L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
French Tech, business angels… lorsque les médias s’expriment sur les créations d’entreprises les startups écrasent les petites entreprises traditionnelles qui représentent pourtant l’essentiel de l’activité de notre pays. L'institut Odoxa vient de réaliser pour CERFRANCE un sondage qui montre combien bien elles sont chères aux Français. Dans l’opinion, elles remportent haut la main leur match contre les startups.
Voici les principaux enseignements de ce sondage :
1 - Les Français estiment plus difficile de diriger une entreprise traditionnelle (86%) qu’une start-up (56%)…
Par ailleurs, les entreprises traditionnelles apparaissent comme les « oubliées du système » : les médias n’en parleraient pas assez (77%), l’Etat et les collectivités ne les aideraient pas suffisamment (78%), idem pour les banques ou les investisseurs (85%).
2 - … mais l’entreprise traditionnelle a une meilleure image que la startup et les Français conseilleraient à leurs enfants de se lancer dans la création
Pour les Français si les startups ont clairement l’apanage de l’innovation (86% les estiment plus innovantes que les entreprises traditionnelles), la plupart des autres traits d’images positifs testés dans notre crible sont nettement plus associés aux entreprises traditionnelles jugées plus utiles à la collectivité (79%), mais aussi à la vie quotidienne (78%), plus solides financièrement (67%) et même plus attentives aux salariés (64%).
3 - Question d’actu : une majorité de Français (55%) estime que les règles de licenciement économique doivent être plus souples dans les petites entreprises que dans les grandes
Par ailleurs, qu’ils soient favorables ou non à ce principe ils sont près des deux tiers (63%) à penser que cette mesure incitera les petites entreprises à embaucher.
