Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...
La sortie de l'iPad d'Apple a attiré l'attention du grand public sur les livres électroniques mais cela fait longtemps que les spécialistes se sont penchés sur la dématérialisation de l'écrit. Pour expliquer sa démarche, la Bibliothèque nationale de France vient d'ouvrir un espace passionnant dans ses locaux de la bibliothèque François Mitterrand, à Paris, baptisé le Labo, « lieu expérimental dédié aux nouvelles technologies de lecture et d'écriture. » Cet espace prolonge la réflexion par un site internet (http://labo.bnf.fr) et un blog (http://labobnf.blogspot.com/) sur lequel on peut découvrir le robot communiquant Isir ou ce que sera la bibliothèque du XXIe siècle.
