Par Tanguy Duthion, CEO d’Avanoo Le navigateur web est devenu l’interface centrale du travail numérique. Messagerie, collaboration, applications SaaS : une grande partie de l’activité professionnelle passe désormais par cet environnement. L’intelligence artificielle y fait aujourd’hui une entrée rapide, notamment sous la forme d’extensions capables de résumer des pages, analyser des documents ou automatiser certaines tâches. Ces outils promettent des gains de productivité considérables. Mais leur adoption rapide soulève également des questions de sécurité. Car pour fonctionner, ces extensions demandent souvent des autorisations étendues : accès aux pages consultées, au contenu copié, voire aux documents ouverts dans le navigateur. En pratique, cela signifie que certaines extensions peuvent potentiellement analyser une grande partie de l’activité numérique d’un utilisateur. Une surface de risque souvent sous-estimée Les extensions de navigateur constituent depuis longtemps u...
Depuis 2007, le Baromètre de l'intrusion de Publicis ETO étudie la perception des consommateurs sur ces pratiques et le degré d'intrusion qu'ils en ont.
Les marques mettent, en effet, de plus en plus en place des programmes marketing (newsletters, clubs, programmes de fidélisation, applications pour smartphones) pour mieux connaître et fidéliser leurs clients. Le petit baromètre de l’intrusion de Publicis ETO révèle que les craintes des consommateurs sont loin de disparaître et que le sujet de la privacy (protection des données personnelles) est plus que jamais d’actualité mais également que les consommateurs mûrissent dans l’appréhension de ce sujet. Ainsi « 55% des Français veulent gérer par eux-mêmes l'accès des marques à leurs données personnelles »

