Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...
D'aucuns pensaient qu'internet allait remplacer la télévision comme cette dernière avait ambitionné de le faire jadis avec la radio. Las ! Les futurologues en herbe en seront pour leurs frais car, en 2010, selon le bilan dressé ce jeudi par l'institut Médiamétrie, on n'a jamais autant regardé la télévision. 3 h 32 par personne et par jour, soit 7 minutes de plus qu'en 2009 ; un niveau d'audience jamais atteint. « Si cette performance est liée au contexte et aux événements de l'année 2010, elle reflète également une santé éclatante du média et du poste de télévision », observe Médiamétrie. Car au-delà des grands événements mobilisateurs et logiquement facteurs d'audience - coupe du monde de foot, actualité sociale et politique avec les retraites, informations météo (lire ci-dessous) - notre rapport à la télé et à ses programmes a très fortement évolué. Après l'élargissement de l'offre avec les 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terr...