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Domino's Pizza refuse de céder au chantage des cyberpirates



Victime d'une opération de piratage de quelque 650 000 données concernant certains de ses clients belges et français, la chaîne Domino's Pizza a refusé de verser une rançon de 30 000 euros.

Ce n'est sans doute pas la première fois que cela se produit, mais c'est la première fois qu'une société victime de cyberpiratage livre au public la tentative d'extorsion dont elle vient d'être victime. La chaîne Domino's Pizza a ainsi refusé de verser une rançon de 30 000 euros au groupe de hackers Rex Mundi qui menaçait – et menace peut-être toujours – de publier les données personnelles de clients de France et de Belgique.

650 000 données contre une rançon de 30 000 euros

L'affaire remonte au 9 juin dernier. Profitant d'une faille informatique – aujourd'hui corrigée – sur les serveurs de Domino's Pizza, le groupe de hackers Rex Mundi parvient à dérober les données personnelles de quelque 650 000 clients (592 000 clients français et 58 000 clients belges). En fonction des informations transmises par ces derniers pour faciliter la livraison des pizzas à domicile, ces données correspondent aux noms, prénoms, adresses, digicode, numéro de téléphone voire certains mots de passe. Des données qui valent de l'or et sont généralement revendues par les pirates à d'autres cybercriminels qui, eux, lanceront des opérations de spam publicitaires ou de phishing pour tenter de tromper les destinataires et leur subtiliser leurs coordonnées bancaires. Mais cette fois-ci, le groupe de hackers décide de rendre public ses exploits.

Le 13 juin, en plein match de Coupe du Monde de football entre l'Espagne et Pays-Bas, les pirates écrivent sur leur compte Twitter «Si vous êtes un client français de Domino's Pizza, vous voudrez peut-être savoir que nous avons donné à Domino la possibilité de ne pas publier vos données personnelles en échange de 30 000 euros.» Pour preuve de leur vol, les pirates, qui fixent leur ultimatum à lundi 16 juin, 20 heures, publient sur le site dpaste.de des données de trois Français et trois Belges.

Contrairement à d'autres sociétés qui étouffent ce genre d'affaire pour ne pas ternir leur réputation, Domino's Pizza décide de rendre publique la tentative d'extorsion. Sur le compte Twitter de sa filiale française, le géant américain des pizzas explique le 13 juin : «Domino's Pizza utilise un système de cryptage des données commerciales. Toutefois les hackers dont nous avons été victimes sont des professionnels aguerris et il est probable qu'ils aient pu décoder le système de cryptage contenant les mots de passe. C'est la raison pour laquelle nous vous recommandons de modifier votre mot de passe, par mesure de sécurité. Nous regrettons fortement cette situation et prenons cet accès illégitime très au sérieux.»

Quelques heures après l'expiration de l'ultimatum, Domino's Pizza a indiqué n'avoir pas payé la rançon et «ne pas vouloir céder au chantage de quelque organisation criminelle que ce soit.» La société a par ailleurs porté plainte auprès du procureur de la République de Paris.

Rex Mundi n'en est pas à son coup d'essai. Ce groupe avait déjà tenté de rançonner Numericable ; lui réclamant 22 000 euros contre la restitution des donnés de 6 000 clients. Faute d'avoir été payés, les pirates avaient publié la liste. Rex Mundi a aussi attaqué l'hébergeur belge Alfa Hosting. Peut-être va-t-il publier la liste de Domino.

275 à 422 milliards d'euros

Ce type d'attaques est en tout cas en forte hausse et concerne des millions de données. Début mai, Orange a ainsi été victime d'un vol de données personnelles touchant environ 1,3 million de clients ; après un précédent vol en février touchant 800 000 clients. Le site d'enchères EBay ou Adobe ont eux aussi été victimes de pirates. Ces attaques contre les entreprises constituent la part la plus importante de la cybercriminalité dans le monde. Une cybercriminalité qui coûte très cher à la société : 275 à 422 milliards d'euros de pertes estimées en 2013, selon un rapport publié lundi du Center for Strategic and International Studies, soit 0,8 % du PIB mondial. Juste derrière le trafic de drogue (0,9 %)…

L'agence Anouk Déqué se développe et renforce son équipe dirigeante

Pour accompagner son développement et notamment sur les relations publiques sur internet, l'agence Anouk Déqué renforce son équipe dirigeante et annonce aujourd’hui la fusion-absorption de La Mini Agence. Cette Sarl créée il y a 7 ans à Toulouse par Marie Charrière-Lemahieu est spécialisée dans les relations presse, notamment dans les domaines de l’art de vivre, la gastronomie, la santé et l’innovation.

Marie Charrière-Lemahieu rejoint l’agence Anouk Dequé en tant que directrice associée. Elle a débuté sa carrière en 1994 à l’agence Idées en Tête à Lyon puis a intégré l’agence parisienne Wellcom en 1998 dont elle était devenue directrice associée en 2001.

L'agence Anouk Déqué, qui fête cette année ses 25 ans, compte aujourd’hui 11 collaborateurs. Depuis plusieurs années elle se positionne sur les relations publiques 2.0, centrées sur le numérique. Elle a créé un pôle « community management » en 2012 et plus récemment une plateforme de veille et d’analyse en ligne ibaptisée « Social Media Lab ».

Bouygues racheté par Orange ou Free ?


Depuis l'échec de son PDG, Martin Bouygues, dans le rachat de SFR, le 3e opérateur mobile français est fragilisé. Alors qu'Orange et Free se montrent intéressés, il doit dévoiler sa nouvelle stratégie qui passe par la suppression de 2000 postes.

Les grandes manœuvres dans la téléphonie mobile et fixe française, entamées avec l'arrivée de Free dans le mobile en janvier 2012, sont loin d'être terminées. Aujourd'hui, Bouygues Telecom doit dévoiler sa stratégie de relance, qui doit lui permettre de réaliser 300 millions d'euros d'économies par an à partir de 2016. C'est qu'il y a urgence pour le troisième opérateur, fragilisé après son échec à acheter SFR, et qui pourrait bien être la proie d'Orange ou de Free qui ont tous deux marqué leur intérêt pour un rachat.

Simplifier les offres au maximum

Le plan de restructuration que Bouygues doit présenter en comité central d'entreprise s'articule autour de deux axes forts : une simplification de la gamme de forfaits avec des prix très agressifs ; et la suppression de quelque 1 500 à 2 000 collaborateurs sur un total de 9 000. Sur la simplification de l'offre, Bouygues veut frapper fort en s'inspirant largement des méthodes qui ont fait le succès de Free. Ses futures nouvelles offres – qui doivent rivaliser avec celles en préparation pour la fin de l'année du nouvel ensemble SFR-Numericable – ne seront toutefois pas low-cost. Bouygues souhaite, en effet, conserver son réseau de boutiques qui assure un bon maillage du territoire, et ses centres d'appels. Côté mobile, Bouygues va faire le ménage dans ses forfaits, pléthoriques : entre ceux proposés actuellement et les anciens toujours en cours, l'opérateur compte environ 700 formules différentes… contre quatre pour Free. Pionnier de la 4G aujourd'hui dépassé par Orange, Bouygues espère renouer avec des marges qui n'ont jamais été au rendez-vous…

Côté téléphonie fixe, Bouygues veut poursuivre son offensive lancée en mars avec son offre triple-play (internet, TV, téléphone fixe) à 19,99 €, soit 10 € de moins que le standard historique établi par Free. Bouygues espère ainsi amener ses concurrents sur ce tarif plancher, alors même que ses infrastructures pourraient difficilement supporter une forte demande. «Je déclare la guerre dans l'Internet fixe» lançait, bravache, Martin Bouygues fin 2013. Xavier Niel, le patron de Free, avait rétorqué que la guerre dans le mobile «n'était pas terminée.» Ambiance…

Mais comme dans toute guerre, des phases de négociations peuvent survenir. Martin Bouygues – qui traitait naguère les gens de Free de «romanichels» voulant s'installer sur ses pelouses – a revu sa position à la faveur de l'épisode du rachat de SFR. Si les deux PDG ne se parlent toujours pas, leurs entourages avaient noué des contacts. La maison mère de Free, Iliad, aurait ainsi offert 4 à 5 milliards à Bouygues pour racheter sa filiale. Bouygues en escomptait 7 à 8 ; du coup les discussions seraient au point mort.

Billard à trois bandes

Bouygues est aussi en contact avec Orange, n° 1 du secteur, qui proposerait un complexe jeu de billard à trois bandes pour éviter les foudres de l'autorité de la concurrence. En substance, Bouygues Telecom serait racheté par Orange pour 6 milliards d'euros. Le Groupe Bouygues entrerait ensuite au capital d'Orange. Puis, une partie du réseau et des fréquences de Bouygues Telecom serait cédée à Free pour 2 milliards d'euros. Partisan d'un rachat de SFR par Bouygues, Arnaud Montebourg, ministre de l'Économie, fait montre cette fois d'une vraie discrétion, mais conserve toujours l'idée d'un retour à trois opérateurs en France. Au final, tout le monde y trouverait alors son compte. Et les consommateurs ? Grands bénéficiaires de l'arrivée de Free, les Français pourraient-ils voir leur abonnement augmenter ? On n'en est pas encore là mais des associations comme l'UFC-Que Choisir ont déjà mis en garde contre toute hausse des prix intempestive.

Vie privée sur Internet : les start-up toulousaines DataRmine et KeyDentify s’unissent


L'animation proposée par le Sicoval et les relations entre la pépinière d’entreprises Prologue et la TIC Valley ont permis aux startup DataRmine et KeyDentify, spécialisées dans la gestion de l'e-réputation sur internet de s'allier pour offrir un meilleur service au client et mutualiser les ressources & compétences.

L'installation de l’application DataRmine, pour protéger les données des internautes sur les réseaux sociaux, va conduire à prescrire l'installation de la solution de KeyDentify. Le service de cette dernière  apporte une sécurité supplémentaire à DataRmine.

Cette collaboration fait suite à la création du Privacy Society qui regroupe des entrepreneurs développant des solutions destinées à protéger la vie privée et les données personnelles des internautes. Dans ce cadre, Qwant, un moteur de recherche français, va intégrer DataRmine dans son webmail.


Le satellite Pleiades a photographié les plages du Débarquement


A l'occasion du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie, Airbus Defense and Space a célébré à sa façon l'événement. Le satellite Pléiades a photographié Ouistreham, où se déroulait ce vendredi la cérémonie internationale.

Pour zoomer et se déplacer dans la photo haute définition, rendez-vous ici http://bit.ly/1kHN6lW

Débarquement du 6 juin 1944 : La Dépêche sort une édition spéciale pour tablettes


A l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944, la rédaction de La Dépêche s'est mobilisée et vous propose de télécharger gratuitement son édition spéciale numérique pour tablettes et smartphones Apple ou Android. Récit du jour le plus long, interview, témoignages d'anciens de la 2e DB, programme des cérémonies. Revivez le 6 juin 1944 avec de nombreuses photos, des vidéos et des infographies.

Pour lire cette édition téléchargez gratuitement l'application La Dépêche du Midi dans l'AppStore ou le Google Play, et rendez-vous dans l'onglet "Hors série offerts"





Palmarès New DEAL New IDEAS : deux start-up de Toulouse s'installent en Auvergne


L’Auvergne dévoile aujourd’hui les résultats de son appel à projets New DEAL New IDEAS : 7 jeunes créateurs et créatrices d’entreprise dans le numérique, venus de toute la France, vont s’installer dans la région. Ils vont bénéficier d’un logement, d’un salaire et d’un local d’activité gratuit pendant 6 mois afin de lancer leur startup dans les meilleures conditions.

Parmi les lauréats, deux jeunes entrepreneurs de Midi-Pyrénées :  David Valéry (Tarn) et Monika Cardon (Haute-Garonne).

David Valery, 23 ans, originaire du Tarn, est diplômé d’école de commerce. Il travaille sur le lancement d’une application de géolocalisation pour les auto-stoppeurs & automobilistes. Il vient tout juste de s’installer en Auvergne, à Clermont-Ferrand. « Etant jeune et totalement débutant en création d’entreprise, le soutien proposé est plus que jamais nécessaire », explique-t-il

Monika Cardon, âgée de 30 ans, originaire de Haute-Garonne, lancera en septembre Zenesia, une place de marché dédiée au Développement Personnel, consacrée aux formations, ateliers et services sur le sujet. Epaulée par son mari Thomas dans la réalisation de ce projet, elle prépare actuellement son installation en Auvergne. « L’accompagnement du New DEAL New IDEAS est un vrai plus pour un nouvel entrepreneur qui souhaite faire naître son projet dans de bonnes conditions ! »

"Soulages, le musée événement" nouvelle édition tablettes de La Dépêche



A l'occasion de l'ouverture du Musée Soulages à Rodez, la rédaction de La Dépêche du Midi propose une édition numérique spéciale pour tablettes et smartphones (Apple et Android) afin de découvrir ce musée exceptionnel et plonger au coeur de l'oeuvre du maître de l'outrenoir.









Richement illustrée de photos du peintre à différentes époques de so parcours, de clichés du musée et de vidéo, "Soulages, le musée événement" vous permettra de découvrir l'enfance et les débuts de Pierre Soulages jusqu'à la renommée internationale. Cette édition décrypte également son rapport au noir, à la lumière qu'y s'y reflète et qu'il avait travaill, entre autres, avec les vitraux de l'abbaye de Conques.

Dans un interview exclusive qu'il nous a accordée, Pierre Soulages explique qu'il a deux lieux de naissance : Rodez et la peinture.

Enfin, nous terminons avec un zoom sur le Café Bras et les conseils pratiques pour programmer sa visite.

Cette édition est téléchargeable gratuitement dans notre application La Dépêche du Midi disponible dans l'AppStore (pour iPad, iPod et iPhone) et dans le Google Play (pour les tablettes et smartphones Android). Une fois l'application installée, rendez-vous dans l'onglet "Hors série offerts"

Numérique : le patron de Twitter France séduit par le dynamisme de Toulouse

Olivier Gonzales à la Mêlée numérique

Et si Twitter France installait ses bureaux à Toulouse ? La question était sur toutes les lèvres hier à la Mêlée numérique, «le» grand rendez-vous régional des acteurs du numérique, à l'occasion de la venue d'Olivier Gonzalez, directeur général de Twitter France, qui nous a accordé une interview exclusive.

Quel est le sens de votre venue à Toulouse ?

Elle s'inscrit dans le cadre de l'installation de Twitter en France. La France est un pays capital pour Twitter. Il y a un an, on a ouvert un bureau à Paris avec trois salariés ; aujourd'hui, nous sommes une vingtaine. Mais l'objectif est bien Twitter France et non pas Twitter Paris ; donc ce voyage à Toulouse s'inscrit dans une traversée, une évangélisation de la France. Les Toulousains et les Français n'ont d'ailleurs pas attendu l'ouverture de notre bureau parisien. On se doit de rencontrer les gens qui nous suivent.

Qu'est-ce qui vous surprend le plus au cours de ce tour de France ?

Le plus surprenant dans l'adoption de Twitter est que les Français se sont rapidement approprié notre plateforme pour échanger. Le Stade toulousain, le TFC, Airbus, la clinique Pasteur mais aussi les musées, les politiques, etc. A Toulouse comme dans d'autres viles, il y a une véritable appétence. Le dénominateur commun est que Twitter a toujours un excellent accueil dans les villes où nous rencontrons des entrepreneurs, des start-ups, des gens qui fourmillent d'idées.

Ces rencontres vous donnent-elles des idées de développement ? L'envie de vous installer à Toulouse ?

La décison ne m'appartient pas. On va commencer par écouter les Français, les accompagner dans leur quotidien. C'est ça qui nous intéresse. Après il y a une forte communauté de développeurs sur la région toulousaine, qui accueille par ailleurs 100 000 étudiants. Il y a peut-être de belles opportunités pour Twitter. Notre société est pragmatique. S'il y a des compétences, des talents, on les regardera.

Que va être l'avenir de Twitter ?

On est parti, il y a 8 ans, d'un tweet très brut de 140 caractères qu'on complète aujourd'hui de photos, de vidéos. Notre objectif est que Twitter soit le plus agréable à utiliser afin que les gens l'adoptent pour leur vie de tous les jours, du suivi scolaire de leurs enfants aux horaires de cinéma. Aujourd'hui 78 % des utilisateurs de Twitter y accèdent par un smartphone. Twitter devient un vrai compagnon, pour les particuliers comme les entreprises. En un an, Twitter a pris une place importante : à la radio le matin comme le soir à la télé, on commente des tweets. De plus en plus, on accompagne la société française dans sa digitalisation. C'est cela notre objectif premier : être de plus en plus utile aux Toulousains comme aux Français.

Européennes : La Dépêche du Midi sort une édition spéciale tablettes



À 48 heures des élections européennes qui enverront 74 députés Français – dont dix du Sud-Ouest – au Parlement européen, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose de découvrir gratuitement sa nouvelle édition numérique pour tablettes (Android, iPad) et smartphones (Android, iPhone) consacrée à cet important scrutin.
À travers cette édition multimédia enrichie de vidéos, photos et infographies, vous saurez tout du fonctionnement du Parlement et de la Commission européenne: les prérogatives de l’un et de l’autre. Nous vous proposons également de faire un bilan de la mandature 2009-2014 avec les dossiers votés par les députés sortants et de découvrir les 25 candidates de la circonscription Sud Ouest. Enfin, à travers de grandes interviews, les six principaux candidats vous dévoilent leur vision de l’Europe.
Pour lire cette édition, téléchargez gratuitement l’application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou Google Play et rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts. » Plus d’informations sur www.ladepeche.fr/premium

22 millions de foyers connectés en France au 1er trimestre 2014


22 millions de foyers étaient connectés en France au 1er trimestre 2014 selon l'étude Home Devices de Médiametrie.


Tribune libre. "Piratage d'eBay : Il est important d'évoluer dans un environnement zéro confiance "

Par Wieland Alge, vice-président et directeur général EMEA de Barracuda Networks.

eBay a confirmé aujourd'hui qu'une base de données contenant les mots de passe des utilisateurs a été piratée entre fin février et début mars. Cependant, l'intrusion a été detectée il y a seulement deux semaines. La société a conseillé à tous les utilisateurs, aujourd'hui, de changer leurs mots de passe. De ce que nous pouvons dire,  les cyber-pirates ont attaqué un petit nombre de salariés, ce qui leur a permis de voler leurs identifiants. Les hackers ont pu accéder aux noms des utilisateurs d'eBay, mots de passe cryptés, adresses e-mail, adresses physiques, numéros de téléphone et dates de naissance. La société a par la suite étudié minutieusement son système pour déterminer quelle  base de données a été compromise et ce qui a été volé.

Commentant l'attaque sur les données  des utilisateurs eBay, Wieland Alge, pionnier de la sécurité  informatique, l'inventeur de l'un des pare-feux d'entreprise les plus performants et vice-président et directeur général EMEA de Barracuda Networks a déclaré:

« Il ne sert à  rien de faire de gros investissements dans des méthodes de défense du périmètre si l'entreprise ne peut atténuer les risques causés par ses propres employés, première cible des cyber-attaquants. Aujourd'hui plus que jamais nous devons évoluer dans un "environnement zéro confiance".

Chaque application et chaque matériel peut aujourd'hui être piraté, le département informatique ne doit donc avoir confiance en rien ni personne. La menace peut arriver de toute part : des clients, des gouvernements et surtout des employés eux-mêmes. La méfiance collective n'est donc plus un signe de paranoïa mais au contraire une règle d'or dans l'informatique.

Le concept de "l'environnement zéro confiance" est donc simple : les infrastructures sensibles doivent être protégées par des portes de sécurité intelligentes contre les utilisateurs et les autres composants du système informatique. Chaque requête doit être vérifiée, la prévention contre les actes suspicieux est une nécessité, tout comme mener une enquête immédiatement. Il n'y a pas d'excuse pour la complaisance et le retard. »

Internet des objets : la société toulousaine Sigfox se déploie au Royaume-Uni


Arqiva, principal opérateur d’infrastructures de communication et de services medias au Royaume-Uni, et la société toulousaine Sigfox, premier opérateur d'un réseau cellulaire bas débit entièrement dédié aux communications machine-to-machine (M2M) et à l’Internet des Objets (IoT), viennent d'annoncer leur partenariat pour le déploiement du réseau Sigfox au Royaume-Uni.

"Le marché des objets connectés est actuellement en pleine croissance au Royaume-Uni. Le partenariat avec Arqiva est une étape essentielle dans le développement de notre réseau cellulaire global dédié à l’Internet des Objets. Selon les études, il y aura 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020. Mais pour ce faire, il faudra réduire le coût et la consommation énergétique de la connectivité. C’est la solution proposée par Sigfox, et nous sommes fiers qu’Arqiva l’aie choisie pour le Royaume-Uni", souligne Rodolphe Baronnet-Frugès, vice-président réseau et développement international chez Sigfox.

Un fort déploiement à l'étranger

Sigfox compte plusieurs centaines de projets en cours avec des clients qui peuvent profiter de son réseau global et, ainsi, connecter un objet dans tous les pays où le réseau est déjà déployé. Celui-ci est actuellement opérationnel en France, aux Pays-Bas, en Espagne et dans plusieurs grandes villes telles que Moscou et Munich.

Futurapolis : ces objets connectés qui vont bouleverser notre vie quotidienne


On commence à les voir apparaître sous la forme de bracelets à porter au poignet, connectés à son smartphone. Des bracelets (comme le Pulse de Withings, photo) qui mesurent rythme cardiaque, nombre de pas effectués, calories brûlées, phase de sommeil, de travail ou de repos, etc. À la maison on les retrouve sous forme de pèse-personnes capables de suivre l’indice de masse corporelle ou la masse graisseuse.

80 milliards d’objets


Les objets connectés, ce sont aussi des lampes commandables à distance, des capteurs d’humidité qui surveillent vos plantes, une station météo qui mesure le taux de CO2 dans l’air intérieur. Et demain, ce seront des capteurs intégrés aux tissus d’un costume ou d’un T-shirt, aux pneus de sa voiture. Les applications sont infinies.
Selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), basé à Montpellier, il devrait y avoir rien moins que 80 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020, contre 15 milliards actuellement.
Futurapolis, le grand forum de l’innovation organisé par Le Point et soutenu par La Dépêche du Midi, qui se tient durant trois jour à partir de jeudi, ne pouvait bien évidemment pas passer à côté de cette révolution en marche qui va bouleverser notre quotidien. Une table-ronde y sera consacrée jeudi matin autour du thème « Société interactive : des hommes et des objets connectés. » Y sont conviés Alain Duprey, directeur général de l’Association des instituts Carnot, Pierre-Damien Berger, adjoint au directeur des partenariats industriels de l’institut Carnot CEA LETI, Jean-Luc Errant, PDG de la société CITIZEN (qui a conçu un T-shirt connecté) et Jean Arlat, directeur de l’institut Carnot LAAS CNRS. Ce dernier mène avec des équipes de remarquables travaux de fond notamment autour de l’« intelligence ambiante », de l’interaction des robots avec les humains, et des microsystèmes pour la santé. À ce titre, il a travaillé sur la « maison du futur » baptisé « Adream » ; un bâtiment concentré de modernité et de technologies, qui illustre bien les interactions entre objets connectés.
La multiplication de ces dispositifs constitue aussi un véritable enjeu économique et industriel.  L’IDATE prévoit que le phénomène va se développer en priorité au sein des industries qui en ont besoin et dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.



Toulouse en pointe
La Ville rose est d’évidence en pointe en ce qui concerne les objets connectés. Au niveau de la recherche scientifique mais aussi au niveau industriel. À cet égard, la start-up Sigfox, dont le conseil d’administration est désormais présidé par Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, apparaît comme l’un des futurs champions du secteur. La société fondée et dirigée par Ludovic Le Moan a inventé le premier réseau cellulaire mondial pour faire communiquer les objets connectés.

Futurapolis : la révolution des voitures connectées


Futurapolis, le grand rendez-vous de l’innovation qui ouvre ses portes jeudi 15 mai Toulouse pour trois jours, va aborder de multiples thèmes dont l’un intéressera à coup sûr tous les automobilistes : à quoi ressemblera la voiture de demain ? Rémi Bastien, directeur de la recherche et ingénierie avancée chez Renault, Antoine Jouin, président de Continental Automotive, Guillaume Devauchelle, vice-président chargé de l’innovation chez Valeo et Paul Labrogère, directeur du programme « Technologies & Outils » chez SystemX, vont détailler les pistes de réflexion du secteur automobile pour concevoir les véhicules de demain, marqués par deux innovations : les nouveaux modes de propulsion (véhicules hybrides ou tout électriques), et les voitures connectés à internet. Ces dernières sont d’ailleurs une réalité selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), basé à Montpellier. Celui-ci évalue à 420 millions le nombre de voitures qui seront connectées en 2018 contre 45 millions en 2013 ; le marché devrait alors peser 8 milliards d’euros. « La stratégie de la plupart des constructeurs est de rendre leurs propres voitures connectées », explique Samuel Ropert, chef de projet de l’étude, qui détaille la rencontre de deux secteurs industriels, celui de l’automobile et celui des télécoms. « Le concept de la “voiture connectée” est assez simple : une voiture équipée d’un accès internet lui permettant de communiquer avec le monde extérieur et de partager cet accès avec d’autres applications (ou des terminaux) à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule », explique le spécialiste qui liste trois solutions possibles de connexion.
« La solution embarquée (où le module est intégré à la voiture), est la plus avantageuse techniquement car elle est dédiée aux services connectés. Une autre option consiste à utiliser le smartphone pour gérer la connectivité. La dernière solution est la combinaison des deux précédentes : l’utilisation du système intégré pour des services de télématique et du smartphone pour les applications de divertissement. »Objectif : proposer des applications comme sur les smartphones. Applications d’aide à la conduite avec des options de sécurité (transmission d’alerte en cas d’accident), de confort (lire sa musique, dicter ses SMS) et d’agrément (GPS avec infotrafic personnalisé).
Tous les fabricants de smartphones ont fait des annonces. Apple vient ainsi de lancer Carplay qui connecte intelligemment son iPhone à la voiture. Ferrari, Volvo et Mercedes-Benz ont présenté des modèles équipés au dernier salon de Genève en mars.



Google contre Apple

« Pour les acteurs de l’Internet, la stratégie est claire : l’automobile est un terminal connecté supplémentaire, tout comme les smartphones, les tablettes ou les ordinateurs portables, et qui doit être désormais pris en compte », explique l’Idate. « Néanmoins, Apple et Google n’ont pas la même approche. En effet, alors qu’Apple propose sa technologie pour permettre l’interface avec ses produits, Google fait la promotion de sa technologie intégrée à la voiture. Ce dernier cherche aussi à collecter les données pour améliorer encore le ciblage des publicités, comme celles liées aux centres d’intérêt, en relation surtout avec la situation géographique. »
Derrière la voiture connectée se joue aussi la bataille pour le contrôle de l’écran embarqué.

Avec Futurapolis, Toulouse devient capitale des savoirs et des innovations

La ville connectée ou smart city, l'un des thèmes de Futurapolis 2014

Entre la conférence internationale sur le graphène, ce nouveau matériau révolutionnaire, qui a réuni cette semaine quelque 700 chercheurs, et la Mêlée numérique qui rassemblera les 27 et 28 mai les pointures régionales du secteur high-tech, Futurapolis viendra, la semaine prochaine du 15 au 17 mai conforter l’image de Toulouse comme capitale des savoirs et de l’innovation.

L’électricité en fil rouge

Pour la troisième édition de ce grand rendez-vous de prospective, impulsé par Le Point soutenu par La Dépêche du Midi, c’est le thème de l’électricité qui a été retenu. Un fil rouge intéressant, car entre l’émerveillement de nos ancêtres devant la fée électricité et les batteries des voitures hybrides d’aujourd’hui, c’est bel et bien toute l’histoire des sciences et de ses conséquences qui vont se décliner durant ces trois jours. Conséquences politiques, économiques, industrielles, sociales, environnementales, sociétales ou encore urbaines : l’électricité est, d’évidence, le carburant des innovations de notre époque. Pour aborder tous ces aspects, près de 170 intervenants prestigieux venus du monde entier seront présents à Toulouse. Scientifiques de renom et notamment des laboratoires toulousains, écrivains, chercheurs, décideurs politiques, entrepreneurs, etc. répondront, à travers des ateliers, conférences-débats et tables rondes, aux questions qui sous-tendent les grands dossiers du moment : « le principe de précaution, ennemi ou progrès ? » ; « Jusqu’où ira le smartphone ? » ; « Transition énergétique : pourquoi ça coince ? » ; « Demain, des cœurs artificiels ? » ; « L’addiction numérique, le mal du XXIe siècle ? » ; « Les médias du futur ont-ils une âme ? » « Vieillir à domicile : le modèle français ? » ; etc.

Enfin, l’un des temps forts de Futurapolis 2014 sera la conférence donnée jeudi 15 mai à 20 heures en la basilique Saint-Sernin par l’écrivain américain Ken Follet. L’auteur des « Pilliers de l a Terre », évoquera « l’innovation au temps des cathédrales. » L’occasion de montrer combien des siècles avant notre ère numérique, l’innovation était déjà le moteur qui faisait avancer l’humanité.

Un grand débat européen avec « La Dépêche »
Parce que l’innovation est aussi un enjeu politique et qu’elle se joue à l’échelle du continent, La Dépêche du Midi organise un grand débat entre les principaux candidats aux élections européennes du 25 mai. Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Gérard Onesta (Europe écologie), Virginie Rozière (PRG-PS), Louis Aliot (Front national) et Robert Rochefort (L’Alternative) participeront à notre table ronde « Européennes 2014 : comment innover en politique ? »

Google met à l'honneur Olympe de Gouges


Olympe de Gouges, pionnière du féminisme, originaire de Montauban, n'a pas été retenue par le Président de la République pour être l'une des personnalités à entrer au Panthéon, en dépit de la forte mobilisation en sa faveur, notamment en Midi-Pyrénées. En revanche, Google vient de lui rendre hommage aujourd'hui, pour le 266e anniversaire de sa naissance.

Le célèbre moteur de recherches a  créé un Doodle spécial, c'est-à-dire une édition spéciale de son logo. Tous les Doodles peuvent être consultés ici : http://www.google.com/doodles/ 

Toulouse veut décrocher le label «french tech»



Plus encore que l’année dernière, la Mêlée numérique, ce grand rendez-vous de la filière régionale high-tech qui se tiendra au centre de congrès Diagora de Labège, près de Toulouse, les 27 et 28 mai prochains, va marquer un tournant. Car la révolution numérique – une expression souvent galvaudée – est en train cette fois véritablement de prendre son essor en bouleversant les deux bouts de la chaîne : le grand public d’un côté et les créateurs de l’autre.

Homo numericus

Côté grand public, le constat est sans appel. « Nous n’avons jamais été autant connectés », explique Édouard Forzy, délégué général de la Mêlée, l’association organisatrice qui fédère quelque 550 acteurs de l’économie numérique. Le citoyen de 2014 est clairement un homo numericus comme l’ont baptisé les organisateurs. Un homme connecté à ses proches, ses amis, ses collègues, son entreprise, sa ville, qui définit clairement de nouveaux usages, de nouvelles pratiques, une nouvelle citoyenneté.
De l’autre côté, il y a les créateurs. Start-ups, laboratoires de recherche, grandes entreprises de l’informatique, du spatial, etc. Et c’est peu dire que ce secteur pèse : Midi-Pyrénées est la seconde région française derrière l’Ile-de-France dans le secteur de l’informatique, de l’électronique et des télécommunications. Plus de 34 000 emplois et 2,5 milliards de chiffre d’affaires qui font du secteur le second pôle derrière l’aéronautique.

French tech Toulouse

Jusqu’à présent, ces acteurs étaient au pire dispersés et isolés, au mieux rassemblés dans plusieurs organismes plus ou moins concurrents. Dans les deux cas, le manque de visibilité était patent. Cela pourrait toutefois bien changer avec une initiative qui vient de voir le jour pour fédérer tout le monde : French tech Toulouse, qui a vu le jour dans le cadre de l’initiative French tech, lancée par l’ancienne ministre de l’économie numérique Fleur Pellerin.
« L’objectif de French tech Toulouse est de faire partie des 4-5 villes qui auront le label Métropoles French tech » résume Jean-Pierre Bayol, directeur de Digital place. « Cela permettra de montrer que Toulouse compte au plan national sur le numérique », rajoute Édouard Forzy, qui a donc concocté un programme 2014 pour que la Mêlée numérique explore toute la palette des compétences régionales.

Tribune libre. "E-Commerce : Et si on parlait des impayés ?"

Par Sylvain Corpet, Directeur Général Adjoint de DSO-Interactive

DE NOUVEAUX DEFIS

Les chiffres du E-commerce montrent que le secteur se porte bien : hausse des transactions et intentions d’achat, augmentation du nombre de sites d’e-commerce… Pourtant, les faillites existent aussi et le marché semble se resserrer autour d’acteurs majoritaires. Certes, nombre de « petits » sites ont vocation à devenir de belles réussites, à condition de ne pas se focaliser uniquement sur l’idée, le concept, le marché. Les règles de base de gestion d’entreprise s’appliquent aussi à ce secteur plein d’énergie.

En effet, un E-commerçant est pris entre deux logiques, celle du passé et celle du futur. Celle du passé suppose de continuer à savoir gérer son entreprise comme toutes les entreprises traditionnelles, en espérant bénéficier de coûts de distribution moins élevés, et en espérant avoir accès à un marché plus vaste, sans relation directe et de proximité avec ses clients. Celle du futur suppose de construire une relation clients qui sache mixer la distance et la proximité, le traitement de masse et le traitement personnalisé. Et, de fait, cette nouvelle stratégie de relation clients entraîne également une autre stratégie de gestion du risque clients.

Est-il encore nécessaire de rappeler que la principale cause de procédures collectives réside dans les problèmes de financement et en particulier dans la gestion des creux de trésorerie, liés à des retards de paiements ou à des impayés ?

Or, de très nombreux E-commerçants consacrent toute leur énergie à trouver une place sur le net, mésestiment leur risque clients et surtout, ignorent comment traiter convenablement les impayés.

Avec l'E-commerce, on assiste bien, en effet, à l'émergence d'une nouvelle relation commerciale. Certes, le potentiel clients est décuplé, le prix et la facilité de l'acte d'achat sont des déclencheurs très forts. Mais la relation quasi personnelle qui s'établit lors d'une vente en boutique disparaît. L'acte d'achat génère une zone d’inconfort devant un produit que l'on ne peut pas toucher, sentir, essayer,... sans conseil, sans contact. Sans interlocuteur identifié, l'acheteur se sent livré à lui-même et l'achat est alors vécu comme étant dépersonnalisé.

Dans cette relation « déstructurée », le client est moins fidèle et les paiements moins certains.

UN NOUVEAU RISQUE D’IMPAYES

Pour renouer le lien, les E-Commerçants ont développé de nombreuses stratégies de ciblage de leurs clients et prospects. Ils ont adopté les technologies les plus modernes pour rendre les interfaces utilisateurs attrayantes et faciles d’emploi. Enfin ils utilisent tous les outils monétiques pour faciliter l’acte d’achat et de paiement.

Cependant en cas d’impayé, toute cette mécanique s’effondre. Les outils mis en place pour fidéliser le client sont inopérants et le lien avec le consommateur/client est rompu.

D’autres éléments contribuent à une augmentation des impayés : le montant moyen des transactions et les paiements échelonnés. Le panier moyen (87€ en 2013) est suffisamment faible pour que la perception du risque lié à un impayé, soit, lui aussi, faible pour le client. D’autant que le paiement par Carte Bancaire, qui représente 80% des transactions, est tellement aisé et rapide, que la transaction financière est validée en trois clics. De plus, en proposant des solutions de paiement échelonnées (3, ou 4 fois sans frais), les E-Commerçants ouvrent la boite de pandore.

L'acte d’achat est facilité, les paiements potentiellement indolores, mais les échéances à venir ne sont plus garanties.

En tant que professionnel du recouvrement, la pratique et le suivi de millions de dossiers de créances impayées nous permettent de prendre la mesure de cette situation : des clients/débiteurs qui n’ont aucun contact avec le commerçant ne comprennent pas toujours qu'ils se sont engagés à payer ! Des acheteurs qui n’avaient pas les moyens d’acquérir le bien ou le service, ou qui pensent pouvoir se dédire alors qu'ils utilisent déjà un bien, voire des acheteurs qui cherchent à obtenir des délais de paiement supplémentaires à bon compte sont monnaie courante. Sans parler des fraudes volontaires. Car il est important de comprendre que plus l'échéance de paiement est faible, plus paradoxalement le risque d'impayé est élevé. Des garanties existent pour les montants élevés, peu pour les petites transactions…

Au bilan, on retrouve des dizaines de milliers de transactions rejetées et des E-Commerçants confrontés à une masse de petits soldes impayés qui représentent pourtant bien plus que la marge de leurs opérations….

De nombreuses solutions existent sur le papier pour contenir ce risque d'impayés : fidélisation des acheteurs, cashback,... . Pourtant, dans les faits, cela ne contribue pas ou peu à aider au recouvrement des impayés.

Par ailleurs, la règlementation qui protège à juste titre le consommateur, peut aussi malencontreusement intervenir pour renforcer le sentiment d'impunité de certains. Les nouvelles dispositions, et demain les actions de groupe (les fameuses « class actions » aux Etats-Unis), pourront contribuer à mettre l'E-Commerçant en position de relative faiblesse quand il s'agira de réclamer un impayé ou un retard de paiement.

La multiplication des impayés grève la rentabilité, leur recouvrement est très coûteux et très complexe notamment pour des échéances inférieures à 100€ dont le traitement en interne reste déficitaire. L’externalisation s’impose alors. Pour fonctionner, l’externalisation doit être confiée à un « pureplayer » qui va pouvoir mobiliser des méthodes, des outils, des technologies, des ressources et une organisation adaptée au traitement de volumes importants de dossiers de faible solde, pour restaurer le lien avec le client/débiteur.

La bonne connaissance des comportements défaillants, la prise en compte de la situation économique réelle des clients, seront la clé de la réussite et permettront de renouer la relation et de réussir le recouvrement. Car si la relation d’achat semble avoir été dépersonnalisée par le web, la force du recouvrement réussi passe par la « ré-humanisation » du processus en mobilisant au plus près du client un acteur approprié. Un acteur de référence qui va mener la négociation de paiement et donner au client l’occasion de régulariser son impayé. La restauration de ce lien, alors même que la situation semble critique, est déterminante pour la pérennité du tissu entrepreneurial, en particulier dans l’écosystème numérique.

La Dépêche publie une édition numérique tablette sur la Révolution des œillets au Portugal

 

Il y a 40 ans, le 25 avril 1974, le Portugal se libérait de la dictature au cours de la révolution des œillets ; révolution pacifique qui amena le pays vers la démocratie. Quatre décennies plus tard, que reste-t-il de la révolution des œillets ? Ses idéaux ont-ils été trahis ? Quelle est la situation du Portugal aujourd’hui alors que le pays est frappé durement par la crise économique et financière depuis 2008 ?

Pour répondre à ces questions, la rédaction de La Dépêche du Midi vous propose gratuitement sa nouvelle édition multimédia pour tablettes numériques (iPad et appareils Android) « Il y a 40 ans : la révolution des œillets. »

Notre reporter Pierre Challier est allé à Porto et à Lisbonne, entre autres, pour rencontrer des Portugais qui ont été les témoins et les acteurs directs des événements comme le colonel Vasco Lourenço, l’un des artisans de la révolution. Entre souvenir et espoir, nous revenons avec de nombreuses photos, des vidéos et des infographies sur cet événement majeur dans l’histoire européenne.

Pour lire cette édition, téléchargez l’application « La Dépêche du Midi » pour tablettes et smartphone (Apple et Android) et rendez-vous dans l’onglet « Hors série offerts. »


Mobile : depuis 2012, la facture des Français s’est allégée de 7 milliards


Lorsqu’il s’est lancé dans la téléphonie mobile en janvier 2012, Xavier Niel, le PDG d’Iliad, la maison mère de Free mobile, avait clairement affiché ses ambitions : diviser par deux la facture des dépenses télécoms des Français. Deux ans plus tard, force est de constater que le budget consacré par les foyers aux dépenses de télécommunications a effectivement baissé. Notamment grâce aux nouveaux standards tarifaires imposés par Free Mobile à tout le secteur : un forfait avec des communications illimitées et un volume de données internet autour de 20 € et un forfait sans la « data » à moins de 5 €.

« Baisse moyenne de 30 %»
Ce mardi l’association de consommateur UFC-Que Choisir a dévoilé les résultats d’une enquête qui attestent d’une réelle baisse des prix. « L’arrivée d’un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mensuelle mobile de 30 %. Notre étude met ainsi en évidence qu’en l’espace de deux ans (2012 et 2013), les utilisateurs de services mobiles ont économisé pas moins de 6,83 milliards d’euros » indique l’association, qui se félicite de voir la France être désormais deux fois moins chère que la moyenne européenne alors qu’elle était 25 % plus chère en 2010. L’UFC souligne également que les forfaits « sans engagement » sont en passe de devenir la règle cette année. « Fin 2013, près d’un abonné sur deux (49,3 %) avait une offre sans engagement, soit deux fois plus qu’en janvier 2012. » Ainsi, les consommateurs n’hésitent plus à faire jouer la concurrence et à changer d’opérateurs : les demandes de portabilité de numéros entre deux opérateurs ont triplé en deux ans. « La France est désormais un pays où il fait enfin bon téléphoner » se félicite l’UFC, qui défend avec force le modèle à quatre opérateurs, à l’heure où certains – le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg en tête – souhaitent un retour du marché à trois pour préserver les emplois.
Rappelant que « l’emploi dans le secteur a progressé depuis 2012 », l’UFC n’élude toutefois pas un tel scénario et demande aux autorités de régulation (Autorité de la Concurrence et ARCEP), de se prononcer sur la restructuration en cours afin de préserver « une intensité concurrentielle au service des consommateurs ». Elle propose d’ores et déjà de faire baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les quatre opérateurs aux MVNO (les opérateurs virtuels comme NRJ, Virgin, etc.).

Après le rachat de SFR, un retour à 3 ?Après le rachat de SFR par Numéricable, Bouygues telecom se trouve dans une situation particulièrement précaire. « La fragilité de Bouygues telecom ne garantit pas – et les tractations actuelles le confirment – son maintien sur le marché à moyen terme », estime l’UFC-Que Choisir. De fait, une rumeur lancinante laisse entendre que Bouygues pourrait se faire racheter par son concurrent Free Mobile, comme cela aurait pu se faire si Vivendi avait choisi de vendre SFR à Bouygues, ce dernier revendant dans la foulée son réseau clé en main à Free.
Ce retour à trois opérateurs (Orange, SFR-Numéricable et Free-Bouygues), inquiète vivement l’UFC, qui n’en veut pas, craignant qu’il arrive en France ce qui s’est passé en Autriche lorsque ce pays est passé de 4 à 3 opérateurs : une hausse des prix de 10 % !
En attendant, la France dispose bel et bien de quatre opérateurs et pourrait connaître des changements. Patrick Drahi, le PDG d’Altice, propriétaire de Numéricable et SFR, devrait dévoiler d’ici la fin de l’année de nouvelles offres.

Toulouse veut devenir une "Métropole French Tech"



Le 27 novembre 2013, Fleur Pellerin, alors ministre de l'Economie numérique a lancé l’"initiative French Tech", un grand projet collectif au service de la croissance et du rayonnement des start-up et entreprises du numérique.

"L’initiative French Tech c’est d’abord une ambition : construire un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises. L’objectif, c’est de tout faire pour que les prochains Google naissent et se développent ici, en France et en Europe !" déclarait la ministre.

Un appel qui a été largement entendu à Toulouse où un mouvement "French Tech Toulouse. Ready to tech !" vient d'être lancé pour fédérer les initiatives et promouvoir le savoir-faire régional qui fait de Midi-Pyrénées la 2e région française derrière l'Ile-de-France avec plus de 34000 emplois, 19000 étudiants et quelque 2600 chercheurs.

Acquérir une vraie visibilité

"Toulouse possède un environnement favorable à l’économie numérique de par ses aménagements et ses infrastructures. La mise en place de tiers lieux, d’accélérateurs ou de laboratoires des usages qui permettent aux entreprises de disposer d’espaces correspondants à leur dynamique de création en est un exemple concret", expliquent les promorteurs de cette intiative. "Entrepreneurs, acteurs de la cité, citoyens, industriels, associations, écoles, chercheurs, usagers, structures d’appui, dispositifs d’accompagnement, tiers lieux, structures fédératives, l’intérêt de tous passe par cette dynamique et cette lisibilité commune. Nous souhaitons que Toulouse et sa région soient parmi les moteurs de cet élan national et international."

D'ores et déjà, cette candidature aux labels « Métropoles French Tech » est soutenue par de grands acteurs : Aerospace Valley, Airbus, Ambition Toulouse 21, la Cantine Toulouse, la CCI de Toulouse, la CRCI de Midi-Pyrénées, le cluster Digital Place, la TIC Valley, ERDF, l'incubateur Midi-Pyrénées, l'IRIT, Orange, SFR, La Poste, la région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole, l'université de Toulouse, etc.

Plus d'informatons sur le site internet, la page Facebook ou le compte Twitter

Futurapolis : demain des robots et des hommes


Futurapolis. Peu de termes peuvent s’enorgueillir de posséder en eux autant de promesses d’avenir  : le futur dans toutes ses dimensions scientifiques, politiques, sociétales, par le prisme de la «polis», la cité, la ville, la mégapole, qui attire plus de la moitié de l’humanité. Une corrélation à dessein car c’est bien dans les métropoles  que se jouent, aujourd’hui, les organisations humaines de demain en matière d’attractivité, de transport, d’environnement, de réseaux : autant de domaines reliés entre eux par l’innovation. La troisième édition de Futurapolis, lancé en 2012 parle magazine le Point avec le soutien de Toulouse Métropole et de la Région Midi-Pyrénées, va donc explorer ce que l’innovation peut apporter à notre quotidien, au travers de tables-rondes, de démonstrations et des 24 heures de l’innovation ; un marathon qui présentera 48 innovateurs.
Les éditions précédentes de Futurapolis ont connu un immense succès avec plus de 12 000 personnes et cette année encore le public devrait être au rendez-vous* pour partager avec quelque 170 intervenants venant d’horizons très différents. Parmi eux l’architecte Jean-Michel Wilmotte, l’écrivain Ken Follet, l’astrophysicien André Brahic, le climatologue Jean Jouzel, le président d’IBM Alain Bénichou ou l’académicien Erik Orsenna.
Tous ont en point commun de porter un regard aiguisé surle devenir de l’Homme confronté  à la technologie. Et cette année, au-delà du thème général de l’électricité, les robots seront clairement les invités vedettes, à l’image de Romeo d’Aldebaran Robotics présenté ci-contre.
C’est que la robotique -  qui constitue l’un des fleurons de Midi-Pyrénées avec le cluster Robotics place  et  des laboratoires comme le LAAS à Toulouse - deviendra de plus en plus une réalité, tant ce domaine est transversal  (informatique, santé agriculture, assistance, etc.) et mobilise de multiples disciplines. Surtout, la robotique - et particulièrement les robots humanoïdes - constitue l’un des meilleurs points de convergence entre la réalité scientifique et ce qui la fait progresser : le rêve de chacun d’entre nous.
Inscriptions sur wwww.futurapolis.fr

«La Dépêche du Midi» dans le Top 10 de la presse quotidienne régionale


La presse et les Français n’aiment rien tant que cultiver les paradoxes. Depuis plusieurs années, en effet, les titres de presse subissent une baisse de diffusion chronique et, en même temps, les Français aiment toujours autant la lire. Et ce n’est pas la 5e vague de l’étude d’audience One, réalisée par Audipresse sur l’année 2013, qui dira le contraire.
771000 lecteurs chaque jour pour La Dépêche
Ainsi, 66 % des Français lisent chaque jour au moins un titre de presse, quotidienne ou magazine. 42 % lisent au moins un quotidien, 50 % lisent au moins un magazine et 26 % lisent au moins un quotidien et un magazine. Chaque mois, 97 % des Français lisent au moins un journal ou un magazine, soit 49,7 millions de lecteurs !
En ce qui concerne plus particulièrement la presse quotidienne régionale (PQR), au niveau national, 18,484 millions de personnes sont des lecteurs d’un journal régional, soit 36 % des Français de 15 ans et plus.
Sur plus d’une trentaine de titres, La Dépêche du Midi se situe dans le Top 10 des meilleurs quotidiens régionaux. Notre titre totalise 771 000 lecteurs par jour en moyenne, ce qui le place à la 6e place nationale. Une belle performance qui traduit les liens forts installés entre La Dépêche et les habitants de Midi-Pyrénées, de l’Aude et du Lot-et-Garonne… ou d’ailleurs. Car grâce à notre offre Premium, la version numérique du journal est lue aux États-Unis, en Europe et partout en France pour tous ceux qui veulent garder un lien avec l’actualité de notre région.

La Cour de justice de l'Union européenne met un coup d'arrêt à la rétention abusive des données personnelles


Au nom de la lutte contre  le terrorisme et la grande délinquance, peut-on porter atteintes aux libertés fondamentales et à la préservation de la vie privée ? Cette question est lancinante depuis les attentats du 11-Septembre et traverse le débat dans les sociétés occidentales depuis plusieurs années, au grès de l'examen de législations nationales

Ce mardi la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE)  vient d'apporter une retentissante réponse  à cette question dans un arrêt imposant une révision de la législation européenne sur la conservation des données personnelles utilisées pour lutter contre le crime organisé et le terrorisme, jugée nécessaire mais disproportionnée et trop intrusive.

La Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) invalide ainsi la directive européenne 2006/24 sur la rétention des données ou traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communications, notamment pour non-respect du principe de proportionnalité. Le juge européen reproche également à cette directive de ne pas imposer une conservation des données sur le territoire de l'Union européenne ; un aspect particulièrement intéressant dans le débat sur la protection des données personnelles hébergées auprès de grands groupes extra-européens.

La députée européenne du Sud-Ouest, Françoise Castex, salue cette décision de la Cour. "Après le rapport Moraes sur le programme d'espionnage de la NSA, et l'adoption du paquet données personnelles par les eurodéputés, c'est un signal fort envoyé au Conseil. Cette directive, qui a été votée dans le cadre des accords UE/États-Unis après les attentats du 11 septembre, ne répondait pas aux exigences imposées par les droits fondamentaux à la vie privée et à la protection des données".

Enfin l'eurodéputée Nouvelle donne estime qu'il est temps de remettre à plat la législation en cours et appelle à un véritable Habeas corpus numérique. "Cet arrêt confirme ma conviction qu'il est urgent de doter l'Europe d'un habeas corpus numérique, et de suspendre, une fois pour toute, les accords Safe Harbour et Swift/TFTP qui autorisent le transfert des données personnelles des Européens aux autorités américaines", conclut l'eurodéputée.

Un coup d'arrêt au fichage automatique, mais le combat continue

La Quadrature du Net, qui lutte pour la protection des données, s'est réjouie de cette décision. "Cette décision historique est une victoire pour tous les défenseurs de la vie privée qui, partout en Europe, s'étaient mobilisés depuis 2006 contre le fichage généralisé des communications. Alors que depuis près d'un an se tient un débat sans précédent sur la surveillance de masse, la Cour souligne à son tour que les mesures d'exception adoptées au nom de la lutte contre le terrorisme ont abouti à des violations inacceptables de la vie privée. Cet arrêt est une invitation à continuer le combat contre la surveillance par tous les moyens appropriés, qu'ils soient techniques, politiques ou juridiques. Lois après lois, nos gouvernements se sont affranchis de l'État de droit. Il est désormais temps de leur rappeler que les libertés fondamentales constituent la pierre angulaire de nos démocraties et qu'elles ne sont pas négociables. » déclare Félix Tréguer, cofondateur de La Quadrature du Net.

La commissaire aux affaires intérieures Cecilia Malmström s'est réjouie sur son compte Twitter de connaître la décision de la Cour. "Le jugement de la Cour apporte de la clarté et confirme les conclusions critiques en termes de proportionnalité du rapport d'évaluation de la Commission de 2011 sur la mise en œuvre de la directive sur la conservation des données . La Commission européenne va maintenant évaluer attentivement le verdict et de ses impacts. La Commission prendra son travail avant à la lumière des progrès accomplis dans le cadre de la révision de la directive sur la vie privée et en tenant compte des négociations sur le cadre de la protection des données", a expliqué la commissaire dans un communiqué.