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Toulouse veut décrocher le label «french tech»



Plus encore que l’année dernière, la Mêlée numérique, ce grand rendez-vous de la filière régionale high-tech qui se tiendra au centre de congrès Diagora de Labège, près de Toulouse, les 27 et 28 mai prochains, va marquer un tournant. Car la révolution numérique – une expression souvent galvaudée – est en train cette fois véritablement de prendre son essor en bouleversant les deux bouts de la chaîne : le grand public d’un côté et les créateurs de l’autre.

Homo numericus

Côté grand public, le constat est sans appel. « Nous n’avons jamais été autant connectés », explique Édouard Forzy, délégué général de la Mêlée, l’association organisatrice qui fédère quelque 550 acteurs de l’économie numérique. Le citoyen de 2014 est clairement un homo numericus comme l’ont baptisé les organisateurs. Un homme connecté à ses proches, ses amis, ses collègues, son entreprise, sa ville, qui définit clairement de nouveaux usages, de nouvelles pratiques, une nouvelle citoyenneté.
De l’autre côté, il y a les créateurs. Start-ups, laboratoires de recherche, grandes entreprises de l’informatique, du spatial, etc. Et c’est peu dire que ce secteur pèse : Midi-Pyrénées est la seconde région française derrière l’Ile-de-France dans le secteur de l’informatique, de l’électronique et des télécommunications. Plus de 34 000 emplois et 2,5 milliards de chiffre d’affaires qui font du secteur le second pôle derrière l’aéronautique.

French tech Toulouse

Jusqu’à présent, ces acteurs étaient au pire dispersés et isolés, au mieux rassemblés dans plusieurs organismes plus ou moins concurrents. Dans les deux cas, le manque de visibilité était patent. Cela pourrait toutefois bien changer avec une initiative qui vient de voir le jour pour fédérer tout le monde : French tech Toulouse, qui a vu le jour dans le cadre de l’initiative French tech, lancée par l’ancienne ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin.
« L’objectif de French tech Toulouse est de faire partie des 4-5 villes qui auront le label Métropoles French tech » résume Jean-Pierre Bayol, directeur de Digital place. « Cela permettra de montrer que Toulouse compte au plan national sur le numérique », rajoute Édouard Forzy, qui a donc concocté un programme 2014 pour que la Mêlée numérique explore toute la palette des compétences régionales.

Tribune libre. "E-Commerce : Et si on parlait des impayés ?"

Par Sylvain Corpet, Directeur Général Adjoint de DSO-Interactive

DE NOUVEAUX DEFIS

Les chiffres du E-commerce montrent que le secteur se porte bien : hausse des transactions et intentions d’achat, augmentation du nombre de sites d’e-commerce… Pourtant, les faillites existent aussi et le marché semble se resserrer autour d’acteurs majoritaires. Certes, nombre de « petits » sites ont vocation à devenir de belles réussites, à condition de ne pas se focaliser uniquement sur l’idée, le concept, le marché. Les règles de base de gestion d’entreprise s’appliquent aussi à ce secteur plein d’énergie.

En effet, un E-commerçant est pris entre deux logiques, celle du passé et celle du futur. Celle du passé suppose de continuer à savoir gérer son entreprise comme toutes les entreprises traditionnelles, en espérant bénéficier de coûts de distribution moins élevés, et en espérant avoir accès à un marché plus vaste, sans relation directe et de proximité avec ses clients. Celle du futur suppose de construire une relation clients qui sache mixer la distance et la proximité, le traitement de masse et le traitement personnalisé. Et, de fait, cette nouvelle stratégie de relation clients entraîne également une autre stratégie de gestion du risque clients.

Est-il encore nécessaire de rappeler que la principale cause de procédures collectives réside dans les problèmes de financement et en particulier dans la gestion des creux de trésorerie, liés à des retards de paiements ou à des impayés ?

Or, de très nombreux E-commerçants consacrent toute leur énergie à trouver une place sur le net, mésestiment leur risque clients et surtout, ignorent comment traiter convenablement les impayés.

Avec l'E-commerce, on assiste bien, en effet, à l'émergence d'une nouvelle relation commerciale. Certes, le potentiel clients est décuplé, le prix et la facilité de l'acte d'achat sont des déclencheurs très forts. Mais la relation quasi personnelle qui s'établit lors d'une vente en boutique disparaît. L'acte d'achat génère une zone d’inconfort devant un produit que l'on ne peut pas toucher, sentir, essayer,... sans conseil, sans contact. Sans interlocuteur identifié, l'acheteur se sent livré à lui-même et l'achat est alors vécu comme étant dépersonnalisé.

Dans cette relation « déstructurée », le client est moins fidèle et les paiements moins certains.

UN NOUVEAU RISQUE D’IMPAYES

Pour renouer le lien, les E-Commerçants ont développé de nombreuses stratégies de ciblage de leurs clients et prospects. Ils ont adopté les technologies les plus modernes pour rendre les interfaces utilisateurs attrayantes et faciles d’emploi. Enfin ils utilisent tous les outils monétiques pour faciliter l’acte d’achat et de paiement.

Cependant en cas d’impayé, toute cette mécanique s’effondre. Les outils mis en place pour fidéliser le client sont inopérants et le lien avec le consommateur/client est rompu.

D’autres éléments contribuent à une augmentation des impayés : le montant moyen des transactions et les paiements échelonnés. Le panier moyen (87€ en 2013) est suffisamment faible pour que la perception du risque lié à un impayé, soit, lui aussi, faible pour le client. D’autant que le paiement par Carte Bancaire, qui représente 80% des transactions, est tellement aisé et rapide, que la transaction financière est validée en trois clics. De plus, en proposant des solutions de paiement échelonnées (3, ou 4 fois sans frais), les E-Commerçants ouvrent la boite de pandore.

L'acte d’achat est facilité, les paiements potentiellement indolores, mais les échéances à venir ne sont plus garanties.

En tant que professionnel du recouvrement, la pratique et le suivi de millions de dossiers de créances impayées nous permettent de prendre la mesure de cette situation : des clients/débiteurs qui n’ont aucun contact avec le commerçant ne comprennent pas toujours qu'ils se sont engagés à payer ! Des acheteurs qui n’avaient pas les moyens d’acquérir le bien ou le service, ou qui pensent pouvoir se dédire alors qu'ils utilisent déjà un bien, voire des acheteurs qui cherchent à obtenir des délais de paiement supplémentaires à bon compte sont monnaie courante. Sans parler des fraudes volontaires. Car il est important de comprendre que plus l'échéance de paiement est faible, plus paradoxalement le risque d'impayé est élevé. Des garanties existent pour les montants élevés, peu pour les petites transactions…

Au bilan, on retrouve des dizaines de milliers de transactions rejetées et des E-Commerçants confrontés à une masse de petits soldes impayés qui représentent pourtant bien plus que la marge de leurs opérations….

De nombreuses solutions existent sur le papier pour contenir ce risque d'impayés : fidélisation des acheteurs, cashback,... . Pourtant, dans les faits, cela ne contribue pas ou peu à aider au recouvrement des impayés.

Par ailleurs, la règlementation qui protège à juste titre le consommateur, peut aussi malencontreusement intervenir pour renforcer le sentiment d'impunité de certains. Les nouvelles dispositions, et demain les actions de groupe (les fameuses « class actions » aux Etats-Unis), pourront contribuer à mettre l'E-Commerçant en position de relative faiblesse quand il s'agira de réclamer un impayé ou un retard de paiement.

La multiplication des impayés grève la rentabilité, leur recouvrement est très coûteux et très complexe notamment pour des échéances inférieures à 100€ dont le traitement en interne reste déficitaire. L’externalisation s’impose alors. Pour fonctionner, l’externalisation doit être confiée à un « pureplayer » qui va pouvoir mobiliser des méthodes, des outils, des technologies, des ressources et une organisation adaptée au traitement de volumes importants de dossiers de faible solde, pour restaurer le lien avec le client/débiteur.

La bonne connaissance des comportements défaillants, la prise en compte de la situation économique réelle des clients, seront la clé de la réussite et permettront de renouer la relation et de réussir le recouvrement. Car si la relation d’achat semble avoir été dépersonnalisée par le web, la force du recouvrement réussi passe par la « ré-humanisation » du processus en mobilisant au plus près du client un acteur approprié. Un acteur de référence qui va mener la négociation de paiement et donner au client l’occasion de régulariser son impayé. La restauration de ce lien, alors même que la situation semble critique, est déterminante pour la pérennité du tissu entrepreneurial, en particulier dans l’écosystème numérique.

La Dépêche publie une édition numérique tablette sur la Révolution des œillets au Portugal

 

Il y a 40 ans, le 25 avril 1974, le Portugal se libérait de la dictature au cours de la révolution des œillets ; révolution pacifique qui amena le pays vers la démocratie. Quatre décennies plus tard, que reste-t-il de la révolution des œillets ? Ses idéaux ont-ils été trahis ? Quelle est la situation du Portugal aujourd’hui alors que le pays est frappé durement par la crise économique et financière depuis 2008 ?

Pour répondre à ces questions, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose gratuitement sa nouvelle édition multimédia pour tablettes numériques (iPad et appareils Android) « Il y a 40 ans : la révolution des œillets. »

Notre reporter Pierre Challier est allé à Porto et à Lisbonne, entre autres, pour rencontrer des Portugais qui ont été les témoins et les acteurs directs des événements comme le colonel Vasco Lourenço, l’un des artisans de la révolution. Entre souvenir et espoir, nous revenons avec de nombreuses photos, des vidéos et des infographies sur cet événement majeur dans l’histoire européenne.

Pour lire cette édition, téléchargez l’application « La Dépêche du Midi » pour tablettes et smartphone (Apple et Android) et rendez-vous dans l’onglet « Hors série offerts. »


Mobile : depuis 2012, la facture des Français s’est allégée de 7 milliards


Lorsqu’il s’est lancé dans la téléphonie mobile en janvier 2012, Xavier Niel, le PDG d’Iliad, la maison mère de Free mobile, avait clairement affiché ses ambitions : diviser par deux la facture des dépenses télécoms des Français. Deux ans plus tard, force est de constater que le budget consacré par les foyers aux dépenses de télécommunications a effectivement baissé. Notamment grâce aux nouveaux standards tarifaires imposés par Free Mobile à tout le secteur : un forfait avec des communications illimitées et un volume de données internet autour de 20 € et un forfait sans la « data » à moins de 5 €.

« Baisse moyenne de 30 %»
Ce mardi l’association de consommateur UFC-Que Choisir a dévoilé les résultats d’une enquête qui attestent d’une réelle baisse des prix. « L’arrivée d’un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mensuelle mobile de 30 %. Notre étude met ainsi en évidence qu’en l’espace de deux ans (2012 et 2013), les utilisateurs de services mobiles ont économisé pas moins de 6,83 milliards d’euros » indique l’association, qui se félicite de voir la France être désormais deux fois moins chère que la moyenne européenne alors qu’elle était 25 % plus chère en 2010. L’UFC souligne également que les forfaits « sans engagement » sont en passe de devenir la règle cette année. « Fin 2013, près d’un abonné sur deux (49,3 %) avait une offre sans engagement, soit deux fois plus qu’en janvier 2012. » Ainsi, les consommateurs n’hésitent plus à faire jouer la concurrence et à changer d’opérateurs : les demandes de portabilité de numéros entre deux opérateurs ont triplé en deux ans. « La France est désormais un pays où il fait enfin bon téléphoner » se félicite l’UFC, qui défend avec force le modèle à quatre opérateurs, à l’heure où certains – le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg en tête – souhaitent un retour du marché à trois pour préserver les emplois.
Rappelant que « l’emploi dans le secteur a progressé depuis 2012 », l’UFC n’élude toutefois pas un tel scénario et demande aux autorités de régulation (Autorité de la Concurrence et ARCEP), de se prononcer sur la restructuration en cours afin de préserver « une intensité concurrentielle au service des consommateurs ». Elle propose d’ores et déjà de faire baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les quatre opérateurs aux MVNO (les opérateurs virtuels comme NRJ, Virgin, etc.).

Après le rachat de SFR, un retour à 3 ?Après le rachat de SFR par Numéricable, Bouygues telecom se trouve dans une situation particulièrement précaire. « La fragilité de Bouygues telecom ne garantit pas – et les tractations actuelles le confirment – son maintien sur le marché à moyen terme », estime l’UFC-Que Choisir. De fait, une rumeur lancinante laisse entendre que Bouygues pourrait se faire racheter par son concurrent Free Mobile, comme cela aurait pu se faire si Vivendi avait choisi de vendre SFR à Bouygues, ce dernier revendant dans la foulée son réseau clé en main à Free.
Ce retour à trois opérateurs (Orange, SFR-Numéricable et Free-Bouygues), inquiète vivement l’UFC, qui n’en veut pas, craignant qu’il arrive en France ce qui s’est passé en Autriche lorsque ce pays est passé de 4 à 3 opérateurs : une hausse des prix de 10 % !
En attendant, la France dispose bel et bien de quatre opérateurs et pourrait connaître des changements. Patrick Drahi, le PDG d’Altice, propriétaire de Numéricable et SFR, devrait dévoiler d’ici la fin de l’année de nouvelles offres.

Toulouse veut devenir une "Métropole French Tech"



Le 27 novembre 2013, Fleur Pellerin, alors ministre de l'Economie numérique a lancé l’"initiative French Tech", un grand projet collectif au service de la croissance et du rayonnement des start-up et entreprises du numérique.

"L’initiative French Tech c’est d’abord une ambition : construire un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises. L’objectif, c’est de tout faire pour que les prochains Google naissent et se développent ici, en France et en Europe !" déclarait la ministre.

Un appel qui a été largement entendu à Toulouse où un mouvement "French Tech Toulouse. Ready to tech !" vient d'être lancé pour fédérer les initiatives et promouvoir le savoir-faire régional qui fait de Midi-Pyrénées la 2e région française derrière l'Ile-de-France avec plus de 34000 emplois, 19000 étudiants et quelque 2600 chercheurs.

Acquérir une vraie visibilité

"Toulouse possède un environnement favorable à l’économie numérique de par ses aménagements et ses infrastructures. La mise en place de tiers lieux, d’accélérateurs ou de laboratoires des usages qui permettent aux entreprises de disposer d’espaces correspondants à leur dynamique de création en est un exemple concret", expliquent les promorteurs de cette intiative. "Entrepreneurs, acteurs de la cité, citoyens, industriels, associations, écoles, chercheurs, usagers, structures d’appui, dispositifs d’accompagnement, tiers lieux, structures fédératives, l’intérêt de tous passe par cette dynamique et cette lisibilité commune. Nous souhaitons que Toulouse et sa région soient parmi les moteurs de cet élan national et international."

D'ores et déjà, cette candidature aux labels « Métropoles French Tech » est soutenue par de grands acteurs : Aerospace Valley, Airbus, Ambition Toulouse 21, la Cantine Toulouse, la CCI de Toulouse, la CRCI de Midi-Pyrénées, le cluster Digital Place, la TIC Valley, ERDF, l'incubateur Midi-Pyrénées, l'IRIT, Orange, SFR, La Poste, la région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole, l'université de Toulouse, etc.

Plus d'informatons sur le site internet, la page Facebook ou le compte Twitter

Futurapolis : demain des robots et des hommes


Futurapolis. Peu de termes peuvent s’enorgueillir de posséder en eux autant de promesses d’avenir  : le futur dans toutes ses dimensions scientifiques, politiques, sociétales, par le prisme de la «polis», la cité, la ville, la mégapole, qui attire plus de la moitié de l’humanité. Une corrélation à dessein car c’est bien dans les métropoles  que se jouent, aujourd’hui, les organisations humaines de demain en matière d’attractivité, de transport, d’environnement, de réseaux : autant de domaines reliés entre eux par l’innovation. La troisième édition de Futurapolis, lancé en 2012 parle magazine le Point avec le soutien de Toulouse Métropole et de la Région Midi-Pyrénées, va donc explorer ce que l’innovation peut apporter à notre quotidien, au travers de tables-rondes, de démonstrations et des 24 heures de l’innovation ; un marathon qui présentera 48 innovateurs.
Les éditions précédentes de Futurapolis ont connu un immense succès avec plus de 12 000 personnes et cette année encore le public devrait être au rendez-vous* pour partager avec quelque 170 intervenants venant d’horizons très différents. Parmi eux l’architecte Jean-Michel Wilmotte, l’écrivain Ken Follet, l’astrophysicien André Brahic, le climatologue Jean Jouzel, le président d’IBM Alain Bénichou ou l’académicien Erik Orsenna.
Tous ont en point commun de porter un regard aiguisé surle devenir de l’Homme confronté  à la technologie. Et cette année, au-delà du thème général de l’électricité, les robots seront clairement les invités vedettes, à l’image de Romeo d’Aldebaran Robotics présenté ci-contre.
C’est que la robotique -  qui constitue l’un des fleurons de Midi-Pyrénées avec le cluster Robotics place  et  des laboratoires comme le LAAS à Toulouse - deviendra de plus en plus une réalité, tant ce domaine est transversal  (informatique, santé agriculture, assistance, etc.) et mobilise de multiples disciplines. Surtout, la robotique - et particulièrement les robots humanoïdes - constitue l’un des meilleurs points de convergence entre la réalité scientifique et ce qui la fait progresser : le rêve de chacun d’entre nous.
Inscriptions sur wwww.futurapolis.fr

«La Dépêche du Midi» dans le Top 10 de la presse quotidienne régionale


La presse et les Français n’aiment rien tant que cultiver les paradoxes. Depuis plusieurs années, en effet, les titres de presse subissent une baisse de diffusion chronique et, en même temps, les Français aiment toujours autant la lire. Et ce n’est pas la 5e vague de l’étude d’audience One, réalisée par Audipresse sur l’année 2013, qui dira le contraire.
771000 lecteurs chaque jour pour La Dépêche
Ainsi, 66 % des Français lisent chaque jour au moins un titre de presse, quotidienne ou magazine. 42 % lisent au moins un quotidien, 50 % lisent au moins un magazine et 26 % lisent au moins un quotidien et un magazine. Chaque mois, 97 % des Français lisent au moins un journal ou un magazine, soit 49,7 millions de lecteurs !
En ce qui concerne plus particulièrement la presse quotidienne régionale (PQR), au niveau national, 18,484 millions de personnes sont des lecteurs d’un journal régional, soit 36 % des Français de 15 ans et plus.
Sur plus d’une trentaine de titres, La Dépêche du Midi se situe dans le Top 10 des meilleurs quotidiens régionaux. Notre titre totalise 771 000 lecteurs par jour en moyenne, ce qui le place à la 6e place nationale. Une belle performance qui traduit les liens forts installés entre La Dépêche et les habitants de Midi-Pyrénées, de l’Aude et du Lot-et-Garonne… ou d’ailleurs. Car grâce à notre offre Premium, la version numérique du journal est lue aux États-Unis, en Europe et partout en France pour tous ceux qui veulent garder un lien avec l’actualité de notre région.

La Cour de justice de l'Union européenne met un coup d'arrêt à la rétention abusive des données personnelles


Au nom de la lutte contre  le terrorisme et la grande délinquance, peut-on porter atteintes aux libertés fondamentales et à la préservation de la vie privée ? Cette question est lancinante depuis les attentats du 11-Septembre et traverse le débat dans les sociétés occidentales depuis plusieurs années, au grès de l'examen de législations nationales

Ce mardi la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE)  vient d'apporter une retentissante réponse  à cette question dans un arrêt imposant une révision de la législation européenne sur la conservation des données personnelles utilisées pour lutter contre le crime organisé et le terrorisme, jugée nécessaire mais disproportionnée et trop intrusive.

La Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) invalide ainsi la directive européenne 2006/24 sur la rétention des données ou traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communications, notamment pour non-respect du principe de proportionnalité. Le juge européen reproche également à cette directive de ne pas imposer une conservation des données sur le territoire de l'Union européenne ; un aspect particulièrement intéressant dans le débat sur la protection des données personnelles hébergées auprès de grands groupes extra-européens.

La députée européenne du Sud-Ouest, Françoise Castex, salue cette décision de la Cour. "Après le rapport Moraes sur le programme d'espionnage de la NSA, et l'adoption du paquet données personnelles par les eurodéputés, c'est un signal fort envoyé au Conseil. Cette directive, qui a été votée dans le cadre des accords UE/États-Unis après les attentats du 11 septembre, ne répondait pas aux exigences imposées par les droits fondamentaux à la vie privée et à la protection des données".

Enfin l'eurodéputée Nouvelle donne estime qu'il est temps de remettre à plat la législation en cours et appelle à un véritable Habeas corpus numérique. "Cet arrêt confirme ma conviction qu'il est urgent de doter l'Europe d'un habeas corpus numérique, et de suspendre, une fois pour toute, les accords Safe Harbour et Swift/TFTP qui autorisent le transfert des données personnelles des Européens aux autorités américaines", conclut l'eurodéputée.

Un coup d'arrêt au fichage automatique, mais le combat continue

La Quadrature du Net, qui lutte pour la protection des données, s'est réjouie de cette décision. "Cette décision historique est une victoire pour tous les défenseurs de la vie privée qui, partout en Europe, s'étaient mobilisés depuis 2006 contre le fichage généralisé des communications. Alors que depuis près d'un an se tient un débat sans précédent sur la surveillance de masse, la Cour souligne à son tour que les mesures d'exception adoptées au nom de la lutte contre le terrorisme ont abouti à des violations inacceptables de la vie privée. Cet arrêt est une invitation à continuer le combat contre la surveillance par tous les moyens appropriés, qu'ils soient techniques, politiques ou juridiques. Lois après lois, nos gouvernements se sont affranchis de l'État de droit. Il est désormais temps de leur rappeler que les libertés fondamentales constituent la pierre angulaire de nos démocraties et qu'elles ne sont pas négociables. » déclare Félix Tréguer, cofondateur de La Quadrature du Net.

La commissaire aux affaires intérieures Cecilia Malmström s'est réjouie sur son compte Twitter de connaître la décision de la Cour. "Le jugement de la Cour apporte de la clarté et confirme les conclusions critiques en termes de proportionnalité du rapport d'évaluation de la Commission de 2011 sur la mise en œuvre de la directive sur la conservation des données . La Commission européenne va maintenant évaluer attentivement le verdict et de ses impacts. La Commission prendra son travail avant à la lumière des progrès accomplis dans le cadre de la révision de la directive sur la vie privée et en tenant compte des négociations sur le cadre de la protection des données", a expliqué la commissaire dans un communiqué.



Neutralité du Net : victoire historique du Parlement européen



C'est un débat qui pourrait paraître n'être celui que de spécialistes. Et pourtant, la neutralité du Net est, avec la protection des données personnelles et le mode de gouvernance, l'un des sujets clé du développement d'internet et de son accessibilité équitable.

La neutralité du Net, c'est l'interdiction faite aux fournisseurs d'accès à internet de discriminer les contenus qui passent dans leurs tuyaux. La tentation est, en effet, très grande pour les FAI de privilégier, par exemple, les contenus produits par une de leurs filiales achetée à prix d'or. Ou encore freiner la consultation de contenus, comme des vidéos, qui mobilisent une importante bande passante.

La neutralité est donc un enjeu important, économique, sociétal et démocratique, qui fait l'objet d'un intense lobbying des acteurs des télécoms.

Le vote du Parlement européen en faveur de la neutralité du Net, ce jeudi 3 avril dans le cadre du Paquet Télécom, est donc un moment historique et important. Les eurodéputés ont adopté par 534 voix pour, 25 contre et 58 abstentions le rapport de l'espagnol Pilar del Castillo Vera (PPE). "Nous avons obtenu des garanties supplémentaires pour maintenir l’ouverture d’internet en s’assurant que les utilisateurs peuvent utiliser et proposer des applications et services de leurs choix et en renforçant internet comme élément clé de la compétitivité, de la croissance, des emplois et de l’innovation", explique le rapporteur.

Internet équitable, sans discrimination, restriction ou interférence

"Le trafic internet doit être traité de manière équitable, sans discrimination, restriction ou interférence, indépendamment de l’expéditeur, du destinataire, du contenu, de la technologie, du service ou des applications", explique le Parlement, qui a toutefois laissé des marges de manœuvres aux FAI. "Les fournisseurs d’accès internet pourraient toujours proposer des services spécialisés aux utilisateurs finaux tels que la vidéo à la demande ou la conservation de données critiques (informatique en nuage) s'ils ne portent pas atteinte à la disponibilité ou à la qualité des services d'accès à l'internet proposés par d’autres entreprises ou service"

Enfin, les députés ont réduit la liste des “cas exceptionnels”, proposée par la Commission européenne, permettant aux fournisseurs d’accès de bloquer ou ralentir internet." De telles mesures seront possibles pour mettre en œuvre une décision de justice, préserver l’intégrité et la sûreté du réseau et prévenir les effets d’une congestion temporaire du réseau. Ces mesures de gestion du trafic devront être transparentes, non discriminatoires et proportionnées et ne devront pas être maintenues plus longtemps que nécessaire."
"Nous acceptons des services spécialisés - IPTV et la télémédecine en sont de bons exemples - mais ils ne devraient pas affecter la vitesse ou la qualité de l'accès du consommateur moyen", précise l'eurodéputée Teresa Riera, porte-parole des Socialistes et Démocrates  (S&D) pour l'industrie

L'eurodéputée Nouvelle Donne du Gers Françoise Castex, qui avait contesté en janvier 2013 les propositions de la commissaire européenne Neelie Kroes, et mis en garde contre un vote négatif, s'est réjouie de la réécriture par le Parlement européen du texte initial de la Commission.
"Dans sa proposition, ou plutôt « précipitation » initiale, la Commission européenne voulait encadrer le traitement préférentiel que les opérateurs peuvent proposer à certains services, tout en garantissant la qualité du service de base. C'était la porte ouverte à des offres différenciées d’accès à Internet, à un Internet bridé par des fournisseurs d'accès devenus eux-mêmes fournisseurs de contenus. Avec ce texte, le principe de neutralité du Net devient explicite, général et de force exécutoire", explique l'eurodéputée, par ailleurs vice-présidente de la commission des Affaires juridiques.

Le vote du Parlement a été salué par de nombreux acteurs de défense des libertés au premier rang desquels la Quadrature du Net qui avait mené une vaste campagne de sensibilisation. "La victoire d'aujourd'hui sur la neutralité du Net est la plus importante pour la protection des libertés en ligne depuis le rejet de l'ACTA en juillet 2012. Le Parlement européen a clairement indiqué que le bien commun qu'est Internet doit échapper à l'emprise de l'industrie et rester un espace où la liberté de communication et d'innovation peuvent prospérer. Nous remercions vivement l'ensemble des organisations, des citoyens et des eurodéputés qui ont rendu ce résultat possible. Nous devons maintenant rester vigilants quant à la suite de la procédure, car le texte va désormais devant le Conseil de l'Union européenne, où de nombreux gouvernements nationaux chercheront à démanteler les dispositions relatives à la neutralité du Net afin de satisfaire leurs oligopoles télécoms. Même si nous avons gagné aujourd'hui, le combat pour un Internet libre continue !", a déclaré Félix Tréguer, cofondateur de La Quadrature du Net.

Rien n'est joué

Reste que le texte adopté par le Parlement doit maintenant se traduire concrètement. Et comme dans le cas de la protection des données personnelles, rien n'est gagné en raison du lobbying des Télcos. "Avec la pression des opérateurs historiques et des acteurs historiques du contenu, le risque que ce texte soit repoussé par les 28 est réel. Gageons qu'ils prennent leurs responsabilités et apportent leur soutien à ce texte qui protège les droits fondamentaux de nos concitoyens et soutient nos PME innovantes contre les appétits gargantuesques des grandes multinationales américaines", espère Françoise Castex.

En France, les opérateurs sous surveillance
Afin de vérifier que la neutralité du Net est respectée ou non par les opérateurs de télécommunication, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) vient de mettre à jour; le 29 mars, une de ces décisions sur le sujet prise en 2012 qui lui permettait de collecter périodiquement (auprès des opérateurs français mais aussi étranger opérant en Francedes informations sur les conditions techniques et tarifaires de l’interconnexion et de l’acheminement de données sur internet. "Il s’agit de distinguer désormais les capacités installées et les capacités paramétrées, sur chaque lien d’interconnexion visé par la décision ; et de permettre à l’Autorité de solliciter, de manière ponctuelle, des informations complémentaires afin qu’elle puisse apprécier l’ampleur d’une saturation présumée sur un des liens d’interconnexion", explique le gendarme des télécoms.


Municipales : La Dépêche sort une nouvelle édition tablette pour le 2e tour


La rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de télécharger une édition spéciale « 2e tour des municipales » pour les tablettes numériques (Apple et Android).
Retrouvez, nos analyses et décryptages, des infographies, des vidéos pour mieux comprendre et tous les résultats commune par commune.

Téléchargez gratuitement notre application "La Dépêche du Midi" puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts » de votre application La Dépêche du Midi.

Plus de renseignement sur www.ladepeche.fr/premium

Le Digiworld Summit de Montpellier consacré cette année au futur du mobile



Le prochain DigiWorld Summit, sous le thème « Mobility reloaded », propose de lancer un large débat sur les nouveaux bouleversements auxquels doit faire face l’économie numérique dans son ensemble, au moment où les technologies et les usages mobiles entre dans une nouvelle phase de leur développement.

Comme tous les ans, l'IDATE vous propose de débattre des grandes tendances des marchés Telecom, IT, Internet, et Media. « Cette année, nous avons retenu un angle d'analyse particulier en choisissant de mettre l'accent sur la concentration extraordinaire des enjeux autour des innovations mobiles. C'est vrai pour les opérateurs télécoms et leurs fournisseurs, pour les leaders des smart devices, pour les grandes plateformes de l'Internet et les acteurs de l'OTT, comme pour les éditeurs de chaînes TV et de contenus numériques. Le mobile a plus de 20 ans mais nous n'avons encore rien vu ! »  estime Yves Gassot, Directeur général de l’IDATE.

Le DigiWorld Summit, pour sa 36ème édition, réunira à Montpellier du 18 au 20 novembre 2014, un panel international de 150 intervenants de très haut niveau venant partager leur vision avec plus de 1 200 participants de plus de 30 nationalités différentes.

La carte de la cyberguerre par Kaspersky Lab



Cartographier internet, cela a été longtemps le rêve des utilisateurs et cela l'est encore. Mais comment faire pour matérialiser un système sans frontière ? Dès lors, les seules cartes qui ont émergés sont celles rendant compte de l'activité du réseau du réseau (les connexios entre les DNS) ou encore les statuts posté par les membres de Facebook.

L'éditeur de logiciel antivirus Kaspersky Lab propose une carte du côté sombre d'internet : celle de la cyberguerre. "Que ce soit le simple ralentissement d’un ordinateur ou un vol de données plus important, les conséquences d’une infection de malware sont très concrètes pour les victimes. Pourtant, ces petits programmes sont difficiles à se représenter, cachés et invisibles au regard. Et ce n’est que l’une des nombreuses menaces qui existent aujourd’hui et nourrissent la cybercriminalité", explique la société.

Afin d’illustrer l’ampleur du phénomène, Kaspersky Lab a donc créé une carte interactive des cyber menaces dans le monde, qui met en lumière les flux en temps réel :
-          Quel pays reçoit le plus de spam le matin : l’Allemagne ou les Etats-Unis ?
-          Qui clique le plus souvent sur des liens infectés : La France ou le Japon ?
-          Quel pays est le plus touché par les malwares ?

Cette cyber carte très impressionnante est disponible ici : http://cyberwar.kaspersky.com/ (optimisée pour Chrome et Firefox).

Spécialiste des objets connectés, la société montpelliéraine Awox entre en bourse

C'est l'une des plus belles start-up du grand sud qui franchit ce mercredi une étape supplémentaire dans son histoire : la société montpelliéraine Awox, spécialiste des objets connectés est introduite en bourse sur le marché Euronext.

Forte de 42 collaborateurs, dont 20 dédiés à la Recherche et développement, Awox bénéficie d’une organisation mondiale établie avec des bureaux commerciaux aux Etats-Unis (Palo Alto), en Europe (Montpellier), en Chine (Shenzen), à Taiwan (Taipei), ainsi qu'une filiale dédiée à l’industrialisation, la production et le sourcing à Singapour, et des plateformes logistiques sur les trois continents.

Awox a réalisé un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2013, en croissance de 48% portée par la gamme Striim, une marge brute élevée représentant 63% du chiffre d’affaires et un résultat d’exploitation (intégrant le crédit d’impôt recherche) de 0,3 M€.

L'introduction en bourse se traduira par une augmentation de capital de 17 M€.


Twitter, Facebook et Google dans le viseur de l'UFC


Vous êtes-vous déjà intéressé aux conditions générales d’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Google plus ou d’autres ? Certainement pas et ceux d’entre nous qui l’ont fait se sont perdus dans les méandres de pages interminables, parfois en anglais, au langage technique ou aux formulations absconses. Et pourtant, ces textes encadrent l’utilisation que font les géants d’internet des données collectées auprès de leurs utilisateurs. Une utilisation peut-être conforme au droit américain mais certainement pas à la vision que s’en font les Européens.

L’UFC dénonce des centaines de clauses abusives ou illicites

En juin dernier, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait alors mis en demeure les trois principaux réseaux sociaux de modifier leurs conditions générales. En vain. Hier l’association est passée à l’étape supérieure en les assignant devant le tribunal de grande instance de Paris, pointant des clauses jugées « abusives ou illicites » et très nombreuses (180 pour l’un des réseaux). « Les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes. Pire, les réseaux persistent à s’autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l’exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage. Ils s’octroient toujours, sans l’accord particulier des utilisateurs, une licence mondiale, illimitée et sans rémunération, d’exploitation et de communication des données à des partenaires économiques. Bref, non seulement vous êtes l’objet de publicité ciblée mais en outre vos données peuvent faire l’objet d’une exploitation commerciale (publicité, ouvrages, etc.) sans votre accord exprès et sans le moindre centime », dénonce l’association.
Saluant le travail du Parlement européen qui vient d’adopter un règlement et une directive, l’UFC demande à l’Union et aux États membres de mettre en œuvre rapidement ces nouveaux textes. Ce qu’ils ne feraient pas assez vite, déplore l’association. Car le débat pose aussi la question de trouver un subtil et difficile équilibre entre, d’un côté, la légitime protection des données personnelles et, de l’autre, la libre circulation des informations en tant que moteur commercial.

Des milliards de dollars en jeu

Les enjeux, il est vrai, sont colossaux. « La valeur des données personnelles est évaluée à 300 milliards de dollars aujourd’hui, 1 000 en 2020 », rappelait l’eurodéputée Françoise Castex lors d’un débat sur la protection des données organisé récemment à l’université Toulouse I-Capitole. Les intérêts économiques se heurtent aussi à la différence d’approche de part et d’autre de l’Atlantique. « En dehors des données sensibles, l’utilisation des données aux USA fait partie de la liberté du commerce » confirme Me Winston Maxwell, avocat chez Hogan Lovells, qui se veut toutefois optimiste.
En effet, les choses pourraient évoluer. Les affaires des écoutes de la NSA interrogent outre-Atlantique jusqu’à la Maison Blanche, où Barack Obama est conscient de la nécessité de faire des gestes envers ses alliés européens. « Aujourd’hui, beaucoup d’Américains veulent se rapprocher des positions européennes », assure Me Maxwell.

« Je garde la main sur mes données » 

85 % des Français sont préoccupés par la protection de leurs données personnelles, mais restent impuissants à les contrôler : seuls 24 % disent être parvenus totalement à les effacer. Forte de ce constat, l’UFC a lancé une campagne de sensibilisation doublée par une pétition « Je garde la main sur mes données » pour exiger des pouvoirs publics « une réelle protection de la vie privée et la non-utilisation de nos données à notre insu. » L’association a mis en ligne sur son site quechoisir.org des didacticiels pour sécuriser un profil, activer les options antitraçage de l’ordinateur ou encore effacer des données à distance sur les terminaux mobiles. 

Municipales : un succès d'audience pour les sites de La Dépêche



La soirée électorale du premier tour des élections muncipales, dimanche soir, a été un succès d'audience pour les sites internet du Groupe Dépêche. Vous avez été des milliers à nous rejoindre pour découvrir en temps réel les résultats de votre commune, de votre région et du pays, mais aussi les premières réactions, ainsi que nos analyses et décryptages de ce scrutin.

L'OJD en charge du contrôle de la fréquentation des supports numériques a enregistré lors de ce premier tour un pic exceptionnel de la consultation des Sites Web d'Actualités et d’Informations.

Ladepeche.fr est dans le Top 20 des sites français, à la 15e  place, avec 580109 visites soit une hausse de +60% par rapport au dimanche précédent.  La Dépêche Premium, le site internet de notre offre numérique Premium, a quant a lui connu un bond de +225% avec 6435 visites selon AT Internet.



La Dépêche du Midi sort une édition spéciale tablettes pour les municipales



La rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de télécharger gratuitement une édition spéciale tablettes (iPad, Android) sur les municipales.
Au menu, des vidéos explicatives sur le scrutin, des infographies pour comprendre les compétences du maire, nos analyses et décryptages du 1er tour, et tous les enjeux du second tour.
Enfin, retrouvez tous les résultats nationaux et régionaux, commune par commune grâce à une carte interactive.

Pour lire cette édition, téléchargez gratuitement l'application La Dépêche du Midi dans l'AppStore d'Apple ou le Google Play. Puis rendez-vous dans l'onglet "Hors série offerts".

Ecoutes : l'eurodéputée François Castex dénonce la collaboration DGSE-Orange et appelle à réviser la législation



On savait depuis les révélations d'Edward Snowden, cet ex-employé de la NSA, que l'agence de renseignement américaine procédait à des écoutes de masse sur les réseaux informatiques, y compris ceux des alliés des Etats-Unis (Allemagne, France, Italie...). On savait aussi que les Britanniques, via leurs services secrets (GCHQ) étaient sur le Vieux continent le fidèle relai des demandes des Etats-Unis. Mais on n'était peut-être pas prêts à entendre qu'en France, la DGSE et Orange (dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 27%) orchestraient une surveillance aussi pointue qu'efficace depuis de nombreuses années.

Selon un document interne du GCHQ, la DGSE entretient une coopération étroite avec "un opérateur de télécommunication français" ; opérateur identifié comme étant Orange par le journal Le Monde qui a eu accès à la note, issue des documents emportés par Edward Snowden dans sa fuite.

"L'une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu'elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l'insu de tout contrôle, d'un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent", expliquent nos confrères, détaillant les différents paliers de contrôle de ces données.

"Pas une surprise"

"Vu de Bruxelles, ces révélations ne sont malheureusement qu'une demi-surprise! Le Parlement européen a pointé du doigt, la semaine dernière, dans son rapport sur le programme d'espionnage massif de la NSA, certains États membres, à commencer par la France", a réagit cet après-midi l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex, spécialiste des questions numériques.

Des questions du Parlement européen restées sans réponses

Le rapport évoqué par Mme Castex est celui de son collègue britannique travailliste Claude Moraes, qui s'est penché sur les écoutes de la NSA. Ce rapport (lien PDF) édifiant, fruit de six mois d'enquête au cours desquels ont été entendus de multiples intervenants (dont pour la France le directeur général de la sécurité extérieure et le directeur central de la sécurité intérieure), a été adopté par le Parlement européen le 12 mars dernier, date anniversaire des 25 ans du web. Dans ses conclusions, il prenait acte des nouvelles orientations voulues par Barack Obama en matière de respect de ses alliés, mais surtout, demandait à six pays dont la France de clarifier les éventuels accords existants entre leurs services de renseignements et des opérateurs de télécommunications et leur compatibilité avec la législation européenne en matière de protection des données personnelles.

Revoir la législatif française

"A la lumière de ces révélations, on comprend mieux le manque d'empressement du gouvernement français à dénoncer le scandale de la NSA, et qu'il ait mis plus d'un an et demi à transmettre aux eurodéputés français un semblant de position sur le paquet données personnelles en cours de négociation au niveau européen", estime Françoise Castex, qui réclame une révision de la législation française "afin de garantir que la DGSE soit soumise à une vraie surveillance publique par le biais d'un contrôle parlementaire et judiciaire effectif."

Cette demande de révision de la législation va remettre en tout cas sur le devant de la scène le très controversé article 20 de la loi de programmation militaire adoptée fin 2013. Celui-ci autorise en effet la surveillance des communications téléphoniques et internet en temps réel, sans intervention d’un juge, dans des domaines dépasse la sécurité.

Conférence-débat : "Aujourd’hui et demain, les objets connectés"



Le Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse organise ce jeudi 20 mars à 18 heures à l'Auditorium du centre culturel Bellegarde, un débat sur les objets connectés

L’Internet des Objets et les communications machines-à-machines (M2M) sont-ils de nouveaux « buzz words », de la science-fiction, un avenir très lointain ou notre avenir proche dans les villes et les entreprises ? Démocratisation des tablettes et smartphones, fiabilité des technologies sans fil, amélioration des logiciels de traitement des données et émergence des objets connectés en réseau sans fil : toutes les conditions sont enfin réunies pour faire de la maison et des bâtiments intelligents un véritable marché de masse. Le nouveau paysage technologique permet en effet de proposer des solutions domotiques moins chères, plus évolutives et plus intuitives et surtout adaptées aux besoins des consommateurs (afin de leur assurer des services de confort au sein du logement, d’économie d’énergie, de sécurisation des biens, d’autonomie des personnes dépendantes, etc.).

La dernière publication du chercheur biélorusse Evgueny Morozov, récemment parue dans le Wall Street Journal, s'intitule "les objets intelligents nous rendent-ils bêtes ?" Une vraie question ?
Si les objets connectés et les idées qui vont avec sont nombreux, il est indispensable de se demander pour quels usages et quels objectifs nous souhaitons les utiliser.
C’est pourquoi, le Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse propose une table ronde suivie d’un débat avec le public sur le thème ‘Aujourd’hui et demain, les objets connectés’.
Nous ferons un tour d’horizon sur le développement de ces technologies, sur le « progrès » que ces objets connectés est susceptible de nous apporter et sur leur impact dans notre quotidien.

Les invités :

- Michel Diaz, Directeur de Recherches au LAAS/CNRS
- Laurent Marchadier, Président de la société BEENETIC
- Maître Stanley Claisse, avocat à la Cour
- Marc Menou, Maitre de Conférences Sciences Economiques Université de Toulouse 1 Capitole

Le débat sera animé André Bourricaud, président du Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse et par Eric Castex, Chef de service Atelier de Développement Informatique Multimédia Université Toulouse Le Mirail.

Données personnelles : de Bruxelles à Toulouse, le débat avance


Le débat sur la protection des données personnelles a pris une ampleur toute particulière cette semaine. Alors que l'on célébrait ce mercredi 12 mars les 25 ans du web, le Parlement européen a adopté, après trois années de travail, deux textes historiques, un règlement et une directive, soit le "paquet" sur la protection des données personnelles collectées sur internet. Un vote historique qui est arrivé au moment où était rendu le rapport d'enquête sur les écoutes effectuées par la NSA. Enfin, la nouvelle étude « Les Français et le numérique » réalisée par l’Inria et TNS SOFRES, montrait que 72% de nos compatriotes pensent que le numérique a des effets négatifs sur leur vie privée.

D'évidence, on peut dire que la donne a changé et que le sujet des données personnelles, de confidentiel, est devenu un sujet de débat majeur dans nos société.

C'est dans ce contexte que l'université Toulouse 1-Capitole a organisé ce vendredi 14 mars un colloque "Quelle protection des données personnelles en Europe ?" Organisé par l'université, la région Midi-Pyrénées et Airbus, en collaboration avec l'Associaton des étudiants du Master 2 Droit et Informatique et en partenariat avec, entre autres, l'institut fédératif de recherche, la faculté de droit, l'IRDEIC, le centre d'excellence Jean-Monnet, ce colloque a balayé toutes les problématiques économiques, politiques, juridiques, sociétales que recouvre ce sujet.

"Protéger les données personnelles c'est protéger les libertés fondamentales"

En introduction des débats, le professeur Céline Castets-Renard a rappelé combien "protéger les données personnelles, c'est protéger les libertés fondamentales" et a listé les questions que soulève le cadre juridique. La protection des données en Europe peut-elle pénaliser les entreprises européennes dans le marché mondial ? La lutte contre le terrorisme peut-elle tout justifier en matière de surveillance des réseaux ? Quels peuvent être les accords entre les opérateurs et les agences de renseignements ? Les Européens sont-ils protégés lorsque leurs données sont hébergées par des sociétés domiciliées hors UE ? Enfin, sous le poids de puissants lobbies, les prochaines élections européennes peuvent-elles mettre un frein aux avancées acquises ces derniers mois ?

Concilier protection et libre circulation

Pour Annie Blandin-Obernesser, professeur à Telecom Bretagne, il faut trouver "un espace de conciliation entre la protection et la libre circulation ; entre les actions assurant la sécurité publique et le droit à la protection de ses données." Pour ce faire, l'émergence d'un "habeas corpus numérique", proposé par le Parlement européen, serait une bonne chose.

Un habeas corpus, un texte fondamental donc, serait, en effet, conforme à l'idée que se font les Européens du sujet. Une approche globale, soulignée par Alba Bosh, représentante du très méconnu Contrôleur européen des données personnelles. Abordant le contexte et les méthodes d'adoption de la proposition de règlement, Sylvaine Polliot-Peruetto, professeur à l'UT1-Capitole, a mis en exergue de son côté que l'on pouvait percevoir les données personnelles comme le fil rouge de la construction européenne.

Les données personnelles : fil rouge de la construction européenne

Un fil rouge que les Etats ont bien du mal à mesurer à sa juste valeur si l'on en croit Esther Mitjans, professeur à l'université de Barcelone et ancienne directrice de l'autorité catalane de protection des données (2005-2012). "Les gouvernements ne pensent pas à la protection des données et ne respectent pas leur autorité de contrôle. Les autorités de protection de données ne sont pourtant pas là pour censurer mais pour aider", estime la spécialiste, qui assure que "le vote du Parlement européen va apporter plus de visibilité et plus de responsabilités sur les données personnelles."

Une question de dignité

Une analyse partagée par Cécile de Terwangne, professeur à l'université de Namur (Belgique), qui a décortiqué le Convention internationale 108 (que les Etats-Unis n'ont pas signée), le règlement et la directive européens. "Sur les données personnelles, tout se fait à l'insu des personnes. Il faut plus de transparence", estime-t-elle en démontrant que "la protection des données, c'est aussi une question de dignité."  D'où l'importance de "rééquilibrer les rapports entre ceux qui font du profilage et ceux qui sont profilés."

Europe-USA : mésentente cordiale ?

Le profilage, contre lequel s'est souvent élevée l'eurodéputée Françoise Castex, c'est bien l'une des caractéristiques des géants du net qui peuvent tout savoir des internautes au nom de la liberté d'entreprendre. "En dehors des données sensibles, l'utilisation des données aux USA fait partie de la liberté du commerce" confirme Me Winston Maxwell, avocat chez Hogan Lovells, l'un des plus grands cabinets actifs sur ces questions.
Me Maxwell détaille l'arsenal législatif américain, qui est bien plus important que ce que l'on pourrait imaginer. La protection des citoyens américains par rapport à l'utilisation de leurs données par le gouvernement est ainsi régie par un Privacy Act qui date de... 1974, quatre ans avant notre loi informatique et libertés en France. Pour Me Maxwell, Américains et Européens parlent du même sujet... mais avec des définition différentes.

Une différence d'approche que confirme Françoise Castex, qui souligne le poids des lobbies qui ont été à l'oeuvre durant ces trois dernières années pour infléchir la position du Parlement européen en faveur des intérêts économiques des grandes sociétés d'internet. "La construction du paquet données personnelles en Europe n'est pas technocratique mais démocratique. Les citoyens peuvent peser sur les décisions", assure l'eurodéputée, qui justifie la nécessité d'une nouvelle législation par l'explosion de l'échange des données (2% en 1995, 97% en 2013).
Françoise Castex reconnaît que les scandales des écoutes (affaires Prism, Snowden) "ont beaucoup pesé sur l'adoption du paquet."
Des affaires qui ont également interrogé outre-atlantique jusqu'à la Maison Blanche, où Barack Obama est conscient de la nécessité de faire des gestes envers ses alliés européens. "Aujourd'hui, beaucoup d'Américains veulent se rapprocher des positions européennes", confirme Me Maxwell.

25 ans après l'invention du web, une nouvelle page de l'Histoire est en train de s'écrire.

Données personnelles : le vote historique du Parlement européen


Une coïncidence comme un clin d'oeil de l'Histoire. Alors que l'on célèbre ce mercredi 12 mars les 25 ans du web, le Parlement européen vient d'adopter deux textes historiques, un règlement et une directive, soit le "paquet" sur la protection des données personnelles collectées sur internet.
Après trois ans de travail les eurodéputés ont adopté le nouveau réglement à une forte majorité :  621 voix pour, 10 voix contre et 22 abstentions. Ainsi que la directive, malgré l'opposition de la droite européenne, par 371 voix pour, 276 voix contre et 30 abstentions. Les  deux rapporteurs du Parlement européen,  Jan-Philippe Albrecht (Verts, Allemagne) et Dimitrios Droutsas (S&D, Grèce), dispose donc d'un large mandat de négociation avec le Conseil et la Commission européenne.

Bras de fer Europe-Etats-Unis

"C'est un signal politique fort envoyé aux citoyens européens, qui tranche avec le silence du Conseil!", se félicite l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex. "Les données personnelles des Européens ne sont pas à vendre!" "Après le scandale de la NSA et alors que nous négocions un accord de libre-échange avec un État qui espionne nos concitoyens, il était fondamental de redéfinir les règles du jeu", souligne l'eurodéputée Nouvelle Donne.
"Nous souhaitions un encadrement plus strict des données pseudonymes, mais ce résultat est dans l’ensemble un bon résultat qui était encore impensable il y a quelques mois”, note Françoise Castex. "Le consentement explicite, l’encadrement des transferts de données vers un État tiers ou la possibilité de déréférencement sont des avancées réelles pour la protection de la vie privée des citoyens européens." Et de prévenir "Le Conseil ferait une grave erreur en écartant ce sujet à trois mois des élections européennes".
Car si le Parlement a pris clairement position, rien n'est encore joué et les négociations entre l'Europe et les Etats-Unis dont lon d'être terminées.

"Nous n’avons pas la même conception que les Etats-Unis sur ce qu’est une donnée personnelle : pour les Américains, c’est une donnée marketing monnayable ; pour nous cela touche à la vie privée et à nos libertés individuelles" explique Marc Tarabella, chef du groupe PS belge au Parlement européen, qui souhaite toutefois que l'Europe continue à travailler avec les Etats-Unis, "mais seulement sous certaines conditions."

"Nous ne devons en aucun cas accepter l’accord de libre-échange (TTIP) entre l’UE et les Etats-Unis si la question du transfert de données n’en est pas explicitement exclue. Il est indispensable qu’une solution adéquate soit trouvée sur la garantie de confidentialité des données des citoyens européens. Les européens devraient par exemple pouvoir déposer des recours devant la justice américaine quand leurs données sont exploitées abusivement.

Il faut suspendre l’accord SWIFT/TFTP sur le transfert de données interbancaires, et ce jusqu’à ce que soient vérifiées les allégations selon lesquelles les Etats-Unis ont eu accès à des données confidentielles non couvertes par l’accord.

Suspendre l’accord Safe Harbour qui permet aux entreprises US de traiter et transférer les données personnelles des citoyens européens tant qu’il n’est pas aménagé aux normes européennes de protection des données."



Une journée de débat ce vendredi à Toulouse
Le thème de la proctection des données personnelles qui intéresse de plus en plus le grand public va d'ailleurs faire l'objet d'une journée de débat, ce vendredi à l'uiniversité Toulouse1 Capitole.
Organisé par l'université, la région Midi-Pyrénées et Airbus, en collaboration avec l'Associaton des étudiants du Master 2 Droit et Informatique et en partenariat avec, entre autres, l'institut fédératif de recherche, la faculté de droit, l'IRDEIC, le centre d'excellence Jean-Monnet, le colloque "Quelle protection des données personnelles en Europe ?" va aborder toutes les problématiques économiques, politiques, juridiques, sociétales que recouvre ce sujet.

La Dépêche sort une édition tablette "Cerveau et mouvement"


À l’occasion de la Semaine du Cerveau qui a débuté hier dans quelque 30 villes en France, la rédaction de « La Dépêche du Midi » vous propose de télécharger gratuitement sa nouvelle édition spéciale pour tablettes numériques « Cerveau et mouvement, quel remue-méninges ! » Cette édition, disponible pour les tablettes iPad et Android, a été réalisée en partenariat avec le CNRS Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse.
Au sommaire de ce numéro, l’étude du mouvement chez l’homme et l’animal, la complexité des mouvements, le rôle du cerveau et son fonctionnement, ou encore la plasticité et la réparation du cerveau. À travers des diaporamas, des infographies pédagogiques et des vidéos, plongez dans les mystères du cerveau.
Comment lire cette édition ? Pour profiter de cette édition, téléchargez gratuitement et installez l’application « La Dépêche du Midi » sur l’AppStore ou le Google Play et rendez-vous dans la section « Hors série offerts » pour la télécharger.
Plus d’information sur www.ladepeche.fr/premium

Nougaro : La Dépêche crée une édition spéciale pour tablettes numériques



À l’occasion des dix ans de la disparition de Claude Nougaro, le 4 mars 2014, la rédaction de La Dépêche du Midi s’est mobilisée. Dès dimanche vous avez pu découvrir quatre pages spéciales dans notre édition dominicale. Nous vous proposons maintenant de télécharger gratuitement une édition inédite pour tablettes numériques sur notre application La Dépêche du Midi (iPad Android, onglet hors séries offerts).
En photos, vidéos et chansons, retrouvez le portrait de l’artiste, une interview de sa dernière épouse Hélène. Le regard de trois de ses enfants (Cécile, Théa et Pablo), mais aussi une sélection de disques, livres et DVD qui sortent à l’occasion de ces dix ans. Et bien sûr, la genèse de son hymne à la Ville Rose (Ô Toulouse).

La nouvelle édition pour tablettes de La Dépêche : « Un siècle de cristallographie »


La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition multimédia pour les tablettes iPad et Android : « Un siècle de cristallographie, des fondements aux applications. »
 Rentrer dans le monde des cristaux, c’est plonger dans un univers incroyable et étonnant et découvrir Une extraordinaire diversité. Cette édition spéciale n’a pas pour ambition d’en faire le tour, mais plutôt d’observer à la loupe certains des principaux aspects de cette discipline. Qu’est-ce aujourd’hui que la cristallographie moderne. Un cristal c’est quoi ? Voyage à l’intérieur d’un cristal. La révolution biomédicale. La minéralogie et la métallurgie : autant de thèmes abordés dans notre édition.
 Pour lire cette édition sur iPad (mais aussi iPhone ou iPod) et Android, téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

Les agricultures du futur sont déjà là



Qu’elle semble loin l’image du paysan rétif à tout progrès, trimant tout au long de l’année sur son tracteur ou à l’étable, loin des innovations de la ville. Certes, le métier d’agriculteur reste évidemment toujours difficile et très prenant, mais il est aujourd’hui l’un de ceux qui font le plus appel aux nouvelles technologies. Pour s’en rendre compte, il suffit de consulter le rapport que vient de rendre public l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Intitulé « Les agricultures du futur », ce document fait un point quasi exhaustif des nombreuses avancées technologiques et scientifiques qui se déploient aujourd’hui dans l’agriculture ; et répond à deux questions fondamentales : « Comment produirons-nous demain ? » et « Que mangerons-nous demain ? »

Dans le premier chapitre, l’Inra – qui disposera d’un vaste stand sur le Salon de l’agriculture – détaille l’action de ses unités de recherches. Par exemple pour modéliser les futurs territoires en mesurant les impacts des changements globaux sur l’agriculture et les territoires. Ainsi, les agriculteurs peuvent utiliser des systèmes de mesure embarqués sur des drones pour caractériser les surfaces en fonction de l’humidité des sols et du développement végétal. Des systèmes de mesures portatifs pour l’analyse des eaux par colorimétrie existent également tout comme la télédétection par satellite, par drones ou par avions, pour caractériser la composition organique des sols. Les drones sont également de la partie pour localiser de mauvaises herbes dans une parcelle cultivée et y envoyer un robot de désherbage localisé, guidé par GPS… À noter d’ailleurs qu’un robot jardinier, prénommé Oz, a été conçu par Naïo Technologies, une start-up toulousaine créée en 2011 et soutenue par l’Incubateur Midi-Pyrénées.




Les smartphones sont également devenus d’indispensables compagnons des agriculteurs. Ainsi, l’Inra a développé plusieurs applications mobiles dont une permettant de géolocaliser et référencer le comportement de certains insectes, afin d’échafauder des stratégies de protection.
Les nouvelles technologies bénéficient aussi aux éleveurs pour suivre au plus près les besoins de chaque animal (alimentation, santé, bien-être). Ainsi, des caméras 3D permettent de suivre la croissance de la vache laitière et d’ajuster son alimentation.

L’Inra travaille également pour guider les agriculteurs dans le choix des variétés de plantes les plus efficaces et les plus tolérantes aux stress abiotiques (sécheresse, températures élevées, etc.). Des outils qui permettent d’anticiper les changements climatiques du futur.

Les travaux de l’Inra concernent enfin ce que l’on trouvera demain dans notre assiette : les produits nouveaux mais aussi les circuits qui les y conduisent. Ainsi, l’Inra travaille sur un système d’étiquetage expérimental des produits sur les marchés ; mais aussi sur des truites nourries aux croquettes 100 % végétales, ou encore des volailles résistantes à la chaleur.

Les invitations réinventées avec les Toulousains «Vivent»


Qui ne s’est jamais retrouvé dans la situation de devoir organiser une réunion, un événement et de peiner à rendre compatible les emplois du temps des uns et des autres. Échanges sans fin de coups de fils, de textos, de courriels : bref, un vrai casse-tête. C’est pour résoudre ce problème que la jeune start-up toulousaine Vivent a imaginé une application pour smartphone. On crée simplement son événement et l’application se charge de collecter les réponses des invités voire de relancer les retardataires.

Disponible sur l’Apple Store, bientôt sur le Google Play et accessible aussi via un navigateur mobile, Vivent a été développé par la société Stan & Co, fondée par trois jeunes passionnés de high-tech : Alexis, ingénieur spécialisé en solution mobile, Vincent et Lionel, qui ont quitté le monde de la finance dans lequel ils évoluaient à Londres et à Tunis pour se lancer dans l’aventure de Vivent, en France, à Toulouse. «Nous croyons en notre pays et aux nouvelles structures à disposition des jeunes entrepreneurs telles que les incubateurs», assurent les trois jeunes entrepreneurs, qui sont déjà lauréats de l’Edhec Young Entrepreuners.