Ce lundi 25 juillet 2016, Toulouse s'est vu renouveler par Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, et Axelle Lemaire, Secrétaire d'État au Numérique, le label French Tech. Celui-ci, décerné en novembre 2014, place la métropole toulousaine dans le réseau national des 13 métropoles qui vont porter l'innovation au niveau international, s'est félicité la Métropole toulousaine dans un communiqué.

Toulouse a également candidaté pour être membre de cinq réseaux thématiques et les cinq lui ont été accordés : Edtech Entertainment, IoT// hardware // manufacturing, Healthtech, Retail et Cleantech // Mobility.
Un réseau thématique réunit plusieurs entrepreneurs et startups dynamiques autour d'un domaine d'expertise pour porter une démarche collective aux niveaux national et international.

« Je suis très heureux de cette labellisation French Tech confirmée pour Toulouse et des réseaux thématiques qui nous ont été attribués. Je félicite Bertrand Serp, Vice-Président de Toulouse Métropole délégué à l'économie numérique, et Philippe Coste, Directeur Délégué French Tech Toulouse, qui ont su, avec le Sicoval et le soutien de la Région, valoriser notre écosystème riche et dynamique. Je félicite également tous les acteurs économiques tels Digital Place, IOT Valley, Ekito et La Mêlée qui s'impliquent dans la démarche French Tech et ont porté les candidatures aux réseaux thématiques. Faire partie de ce réseau national des métropoles numériques labellisées permet de favoriser le développement des entreprises du secteur et de dynamiser l'emploi dans une filière innovante.

Quatre startups de notre territoire ont déjà obtenu le Pass French Tech : Myfeelback, Adveez, Audiogaming et Delair Tech et trois accélérateurs toulousains ont été retenus pour accueillir des startups étrangères : le Bizlab d'Airbus, le Connected Camp de l'IOT Valley et Ekito.

Selon une étude menée par l'observatoire Trendeo, publiée en juin 2016, Toulouse est la 2e ville française (après Paris) où l'implantation de startups depuis 2014 est la plus élevée. Cette étude confirme bien le potentiel de cette filière à Toulouse et nous continuerons à impulser fortement notre savoir-faire toulousain à l'échelle nationale et internationale » a déclaré Jean-Luc Moudenc, Président de Toulouse Métropole et Maire de Toulouse.

Montpellier aussi

Du côté de Montpellier aussi, le label French Tech a été confirmé. Montpellier a également été choisie pour participer à sept des huit réseaux thématiques en place par Bercy dans les domaines suivants : HealhTech (santé) ; IoT (objets connectés) ; FinTech (secteur financier) ; Security Privacy (sécurité des données) ; FoodTech (alimentation) ; EdTech & Entertainement (Enseignement et Divertissement).

La présidente de la Région, Carole Delga, s'est félicitée du renouvellement des labels : " C'est une excellente nouvelle pour l'écosystème numérique de Toulouse et de Montpellier. Ces deux labellisations sont d'abord une récompense pour la qualité et les performances du travail partenarial mené par les équipes qui, à Toulouse et à Montpellier, travaillent sur ces filières d'avenir. C'est aussi un formidable atout pour créer une dynamique sur l'ensemble du territoire de l'Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, pour développer l'emploi et apporter un plus grand rayonnement et une meilleure lisibilité à nos entreprises, au plan national et international.
Avec 9 800 entreprises dans le secteur représentant 46 300 emplois, deux clusters numériques, des incubateurs de premier plan et nos deux métropoles labellisées « French Tech », la Région dispose d'un potentiel exceptionnel en matière de numérique. Je souhaite faire de cette filière le moteur de la compétitivité et de l'excellence économique de notre territoire, en accompagnant toutes les initiatives qui contribueront à favoriser l'innovation et la structuration de cette filière d'avenir."


Accélérateur : il soutient les startups et permet d'accélérer leur maturation. La startup est coachée par un mentor et peut bénéficier d'investissements financiers. Certains accélérateurs privés entrent au capital de startups accompagnées.
Pass French Tech : c'est le programme destiné à soutenir les entreprises d'hypercroissance, qui bénéficient alors de services premium.


économie digitale fiscalité


Par Vanesa Casadas, économiste chez BBVA Research

A mesure que l’économie digitale se développe, de nouveaux défis se présentent. Dans cet environnement en mutation, les régulateurs doivent trouver des solutions garantissant l’équité fiscale sans freiner la concurrence.

L’économie digitale bouleverse les modèles économiques. Cela signifie que les règles et concepts anciens qui ne s’adaptent pas à cette nouvelle réalité doivent être revus en profondeur. Ce nouvel environnement présente bien des avantages, en offrant plus de choix aux clients et une concurrence accrue. Mais il entraîne aussi des effets pervers comme une imposition plus faible et une concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises locales, les clients ayant accès aux produits et services d’entreprises digitales domiciliées à l’étranger où elles paient moins d’impôts.

 Les nouveaux business model et canaux de distribution impliquent une redéfinition des impôts directs et indirects qui s’avèrent inopérants dans la plupart des cas. Il est en effet difficile de déterminer quelle administration fiscale est légitime pour prélever l’impôt. Ces vides juridiques au niveau international réduisent les ressources disponibles des États et facilitent le transfert des bénéfices dans les paradis fiscaux. Pour l’OCDE, il s’agit de lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS en anglais). Cette institution a préparé un plan d’action qui revoit l’organisation de la fiscalité afin de parvenir à un consensus sur la meilleure façon de s’attaquer au problème. Ses conclusions montrent la nécessité de redéfinir comment doivent être mis en place les impôts directs et indirects, en suivant strictement les principes de cohérence, neutralité, efficience, certitude et simplicité, efficacité et légitimité, flexibilité, compatibilité et consensus.

Comment taxer les entreprises d’e-commerce ?

Les impôts directs visent les entreprises qui sont résidentes dans un pays donné. Pour déterminer où elles devraient s’acquitter de leurs impôts, elles utilisent le concept de résident permanent. L’un des plus grands défis est de déterminer où est réellement réalisé le business digital pour pouvoir l’imposer équitablement. Un bon exemple de ce mécanisme utilisé par les entreprises d’e-commerce est celui d’un fournisseur d’accès à internet qui réalise la majorité de son activité dans le pays où il facture ses services à ses clients mais qui utilise des entrepôts locaux pour livrer ses clients. L’entrepôt peut-il être considéré comme un lieu imposable ? Ce type de questions révèle la nécessité d’une nouvelle définition du concept de résident permanent, une définition qui prendrait en compte les nouveaux modes de régulation découlant de l’économie digitale : connexion, données et type de revenus.

Dans le cas des impôts indirects, il s’avère nécessaire de revoir les concepts traditionnels. L’une des solutions principales pour lesquelles un consensus a été trouvé est que pour les services issus de l’économie numérique, le lieu d’imposition devrait être celui où le produit (ou le service) est consommé. Cette situation appelle d’autres questions supplémentaires, comme celle de savoir à qui incombe la responsabilité de collecter l’impôt et quels mécanismes peuvent être utilisés en matière de conformité et paiement des dites obligations. À cet égard, il est prévu de remettre en cause les exemptions fiscales que de nombreux pays appliquent sur les biens qui échappent aux douanes, étant donné que les coûts administratifs liés à la collecte dépassent le montant récupéré. Jusqu’à présent, ce n’était pas un problème majeur mais l’essor du e-commerce a révélé l’importance de trouver des solutions.

D’une part, on pourrait considérer ces exemptions comme de la concurrence déloyale vis-à-vis des acteurs nationaux. Mais d’autre part, les revenus de la TVA ont été durement impactés et les régulateurs cherchent de nouvelles solutions pour améliorer la collecte fiscale aux frontières, en la rendant moins onéreuse. Cependant, la plus grande inquiétude survient quand des actifs immatériels sont fournis au-delà des frontières, tels que la vente de contenus digitaux ou d’applications, dans la mesure où ces services n’arrivent pas dans un pays donné en passant par les douanes et peuvent être vendus directement au consommateur final sans intermédiaire basé dans le pays. Dans de tels cas, les recommandations de l’OCDE sur le e-commerce précisent bien que le fournisseur de contenus enregistre, collecte et paye la TVA conformément aux lois appliquées dans la région où se trouve le client. Ce principe rend le processus de vente à l’étranger plus compliqué mais cela favorise aussi une concurrence plus juste.
Famille au supermarché
Photo Retency.

La première vague de l'Observatoire de la transformation digitale Odoxa pour Retency, a porté sur les services des grandes enseignes. Retency accompagne les enseignes traditionnelles dans leur transformation digitale en leur proposant de nouvelles technologies pour mieux comprendre leur flux visiteurs et leur permettre de développer de nouvelles offres marketing et de nouveaux services clients.

Voici les quatre principaux enseignements de l'étude selon Céline Bracq, Directrice Générale d’Odoxa

1.       Oui, les grandes enseignes peuvent, elles aussi, être innovantes
69% des Français jugent les grandes enseignes innovantes et ce sont les jeunes (77% des 18-24 ans) qui émettent le plus souvent ce jugement.

2.       Les consommateurs prêtent des qualités assez complémentaires aux sites marchands et aux grandes enseignes de distribution, mais celles-ci sont nettement battues sur le critère le plus important : le prix 
Les grandes enseignes surclassent les sites marchands de 20 points sur « le fait d’y trouver facilement les produits qu’ils souhaitent acheter » et de 6 points sur leur « capacité à vous faire découvrir de nouveaux produits ». En revanche, la tendance est plus favorable aux sites marchands s’agissant du prix (17 points de plus) et de la rapidité de livraison (24 points de plus).

3.       Perception des sites marchands vis-à-vis des grandes enseignes : avant tout des concurrents 
52% estiment que les sites marchands en ligne sont avant tout « des concurrents qui leur font perdre d’importantes parts de marché ».

4.       8 Français sur 10 pensent qu’il est important que les grandes enseignes de distribution nouent des liens étroits avec les start-up pour ne pas être dépassées

"Non, le magasin physique n’est pas mort. Le facteur clé de différenciation des grandes enseignes par rapport aux acteurs du Web reste la qualité du merchandising, la facilité à repérer le produit recherché, mais aussi la perception d'un large choix de produits", estime Isabelle Bordry,  co-fondatrice de Retency.
"Cependant, il apparaît que leurs principales forces de différenciation, le conseil et la recommandation, ne soient pas réellement reconnues comme telles. Il y a donc urgence, pour ne pas tomber dans la guerre des prix, à marquer la différence en proposant de nouveaux services tels que conseils et accompagnement au sein du point de vente en capitalisant notamment sur l'une de leur force : le vendeur."


Man with iPhone


Si vous faites partie de ces vacanciers qui ne partent jamais sans leurs objets connectés, méfiez-vous des menaces lorsque vous utilisez un Wi-Fi public pour vous connecter à votre banque en ligne, boutique en ligne ou tout simplement pour vérifier vos e-mails. Pas de panique ! Stephen Cobb et d’autres professionnels ESET ont créé un guide pour vous permettre de voyager en toute sécurité et garder ainsi toutes vos données personnelles et vos appareils protégés.


  1. Avant de prendre la route, assurez-vous d’exécuter sur vos appareils une mise à jour complète du système d’exploitation ainsi que des logiciels, et de posséder une solution de sécurité de confiance.
  2. Sauvegardez vos données et placez-les dans un endroit sûr. Pensez à déplacer les données sensibles du disque dur de votre ordinateur portable sur un disque dur externe chiffré le temps de vos vacances.
  3. Ne laissez jamais vos appareils sans surveillance dans les lieux publics. Activez la fonction antivol de vos appareils pour tracer les appareils volés ou perdus, et au besoin d’effacer les contenus à distance.
  4. Mettez un mot de passe fort et activez la fonction « délai d’inactivité » sur tous vos appareils, que ce soit votre ordinateur portable, votre tablette ou votre téléphone. Retrouvez les conseils d'ESET pour un mot de passe efficace en cliquant ici.
  5. Dans la mesure du possible, utilisez uniquement des accès internet de confiance. Demandez à votre hôtel ou l’endroit où vous logez le nom de leur Wi-Fi et utilisez exactement le même nom : faites attention aux arnaques qui essaient de ressembler aux Wi-Fi publics en ajoutant le mot « gratuit » au nom de la connexion Wi-Fi.
  6. Si l’Internet de votre hôtel vous demande de mettre à jour un logiciel afin de pouvoir vous connecter, déconnectez-vous immédiatement et informez-en la réception.
  7. Ne vous connectez pas à des connexions Wi-Fi qui ne sont pas chiffrées avec WPA2. Toutes les normes inférieures à celle-ci ne sont tout simplement pas assez sûres et peuvent être facilement piratées.
  8. Si vous devez utiliser le Wi-Fi public pour vous connecter à votre réseau d’entreprise, utilisez toujours votre VPN (réseau virtuel privé).
  9. Si ce n’est pas urgent, évitez les banques et boutiques en ligne quand vous utilisez le Wi-Fi public. Sinon, nous vous conseillons d’utiliser le partage de connexion de votre téléphone et de surfer en utilisant internet sur votre téléphone portable.
  10. Si vous n’utilisez pas encore d’antivirus de confiance et suspectez votre ordinateur portable d’être infecté, vous pouvez utiliser gratuitement le scanner ESET Online qui ne nécessite aucune installation et peut être utilisé pour détecter et retirer des logiciels malveillants.