Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
A une époque où l'on commémore à tout va, où l'on invoque le devoir de mémoire à tout crin, un anniversaire est presque passé inaperçu alors qu'il a véritablement ouvert une nouvelle voie pour la science et la société : le 40e anniversaire de la première transplantation cardiaque réalisée en Europe. C'est, en effet, le 27 avril 1968 que le professeur Christian Cabrol, alors âgé de 43 ans, réalisait cet exploit à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, quelque 4 mois après celle de son ami le professeur Chris Barnard au Cap en Afrique du Sud le 3 décembre 1967. Le patient du professeur Cabrol, Clovis Roblain, 66 ans, devait décéder d'une embolie au bout de 53 heures. Cabrol et Barnard se connaissaient très bien, puisqu'ils avaient été formés tous les deux aux Etats-Unis auprès de Norman Shumway. Sous la houlette de ce pape de la greffe cardiaque, les deux jeunes chirurgiens s'étaient longuement entraînés sur... des chiens, avant de passer sur l'Ho...