Quand on parle contrefaçon, on pense immédiatement à celle touchant les marques de luxe comme Vuiton ou Hermés pour les sacs, les foulards ou encore les parfums. Plus rarement on évoquera la contrefaçon de produits de haute technologie.

C'est pourtant bien dans cette catégorie que les douanes viennent de faire une saisie record à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

Les agents de la direction des douanes et droits indirects de Roissy viennent, en effet, de saisir 21572 produits électroniques contrefaits. Barrettes de mémoire vive, lecteurs MP3 et MP4, écouteurs et batteries pour ce type de lecteurs, cartes mémoires et clés USB des marques Kingston, Sony, Nokia, Nintendo et BMW. "La valeur de l’ensemble de ces marchandises, saisies depuis le début du mois, est estimée à près de 1,8 million d’euros." a annoncé la direction dans douanes dans un communiqué.

"C’est en procédant au contrôle de quatre chargements différents, tous en provenance de Chine et à destination du Brésil, d’Egypte, d’Argentine ou du Maroc, que les douaniers ont découvert les produits électroniques de contrefaçon, dont les marques ont rapidement confirmé le caractère contrefaisant", expliquent les douanes, précisant qu'"au cours de l’année 2007, les services douaniers français ont saisi 4,6 millions d’articles de contrefaçon, d’une valeur globale de 401 millions d’euros."

Peut-on encore concurrencer Google, le moteur vedette d'internet qui truste 62% des recherches effectuées sur la Toile dans le monde, selon la dernière étude Comscore, et 91% en France selon XitiMontor ? A cette question, des anciens cadres de Google veulent croire que oui et viennent de lancer un nouveau moteur baptisé Cuil (pronocer cool), un mot gaélique signifiant connaissance.

Anna Patterson, Russell MPower et Louis Monier, associés à Tom Costello, issu d'IBM et devenu PDG de Cuil, affirment que ce nouveau moteur index 120 milliards de pages (121617892992 au moment ou ces lignes sont écrites), soit plus que Google, qui n'indique plus depuis plusieurs mois le nombre de pages indexés.

Pour tenter de séduire les internautes, Cuil mise sur le fond et la forme.

Sur le fond, le moteur adopte une technique d'analyse différente de celle de Google. Pour indexer ses pages, Cuil ne tient pas seulement compte de la popularité de celles-ci, comme le fait le Pagerank de Google, mais également de leur contenu.

Sur la forme, Cuil n'affiche pas une liste de résultats comme google, mais de petits résumés, parfois illustrés, sur toute la largeur de la fenêtre du navigateur (en 2 ou 3 colonnes). Autre innovation plaisante, une fois la recherche lancée, on peut cliquer sur des sous-catégories proposées par le moteur

Enfin, les fondateurs de Cuil mettent en avant une caractéristique à laquelle de plus enplus d'internautes sont sensibles : le moteur ne conserve pas l'historique de recherches des internautes avec leur adresse IP.

Mais ce nouveau moteur reste perfectible. Il n'est disponible qu'en anglais, ne dispose pas d'options de réglages avancées et si l'on se trompe dans l'orthographe de sa recherche, Cuil ne fait pas de proposition alternative comme peut le faire Google.

Les fondatuers n'ont pas précisé de quelle façon le moteur va faire gagner de l'argent, aucune publicité et aucun lien sponsorisé n'étant pour l'heure affichés.

> www.cuil.com
En 1969, l'armée américaine imagine un réseau décentralisé d'ordinateurs sans serveur central afin de parer à toute attaque malveillante. L' invulnérabilité de ce qui est devenu depuis internet a prévalu jusqu'à nos jours. Mais l'on a appris avant-hier, qu'une importante faille de sécurité a été découverte par hasard il y a six mois par un expert, Dan Kaminsky. Une faille qui révèle qu'internet est beaucoup plus fragile qu'on ne le pense.

La faille a été découverte sur le DNS (Domain name system), le système central qui établit la correspondance entre les adresses des sites web (de type 123.456.789.123) et les noms de domaines comme ladepeche.fr ou google.fr. Ainsi, des pirates auraient pu rediriger n'importe quelle adresse internet vers d'autres sites de leur choix, par exemple de faux sites bancaires pour récupérer les données de clients à leur insu. C'est ce qu'on appelle le phishing (hameçonnage). Et c'est tout le trafic mondial du réseau qui aurait été perturbé…

Pas de panique

Dès la faille connue, les principaux géants de l'informatique se sont réunis en mars sur le campus de Microsoft - une première en terme de collaboration - pour élaborer des patchs (logiciels de correction) qui vont être distribués pour tous les ordinateurs. « Les gens peuvent être inquiets mais ne doivent pas paniquer, car nous avons gagné autant de temps que nous pouvions, afin de tester et de mettre en application le patch », a commenté M. Kaminsky. Cette réactivité aura vraisemblablement évité le pire. Mais une telle faille pose le problème de l'évolution d'internet dont les protocoles qui le régissent, datant des années 70 et 80, font peu cas de sécurité ; ce qui explique la croissance exponentielle des spams dans nos boîtes e-mail… La solution ? Changer les infrastructures avec de nouveaux protocoles serait long et coûteux mais c'est peut-être la solution si l'on veut conserver un internet unique et ne pas voir l'apparition d'un 2e internet plus sécurisé mais plus cher et moins universel.

Pour tester la vulnérabilité de son ordinateur : wwww.doxpara.com

En ces temps de Grenelle de l'environnement, nombreux sont ceux qui ont pris conscience qu'il fallait consommer autrement, en tenant compte de critères environnementaux. Problème : où trouver les produits "verts" ? Comment les acheter ? En boutique ? Sur internet ? A quel prix ? Avec quelles garanties ?

C'est pour répondre à toutes ces questions que Jeremy Arditi, David Nedzela et Nicolas Ollier ont créé en juin dernier Greenzer. Ce site internet est entièrement dédié à l'éco-consommation. "Greenzer accompagne les internautes dans leurs recherches d’informations sur la consommation écologique. Le portail met ainsi gratuitement à disposition des consommateurs un moteur de shopping référençant des milliers de produits respectueux de l'environnement ainsi que des conseils pour consommer plus "vert". Greenzer a également développé une technologie inédite, le Greenzer score, qui attribue des notes aux produits en fonction de leurs labels et certifications", explique la jeune société. Le Greenzer score est pour l'instant appliqué aux produits des univers image/son et informatique (TV, ordinateurs, scanners, imprimantes, etc.).

« Un travail de sensibilisation du grand public aux questions environnementales est en marche depuis quelques années et le message a aujourd’hui porté ses fruits. Pour passer de la prise de conscience à la pratique, les consommateurs attendent d’être rassurés, d’avoir plus d’informations ainsi que des moyens qui leur permettraient d’intégrer l’éco-consommation à leur vie quotidienne. Greenzer est une réponse à ces trois points. Non moralisateur, le portail désacralise la notion de « consommation durable », bien souvent associée à « dé-consommation », et accompagne les internautes vers une vie plus verte », explique David Nedzela, Directeur Général de Greenzer.

Les produits référencés par Greenzer sont sélectionnés selon quatre critères :

- Ecolabels et certifications (ex : Energy Star, EPEAT, NF environnement, Ecolabel, AB, Ecocert …)

- Critères écologiques (ex : l’énergie solaire, sans substances chimiques, biodégradables, 100% recyclés, coton bio, économies d’énergie…)

- Principes d’éco-consommation (ex : utilisation d’ampoules à basse consommation, de bouteilles d’eau en plastique recyclable…)

- Entreprises vertes et marques éco-responsables.

Plus de 5000 produits, 40 marchands et 250 marques sont déjà référencés sur Greenzer.
Chaque nouvelle édition du Tour de France apporte son lot de nouveautés, sur le plan sportif bien sûr avec de nouveaux matériels toujours plus performants, sur le plan réglementaire aussi avec l'endémique problème du dopage, mais aussi sur le plan des technologies de l'information. Cette année, en effet, les passionnés de la Grande boucle vont pouvoir suivre en direct sur internet plus seulement l'actualité du Tour mais des statistiques en temps réel sur les cyclistes comme leur rythme cardiaque, leur vitesse, leur position, leur taux de rendement énergétique, leur équilibre jambe droite jambe gauche, leur indice de pédalage, etc.

On doit cette prouesse à l'équipementier finlandais Polar qui a doté les cyclistes qu'il sponsorise d'un boîtier de 80 grammes composé d'un cardiofréquencemètre, d'un GPS et d'une puce de téléphonie mobile. Toutes les deux secondes, ce boîtier - fixé sous la selle du vélo ou mis dans la poche du maillot - envoie les données collectées à un serveur informatique.

En se connectant sur le mini-site web de Polar (www.polarcycling.com/fr), les internautes auront accès à toutes ces données et pourront localiser les coureurs à cinq mètres près grâce à Google Maps, le service de cartographie de Google.

Interrogé par L'Atelier, le directeur des produits cycles de Polar, Joona Laukka estime que cette initiative n'aura pas d'influence sur les paris enligne : « il faut être relativement connaisseur pour être capable d'interpréter toutes les informations fournies sur le web. » D'autant plus que tous les coureurs ne seront pas équipés et que chaque jour seuls 4 à 10 cyclistes seront choisis pour porter le boîtier. Toujours est-il que cette opération, mise au point l'an passé, constitue une belle façon de suivre le Tour. Philippe Rioux

Avec Google, vivez le parcours du tour

De son côté, Google propose aux internautes de se mettre à la place des coureurs. Pour le lancement des premières images de son service « Street View » en France, qui permet de se promener virtuellement dans des rues avec des photos à 360°, le célèbre moteur de recherche va permettre de suivre pas à pas les 21 étapes du Tour. En se connectant sur la page dédiée de GoogleMaps, il suffit de cliquer et de déplacer un petit bonhomme sur le parcours des coureurs et on obtient la photo. On peut ensuite se déplacer. http://tinyurl.com/6qz4rh

Le service de partage de photos du géant internet Yahoo!, Flickr, a lancé le 1er juillet son projet "Flickr Commons" pour la première fois en Europe et c'est la France et la bibliothèque de Toulouse qui ont été choisies pour démarrer cette expérience exceptionnelle.

Ce projet "Flickr Commons" est destiné aux organismes publics afin qu'ils proposent aux internautes leurs fonds d'archives de photos à la consultation et à l'indexation. Ainsi, la Librairie du Congrès américain a déjà déposé quelque 3000 photos ; et d'autres organismes publics ont suivi.

"Nous sommes très fiers de lancer ce service en France" explique Stéphane Bismuth, directeur des contenus et services de Yahoo.fr. "La culture a toujours été l’une des préoccupations des internautes, et via Flickr, Yahoo! leur propose désormais d’accéder à certains fonds documentaires de grande qualité mais également à contribuer à leur classification."

300 photos du fond toulousain Trutat

Pour commencer l'expérience, la bibliothèque de Toulouse a mis en ligne sur son espace 300 photos décrites, nommées et géolocalisées. Une cinquantaine de nouvelles photos viendront compléter cette première sélection chaque semaine.

Ces photos, qui ne pouvaient être consultées jusqu'à présent qu'à la Bibliothèque d'Etude et du Patrimoine, sont issues du vaste fond Trutat. Ce fond, mis en place par Eugène Trutat qui fut conservateur au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse et fervent Pyrénéiste, comprend 5000 photographies anciennes sur plaques de verre, datant des années 1880 à 1920.

Parmi les photos mise en ligne, on trouve des balades et des randonnées dans les Pyrénées ; des lacs et rivières ; des parcs et jardins dans la ville de Luchon à la belle époque mais aussi la vie locale dans les villages et de superbes paysages.

Tombées dans le domaine public, ces photos aujourd'hui en ligne peuvent être librement copiées par les internautes qui pourront également partager leur connaissance avec la bibliothèque en commentant les photos ou en complétant leur légende.

Pour aller plus loin

Pour consulter le compte de la Bibliothèque de Toulouse : www.flickr.com/photos/bibliothequedetoulouse/