Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
Pas une révolution mais une évolution. Telle est l’analyse partagée par les acteurs du monde informatique sur Windows Vista, le nouveau système d’exploitation que Microsoft lance en grande pompe aujourd’hui. On est loin, en effet, de la révolution constituée par la commercialisation, il y a presque six ans, de Windows XP, utilisé par 87 % des PC selon le cabinet OneStat. L’actuel système avait inauguré de réelles fonctions multimédia et une stabilité attendue depuis le premier Windows créé en 1985. Malgré cela, Microsoft mise beaucoup sur son nouveau bébé qui a coûté à la firme de Bill Gates rien moins que 6 milliards de dollars et cinq années de développement impliquant 2000 personnes. C’est que pour Microsoft, les logiciels Windows représentent environ 30 % de son chiffre d’affaires (13 milliards de dollars) et les deux tiers de son bénéfice d’exploitation (10 milliards). Un enjeu crucial donc pour l’entreprise de Redmond, mais aussi pour toute l’industrie informatique qui espère un ...