l'Arcep s'intéresse à la téléphonie IP incluse avec les abonnements tripleplay, on peut également téléphoner par internet sur son ordinateur connecté à internet grâce à des solutions logicielles comme Skype ou les messageries instantanées comme Windows Live messenger (ex-MSN), Yahoo messenger, etc. Plusieurs constructeurs comme Siemens, Philips proposent d'ailleurs des téléphones qui permettent d'interagir avec ces services sans paramétrages compliqués.