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Internet des objets : la société toulousaine Sigfox à la conquête de l'Espagne



La société toulousaine Sigfox, à l'origine du seul réseau au monde dédié à l'Internet des Objets, va se déployer au niveau national en Espagne, sur les infrastructures d'Abertis Telecom et raccordera ainsi ce pays au réseau mondial Sigfox, déjà disponible en France, aux Pays-Bas et en Russie.

Le partenariat avec Sigfox permettra à Abertis de fournir une connectivité bidirectionnelle parfaitement adaptée à l'Internet des Objets.

Ce partenariat marque une étape importante dans la stratégie de déploiement mondial du réseau Sigfox. Il est le fruit de plusieurs mois d'étroite collaboration et d'échanges de connaissances entre les deux entreprises en vue de concevoir un réseau répondant aux exigences de l'Internet des Objets. Si les prévisions des analystes du secteur se vérifient, le nombre des objets connectés devrait atteindre les 50 milliards d'ici 2020.

« Très active dans le domaine M2M et de l'Internet des Objets, l'Espagne compte d'ores et déjà un grand nombre d’acteurs en la matière. Nous sommes fiers qu'Abertis accepte d'être notre partenaire stratégique en Espagne et nous n'aurions pas pu imaginer un meilleur catalyseur pour réaliser nos projets », a précisé Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox.

Copie privée : le rapport de Françoise Castex adopté par le Parlement européen



Après deux reports, la commission des affaires juridiques du Parlement européen a finalement adopté le rapport Castex à une large majorité.

Par 15 voix pour, 5 contre, 3 abstentions), les eurodéputés ont adopté le rapport de l'eurodéputée PS du Sud-Ouest qui préconisait de conserver le système de copie privée actuellement en vigueur dans 23 des 28 États membres ; et ainsi pris le contre-pied du rapport Vitorino qui préconisait, lui, une évolution vers un système de licences.

"Ce rapport a fait l'objet d'un lobbying intense des industriels, pour la plupart non européens. Ils veulent supprimer la redevance pour copie privée, afin d’augmenter leurs marges sur le dos de la culture européenne, " souligne la rapporteure.

Pour Françoise Castex: "Le dispositif de redevance pour copie privée doit être modernisé, mais on ne peut lui substituer un système de licence, qui fera le jeu des majors au détriment des artistes et du spectacle vivant en Europe. Le système doit cependant être modernisé pour retrouver sa légitimité auprès des industriels et des consommateurs.", ajoute la Vice-présidente de la Commission des Affaires juridiques.


Face aux possibilités de "forum shopping", les parlementaires ont soutenu une définition commune de la copie privée et une harmonisation des produits soumis à redevance. Ils appellent également à une meilleure visibilité de cette redevance auprès des consommateurs et à un remboursement plus effectif des professionnels.

Extension de la redevance au cloud ?

Par ailleurs, pour l'eurodéputée du Gers, "le dispositif doit être adapté à l'ère numérique: l'extension de la redevance au Cloud doit cesser d'être un tabou".

Françoise Castex "regrette cependant que la droite européenne, majoritaire, ait rejeté sa double proposition de suppression des mesures techniques de protection et de légalisation des échanges d'œuvres à des fins non commerciales. Cela aurait constitué une juste compensation pour le consommateur", conclut l'eurodéputée.

Profilage des internautes : François Castex se félicite de l'enquête demandée à la Commission



Une semaine après le rapport de la CNIL et de la DGCCRF sur le profilage des internautes par les agences de voyage en ligne (qui adaptent leurs prix en fonction des visites des internautes entre autres), les eurodéputés demandent à la Commission européenne d'agir.

Le Parlement européen a ainsi adopté aujourd'hui à une large majorité une résolution sur l'application de la directive 2005/29/CE sur les pratiques commerciales déloyales. Dans cette résolution, les eurodéputés "s'inquiètent du nombre croissant de plaintes concernant des usagers de sites d'achat de billets en ligne qui ont été victimes d'IP tracking" ; les parlementaires demandent à la Commission européenne d'enquêter sur la fréquence de cette pratique "qui génère une concurrence déloyale et qui constitue un détournement des données personnelles des utilisateurs, et, le cas échéant, de proposer une législation adéquate pour protéger les consommateurs"

L'eurodéputée PS du Sud Ouest, la gersoise Françoise Castex, avait reproché à l'enquête de la CNIL et de la DGCCRF, rendue publique le 27 janvier dernier, de ne pas lever pas le doute sur les tarifs obscurs pratiqués par les grands opérateurs de transports sur la toile. Aujourd'hui, la parlementaire, spécialiste des questions de vie privée se félicite de ce vote: "C'est la preuve que les usagers ne sont pas paranoïaques et que l'IP-tracking n'est pas qu'une préoccupation franco-française".

"Nous demandons à la Commission européenne de protéger comme il se doit les millions de consommateurs victimes d'espionnage, notamment via l'utilisation de leur historique de navigation. Le consentement explicite de l'utilisateur doit être la règle, et non l'exception!", conclut Françoise Castex, qui presse le Conseil d'adopter le nouveau règlement européen sur les données personnelles.

Facebook a dix ans et renouvelle son interface mobile


Très inspirée par Flipboard, Facebook a présenté Paper, sa nouvelle application mobile, ) l(accession des 10 ans du réseau social.

Les Toulousains de Sigfox au coeur du plus grand parc de stationnement intelligent au monde

La société toulousaine Sigfox est au coeur du plus grand parc de stationnement intelligent au monde, à Moscou.
Fastprk, la solution de stationnement intelligent développée par Worldsensing, intègre en effet la connectivité mise au point par Sigfox. La récente installation dans la capitale russe de 11 000 capteurs, ajoutés aux 4 000 déjà déployés, a ainsi donné naissance au plus grand parc de stationnement intelligent au monde.
Cette solution, lancée en novembre 2013, permet de réduire la circulation dans le centre-ville de Moscou, en permettant aux conducteurs de trouver une place de stationnement via une application mobile ou par le biais de panneaux électroniques situés dans les rues.
La solution optimise ainsi la gestion des aires de stationnement en fournissant, par exemple, des informations sur les parkings les plus fréquentés et les moments de la journée où ils sont le plus saturés. En outre, en réduisant le temps de recherche de stationnement, la densité du trafic diminue, le conducteur économise du temps et du carburant. Il réduit ainsi les émissions de CO2, contribuant à une ville plus « verte » et plus agréable à vivre.
Sigfox, qui est le premier opérateur de réseau cellulaire à offrir un service de transmission de données de machine à machine, a par ailleurs reçu en septembre dernier le titre de start-up telecom la plus innovante de l’année par le Telecom Council américain.

 

Profilage des internautes : l'eurodéputée Fançoise Castex réclame une nouvelle législation



Elle avait été l'une des premières à dévoiler pour les dénoncer l'IP-tracking, ces pratiques des sites internet de voyagistes qui traquent les profils des internautes pour leur proposer des offres très - trop ? - ciblées. Après la remise des conclusions d'une enquête menée par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF, l'eurodéputée PS originaire du Gers Françoise Castex continue à réclamer une nouvelle législation européenne plus protectrice des données personnelles des internautes.


"L'enquête ne lève pas le doute sur les tarifs obscurs pratiqués par les grands opérateurs de transports sur la toile. Cces entreprises continuent d'utiliser des techniques de profilage qui génèrent une concurrence déloyale et qui constituent un détournement des données personnelles de millions d'internautes notamment via l'utilisation de leur historique de navigation", explique la parlementaire.

"C'est en ce sens, qu'à mon initiative, la Commission des Affaires juridiques du Parlement européen a d'ores et déjà demandé à la Commission européenne d'enquêter sur la fréquence de ce pratiques, et, le cas échéant, de proposer une révision de la directive 2005/29 pour protéger comme il se doit les consommateurs", poursuit-elle.

"Ces pratiques ne sont pas conformes à la nouvelle législation sur la protection des données personnelles, adoptée par le Parlement européen le 20 octobre dernier, et qui prévoit le consentement explicite du citoyen en cas d'utilisation de ses données."

L'enquête de la CNIL confirme des pratiques de profilage

L'enquête de la CNIL n'a pas démontré l'utilisation formelle de l'adresse IP des internautes, mais elle a mis en évidence d'autres techniques de profilage tout autant attentatoire aux données personnelles des internautes.

"Les contrôles ont ainsi permis de constater la mise en œuvre de pratiques conduisant à des variations, parfois importantes, de prix :
- des pratiques basées sur le nombre de places offertes ou restant dans l'avion ou le train concerné. Cette politique de tarification (parfois dénommée " Yield Management ") conduit, par exemple, à moduler le prix d'un billet selon la date de son achat ou le taux de remplissage ;
- une pratique conduisant à moduler les frais de dossier selon l'heure à laquelle l'internaute effectue sa réservation ; l'internaute bénéficie ainsi de frais plus avantageux lorsqu'il achète un billet lors des " heures creuses " déterminées par le commerçant", explique la CNIL.

"Une pratique conduisant à une modulation du prix proposé en fonction du site internet précédemment consulté par l'internaute a également été mise en évidence. Ainsi, un internaute provenant d'un comparateur de prix se verra parfois offrir un prix d'appel plus attractif, mais avec des frais plus élevés, le prix total n'étant pas impacté de manière significative. Cette opération est effectuée sans que la personne soit en mesure de connaître les mécanismes conduisant à moduler le tarif affiché. Cette pratique doit être examinée au regard de la loi " informatique et libertés " et des articles L. 120-1 et suivants du code de la consommation, qui condamnent les procédés " qui altèrent, ou sont susceptibles d'altérer de manière substantielle, le comportement du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l'égard d'un bien ou d'un service", détaille la CNIL.

Google consacre un Doodle à Carcassonne


Depuis 1998, le moteur de recherche Google célèbre à sa façon les grandes dates historiques ou les grands événements en modifiant le logo "Google" de son moteur de recherches. Ce que l'on appelle des "Doodle"
Ce lundi, c'est Carcassonne qui est à l'honneur. Google rend ainsi hommage à l'architecte qui a restauré la célèbre cité médiévale : Eugène Viollet-Le Duc dont on célèbre le 200e anniversaire de la naissance.
"J’ai fait beaucoup de recherches sur Viollet-le-Duc, même si je connaissais déjà un peu son travail", a expliqué à Vanity Fair l'auteur de ce doodle, Kevin, 24 ans. "Au départ, j’avais très envie d’inclure des gargouilles dans ce doodle, en référence à Notre-Dame de Paris, puis j’ai finalement décidé de me concentrer sur le fantastique travail de rénovation qu’il a réalisé pour la cité fortifiée de Carcassonne."
Plus de Doodle à voir ici : http://www.google.com/doodles/

2014 sera l’année de la mobilité en entreprise selon Aruba Networks

Une nouvelle étude mondiale réalisée par Aruba Networks révèle que 2013 a été marquée par une forte adoption de la mobilité par les consommateurs, avec plus de la moitié (57 %) des consommateurs des pays développés qui possèdent aujourd’hui au moins trois terminaux connectés.

Si l’on se tourne vers 2014, on constate que cette demande ne montre aucun signe d’affaiblissement puisque 42 % des consommateurs interrogés prévoient d’acheter une tablette. Ils sont par ailleurs 34 % à envisager d’acheter un nouveau smartphone.

Sachant qu’un grand nombre de ces terminaux sont d’ores et déjà utilisés sur les réseaux des entreprises, Aruba prévoit un changement net dans la façon dont les entreprises vont gérer leurs politiques Bring Your Own Device (BYOD) pour développer la confiance et la productivité de leurs employés.

« Ces dernières années, dans la plupart des entreprises, les efforts se sont portés sur la sécurité et la fiabilité du BYOD », explique Chris Kozup, directeur marketing chez Aruba Networks.
« En 2014, les entreprises vont changer leur stratégie pour l’axer davantage sur l’autonomie, réfléchissant à comment mettre le BYOD/X entre les mains de leurs employés pour, au final, améliorer leur travail au quotidien. »

Une étude mondiale réalisée plus tôt dans l’année a montré que 53 % des consommateurs utilisent déjà des équipements électroniques personnels dans le cadre de leur travail.
Toutefois les chiffres révèlent également une autre réalité : en déclarant leur terminal à leur employeur, 45 % des personnes interrogées craignent soit une perte de productivité soit une ingérence dans leurs données personnelles. Le manque de confiance des employés reste donc encore bel et bien un enjeu pour les entreprises.

Selon Chris Kozup, quatre évolutions majeures se profilent à l’horizon :

Un transfert de pouvoir vers les employés mobiles

·         En 2014, les départements informatiques vont donner aux utilisateurs plus de contrôle sur leurs terminaux et accès mobiles, permettant ainsi au personnel informatique de se concentrer davantage sur la gestion du réseau et l’amélioration de l’expérience utilisateur. Des tâches précédemment réalisées par le service informatique - comme par exemple les tâches d’onboarding et de provisioning des nouveaux terminaux mobiles ou la fourniture d’un accès réseau aux visiteurs, peuvent, maintenant, être transférées aux utilisateurs, de manière aisée et sécurisée, où qu’ils se trouvent.

Des communications unifiées mobiles

·         Les réseaux Wi-Fi modernes ont favorisé l’entrée dans l’ère des communications unifiées (UC) mobiles, grâce à une meilleure visibilité du trafic et une communication directe avec les systèmes UC. Cela permet d’offrir des services voix et vidéo haute-fidélité fiables sur les réseaux Wi-Fi encombrés des entreprises et, pour la première fois, donne aux administrateurs IT une vision de bout en bout d’un appel UC à des fins de gestion, reporting et dépistage des problèmes. Le réseau Wi-Fi permettant au service informatique d’avoir une meilleure visibilité et une plus grande maîtrise, les communications unifiées mobiles sont amenées à se généraliser en 2014.
Une nouvelle infrastructure mobile pour une expérience améliorée en termes d’applications
·         En 2014, les réseaux définis par logiciel (SDN) vont commencer à jouer un rôle de plus en plus important au sein de l’infrastructure mobile, offrant aux utilisateurs une expérience améliorée en termes d’applications. Avec le SDN, les réseaux mobiles deviennent plus dynamiques, s’adaptent en temps réel aux conditions et aux besoins des applications. A terme, cela se traduit par une expérience améliorée et plus personnalisée pour l’utilisateur. Le SDN permet aux réseaux mobiles de communiquer avec les applications et les autres réseaux afin de re-paramétrer un certain nombre d’éléments à la volée, comme par exemple le cheminement des données ou la priorité, optimisant ainsi l’expérience mobile en temps réel.

Haut débit, haute productivité

·         Avec la généralisation des technologies telles que le 802.11ac, 2014 promet d’être l’année du gigabit sans fil. Des points d’accès capables d’offrir des débits sans fil de plus de 1,2 Gbits/s et des terminaux (Apple, Samsung, HTC, etc.) compatibles avec la nouvelle norme : toutes les conditions sont réunies pour que les entreprises puissent profiter pleinement des avantages offerts par la mobilité pour toutes les applications, permettant au personnel d’être aussi efficace en déplacement qu’au bureau. Sachant que les analystes prévoient une adoption très large de la norme 802.11ac sur les puces Wi-Fi dès 2014, les entreprises n’ont plus un instant à perdre pour adapter leur infrastructure.

« L’enjeu n’est plus seulement de proposer le BYOD : nous avons dépassé ce stade. Aujourd’hui, les salariés attendent beaucoup plus de leur employeur dans ce domaine. Si elles font ce qu’il faut pour satisfaire ces attentes, les entreprises ont toutes les chances d’y gagner en productivité », conclut Chris Kozup.

Une ampoule musicale conçue à Montpellier vient d'être primée au CES de Las Vegas


Les objets du quotidien connectés sont en vedette au salon de l’électronique grand public CES de Las Vegas qui s’est ouvert ce mardi. Les Français sont très actifs dans ce domaine en plein boom et au premier jour du salon, la société montpelliéraine Awox s’est vue décerner le prix de l’innovation Design & Ingénierie pour son ampoule musicale innovante.
La StriimLIGHT est une ampoule LED à économie d’énergie munie d’un haut-parleur de 10 W et connectée en Wifi (ou Bluetooth). Installée sur une lampe standard, elle diffuse sans fil la musique en provenance du réseau domestique, d’un smartphone ou d’une tablette. Fondée en 2003, Awox est pionnière dans le domaine des ampoules musicales. Elle est présente à Singapour, Shenzhen (Chine) et dans la Silicon Valley à Palo Alto (USA).

 

Les caractéristique de l'ampoule sont notamment 

• Ecoutez les musiques contenues dans votre smartphone/tablette, ordinateur, NAS…
• Compatible avec les fichiers MP3, AAC, WAV, PCM, FLAC.
• Accès aux radios internet via connexion Wi-Fi à votre réseau personnel.
• Lecture synchronisée entre plusieurs StriimLIGHT Wi-Fi ou d'autres produits Awox Striim.
• Télécommande pour le contrôle de l'intensité de la lumière et du volume.
• Ampoule: LED, 100-240v, pour les culots E27.
• Haut-parleur: 10 Watt, 200Hz-20KHz.
• Téléchargez l'application gratuite AwoX
• StriimCONTROL disponible sur l'App Store ou le Google Play Store.
• StriimLIGHT Wi-Fi augmente la portée de votre réseau Wifi. disponible sur l'App Store ou le Google Play Store.

Le futur des écrans souples par Samsung

La révolution des objets connectés



Dans les années 80, la domotique, c’est-à-dire l’informatique implantée au cœur de la maison, devait révolutionner notre façon de vivre, entre piloter le chauffage depuis son fauteuil, surveiller son habitation à distance avec des caméras, déclencher l’arrosage en fonction de l’humidité du jardin, etc. Le concept, prometteur, avait fait long feu ; en l’absence de standards internationaux fiables et en raison de coûts de déploiement très élevés. Le voilà qui revient puissance dix avec les objets connectés, qui apparaissent comme la nouvelle révolution à même de bouleverser notre quotidien.

En vedette à Las Vegas

Ces objets connectés vont ainsi être au cœur du prochain salon de l’électronique grand public CES, qui s’ouvre la semaine prochaine aux États-Unis, à Las Vegas.

Mais un objet connecté, c’est quoi ? Il s’agit d’un dispositif contenant un circuit informatique embarqué et connecté à internet ou à un serveur informatique. Contrairement à la domotique du début qui ne s’intéressait qu’à la maison, les objets connectés, très divers, couvrent de nouveaux domaines.

Les objets connectés sont bien sûr en premier lieu les outils informatiques traditionnels que l’on connaît bien : smartphones, tablettes, ordinateurs portables, voire téléviseurs, tous branchés sur internet.

Une nouvelle catégorie d’objets se connecte désormais de plus en plus au Net : du GPS multifonctions de la voiture jusqu’au pèse-personnes à domicile en passant par les caméras de surveillance, les distributeurs de café dans les entreprises, les détecteurs de fumée, les thermostats de chauffage ou les réfrigérateurs «intelligents», etc.

Enfin troisième catégorie en plein boom, ce qu’on appelle l’informatique personnelle embarquée. Il s’agit là de podomètres, de montres, de vêtements, etc. Mais aussi d’objets disposant d’une simple puce RFID qui sera activée lors du passage à la caisse d’un supermarché. Tous ces objets connectés ont pour point commun de collecter des données qui sont ensuite analysées pour fournir à leur utilisateur un service appréciable (lire ci-dessous). Des données très personnelles, intimes même lorsqu’elles touchent à la santé, et dont le contrôle et la protection seront au cœur de débats éthiques et politiques dans les années à venir.

Car le phénomène des objets connectés n’en est qu’à ses débuts : on en compte 15 milliards actuellement, il devrait y en avoir 80 milliards en 2020 selon l’Institut Idate, qui tient chaque année son colloque Digiworld à Montpellier et suit les grandes tendances high-tech.

Toulouse en première ligne

C’est que si les objets connectés auront, d’évidence, un impact sociétal énorme sur notre quotidien, ils constituent, avec un taux annuel moyen de 41 % entre 2010 et 2020, un véritable eldorado industriel et économique que ni l’Europe, ni la France n’entendent négliger. D’ailleurs, dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.

La France, dans ce secteur, a une vraie carte à jouer et pourrait voir émerger de vrais champions des objets connectés. Deux sociétés en sont le parfait exemple.

Withings, créée en 2009, et qui a développé des pèse-personnes et toute une gamme d’objets de santé connectés, a levé en juillet dernier 23,5 millions d’euros dont 11 venant de la Banque publique d’investissement.



Autre champion en devenir, le Toulousain Sigfox, qui est le premier opérateur de réseau cellulaire à offrir un service de transmission de données de machine à machine. Autant dire que Sigfox est au cœur des réseaux de demain. Les Américains ne s’y sont pas trompés : en septembre dernier, le Telecom Council a élu la société, start-up telecom la plus innovante de l’année.

Interview : «Une vraie colonisation numérique»

Christophe Alcantara est enseignant-chercheur en sciences de l'information et communication à l'Idetcom (université Toulouse I-Capitole)

Des milliers d’objets connectés donc des milliers de nouvelles données personnelles. Quels sont les enjeux pour les citoyens ?

La problématique de fond reste la même : derrière un discours et des pratiques avérées qui facilitent la vie des gens, il y a un phénomène de colonisation numérique. C’est-à-dire que le big data (la masse de données) sera à la fois alimenté par internet, par les données de géolocalisation des smartphones et, à l’avenir d’ici 5 ans, par les objets connectés. Derrière ces objets, derrière la domotique qui va connecter le réfrigérateur au supermarché par exemple, il va y avoir des données comportementales très personnelles qui seront autant de données marchandes. Rappelons que les données personnelles vaudront 1 000 milliards d’euros à l’horizon 2020 en Europe.

Garder le contrôle sur ses données sera très compliqué.

Absolument. C’est une vraie question, car si vous refusez à votre objet de communiquer, vous levez l’essence même du fonctionnement de celui-ci. Ce sera donc d’autant plus difficile de renoncer à cette colonisation numérique.

Pour protéger les consommateurs, les pouvoirs publics, la CNIL devront-ils agir ?

Attendons de voir le fameux règlement européen sur les données personnelles qui doit arriver et doit donner des garde-fous. Normalement, un cadre européen devrait suffire mais je suis pessimiste. Autant sur les données de géolocalisation, on est sur une valorisation de grande masse, autant sur la domotique, ce sont les données très personnelles qui importent. Il faudra donc être vigilant.


Comment ils vont changer notre vie




Les objets connectés, qui sont autant de capteurs, vont peu à peu envahir notre quotidien pour nous le faciliter.

À la maison. Au domicile, les appareils électroménagers et audiovisuels vont intégrer un vrai réseau personnel. Le géant Samsung a ainsi théorisé ce que pourrait être cette maison du futur en concevant un vaste espace qu’il présente partout dans le monde. Dès le réveil, dans la salle de bain, des capteurs vont nous prendre la tension artérielle, le poids, faire des analyses d’urine, de cholestérol etc. ; et surtout suivre au jour le jour l’évolution de ces paramètres qui peuvent être transmis le cas échéant au médecin traitant. Dans la cuisine, le réfrigérateur sera en mesure de constater l’absence de lait et de passer lui-même commande au supermarché. Dans le salon, la télévision et la tablette deviennent un véritable centre de contrôle pour piloter chauffage, climatisation, lancer un film ou surveiller bébé.

L'exemple de Samsung et sa maison connectée qui date déjà d'il y a trois ans



En voiture. Déjà truffées d’électronique, les automobiles seront de plus en plus connectées. Via de multiples capteurs, toute panne de moteur ou un pneu sous-gonflé sera signalé au conducteur voire directement au dépanneur. En cas d’accident, ces services autonomes seront très utiles.

La voiture connectée expliquée par Orange



Sur soi. C’est là le domaine le plus spectaculaire et le plus abordable aussi. Sous forme de bracelet, de montre ou de petit boîtier à conserver sur soi, ces objets high-tech peuvent nous surveiller 24 heures sur 24 : observer nos cycles de sommeil, compter nos pas, nos heures de sport, répertorier ce que l’on mange et traduire tout cela en courbes et graphiques sur le site internet du fabricant qui propose moult conseils pour mieux prendre soin de soi. Pour les uns ce sera un Jiminy Cricket bienveillant, pour d’autres un Big Brother de poche.

Jawbone, un des pionniers des bracelets connectés



L'exemple des Google glass, les lunettes connectées

Table ronde "Quels bouleversements pour les médias en 2014 ?"

La 10e édition du Dev’Com Midi-Pyrénées, le grand salon des professionnels du marketing et de la communication, s'est tenue le 21 novembre dernier à Toulouse dans les locaux d’Entiore, Cité de l’entreprise. Professionnels de la communication, responsables marketing de la région et de la France entière ont participé aux ateliers, conférences speed démos, etc.

Plusieurs tables rondes ont été organisées et j'ai eu le plaisir de participer avec ma collègue Joëlle Porcher, rédactrice en chef de Toulouse Mag, à celle intitulée "Quels bouleversements pour les médias en 2014 ?"

Nouvelle édition spéciale tablette de La Dépêche sur la faune sauvage


La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition tablette multimédia : « La faune sauvage de Cro Magnon à nos jours. »
La faune sauvage d’hier et d’aujourd’hui fait l’objet d’intenses recherches pluridisciplinaires. À partir des vestiges osseux des espèces vivant durant la Préhistoire et de leurs représentations sur les parois rocheuses, les paléontologues, les généticiens et les archéologues identifient la faune préhistorique et imaginent les relations que l’Homme entretenait avec elle. Les livres médiévaux richement ornés d’animaux, réels et imaginaires, renseignent sur l’évolution de la science tout autant que sur la morale ou les croyances au Moyen Âge. Et actuellement, le système ARGOS permet de suivre sans relâche des milliers d’animaux pour étudier leurs modes de vie et mieux les protéger.
À travers cette édition multimédia avec de nombreuses photos, des vidéos, des infographies, découvrez tout le travail des scientifiques sur la faune.
Cette édition est disponible gratuitement dans la section hors séries offerts de notre application.

La guerre des consoles


A Toulouse, La Dépêche Premium primée au Devcom

Le stand La Dépêche Premium
La Dépêche Premium est montée sur la 2e marche du podium du challenge Performance marketing au salon DevCom, le grand rendez-vous régional des décideurs marketing et communication, organisé cet après-midi à Entiore, cité de l'entreprise à Toulouse. Le premier prix est revenu à une jeune start-up Mtarget, opérateur spécialisé dans la communication mobile.
L'offre Premium de La Dépêche, unique dans le paysage de la presse quotidienne régionale, a été récompensée pour son côté innovant et pour l'outil de fidélisation qu'elle constitue auprès de notre lectorat.
Les nombreux visiteurs du salon ont d'ailleurs pu découvrir ou redécouvrir tous les avantages de l'offre Premium sur notre nouveau stand doté de tablettes : le fil d'infos, le club abonnés, le journal numérique multimédia et le flash vidéo.
Le Devcom qui fêtait cette année son 10e anniversaire a accueilli plusieurs dizaines de professionnels de toute la France. «L’idée de départ était simple : réunir dans une unité de temps et de lieu les acteurs marquants du développement commercial et du marketing, capables d’apporter aux entrepreneurs du territoire des bonnes pratiques pour accélérer le développement de leur activité», explique Alain Di Crescenzo, président de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Toulouse.
Pari gagné au vu de la qualité des ateliers, des stands et des nombreuses conférences qui ont exploré tous les outils numériques d'aujourd'hui et de demain pour concevoir les futures campagnes courrier, radio, presse, télé, affichage et internet.

Insultes contre Christiane Taubira : sur internet, la haine quotidienne


La parole «décomplexée», violente, insultante, raciste, homophobe ou antisémite qui semble s’être libérée dans la rue et plus généralement dans l’espace public - notamment depuis les débats sur le mariage pour tous - l’a d’abord été, et continue de l’être, sur internet et les réseaux sociaux au sein de ce que l’on appelle la «fachosphère». Dans cette nébuleuse de sites web ou de pages Facebook aux contours flous s’exprime une haine quotidienne. Au centre de cette constellation, des sites ou des blogs d’extrême droite très actifs - comme Français de souche ou Novapresse - et dont certains sont clairement racistes et xénophobes. S’ils relaient souvent les thèses du Front national, ils savent aussi s’en éloigner pour exprimer des opinions bien plus radicales. Tous explorent souvent, sur fond conspirationniste, les mêmes thèmes jusqu’à la caricature, relayant rumeurs et fausses informations : l’immigré responsable du chômage, les francs-maçons et l’establishment qui cachent des choses, l’islam qui veut imposer la charia, etc.

Cette nébuleuse numérique se développe d’autant plus facilement qu’elle profite à plein de deux éléments au fondement du web. Le premier, ce sont les liens hypertextes qui permettent de relier entre eux tous ces sites vecteurs de haine. De clics en clics, on navigue ainsi sur les sites identitaires, traditionalistes, réactionnaires, fondamentalistes, etc. En 2011, les étudiants de l’École supérieure de journalisme de Lille avaient répertorié, dans le cadre du projet Trans Europe Extrême, pas moins de 377 blogs et sites liés à la fachosphère. Un nombre qui n’est pas allé en diminuant.

L'anonymat désinhibe la parole

Le second élément qui pousse à la multiplication de ces sites est bien sûr l’anonymat des auteurs des commentaires qui rédigent leurs textes sous pseudonyme. Un anonymat certes illusoire puisque la justice a les moyens de retrouver l’auteur de textes tombant sous le coup de la loi, mais un anonymat qui désinhibe la parole extrême comme le constate Christophe Alcantara, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’université Toulouse I-Capitole. «Il y a deux composantes : le fait de se cacher participe à désinhiber les gens, mais ce qui désinhibe aussi c’est la mise à distance. Il est beaucoup plus facile d’insulter quand on n’a pas la personne en face», explique le chercheur. «Quand on prend de la hauteur sur la fachosphère, comme d’ailleurs sur l’islamosphère djihadiste, on voit des mouvements identitaires, des sentiments communautaires dont la dynamique est développée par les réseaux sociaux. On a des gens qui pensent les mêmes choses, se rassurent entre eux et créent un phénomène qui s’auto-entretient par des itérations successives. Il y a alors un vrai sentiment de toute-puissance.» Et trop souvent d’impunité...

Tensions autour de l'introduction des données personnelles dans le futur accord USA-UE



Après le scandale des écoutes à grande échelle des télécommunications des Européens par la NSA, l'agence nationale de sécurité des Etats-Unis, la protection de la vie privée et des données personnelles est devenue un enjeu majeur où les divergences de vues quant au prochain règlement européen sur les télécoms sont de plus en plus nombreuses.

Parmi ces divergences, la façon dont le règlement et la directve vont se mettre en place. Certains sont partisans d'un accord bilatéral UE-Etat-Unis, la plupart des sociétés internet traitant des données personnelles étant américaines. D'autres estiment au contraire que le règlement et la directive doivent être élaborés par l'Europe d'abord, et plus particulièrement par le Parlement Européen.

L'eurodéputée PS du Sud-Ouest Françoise Castex est naturellement de ceux-là, qui vient de demander "la suspension des négociations TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) tant que le paquet données personnelles voté par le Parlement européen n'aura pas été adopté par les 28". Les accords douaniers bilatéraux actuellement en cours de renégociation pourraient, en effet, comprendre un volet sur les données personnelles, potentiellement moins contraignant que ce qu'espèrent les défenseurs européens de la vie privée. Une inquiétude corroborée par les circonstances de la signature d'un accord douanier entre l'UE et le Canada le 18 octobre : une semaine après sa signature, cet accord n'a toujours pas été rendu public, laissant craindre que les positions européennes aient été édulcorées.

Pour l'eurodéputée socialiste,"ce sont les mêmes États qui freinent des deux pieds l'adoption d'une nouvelle législation sur les données personnelles et qui veulent par ailleurs accélérer les négociations avec les USA. Ce n'est pas avec les États-Unis que les 28 doivent négocier la protection des données personnelles des Européens, c'est avec le Parlement européen." Et Mme Castex de rappeler que la Commission Liberté civile du Parlement européen s'est exprimée le 21 octobre dernier à l'unanimité pour une législation plus protectrice en  matière de données à caractère personnel.

Pour l'heure les négociatons entre les Etats-Unis et l'Europe doivent reprendre à Bruxelles le 11 novembre et jusqu'au 15 novembre. Elles reprendront ensuite à Washington à la mi-décembre.

Espionnage des données bancaires : l'eurodéputée Françoise Castex appelle l'Europe à suspendre l'accord Swift



Les révélations cette semaine d'un espionnage massif des télécommunicatons des Français par la NSA a entraîné comme une réaction en chaîne. Le jour de ces  révélations, la commission LIBE du parlement européen a adopté à une large majorité le rapport sur le futur règlement et la future directive européens qui doivent mettre à jour les dispositions actuelles obsolètes qui datent de 1995.
Mais l'affaire a jeté en Europe le doute sur les autres échanges numériques et notamment bancaires. Scandalisés par les pratiques de l'agence de sécurité américaine, des eurodéputés viennent de demander au Parlement européen la suspension temporaire de l'accord Swift. Cet accord, signé 2010 entre les Etats-Unis et l'Union européenne, autorise le Programme américain de pistage des financements terroristes (TFTP) de consulter des données bancaires stockées sur le réseau de la société Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication). Aux seules fins de lutte anti-terroriste ? Ou les Américains vont-ils plus loin, notamment en terme d'intelligence économique ?

Demande d'enquête à Europol

"Il existe, selon nous, des indications claires selon lesquelles la NSA pourrait récupérer des informations relatives à nos entreprises et à nos concitoyens sur le serveur Swift et les détourner. Nous appelons les 28 à suspendre cet accord, le temps de faire toute la lumière sur cette affaire. A partir du moment où votre partenaire vous espionne, la confiance est rompue", explique l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex, spécialiste des questions numériques. "Nous demandons, en outre, à Europol d'ouvrir une enquête sur l'accès non autorisé aux données financières de paiement."

Données personnelles : forte majorité en faveur du règlement et de la directive européens



Le rebondissement dans l'affaire des écoutes américaines des télécommunications en France, révélées ce lundi par Le Monde, a-t-il eu un impact sur le vote des eurodéputés membre de la commission LIBE au Parlement européen ? En tout cas, ces derniers ont adopté à une large majorité le rapport sur le futur règlement et la future directive européens qui doivent mettre à jour les dispositions actuelles obsolètes qui datent de 1995.


Le règlement a été adopté par 49 voix pour, 2 contre et 1 abstention et la directive par 29 voix pour, 20 contre et trois absentions+, 20, – 3 abstentions. Les deux rapporteurs,  Jan-Philippe Albrecht (Verts, Allemagne), et Dimitrios Droutsas (S&D, Grèce) ont donc en main un large mandat de négociation avec le Conseil et la Commission européenne pour négocier le texte qui devrait être voté au printemps. .

”Nous aurions pu souhaiter un encadrement plus strict sur l’encadrement des données pseudonymes mais ce résultat est dans l’ensemble un bon résultat qui était encore impensable il y a quelques mois”, a commenté l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex.


“En Février la droite européenne majoritaire au Parlement était favorable à un allégement de la proposition de la commission européenne, allant même jusqu’à déposer des amendements proposés par les géants du Net américain. Nous ne pouvons que nous féliciter qu’ils aient fini par voter pour ce texte qui va vers une meilleure protection des consommateurs: le consentement explicite, l’encadrement des transferts de données vers un État tiers ou la possibilité de déréférencement sont des avancées réelles pour la protection de la vie privée des citoyens européens."

Et de conclure : "L’affaire PRISM, et les plaintes de plus en plus nombreuses des consommateurs sur ce sujet montrent que la question de la protection des données personnelles est devenue un sujet très sensible. Après trois ans de travail parlementaire il serait bon de ne plus trop trainer et d’obtenir un texte fort avant la fin du mandat!"

Données personnelles : l'eurodéputée Françoise Castex dans la bataille qui valait des milliards

Un data center de Google


Il s’agit d’une coïncidence de calendrier mais elle illustre bien les enjeux colossaux qui vont se jouer cette semaine au Parlement européen. Jeudi dernier, on apprenait que le géant d’internet Google gagnait un milliard de dollars par mois. Une performance due au savoir-faire de la firme californienne dans la collecte et l’exploitation des données de ceux qui utilisent gratuitement ses services. C’est justement le traitement de ces données personnelles que le Parlement européen souhaite encadrer avec la révision de sa directive qui remonte à 1995, autant dire une ère préhistorique à l’échelle d’internet.
Dans cette bataille qui vaut des milliards, une étape cruciale va se jouer ce lundi. La commission « Libertés civiles » du Parlement européen doit, en effet, adopter son rapport sur le futur règlement européen encadrant l’exploitation de nos données personnelles. Un vote crucial qui a été précédé d’intenses actions de lobbying de la part des géants de l’internet qui, bien sûr, souhaitent un cadre réglementaire le plus léger possible, comme l’explique à La Dépêche l’eurodéputé François Castex (lire ci-dessous). Le texte sera ensuite discuté entre le Conseil européen, la Commission et les rapporteurs du Parlement avant d’être adopté définitivement vers avril 2014.

Reprendre le contrôle

D’ores et déjà, plusieurs experts estiment que ce texte arrive bien tard, tant la collecte des données s’est généralisée à grande échelle. Il y a bien sûr les données laissées par les internautes sur les réseaux sociaux – parfois sans en mesurer les conséquences – et puis il y a les données collectées au fil de nos parcours sur internet. Le profilage des internautes atteint des sommets qui inquiètent nombre d’associations de défense des consommateurs. A l’image de la Quadrature du net, qui vient de lancer un site internet pédagogique (www.controle-tes-donnees.net) pour « proposer des guides permettant aux citoyens de tenter de reprendre le contrôle de leurs données sans attendre l’entrée en vigueur de ce nouveau cadre législatif. » Car sur ce sujet, il appartient à chaque citoyen d’être vigilant.

Françoise Castex : « La marchandise, c’est nous »

Françoise Castex est eurodéputée du Sud Ouest, spécialistes des questions numériques.

Pourquoi la directive et le règlement européens actuels ne sont plus suffisants ?
La directive de 1995 – qui arrivait après notre loi informatique et libertés de 1978 – ne prenait pas du tout en compte internet et la question des données personnelles. La philosophie de notre loi française est beaucoup plus protectrice sur le traitement des fichiers alors que la directive était plutôt sur la facilitation de la circulation des données. Il fallait donc réviser la directive et là on revient à une philosophie de protection de la vie privée, des consommateurs… Mais qui rentre en conflit avec la logique de la libre circulation.

Un bras de fer s’opère, en effet, entre des eurodéputés et les grandes firmes qui veulent exploiter ses données.
Oui, il y a eu une très très grosse opération de lobbying. Avant l’affaire Prism, Google, Apple, etc. ont fait un lobbying violent pour alléger les contraintes et les normes de protection. Selon une enquête américaine, la valeur des données personnelles des Européens est estimée à 300 milliards d’euros et d’ici 10-15 ans, cela représenterait 1 000 milliards d’euros. Il y a donc une valeur marchande. Toutes ces industries de l’internet donnent un accès gratuit à leurs services parce que la marchandise, c’est nous. Si on met des normes, comme le consentement explicite pour l’utilisation des données, on introduit une contrainte technologique qui va restreindre le flux de données utilisé par ces entreprises. Il y a donc un gros enjeu économique autour de cette directive ; et pour le Parlement européen un gros enjeu de protection de la vie privée, du consommateur. Non seulement nos données personnelles peuvent être atteintes, mais on peut aussi être grugé : dès qu’on va sur internet, on essaie de capter une adresse IP, de connaître nos habitudes de consommation, notre catégorie socioprofessionnelle, etc. Ensuite ces données sont utilisées pour faire des offres commerciales ou formater l’offre commerciale, y compris au niveau du prix, en fonction du profil. Les données personnelles ont une valeur d’usage mais aussi une valeur marchande. C’est là qu’il y a un conflit important : il y a un clivage droite-gauche. Les libéraux européens ne voient que la traduction en termes de PIB.

L’affaire Prism, les écoutes de la NSA américaine, va-t-elle changer les choses ?
C’est évident. Cela a déjà eu un poids dans les négociations. Il y a eu 3 000 amendements ; les rapporteurs sont arrivés à 300 amendements de compromis, ce qui représente des heures de négociations. Tous les compromis ne sont pas encore sur la table et on vote ce lundi soir. On ne sait pas encore exactement quel va être le vote final. Des points seront votés, comme la protection ; mais il reste des incertitudes sur la façon dont on traite les pseudonymes, sur les sous-traitants, ou encore sur le rôle des autorités nationales de contrôle (en France c’est la CNIL).

Facebook, Twitter : l'arme à double tranchant des réseaux sociaux pour les politiques




À cinq mois des élections municipales, le ton politique semble s’être durci : invectives, insultes, propos sexistes ou racistes se multiplient et se diffusent à la fulgurante vitesse des réseaux sociaux. Un phénomène qui touche les hommes et femmes politiques de tous bords, à droite comme à gauche.

Depuis sa défaite à l’élection présidentielle l’an passé, Nicolas Sarkozy ne communique plus officiellement que par l’intermédiaire de sa page Facebook, suivie hier par 869 650 «fans». De leur côté, les parlementaires bravent de plus en plus le huis clos de rigueur lors des réunions des commissions pour divulguer et commenter sur Twitter les discussions qui s’y déroulent, pourtant réputées confidentielles. Et pas un candidat aux prochaines élections municipales - y compris hors des grands centres urbains - n’imagine mener sa campagne électorale en faisant l’impasse sur les réseaux sociaux.

«Un nouvel espace politique»

Depuis la dernière élection présidentielle, c’est bel et bien toute la classe politique qui s’est prise de passion pour cette communication numérique à grande vitesse. Mais tous n’utilisent pas les réseaux de la même façon. Entre les stratégies mûrement réfléchies par les «spin doctors» dans le secret de cabinets de communication feutrés et les messages impulsifs lâchés en solitaire après un dîner arrosé - ou non - Facebook et Twitter sont une arme à double tranchant pour les politiques

Dans leur livre «Twittus Politicus» paru en janvier aux éditions Fetjaime, Antoine Dubuquoy et Nico Prat ont décrypté l’usage que font les élus de Twitter, le réseau de microblogging où l’on s’exprime par des messages (des «tweets») de moins de 140 signes. «Par son instantanéité, ce nouveau média devance les télévisions et agences de presse, qui sont désormais, pour le meilleur ou pour le pire, obligées de courir derrière l’info. Mais c’est aussi un espace politique différent, où l’humour prend sa place et où la langue de bois n’est pas de mise», expliquent les deux auteurs.

C’est bien cette relation directe, de l’élu à l’internaute-électeur, qui séduit les politiques. Ils abordent toutefois très différemment Twitter. Certains hommes politiques confient ainsi la gestion de leur compte à leur équipe et ne publient guère plus que leur agenda ou des extraits de discours. D’autres ont ouvert un compte… pour ne plus s’en servir comme le maire d’une grande ville, qui n’a posté qu’un tweet depuis le 4 février.

Les plus intéressants sont ceux des hommes et femmes politiques qui font un usage personnel de Twitter. Nathalie Kosciusko-Morizet ou Anne Hidalgo, les deux prétendantes à la mairie de Paris ; le maire de Bordeaux Alain Juppé ; François Fillon qui s’y est vraiment mis depuis la guerre pour la présidence de l’UMP ; le député UMP de Haute-Savoie Lionel Tardy ou celui PS de Haute-Garonne Christophe Borgel ont tous bien compris l’intérêt de Twitter pour commenter l’actualité, expliquer leur action politique.

Loin des discours formatés, ils donnent à voir une partie de leur personnalité, pour ne pas dire de leur vie personnelle. Éric Besson - qui a quitté Twitter - s’était emmêlé les pinceaux en croyant écrire un texto à sa compagne «Quand je rentre je me couche. Trop épuisé. Avec toi ?» Le tweet a été la risée des internautes, qui ont d’ailleurs leurs stars.

Nadine Morano, star de Twitter

Comme Frédéric Lefebvre et ses bourdes ou encore Nadine Morano. L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy à la parole très libre n’hésite pas, en effet, à aller au clash avec humoristes, politiques ou journalistes pour le plus grand bonheur de ses «followers» (ses abonnés). Mais sur Twitter, l’humour potache et l’invective facile qui échauffe les esprits laissent parfois place à des messages sérieux aux conséquences considérables. Pour preuve le désormais célèbre tweet de Valérie Trierweiler en pleine campagne pour les législatives l’an dernier : «Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d’années dans un engagement désintéressé.» Ce message de la compagne du chef de l’État a-t-il contribué à la défaite de Ségolène Royal parachutée à La Rochelle ? Pas si sûr car Twitter, observent les auteurs de «Twittus Politicus», est avant tout un outil pour mobiliser plutôt que pour faire changer d’opinion les électeurs.

Mais un outil qui, désormais incontournable, fait pleinement partie du paysage politique.



Quand les politiques dérapent

Elle fait le bonheur des éditorialistes, des matinales des radios, des grands-messes du 20 heures, des colonnes des quotidiens ou des rubriques des sites web : la petite phrase politique est au débat politique - très (trop ?) sérieux et technique - ce que la cerise est au gâteau. Elle peut être savoureuse, piquante et amusante. En ce moment elle est amère et parfois bien rance. A cinq mois des élections municipales puis européennes dont les campagnes s’annoncent tendues, les petites phrases sont devenues des propos sexistes, des invectives sans fin, des insultes gratuites qui se multiplient d’autant plus facilement qu’elles sont désormais relayées à la vitesse de l’éclair par leurs auteurs eux-mêmes sur internet. Comme si chez certains édiles, oubliant la responsabilité que leur confère leur mandat, la parole s’était libérée : dire tout haut et tout cru ce qui se dit au comptoir du café du commerce.

Les propos racistes contre la garde des Sceaux Christiane Taubira (lire ci-dessous) constituent à cet égard l’apogée des dérapages de ces dernières semaines. Par exemple, s’exprimant sur la parité en politique, Bernard Ronsin, élu divers droite du conseil général de l’Aisne, évoque les femmes politiques qui lui «pourrissent la vie» : «On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu’elles n’en ont pas forcément envie. [...] Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture». Le 8 octobre, c’est au sein même de l’hémicycle de l’Assemblée nationale que le député du UMP Morbihan, Philippe Le Ray, n’a rien trouvé de plus intelligent à faire que d’imiter les cris d’une poule au moment où sa collègue écologiste, Véronique Massonneau, prenait la parole. Le député, qui sortait visiblement d’un repas bien arrosé, a été sanctionné à l’unanimité de la conférence des présidents de l’Assemblée et sera privé d’un quart de son indemnité parlementaire. Quatre jours plus tard, après le drame de Lampedusa où le naufrage d’un bateau d’immigrés a fait des centaines de morts, le président UMP de la commission des finances du Sénat, Philippe Marini a cru bon d’écrire sur son compte Twitter le 12 octobre : «L’afflux des réfugiés africains à Lampedusa et bientôt chez nous me fait regretter la disparition du régime Kadhafi en Libye !»

Humour potache et idées brunes

Et que dire du terme de «salope» lancé à la députée Marion Marechal-Le Pen par l’assistant parlementaire du sénateur socialiste Jean-Pierre Michel, sinon que le même mot avait été employé par le pourtant très distingué ancien ministre UMP Patrick Devedjian à l’égard d’Anne-Marie Comparini… en 2007, déjà.
Entre l’humour potache revendiqué sur internet ou dans les émissions télé satiriques, par ceux des élus prêts à «mourir pour un bon mot» comme disait Sacha Guitry ; et ceux qui crachent leurs idées brunes nauséabondes, c’est tout le débat démocratique qui s’en trouve abaissé. Et qu’il appartient en conscience à chaque citoyen, désormais, de relever.


En Aquitaine, une application mobile pour reconnaître le chant des oiseaux




Et si la prochaine application à faire le buzz sur tous les smartphones nous invitait à nous reconnecter à la nature ? La société Biosong basée à Carignan-de-Bordeaux (33) surfe sur la vague de « Shazam », l'application de reconnaissance de musique, en développant une unique application mobile de reconnaissance du chant des oiseaux.

A partir d'un simple enregistrement, « Birdify » permettra d'identifier l'espèce parmi 150 référencées en Aquitaine et en Europe. Grâce à une base de données rigoureuses, l'utilisateur aura également instantanément accès à de nombreuses ressources : photos, dessins, habitat, environnement, mythes et légendes, etc.

Par ailleurs, les enregistrements étant géolocalisés, les utilisateurs pourront contribuer au repérage territorial des espèces et des flux migratoires. Ces données seront envoyées aux bases de données et de vigilance qui étudient l'état des populations ou encore l'impact des changements climatiques.

C'est ainsi à une démarche participative qu'invite Birdify en permettant à chacun de se glisser dans les bottes d'un apprenti ornithologue et d'accéder à une connaissance scientifique. Le défi ? Créer de véritables communautés citoyennes, engagées dans les sciences participatives de manière ludique.

Le Muséum National d'Histoire Naturelle et la Ligue pour la Protection des Oiseaux prévoient d’accompagner cette démarche dans le cadre de la valorisation des sciences participatives souhaitées par l’Etat.

Cette application, soutenue par la Région Aquitaine à hauteur de 164250 euros. Disponible sous iOS et Android, espère séduire un large public à travers tout le territoire aquitain voire à l'international.

Pole Star nominée comme l'une des 50 entreprises les plus prometteuses de la Silicon Valley




La société toulousaine Pole Star, leader et pionnier de la géolocalisation Indoor (à l'intérieur des bâtiments) fondée en 2002, a été reconnue comme l'une des 50 entreprises technologiques les plus prometteuses de l’industrie mobile en 2013, lors de la conférence annuelle OnMobile qui s’est tenue le 10 octobre à Redwood City en Californie.

Cet événement rassemble chaque année les principaux acteurs de l’écosystème mobile et met en lumière les grandes tendances du secteur. Cette conférence est également l’occasion de présenter les 50 entreprises les plus prometteuses, sélectionnées parmi plusieurs centaines d’acteurs par un jury de journalistes, d’investisseurs, de banquiers et d’experts industriels.

Pole Star a lancé en 2012 NAO BlueSpot, la première balise Bluetooth Low Energy (BLE4.0) low-cost pour le marché de la géolocalisation indoor. Puis en 2013, la société a déployé sa technologie de crowdsourcing automatique, c'est-à-dire de collecte automatique et anonyme des données réseaux à partir des Smartphones des utilisateurs. Enfin, 3e innovation la plateforme NAO Cloud de Pole Star.

Grâce à ses solutions innonvantes, Pole Star permet notamment de se déplacer à l'intérieur de centres commerciaux, d'aéroport ou de musée, à l'instar de la Cité de l'Espace de Toulouse.

La Dépêche Premium évolue avec de nouvelles rubriques vidéos


Lancée il y a un an, La Dépêche Premium évolue aujourd'hui avec une nouvelle version centrée sur la vidéo. Désormais, les abonnés Premium vont pouvoir profiter de deux nouvelles rubriques accessibles à partir d'une nouvelle icône "TV" dans la barre de menu du site web.

Un flash info quotidien du lundi au vendredi à 18h30

Tous les jours de la semaine, à 18h30, La Dépêche Premium vous propose un flash d'information quotidien vidéo d'environ 6 minutes. Présenté au coeur de la rédaction de La Dépêche, à Toulouse, ou en extérieur, il décline l'actualité de la journée avec un ton original et des sujets différents de ceux que l'on peut voir dans des JT traditionnels.

Des vidéos magazine

Seconde nouveauté, l'arrivée sur La Dépêche Premium de vidéos magazine. Portraits de gens du Grand Sud, interviews de personnalités qui font l'actualité en région, événements insolites ou recettes de cuisine, etc. Ces vidéos sont réalisées par les différentes rédactions départementales de La Dépêche mais aussi par nos partenaires : L'Atelier des chefs et Mativi.
Ces nouveaux contenus seront prochainement accessibles sur les tablettes et smartphones Apple et Android.
Avec ces deux nouvelles rubriques, La Dépêche du Midi poursuit sa transition vers le numérique. La Dépêche Premium, offre unique dans la presse quotidienne régionale, va continuer à se développer avec de prochainement de nouveaux produits numériques, notamment sur tablette.

Découvrez notre nouvelle édition iPad «Fête de la science 2013»




La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec l’association Science animation vous propose une nouvelle édition pour iPad et iPhone intitulée « Fête de la science 2013. » Depuis lundi et jusqu’au 13 octobre, c’est en effet la 22e édition de ce rendez-vous incontournable pour les chercheurs et le grand public qui, le temps d’ateliers, de conférences et de tables rondes se rencontrent partout en France.

Dans la région aussi, ce temps de partage sera décliné dans tous les départements et plus particulièrement en Ariège, qui accueille un village des sciences et auquel La Dépêche vient de consacrer un Petit illustré « Ariège, terre de science. » Notre édition numérique multimédia vous propose de découvrir les coups de cœur de La Dépêche, une interview d’Audrey Dussutour, chercheuse du CNRS, spécialiste des fourmis et le programme complet de chaque département.,

Pour lire cette édition sur iPad (mais aussi iPhone ou iPod), téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».