Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...
A une époque où l'on commémore à tout va, où l'on invoque le devoir de mémoire à tout crin, un anniversaire est presque passé inaperçu alors qu'il a véritablement ouvert une nouvelle voie pour la science et la société : le 40e anniversaire de la première transplantation cardiaque réalisée en Europe. C'est, en effet, le 27 avril 1968 que le professeur Christian Cabrol, alors âgé de 43 ans, réalisait cet exploit à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, quelque 4 mois après celle de son ami le professeur Chris Barnard au Cap en Afrique du Sud le 3 décembre 1967. Le patient du professeur Cabrol, Clovis Roblain, 66 ans, devait décéder d'une embolie au bout de 53 heures. Cabrol et Barnard se connaissaient très bien, puisqu'ils avaient été formés tous les deux aux Etats-Unis auprès de Norman Shumway. Sous la houlette de ce pape de la greffe cardiaque, les deux jeunes chirurgiens s'étaient longuement entraînés sur... des chiens, avant de passer sur l'Ho...