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Articles

Affichage des articles associés au libellé mathématiques

Journée de la francophonie : le français devient la quatrième langue la plus parlée au monde

  Avec 396 millions de locuteurs en 2025, la langue française confirme sa dynamique globale. Mais derrière la progression des chiffres, le rapport 2026 de l’Organisation internationale de la Francophonie dessine une recomposition profonde : démographique, géographique et stratégique. Le français continue de gagner du terrain. Selon le rapport 2026 de l’Observatoire de la langue française, publiée tous les quatre ans et à l’occasion de la Journée internationale de la francophonie , ce vendredi 20 mars, 396 millions de personnes sont désormais capables de s’exprimer dans la langue de Molière. Une progression notable, qui prolonge une tendance observée depuis plus d’une décennie. Pourtant, l’essentiel n’est peut-être pas là. Car ce que révèle ce document, au-delà de la croissance, c’est un basculement silencieux du centre de gravité de la francophonie. 590 millions de locuteurs en 2050 Ce basculement est d’abord démographique. Aujourd’hui, près de 65...

Comment la réforme du lycée éloigne les filles des maths et des sciences

  Par  Mélanie Guenais , Université Paris-Saclay Le discours public met aujourd’hui l’accent sur la promotion des femmes dans les métiers scientifiques et techniques. Favoriser leur accès à ces voies prestigieuses est présenté comme un enjeu majeur, pour l’économie du pays comme pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Dans ce contexte, les effets de la réforme du lycée instaurée en 2019 posent question. Celle-ci qui a mis fin au système des séries générales de baccalauréat (voie scientifique, voie littéraire, voie économique) offrant une plus grande latitude dans la composition des programmes de première et terminale, à partir d’un socle commun et d’enseignements de spécialité. Cependant, cette organisation modulaire s’est accompagnée d’une chute massive des inscriptions dans les disciplines scientifiques au lycée, qui touche particulièrement les filles . Alors que la place des femmes a été déclarée grande cause du quinquennat 2017-2022 et que les enjeux au...

Maths au quotidien : comment choisir la bonne file d’attente ?

File d'attente au pied de la tour Eiffel. janeb13, pixabay , CC BY Par  Benjamin Legros , EM Normandie – UGEI Pour consulter un médecin, faire ses courses, ou appeler une entreprise, nous avons tous déjà perdu de précieuses minutes dans une file d’attente. L’expérience pénible de l’attente a conduit de nombreux services à réfléchir à ses causes et éventuellement trouver des solutions pour la réduire. Pour comprendre l’attente, la théorie des files d’attente , née en 1917 à la suite des travaux d’Erlang, a servi à modéliser mathématiquement ce processus, qui conduit des individus à ne pas être servis directement. Commençons alors par une simple question : pourquoi est-ce qu’on attend ? Imaginons une caisse de supermarché avec un agent qui sert chaque client en 5 minutes et où un client arrive toutes les 6 minutes. Ce système n’induira a priori aucune attente comme chaque client verra l’agent libre au moment de son arrivée...

Quelle place pour les maths en France ?

  Par  Claude Lelièvre , Université de Paris Un vent de tempête semble actuellement souffler sur l’enseignement des mathématiques si l’on en juge par les déclarations fracassantes de ce début d’année 2022 autour de la réforme du lycée initiée par le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, et entrée en vigueur en 2019. En mettant fin aux séries générales S (scientifique), L (littéraire) et ES (économique et sociale), cette réforme a réorganisé les programmes de première et de terminale autour d’un tronc de matières obligatoires, d’ enseignements de spécialité – trois en première, deux en terminale à choisir parmi une dizaine de possibilités – et d’une à deux options . Dans ce cadre, les maths quittent dès la fin de la seconde le tronc commun et sont enseignées soit en spécialité soit en option « mathématiques complémentaires » en terminale pour ceux qui abandonnent la spécialité en terminale. « Nous avons voulu faire baisser la pression ...