Au pied du sapin de ce Noël 2006 ont été déposés nombre d’ordinateurs portables. Tous ont la particularité de pouvoir se connecter à internet sans fil via les ondes Wifi. Tous les fournisseurs d’accès à internet proposant dans leurs offres l’option Wifi, il est aisé de surfer sur le net dans sa maison ou au fond de son jardin. Mais quid lorsque l’on quitte son domicile? Certes, il y a bien dans les hôtels et les aéroports des points d’accès (les hotspots). Certains sont gratuits (voir la liste sur www.jiwire.com) mais la plupart demandent un paiement assez élevé.
La solution? En attendant que les villes choisissent de s’équiper de réseaux sans fil pour offrir le net à leurs administrés, comme à San Francisco, elle pourrait venir de réseaux communautaires gratuits comme celui de Fon (www.fon.com). Cette jeune société hispano-argentine invite chaque internaute, partout dans le monde, à partager un peu de la bande passante de sa connexion internet à domicile. Les membres du réseau peuvent ainsi profiter de la connexion des autres lorsqu’ils sont en déplacement selon des conditions tarifaires prédéterminées (lire ci-contre). Fon dispose aujourd’hui de la plus grande communauté Wifi dans le monde avec 50000 hotspots dont 5000 en France.
Les opérateurs de télécoms qui se sont engagés pour certains dans la convergence entre téléphones mobiles et téléphonie via internet (VoIP) s’intéressent vivement à cette initiative. En France le téléphone hybride Twin (GSM-Wifi) de Neuf-Cégétel permet d’utiliser les bornes Fon et donc de profiter des très avantageux tarifs de la VoIP (gratuité des appels). Mieux, Fon va lancer le Skype Fon, un téléphone Wifi qui permettra de téléphoner gratuitement à partir de n’importe quel point d’accès du réseau… Et c’est à Blanquefort, une ville de 15000 habitants près de Bordeaux, que Fon et Skype viennent de lancer une expérience pour créer le premier réseau communautaire gratuit sans fil couvrant une ville en France.
Philippe Rioux

Le réseau Fon : comment ça marche
Le principe du réseau Fon est basé un principe simple: chaque adhérent partage sa connexion Wifi et en échange peut se connecter sur le point d’accès d’un autre membre. Trois niveaux sont possibles.
> selon le modèle Linus: on partage sa connexion chez soi et on peut utiliser gratuitement celles des autres adhérents.
> selon le modèle Bill: on partage sa connexion et Fon reverse 50 % des bénéfices à l’adhérent, qui ne peut pas en revanche accéder gratuitement à l’ensemble du réseau.
> selon le modèle Alien: on ne partage pas sa connexion mais on paye 3 €/jour pour se connecter sur l’un des points d’accès du réseau Fon.
Le partage de sa connexion se fait grâce à la Fonera (photo), une borne Wifi qu’on achète 29,95 € et qu’on connecte à son modem ou sa box ADSL. La Fonera émet alors deux canaux: un privé, crypté, réservé à l’utilisateur pour son réseau local; un public ouvert aux autres membres de Fon.
Le site de Fon répertorie toutes les Fonera actives dans le monde. Pour accroître son réseau, Fon réalise régulièrement des opérations promotionnelles.
À noter qu’il existe une alternative gratuite à Fon, baptisée KillBills (www.wireless-fr.org)
A tous les lecteurs je souhaite un très joyeux Noël 2006.
J'ai eu le plaisir d'intervenir ce lundi 18 décembre sur l'une des tables rondes organisées par la Mêlée Numérique, à Entiore, citée de l'entreprise de la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) de Midi-Pyrénées, pour y présenter le site de journalisme citoyen Madepeche.com, lancé par La Dépêche du Midi le 26 septembre et dont je suis le modérateur.
Au cours de cette "Journée du web 2.0" plusieurs intervenants et ateliers étaient mis en place.
J'ai participé à l'atelier "le Web dans ses usages et impacts économiques", animé par Martin Vinzal et présenté par les organisateurs comme suit :
Plus précisément, cette table ronde permettra d'en explorer deux aspects principaux : l'entreprise étendue et les impacts micro et macro économiques du Web 2.0. L'entreprise étendue, car aujourd'hui, la majorité des grands groupes, notamment industriels, ont "webisé" leurs applications métier, d'autant plus lorsque les équipes sont géographiquement éclatées voire mondialisées. Alors que le nombre d'utilisateurs explose, les usages collaboratifs se généralisent dans tous les processus. Un phénomène qui touche aussi de plus en plus les PME, qu'elles soient sous-traitantes ou regroupées en petits écosystèmes. Quant à l'impact économique du Web2.0, il sera analysé notamment dans le cadre du commerce électronique dans ses relations avec la distribution et le commerce classiques. Avec l'apparition d'entreprises Web-plate-formes et de communautés d'acheteurs, la chaine de valeur se transforme. Le phénomène de la longue traîne devrait être un point de départ aux échanges.

A mes côtés se trouvaient :
- Maggy Gorse, fondatrice de GORSE ANALYSTS, Cabinet de Conseil en Gestion et de Formation de Dirigeants.
- Bruno Salama, animateur du HUB BUSINESS 31, un hub du site Viadeo (ex-Viaduc).

Les personnes intéressées par le diaporama que j'ai présenté peuvent me le demander par e-mail : philippe.rioux@ladepeche.fr

Au pied du sapin, Noël 2006 sera résolument un Noël techno.Ordinateurs, baladeurs MP3, téléphones mobiles, GPS (lire page «Vie Quotidienne») et, surtout, consoles de jeux. Alors que le lancement de la dernière console de Nintendo, la Wii, a pulvérisé des records de vente (voir encadré), une nouvelle polémique vient secouer le monde des jeux vidéo à propos des titres les plus violents.Faut-il ou non les interdire? Telle est la question qui se pose désormais au niveau européen après un drame survenu en Allemagne le mois dernier.
Le 22 novembre, Sébastien Bosse, un jeune homme de 18 ans, ouvre le feu sur 37 personnes, ses camarades et des personnels du lycée d’Emsdettent. L’enquête révèle, entre autres, que ce solitaire, amateur de Death Metal, jouait à des jeux vidéo violents, notamment des «simulateurs de meurtres.» Aussitôt, plusieurs ministres régionaux allemands réclament l’interdiction de ces jeux.Un projet de loi du gouvernement Merkel prévoit ainsi d’ici mars 2008 de renforcer la législation allemande, pourtant l’une des plus strictes en la matière, qui a déjà banni du territoire plusieurs jeux en vente ailleurs en Europe, notamment en France.
massacre à l’école en téléchargement
Aux États-Unis, marqués par des affaires similaires à celle du lycée allemand, plusieurs États ont pris des mesures: interdiction de vente de jeux vidéo violents aux mineurs, taxation à 100 % de ces jeux, etc. Sauf qu’une simple recherche sur internet permet de trouver, gratuitement, des jeux violents. Nous en avons fait l’expérience hier. Une fois validé un simple message confirmant que nous sommes bien majeurs, il nous a été proposé des jeux comme: massacre à l’école présenté comme «Un petit jeu d’aventure gore», dixit le site, ou encore Lame Hunter, dont le but est «de tirer sur un boîteux, une vraie tronche de blaireau et un vrai plaisir de le dégommer.» Ambiance…
pictogrammes
Face à ce phénomène des jeux violents, les industriels réagissent. Aux États-Unis, l’Entertainment software association défend la liberté d’expression. En France l’association des producteurs d’œuvres multimédia (Apom) met en avant l’information donnée au consommateur. «Notre industrie dispose d’ores et déjà d’un système d’information des plus stricts sur la classification de ses œuvres», explique l’Apom, qui fait notamment référence à PEGI («Pan European Game Information»). Il s’agit d’un système européen de classification par catégorie d’âge avec des pictogrammes très clairs sur le contenu des jeux (violence, gros mots, teneur sexuelle, stupéfiants, discriminations, etc.). Seul problème, ces normes n’ont aucun caractère impératif pour les éditeurs, ce ne sont que des recommandations.
Pour autant, si les jeux violents existent, il faut en relativiser l’ampleur. «Seuls 12 % des jeux vidéo sont interdits aux moins de 16 ans dont moins de 3 % destinés à un public exclusivement adulte», assure l’Apom. «Chaque année, un ou deux jeux sur plus de 2000 nouveautés défraient la chronique parce que leur contenu apparaît trop violent», explique Guillaume de Fondaumière, président de l’Apom, qui rappelle la présence des pictogrammes mais aussi le rôle que doivent jouer les parents pour surveiller ce à quoi jouent leurs enfants.

La rançon du succès pour la Wii
À côté de Sony et de sa Playstation et de Microsoft avec sa XBox, Nintendo a joué un joli coup cette année avec la Wii. Plutôt que sur la puissance, le constructeur japonais a misé sur un prix plus doux que ses concurrents (249 €) et, surtout, sur une manette de jeu sans fil révolutionnaire, qui permet de reconnaître les mouvements que le joueur fait devant sa télé! Résultat: 325000 consoles Wii vendues en Europe en deux jours. Aux États-Unis il s’en est écoulé 600000 en huit jours et au Japon 400000 en 24 heures… Seul hic, la dragonne ne serait pas assez solide et certains joueurs trop enthousiastes auraient lancé leur télécommande dans leur salon par accident… Du coup Nintendo propose de changer 3,2 millions de dragonnes.

Familles de France interpelle les pouvoirs publics
Alors qu’une étude américaine publiée tout récemment démontre que les jeux violents entraînent une certaine propension à des comportements émotionnels exacerbés, en France, l’association Familles de France s’est inquiétée, dès juin 2006, de certains jeux vidéo qui, selon elle, ont «dépassé certaines limites» dans l’ultraviolence, la pornographie, la prostitution et les stupéfiants. L’association a décortiqué de nombreux jeux où massacres, prise de drogue, meurtres sont monnaie courante. Reconnaissant cependant l’effort fait par les éditeurs pour la majorité de leurs titres, Familles de France entend partir en guerre contre les jeux vidéo qui «enfreignent la loi» ou «ont dépassé les limites de l’acceptable et du raisonnable.» L’association interpelle donc les pouvoirs publics et le ministère de l’Intérieur pour «protéger les mineurs, réviser la classification, mieux informer les familles et créer une autorité de régulation» sur le modèle du conseil supérieur de l’audiovisuel.

Les terminaux de guidage GPS constituent véritablement LE cadeau de cette fin d’année 2006 qui devrait afficher un million d’exemplaires vendus.Même le Président de la République qui, on s’en rappelle, avait découvert l’informatique sur le tard – avec le désormais culte «mulot» – a reçu un terminal GPS pour son 74e anniversaire, le 29 novembre dernier. En l’occurrence, il s’agissait du modèle innovant de l’Institut géographique national (IGN), baptisé «Evadeo.»
En un an le prix des appareils GPS portatifs a connu une chute vertigineuse et le premier prix s’établit désormais à 169 € – le Medion PNA 210 – soit presque dix fois moins que les systèmes de guidage commercialisés en option par les constructeurs automobiles! À cette démocratisation des prix s’est ajoutée une segmentation du marché: premiers prix, milieu de gamme et haut de gamme. Enfin, ce marché en plein boom a vu se multiplier les acteurs. Aux spécialistes historiques du secteur (Garmin, Tomtom, Navman) se sont ajoutés les acteurs de l’internet comme Viamichelin, filiale de Michelin, Mappy, filiale des Pages Jaunes, ou encore l’IGN, qui, après Géoportail, a donc lancé Evaneo. Les acteurs de l’informatique et de l’électronique grand public sont aussi entrés en piste: Acer, Sony, Philips et Thomson.
Difficile dans ce marché encombré de se distinguer. Les constructeurs mettent alors au second plan la technique pour insister sur les services innovants: l’infotrafic (une fonction qui permet le recalcul de l’itinéraire en fonction de l’état du trafic routier communiqué par ondes radio); les services (le jumelage du terminal avec un site internet pour télécharger des points d’intérêts). Thomson s’est décalé en lançant un film publicitaire «la course à l’Elysée», parodiant le duel Ségolène-Sarkozy. Un joli coup de marketing: le film a fait un tabac sur internet.


Les points à vérifier
L’écran. 3,5’’ (8,89cm) de diagonale en général, de nouveaux modèles proposent 4,3’’ panoramique (10,92cm) et d’autres 2,8’’ (7,12cm). La taille influera alors sur le confort d’affichage 2D ou 3D, la lisibilité des menus. Le dernier Viamichelin à large écran permet d’afficher plus d’informations.
Les cartes.Chaque constructeur à son fournisseur. Il faut veiller à avoir des cartes récentes. On peut choisir France ou Europe, mais le prix s’en ressent.
Radars.Certains GPS ne proposent leur emplacement qu’en option payante.La liste est actualisable par internet.
Points d’intérêts. Restaurants, hôtels, parkings, lieux remarquables, etc. Les GPS peuvent être de vrais guides de voyage. Certains disposent de boutons pour localiser parkings ou stations essence.
Infotrafic. À côté du guidage vocal (parfois la voix d’une personnalité qu’on aura téléchargée sur son ordinateur), certains GPS proposent de série ou en option payante l’info trafic: l’appareil collecte via la bande FM des données sur le trafic routier fournies par les centres d’information routière et les sociétés d’autoroute afin de corriger l’itinéraire en fonction des bouchons ou des accidents.
Multimédia. Les plus perfectionnés proposent de visualiser photos ou vidéos, d’écouter de la musique MP3 voire de servir de kit bluetooth sans fil pour pouvoir utiliser son téléphone portable au volant.

Nouveaux usages à venir
Comme le bluetooth, le GPS s’immisce dans de plus en plus d’objets.Les téléphones et les organiseurs PDA: HP, HTC, Mio, Nokia proposent des téléphones haut de gamme qui font office de GPS. Bluffant. Autres usages à venir: des puces GPS… dans les doudous. Sensible aux drames familiaux de la perte des doudous, l’entreprise française Vert baudet s’est proposée de créer des doudous GPS.Une idée pas encore réalisée toutefois.En revanche, le GPS pour chien (combiné à un téléphone GSM) existe bel et bien.Il est commercialisé notamment par Petcell ou RoamEO. Le GPS concerne aussi la géolocalisation de personnes, notamment les salariés des entreprises.
«A quoi serviraient les nouvelles technologies si vous n’en profitez pas?» C’est avec cette interrogation que se tient aujourd’hui à Toulouse à l’Hôtel de Région un colloque intitulé «La société de l’information en Midi-Pyrénées: diagnostic 2006.»
A l’heure où la France compte quelque 28,6 millions d’internautes, et où l’Hexagone est le pays européens qui héberge le plus de blogs, l’Agence régionale pour le développement de la société de l’information (Ardesi) a voulu établir un diagnostic des usages en Midi-Pyrénées. Ce document, qui est présenté aujourd’hui, permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une région qui a pris à bras le corps la lutte contre la fracture numérique. Depuis 2001 avec l’adoption du Programme d’actions régionales pour la société de l’information (Parsi), la Région a mené de nombreuses actions : cyberbases ; réseau Aster reliant 450 lycées, CFA, IUT, universités ; sites pyramides ; administration électronique ; etc. Le budget est de 45M€.
L’Ardesi a construit son diagnostic sur huit thèmes : les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les foyers, le haut débit, les entreprises, le tourisme et internet, les collectivités et internet, les TIC dans l’éducation, l’accès public à internet, le réseau Télémédecine régional.
ADSL : Midi-Pyrénées 20e
Par rapport à la moyenne nationale de connexion à internet des foyers, la région dépasse la moyenne nationale (38,8%) : 46% des foyers sont, en effet, connectés.«En deux ans, le nombre de foyers connectés a augmenté de 10 points. Plus de 2 foyers sur 3 le sont en haut débit. Et le taux d’utilisation à domicile a progressé de 13 points», observe l’Ardesi.
Mais seuls 34% des foyers midi-pyrénéens reliés à internet disposent du haut débit ADSL contre 85,3% au niveau national. Pour y remédier, la région a dépensé 12M€ pour son plan Midi-Pyrénées à haut débit, qui a permis de résorber des zones blanches de l’ADSL. La couverture ADSL a ainsi progressé de 6% mais la région reste classée à la 20e place... Les entreprises sont cependant bien connectées mais les infrastructures, et un dégroupage circonscrit seulement à Toulouse et quelques préfectures, leur imposent de l’ADSL «à petit débit»...
Côté tourisme, 20% des offices n’ont toujours aucune présence sur internet, mais la progression est fulgurante : 55% des structures d’hébergement sont connectés (+20% en deux ans).
Les collectivités progressent elles aussi : 15% des communes (6,6% en 2002) et 29% des intercommunalités ont un site web. Le défi : passer d’un site vitrine à un site dynamique d’actualités.
Pour l’éducation si collèges et lycées snot connectés à 85% ,le primaire reste encore en retrait (56%).

Pour aller plus loin
Le site de l'Agence régionale pour le développement de la société de l’information.
Le blog de l'Ardesi
L'équipement haute débit en France sur le Journal du Net
L'observatoire du haut débit sur le site de l'Autorité de régulation des communications électronique et des postes (Arcep)
Le site de la Fondation internet nouvelle génération (FING) dont le délégué général, Daniel Kaplan donne une conférence "Vers une Société de l'information 2.0."
Le réseau cyber-base de la région Midi-Pyrénées
B2i, le site des TICE de l'Académie de Toulouse
Quelques sites de collectivités : Les Cabannes (09), Auvillar (12), Grand Rodez (12), Paulhac (31), Coeur de Gascogne (32), Tarbes (65), Saix (81).
Si le succès de la télévision numérique terrestre (TNT) n’est plus à démontrer en France, la télévision sur téléphone mobile accuse en revanche un certain retard par rapport à nos voisins européens.L’Italie, l’Allemagne ont déjà ouvert leurs réseaux DVB-H (Digital Video Broadcasting-Handhelds, la norme de la télé mobile) alors que la France attendait un cadre législatif. Les choses semblent toutefois s’accélérer. Le projet de loi «Télévision du futur: modernisation de la diffusion audiovisuelle» a été adopté le 22 novembre par le Sénat et transmis à l’Assemblée nationale pour adoption définitive fin janvier
Dans une rame de métro
C’est que la télé sur mobile est promise à un bel avenir. Selon une étude publiée par le cabinet OC & C Strategy Consultants, 6 millions d’utilisateurs devraien en profiter en 2013.Le marché, susceptible d’être dopé par la coupe du monde de rugby en 2007, devrait représenter 500M€ en 2013, le double en 2017. Le cabinet préconise toutefois une coopération entre tous les acteurs (opérateurs, sociétés de télévision, gestionnaires des réseaux).
Cette semaine, une expérimentation s’est déroulée dans le métro parisien – la 2e du genre – dans une rame en mouvement entre la station Assemblée Nationale et la station Concorde. Effectuée sur un smartphone Sagem My Mobile TV, l’expérience conduite par la RATP et TDF a permis de voir avec succès les chaînes Eurosport, France 2, I-télé, M6 Musique et Europe 2.
TDF vise une couverture de son réseau DVB-H pour 70 à 80 % de la population des 100 plus grosses zones urbaines ce qui représente seulement 30 % de la population française. François Loos, ministre de l’Industrie, a assuré vouloir lever les obstacles. Il plébiscite l’utilisation d’un format de réseau DVB-H par pays européen et anticipe sur les prochaines solutions de «télévision mobile sans limite «, la norme DVB-SH qui permet une diffusion terrestre et satellite.
En portant son choix, lundi dernier, sur l’américain Thom Mayne pour la construction d’un gratte-ciel de 300 mètres de hauteur baptisé la tour «Phare» à La Défense (lire ci-dessous), Unibail vient de remettre Paris dans le rang des capitales qui, toutes, n’ont pas hésité à faire le choix de construire des buildings. De Londres à Amsterdam, de Shangaï à New York, de Tokyo à Kuala-Lumpur, les métropoles misent sur des gratte-ciel. Des gratte-ciel plus nombreux donc, plus hauts aussi avec une course vers le kilomètre de hauteur et, surtout, plus écolos.
Plus que jamais, les cabinets d’architectes prennent en compte la dimension écologique et de développement durable, que ce soit dans le process de construction, la nature des matériaux utilisés et le fonctionnement de ces immeubles géants une fois achevés. La future tour parisienne qualifiée par son architecte de «green building» (immeuble vert) sera par exemple couronnée d’éoliennes qui participeront à l’alimentation électrique du bâtiment. La façade sera à double peau pour assurer une ventilation naturelle afin de réduire les consommations énergétiques. Prouesses du génie civil pour résister aux vents comme aux séismes, ces buildings géants deviendront ainsi de véritables villes dans la ville.La tour Burj Dubaï aux Émirats arabes Unis, actuellement en cours de construction (photo ci-contre) atteindra, en 2008, 805 mètres de hauteur avec ses antennes pour 162 étages. La Millenium tower, un projet que Norman Foster – l’architecte du viaduc de Millau – caresse depuis 1989, sera le plus haut immeuble du monde au large de Tokyo. 840 mètres, 170 étages, divisée en six «Skycenters», la Millenium tower accueillera 52000 personnes.
Villes du futur
Logements, bureaux, commerces, hôtels, école, etc. Tout sera à portée dans ces immeubles-villes dont on pourra ne pas sortir si l’on veut. Ces concentrations de population dans des villes truffées de réseaux de télécommunication et de caméras de surveillance soulèvent aussi des questions d’organisation que l’on peut d’ores et déjà se poser sans attendre ces grands buildings.Ainsi à Paris début novembre s’est tenu le colloque «Ville 2.0» en référence au Web 2.0 (ce concept qui recentre l’information et les services internet autour de la personne).
Mobilité, réseau social de proximité, Wifi, nouveaux services, etc. «L’internet et le numérique ne sont évidemment pas à l’origine de toutes les transformations de la Ville, ni les seules solutions à ses difficultés. Mais on les rencontrera à l’intérieur de presque toutes les nouvelles pratiques urbaines, et de presque toutes les réponses innovantes aux défis que rencontrent les villes. Cette ville 2.0 n’existe encore pas tout à fait, mais partout, elle se prépare», concluait le colloque. Innovation dans les bâtiments et dans l’organisation de la cité, telles seront les villes du futur.

Paris aura sa tour en 2012
Architecte déconstructiviste et lauréat du prix Ptrizker 2005 (le Nobel de l‘architecture), choisi parmi dix candidats, Thom Mayne, 62 ans, et son agence Morphosis, pour leur premier projet en France, vont donc transformer la physionomie de La Défense, le quartier d’affaires de Paris. À côté de la Grande Arche et du CNIT, s’élèvera donc en 2012 la tour Phare presque aussi haute que la tour Eiffel. D’un coût de 800000 €, elle offrira 130000 m2 de bureaux mais aussi des espaces publics (belvédère, restaurant). «Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan de renouveau qui prévoit de nouvelles constructions pour un total de 450000 m2 d’ici 2013», indique Bernard Bled, directeur de l’EPAD, qui gère l’aménagement de La Défense.

100000 habitants, 1,22 km de haut
Le record mondial de hauteur de 504 m, établi à Taïwan par la tour Taï-Peï 101 ne mettra pas longtemps à tomber. Dans cette course à la hauteur, la Freedom Tower de New York affichera près de l’emplacement de l’ex-World Trade Center 524 mètres. La tour Burj Dubaï sera à 705 m (805 en comptant les antennes) en 2008. Le projet de Norman Foster à Tokyo atteindra 840 m. Mais c’est bien à Shangaï que le kilomètre de hauteur sera dépassé avec la Bionic Tower. Prévue pour être construite entre 2015 et 2020, cette tour mesurera 1228 m et offrira 300 étages… Cette cité verticale construite sur une île artificielle accueillera 100000 habitants sur 2 millions de km2.