Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
Le boom mondial des blogs que l'Europe et particulièrement la France ont contribué à accélérer s'est accompagné de l'émergence du « journalisme citoyen » ; un vocable parfois galvaudé derrière lequel se trouve tout simplement l'envie de citoyens de participer, à côté des journalistes, à la vie de la cité et à l'élaboration de l'information. Cela a pu prendre l'aspect de sites web devenus, au fil du temps, de moins en moins amateurs et de plus en plus professionnels, comme le célèbre site sud-coréen Oh My News. Ou encore de collaboration entre rédactions de journaux et internautes comme en Norvège avec VG, ou en France avec Agoravox ou Madepeche.com.DES ARTICLES ET DES COURS D'ANGLAIS
Mais pour qui veut entrer dans la blogosphère mondiale, mieux vaut avoir quelques rudiments d'anglais. C'est fort de ce constat que vient d'ouvrir en France un site d'un nouveau genre : MyCow.eu. Il s'agit à la fois d'un site professionnel d'actualités et d'un site d'apprentissage de l'anglais. Tous les matins, le site affiche un quotidien rédigé en anglais par des journalistes basés aux quatre coins du monde. En support de chaque article, les internautes trouveront des outils pédagogiques permettant l'écoute du texte (grâce à la technologie Readspeaker), sa traduction (avec Softissimo), la possibilité de suivre des cours de grammaire anglaise et des exercices préparés par l'University College London, celle de poser des questions à des professeurs ou de se rendre dans un espace dédié (MyReading Room) pour échanger avec des professeurs et des étudiants. Mieux, le site envisage prochainement de mettre en œuvre les moyens pour faciliter les échanges ou les stages à l'étranger. De lecteurs passifs, les internautes peuvent devenir plus actifs au sein de la communauté MyCow en rédigeant à leur tour des articles (baptisés Citizen Stories). « Si nos membres peuvent s'informer, échanger, commenter sur MyCow en oubliant qu'ils pratiquent une langue étrangère, alors nous aurons gagné notre pari », conclut Éric Brandt, président fondateur de MyCow.