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Face aux fake news, les techniques de veille peuvent vous aider

Avis d'expert d'Arnaud Marquant, directeur des opérations chez KB Crawl SAS Les fake news n’ont de cesse de se développer : selon un récent sondage, 2/3 des Français y seraient sensibles. Face à ce phénomène, les techniques propres à la veille stratégique peuvent servir de grille d’analyse. Il y a quatre ans, l’immersion de la pandémie de Covid-19 s’est caractérisée par un vaste mouvement de désinformation sur les réseaux sociaux. Loin d’avoir disparu, celui-ci perdure en 2024, comme l’indique notamment l’étude récemment réalisée par Ipsos sur la désinformation qui touche actuellement la campagne électorale européenne. Selon cette dernière, 74 % des personnes interrogées estiment être capables de réaliser un tri entre vraies et fausses informations. Dans le même temps, 2/3 des personnes interrogées (66%) adhèrent à au moins l’une des fake news qui leur ont été présentées… Comment les Françaises et les Français peuvent-ils s’armer face aux phénomènes de désinformation qui frapp

SNCF et Air France : objectif zéro papier


À l'heure où les taxes écologiques, « pique-nique » et autres bonus-malus exaspèrent les consommateurs, deux grandes entreprises viennent de s'engager dans des actions résolument marquées du sceau du développement durable. Air France et la SNCF partagent, en effet, un même objectif : zéro papier pour leurs titres de transport.

Pour la compagnie aérienne française, la dématérialisation du billet est déjà une réalité et les passagers ont désormais pris l'habitude de se passer de billet, devenu électronique. Reste la carte d'embarquement. Elle aussi va connaître sa révolution si l'expérimentation menée depuis le 4 septembre sur la liaison Paris-Amsterdam est concluante.

Le téléphone, sésame pour embarquer


En effet, Air France teste sur ses 15 vols quotidiens une première mondiale : la carte d'embarquement électronique sur téléphone mobile. Après inscription sur le site internet mobile.airfrance.com, le passager peut recevoir sur téléphone portable sa carte d'embarquement dotée d'un code barres sécurisé, sous forme de SMS ou de MMS, ou d'e-mail pour les smartphones. « Cette carte d'embarquement zéro papier reprend toutes les données d'une carte d'accès à bord traditionnelle », explique la compagnie. Le code barres est lu lors de l'enregistrement des bagages, puis au poste de sûreté, à la porte d'embarquement et à l'entrée dans l'avion. Si le téléphone ne fonctionne pas ou est à court de batterie, le client peut bien sûr faire imprimer sa carte.



La SNCF a opté pour sa part, non pas pour le billet sur le téléphone mobile - même si elle y réfléchit depuis 2006 avec l'expérience Ticketless sur Thalys - mais pour un billet électronique contenu… dans une clé USB sécurisée. Cette dernière, qui incorpore sur un côté la photo de l'usager, est compatible avec la technologie sans contact NFC (Near Field Communication) déployée sur les réseaux de la SNCF et ceux de la RATP. Testé cet été par des employés de la SNCF, le dispositif va être expérimenté auprès du grand public d'ici la fin de l'année dans dix régions.

Concrètement, le voyageur branche la clé USB sur son ordinateur et se connecte au site web de la SNCF pour acheter son voyage. Le billet électronique est alors enregistré sur la clé. On retire cette dernière de l'ordinateur et on n'aura plus qu'à la présenter aux portillons de contrôle, sans contact, ou aux contrôleurs équipés de PDA. Les cartes d'abonnement Navigo de la RATP ou Pastel de Tisséo à Toulouse fonctionnent selon le même principe. De plus, l'extension du système à d'autres moyens de transports (TER…) peut être envisagée.

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