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Publicité : les commerçants locaux s’emparent du digital d’hyperproximité




Par Gérard Verlyck, président de MediaCorner

 Avec l’émergence d’internet, la plus grande part de la presse gratuite d’annonces a aujourd’hui disparu des boutiques pour se développer en ligne. Les commerces de proximité et les franchisés ont ainsi perdu leur principal support de publicité locale. Face à la nécessité d’adapter leur communication aux spécificités de leur région, ces acteurs du retail se cherchent des relais susceptibles d’adresser leurs besoins de façon efficace. Ils se tournent aujourd’hui vers une nouvelle forme de publicité : l’hyperproximité. En quoi consiste cette technique d’un nouveau genre et comment concilie-t-elle les atouts du digital et les besoins spécifiques du commerce local ?

La publicité en hyperproximité s’appuie sur un réseau d’écrans répartis dans un grand nombre de commerces de proximité : bureaux de tabac, maisons de la presse, épiceries, etc. Ces points de vente, au nombre de 35000 en France, rassemblent 18 millions de lecteurs de la presse papier et 16 millions d’acheteurs de tabac. En tant que lieux de base de la vie sociale des grandes agglomérations comme des plus petites communes ils sont des carrefours où se retrouvent toutes les catégories socio-professionnelles et toutes les classes d’âge. Selon une étude Monoprix – CSA datant de 2012, ils bénéficient d’une image très positive puisque 65% des français déclarent trouver du plaisir à y effectuer leurs achats.

Disposés dans les zones d’encaissement de ces commerces, les écrans gérés par les acteurs de l’hyperproximité digitale sont vus en moyenne par 400 clients par jour, des clients réguliers qui y passent deux à trois fois par semaine. Ils représentent ainsi un outil concurrent des modes de publicités en ligne tels que l’achat de mots-clés, dont les tarifs sont désormais inaccessibles à la plupart des petits commerçants et franchisés aux budgets limités. Le terme « serrurier » implique par exemple un coût par clic de 40 euros sur les moteurs de recherche, un tarif prohibitif pour la plupart de ces professionnels. Les tarifs de ces solutions les rendent également plus compétitives que des campagnes de distribution de flyers dont le taux de lecture reste incertain.

Au delà de ces avantages financiers, les outils de publicité en hyperproximité séduisent surtout les franchisés qui ont des difficultés à mettre en place des campagnes différenciées tout en s’appuyant sur l’image de leur franchise. Grâce à des applications spécifiques qui regroupent tous les éléments de communication, visuels chartés, police, ces acteurs locaux peuvent désormais créer simplement des publicités adaptées à leurs enjeux particuliers et les mixer avec les plans de communication globale du franchiseur. Celui-ci peut d’ailleurs intervenir pour ajuster sa stratégie en tenant compte des données socio-démographiques de la région. Les publicités pour une voiture conçue pour être le second véhicule d’un foyer pourront être ainsi réservées aux zones où réside la cible de ce type de produit.

Face à la disparition de leurs supports de communication privilégiés, les acteurs locaux du commerce de détail semblent ainsi avoir trouvé dans le digital d’hyperproximité un outil à la mesure de leurs besoins. En alliant digital et proximité, ils ont su faire face aux enjeux de la révolution numérique tout en restant proches de leurs clients.

Nouvelles propositions pour le marché unique numérique européen


De nouvelles initiatives pour permettre aux consommateurs et aux entreprises d'acheter et de vendre des produits et services en ligne plus facilement à travers l'UE ont été accueillies par la plupart des députés lors d'un débat avec le vice-président de la Commission en charge du marché unique numérique, Andrus Ansip, mercredi. Le Parlement co-légiférera sur un pied d'égalité avec le Conseil des ministres de l'UE sur les propositions législatives du marché unique numérique.

Le paquet pour stimuler le commerce électronique dans l'Union européenne, présenté par la Commission, comprend des propositions sur le géo-blocage injustifié, la livraison transfrontalière de colis et l'application à travers les frontières des règles européennes concernant les consommateurs. La Commission a également présenté une proposition visant à actualiser la directive européenne sur les services de médias audiovisuels et une communication sur les plates-formes en ligne.

"L’Europe peut gagner la bataille des contenus" estiment les eurodéputés socialistes 
Les eurodéputés socialistes et radicaux saluent les propositions de la Commission comme une étape nécessaire vers la réalisation d'un marché unique numérique. Parce que les industries culturelles et créatives en Europe génèrent plus d’emplois que l’automobile ou le secteur pharmaceutique, parce qu’elles contribuent à l’économie de demain, nous serons très engagés et vigilants sur cette question.

Si le renforcement de la transparence et un meilleur accès des consommateurs aux produits et services en ligne vont dans la bonne direction, la proposition doit être renforcée pour vraiment protéger la diversité culturelle, la juste rémunération des créateurs et la sauvegarde des industries créatives et culturelles.

Nous nous félicitons de l'engagement de la Commission à lutter pour l'élimination des barrières inutiles et injustifiées aux achats transfrontaliers : c'est au bénéfice des consommateurs européens car il est inacceptable que l'on paie des prix différents pour le même service, que l'on provienne d'un État membre ou d'un autre.

Mais la territorialité et la valeur générée par les droits exclusifs pour le secteur audiovisuel sont des enjeux majeurs. Ils sont indispensables pour maintenir la compétitivité, la vitalité du secteur ainsi qu’une offre riche et de qualité pour les consommateurs.

Jamais la consommation de contenus créatifs et culturels, à travers les plateformes, n'a été aussi forte. Pourtant, les secteurs créatifs sont loin d'avoir connu une augmentation de leurs bénéfices aussi impressionnante que celle des intermédiaires... Si nous voulons que le marché unique numérique fonctionne, il faut remédier à cette captation de valeur, aux distorsions actuelles, notamment à celles dues au manque de clarté sur le statut de ces services en ligne au regard du droit d'auteur.

Le paquet publié aujourd'hui, et notamment la proposition législative sur le blocage géographique ainsi que la communication sur les plateformes, est une bonne base de travail, mais, au-delà, la prochaine réforme du droit d'auteur, début de septembre, devra permettre d'assurer une sécurité juridique en offrant des solutions qui conviennent aux créateurs, aux titulaires de droits et aux consommateurs, en mettant le numérique au service de la culture, et non l’inverse.

Twitter finit son tour de France à Toulouse

Mathieu Gabard, en charge du marketing de l’offre Twitter.

Twitter achève son tour de France ce jeudi à Toulouse , 8e ville visitée dans le cadre de cette opération d'envergure avec laquelle le réseau social à l'oiseau bleu rencontre le monde économique. Mathieu Gabard, en charge du marketing de l’offre Twitter auprès des annonceurs et des agences de communication, répond à La Dépêche.

Qu'est-ce que le Twitter tour et pourquoi venez-vous à Toulouse ?

Nous avons lancé cette opération régionale il y a un an, dans 8 villes. Le bureau France de Twitter s'est installé il y a 3 ans. On a d’abord concentré nos efforts à Paris. Mais il y avait un fort intérêt au-delà de la capitale avec un écosystème d'entreprises, d'agences, de villes labellisées Frenchtech qui étaient en demande. On a donc lancé ce tour pour aller à leur rencontre.

Ensuite, nous avons choisi Toulouse pour deux raisons. La première c'est qu'on a déjà participé à la Mêlée numérique l'année dernière. Il y avait eu beaucoup de questions, d'intérêt. Toulouse est une ville incontournable qui est très "twitter-friendly". Le club de foot, celui de rugby, les musées, des start-up coome Sigfox sont très actifs sur Twitter. On est heureux de finir à Toulouse.

Comment se passe cette étape ?

On a deux types de formations : une pour les TPE-PME ou des filiales de groupes plus importants. L'idée est de leur expliquer comment utiliser Twitter pour leur montrer comment atteindre leur objectif (notorité, trafic, etc.). On a un module débutant et un autre confirmé.

Le 2e volet concerne les agences de communications et les consultants indépendants. Beaucoup d'agences à Toulouse intègrent des services autour des plateformes comme Google, Facebook, etc.. Ils veulent monter en puissance sur Twitter. On leur propose une plateforme de formation.

Par ailleurs à Toulouse, Atchick Services fera part de son expérience avec le CCFD-Terre solidaire dont ils ont boosté la notoriété pour augmenter les dons.

Ce travail B2B est quelque chose qui prend de l'importance pour Twitter ?

Absolument. C'est extrêmement important car on améliore sans cesse notre produit. Twitter est une plateforme de distribution de contenus, que ce soit pour un média, une marque ou une personnalité. La porte d'entrée reste le centre d'intérêt. Il y a des évolutions côté consommateur, comme avec Periscope qui est cohérent avec notre ADN : le live.

On évolue côté produit et côté marques. Celles-ci doivent comprendre ce que les gens font sur Twitter pour créer le bon contenu, avec le bon format et auprès de la bonne personne. On explique le côté live. Le côté conversationnel de Twitter est important pour les marques qui peutvent utiliser Twitter pour faire de la relation client, du placement produit, etc.


Le programme de la journée
13:30 - 15:00 : Atelier “Découvrir”
15:00 - 17:00 : Atelier “Approfondir”
17:00 : Cocktail
17:30 - 19:30 : Atelier “Agences de communication"
19:30 - 20:30 : Cocktail
Rendez-vous à la Cantine ce jeudi 26 mai à partir de 13h30 au 27 Rue d'Aubuisson, 31000 Toulouse. Plus d’informations sur le #TwitterTour : https://twitter.twimg.com/TwitterTour

Internet des objets : DigitalPlace publie un livre blanc



Toulouse est clairement en train de se faire une place dans l'univers de l'Internet des objets (Internet of things ou IoT). Ainsi, la Commission Innovation du cluster du numérique DigitalPlace publie le « Panorama de l'Internet des Objets », première édition du livre blanc donnant un état des lieux du marché de l'IoT. Ce document sera également présenté à l'Innovation IT Day le 9 juin prochain lors d'une table ronde qui lui sera entièrement dédiée.

Ce livre blanc est né d'un atelier initié par les membres de la Commission Innovation de DigitalPlace (Orange Business Services, Fusion Labs, Telegrafik, Occitech et Sierra Wireless) lors de l'édition 2015 de l'Innovation IT Day. L'atelier avait pour vocation de dresser le panorama de l'Internet des Objets d'un point du vue économique et technique, mais aussi sur la manière de porter un projet orienté IoT.

Destiné aux spécialistes comme aux curieux

« Ce projet est le résultat d'un travail collectif de représentants des entreprises contributrices à ce document. Il reflète les échanges et débats initiés lors de l'atelier et les nombreuses réunions de travail qui ont suivi ce dernier. Ce document constitue une première version d'un livre blanc sur l'IoT.
 Il s'adresse en priorité à ceux qui s'apprêtent à lancer ou à contribuer à un projet IoT au sein de leur entreprise. Néanmoins, il peut être lu par des personnes moins avisées, désireuses d'en savoir davantage sur ce sujet d'actualité. » ont expliqué Olivier Nicolas et Fabien Gaiddon co-présidents de la Commission Innovation de DigitalPlace.

Le but de ce livre blanc est d'apporter un premier panorama sur le secteur de l'IoT au travers notamment de son marché, de ses principaux freins, des technologies développées, des normes, de la collecte des données, de la gestion de projets ou encore des compétences et des formations utiles, pour travailler dans ce domaine d'activité.

« La création de ce livre blanc sur l'IoT a été l'opportunité de réaliser une synthèse utile et nécessaire à l'entrée en matière dans ce domaine émergent qu'est l'IoT, domaine qui relève à présent de l'innovation pratique. En plus d'avoir été une belle aventure humaine, ce travail est la parfaite illustration de toute la valeur qu'il y a à tirer d'une collaboration ouverte entre des acteurs d'horizons et de tailles très variés : C'est l'Open Innovation»,  a déclaré Cyril Hlakkache d'Orange Business Services, l'un des contributeurs au livre blanc.

Le livre blanc peut être téléchargé à cette adresse : http://www.digitalplace.fr/index.php/fr/ressources/livre-blanc-iot

Le stress de l’utilisation d’appareils technologiques en réunion



La nouvelle étude de Barco sera-t-elle un argument pour réduire le nombre de réunions ou sensibiliser les directions à investir dans les bons outils pour leurs collaborateurs ? D’après des recherches menées par la société bien connue pour ses dispositifs de présentation, "9 employés de bureau sur 10 ressentent des niveaux de stress dangereusement élevés pendant leurs interactions avec des appareils difficiles à maîtriser lors des réunions."

"Le rythme cardiaque des personnes étudiées a atteint 179 battements par minute (BPM) quand elles essayaient d’utiliser des appareils durant une réunion. Étant donné que le rythme cardiaque normal au repos est de 60 à 100 BPM, ce phénomène est un indicateur de stress indiscutable", avance Barco. "L’étude a démontré que les trois quarts des  employés français qui doivent interrompre leur travail pour tenter de maîtriser les technologies en salle de réunion, sont forcés de le faire régulièrement. Ce phénomène s’accompagne de nombreuses conséquences négatives pour leur entreprise et pour eux-mêmes."

Qui n'a jamais connu des problèmes de connectique entre un ordinateur et un vidéoprojecteur ? Et que dire des dispositifs de vidéoconférence qui fonctionnent mal ? Quand elles ne commencent pas avec un énorme retard, certains vont même jusqu'à annuler leur réunion.

Le casse-tête du partage de contenus

"Les appareils de salle de réunion qui montrent des dysfonctionnements sont particulièrement néfastes pour la productivité", confirme Barco."Une des principales difficultés rencontrées par les employés français est le partage de contenus et d’écrans, ainsi que l’identification des bons câbles à brancher aux appareils de la salle de réunion. En essayant de surmonter leurs problèmes techniques, ils perdent un temps précieux : 66 % d’entre eux tentent de résoudre eux-mêmes le problème, 48 % appellent l’assistance technique, et 29 % finissent par abandonner l’idée d’utiliser l’appareil et passent à un plan B. Enfin, 16 % vont même jusqu’à repousser des réunions en attendant la résolution de ces soucis. La grande majorité (92 %) d’entre nous se prépare à l’éventualité d’un contretemps technique, en imprimant des documents en guise de solution de secours ou en s’organisant à l’avance avec le service informatique de l’entreprise, et 53 % font même des répétitions pour être sûrs de bien utiliser les appareils", détaille l'étude

Perte de contrats

"À cause de ces difficultés techniques en salle de réunion, 22 % des employés de bureau français ont manqué des échéances importantes, et presque un quart (23 %) d’entre eux sont même passés à côté d’opportunités d’avancement personnel, comme des promotions. Autre conséquence plus grave : 11 % des employés interrogés ont indiqué que leurs soucis techniques en salle de réunion ont entraîné des pertes de contrat pour leur  société. Ce chiffre sous-entend que les appareils de salle de réunion dont les performances laissent à désirer peuvent également avoir pour effet d’endommager la réputation de la personne et de l’entreprise. Dans ce contexte, 70 % des personnes interrogées pensent que les technologies de salle de réunion doivent être prises plus au sérieux."

Un nouveau site pour trouver quel sport nous correspond le mieux


Près de deux ans après le lancement de l’application web « Nos Petits Héros » qui aide les parents à choisir le sport le mieux adapté à leur enfant, le groupe d’assurance privé et indépendant PRéVOIR poursuit sa mission de protéger le « capital santé » des personnes quel que soit leur âge, grâce à une nouvelle application destinée aux adultes. En se rendant sur le site « Les Héros du Sport », on peut savoir quel(s) sport(s) est le plus adapté à son profil et à ses envies.

Cette Développée en partenariat avec l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance – établissement placé sous la tutelle du ministère en charge des sports) et l’IRMES (Institut de Recherche bio-Médicale de l’INSEP, dédié au sport).



Campings connectés : le Montpelliérain Osmozis met le cap sur l'Europe



En dépit de tous ceux qui nous invitent à débrancher pendant les congés, les vacances se vivent de plus en plus connectées. Dans les locations saisonnières comme dans les hôtels, le Wifi est, en effet, devenu un critère de choix. Et dans les campings ? Le critère est de plus en plus d'actualité et une société montpelliéraine est au premier rang pour apporter aux campings des services connectés (accès à l’internet sans-fil, mais aussi vidéo surveillance, gestion technique, système d’alertes sonores...).

Osmozis a récemment équipé son millième site de ses services, soit 10 % des sites d’hôtellerie de plein air en France. Une réussite qui repose sur une innovation technologique et une conception de ses bornes WiFi maillées brevetées. « A la base, la technologie du wifi par des bornes maillées est une technologie militaire, explique Gérard Tremblay, le dirigeant et fondateur d’Osmozis. Depuis, la technologie est passée dans le civil, mais elle reste complexe. Nous sommes l’un des cinq constructeurs au monde à savoir concevoir ce type de réseau».

Osmozis connaît une croissance de plus de 25% par an, liée à une demande de plus en plus forte en France, mais également en Europe. Et l'Europe est justement un veritable levier de croissance. La société montpelléraine a ouvert plusieurs filiales, à Barcelone fin 2014, à Milan en juillet 2015 et maintenant à Sarrebruck en Allemagne. "Nous avons ouvert une vingtaine de sites en Espagne l’année dernière, et sommes dorénavant prêt à commercialiser notre offre en Italie et en Allemagne. Nous souhaitons maintenant accélérer sur ces trois pays où la demande est très forte et le potentiel de développement important. L’objectif est de rapidement nous imposer comme le leader européen des services connectés pour les campings et résidences de vacances", explique Yves Boulot ,co-fondateur d’Osmozis.

Apps d'actualité en Europe : les marques de presse nationales dominent la catégorie



En Europe, le nombre de lecteurs et la circulation de journaux diminuent en parallèle. Dans le même temps, l'utilisation des mobiles augmente et certains signes pointent vers une augmentation de la consultation de contenus informatifs longs sur smartphone.
"L'avenir de la presse en Europe se trouve-t-il sur mobile ?" s'interroge App Annie, première plateforme analytique du secteur applicatif.

"En utilisant App Annie Intelligence, nous avons examiné la catégorie Actualités de l'iOS App Store pour plusieurs pays européens et nous avons découvert que les éditeurs possèdent un avantage de taille sur leur marché local", indique la société.

"En France, 9 des 10 premières apps d'actualités sur iOS en termes de téléchargement proviennent d'entreprises françaises. Le Monde était à la fois l'app la plus téléchargée au 1er trimestre 2016, ainsi qu'une des apps les plus rentables en 2015 (en dehors des jeux) en France, d'après notre Rétrospective 2015. L'app monétise son audience grâce à des abonnements mensuels, ainsi que l'option d'acheter l'édition quotidienne au format numérique. En France, à part Le Monde, quatre autres apps de journaux influents — Le Figaro, L’Express, Le Parisien et Le Point  — proposent également des abonnements par achat intégré. Le succès des médias français sur l'iOS App Store a empêché les apps d'agrégation d'infos d'atteindre les sommets du classement dans ce pays, car aucune n'est présente dans les 20 apps d'actualités les plus téléchargées" détaille App Annie.

"Dans de nombreux autres pays européens (et sans doute dans d'autres régions, grâce au phénomène de notoriété des marques), les entreprises locales occupent les meilleures places des classements de la catégorie Actus sur iOS. Bien que des apps développées localement en Europe ne soient pas en bonne place dans les classements mondiaux, ces apps d'actualités profitent d'un véritable engouement pour des contenus locaux pertinents. Pour le moment, les Européens se tiennent à l'écart des apps d'agrégation d'actualités comme Flipboard, LinkedIn Pulse et Google News & Weather — sans doute à cause de la forte image de marque dont disposent les entreprises de presse locales dans chaque marché national.

Le défi de la monétisation
Les entreprises de presse locales doivent encore relever le défi de la monétisation de leur audience mobile. Les possibilités de monétisation vont continuer de se développer. Il existe de nombreux modèles de monétisation intégrées dans l'app, comme l'achat d'édition quotidienne, d'abonnements mensuels ou annuels ou de services sans publicité. Reste à savoir quel éditeur réussira à dominer le classement en 2016 et au-delà.

PitPut veut révolutionner la messagerie instantanée


Peut-on révolutionner la messagerie instantanée ? Peut-on concurrencer les mastodontes que sont Facebook Messenger, Whatsapp, iMessage . Oui répond la jeune start-up PitPut qui se lance sur ce marché très concurrentiel avec une innovation : la messagerie réellement instantanée. C'est-à-dire que lorsque l'on est dans une discussion textuelle, en lieu et place des trois points de suspension ou de la phrase "est en train d'écrire" qui s'affichent lorsque l'interlocueur est en train de rédiger sa réponse, on voit avec PitPut les caractères s'afficher au fur et à mesure...
"Il s'agit de la première application de chat permettant de recréer des conversations comme à l'oral", explique les trois fondateurs. Le trio d'entrepreneurs est composé de Manuel Munz, ancien élève de l’école Polytechnique et de l’Ecole Nationale d’Administration; producteur de films (La Vérité si je mens 1,2,3…) ;  de Xavier Fischer, ancien élève de l’école Centrale Paris, de retour de San Francisco après le rachat par Apple début 2016 de la start-up Emotient dans laquelle il officiait ; et de Simon Kemoun, ancien business intelligence analyst chez tiangi.com a Pekin mais aussi chez Hearst Magazine à Londres.


Les consommateurs inquiets de l'accès des marques à leurs données personnellles


Depuis 2007, le Baromètre de l'intrusion de Publicis ETO étudie la perception des consommateurs sur ces pratiques et le degré d'intrusion qu'ils en ont.
Les marques mettent, en effet, de plus en plus en place des programmes marketing (newsletters, clubs, programmes de fidélisation, applications pour smartphones) pour mieux connaître et fidéliser leurs clients. Le petit baromètre de l’intrusion de Publicis ETO révèle que les craintes des consommateurs sont loin de disparaître et que le sujet de la privacy (protection des données personnelles) est plus que jamais d’actualité mais également que les consommateurs mûrissent dans l’appréhension de ce sujet. Ainsi « 55% des Français veulent gérer par eux-mêmes l'accès des marques à leurs données personnelles »


Le crowdfunding au secours du cheval de Napoléon

Le Vizir, cheval de Napoléon, en 1825, anonyme, coll. musée de l’Armée © Paris, musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette.


Le financement participatif (ou crowdfunding) a le vent en poupe que ce soit pour lancer de nouveaux produits chez Kickstarter, Indigogo,  sponsoriser des sportifs chez Sponsorise.me, ou des artistes chez MyMajorCompany, ou participer à des projets chez le Toulousain WiSEED.

Il donne parfois lieu à d'étonnant projet comme celui que porte en ce moment le musée de l'Armée des Invalides. La prestigieuse institution organise, en effet, une opération de financement participatif pour la restauration du seul cheval naturalisé de Napoléon 1er, sur la plateforme Ulule.

"A ce jour, plus de la moitié de l'objectif a été d'ores et déjà atteint et la collecte, ouverte à tous, se poursuit jusqu'au 8 juin 2016. Elle devrait permettre de restaurer le cheval sous les yeux du public, dans les salles d'exposition de Louis XIV à Napoléon III, avant son installation au sein d'une nouvelle vitrine dans ces salles", explique le musée ce vendredi 20 mai.

Le musée de l'Armée explique aussi pourquoi il a lancé le 9 mai une telle opération. "Le musée de l’Armée a de nombreuses collections (500 000 pièces conservées) ainsi qu’un patrimoine architectural important. Ses besoins en financements sont nombreux et incessants : la participation de généreux donateurs, passionnés par l’Empereur, fans de chevaux ou tout simplement touchés par la nécessité de conserver des traces historiques d’un des plus grands personnages français, permettra d’en faire encore plus pour mettre en valeur ce patrimoine. Le crowdfunding permet via une plate-forme spécialisée de collecter des fonds de manière sécurisée et en bénéficiant d’une exposition maximale sur internet."

Jusqu’au 8 juin 2016, chacun peut offrir un don, à partir de 5€. L’objectif est de récolter un minimum de 15 000€ pour financer le travail de restauration du cheval, dont le montant représente près de 20% du montant global de l’opération de sauvegarde.


Cnil contre Google : le combat du droit à l’oubli continue




Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

Google est bousculé par les autorités européennes et nationales depuis 2 ans concernant le référencement des personnes physiques au sein du moteur de recherches.

Tout a commencé avec l’affaire dite ‘’Google Spain’’ en 2014, au terme de laquelle la Cour de justice de l’Union Européenne a condamné le géant mondial de l’internet à retirer les résultats « inadéquats, pas ou plus pertinents ou excessifs » référençant le nom de personnes qui ne le souhaitaient pas ou plus et en ont formulé la demande.

Suite à cette décision, le moteur de recherche a reçu des dizaines de milliers de requêtes de la part de citoyens français. On dit qu’ils cherchent à exercer leur « droit à l’oubli », bien que celui-ci n’existe pas actuellement de manière explicite dans la législation ou jurisprudence européenne et française.

Les tentatives de Google pour échapper au droit à l’oubli

Suite à la décision de la Cour de Strasbourg, la société Google a accédé en demi-teinte aux demandes des internautes. Après avoir créée un formulaire à cet effet, elle a procédé au déréférencement de certains résultats mais seulement sur les extensions européennes du moteur de recherches comme google.fr ou google.uk. A contrario, elle refuse catégoriquement de faire jouer le droit à l’oubli des personnes sur le portail google.com. Or, tout le monde peut utiliser cette extension, ce qui revient à rendre illusoire le déférencement.
En mai 2015, face à ce manque de volonté, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publiquement mis en demeure le moteur de recherche mondial n°1 d’accéder aux demandes de déréférencement sur tous les noms de domaine de la société. Un recours gracieux a été formé fin juillet 2015 par Google faisant valoir que l’injonction entraverait le droit à l’information de ses internautes tout en instaurant une forme de censure. Selon la société, il ne revient pas à une agence nationale de protection des données à caractère personnel de se revendiquer « une autorité à l'échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde ».

Après le rejet de ce recours gracieux, la CNIL a engagé une procédure de sanction à l’encontre de Google qui s’est soldée par sa condamnation à 100 000 euros d’amende pour ne pas avoir appliqué le droit à l’oubli sur l’ensemble de ses extensions géographiques.

Google interjette appel de sa condamnation par la CNIL

Ce jeudi 19 mai 2016, Google a fait appel de cette condamnation peu sévère au regard du chiffre d’affaire astronomique de cette société de droit américain, qui était de 66 milliard de dollars en 2014, soit 19% de plus qu’en 2013. On en déduit que Google en fait une affaire personnelle, une affaire de principe : La société ne veut pas se laisser dicter sa conduite par la Cour de justice de l’Union européenne et certainement pas par une autorité administrative française.

A l’image de David contre Goliath, le combat de la CNIL contre Google est extrêmement déséquilibré. Nous ne pouvons que saluer la persévérance de la CNIL dans sa confrontation avec Google pour faire respecter les droits des particuliers français partout dans le monde. Le projet de loi pour une République numérique conforte la position de la CNIL en consacrant un droit à l’oubli pour les mineurs. De plus, toute personne pourra dorénavant organiser les conditions de conservation et de communication des données à caractère personnel la concernant après son décès, ce qu’on peut rattacher au droit à l’oubli. Entre neutralité du net et droit à l’oubli, des choix vont devoir être pris et il faudra les imposer à Google, ce qui présage encore une longue vie à la saga judiciaire sur le déréférencement.

Transformation digitale : et les artisans, alors ?




Par Yoan Sebag, fondateur de Get Dépannage

L'importance des nouvelles technologies
L'avènement d'Internet et des nouvelles technologies ont bouleversé les modes de vie et le secteur de l'artisanat. En effet, si la société a évolué, la révolution numérique est aujourd'hui une opportunité stratégique pour les artisans-dépanneurs, dont le métier est au cœur des nouvelles façons d'entreprendre, de concevoir, et de réparer. Tout entrepreneur le sait, les consommateurs sont de plus en plus exigeants. En cas de problème, avant d'engager un dépanneur, ils vont se renseigner sur les différents prix des prestations et demander plusieurs devis. C'est pour cette raison qu'il est extrêmement important pour les artisans d'être acteur de la transformation digitale de leur business, en restant connecté. Cette digitalisation permet en effet de répondre le plus rapidement et pertinemment possible aux besoins des clients.


Une nouvelle stratégie pour l'artisan
L'essor du e-commerce conduit les artisans à faire évoluer leur positionnement sur le marché, pour s'y adapter. L'offre est beaucoup plus transparente et les artisans doivent, plus que jamais, s'aligner sur les tarifs des concurrents. En plus de cela, les services proposés par les dépanneurs doivent être visibles sur internet, avec la possibilité pour les clients de les réserver en ligne. La digitalisation du métier est une vraie stratégie pour élargir son carnet de commande et donner de la visibilité à son savoir-faire, que l'ère du digital semblait avoir mis de côté. Ainsi, la digitalisation de son business est une réelle stratégie pour répondre aux enjeux des métiers de l'artisanat : répondre efficacement et rapidement à la demande, améliorer son service après-vente, et avoir la capacité d'interagir avec ses clients de manière instantanée.

Un service de proximité et une garantie de confiance
Ne l'oublions pas, le premier avantage de la transformation digitale est une meilleure qualité du service ainsi que l'augmentation de la proximité entre l'artisan et son client. En effet, grâce à la transparence apportée par le changement numérique, l'artisan rassure ses clients et gagne en crédibilité. Ce processus de digitalisation de l'activité permet une assistance et un diagnostic plus dynamique et rapide, au plus près des exigences des consommateurs. Ainsi, en devenant des acteurs de leur transformation numérique, les artisans-dépanneurs deviennent eux-mêmes les ambassadeurs de leur marque, avec une visibilité inégalée sur internet !

La digitalisation offre ainsi une transparence sur les tarifs pratiqués, évitant les mauvaises surprises au moment de la facture...  Get Dépannage est  un tiers de confiance, qui assure une bonne relation entre les parties, à tous les maillons de la chaîne de valeur. Une bonne façon de rassurer les clients, et de redorer le blason de certaines professions, entaché par de mauvaises pratiques.

Entreprises traditionnelles ou Startups ? Le choix des Français


French Tech, business angels… lorsque les médias s’expriment sur les créations d’entreprises les startups écrasent les petites entreprises traditionnelles qui représentent pourtant l’essentiel de l’activité de notre pays. L'institut Odoxa vient de réaliser pour CERFRANCE un sondage qui montre combien bien elles sont chères aux Français. Dans l’opinion, elles remportent haut la main leur match contre les startups.

Voici les principaux enseignements de ce sondage :

1 - Les Français estiment plus difficile de diriger une entreprise traditionnelle (86%) qu’une start-up (56%)…
Par ailleurs, les entreprises traditionnelles apparaissent comme les « oubliées du système » : les médias n’en parleraient pas assez (77%), l’Etat et les collectivités ne les aideraient pas suffisamment (78%), idem pour les banques ou les investisseurs (85%).

2 - … mais l’entreprise traditionnelle a une meilleure image que la startup et les Français conseilleraient à leurs enfants de se lancer dans la création
Pour les Français si les startups ont clairement l’apanage de l’innovation (86% les estiment plus innovantes que les entreprises traditionnelles), la plupart des autres traits d’images positifs testés dans notre crible sont nettement plus associés aux entreprises traditionnelles jugées plus utiles à la collectivité (79%), mais aussi à la vie quotidienne (78%), plus solides financièrement (67%) et même plus attentives aux salariés (64%).

3 - Question d’actu : une majorité de Français (55%) estime que les règles de licenciement économique doivent être plus souples dans les petites entreprises que dans les grandes
Par ailleurs, qu’ils soient favorables ou non à ce principe ils sont près des deux tiers (63%) à penser que cette mesure incitera les petites entreprises à embaucher.


Avis d'expert. L’intelligence géodécisionnelle au service de l’expérience client



par Mélanie Dhaisne, Responsable Marketing France chez Uniserv


Les données client fournissaient jusqu’ici des informations concernant les transactions, les caractéristiques, les préférences et le comportement des clients ainsi que leur historique. Grâce à l’accès aux données de localisation et de navigation, les entreprises disposent désormais d’un nouvel avantage. Alors que la numérisation du monde est en cours et, par conséquent, la numérisation de l’entreprise, le monde réel et le monde virtuel des clients sont en train de fusionner. Des procédures comme les propositions d’achat en up et cross-selling, qui ont été utilisées avec succès dans les boutiques en ligne, peuvent maintenant être appliquées dans un supermarché ou un centre commercial. Dans ce contexte où la connaissance du client est toujours plus poussée pour parfaire son expérience et sa satisfaction, quelles nouvelles perspectives offre l’intelligence géodécisionnelle ?

Les données géographiques, un atout pour la prise de décisions tactiques
Les entreprises l’ont bien compris : plus que de simples informations spatiales utilisées à des fins de reporting, les données client ne nous renseignent plus seulement sur la personne, la date et le nombre mais également sur « le lieu ». L’intelligence géodécisionnelle bouleverse la connaissance client traditionnelle et permet d’aller au-delà de la simple visualisation sur des cartes géographiques. Désormais, les données client ne nous renseignent plus seulement sur la personne, la date et le nombre mais également sur « le lieu ». Aujourd’hui, on peut identifier le parcours client et l’enrichir de données stratégiques : Où va-t-il ? Qu’y achète-t-il ? Que recherche-t-il ? La géolocalisation décisionnelle aide à répondre à ces questions, et permet aux entreprises de créer des stratégies de séduction, à partir d’analyses toujours plus fines du comportement du consommateur.

L’explosion du marché des objets connectés et des applications, de plus en plus performantes, ont rendu la donnée géospatiale plus accessible et donc plus facilement exploitable. Les premières applications de localisation géodécisionnelle visaient principalement les questions tactiques, comme l’optimisation de l’emplacement : dans quelle région habitent mes clients ? Quel est le pouvoir d’achat dans cette région ? Où se trouvent mes concurrents ? De telles problématiques intéressent en premier lieu le commerce, mais pas seulement. Les banques peuvent, par exemple, définir où se situe un quartier en crise par rapport à la solvabilité. Pour les assurances, il est important de savoir où les vols, les dommages engendrés par la foudre ou les inondations se produisent le plus souvent, pour une gestion des risques pertinente et un montant des primes d’assurance adapté. En logistique, la référence spatiale est essentielle pour l’optimisation des trajets et l’organisation.

Du Big Data au Smart Data, des références spatiales à l’intelligence géodécisionnelle
L’utilisation du smartphone a révolutionné l’utilisation des données et aujourd’hui, pour avoir accès à des conseils personnalisés, des offres adaptées, ou des services – gratuits ou non – il est indispensable de donner ou recueillir quotidiennement des informations spatiales.

L’Internet mobile assure la liaison entre l’information, le temps et l’espace, et permet l’utilisation opérationnelle de l’intelligence géodécisionnelle. Monde virtuel et réel tendent à fusionner et l’expérience client traditionnelle est boostée par l’expérience virtuelle. Ainsi, les mécanismes du commerce électronique passent d’un environnement de boutiques en ligne au monde réel et les applications innovantes fournissent des éléments sur le comportement des clients qui, jusqu’ici, n’étaient ni observables, ni mesurables. L’intelligence géodécisionnelle est devenue une composante essentielle qui permet de retrouver la trace des clients numériques.

…Clients numériques qui laissent des traces géographiques bien visibles de leur passage. 
En marketing, les retombées de la publicité extérieure n’étaient jusqu’ici mesurables qu’indirectement et étaient difficilement mesurables. Désormais, avec l’Internet mobile, l’évaluation des performances peut être précise et même avoir lieu en temps réel. Quand un client utilise sa carte de fidélité dans une boutique, ce contact peut ensuite être utilisé pour créer une interaction avec lui. Il peut être incité à se rendre dans un point de contact situé à proximité du lieu où il se trouve, grâce à un bon de réduction par exemple. Bon de réduction qui permet à son tour d’enrichir le profil du client en le complétant par son profil de déplacement.

Toutes les informations spatiales ainsi collectées et enregistrées dans le système CRM/CEM sont ainsi utilisables sur place pour d’autres cross- et up-selling, comme c’était le cas jusqu’ici sur les boutiques en ligne uniquement. Cette vision des clients à 360°, en permettant de mieux connaître leur comportement et leurs attentes, est la base d’une approche client locale améliorée et d’une interaction offrant de meilleures chances de renforcer l’expérience client.

Usmile : le nouveau réseau social centré sur l'humour



Il faut bien le reconnaître, ceux qui sont sur les réseaux sociaux et particulièrement Facebook, partagent souvent des contenus humoristiques, des vidéos de "chatons mignons" en passant par les fake, les fail ou les bourdes des uns et des autres. Pourquoi alors ne pas créer un réseau social centré sur l'humour ? C'est l'idée et le pari de Usmile, "le premier réseau social qui connecte le monde à travers l'humour.".

Ce nouveau réseau social, créé en janvier 2016 par trois étudiants français qui partagent leur temps entre Montréal, Londres et Paris, propose de rire de tout, avec tout le monde et de n'importe où. Il est actuellement disponible sur un site web et une application (AppStore et prochainement disponible sur Androïd).

"Pour rejoindre Usmile, il ne suffit que de quelques secondes et de s’armer de sa meilleure humeur. Une fois votre compte créé, vous pouvez choisir les sujets qui vous plaisent le plus et ajouter des utilisateurs qui les aiment aussi. Politique, sport, animaux, people, ciné, stand-up, fails, vie de tous les jours… il y en a pour tous les goûts et tous les centres d’intérêts", explique le site, qui propose deux autres fonctionnalités : partagez un fou rire grâce au « wink » et suivre des communautés propres à chaque université.

Alors souriez, vous êtes connecté !



Etude. Les cyber-attaques de 2015 ont eu un impact réel sur la confiance des consommateurs



Une enquête menée par le cabinet d’études VansonBourne à l’initiative de FireEye, le leader de la lutte contre les cyber-attaques avancées, auprès d’un panel représentatif de 1000 consommateurs français, révèle que les cyber attaques de grande ampleur qui se sont produites en 2015 ont affecté durablement la confiance des consommateurs envers les grandes marques.


  • 71% des consommateurs interrogés divulgueront dans l’avenir moins de données personnelles aux organisations qui leur fournissent des produits et des services, en conséquence des cyber attaques majeures qui ont eu lieu l’année dernière.
  • Près de la moitié (42%) des consommateurs seraient prêts à payer plus un fournisseur de service garantissant une meilleure sécurité des données.
  • 54% des consommateurs déclarent qu’ils engageraient des poursuites judiciaires contre leurs fournisseurs de produits et services si leurs données personnelles étaient volées ou utilisées à des fins criminelles à la suite d’une cyber attaque.
  • 13% des personnes interrogées déclarent que la sécurité de leurs données personnelles est désormais leur principale préoccupation lorsqu’elles achètent des produits et services.
  • 38% des consommateurs déclarent que les cyber attaques de grande ampleur qui se sont produites l’année dernière ont eu un impact négatif sur leur perception de la réputation des entreprises attaquées, tandis que 30% d’entre eux déclarent que ces cyber attaques ont dégradé la réputation de toutes les entreprises auprès desquelles elles font leurs achats.
  • 21% des personnes interrogées qui ont eu connaissance des cyber attaques de l’année passée considèrent que la communication des dirigeants des entreprises concernées a été mauvaise ou très mauvaise.
  •  L’enquête a également révélé que 93% des personnes interrogées s’attendraient à être informées dans les 24 heures si leur fournisseur de service était victime d’une attaque susceptible de compromettre leurs données. La nouvelle directive européenne GDPR (General Data Protection Regulation) imposant que les autorités soient informées d’un vol de données dans les 72 heures, ceci montre que les consommateurs sont encore plus stricts dans leurs exigences, 68% d’entre eux s’attendant même à être informés immédiatement.

« Les cyber attaques et les vols de données se sont multipliés dans l’actualité au cours de l’année écoulée, et les entreprises françaises n’ont pas toutes été épargnées. Les dirigeants des entreprises concernées ont dû réagir immédiatement pour limiter les pertes financières directes, en offrant des ristournes ou d’autres compensations aux consommateurs. Mais cette enquête montre que les pertes financières dues à un vol de données s’étendent longtemps après que l’attaque initiale ait eu lieu. Elle met en lumière le « coût caché » des cyber attaques sur les entreprises, avec des consommateurs moins enclins à acheter auprès d’organisations réputées négligentes en matière de sécurité, et de plus en plus tentés d’engager des poursuites contre des fournisseurs si leurs données tombent en de mauvaises mains", explique Richard Turner, President EMEA de FireEye

Les conclusions de cette enquête montrent que les perceptions négatives du public pour les marques attaquées peuvent persister longtemps après qu’elles aient quitté l’actualité, et que de plus en plus de consommateurs affectés par les vols de données pointent du doigt les responsables tout en haut de l’échelle. Il y a là des leçons importantes à retenir pour les directions générales, qui commencent à comprendre pourquoi elles doivent jouer un rôle plus actif dans la cyber sécurité. Il est également intéressant de voir dans ces résultats que les consommateurs accordent de plus en plus d’importance à la sécurité des données et gardent cet aspect à l’esprit lors de leurs décisions d’achat. Alors que la sécurité des données a été trop souvent considérée par le passé par les entreprises comme un simple centre de coût, elle représente désormais pour elles une opportunité d’attirer de nouveaux clients qui veulent avoir l’assurance que leurs données seront en sécurité. »

La nouvelle Livebox d’Orange disponible à partir du 19 mai fait le plein de nouveautés



La nouvelle Livebox, présentée en avant-première le 16 mars lors du Show Hello par Stéphane Richard à Paris sera disponible le 19 mai prochain. Cette nouvelle Livebox qui a été conçu avec la participation du laboratoire d'Orange à Blagnac apporte beaucoup de nouveautés et permet à l'opérateur de se relancer dans la course à l'innovation des box internet en France

La nouvelle Livebox et son décodeur TV seont  proposés en France métropolitaine avec les nouvelles offres Play (dès 39,99€/mois) et Jet (dès 47,99€/mois).
« Cette box nous en sommes fiers. Elle répond à l’évolution des besoins exprimés par nos clients qui souhaitent bénéficier d’une connexion inégalée et qui attendent une expérience Internet à la maison incomparable et sur tous les écrans. Cette Nouvelle Livebox nourrit notre stratégie de développement de la fibre en France, elle va contribuer à atteindre notre objectif de 1,6 million de clients Fibre d’ici la fin de l’année» a précisé Fabienne Dulac, Directrice Exécutive Orange France. Une présentation de la nouvelle box a également eu lieu à Blagnac par Patricia Goriaux, directrice Orange Sud.

Plus de puissance avec un super Wi-Fi

"Avec plus de sept écrans connectés en moyenne au sein du foyer, les clients attendent une qualité de leur connexion Internet toujours plus élevée. Ainsi, en associant deux technologies, le Wi-Fi n (2.4 GHz) et le Wi-Fi ac (5 GHz), le Wi-Fi de la nouvelle Livebox est jusqu’à 4 fois plus performant", explique l'opérateur. La nouvelle box améliore aussi les débits des réseaux ADSL et VDSL2.

Plus de simplicité pour les clients

Orange a également souhaité simplifier au maximum l'utilisation de sa box. "Orange innove avec un outil de diagnostic et d’optimisation du réseau Wi-Fi à la maison. Via l’application Ma Livebox, la qualité du Wi-Fi est testée dans chaque pièce ce qui permet à l’utilisateur d’en optimiser la configuration et d’en maximiser la couvertur", explique l'opérateur. Orange associe par ailleurs à sa box un boîtierr 4G appelé Airbox 4G. "En attendant le raccordement et l’installation, celle-ci prend le relais en connectant immédiatement les équipements au réseau mobile. Grâce à l’option Airbox Confort les clients bénéficient également d’un accès à Internet en déplacement. De plus, les équipements se connectent automatiquement à l’Airbox 4G qui mémorise les identifiants utilisés pour la Livebox", précise Orange.

Enfin, Orange augmente la capacité de stockage de sa Livebox avec un disque dur d’une capacité de 1To, accessible même à distance via l’application Le Cloud d’Orange, permettant  de stocker un gros volume de contenus comme, par exemple, plus de 500 000 photos ou 500 vidéos HD d’1h30.

Muscler les contenus Ultra HD
Enfin Orange va muscler ses contenus UltraHD. pour en faire "l’offre la plus riche et la plus diversifiée du marché" avec  :
  •    8 matchs sur TF1 et M6 de l’UEFA Euro 2016 ™ en Ultra HD en exclusivité pour les clients de la TV d’Orange (le match d’ouverture, les 4 quarts de finale, les 2 demi-finales et la finale). 
  •    Des films et séries en UHD sur OCS GO et OCS Max 
  •    Canal+ avec des programmes en UHD avec des matchs du Top 14 de rugby et de la Ligue 1 de foot, des films et des séries 
  •    Netflix , avec des centaines d’heures de séries, de films et de documentaires en UHD 
  •    La VOD d’Orange , qui propose de l’UHD sur près de quarante films récents, soit le catalogue le plus riche en UHD au lancement 
  •    Ultra Nature , une nouvelle chaîne évasion et grands espaces 

Avis d'expert. Vivre et mourir à travers le regard des autres : suicide en direct sur Périscope



Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM 

Le grand public a découvert l’application Periscope après la médiatisation de la vidéo du footballeur de l’équipe de France Serge Aurier insultant Laurent Blanc en réponse à des questions posées par des internautes. Cette application permet en effet de retransmettre en direct ce qu’on filme et les autres utilisateurs peuvent commenter tout autant en direct ce qu’ils voient, et c’est un suicide ils ont pu assister ce mardi 10 mai.

Les circonstances du drame encore floues

Après avoir annoncé qu’elle allait faire quelque chose de choquant et demandé aux mineurs de ne pas regarder -ce qui a dû en attirer plus d’un- une jeune femme a annoncé avoir été violée et a désigné nommément de son agresseur. Afin de faire passer selon ses dires « un message », elle s’est ensuite jetée sous un RER C en direct sous les yeux d’une centaine d’utilisateurs. Elle avait moins de 20 ans.

Cela s’est produit vers 16h30 à la gare d’Egly en Essonne. La jeune femme avait quelques minutes auparavant annoncé son geste à l’un de ses proches par sms. Ce dernier comme les ‘’spectateurs’’ n’ont rien pu faire, si ce n’est appeler les pompiers qui ont ramassé le téléphone puis retiré sa batterie pour mettre fin à la vidéo. Le téléphone a été saisi par les enquêteurs d’une brigade de recherche et une enquête a été ouverte par le parquet d’Evry et de nombreuses personnes appellent à la fermeture de l’application via les réseaux sociaux.

L’illustration tragique des dérives de l’exposition de soi sur les réseaux

Comment a-t-on pu en arriver là ? Quel a pu être le raisonnement de cette jeune fille ? Elle a affirmé dans une de ses vidéos que « tant qu’on ne tape pas dans la provoc’ les gens de comprennent pas ». Elle a donc estimé que le seul moyen d’exprimer sa détresse due au viol dont elle aurait été victime était de partager son suicide avec des inconnus. Se jeter sous un RER est malheureusement devenu courant chez les jeunes, comme l’avais montré le suicide de deux élèves de Polytechnique en février et mars 2016.

Récemment les médias ont dénoncé une nouvelle mode consistant à tabasser un inconnu dans la rue de manière totalement gratuite et aléatoire, et ce en direct sur Periscope. Cette application tend à devenir le moyen de communication privilégié des comportements les plus noirs de notre société. Est-ce que le suicide de cette jeune femme va être une source d’inspiration pour d’autres personnes ? Nous ne l’espérons pas et plaidons en faveur d’une fermeture préventive de l’application devenue malgré elle malsaine.

Le nouveau défi d'Airbus, un long format de La Dépêche


Le week-end du 8 mai 2016, depuis un petit aéroport du Nevada aux États-Unis, au pied du lac Tahoe, Tom Enders, le PDG du Groupe Airbus, a effectué un vol d'essai sur un planeur unique au monde: Perlan II.
Pourquoi Airbus s'intéresse à ce projet?  A quoi va-t-il servir? Les réponses dans le nouveau long format de La Dépêche du Midi "Le nouveau défi d'Airbus" (cliquez ci-dessous)

Toulouse dans le top 9 des villes où les freelances cartonnent



Hopwork, première plateforme française de freelances, a analysé les données de 21.000 indépendants répartis sur l'ensemble du territoire afin d'établir le palmarès des 9 villes les plus freelances de France.
8 domaines d'expertises les plus importants ont été passés au crible :
- les graphistes, designers et photographes
- les développeurs et data scientists,
- les spécialistes webmarketing,
- les community managers ou rédacteurs,
- les administrateurs systèmes,
- les chefs de projets et professions liées au management,
- les consultants en stratégie et business développement,
- les motion designers  et réalisateurs.

Toulouse arrive en 9e position du classement :


Durant toute l'année, les freelances d'Hopwork organisent des rencontres entre indépendants d'une même ville. Toutes les dates et inscriptions sur : http://hopdrink.weebly.com/

Lancée en 2013, Hopwork propose un accès gratuit aux meilleurs freelances de France en présentant des profils de professionnels qualifiés. Actuellement, il y a plus de 10.000 entreprises utilisatrices, 21.000 freelances recommandés et  20 millions d'euros de business ont été générés à fin septembre 2015.

Le toulousain Wiseed va mettre au vert le parvis de La Défense

Pour mieux se faire connaître, le Toulousain Wiseed,  plateforme spécialisée sur le marché de l'Equity Crowdfunding, lance une opération de Street Marketing inédite du 30 au 31 mai 2016 à Paris. Pour cette action d'envergure, réalisée avec l'agence DPS&Co, Wiseed, a choisi le plus gros pôle d'affaires d'Ile-de-France, La Défense. 
Une immense structure végétalisée, entourée d'oriflammes de 3 mètres de haut sera ainsi dévoilée dès le lundi 30 mai au pied de la Grande Arche de la Défense.
Cet évènement est entièrement orienté vers le "Participatif" va s'articuler autour de 3 phases : "Semez",  "Patientez" et "Récoltez"
"Les opérations de Street Marketing sont certes très répandues mais celle-ci reste une première dans le monde de la Finance et nous sommes très fiers d'être encore une fois les pionniers dans ce domaine ! Pour cette première opération, nous avons bien entendu souhaité capitaliser sur la symbolique de notre nom "we seed", tout en mettant en avant notre entreprise comme une alternative éco-responsable au financement traditionnel. Il était également primordial pour nos équipes de développer un sentiment d'appartenance de communauté", souligne Yannig Roth, Directeur Marketing et Communication de Wiseed.

Comment ça va se passer
Semez (30 mai). Les "Financiers-jardiniers", ambassadeurs de Wiseed - issus de formation Ecole de Commerce, Science Po, Finance - en tenue et accessoires de jardinier accueilleront le public dès le lundi à 8h00. Ils accompagneront et informeront le public sur les services Wiseed toute la journée et leur permettront de déposer de jeunes pousses au cœur de la structure végétalisée. 1.400 petites pousses seront ainsi proposées aux chalands avant de passer à la deuxième phase.
Patientez (nuit du 30 au 31). Dans la nuit du 30 au 31 mai, les 1400 pousses seront "déplantées" pour laisser place à des plantes vertes et touffues qui viendront donner du volume au W de WiSEED. 900 pots sont prévus à cet effet
Récoltez (31 mai). Le mardi 31 mai, hôtes et hôtesses accompagneront les passants qui, après avoir semé la veille, pourront repartir avec la plante découverte le matin. Comme rien ne se perd, les 1 400 pousses de la veille seront offertes l'après-midi pour inviter les visiteurs à poursuivre ces actions "Je Patiente/je récolte" chez eux.

Tisséo choisit Quintiq pour la planification stratégique de ses ressources humaines

Une rame de VAL208 franchit le viaduc sur la rocade Est,
ligne A du métro de Toulouse. Photo Maxime Lafage

Quintiq, acteur du marché des solutions logicielles de planification et d'optimisation des opérations, a annoncé ce mercredi 11 mai que Tisséo a choisi sa solution pour la planification stratégique des chauffeurs de son réseau bus et tramway.

Déjà en place chez plusieurs grands noms du transport public et de passagers en Europe, la solution Quintiq a su convaincre la régie de transports de l’agglomération de Toulouse par ses capacités avancées de modélisation, d’analyse et de traitement de problématiques métier complexes. Tisséo est en effet confrontée à trois enjeux : mieux dimensionner son réseau actuel et futur, anticiper ses besoins en ressources humaines, et améliorer l’optimisation de ses budgets.

Quintiq aidera Tisséo à simuler et analyser les évolutions de son réseau pour connaître à l’avance les besoins en recrutement, formation ou congés du personnel. La planification budgétaire des effectifs tiendra compte de l’ensemble des contraintes de la société : les compétences et habilitations des chauffeurs « bus » ou « mixtes » (bus et tramway), l’obligation d’assurer un service minimum en période estivale - quand s’appliquent des règles de positionnement strict des congés -, ou encore la gestion d’événements ponctuels (manifestations culturelles, sportives…).

« Nous avons été impressionnés par la connaissance du secteur démontrée par Quintiq, mais également par la grande flexibilité et agilité de son logiciel. Dans les transports, les circonstances sont amenées à changer régulièrement, et Quintiq devrait permettre de modéliser et analyser rapidement tout nouveau scénario. »  Thomas du Crest, Responsable Etudes et Méthodes Exploitation, Tisséo.

Avis d'expert. Facebook is watching you




Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM 

Depuis 2010, Facebook propose à ses utilisateurs un système de reconnaissance faciale qui permet de gagner du temps dans le « taguage » des personnes qui sont sur les photos. Sous couvert d’une nouvelle fonctionnalité, c’est un véritable dispositif biométrique qui a été mis en œuvre car il permet d’identification d’un individu à partir d’une simple photographie de son visage.

Facebook dans le collimateur des juges américains

En Californie, trois utilisateurs ont reproché au réseau social n°1 d’avoir « secrètement et sans leur consentement » collecté des « données biométriques dérivées de leur visage ». Ces plaintes ont été jugées recevables par le juge James Donato qui « accepte comme vraies les allégations des plaignants » et juge « plausible » leur demande.

Au sein de l’Union européenne, le danger a rapidement été perçu s’agissant du système de reconnaissance faciale de Facebook qui l’a suspendu en 2012. Mais aux Etats-Unis, bien moins vigilants, cette fonctionnalité a perduré et il apparait bienvenu que la Justice y réagisse enfin. Facebook a constitué des profils qui répertorient les caractéristiques du visage de ses utilisateurs, leur cercle d’amis, leurs goûts, leurs sorties, etc. Avec plus de 3 milliards d’internautes dans le monde, cela revient à ce qu’environ 28% de la population ait un double virtuel rien que sur Facebook.

Reconnaissance faciale, intelligence artificielle et atteinte aux libertés

Eu égard à leur grand potentiel discriminatoire, les données biométriques sont strictement encadrées par la loi du 6 janvier 1978 puisque d’après son article 25, une autorisation préalable de la Commission nationale de l’informatique et des libertés est indispensable pour  mettre en œuvre des « traitements automatisés comportant des données biométriques nécessaires au contrôle de l'identité des personnes ». Cela regroupe l’ensemble des techniques informatiques qui permettent d’identifier un individu à partir de ses caractéristiques physiques, biologiques, voire comportementales.

Les conditions générales d’utilisation de Facebook ne sont pas donc pas conformes à la législation française sur les données personnelles, notamment s’agissant de la condition de consentement préalable, spécifique et informé au traitement des multiples données à caractère personnel collectées. Mais le géant de l’internet ne répond qu’à l’autorégulation. Par opposition à la règlementation étatique, la régulation n’entend prendre en compte que la norme sociale, c’est-à-dire l’état des comportements à un moment donné. Si la norme sociale évolue, alors les pratiques de Facebook s’adapteront.

Vers une remise en cause mondialisée des abus de Facebook ?

L’affaire pendante devant les Tribunaux met en lumière le manque de réactivité des américains face aux agissements de Facebook. C’est seulement au bout de 5 années que la Justice s’empare de la question des données biométriques à l’initiative de simples utilisateurs, alors même qu’une action de groupe à l’américaine d’envergure aurait pu être engagée pour mettre sur le devant de la scène les abus de Facebook.

Néanmoins, « mieux vaut tard que jamais » et l’avenir d’une décision répressive  ouvre la porte vers de nouveaux horizons pour l’ensemble des utilisateurs. En effet, Facebook prend comme modèle pour toutes ses conditions générales d’utilisation à travers le monde la version américaine de « licencing ». Plus Facebook se verra obligé dans son pays natal à évoluer pour respecter les libertés individuelles des personnes inscrites, plus on s’éloignera du système tentaculaire imaginé par Mark Zuckerberg qui n’est pas sans rappeler celui imaginé par Georges Orwell dans son roman 1984.

Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi pour une République numérique


Ce mardi 3 mai , à l’issue des explications de vote des groupes, le Sénat a procédé à un vote solennel, par scrutin public en salle des Conférences, sur le projet de loi pour une République numérique, qui vise à favoriser l’ouverture et la circulation des données et du savoir, à garantir un environnement numérique ouvert et respectueux de la vie privée des internautes et à assurer l’accès de tous au numérique. Il l’a adopté par 323 voix pour et 1 voix contre.

Les principaux apports du Sénat en première lecture

« Open data » : facilitation de l’ouverture et de la réutilisation des données des administrations, ainsi que des décisions rendues par les juridictions administratives et judiciaires, tout en veillant au respect de la vie privée et du secret industriel et commercial
 
Régulation des acteurs d’Internet

  • Obligation pour les plateformes collaboratives de transmettre les données de leurs clients à l'administration fiscale
  • Franchise générale de 5 000 euros sur les revenus tirés par les particuliers de leurs activités sur des plateformes collaboratives, sous réserve d’une déclaration automatique de ces revenus par les plateformes
  • Obligation pour les plateformes de location de logement de s’assurer que leurs utilisateurs ne louent pas leur résidence principale plus de 120 jours par an
  • Interdiction pour les moteurs de recherche en situation de position dominante de favoriser leurs propres services ou ceux de toute autre entité ayant un lien juridique avec eux, dans leurs pages de résultats de recherche 
  • Obligation de stockage des données personnelles des citoyens français sur le territoire européen
  • Mise en place expérimentale d’un contrat à durée déterminée pour les joueurs de jeux vidéos compétitifs



Généralisation du principe « dites-le nous une fois », mis en place par l’administration, à l’ensemble des usagers

Développement de la couverture numérique des territoires, notamment en obligeant les opérateurs télécoms à s’engager, via des conventions avec l’État et les collectivités, en matière d’installation du très haut débit

Renforcement de la prévention et de la lutte contre le cyber-harcèlement et les pratiques de « revanche pornographique »